Nouvelle stratégie

Une question de mindset ?

Voilà une affaire de réglée : sans régularité, tu n’avances pas. L’écriture est discontinue, les idées sont perdues par ces périodes d’inactivité et la motivation, une bébitte bipolaire, est comme ce vieux jouet tamagotchi, elle meurt vite !

C’est sur un beat rock de April Wine que j’écris cet article et, je me sens étrangement, revigorée. Le changement d’ambiance est important et pour le faire, une action de la part de l’écrivain (e )  est obligatoire. Comme l’imagination, comme la créativité, comme les idées, comme la motivation… il faut une première action. Cette action te donne le coup d’envoi, mais après ? Après, c’est la régularité. La répétition. Les essais. Les apprentissages.

Une pensée qui mène partout

Ma pensée arborescente m’oblige à faire de long détour, atteindre un cul-de-sac et faire demi-tour. Je me perds souvent. Toutefois, j’arrive toujours à bon port avec plus ou moins des chemins maladroits et erratiques. Ainsi, l’article aujourd’hui s’inscrit dans une autre pensée que j’ai eue plus tôt.

Vois-tu, j’ai un examen d’anglais à réussir en août pour compléter un requis de mon diplôme universitaire. ( Ce qui m’amène à vous mentionner ma fierté d’écouter par choix des films en anglais  et de lire au moins un livre dans cette langue !- Que je ne crus jamais faire un jour ! ). Pour réussir, je sais que je dois revenir à la base, faire quelques exercices afin de me permettre de me réchauffer pour ce test. Si je fais tout quelques jours avant, je vais angoisser inutilement. Après, je me reprocherai d’avoir eu deux mois d’inactivité quand j’aurai pu organiser mon temps.

La motivation ne survit pas par elle-même.

J’ai décidé de mettre un soir par semaine à mon horaire dédié à ce réchauffement d’une heure et demie : 30 minutes de lecture en anglais ( que je fais déjà sté veut dire ! ), 30 minutes d’exercices en ligne gratuits, 30 minutes pour rédiger un court texte de 500 mots (avec correction, recherche de mot, etc).

Ma pensée a bondi. Je me disais qu’il serait important d’avoir cette régularité dans mes projets d’écriture. Maudit ! Pourquoi je réussirais pour l’anglais et pas dans le reste ?

C’est là que j’ai mis du April Wine.

La base

C’est quoi la base pour avancer des projets ?

Je réfléchis à ces moments dans la journée, dans la semaine, dans le mois que je suis le plus en forme ou du moins, je semble avoir plus d’énergie. ( Comment on génère plus d’énergie ? ) Je me suis questionnée sur ma routine de rêve pour me permettre d’accomplir mes projets ( qu’est-ce qui goûte bon pour moi tous les jours ?)

Vous voyez de plus en plus clair dans ma tête, n’est-ce pas ? Foutu bordel, oui !

Anaël Verdier me disait dans un échange par courriel que si j’étais mal à l’aise de présenter mon œuvre, c’est que j’avais seulement effleuré mon sujet. Je les mise de côté pour faire des recherches et préparer un plan d’action pour que ma réécriture soit plus en profondeur.

Voici la finale de cette histoire!

Je suis mal à l’aise dans mes projets. Novice, irrégulière, idées perdues… C’est quoi la base pour avancer mes projets ? 

Quand tu as cette impression de tourner en rond, arrête-toi. 

La régularité c’est la clé. 

Prend action

Pour revenir à la base, il faut se connaitre. Je me suis outillée pour continuer à me connaitre et créer du mouvement et de l’énergie. Ma stratégie est d’utiliser de nouvelles stratégies. 

  • Investir en moi par des coachs m’oblige à prendre action dans un délai et atteindre les cibles que je me fixe avant les prochains rendez-vous.
  • Demander du soutien à mes amies auteures.
  • Réorganiser mon sanctuaire d’écriture.
  • Me rappeler tous les jours que ma richesse est mon temps.
  • Chaque action s’inscrit maintenant dans un concept d’actif et de passif ( Rich dad, poor dad)
  • Structurer mon action avec valeur et impact.
  • Dans mon bujo dix tâches par semaine : une combinaison de tâche personnelle, d’écriture, de projets. ( parce que j’aime faire des listes et dessiner)
  • Je comptabilise mon temps, je tiens mon journal d’écriture et mon carnet professionnel.
  • Je passe à l’action TOUS LES JOURS.

Créatrice de sens

Depuis que je suis jeune, l’écriture m’a toujours attirée. Tout d’abord confronté aux mots dans les histoires qu’on me lisait. Ils dansaient sur les pages blanches formant des blocs d’idées qui ne m’étaient pas accessibles. J’entendais les sons dans les mots et ils vibraient en moi comme une douce chanson, ils prenaient un sens et une puissance. J’ai voulu recopier l’écriture et j’ai été vite confronté à la complexité du langage, des connaissances que je n’avais pas à cet âge. Si je pouvais seulement décoder ce langage…

Étrangement, mon intérêt vers le français a commencé brutalement à l’école. Je n’avais pas la plus fine des écritures, j’étais lente et brouillonne. Dans ma tête pourtant c’était limpide, aussi propre que dans les livres que je lisais maintenant à une vitesse phénoménale. Je redoutais l’écriture, mais en était toujours autant fascinée. Je pouvais faire mieux. Toujours mieux, même je n’étais pas très bonne élève.

Un jour, j’ai eu un cauchemar puissant qui m’a donné envie de l’écrire, de me souvenir, d’ordonner mes terreurs nocturnes. J’avais 11 ans peut-être 12 ans. J’ai écrit sur des centaines de feuilles. J’ai recopié cette histoire jusqu’à avoir mal aux mains. J’ai enfin troqué les feuilles lignées pour la vieille machine à écrire de ma mère. Quel son poignant le ding de l’appareil. J’ai cru que mon monde s’écroulait devant cette merveille. Je restais des heures avec elle, parfaire mon histoire jusqu’à l’arrivé de l’ordinateur.

L’écriture a encore une étrange fascination pour moi. J’ai utilisé les mots pour mettre du sens dans ce que je vivais, ordonner ma pensée, traduire les images qui flottaient en électrons libres dans ma tête. Ce monde que j’ai découvert m’appartenait et il n’était pas désireux de voir des prouesses, simplement exister à l’extérieur de la conscience, essayer d’être quelque chose.

La curiosité a toujours bien servi cette passion vorace. Tant que je déchargeais mon esprit par les mots, d’autres idées venaient pour les remplacer. Je n’ai jamais connu la page blanche. La fatigue oui. Les émotions vives, oh que oui ! L’impatience contre la technologie, je n’en parle même pas.

L’écriture me permet toujours d’aller là où je ne suis pas la bienvenue. L’écriture me permet de m’aventurer au-delà de ma capacité physique et parfois éthique. L’écriture construit et déconstruit les mythes et les préconçues. Elle imagine le pire et le meilleur. Elle a du sens où il n’y en a pas. Permets l’hésitation, là où c’est nécessairement figé dans le temps. Les mots sont des armes redoutables que peu s’emploie à respecter ou use avec méchanceté.

L’écriture est pour moi une source infinie de questions et de création, où aucune boucle ne se referme jamais. On prétend savoir le début d’une bonne histoire ou comprendre la fin d’une autre, la vérité c’est que dans l’écriture rien n’est sûr. Aujourd’hui ceci plaira, mais la journée suivante tout sera à jeter. Comme un fauve dans une cage, l’écrivain n’a que le livre pour le contraindre de se déchaîner, de donner un sens, d’arriver à conclure, de lâcher le morceau et créer autrement.

Commence quelque chose… N’importe quoi ! Et souris.

Prendre action. Débuter. Se lever.

J’ai toujours de la difficulté à entamer quelque chose. Qu’il s’agit d’une tâche quelconque ménagère ou d’un projet d’écriture, pour moi la débuter est ce qui me demande le plus d’énergie (pour m’activer) et de confiance ( pour dire fuck you à M. Sabotage qui loge indéfiniment dans mon cerveau).

Sachez qu’écrire est de s’aligner avec la partie la plus intime de notre corps et de notre esprit. Pour parler de personnage, on parle de nos sentiments, de nos épreuves, de notre vécu… de ce qui nous appartient pour ensuite l’adapter, le déformer, le romancer.

Quand on veut se discipliner, quand on veut travailler c’est tout ce que nous sommes qui bouge avec nous.

Mettre l’interrupteur à off pour redémarrer le système le temps qu’on ne pense pas à la tâche et après tout allumer pour utiliser ce que nous sommes pour le projet avec les erreurs, les défis et les peurs qui sont au démarrage. C’est dur.

J’ai trouvé dans ma très courte pratique de la méditation tibétaine, une qualité que je ne croyais jamais pouvoir développer. (Loin de moi l’idée de vous convertir). Il y a dans cette philosophie de vie, des éléments qui m’aident quotidiennement et dans l’avancement de mes projets d’écriture.

L’effort joyeux.

Au détriment du résultat, de la paresse qui nous envahit, de nos peurs, de notre charge de boulot, il suffit juste de remplir son être de joie, d’exécuter la tâche dans cet état et de la remercier d’exister.

Par exemple, j’ai une idée en tête pour une histoire. Elle me turlupine depuis des jours ! J’ai cent projets en cours (exagération) ou mon dernier manuscrit a été recycler par une ME (dramatisation)… Je ne veux même plus essayer quelque chose !

Lève-toi. Souris (essaye fort fort fort). Même si tu as l’air idiot (e), même si tout t’empêche d’avancer…

Pense.

Mets-le sur papier.

Ne te critique pas.

Continue de sourire.

Continue de t’inonder de la joie d’être là.

Tu es en train de faire ce quelque chose.

N’importe quoi. Mais c’est là. Ça existe en dehors de toi maintenant.

Le simple fait d’avancer un petit peu plus aujourd’hui goûte bon.

Alors le remède miracle pour commencer, c’est quoi ?

Il n’y en a pas.

S’il te plait, ne grogne pas.

Souris.

Même si cela t’enrage.

Même si tu doutes de toi.

Même si tu recommences, pis tu recommences…

Commencer veut dire aussi, faire exister… Alors, existe dans l’action. Et je te jure qu’après ces actions dans la joie candide, tes manœuvres mentales changeront ( tes évitements, tes frustrations). Ton attitude face aux choses angoissantes ou ennuyantes changera.

J’ai raté ma carrière

Je discutais avec un collègue ce matin au sujet de mon site web et de mon envie de faire moi-même la couverture de mon prochain livre. Je me suis exclamée en rigolant que j’avais raté ma carrière parce que c’était ça au fond qui m’anime vraiment.

Que le boulot, le 9h à 17h, c’est en attendant.

Que c’est juste une impression d’être dans une petite boite, espérant qu’on ouvre le couvercle, pour me laisser respirer.

Et lui de me répondre : « Au contraire, tu es peut-être en train de la bâtir ta carrière. » Son discours expliquait qu’on ne sait jamais ce qui va nous servir plus tard. Un boulot c’est un boulot et à moins d’être de ceux qui aiment leur petit carré, on peut changer. Ce n’est pas figé dans le temps.

Ce genre de conversation est poignant. Du moins, pour moi. J’ai tellement peur que tout soit coulé dans le béton, que rien ne change, mais en même temps, je suis terrifiée par le changement. Puisque dans le changement, il y a nécessairement le sacrifice de quelque chose. Encore des preuves à fournir, encore des amis à se faire…

Je m’entends dire : « Ça serait vachement bien pareil d’être l’artiste que je désirs. Avoir mon horaire établi, mes tâches que je détermine, mon choix de client, aucune pression ne venant d’un patron… »

Une grande partie de moi rêve que de ça.

En même temps, j’ai la chance d’avoir un emploi payant, avec horaire flexible ( qui est mieux que rien), de pouvoir continuer d’aller aux études et d’avoir du temps pour mes projets. J’ai la chance d’avoir un terrain de jeu au travail. Essayer et challenger. Ce n’est pas rien, non ? Je run deux carrières sans m’en rendre compte et je me demande pourquoi je suis toujours fatiguée.

Ce n’est pas le plus important toutefois.

Pas pour moi.

Et c’est au détour d’un placotage matinal que je le réalise.

C’est d’avancer et continuer de rêver.

De prendre action et expérimenter un tas de truc !

Alors même si je fais des contrats de jour et que j’écris le soir, je suis sur mon chemin. Le mien. Celui que je décide tous les jours d’emprunter ou de rebrousser.

Bilan 2019

Premier janvier 2020, l’heure des comptes. Je repousse le bilan. J’écarte la vérité avec force. Procrastination, pourquoi me suis-tu encore dans cette nouvelle année ?

En 2018, il me semble que je m’en étais mieux sortie. Tout n’était pas facile, mais j’avançais. Mes luttes étaient saines et je m’affranchissais de plusieurs peurs.  J’ai l’impression que j’avais progressé dans mes projets…

Par contre, pour 2019, j’angoisse à l’idée de défricher mes actions et mes attitudes. Pourquoi ? Pour un tas de raison. Les épreuves étaient plus difficiles, les projets aux ralenties, les émotions bondissantes, les mauvaises nouvelles qui s’accumulaient…

Si vous êtes comme moi, c’est d’autant plus primordial de regarder derrière son épaule une dernière fois pour 2019 et s’offrir toutes nos chances pour 2020.  Ce n’est pas la fin, mais une continuité.

Et ! Ce n’est probablement pas aussi pire que notre tête le croit… Qu’en pensez-vous ?

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Donc mis à part que j’ai perdu en effet beaucoup de temps de ma vie sur Netflix a écouter Star Trek ( DS9 surtout… honte à moi ! ), voici le bilan de l’année qui vient de s’écouler.

Collaboration pour le blogue les trois inconnues avec Judith Gagnon et Myriam Plante

Ces deux filles sont extraordinaires ! Au détour d’une passion commune, on se trouve, se rencontre et on fini par travailler sur des projets ensembles. Trouver sa communauté d’entraide, pas juste pour l’écriture, c’est important. Pour ça, il faut s’ouvrir aux univers des autres et les laisser entrer dans le notre ( oui ça fait peur), mais si cela permettait quelque chose de plus beau d’en ressortir ?

Point de publication, mais un flot de mots

Je n’ai sorti aucun livre cette année. J’ai écrit. Tant bien que mal. Avec les hauts et les bas. Avec les départs et les arrêts. C’était difficile. Beaucoup de remises en question. Beaucoup d’interrogations et de doutes. Mais j’ai repris mes documents Word et j’ai osé regarder les statistiques et je réalise que je suis quand même fière. J’étais au finale en 2019 en écriture et le mot est faible. J’ai avancé plusieurs romans en parallèle.

  • Projet futuriste / psychologique : 18 223 mots
  • Projet romance FF : 18 784 mots
  • Projet conte FF : 58 214 mots
  • Projet trilogie fantastique : 171 998 mots

Je totalise donc 267 219 mots. Ouf ! Je suis épuisée juste à y penser ! Mon projet conte FF est en bêta-lecture (avec 3 collaborateurs géniaux !), mon projet fantastique est terminée, mais a un problème de temps de verbe (beaucoup de décisions à venir)  et avant de le publier, je veux écrire les trois tomes au complet ( donc on se revoit pour ce projet dans une couple d’années). Mes deux autres sont toujours en création ( et je suis encore très motivée à les mener à terme !)

Poste de technicienne aux achats

Même si l’écriture est au cœur de ma vie, j’ai une autre carrière qui prend doucement son envol. J’ai eu un nouveau poste et mon quotidien m’amène son lot de défis.

Réinscription à l’université

Bah oui ! J’ai encore fait cette erreur ! Deux cours pour la session d’hiver en gestion des opérations ! J’ai besoin d’apprendre. Ça me manquait.  Je veux finir mon BAC par cumul. À suivre…

Alors, qu’ai-je appris ?

Je suis plus patiente que je l’aurais cru, que j’arrive à me pardonner, que j’ai soif de connaissances et de projets d’auto-édition et d’indépendance. Aussi, que sans des gens attentionnés et accueillants à mes côtés, je me décourage. J’ai appris à mieux m’organiser, à me rendre des comptes (j’ai un beau calendrier mensuel qui traine sur mon bureau à la maison et j’indique ce que je fais quotidiennement. À la fin du mois, je suis réaliste sur ce que j’ai fait et ce que j’attends de moi. ) J’aime écouter les youtubeurs et lire des blogueurs. Que ça ne sert à rien de me sentir coupable. Que mes émotions sont mon arme de prédilection. Que je peux essayer autrement. Finalement, je sais que l’échec est une bonne chose.

Ce que je me souhaite pour 2020

Une paix d’esprit, une alimentation plus saine, du plaisir dans mes études, de nouvelles connaissances, de l’affirmation de soi et la conclusion de mes projets. Je veux m’offrir plus de temps de lecture ! Régulariser mon cheminement artistique. Sans oublier, plein de nouvelles collaborations artistiques !!!

Ce que l’on peut apprendre sur soi durant une marche


Je ne sais pas pour vous, mais je ne suis pas très sportive. Je pourrais m’éterniser sur les raisons cependant je conclurai simplement que je n’ai jamais reçu le support constant et adéquat que j’ai toujours eu besoin. Toutefois avec le temps et la maturité, j’ai cette patience pour moi et ce goût de plus en plus prononcé de découvrir et m’aventurer. Seule et en confiance.

Après quelques années sur le banc de touche côté sexe (oups! J’ai  osé le dire !) J’ai eu besoin de me retrouver : Moi, simplement, en mouvement, en sueur et sentir mon coeur qui palpite. On dit bien que le sport c’est comme le sexe, non?  (j’ai encore dit le mot !) 

J’avais Aqua dans mes écouteurs. Il y a vraiment que cette  musique pop de mon enfance qui réussit à me remettre le sourire. Je faisais ma marche quand je me rendis compte d’une chose bouleversante…

Où je vis, c’est en face du fleuve St-Laurent. Je paye cher mon appartement, mais le vent qui traverse ma maison, la vue, l’odeur de l’eau en vaut la dépense assurément. Pendant ma marche, j’avais décidé de faire le carré de mon quartier. Un petit défi, rien d’extravagant. Juste pour se remettre en mouvement.  Plus je marchais plus je décidais de prolonger ma distance jusqu’a ce que je me retrouve sur le boulevard, entre une vue époustouflante et des maisons richissimes! Mais plutôt qu’admirer le cours d’eau indomptable depuis des siècles, je me surpris à admirer les demeures. Je devins maussade et ma vitesse de pas décéléra. 


Mes pensées calmes jusqu’à maintenant fusèrent chaotiquement et douloureusement harcelant ma tête. Qu’étais-je entrain de faire de cette balade seine? Je m’assommais de coups ! Je m’engloutissais de jalousie et de rage. Je constatais a quel point  je n’avais rien.

Et quand on débute dans cette voie, il est dur d’arrêter la déprime.

Par chance, j’ai alors tourné ma tête et je suis tombée sur la lune, pleine et étincelante, à côté du ciel encore bleuté.  Instantanément, elle a eu sur moi un effet calmant.

J’ai compris que la vie était une route qui se divisait entre ce que je peux avoir et ce que je ne peux pas, entre rêve et fantasme, entre harmonie et chaos… J’ai compris que ces pensées sont les miennes. Je n’ai pas le contrôle sur elle, mais j’ai le choix de les repousser avec force. J’ai le pouvoir de le faire. Je ne peux éviter ces gens qui ont plus que moi. Je ne peux changer de quartier simplement pour ne plus être confronté à cette douleur d’avoir moins.

J’ai compris aussi, dans cette simple marche, que la lune peut être observée de tout le monde, mais très peu lèveront les yeux vers le ciel. Moi, j’ai eu cette chance. Et je la comprends tout à fait.

Bonsaï!

Une fin de semaine merveilleuse! Je vous jure! Il y a longtemps que je n’ai pas ressentis un tel bien-être. Nouvelle passion: bonsaï! Avec un gros point d’exclamation. C’est bien plus que juste faire du jolie. C’est une expérience qui transcende.

Un collègue de travail me parlait de sa passion. Faire de petit arbre en pot. Il m’a montré des photos, des expositions, des congrès, m’a parlé de la théorie, de la philosophie, m’a amené des bouquins et ma parler de l’attention qu’il fallait porter à ces petits êtres vivants. Et je pars de loin! Je suis black lister dans tous les revendeurs de plantes vertes, vous imaginez? Une vraie tueuse de vivaces et d’épices. Je ne pouvais qu’appréhender m’occuper d’un arbre…

Toutefois la vie est une question d’expérimentation. Ce dire j’aurais dû ne doit plus faire parti de mon vocabulaire. Je dois vivre à fond et essayer de nouvelle activité et m’y jeter aveuglément. Ça, cela veut dire, peu importe les conséquences et mes échecs. Le regret n’est pas une option. Pour avoir si longtemps dormi, il est temps que je m’éveille à la beauté de ce monde… Donc, je me suis inscrite à un cours niveau 1 pour bonsaï avec la SBPM.

Deux jours intenses à assimiler plusieurs notions, à pratiquer, à faire des erreurs, mais surtout à rire! Passion et joie voilà ce que je retiens. La professeure qui cumule les emplois dans le domaine, énergique, positive et ricaneuse est adroitement inspirante. C’est un vrai show cette femme! Mais déborde surtout de passion pour les bonsaï ce qui en fait un choix en or pour les gens comme moi, les novices.

Après cette fin de semaine, je ressors avec un tremplin pour m’aider avec mes vivaces, des pistes de solution pour arrête de tuer ces pauvres petits êtres, mais surtout faire des arbres en pot! Les yeux brillants, je regarde tout ce qui s’en vient. Achat d’outils, ligature, entretien, substrat, rempotage, insectes, vaporisation… Faire une routine le matin pour aller dire bonjour à mes arbres, s’assurer de leur bien-être… Je me sens transformé et je viens à peine de commencer! J’ai tellement hâte d’y afficher sur mon blogue mes progrès!

Je retire tranquillement des couches d’égocentrisme superflus pour prendre le temps d’observer la nature, prendre soin d’autre chose que de moi ( quoiqu’il est essentiel et vitale de s’occuper de soi avant tout). J’étais heureuse d’avoir mon chat et je ressens à nouveau ce sentiment, non de propriétaire, mais de soigneur ou de gardien d’une âme. Ce qui me rapproche de mon centre et de mon équilibre.

Avez-vous déjà vécu ce genre de connexion? Une passion qui demande du temps et demande que vous y mettiez tout votre cœur? Comme l’écriture et mon Pô, le bonsaï crée en moi un ouragan de sentiment. Et je le sais, c’est pour le mieux et pour le bien.

Note: Photo – Exposition 2016 de la Société de bonsaï et de penjing de Montréal

 

Ce chapitre qui donne du fil à retorde

Je suis découragée. Clairement accablée et sans énergie. Pourquoi est-ce si dur de passer au travers de ce chapitre? Il est évidemment une pièce importante de l’histoire. Ma relecture allait si bien jusque là! Punaise! Mon personnage arrive enfin à progresser dans la connaissance d’elle-même, mais voilà que ça devrait être si simple, je sens la tâche plus lourde que jamais et j’ai l’impression de faire juste de la bouette.

Ci-dessous, l’image de moi en train d’essayer de faire de quoi avec mon chapitre.

Mieux vaut en rire que d’en pleurer! Toutefois, même si je ris à gorge déployée il demeure pas moins que j’ai toujours ce blocage. J’ai l’impression d’écrire un cliché ou pire une quétainerie immonde. Un fantastique plate et sans emphase. Ce moment qui devrait être le summum de la révélation devient linéaire et platonique. Un dialogue qui n’enflamme pas.

Mon premier réflexe à été de mettre de côté le chapitre et la relecture totale de mon histoire. Je bloquais. Et je ne voulais plus souffrir en y retournant. Alors mon petit maudit, cette petite voix destructrice dans ma tête à commencer à m’accabler. Tu es nulle. Tu n’es pas une vraie écrivaine. Tu fais tellement de faute. Personne un jour ne voudra te lire.

Mon deuxième réflexe a été de me retourner vers mon coach d’écriture. Aller lire son blogue, lire ses conseils gratuits, retourner à son livre, relire les anciens messages… Plus je le lisais, plus j’avais le goût de retourner écrire. D’approfondir ma compréhension de ce chapitre. Le protagoniste a des supers pouvoirs, comment je réagirais? Comment je me sentirais? Oui d’accord, je reçois la fameuse lettre ( Harry Potter) qui me dit que je suis légitime et je m’en vais dans une école de sorcellerie… ce n’est pas bidon comme action. C’est immense! Tout l’univers se transforme/ s’écroule. Nécessairement, mon personnage selon sa personnalité va avoir une réaction à cette vérité. Bref, je n’ai pas encore trouver la solution. Je me creuse encore les méninges. Je laisse le temps à mon cerveau de faire des connexions. Il y a des pauses nécessaire. Je relis avant et après. Je m’en vais là, comment puis-je l’amener dans cette direction? dois-je accélérer le rythme ou le décélérer? Est-ce que à la première lecture, c’est bon je le laisse et je reviens plus tard? Va s’y Karine, lèves-toi et marche. Ça va te faire du bien. Le chapitre sera là à ton retour.

Mon troisième réflexe a été de venir sur mon blogue et d’écrire. Juste reprendre contact avec le clavier et mon esprit qui bouillonne. Juste me remettre en mouvement. Laisser tomber une à une les pensées mauvaises qui me tourmentent. Je réalise alors que je ne suis pas la seule à vivre ce genre de dépassement. J’ai une amie écrivaine qui n’est pas à son premier livre et elle vivait la même situation que moi quelques mois plus tôt. C’est normal d’arriver à ce genre de plateau. Mon seul conseil est de vous posez un moment et ne pas oublier de vous remettre en mouvement, griffonner quelque chose, même si cela n’a pas de sens. Poser des mots même si c’est de la bouette et que vous ressembler au petit chien plus haut. Le nuage va passer, ne vous en faîtes-pas.

Quoi de neuf, Doc?

En quelque semaine, le paysage a changé. Ces arbres endormis sans éclat et sans vie sont devenus feuillus et éclatants! L’été! Enfin, l’été! Des rayons de soleil qui réchauffe la couenne et les piaillements des oiseaux. J’ouvre mes fenêtres et l’air du Fleuve st-Laurent est un délice pour mes narines. Je me sens me réveiller aussi comme un vieil ours qui hibernait. C’est long et endolori ces premiers mouvements!

Je ne suis pas très présente sur les réseaux sociaux… Ni même sur ce blogue que j’avais juré de ne jamais laisser à l’abandon. Je ne peux dire que je n’ai pas eu le temps. Je ne crois pas à cette excuse. Disons que ma concentration a été retenue ailleurs. J’ai eu un nouveau poste. Je suis au niveau des achats maintenant. Je me sens enfin  à ma place.  Mes collègues sont vraiment de bonnes personnes. J’ai dû prendre le temps qui m’était offert pour me stabiliser. Maintenant que c’est fait, je retourne à ma véritable passion : l’écriture.

Malgré que je ne donne pas signe de vie, il y a beaucoup de choses qui ont progressé côté écriture. Un beau roman à venir avec une ME. Ma coauteure et moi attendons encore des nouvelles de notre 2e vague de correction. Ouf! C’était une expérience colorée! Ma nouvelle qui va sortir en automne 2018 est entre les mains de mon bêta-lecteur. Cet été je vais le passer avec ma correctrice et donner le contrat à ma graphiste pour une troisième association commune. Puis…ce qui me tien vraiment à cœur en ce moment est ce superbe roman. Oui! Oui! Je me suis lancée à un gros roman, complet, de A à Z. Il va prendre un peu de temps à être complété celui-là. Je veux le rendre au meilleur! J’ai l’intention de faire une trilogie. J’y aborde des sujets plutôt sensibles comme la famille éclatée, l’alcoolisme, la quête d’identité et la mort.

J’ai fait cette mini histoire sur mon blogue avec la chanson libérez le trésor de Michel Rivard… Cette histoire est devenue une obsession. Un matin ou peut-être même un soir, j’ai eu un flash de cette adolescente métisse. Je me suis inspirée d’une personnalité publique autochtone que je respecte énormément pour bâtir mon protagoniste. Vais-je dire le nom de cette personnalité publique? Non. Je ne veux pas l’associer à ma prise de position de ce roman. Je voulais un personnage féminin, fort. Pas physiquement, mais mentalement et émotionnellement.  Une fille qui en a dedans et qui ne mâche pas ses mots. J’ai voulu une jeune femme qui prenait position et qui cherchait sa vérité. Je l’ai trouvé!

Le roman fait autour de 400 pages jusqu’à maintenant. Je n’avais jamais eu à négocier avec autant de mots! Mais j’ai dû me lancer ce défi. Après mes nouvelles courtes, j’ai eu l’impression de n’être pas pris au sérieux. Pourtant, dans toutes mes recherches, j’ai compris qu’il fallait humblement que je commence à la première étape : essayez de faire quelque chose avec des mots. J’ai énormément appris. Tellement que ce roman ne semble pas être un obstacle à écrire. En quelques jours j’ai écrit le roman. Là je suis à son peaufinage, ce qui demande un œil averti. Un temps de réflexion. Je ne réussis pas à relire plusieurs chapitres une seule et même journée. Pourquoi? Parce que j’ai besoin d’améliorer pas à pas ces chapitres. J’ai besoin de voir la cohérence. Implanter les manques. Revisiter les émotions que je veux faire vivre. J’ai réalisé qu’un roman, ça prend du temps! J’étais pressée! Maintenant je ne le suis pu.

Ce matin, j’ai pris mon café et je me suis dit : tiens allons se délier les doigts sur le clavier avant de commencer cette séance de correction! Cela m’a permis d’écrire cet article qui au final, n’est pas si intéressant. Mais c’est important. J’ai commandé d’ailleurs le livre un artiste est un athlète comme les autres sur amazon. Il y avait un bon moment que je n’avais pas lu sur l’écriture! Ce livre sera sûrement dans ma section guide pour écrivain. Cette section aussi est à l’abandon…

Important de se délier les doigts, de prendre le temps d’écrire, de s’exercice, faire des activités d’écriture autre que notre roman. Comme le marathonien qui a besoin d’aller au Gym, de courir selon des intensités différentes et qui a besoin de voir à sa santé et se réchauffer… L’écriture vient nous chercher sous différent sens et niveau. Position, concentration, émotion, physique, spiritualité, etc. Tous ces volets sont importants à réchauffer et entrainer.

Si je n’avais pas cherché à écrire une mini histoire sur mon blogue, je n’aurais pas découvert cette femme forte que je décris plus haut. En ne faisant pas mes exercices, je me prive de futur monde, personnage, histoire. Et même si je n’aurais pu rien en tirer et que cela aurait fini en cliquant mettre à jour sur wordpress, j’aurais eu au moins le plaisir de construire ce petit article.

Je regarde le vent faire danser la cime des arbres et je réalise que j’ai toute l’inspiration nécessaire juste sous mes yeux. Je suis à ma place, là ou je dois. Ni plus. Ni moins. En fait, pour aujourd’hui seulement.

Ferme ta gueule

Nous attendions l’autobus depuis un moment déjà. En retard, comme toujours celle-là. Toutefois, j’ai souris au chauffeur et je suis allée m’asseoir. J’étais dans l’autobus ce soir-là dans un état de grande fatigue et de grand mécontentement de tout. Même mettre de la musique m’écoeurait! Puis, il y a eu cet homme qui semblait avoir passer une aussi mauvaise journée que la mienne qui a décidé de dire sa façon de pensée au conducteur… Alors cela à dégénérer et ce dernier à menacer d’appeler la police. Va s’y! criait l’homme qui avait passé cette pitoyable journée. Je vais les attendre icite! Alors je me suis dit… Pourquoi tu n’as pas juste souris gentiment au chauffeur plutôt que l’intimidé? Pourquoi ajouter à la fin de chacune de nos journées un sujet malheureux en plus? Pourquoi…. tu n’as pas juste fermer ta gueule?

Depuis quelques années, je développe la compensation et la patience pour moi tout d’abord qui m’amène, sans que j’ai à le simuler, à l’être aussi pour les autres. Ce n’est pas toujours facile et je faillis encore beaucoup…

Je ne soupire plus quand je suis exaspérée. Par exemple en souhaitant sincèrement que tu remarques mon manque d’intérêt ou de découragement à ton égard, un long soupire t’aurait rendu mal à l’aise. Je me refuse, plus ou moins bien, à te donner des conseils parce qu’au final je ne fais qu’aggraver ta situation. Plutôt je suis là et je t’écoutes si tu as besoin. Parle-moi avec sincérité et je vais t’accueillir. Ce n’est pas toujours facile de ne rien dire… ce n’est pas aisé de ne pas juger. Je me mêlais beaucoup de la vie des autres et tout ce que je récoltais était de la chicane. Maintenant, je ferme ma gueule. Ce n’est pas de la vengeance ou quoique ce soit de menaçant. Au final, pourquoi je perdrais de l’énergie à avancer des points, à parler de ci et ça, du méchant monsieur qui criait après le méchant chauffeur… Pourquoi je ne fermes juste pas ma bouche pour observer et leur envoyer à chacun tout l’amour du monde.

Dans ce même autobus, il y a une femme ivre qui a porter son dévolu sur un homme. Elle voulait des cigarettes ou je ne sais quoi. L’homme poliment l’a acceuillis et écouter le temps qu’elle voyageait avec nous. Quand elle est partit, une petite lumière s’est levé pour aller parler avec l’homme, pour aller insulter la femme qui venait de quitter. L’homme patient, un noir élégamment vêtu a dit: « elle a bu et avait juste besoin de parler». Notre petite lumière est allée se rasseoir. Et s’il avait fermer sa gueule lui-aussi? Oui c’était cocasse et la dame m’a fait bien rire, mais ce que j’avais surtout retenue c’était la gentillesse de l’homme à la peau foncée.

Je pourrais raconter une dizaine d’histoire similaire. Comment des gens pour, je ne sais quelle raison, ont voulu mettre tout le monde dans leur état en disant le mot ou la phrase de trop quand ils auraient pu simplement se taire. Nous avons cette liberté d’expression, se droit de parole et se droit de clamer haut et fort sans qu’on en soit coupable ( il y a des limites morales et éthiques évidemment). Toutefois, je clame le droit au silence. Le droit de refuser de parler quand nous pouvons blesser quelqu’un. Je ne dis pas de garder un secret au détriment des autres, mais dans l’espace intime comme publique, si notre pensée est limite offensante, manipulatrice ou inutile… FERME TA GUEULE!