Société en déroute, achetez-vous donc des artistes

Le monde devient fou!!!!!!

En fait, je crois qu’il l’est depuis que le monde se dit monde. C’est-à-dire depuis toujours. Ce n’est pas une idée fataliste, je crois que c’est la vérité. Le bipède n’a pas cesser de se combattre, de s’arracher à coup de dents nourriture, objet précieux et d’autres humains. Voilons les uns, dévoilons les autres. Habillons l’un et déshabillons l’autre. Génocidons les uns et garantissons la richesse aux autres. Acceptant pour un et refusant à l’autre. Jalousie, guerre, sceau d’acide, violence, harcèlement, travailler, l’économie du riche, le labeur du pauvre… Qui décide? Qui s’oppose? Une lutte sans cesse vers le sommet. Le sommet de quoi? Sûrement du poteau de téléphone du quartier. Je vois ce chauffeur au visage sombre et aux yeux globuleux. Sérieux il a l’air d’un idiot. Il descend sa vitre et jette par-dessus celle-ci deux contenants de cafés… Nous suremballage. Nous légalisons. Nous restreignons. Nous exigeons. Qu’est-ce qui nous arrive? Êtes-vous heureux, vous? Parce que moi je ne le suis pas. Mais je ne suis qu’une voix parmi l’Océan. Un élément négatif parmi toutes les pensées magiques. Où va le monde? Le monde va exactement dans la direction qu’il a toujours pris: Dans l’indifférence et la pauvreté de coeur. Notre race va s’éteindre et je ne serais pas triste.

Je réalise que le seul chemin envisageable est celui de l’art. Il est dur, hargneux, arrogant et prétentieux. Mais il est beau, poétique, rassurant, spirituel. Si chaque être humain pouvait regarder au fond de lui et voir ce qui le fait vibrer et permettre à sa vérité de s’exprimer… Je crois que cette société en serait plus heureuse. Mais l’art se fait à coup de subvention. Notre art est sur le respirateur artificiel. On donne trop de place à certain et on étouffe les autres. L’émergence n’existe pas sans formatage préétablis par l’industrie. Au final tout se ressemble et l’économie gagne en puissance. L’art ne s’achète pas. Oui bien sûr notre système de troc le veut ainsi, mais ce qu’il est vraiment est une chance de vivre, expérimenter, transmettre, véhiculer, pousser…. Mais il est dollars à présent. Qui achète un livre numérique à 2$ maintenant? Personne. 0.99 encore trop cher.  Trop cher? Des centaines d’heure, de détresse, de recherche, de correction, d’argent investie!!! Tiens ta cent artiste et ne m’écœure plus! C’est tout ce que tu mérite. Car moi je sais et je te l’exige. Et nous acceptons. Et nous comprenons. Et nous continuons. L’art n’a pas sa place et ça depuis que le monde est monde. Depuis que l’Humain décide ce qui est et ce qui n’est pas plutôt que de se laisser enivrer par la nature de ce qu’il est vraiment; Une lutte sans cesse entre l’émotion et la logique. Il dédaigne ceux qui cherche, ceux qui se perd, ceux qui sont indécis, ceux qui tente de trouver un sens et l’expliquer par la seule pensée qui émerge d’eux. Le monde dédaigne le penseur, le philosophe et le peintre qui tente par tous les moyens d’immortaliser l’étincelle de vie sur la goutte de pluie.

Pourquoi lève-t-on le nez à l’art? À l’expression intime d’un individu qui ressent un malaise ou de la beauté de ce monde? Personne ne veut vivre ça? Voir à travers ses yeux uniques la vérité de cet univers? Même Transformer est poésie ( et ceux qui me connaissent savent comme quoi c’est le parfait exemple de ce que je hais de l’art). C’est comme un mcdonald indigeste. Ça se bouffe vite et après on oublie ce qu’on a goûter, mais on a le sentiment que quelque chose ( on ne sait pas trop quoi) s’est passé.

On lutte pour agrandir le fossé qui séparent les différents peuples, au lieu de concentrer notre énergie dans l’échange. N’est-ce pas le meilleur lieu, lui de la scène, de l’humour, de la peinture, de l’écriture, du chant…. pour parler de soi, de nous, de vous, de nos angoisses et nos succès? N’est-ce pas le tremplin idéal pour asseoir notre humanité, nos émotions, notre philosophie et notre logique que celle dans les livres et la culture? N’est-ce pas là, le coeur et l’âme de l’Humain de ce qu’il a de plus beau dans sa création?

Va s’y jette au sol ta merde. Cette terre qui te nourrit, qui colore tes yeux de beauté qui t’aide à respirer et te sentir en vie. Va s’y refuse l’or et pris ton dieu d’économie, il te remplira les poches, mais ne nourriras pas ton âme. Accepte ta différence comme défense contre les autres et enferme-toi dans ton corps… Tu réaliseras qu’il y a une seule façon de reprendre contact avec ce que tu as perdu… et ce sera par l’art.