Show, don’t tell !

Cette expression vous est inconnue ? Alors, laissez-moi vous en parler ! Montre-moi plutôt que de me le dire. Qu’est-ce que ça veut dire c’te patente-là ? Quand vient le temps de décrire les choses, l’environnement, les émotions, etc., l’écrivain a un devoir de développer son idée. Faire en sorte que le lecteur voit ce qu’il voit, sent ce qu’il sent, touche ce qu’il touche, goute ce qu’il goute. Prenez l’exemple suivant :

« Carole est mélancolique. »

Qu’est-ce que ça dit ici ? Ouais bon, la fille est mélancolique, mais encore ? C’est tout? On passe à une autre chose comme ça ? C’est un peu morne si toute l’histoire était ainsi sur toute sa longueur. Et si j’avais dit plutôt :

« Appuyée sur ses coudes sur le bord de la fenêtre de chênes, Carole avait le regard perdu à l’extérieur. Elle jouait avec une mèche rebelle. Tout semblait si gris. Le jardin et ses esprits. Elle se souvenait de l’été dernier où le soleil inondait la cour jour après jour. »

Il y a un dosage à faire bien évidemment ! Trop en dire, trop en montrer peut faire l’effet contraire et étouffer le lecteur. Je pense à Jules Vernes qui maîtrisait à fond la description et c’est avec une gêne immense que j’avoue avoir sauté plusieurs descriptions de poissons (ce qui n’empêche pas de souligner son talent incroyable à montrer plutôt que dire dans vingt mille lieues sous les mers !). La description est à manier avec modération sauf si vous en décidez autrement, mais au début… Retenir des informations pour mieux faire savourer la personnalité de vos personnages. Laisser tranquillement les détails parfumer votre histoire. Contrôler votre rythme. Planifiez vos éléments. Prévoyez-les au bon moment là où ils seront le plus pertinents.