Les rencontres grâce à l’écriture

Depuis un moment, je vis des déceptions côté écriture, Depuis plusieurs semaines je me bats contre moi-même pour avoir de l’énergie que je ne trouve nulle part. Je me sens nulle dans tout. Nulle comme amie, nulle comme soeur, nulle comme écrivaine… ( Désolé de la surutilisation du mot nullité, mais ça l’a le principe d’être clair) Hier soir, au retour du travail, en entrant dans la zone wifi de mon appartement l’alarme de notification s’enclenche. Je reçois un message d’une amie auteure. Elle me disait qu’elle avait lu quelques articles de mon blogue et m’encourageait de poursuivre mon rêve malgré la peur. J’étais surprise. J’étais dans un mood qui fait en sorte que je ne veux même pas me fréquenter moi-même. J’ai réalisé alors qu’il en fallait parfois peu pour nous aider à continuer de grimper l’immense montagne de nos objectifs. Un mot, un compliment, une tape dans le dos… Brisé le cercle de la solitude qui accompagne souvent cette passion.

Je m’isole quand je me sens sans intérêt. Pourquoi mes amis(es) voudraient me voir de toute façon, je ne suis qu’une personne négative?!  Mais il faut s’extraire de cette impression et je luttais jour après jour pour m’en sortir. Et hier… Cette amie m’a donné le petit coup de pouce qu’il me manquait. Il suffisait d’un message à l’improviste pour me rendre le sourire. Alors j’ai décidé que cet article porterait un peu plus d’espoir en vous parlant des rencontres possibles grâce à l’écriture.

J’ai commencé à écrire très jeune et j’avais le droit aux moqueries des amis (es) de l’époque. C’était étrange une enfant qui aimait lire et écrire…  Alors je me cachais, mais au secondaire, mon droit à faire ce qui me plait est devenu très fort. Ma gang et moi avions décidé de partir un journal. Modeste certe, mais qui occupait nos journées. J’aimais écrire et cette passion envahissait toutes mes pensées. Une année, J’ai participé à un concours  que je n’ai pas gagné, mais ça ce n’est pas le plus important. Mon professeur de français qui me guidait était d’une douceur et d’une générosité. Je me souviens de son nom aujourd’hui et de ses encouragements. À la dernière année, dans le cadre d’un cours de français, on nous a demandé ce que nous aimerions être plus tard et de faire un exposé sur cette carrière. Je n’avais pas d’autre rêve que celui d’être écrivaine. Alors j’ai envoyé des messages à deux auteurs : Louise Gauthier et Mario Francis. Ils m’ont invités chez eux et dans un café. J’ai conservé leur lettre et je les ouvres encore maintenant quand je me sens essoufflée.

Au cégep, je continuais d’écrire, mais j’avais perdu mon chemin. J’avais perdu espoir d’un jour être capable de me considérer comme une vraie écrivaine. J’ai été dans des stages, j’ai été sur des blogues d’auteur, j’ai fait des exercices et j’ai rencontré Jean Barbe dans une activité. Une journée épuisante et essentiel à mon développement d’auteure. Arriver à l’université, j’ai accélérer le pas. Je me devais de faire un livre. Quel a été l’élément déclencheur? Je ne souviens plus trop, cependant sur mon chemin Anaël Verdier est arrivé. Un français dont je reçois tous les courriels chaque dimanche. À travers ses mots, j’ai reconnu ma vulnérabilité et l’inconfort que je vivais. Grâce à lui, je me suis prise en main, établie ma discipline, accepté de perdre et de gagner. J’ai aussi rencontré une amie auteure dans une de ses conférences. Une correspondante et une amie pour échanger sur l’écriture. Tranquillement, je me suis fait à l’idée que j’étais douée alors j’ai poussé plus loin. J’ai fait deux nouvelles (Acheri en décembre 2016 et le bateau fantôme en octobre 2017). J’ai ouvert un groupe d’écrivain amateur avec une amie aussi passionnée d’écriture. J’ai rencontré des jeunes hyper sympa et talentueux. J’ai aimé cette année auprès d’eux à tenter d’expliquer ma vision de l’écriture. J’espère les voir progresser sincèrement tous autant qu’ils sont dans le domaine du livre ou autre. Et j’ai eu la chance de connaître une auteure de genre lesbien. Nous avons beaucoup échangé et nous sommes désormais collaboratrice.

Je continue d’apprendre, mais les relations sont importantes. L’écriture, la solitude, la discipline, oui certainement, ce sont des éléments essentiels. Toutefois, chaque fois que j’ai dû me compromettre, mettre ma tête à l’extérieur, parler de mon rêve avec des gens qui partageaient la même passion j’ai toujours été accueillis chaleureusement.

Pour terminer, j’aimerais remercier tous ceux qui ont croisé ma route dans cette aventure qu’est l’écriture.

Merci d’avoir été présents et de m’avoir permis de voir en vous la sagesse et l’apprentissage dont j’avais besoin.