Aimes-tu ce que j’écris ?

« Aimes-tu ce que j’écris ? »

La question qui décourage plus d’une personne à poursuivre ses rêves. Oui ! Oui! Cette question-là : aimes-tu ? Si la réponse a le malheur de tarder, le manuscrit est jeté par la fenêtre et nous avons tous pensé à changer d’identité par la honte d’avoir osé, seulement à travers quelques lignes, nous montrer à un autre être humain.

Vous reconnaissez-vous ? Avez-vous déjà posé cette question? Avez-vous déjà reçu une réponse qui ne convenait pas à vos attentes ?  Il y a une façon de prendre la critique, mais j’irais encore plus loin dans cet article en vous posant la question suivante : êtes-vous prêts à attendre une réponse ? Et si je vous disais que vous pouviez vous améliorer. Si je vous disais que le texte peut être amené beaucoup plus loin. Que feriez-vous ? Pensiez-vous sincèrement que le premier jet est perfection?

Moi j’y ai cru. J’y ai cru une partie de mon adolescence et mon bêta-lecteur m’a fait beaucoup souffrir en répondant à la question « aimes-tu » par la négation à tout coup. Bon ou mauvais. Bien ou mal. Correct ou à ch***. Votre texte mérite-t-il une réponse binaire ? Blanc. Noir. Vos heures de travaillent peuvent-ils être résumé à un malheureux j’aime ou je n’aime pas. Même si le lecteur développe ? Ah! Là! Si le lecteur y arrive…

[Attention ce paragraphe pourrait en choquer plusieurs] Il y a des amateurs d’écriture qui resteront des amateurs. Des gens qui aiment écrire et ne se compliquent pas. Ils ne veulent pas une carrière. Ils ont juste besoin quotidiennement de leur dose littéraire. C’est bien. Il y a des gens qui aiment le tennis, sans plus, sans vouloir devenir compétiteurs. Ils jouent le weekend et en sont heureux. Et c’est correct pour ce qu’ils veulent en faire. Mais toi ? Toi qui désires au plus profond de tes tripes devenir écrivain, tu ne peux te satisfaire, que dis-je! Tu ne peux réussir à avancer dans cette voie en demandant aux autres « aimes-tu ».

Alors, comment se défaire de ces mauvais réflexes ? Ah! Parlons donc solutions!

  1. Apprendre à s’autovalider : oui. Ça ne sera pas parfait tous les jours. Mais apprends de tes erreurs. Corrige-les. Valide des hypothèses.
  2. Valider des hypothèses : ouvre des romans, étudie-les, va suivre des cours, lis des guides pour écrivains, suis la carrière de tes écrivains préférés, regarde ce qu’ils ont fait, écoute leur discours.
  3. Trouve un bêta-lecteur de confiance : pas un ami. Un bêta lecteur professionnel. Oui parfois, il faut investir de sa poche. Tu n’as pas d’argent ? Donne-toi les moyens d’en avoir ! Je ne crois pas pour toute chose de la vie que les choses sont gratuites. Crée un lien de confiance avec une personne qui saura pointer tes forces et les éléments de la technique encore immature dans ton écriture.
  4. Comprends, sans vouloir te soustraire à cette idée, que oui, parfois voire même souvent c’est moche. Mais ce n’est pas une situation incontournable. Tu vas t’améliorer avec l’effort, le travail et l’énergie que tu y mets. 
  5. Donne-toi des défis. Ose les concours! Ose de nouveaux genres !
  6. Quand tout semble noir, que tu effaces pour la millième fois la même phrase et que tu es sur le point de balancer ton laptop par la fenêtre… Va prendre une marche. Ça ne sert à rien d’insister. T’es crevé! Va te dégourdir les jambes et reviens tantôt taper sur ton clavier.
  7. Sors dehors. La tour d’ivoire n’est pas une solution pour t’inspirer.
  8. Te poser des questions sur ton texte du type : qu’est-ce qui m’a ému ? Est-ce que c’est ce sentiment que j’ai voulu transmettre ? Quel est mon message ? Mes personnages aident-ils l’idée générale du texte ?  Où je vais ? D’où je viens ? Et ça, ça va t’aider à sortir du « aimes-tu ».

 

Diffuser. Diffuser. Diffuser.

S’il y a une chose que j’ai apprise à force de patauger dans l’écriture c’est de diffuser mes écrits. Peu importe qu’ils me paraissaient parfaits ou non, peu importe ce que les autres pourraient en penser, peu importe s’il y a des Kekun qui me lit. Vous savez pourquoi ?

Je le fais pour moi en premier.

Il y a vos textes qui prennent du temps à composer. Des histoires qui vous prendront des années parfois à terminer et diffuser inclut que vous pouvez reprendre et retravailler plus tard votre texte. Mais je vais vous dire pourquoi je conseille de diffuser vos écrits. Parce que tant et aussi longtemps que vous vous attachez à cette histoire, à ce texte imparfait, à l’idée de le rendre parfait et digne de votre meilleur auteur…eh bien! Vous n’avancez pas! Vous n’osez pas autre chose. Vous ne progressez pas ! Vous ne risquez pas la critique.

Nous sommes attachés à nos écrits. Nous les tenons fermement et nous voulons les préserver de l’œil extérieur le plus longtemps possible, mais ce regard peut être votre meilleure chose. Vous avez peur de la critique. Peur de la bonne et de la mauvaise critique. Je comprends. J’ai passé par là moi aussi. Mes premiers commentaires m’ont fait mal. Et les silences aussi. Mais ça…c’est un autre sujet : Comment prendre une critique ?

Revenons à notre diffusion. Comment faire ça ? Où ? Avec qui ? À quelle fréquence ?

Ce sont toutes des questions très légitimes et je vous invite à vous asseoir et vous les poser. Mais ne le faites pas pendant cent ans. En faisant une recherche google vous trouverez nombreux sites gratuits pour diffuser vos écrits. Regardez-les, inspectez les commentaires et les textes déjà présents, qui sont sur ce genre de site, est-ce que ça vous convient ? Blogue, forum, site web, groupe Facebook, etc.  Il y a de tout suffi de chercher. Si vous êtes un peu plus autonome et entrepreneur, pourquoi ne pas vous ouvrir un blogue, un site web, une page Facebook à votre nom ? Vous pouvez aussi imprimer vos textes, en faire des feuillets et les proposer à votre bibliothèque locale. Vous avez d’autres endroits ? Allez-y ! Osez! N’oubliez pas de mettre votre nom et vos coordonnées si vous désirez des retours des gens qui vous liront.

Personnellement, je me suis donnée un horaire pour diffuser mes textes. J’ai plusieurs types de textes : blogue, nouvelle, roman. Mon blogue je l’y travaille et l’y diffuse régulièrement ( 3- 4 fois par semaine) dans l’idéal j’aimerais écrire un article tous les jours. Mes nouvelles, j’en sors une par année à l’automne. Mes romans qui sont en cours continuent d’être en cours. Je diffuse auprès de mes bêta-lecteurs et mes collaborateurs d’écriture ou ce qu’on peut appeler mes compagnons d’écriture.

Diffuser vous force à améliorer votre qualité certainement. Diffuser vous oblige à tenir vos engagements. Vous donne des objectifs. Des échéanciers. Vous entraine à être conséquent avec le vous intime, le vous publique, le vous écrivain. Diffuser vous obliger à risquer. À risquer d’être critiqué. Diffuser, il est possible de le faire même si nous sommes amateurs. Même si on croit fermement à l’imperfection de nos histoires.

Comment prendre la critique ?

Qu’est-ce que la critique ?

« Porter sur quelqu’un, quelque chose un jugement défavorable en en faisant ressortir les défauts, les erreurs, etc. ; blâmer, désapprouver, censurer, condamner : Se faire critiquer pour sa négligence. Porter sur une œuvre littéraire ou artistique un jugement, l’examiner en détail, en faire la critique. »

– Dictionnaire Larousse

Une définition plutôt sombre qui ne donne pas vraiment envie d’oser diffuser nos écrits. Cependant, la critique peut être apprécié, constructive, peu être déplacer comme elle peut être destructrice. En fait, avant même de lancer un texte sur le web ou le mettre en les mains de quelqu’un pour recevoir une critique, il vous faut comprendre certaines bases. Les bases les voici :

La vraie définition

Vous avez sûrement compris, une critique ne se limite pas à c’est bon ou ce n’est pas bon. Positif ou négatif. Ça passe ou ça casse. Il y a des nuances évidentes à prendre en compte pour une critique. Selon va dépendre de ce que vous recherchez, à qui vous demandez, de comment vous diffuser votre texte. Le résultat nous est davantage prioritaire que ça définition. Quel résultat cherchons-nous dans la diffusion de notre manuscrit ?

Se poser les questions nécessaires

Il ne s’agit pas de jeter son texte sur la table et de dire à notre copain lit-le s.v.p et dis-moi ce que tu en penses. Il y a de fortes chances si vous faites ainsi que vous en ressortez frustré. Il y a des questions à se poser avant :

  1. Quelles sont mes attentes après la lecture de mon texte ? Un résumé, soulever les incohérences, me rassurer sur mon chemin, un soutien et un coaching quotidien, l’approbation. Établir ses objectifs et les transmettre à la personne choisie va éviter des malentendus et des frustrations.
  2. À qui je le demande ? Un professionnel ? Un ami ? Mon copain ? Ma copine ? etc. Est-ce la meilleure personne pour répondre à mes attentes répondues à la question # 1. Vous pouvez choisir plusieurs personnes qui inspectent votre texte sur des angles que vous leur aurez attribué selon leur capacité, leur intérêt et leur disponibilité.
  3. Où et quand je transmets mon texte ? Cela un impact sur la disponibilité et la réceptivité de la personne à qui on demande de lire notre texte.
  4. Pour quand je le veux ? Soyez clair : je le veux pour dans deux semaines, peux-tu me faire ça ? Cela vous évitera de l’avoir dans trois ans, après lui avoir rappelé dix fois…

S’accueillir

Assoyez-vous un moment. Fermez les yeux et écoutez votre respiration. La critique n’est pas vous. La critique souligne les incohérences, le manque peut-être de technique et une certaine immaturité créative, mais elle n’est pas vous. Vous êtes toujours cette personne admirable qui désire s’améliorer dans son écriture. Rappelez-vous de votre passion. Rappelez-vous de la sensation agréable lorsque vous écrivez. Rappelez-vous cela.

Faire le tri

Oui je prends. Non je n’accepte pas ce commentaire. Inutile d’en débattre avec vos lecteurs. C’est vous Dieu. C’est vous qui décidez si oui ou  non le changement proposé s’impose à votre histoire. Triez ce qui améliore votre manuscrit et refuser le reste. À la limite, essayez-les, prenez des notes et prenez votre décision.

Ce qui nous amène à nous autovalider…

S’autovalider

« valider (v. trans.)

entérinerhomologuerratifiersanctionnertitulariserviser,

 confirmer »

Je suis valable. J’ai le droit de choisir. C’est immense comme prise de conscience et dans l’écriture, au moment de diffuser vos écrits, le concept de validation va de soi. Il émerge à la surface et vous sentez soudainement que vous manquez d’air. Si c’est votre cas, vous êtes mal à l’aise de valider votre travail, de confirmer ou non un commentaire pour votre histoire c’est qu’il y a autre chose derrière. Par exemple, l’estime, le complexe d’infériorité, le syndrome de l’imposteur. Ce sont  tous des blocages et résistances naturelles que nous rencontrons dans l’écriture. Des éléments qui seront traités sur ce blogue. Mais revenons-en à la validation. Faire le tri, suivez votre instinct, essayez les différents commentaires, ceux qui travaillent dans le sens de votre histoire et vous rend fier, en général vous êtes sur le bon chemin.

Continuer

Après des commentaires on se sent souvent vider de toute énergie. On a le moral à Zéro. On ferme nos calepins ou le portable. On va se coucher et on dort le reste de la journée. Moi ça m’arrive encore quelquefois. C’est normal. C’est correct. Vous avez le droit de vous sentir triste, en colère, mal compris. Vous avez le droit de vivre votre manque d’énergie. Ou au contraire votre surplus d’énergie! Votre brillance nouvelle vis-à-vis ses commentaires qui vous stimule et encourage la poursuite de votre rêve.

La seule chose à se souvenir, ici, dans ce texte, pour tous les autres conseils à venir de moi ou de quelqu’un d’autre c’est : continuez. Continuez  de risquer. Continuez d’écrire. Continuez de diffuser. Continuez de créer. Continuez d’être inspiré. Continuez de rêver.

Histoires d’un bloc # 12

Petit problème au bout du fil

D’un moment à l’autre j’attendais le technicien pour Internet. Je faisais les cent pas comme à mon habitude quand quelqu’un doit pénétrer dans mon appartement. C’est quelque chose que je tolère peu…mon espace…mon bunker…grrrr! Soudainement, il y a eu une odeur vraiment horrible à côté de moi. Je me lève et cherche l’origine de cette immonde odeur de m****! Est-ce que ça pouvait être…? Mais non! Pas lui! S’il vous plaît! Pas maintenant!

Pô se dandinait drôlement les fesses en s’approchant de moi. Je le soulève du sol et lui inspecte le popotin et …oui! Il était plein d’excréments. Au même moment que je me dirigeais vers la salle de bain, on cogne à la porte. Le technicien ! J’enferme Pô dans les toilettes et je vais ouvrir la porte! L’odeur est encore présente. Pauvre mec. Ça ne doit pas être facile d’aller poser Internet chez les gens. Ça doit sentir étrange partout!

Le chat hurle. Le technicien a pitié du chat. Ouvrez-lui la porte, mademoiselle!

Croyez-moi, vous ne voulez pas que je fasse ça.

Tornade dans le Bloc

Mon amie arrive du territoire de l’original avec sa petite famille ! Quelle joie! Elle a avec elle ses deux petites pestes de garçons. De beaux garçons, énergiques et gentils! Je l’invite elle et son plus vieux à dormir chez moi la fin de semaine. Le reste de son clan va dormir dans la famille. On prévoit des jeux, une sortie au Biodôme, du plaisir et de l’amour.

Le petit s’adopte super bien au chat et à l’environnement. Il court partout. Il court après le chat. Le chat après lui. Ils jouent à cache-cache. Deux bébés ensembles c’est tout simplement a-d-o-r-a-b-l-e.

Malheureusement, ce n’était pas le sentiment de tout le monde. Mes voisins…qui ont l’habitude de signaler toute obstruction à leur paisible vie en frappant dans mon plancher. Et c’est ce qu’ils font. Bang! Bang! Bang!  D’accord pour l’aspirateur à 9 :00 PM, mais ça ne passe pas avec un enfant qui a besoin de bouger! Alors je descends un étage et décide d’aller frapper à leur porte. Étrangement, le monsieur sortait son chien dehors au même moment… Je lui explique gentiment qu’il y a un enfant.

– Vous ne pourriez pas lui dire de se calmer ?

– Non.

C’est non négociable.

La tornade de mon amie est un garçon qui en a dedans. Il a couru toute la journée et une partie de la nuit ( genre ça veut dire toute la nuit) . Même les films ne l’endormirent pas… J’ai eu l’impression d’avoir été une mauvaise Tatie… impatiente, voire même intolérante. Mais le passage de ce garçon chez nous, même s’il a chamboulé ma vie de célibataire endurcie, aura permis au moins une chose positive ; des voisins qui apprécient le calme quotidien. Ainsi, ils ne frappent plus du tout dans mon plancher depuis le départ de la tornade et de sa maman.

Ma fierté

Je suis une femme. Une femme qui a tendance à s’appuyer sur les hommes de sa famille. Une femme qui tendance à délaissé certaine tâche à ces derniers. Je parle évidemment de l’air conditionné ! Mon père a eu la gentillesse de m’en acheter un lors de la semaine de canicule en août. Il l’a même installé! C’est le genre de chose que je n’aime pas faire ou du moins que je suis terrorisée à l’idée même de devoir m’en occuper! Cependant, mon orgueil m’oblige à dépendre de moins en moins en les gens. J’aimerais réussir par exemple d’ouvrir une bouteille de vin seule, d’arranger une armoire grinçante, laver mes toilettes… et même retirer mon air conditionné. Surtout que c’est uniquement un tuyau dans la fenêtre ce n’est pas du tout c’est gros cube lourd! Je peux y arriver! J’ai pris mon courage à deux mains, défiés les toiles d’araignées et j’ai défait l’installation. Un coup de balai, un peu de nettoyant à vitre et une bonne guenille plus tard j’avais enfin à le retirer! Quelle fierté ! Je devais la nettoyer maintenant et la rangée pour l’hiver.

Être une femme célibataire en appartement amène des défis. Depuis notre enfance, on accepte que la maintenance d’une maison suivant les saisons appartienne en général à l’homme. Sans leur enlever ce rôle qu’ils portent très bien, par intérêt ou autre raison, j’ai affronté la crainte de ne pas être suffisamment capable. Et vous savez quoi ? Ce n’est pas si mal en fin de compte !

C’est avec confiance que je pense à ma prochaine étape : changer le pommeau de douche !

Le préambule d’un chat qui se nomme Pô

Et si je vous racontais son histoire? Notre histoire a tous les deux? Précisément celle-ci qui parle d’un coup de foudre entre un chaton et une femme un peu seule. Notre rencontre, son adoption, son premier jour chez le vétérinaire, sa première journée dans son nouveau foyer. Et si je vous parlais de comment je me suis sentis, mes peurs et mes découragements? Adopter un chaton ce n’est pas une tâche légère. Il y a tant de choses à penser…tant de choses à s’occuper…

Ici, c’est l’histoire à Pô la furie nocturne. Ces bons côtés comme ces moments de folie. Venez rire avec moi et de moi, car adopter un chat c’était ma première fois…

Abonnement Aquadôme

Ne fait pas ci. Ne fait pas ça. Est-ce moi ou tout est de plus en plus contraignant?

Voilà les faits : Tous les jeudis, depuis déjà quelques semaines, je vais m’entrainer avec mon grand frère à la piscine de l’Aquadôme. Nous faisons de l’aquaforme que nous avons gentiment resurnommé aqua-sploush-sploush. On ne fait pas que barboter on bouge et on s’éclabousse. Je dois me confesser. Nous avons pris l’habitude d’arriver trente minutes d’avance que je vais vous expliquez comment ce temps est répartit. Le premier quinze je vais enfilée mon maillot (sincèrement, si vous n’avez jamais vu une fille – ou été -un peu enrobée mettre ce truc-là c’est un sport en lui-même). Ensuite, j’allais du côté pataugeoire pour aller me réchauffer pour les quinze minutes restantes. Cependant, jeudi dernier, pendant que nous nous régalions de l’eau chaude avant notre cours dans l’eau froide, une employée est venue nous informer que nous n’avions pas le droit que si nous voulions entrer dans cette piscine, il nous fallait payer 3,00 $ supplémentaire à chaque entrée. En plus de notre abonnement déjà défrayé? Oui Madame. Même pour 15 minutes? Oui Madame. Même pour 5 minutes? Oui Madame et vous ne pouvez entrer que dix minutes avant le cours à l’intérieur des vestiaires. Je ne fus pas la seule surprise six personnes de notre groupe de peut-être douze ont été aussi mis au parfum.

Donc, si je résume, je paye un abonnement, je dois entrée dix minutes en avance, me débattre rapidement avec mon maillot, prendre ma douche et aller m’asseoir sur un banc et geler jusqu’à tant que le cours débute. Et la chaîne stéréo n’est pas toujours mise et les objets pour le cours pas toujours avancée…alors on commence toujours un peu plus tard que l’heure indiquée. Alors, finalement, j’y perds au change?  L’esprit communautaire de cette institution est de la vraie foutaise, non?

Mis à par la contraignante, la loi et la tarification double( abonnement + droit d’entrée) de notre piscine municipale intérieure j’aimerais vous sensibilisé à autre chose. Nous sommes une société, dans un endroit dit communautaire, à but non lucratif, est-ce que laissé apprécier l’avant-cours dans l’eau chaude de tes clients – participants- membres- abonnés (whatever comment vous voulez nous appeler) est-ce vraiment une perte d’argent? Un abus de notre part? Une cause essentielle pour que votre administration de se batte ? Et si j’essayais de vous faire changer d’avis…et si je vous parlais avec mon cœur et la tristesse que j’ai éprouvée? Ça vous dit? Alors Go! Je me lance!

Je pense à la petite dame recourbée à la tête grisonnante qui attendrait sur un banc en gougoune, dégoulinante d’eau et essayant de se réchauffer par sa petite serviette. Je pense à notre plaisir de socialiser notre groupe dans ce petit quinze minutes. Je pense à moi, une toutoune, qui lui prends tout son petit change pour me montrer en maillot de bain devant les étrangers. Je pense à mon frère qui a trouvé enfin un sport ou on ne l’écœurait pas par son poids ou sa vision. Vous savez, aller dans un gym c’est dur pour plusieurs. Avoir un entraineur c’est dispendieux. Courir, parfois certain ne peuvent pas parce qu’ils font 300 ou 400 livres. Alors que nous reste-t-il au lieu de faire débourser à la société un anneau gastrique ? La piscine c’est doux. C’est agréable. On bouge. Tranquillement à notre rythme. Alors…ce 3,00$ de plus dans ta caisse pour nos quinze minutes de bien-être, est-ce que ça en vaut la peine? Vraiment?

Mon grand frère s’est réabonné pour novembre. Il était heureux de le faire. Heureux de faire le baleineau dans l’eau. Prendre ça relaxe, enfin! Un endroit qui lui plait, ici, dans notre ville à nous. Jeune Lasalleois qui aime sa ville et ses activités. Maintenant, il a un goût amer dans la bouche. Il a son cœur d’enfant tant blessé qui est triste à nouveau.

Oui, la prochaine fois, on va payer 3,00$. Pour quinze minutes, pour payer pour se déshabiller dans le vestiaire. On va payer 3, 00$ et ne va plus jamais revenir ensuite pour s’offrir un abonnement. Parce que juste ça, juste cette contraigne supplémentaire, quand il y a quelques années cette question ne se posait même pas…juste ça…nous fait aimer moins la gestion mise en place dans ce lieu qui m’appartient, qui appartient à mon frère, à cette petite vieille, à nous et à vous…Alors que décidons-nous?  On reste sur le banc ou on va jaser dans l’eau ?

 

Rencontre avec un être illuminé

Je me sens inondée, de joie et de fierté.

Je me dis que demain, je serai bien mieux.

Je me vois déjà être, comme je voudrais.

Je me félicite, de tous mes progrès.

-Serge Cham, la petite louve blessée-

 

Lorsque je suis allé au salon à compte d’auteur de Gatineau le 15 octobre 2017, j’ai osé aller parler avec l’écrivain d’honneur de l’évènement : Serge Cham. Un écrivain Haïtien. C’est là que j’ai été attirée pour la deuxième fois vers un livre. La première fois quand je flânais entre les tables et la seconde en ayant pour objectif de parler avec lui, un écrivain accompli, sage et joyeux.

La petite Louve blessée est un conte thérapeutique ou une petite louve est victime d’inceste. C’est un petit livre qui se lit bien, qui raconte les choses telles qu’elles sont, qui dit du bien quand des choses mauvaises arrivent à de petits louveteaux. Cette histoire est un baume sur le cœur. Il est idéal pour ouvrir la question avec un enfant qui aurait vécu ce drame.

Cette histoire est tristement vraie. Serge m’a expliqué que cette histoire est celle d’une de ses élèves. Une histoire qu’il a composée avec elle sur plusieurs séances. Une enfant de dix ans victime de son papa. Mais ce n’est pas de ça que je veux vous parler. C’est de lui. Serge Cham. Écrivain. Conteur. Enseignant. Guérisseur de l’âme.  Homme bon. Être illuminé.

Il porte en lui une grande lumière. Vive. Chaude. Joyeuse. C’est un homme qui a connu ou vu le mal. C’est un homme qui a trouvé en lui, sa vie et son mieux-être. Grâce à ses livres comme la petite louve blessée, il permet que la lumière soit transmise. Que plus d’enfants sont retrouvés. Enfant blessé(e), ce conte guérit et rend de la justesse à l’enfance volée.

Serge Cham vous parle avec une telle ardeur qu’il est difficile de rester de glace. Il parle de son conte, le décrit, mais pas seulement. Il parle de lui, de son expérience, de ses yeux d’adulte et de son cœur d’enfant quand il rencontre le doute, la peur, la malveillance. Il exprime avec des mots justes les blessures internes. Il est fin psychologue et un humaniste accompli.

Que vous soyez enseignant, parent ou enfant blessé ( e), la douceur dans laquelle nous plonge l’écrivain est un pas de géant vers le progrès, la guérison. Serge Cham est un auteur à compte- d’auteur à découvrir! Les perles littéraires ne se retrouvent pas toujours en magasin…et Cham en est la preuve!

 

Fille d’automne

Je me demandais sincèrement de quoi j’allais vous parler aujourd’hui. Qu’est-ce que j’ai de si intéressant à dire n’est-ce pas? Une fille solitaire qui ouvre un blogue espère y trouver sa voie, espère y proposer certaine…au final, les sujets ne s’épuisent pas? Est-ce que la flamme de l’écriture est toujours là? Oui bien sûr! L’inspiration a besoin parfois…au fait pour moi de quoi elle a besoin? De m’asseoir doucement sur mon divan qui fait face à la fenêtre, de l’air frais, d’un bon café et des couleurs de l’automne, relevez la petite laine, laisser son regard vagabonder…

Cette saison m’a toujours rendue très calme. Très sereine. Je m’assois et je contemple  la nature continuer son œuvre. À grands coups de pinceau, elle colore le paysage. Les arbres se font les plus beaux, juste avant de dormir durant les lunes à venir.

Alors je trouve mon inspiration…ainsi…le breuvage chaud à la main. Je suis une fille d’automne. Je suis revigorée. Je m’emmitoufle et je lis. J’inspire l’odeur des feuilles mortes. Je les entends craquer et je me souviens des buttes de feuilles dans lesquelles je me jetais enfant.

Je suis née en octobre. Je suis née au mois des citrouilles et des épices. Je sens le sapin encore mieux qu’en été. Je suis une fille d’automne et j’ai le goût de me perdre en forêt. Marcher seule. Entendre gazouiller les petits oiseaux.

Prise entre le clou de girofle et la cannelle, un thé à l’arôme de caramel et pomme ou un bon chocolat chaud aux guimauves près d’un feu qui crépite. À l’automne il fait frais! Il faut se couvrir. De la laine ou du synthétique tous est bons pour sentir la chaleur caresser nos membres.

Je suis une fille d’automne et ce matin, je regarde par la fenêtre et je suis impatience d’y être, là, dehors, sentir la fraîche sur mes joues. Mais je suis si bien à l’intérieur, envelopper, quand toutes les fenêtres sont ouvertes.

La tranquillité. Tout le monde se tait à l’automne. Les gens sont chez eux ou dehors, admirant en silence le panorama. L’automne fait taire. L’automne rend calme. Comment trouver meilleure source d’inspiration si ce n’est que celle-ci? Pourquoi parlez d’autre chose si ce n’est que la béatitude qui m’envahit à l’instant?

 

Mon enfant intérieur

Pour les gens qui  me sont intimes, vous connaissez ma vie, mon vécu, mes peurs et mes douleurs. Du moins, une partie. L’article d’aujourd’hui va parler d’une chose que je chéris et protège. Une chose que tous à en lui et qu’il ignore ou plutôt tait ; notre enfant intérieur est et demeure la chose la plus précieuse que nous possédons. Qui nous appartient, que personne ne peut voler ou salir.

Malheureusement, il n’en a pas toujours été ainsi. Vivre avec son enfant intérieur, qu’est-ce que c’est? Ne pas l’entraver, ne pas le blesser, ne pas le confronter à des situations dangereuses…comment au juste y arriver?

            Partons du début ! Nous avons tous été quelqu’un dans notre enfance. Nous avons tous eu une famille. Parfois, souvent, trop souvent certaines familles se sont avérées violentes, méchantes, insécurisantes, abandonnantes. Nous avons peut-être été retirés de nos familles pour maltraitance. L’enfant qui aurait dû naître dans un milieu sain avec plénitude et amour a été au contraire confronté à toutes sortes d’émotions et de situation hors de son contrôle qui a eu pour conséquence mille et une plaies. Ces plaies : le manque d’estime, la peur, l’anxiété, le mensonge, la dépendance affective et autre, l’indifférence, la colère continuelle…Des cicatrices qui marquent longtemps. Si nous avons eu une belle enfance, nous serons des adultes accomplies. Des adultes sans trop de peur, qui s’épanouit qui relève les défie de la vie sans trop de difficulté. Mais des enfances malmenées et blessantes cela donne des adultes incertains, inquiets, mal adaptés, hyper vigilants, paniqués…nous avons été des enfants adultes et nous sommes désormais des adultes enfants. Trouver l’erreur? Nous avons eu des responsabilités, nous avons été plus matures que notre âge le demandait, nous avons été des enfants surdoués.

 Partant de ça comment arrive-t-on alors à bien vivre une fois adulte? Parfois sans problème, parfois avec difficulté, très souvent dans le déni.

 « Ils nous ont aimés à leur façon ». Ce sera à vous de refaire votre procès. À vous de contacter vos peurs. À vous de regarder l’impact que cela à eu sur votre vie. À vous de retrouver cet enfant, l’accueillir, l’aimer et lui donner ce qui est bon, désormais, pour lui/ elle.

Je vous dis tout ça parce que j’ai eu quelques jours rocambolesques. J’ai été dans le désarroi et dans une grande tristesse. Mais j’ai appris beaucoup sur moi et sur mes limites en peu de temps. J’ai fait des promesses et donner sans savoir ce que j’offrais à quelqu’un. J’ai réalisé mon incompétence à prendre soin d’autrui. Pourquoi? Parce que je ne sais pas encore prendre soin de moi. J’ai réalisé mon malaise quand quelqu’un vient débalancé ma routine, mon air de jeu, mon antre. Ne faites pas des airs tristes. N’ayez pas pitié. Merci bien, je me passe de ça. J’ai donné sans savoir ce que je donnais. Mais j’ai réalisé un paquet de choses! Vous voulez savoir ce que j’ai réalisé ? Eh bien, voilà! Ma vie, mon corps,  mon esprit, ma sérénité et mon environnement ne sont plus à donner. N’est plus à troquer contre de l’amour (parce qu’au final la blessure n’est qu’une blessure d’amour pour tous). Mon enfant intérieure…celui-là même que j’ai décrit plus haut était apeuré, mortifié, tremblant.  Je ne lui ai pas donné ce dont il avait besoin. Je l’ai fait taire et joué à l’adulte que je n’arrive pas à être. Aujourd’hui j’ai repris conscience de qui il est, de ce qu’il a besoin, de ce qui est bon pour lui, de ce que je vais faire pour lui dans le futur.

Maltraités ou non, un enfant intérieur nous en avons tous un. Qui a besoin d’amour et d’attention. Qui a besoin de jouer et de bébelles. Qui a besoin de regard et de contact. Savoir s’écouter, s’offrir de la tendresse et de l’amour, être doux avec soit ne s’apprend pas aussi aisément. La patience et votre conscience sont vos meilleures alliées.

Maintenant que vous prenez conscience de cette grande force qui sommeille en vous, comment en prendrez-vous soin aujourd’hui ? À cette minute près?

Compagnons d’écriture

 

Constat jusqu’à maintenant : Nous sommes rendues à la cinquième journée sur un défi totalisant 30 jours. J’ai écrit quatre articles et j’ai réussi à terminer l’écriture d’un premier jet d’un projet sur lequel je travaille actuellement. Au total 5921 mots.

C’est lourd écrire tous les jours. Trouver un moment, essayer un paragraphe ou pire quelques mots. Chaque jour, s’isoler et s’asseoir et se convaincre que ce que nous faisons en vaut la peine.

En ce qui me concerne, je suis déjà convaincu à l’acte d’écrire à ce que je dois faire pour performer, ou je m’en vais avec tout ça. Pour certain, ce n’est qu’encore qu’un chemin approximatif tenant par la ficèle d’un rêve. Mais voici ce défi qui pourrait en aider plus qu’un. Dans notre groupe nous sommes trois, toutefois à la base quand l’Échangeoir d’écriture en a parlé c’était pour un duo. Un en un. Face à face. L’idée est simple pendant un délai que vous vous fixez, vous et votre binôme, idéalement trente jours, vous vous envoyez tous les soirs vos résultats d’écriture. Un mot, une phrase, une correction, un synopsis…bref, quelque chose! L’important ici est de réaliser qu’en travaillant tous les soirs sur un projet, eh bien! On avance! En plus si votre compagnon et vous manquez de motivation c’est l’idéal entre vous de vous lire, vous commenter et voire même, eh oui, vous encouragez!

Je ne suis pas toujours motivée. Mes collègues doivent sentir tranquillement le poids sur leur épaule. Mais je suis fière qu’elles tiennent bon. Nous nous demandons pour un mot, nous demandons l’avis de l’autre, etc. c’est très enrichissant! Mon but était d’ajouter du contenu à mon site web. Croyez-le ou non, depuis le début de cette aventure, mon objectif continu d’être atteint et vous lisez présentement la preuve.

Alors, n’hésitez plus! Un compagnon d’écriture que ça soit pour un mois, trois mois ou un an ceci est un très beau défi rempli de surprises incroyables. Vous trouverez peut-être ça fou, mais mes deux compagnons sont des filles que je n’ai jamais vues de mes yeux vus. Ce sont des correspondantes avec qui j’ai noué une amitié extraordinaire et qui grâce à ce défi j’apprends encore plus sur elles et sur leur Univers.

Voici mes deux compagnons et je vous invite à les rencontrer à votre tour:

Judith Gagnon Auteure

Léa Mathis, Auteure