Je veux vivre

Écrire. Écrire, mais dans des conditions inconfortables. J’ai mal au dos. J’ai mal aux poignets. J’ai la tête qui résonne. Le ventre qui se soulève. Je suis fatigué. J’ai trop travaillé. Je ne devrais pas écrire en ayant travaillé. Je ne devrais pas travailler du tout ce n’est pas bon pour l’écriture. Je devrais lâcher mon boulot. Bien sûr que je ne peux pas, comme tout le monde j’ai besoin d’argent. Comment réussir à continuer? Comment ne pas s’abandonner sur le divan et peser sur le bouton de la manette? Je n’aurais plus besoin de réfléchir. Un simple clique et un écran s’illumine. Mes soucis s’envoleront et j’aurais l’esprit tranquille. Bien sûr, je manque le spectacle. Bien sûr, je n’avance pas mes projets. Bien sûr je m’en rendrais coupable après.

Je ne suis pas Spielberg je peux bien prendre mon temps. Un temps qui rend fou. Un temps qui attend de vivre. Je suis qui pour vouloir m’extirper de ma prison physique? Je suis qui pour vouloir faire des chefs d’œuvres? Le talent s’est inné m’a-t-on dit? Qui? Je ne sais pas. Ce monsieur-là. Assis devant sa télévision. Il sait tout grâce à elle. Il capte tout grâce à elle. Il dit des mots qu’on lui a soufflés. Des mots qui me semblent cohérents. Il est un expert. Moi je suis qui sans talent? Je devrais m’installer et me laisser aller. Là-bas auprès du monsieur qui dit des choses si justes. Des mots qui me rassurent. Des phrases qui me consolent. Et je vais m’écraser pour rêver. Car le m’sieur il dit que la TV ça fait rêver. Alors je m’assis et me programme aux images. Et je rêve les yeux ouverts. Ma maison de rêve, ma bouffe de rêve, mon voyage de rêve, mon couple de rêve. C’est vrai ce qu’il a dit, il y a du rêve dans ce carré-là.

J’ai l’impression d’avoir manqué quelque chose. D’avoir glissé et de m’effondrer. Je lui demanderais bien au monsieur, mais l’annonce vient de terminer. Il n’a plus de temps pour moi. Je dois attendre. Attendre un autre moment où c’est permis de lui jaser. Je dois me connecter pour faire partie de son monde. Sinon ben il ne me reste rien. Mon écriture sur le document laisse le curseur sautillé ininterrompu. Et mon rêve, où il est ? La vitalité de l’écriture… Mon rêve implose. Et le mien s’effrite. Il me semble que j’avais autre chose à faire…Mais quoi? Il me semble que la sensation physique revient. J’ai mal au dos, là, assis sur ce sofa beige. Il me semble que mes poignets sont engourdis. J’ai toujours mal à la tête et les mots…les mots sont restés dans ma gorge. J’aimerais écrire et je me souviens maintenant. J’étais trop fatigué. J’avais des raisons. Des raisons de ne pas poursuivre mon rêve à moi. Celui qui me faisait vivre. Celui qui me rendait la forme.

Mon corps souffre. Mon corps est malade. Pourtant, l’appel du texte résonne dans ma tête. Une histoire vole devant mes yeux. Je sens ma chair frissonner. Le souffle d’un vent se lever. J’entends le tambourinement des chevaux. Des lames s’entrechoquent. Je clignote des yeux. L’écran a disparu. Le m’sieur qui dit des choses se tourne vers moi et ses mots se transforment en gouttelette limpide. Je me lève du divan apeuré. L’homme. L’inconnu du divan se désintègre en une vague bleue. Je suis éclaboussé et repoussé dans une forêt tropicale. Je suis tombé. J’ai mal. Des cacatoès cris au-dessus de ma tête. J’ai à peine le temps de me lever que les oiseaux aux plumages colorés me foncent dessus. Je fonce. Cour. Les jambes en feu. J’ai mal, mais je poursuis ma fuite sans relâche. Au bout d’un moment, le souffle saccadé, les volatiles cessent leur poursuite. Je n’entends plus leur battement d’ailes ni leurs cris démentiels.

Je traverse la jungle entourée de sons étranges. Je sursaute. Je crois avoir entendu le rugissement d’un tigre. Je regarde nerveusement autour de moi, mais aucun oeil félin ne me chasse. Il doit être bien tapi. Il doit bien attendre sa chance. Je tourne sur moi-même. Je veux le voir venir. Je ne veux pas être surpris. Je suis prêt à affronter la mort en face. Batailler avec courage le carnassier. Un craquement dans mon dos! Vite! Je me retourne! Il est là! Il s’élance déjà. J’ai manqué mon coup. J’ai manqué la danse. Je vais mourir.

Je n’ai pas senti la morsure. Cependant, mon sang se vide. Une marre rouge m’entoure. Je me vide.

Autour de moi des ombres apparaissent. Je ne suis pas mort, pas encore. Ces ombres murmurent. Elles me parlent avec justesse. Elles me précipitent dans le remords et la honte. Les mots qui n’ont jamais quitté mon esprit pour se lover contre le papier. Les phrases, beauté infinie qui n’a jamais embrassé de poésie. Un écrivain mort et sans lecteur. Un écrivain non, un amateur du mot. Un joueur du beau. Un conteur du tout. Mort entouré de son propre sang sans un jet d’encre.

Les ombres se penchèrent au-dessus de moi et rirent. Ils se moquèrent de moi. Moi, le pauvre. Moi le sans rêve. Moi qui écoute les on dit. Au moment du baiser final, celui qui arrache la vie, les ombres m’offrirent une dernière chance. Elles me dirent : « Petit, écoute bien. Si tu veux en vivre, il faudra rire aux joies, aux peines. Accepter tes douleurs et serrer les dents. Il n’y a pas d’art sans un peu de douleur. »

Donnez-moi de la douleur j’en veux pour vu que je vive! leur répondis-je agonisant.

«Même si tu as mal au dos ? »

J’écrirais coucher leur dis-je.

«Même si tes poignets tremblent?

J’écrirais avec les pieds.

«Même si le boulot prend de l’énergie? »

Je me mets au défi, même de nuit!

Alors les ombres s’esclaffèrent. La magie s’opéra et le décor funèbre se renversa. Je courais à reculons vers la sortie. J’allais me rasseoir après la vague. Tout réapparut. Salon. Divan. Télévision et le monsieur des on dit. Je me levais précipitamment afin d’atteindre le papier et le crayon. Il fallait que j’écrive. Boucler la promesse avec les ombres. Alors le monsieur du salon me dit: « Et ta fatigue où l’as-tu mise? Viens, ça recommence. Tu vas tout manquer. »

J’inscrivis sur la blancheur de ma feuille ma réponse qui se répercuta dans tout l’univers. Une promesse venait d’être tenue. Ces mots traçaient la phrase suivante : je veux vivre!

Écrire avec les bons outils

Vous voulez écrire ? Peaufiner votre art et métier d’écrivain à son plein potentiel ? Parfait! Maintenant, cessons de rêver et voyons la réalité en face ; nous ne sommes pas tous des grammaires sur deux pattes. Nous sommes la plupart des débutants dans le domaine et il est facile de se décourager ( Ho que oui !). Plusieurs partent de très loin pour ce qui est de la langue française et nous n’avons pas tous l’argent ni le temps de suivre des formations qui nous promettent la lune. Mais une chose est sûre c’est qu’il existe des outils pour nous aider. Cela demandera quelques efforts de notre part, toutefois cela en vaudra le coût.

À quinze ans j’écrivais à mon auteur préféré (Mario Francis, auteur de la série jeunesse Léonis ) et il m’a dit la chose suivante : « C’est bien beau avoir des idées, mais il faut savoir écrire.» Aujourd’hui je ne vois pas encore toute l’ampleur de sa révélation. ET il a parfaitement raison. Nous pouvons passer des années à travailler un texte et si nous ne nous attardons jamais à l’une des bases essentielles de notre travail d’écrivain (je parle ici du français évidemment), plusieurs bons textes couleront de l’encre inutilement.

Alors j’ai décidé dans l’optique d’offrir à mes passionnées d’écriture, ce qui m’a amené à m’amélioré en tant qu’écrivaine jusqu’à maintenant. Donc oui, c’est sans surprise que le sujet de cet article sera les fautes de grammaires, de verbe, d’orthographe, etc. Ne vous endormez pas tout de suite mesdames et messieurs le Party ne fait que commencer !

Cependant, sachez, ce que je vous propose dans cet article est ma vision personnelle et non une norme à adopter. Il est très important de trouver des outils et des ouvrages qui vous aident vous et non le voisin ! C’est par le partage de nos visions respectives que nous aiderons nos frères et sœurs écrivaines en devenir ! Alors, mettez votre orgueil de côté et soyons logique et froid dans notre analyse, car une faute c’est une faute !

Logiciel Antidote

 Si vous êtes comme moi, vous écrivez beaucoup avant de vous corriger. Lorsque vous êtes rendus à cette étape fastidieuse, être découragé est rendu comme une seconde nature. Cependant, l’outil que je vous parle ici est rapide, facile d’utilisation, efficace et de grande qualité. Il existe quelques outils pour corriger les fautes de vos textes, mais Antidote connait une grande notoriété au Québec et grâce à mon statut d’étudiante j’ai eu un rabais intéressant. (Merci à mon grand frère qui m’a offert la balance en cadeau).

Donc en gros, le logiciel après avoir modifier les paramètres (débutant, intermédiaire, avancée, etc.) Vous écrivez, vous sélectionnez votre texte une fois terminé, cliquer sur Antidote et une fenêtre s’ouvre. Toutes vos erreurs passant des verbes à la syntaxe jusqu’à l’orthographe (et j’en passe) sont soulignées. L’étape de choisir ou non l’option proposée est la plus longue ( si vous faîtes beaucoup de faute), sinon un double clique rapide avec votre souris d’ordinateur sur le mot à corrigé et la faute n’existe plus. Magique? Non ! Technologique. Cela remplace à merveille nos dictionnaires papier traditionnels (et du coup une panoplie d’autres ouvrages de correction).

Je vous laisse les liens à consulter si cet ouvrage vous intéresse  et quelques photos prises pour compléter l’expérience :

Site officiel

Acheter le logiciel

 

 Multi Dictionnaire

Inutile de m’étendre sur cet outil, tout le monde ou presque le connait. Maintenant que j’ai le logiciel Antidote, j’utilise moins la version papier. Cependant, à choisir entre deux dictionnaires, le Multi est un niveau plus avancé ( Plus de mots, explications, etc.)

Mon  conseil sera le suivant : choisissez avec votre cœur  et non avec votre portefeuille !

Le petit druide des synonymes

Très utile! Au lieu de répéter sans cesse les mêmes mots, offrons-nous la chance d’être innovant. Les synonymes créent une qualité de vocabulaire, une richesse au texte. La répétition est l’ennemi numéro un de celui qui désire se faire publier, car pour un éditeur il s’agit d’un travail de correction inutile. Vous ne devriez pas utiliser par exemple la maison sur chaque ligne. Vous êtes écrivains, la recherche de mots diversifiés est votre job ! Alors si vous n’avez pas encore un dictionnaire des synonymes, dépêchez-vous de remédier à la situation.

Si vous prenez le temps d’apprendre de ces outils vous réaliserez à quel point ils sont indispensables. Même (là nous frôlons la folie) que vous serez enjouer et émerveiller d’apprendre de nouveaux mots! (Oui! Oui! Le français deviendra votre ami ).

 Bescherelle

Corrigez ces verbes que je ne saurais voir! Je suis nulle en temps de verbe et vous ?

 Cooccurrences

Ceci est l’outil que je préfère par-dessus tout ! C’était une enseignante du secondaire qui nous avait proposé le dictionnaire de cooccurrences et depuis je ne peux m’en passer. Ce dictionnaire permet d’offrir des suggestions de mots pour l’écriture.

Par exemple : La vieille dame entrant difficilement dans la maison

Hum. La maison est comment? Grande? Petite? Vieille ?  Moderne? Les mots ne sortent pas nécessairement de notre tête en créant du Molière systématiquement. Donc, c’est ici que les cooccurrences embarquent!

La liste orthographique

Bon! Cet outil est un peu gênant selon moi à vous révéler. Depuis que j’ai commencé à écrire, j’ai pris l’habitude de mettre sur papier certains mots qui m’attirent dans les lectures que je fais. Par exemple : Rétorqua, racler, subitement, médusé, s’enquit-il, etc. Tout ça étant dans deux buts bien importants : éviter la répétition lors de dialogue ou l’expression d’un personnage et m’enrichir. Après tout, apprendre de nouveaux mots c’est utile, mais tellement amusant aussi!

The snowflake method

J’ai découvert récemment une méthode intéressante pour me structurer pour un roman : La méthode flocon de neige (snowflake method en anglais). La méthode est en fait une technique de planification d’écriture.

Ainsi, en  dix étapes, nous créons les branches de notre flocon de neige jusqu’à ce que le schéma devienne entier. Notre monde créer nous pouvons débuter l’écriture de notre roman tout en connaissant jusqu’à ses entrailles notre univers, ses personnages, ses intrigues, etc.

Moi qui suis plutôt adepte de l’écriture du chaos. Je me laisse parfois trop aller à la dérive…La création s’est bien, mais savoir où l’on s’enligne l’est davantage. L’une des raisons qui me poussent à appliquer cette méthode est justement ne pas arriver à des impasses dans mon histoire. Bon tel personnage aurait dû être rendu à Rome, pourquoi diable l’ai-je envoyé en Australie ? Vous voyez le genre ?!

Des logiciels tels que Ywriter et Scivener peuvent vous suivre dans l’élaboration de votre méthode de flocon de neige. Cependant, ces logiciels d’écriture sont encore juste anglais.

 

 

Toutefois, après avoir lu suffisamment sur le sujet, vous serez comme moi : en mesure d’appliquer les étapes sans l’aide de ses logiciels.

Je crois avoir bien résumé la grande ligne de cette méthode, mais pour avoir des explications plus détaillées je vous invite à consulter les liens que je mets ci-dessous. Il est inutile de vous faire le topo, car chacun devra personnellement faire des efforts pour comprendre et essayer cette méthode.

Dans tous les cas, je vous invite à m’écrire pour me poser des questions ou simplement m’indiquer votre appréciation de cette méthode. Sachez que je me bats encore avec mon écriture du chaos et je suis moi aussi encore en apprentissage de mon métier d’écrivaine.

Bonne pratique!

Karine Vienneau

Voici quelques liens qui pourront vous aider à compléter votre intérêt de cette méthode :

Snowflake Method… Ou la Méthode Flocon

Les logiciels Ywriter et Scievener 

Le site web scribbook

The Snowflake Method for Aspiring Fiction Writers

 

 

 

 

 

Groupe d’entraide à l’écriture, un projet complètement fou? Oui, probablement.

 

Je venais d’essuyer un autre refus. Oui, il arrive que les gens ne soient pas intéressés par ce que vous écrivez. Quand ils le sont, ils ne vous font pas tous des commentaires constructifs. Alors que reste-t-il après leur passage? Je le crains, les ténèbres. C’est-à-dire qu’on peut parfois éprouver de telles situations comme une marque de traitrise, de honte et au bout du compte ressentir un grand vide au niveau de l’estime personnelle.

Les gens «normaux» vous diraient, mais va s’y oublie et laisse-les faire! Ce sont des cancres! Eh bien! non!  Les gens qui vous disent ça veulent vous rassurer à tort. Car le défi ultime d’un écrivain est au final être lu! Si dans notre propre entourage pour des raisons x, l’intérêt n’y est pas, il y a un travail de conscience à faire. Est-ce que je m’adresse au bon public ? Est-ce que je les implique de la bonne façon? Est-ce que mon discours de vente est le bon? Ainsi, l’artiste qui ne veut pas vendre devra le faire un jour ou l’autre pour son salut. Je ne dis pas de vendre votre âme au diable, mais d’y réfléchir. Cependant, pour l’instant, c’est vrai qu’il faut arriver à mettre de côté ce genre de questionnement. Sinon, ces réflexions peuvent polluer votre esprit et vous amenez au bord du précipice. Au final, vous regarderez vos écrits avec dégoût et jamais plus vous ne voudriez écrire. Que dis-je, commencez donc par écrire et rendre potable votre roman avant toute chose!

Alors l’état d’esprit dans lequel je me présente aujourd’hui est : combattif. Je n’ai pas dit mon dernier mot à ces gens qui repoussent mon livre sur le coin de leur table. Je leur dis, ah oui tu ne veux pas le lire? Il n’y a donc personne dans mon entourage qui s’intéresse à mes déboires d’écriture? C’est ce que nous allons voir…

Et si je n’étais pas la seule ? Et si mon rêve petit ou grand pouvait rencontrer des gens dans la même situation qui éprouve ce vide après leurs écrits? Ce manque de soutien!  Est-ce qu’il y aurait un moyen de repérer ces gens et de les réunir, simplement et harmonieusement?

Nécessairement avec un tel groupe j’apprendrais à communiquer, à apprendre et à vendre mes idées! Alors je me suis mise à la recherche d’un tel groupe. J’ai fouillé les recoins de mon quartier, les sites web, les pages d’auteur et mon budget. Le résultat de ma recherche fut frappant. Cinquante ans et plus ou des finances qui explosent, mais on me vendait le rêve d’être un jour publiable. Quoi?

Mon grand-frère dans la pièce voisine m’a lancé tout bêtement : « Et toi, tu ne peux pas faire ton propre groupe d’écriture ?» Eurêka!

Subséquemment j’ai cherché des collaborateurs et ma bonne amie de toujours  a embarqué dans ma folie contagieuse. Quelques semaines plus tard à négocier un petit coin dans le journal, être commandité par notre bibliothèque locale et une première séance plus tard, notre groupe d’entraide à l’écriture (quoique petit encore) est érigé.

Cependant, le chemin aux mille embûches ne s’est point arrêté là, mais ça, c’est une autre histoire!

Alors voilà la morale à ce texte : si une chose vous tient réellement à cœur, entourez-vous des bonnes personnes! N’ayez pas peur de vous tournez vers des étrangers, de créer des groupes et des associations! Lisez les blogues, interrogez toutes sortes de gens, apprenez votre métier! L’artiste est souvent seul dans son atelier, mais on ne construit pas un empire en étant seul. Une œuvre pour devenir un chef d’œuvre doit posséder des critiques et des retournements. Il faut la rendre solide, mais pour cela il faut l’ébranler pour connaître ses points d’appui plus faibles.

Et si par le plus grand des hasards vous cherchez un groupe d’entraide à l’écriture gratuit, faites-moi signe!

Brisez avec moi la solitude de l’écriture.

 

 

Nous parlons tous d’écriture, mais à qui se fier?

Depuis un moment déjà, je m’intéresse à tout ce qui attrait à l’écriture. Je lis les ouvrages et les blogues. Je consulte Statistiques Canada et les journaux d’affaires. Je pose des questions à des auteurs et aux gens de mon entourage. Je prends des notes, je griffonne, je me casse la tête. Tout ça, dans le but de maitriser  LE sujet. Écrire, comment est-ce que ça marche c’te patente-là?

On m’a offert récemment, le Guide pratique de l’ABC de l’écrivain par Nadège Devaux. Ce livre a paru en 2006 aux Éditions du Cram. Cette écrivaine que je croyais ne pas connaître, c’est en lisant sa bibliographie que je constate que je mettais fourvoyé. Je connais au moins une œuvre écrite de sa main! Cauchemar d’amour la télésérie jouée par Marina Orsini et Pierre Brassard. Une trame amoureuse et humoristique entre deux personnages qui sont franchement épuisés des rencontres sur internet. (Ça vous dit quelque chose?). Une série qui m’a tenu en haleine et m’a fait miroiter cette belle histoire d’amour.

Ainsi, je feuillette ce guide afin d’y élucider quelques-unes de mes nombreuses questions. L’auteure nous offre un bon aperçu  des différentes sections du roman (préface, dédicace, avertissement…), nous offre plusieurs définitions, un essai sur la communication avec notre lecteur à travers notre style d’écriture et nous propose plusieurs exercices d’écriture pour nous familiariser avec ce gros monstre. Elle nous conseille même sur les dialogues, le titre de notre futur roman et quelques phrases à éviter ( par exemple: s’esclaffer de rire, quand s’esclaffer sous-entend déjà que la personne rigole.)

Ce livre pose de bonnes questions, englobe le métier d’écrivain et offre plusieurs pistes d’exemple pour les définitions. Toutefois, je reste sur ma faim.

Tout d’abord, j’ai accroché à son introduction où elle nous souligne de devoir se « conditionner à avoir un moral d’acier en vous répétant plusieurs fois par jour : J’ai décidé d’écrire mon premier livre et j’irai jusqu’au bout parce que je crois en moi. »

Pense que t’es bon et comme ça tu vas être bon. On peut parler d’un effort joyeux. On peut parler d’ignorer nos voix destructrices, notre égo qui nous dit sans cesse «tu n’es qu’un bon à rien». Oui…mais quel être humain veut délibérément se conditionner ainsi? Peut-on se conditionner à croire que nous sommes bons…quand des fois, nous ne le sommes pas vraiment…

Sans décourager les passionnés d’écriture que je coache, je vous dis plutôt connaissez-vous. N’ayez pas peur. Allez-y, lancez-vous dans le vide. C’est ça écrire. On ne se conditionne pas à écrire. Au plus, on se discipline. Mais la peur, la trouille, nos pensées bonnes ou non, sont là et sont exploitables. Prétendre et se conditionner ne résout rien. Au final, le terme était mal choisi?! Suis-je trop dur? Peut-être. Enfin, l’écriture n’est pas un automatisme. Se mettre réceptif et avoir les bonnes conditions d’écriture ça ne s’oblige pas. Il faut y mettre du temps, de l’énergie et du vouloir.

N’empêche qu’en poursuivant ma lecture, je tombe sur le chapitre qui résume le compte d’auteur, ce qui m’intéresse particulièrement ( je suis en auto-édition moi-même! ). Rappelons qu’il n’existe pas juste une forme pour se publier. Il y a avec un éditeur (maison d’édition), à compte d’auteur et en auto-édition. Avec l’édition, inutile de vous faire un dessin. C’est la grosse boîte qui chemine avec vous et vous avez au final 10%. En échange ces derniers prennent à charge tout et tous les risques.  Tandis qu’à compte d’auteur, cela permet à l’auteur de choisir aux différentes étapes du processus (Correcteur, graphiste, imprimeur, etc), mais en allant négocier avec un ou plusieurs intervenants lesquels vous financer en totalité. On ne se cachera pas, faut avoir les reins solides et il faut choisir avec soin avec qui on voudra faire affaire. Finalement, l’auto-édition ressemble beaucoup au compte d’auteur, à la différence qu’on ne choisit pas le clé en main comme le précédent. Les intervenants seront soient joués par nous-mêmes si nous avons les compétences, par un proche ou un autre tierce partie. Encore une fois, il faut avoir les reins solides et de l’argent à investir. Madame Nadège nous parle de 5 000$. Ce qui selon moi est abstrait. Ça dépend avec qui et quoi? Un graphiste de fou avec 150 couleurs…oui. Noir et blanc selon votre thématique…on ne s’élève pas à 5 000$. Mais à la différence des deux autres, on a un droit de regard, un droit de négociation et un travail de recherche à faire encore plus grand. Investissement monétaire, mais surtout personnel!  Il y a une liberté et une expérience de l’entrepreneuriat très valorisante! Mais attention, tout n’est pas blanc ou noir. Il faut faire nos devoirs et se poser des tas de questions sur les différents sujets.

 

Les photos suivantes sont tirées du guide pratique de l’ABC de l’écrivain de Madame Nadège. Prenez bien le temps de les lire. Prenez bien le temps de comprendre le message qui est envoyé.

C’est fait?

Alors on poursuit. Je dois vous avouer que j’ai eu un malaise rendu à ce chapitre. Non qu’il était mal écrit et qu’il posait une vraie question, mais plutôt que j’ai senti que ce chapitre, ce guide au final qui était commandité par la maison d’édition de l’auteure. Reprenant ses paroles : «Caprice égocentrique…être vaniteux…aucune expérience reconnue…un véritable écrivain…uniquement là…s’il est édité c’est la récompense suprême…»

Donc, si je comprends bien, il n’y a qu’une façon unique et stérile de voir l’édition au Québec? Les personnes qui choisies le compte d’auteur ou l’auto-édition vont nécessairement échouer et être…comment dîtes-vous déjà? Ah oui! Des égocentriques et des personnes vaniteuses qui jouent à la petite vedette! Donc les personnes égocentriques et vaniteuses, les entrepreneurs de ce pays sont, les innovants, ceux qui on oser, ceux qui essaye quelque chose de différent, au final, sont dans le tort?

Je ne sais pas pour vous, mais moi, je suis terrorisée d’un tel langage! Ça, les amis, c’est du dogme. Une seule et unique façon de faire. Une seule pensée. Une seule voie de rédemption. L’édition au Québec a été tenue par les mêmes têtes…ne serait-il pas temps qu’émerge de nouvelles personnes, de nouvelles idées, de nouvelles façons de faire? Non pas parfaite, non pas le même budget, mais une unicité propre à l’auteur. Un auteur qui ne sera évidemment pas révisé par un groupe de 10 personnes afin de le rendre standard à tout le reste. Ça ne sera jamais parfait, entendons-nous, mais ça sera unique et vrai!

Il y a au moins une chose de vraie dans ce qu’elle dit. Allez en auto-édition, il faut savoir vendre. Si votre intérêt est de maitriser et apprendre les étapes de la production d’un livre, allez-s’y foncez! Posez des questions! Ouvrez des romans déjà publier, regarder ce qui est fait! Intéressez-vous! Pas capable de vendre, suivez des cours! Je n’aime pas parler aux gens, engagez quelqu’un d’extraverti. Vous avez entre vos mains un art fabuleux, des écrits uniques, bourrer de fautes peut-être, mais qui peuvent se corriger en débloquant un budget. L’échec fait partie de l’apprentissage du métier. Madame Nadège a essayé 24 fois avant de se tourner et aller voir des producteurs de films. Ben ç’a marché!

Seuls votre cran et votre confiance en votre projet vont vous permettre de pousser toujours plus loin, mais méfiez-vous de ce que vous lisez sur le sujet. Du dogme. L’unique façon de voir les choses. Et si vous êtes le seul de votre domaine ? Eh bien! Quelle chance! Gardez cette avance et foncez. Quand vous regarderez derrière votre épaule, des tas de personnes vous suivront! Mais ça, ce n’est pas en se conditionnant que tout va bien et s’illusionnant qu’on est bon. Non plus en se disant que la seule façon d’écrire et que le but ultime est la publication par la maison d’édition.

Les gens avec un peu d’introspection…ceux qui rêvent et ne s’arrêtent pas à leur échec vous diront qu’il faut persévérer. Voilà un conseil parmi tant d’autres!

Alors, permettez-moi de vous dire que la lecture de cet ABC de l’écrivain n’était rien de plus que du placement et de la commandite. Je vous invite toutefois à le lire pour vous en faire votre propre opinion. La mienne étant déjà faite, je vous cherche désormais le sujet du prochain éditorial!

 

L’aventure à Coaticook

 

L’histoire débuta lorsque je vaguais sur l’habituel Facebook. Ce site est rempli d’informations ! Ils vous proposent des amis, des recettes et même des activités. Cela était approprié pour les activités, car mon frère et moi avions congé vendredi. Nous cherchions donc une activité.

J’ai vu passé cet article anglophone sur la Foresta lumina. Le vidéo tout de suite m’avait plus. Dans le noir d’une forêt, une expérience sonore et visuelle nous attendait. J’ai été sur le site officiel de l’activité et cela m’indiquait Coaticook. La crème glacée ? Oui et non.

Il existe une ville appelée Coaticook ( un peu plus loin de Magog-2 heures de route depuis Montréal) . Cette même ville a été réputée pour ses vaches de crème glacée. Ainsi, la crème glacée dans nos congélateurs de cette même marque vient du Québec! Quelle découverte!

Alors ainsi commença cette folle idée. Nous irons à Coaticook visiter la Foresta lumina et manger de la crème glacée. Un congé le vendredi, le lendemain travail seulement à 15h00 et deux chauffeurs…tout était désigné pour que cette quête soit entreprise.

Nous avons emballé nos effets pour le «au cas où» et nous avons filé très tôt le vendredi matin.

Notre premier arrêt était évidemment pour se dégourdir les pattes et boire un bon café. Les cafés sont toujours meilleurs sur la route je trouve. L’endroit était une halte touristique. Nous avons recueilli, en bon touriste de la région, tous les pamphlets d’activité pouvant nous intéresser. Mais notre but premier était d’aller tout droit jusqu’à Magog et après explorer le coin. Nous avons fait quelques arrêts ensuite pour des brocantes. Nous cherchions des objets rares et chers que nous pourrions avoir à bon prix.

Moi je n’ai pas trouvé ma fameuse machine à écrire et mon grand frère lui a trouvé une magnifique boîte verte en métal pour ses outils!

Nous sommes rentrés à l’intérieur de magasin de brocante parfois étrange et d’autre fois où les gens étaient trop sympathiques que notre cœur de Montréalais se doutait d’une arnaque.

Dans notre périple, nous sommes arrivés plutôt rapidement à Magog. La première ville que nous avons rencontrée avait une petite plage très sympathique. Alors du coup, nous avons stationné l’automobile pas trop loin, mon frère a enfilé son appareil photo et moi j’ai troqué mes souliers pour mes sandales.

Ainsi fut mon premier contact avec Magog, les deux pieds dans l’eau en septembre… Quelle sensation rafraichissante après la route !

Ensuite, nous avons pris notre dîner sur le bord de la route, avec comme spectacle un train très très long.

Après avoir suivi quelques voitures jusqu’à un stationnement avec intrigue. Nous nous sommes retrouvés entourés par des centaines de pommiers. Nous avons alors débuté notre quête de tarte aux pommes, mais sans grand succès. Dans ce stationnement alors nous nous sommes interrogés sur la suite du voyage. Il y avait à peine 2 heures que nous trottions à droite et à gauche espérant trouver  »la chose » qui rend notre expérience campagnarde marquante. Alors mon frère analysa l’adresse de «Bleu Lavande» sur le pamphlet ramasser plus tôt à l’halte touristique.

-Hey! Mais c’est tout proche !

Ainsi nous trouvons notre prochaine destination avec joie. Nous n’avons pu venir à la saison haute avec ses rangées de mauve qu’on nous annonce à la télévision. Nous avons été très bien reçus chez Bleu Lavande. Et en guise de notre appréhension, nous avions un sac de 150 $ de produits.

 

C’est avec regret que mon frère remarqua qu’il avait oublié la seule chose qu’il avait voulu : le gel intense. Un genre de vicks à la lavande. (Quelques Jean Coutu plus tard à Montréal nous avons pu lui sécher les larmes).

Après la lavande, nous nous sommes dirigés directement à Coaticook! Leurs vaches étaient différentes des autres ? Eh bien non, à mon plus grand regret. Avant d’entrer dans la ville nous nous sommes arrêtés à un Pipi-stop( C’est endroit qui a juste des toilettes sur le bord de la route qui sont trop froide où ils sont remplis d’araignées ?! ). Nous nous sommes installés sur une table afin de déguster notre fameux carré aux dattes acheté le matin même. Comme seul paysage le Pipi-stop, des arbres et un Motel de 20 unités en face de nous.

Nous nous sommes finalement dirigés dans la ville, avons passé au Tigre géant sans rien acheté pour aboutir finalement devant le guichet du fameux Foresta Illumina. Cependant, c’est de peu que nous avons manqué cette activité, car les seules places disponibles étaient à 22h30! Alors vite nous avons acheté nos billets la sueur au front.

Puis nous eûmes un doute. Si la représentation commençait à 22h30, nous sortirons de là à 00h00 ou même 01h00 du matin. Avec tout le chemin en voiture parcouru, nous étions inévitablement brûlés. Hum. Nous n’avions pas prévu un retour pénible à Montréal dans la noirceur!

Plusieurs minutes passèrent angoissantes. Qu’est-ce que nous allions bien pouvoir faire? Dormir dans l’auto? Changer de conducteur à l’heure? Faire plusieurs arrêts pour ne pas faire d’accident?

Mais il y avait ce motel en bord de route proche du Pipi Stop…Ainsi, nous remontâmes en voiture et retournèrent avant la ville de Coaticook pour se bouqué une chambre pour tantôt. Cependant le No vacancy était affiché. Nous sommes quand même sortis de la voiture et sommes aller parler avec le monsieur de la réception à qui appartient le site du Motel.

-Pas de place.

Il contacta pour nous d’autres motels à proximité. Aucune place nulle part. Il nous restait l’option des gîtes à 200$ ou 300$ la nuit. Eh merde!

Nous retournâmes à la voiture mine déconfite. On cherchait d’autres places aux alentours sur nos cellulaires qui manqueraient bientôt de batterie.

C’est de façon inespérée que le père du monsieur de la réception courut jusqu’à nous dans le stationnement.

-J’ai peut-être quelque chose à vous proposez. Il y a une chambre en bas dans le sous-sol que nous avons construit pour nous…

Une genre de 21e unités.

Nous sommes allés la voir dans le sous-sol. Petite chambre de bain privée, grande chambre simple, un lit.

Nous l’avons payé moins cher évidemment, car elle n’était pas enregistrés. Elle nous dépannerait. mais nous étions inquiets. Était-ce une famille de meurtrier qui amenait leur victime dans cette 21e unité sur 20 unités normales pour nous massacrer?

Il est déjà difficile de dormir dans un autre lit que le nôtre, mais je peux vous assurer que c’est encore plus pénible de partager ce lit avec son frère. Nous avons fait des cauchemars toute la nuit ( des rêves sanguinaires, de fou et de séquestration dans mon cas) et nous avons filé à la première heure le lendemain. Bing! Les yeux à 5h00 am se sont ouverts en même temps.

Nous avons tout de même remercié les propriétaires, nous ayant très bien reçus et dépanner!

C’est avant la représentation de Foresta Lumina que j’ai goûté cette fameuse crème glacée. Elle était bleue, dans une portion pour enfant et délicieuse. Cette expérience visuelle et auditive en plein cœur du Parc de la gorge en pleine nuit a été magique.

Nous marchions dans une montagne tantôt apique tantôt droite et sans encombre. Nous avions un chemin illuminé, des esprits que nous suivions jusqu’à l’aboutissement de leur histoire. Nous avons traversé un pont effrayant, marcher à côté d’une rivière été totalement ensorcelé.

Ainsi ce termina notre journée imprévue à Coaticook. Nous sommes revenus épuisés, mais comblés.

Il fait bon de sortir de notre confort et vivre l’aventure de la vie.

 

 

Cette fameuse inspiration

Cette une tâche lourde et ardue écrire ! Peu importe le sujet que nous nous employons à comprendre sous tous ses angles et à les coucher sur le papier, on aboutit épuisé et déprimé. On fini par se comparer, se juger et par jeter nos œuvres en promettant ne plus jamais y retourner.

Mais cette promesse est faîte en vain parce qu’écrire est vital ! Alors nous y retournons, nous retravaillons des centaines de fois une phrase ou un seul mot pour arriver à un minime accomplissement.


Écrire est une tâche physique: toujours dans la même position assise, quasi recourbé sur notre ordinateur.


Écrire est une tâche intellectuelle: chercher la logique, chercher l’issue de nos personnages, imager un monde, arriver à l’animer correctement avec les bons mots, ouvrir ses yeux sur des connaissances que nous ne connaissons pas afin d’être suffisamment clairs pour ne pas paraître novices.


Écrire est une tâche solitaire: oui, en effet c’est rare d’être deux devant un ordinateur pour construire une histoire. Nous sommes seuls à tenter de respirer au-dessus de la surface. Mais nous aimons cette solitude, mais il est très difficile de revenir à la réalité après notre travail si dur !


Alors quand vient le problème de l’inspiration ou de la feuille blanche, c’est enrageant ! Je suis assise, prête, j’ai renvoyé tous mes amis. C’est le temps d’écrire. Mon moment. Mais il ne vient pas. Ainsi nous tournons en rond, cherchant l’inspiration en faisant notre lit, en faisant la vaisselle ou bien le lavage. On regarde l’automne étendre ses bras multicolores à l’extérieur avec un thé noir dans les mains. Tout l’appartement est propre. Nous sommes prêts et pourtant….rien ne vient.


À ce moment-là précis, je crois pouvoir vous aider. Du moins, vous offrir des pistes de solution que j’ai trouvée à travers mes recherches. Une phrase marquante de Jean Barbe lors d’une de ses activités d’écriture est celle-ci : « L’inspiration/ L’imagination tu l’as prend par le cou et tu l’assis sur une chaise. »
En effet, tout semblera plus attirant dans le moment que s’asseoir et tenter de faire un brouillon de nos pensées. Que notre écriture soit belle ou non, cela n’a pas d’importance, il faut s’asseoir et commencer quelque chose. Cette phrase me trotte ainsi toujours dans la tête, car elle a été une véritable révélation.

L’imagination ce n’est pas une option qu’on nous offre à la naissance, ce n’est pas un statut qui sépare le bon écrivain du mauvais. L’imagination c’est de la foutaise parce que nous en avons tous ! il suffit juste de l’asseoir.

Le fait d’aller chercher chez des auteurs qui vous plait leur «recette» peut vous aidez, vous stimulez à progresser. Attention! Ne tombez pas dans le jugement, aller simplement chercher ce qu’il vous manque. Qu’il s’agit d’aller aux activités d’écriture, le Salon du livre, aller voir sur Internet les différents vidéos ou d’écrire un courriel à votre auteur.


Entourez-vous de gens positifs, prêts à partager votre amour de l’écriture. Prêt à débattre et soumettre leur déboire d’écriture. Vous allez vous rendre compte alors que…vous n’êtes pas seul et que d’autres aussi vivent les mêmes choses que vous.


J’ai rencontré aussi Louise Gauthier, auteure du Pacte des elfes-sphinx. Une femme merveilleuse qui m’a accueilli chez elle. Le conseil qu’elle m’a donné alors a été de lire autre chose que du fantastique. Ainsi je pouvais comparer des styles, des auteurs, des genres. Cela m’a permis d’affiner ma propre écriture et de reconnaître ce qui me plait de ce qui me plait moins.


Ce que je tente de vous dire c’est qu’il y a plein de gens autour de vous, auteur ou non, qui ont des perles de sagesses pour votre écriture et cette fameuse quête d’inspiration. Il faut sortir de sa zone de confort et tenter de répondre.
Nous avons tous notre façon de nous mettre aussi en phase d’écriture. C’est-à-dire, je suis disposée pour un temps donné à écrire sans être dérangé par l’extérieur. Ni par le temps, ni par nos émotions, ni par notre vaisselle. En ce qui me concerne, je commence toujours avec un thé ou un café à proximité, car durant ma séance mon corps est tellement oublié que je me mets à geler. Je trouve ensuite une musique propice pour m’aider à couper avec l’extérieur.

Finalement, avant de débuter une séance d’écriture je prends une feuille blanche et je l’ai rempli de tout ce qui me passe par la tête. Certain appel ça l’écriture automatique, d’autre un réchauffement de muscle et d’autre une libération des effets néfastes de notre journée. Plusieurs auteurs s’entendent sur cette méthode et même les psychologues !


Moi je tiens un journal qui m’aide aussi dans ma vraie vie. Je me lève le matin et je remplis ma page. Lorsque je reviens le soir, je remplis une autre page. Avant d’écrire, la même chose.
Je vais vous laisser sur un dernier outil qui m’aide beaucoup. Une auteure qui je crois à su parvenir à une « Recette» qui promet quelques avancées côté frustration. Il s’agit de Julia Cameron et son fameux ouvrage «Libérez votre créativité»

Et n’oubliez pas que les recettes miracles d’écriture n’existent pas. Il y a des outils tout autour de vous qui pouvez vous aidez à progresser et mâter l’inspiration. Gardez les oreilles ouvertes les conseils peuvent venir de n’importe où. Il ne s’agit pas de s’asseoir et laisser une main divine contrôler votre plume. L’inspiration est le travail, la recherche, l’abandon de soi et tout notre être dans cet art.


Si vous avez été interpellé par ce sujet, n’hésitez pas à communiquer avec moi. Je serai ravie de répondre au mieux de mes capacités à vos interrogations.

Informations Groupe d’entraide à la création littéraire

Description: Groupe de soutien pour vos projets de création littéraire. Nous offrons diverses activités pour se familiariser avec les différents concepts de la pratique d’écriture (environnement, blocages, outils), de la nouvelle et du roman. Nous proposons quelques défies durant le mois comme  par exemple une écriture commune, un texte sous une thématique individuellement, etc.

Le groupe permet de partager, commenter et échanger vos écrits avec des gens passionnés. Nous offrons la possibilité aux membres d’animer des activités s’ils le souhaitent et/ ou de nous soumettre des idées pour nous soutenir dans l’amélioration du groupe.

But: Briser l’isolement lors du processus créatif, soutien, débattre sur divers sujets, avoir un groupe avec les mêmes intérêts

Où: La bibliothèque l’Octogone de LaSalle

Pour un temps indéterminé, nous procédons avec un groupe facebook. Bienvenue à tous /tes !

Quand: Tous les 3e lundis du mois de 19h00 à 20h30

Inscription: Via la bibliothèque Octogone ou par le formulaire de contact. Nous prendrons contact avec vous dès votre inscription.

Tarif: Gratuit

Conditions : Être âgé entre 18 et 35 ans, s’inscrire et aimer écrire <3

La culture du Tips

«Le pourboire comprend les sommes remises volontairement par les clients au salarié»

Pour ceux qui me connaissent très bien, vous comprendrez mon exaspération vis-à-vis la loi sur le pourboire. Nombres d’expériences désagréables que j’ai eues avec le Tips et le salarié en question. Nombres de vendettas  que j’ai reçues quand, le pourboire ne suffisait pas.

J’ai été crié après, insulté, on a même osé saboter un breuvage pour me faire payer ma soi-disant avarie. Je ne m’en remets toujours pas, vous savez! Chaque fois que le moment de payer vient, je me questionne à savoir si cette fois-ci l’employé serait sympathique avec moi. Ils le sont en général jusqu’au moment ultime du client qui remet volontairement le pourboire.

Enfin, c’est leur gagne-pain alors c’est normal qu’ils soient féroces et arrogants! Cependant, je me questionne sur la validation d’une telle culture…

Prenons par exemple deux cas bien distincts qui exécutent la même tâche.

  1. Un préposé aux bénéficiaires qui amène un verre d’eau à son client.
  2. Une barmaid qui apporte la bouteille d’eau à son client.

Le client dans la situation 1 sera redevable au PAB, mais ne cherchera pas à s’en faire récompenser par une somme X. Travaillant dans le domaine de la santé, j’ai entendu souvent les préposés dirent: « Merci Madame, mais ça fait partie de mon emploi vous amenez de l’eau. »

Alors que dans la situation 2, la barmaid va se retourner, ouvrir le réfrigérateur, vous tendre la bouteille à 4.50$ et laisser sa paume ouverte en vous exigeant un pourboire.

D’accord, les salaires et les conditions ne sont pas pareils. C’est un problème de société et les barmaids ou autres serveurs ont un salaire misérable. Mais est-il justifié d’user de manipulation, de poitrines suggestives et de rancune pour nous faire passer le message quand la personne à la base n’est pas sympathique et que c’est son emploi de te donner une bouteille d’eau quand tu as déjà payé ta consommation?

Vous savez ce qui me scandalise encore plus? C’est les commerces qui incluent déjà le pourboire à la facture! Ou nous n’avons aucun choix du pourcentage sur la machine Intéract / visa.

La loi le dit bien: volontairement. Alors pourquoi dois-je subir la colère d’un employé mal payé par son employeur? Mais là nous entrons dans un autre débat… Revenons sur le pourboire. Ainsi la loi dit que c’est un geste volontaire du client envers le salarié. Donc nécessairement il doit y avoir des critères pour vouloir volontairement donner de l’argent. Quels sont ces critères? Ayant étudier la vente et travailler dans le domaine de la vente au détail je peux répondre à ses questions.

Premièrement il vous faut un employé gentil, aimable et présent. C’est-à-dire que la chix du bar ne vous laissera pas tomber pour aller mettre son corps sublime à l’oeuvre à la table des mecs qui viennent d’arriver.

Deuxièmement, elle offrira différentes options de ce que propose la maison. Une serveuse, un barman connait ses produits et ils doivent faire vivre une expérience client, permettre la dégustation, l’envie de consommer davantage. Si nous sommes accueillis froidement par un : Ouin. Ça va être quoi pour vous?

Troisièmement, si son service est ciblé juste sur le Tips ça ne marchera pas. Si à chaque consommation tu dois débourser 1$ ou 2 $,  ça devient royalement emmerdant. J’ai déjà vu des employés rester la paume vers le haut, restant devant moi jusqu’à tant que j’ai gratté le fond de mon portefeuille. Sérieusement? Oui. Un ami m’a déjà raconté qu’un serveur refusait de lui donner sa bouteille d’eau tant et aussi longtemps que le pourboire ne lui était pas glissé sur la table.

Je suis exaspérée de sortir! Exaspéré de prévoir le pourboire quand je sais pertinemment que la personne devant moi ne fera pas un bon service à la clientèle…Mais nous sommes pris au piège de ce système, de cette culture…

Ai-je raison de me scandaliser? J’ose espérer! Lorsqu’un visiteur viendra dans mon centre d’hébergement et que je lui offrirais des indications ou des informations, je lui exigerais un pourboire…nous allons bien voir sa réaction!  Enfin, le tour de la question ne sera jamais pleinement fait dans un petit éditorial comme celui-ci, mais je souhaite que dans les prochaines années que  notre société la regarde de plus près.

 

 

Les vieux et la patate en poudre

 

Non nous n’affamons pas nos vieux. Non il n’y a pas qu’un seul choix au menu. Oui parfois c’est mou. Oui parfois ça n’a pas l’air appétissant. Oui parfois ce n’est pas top santé. Même que des fois c’est trop provert.

Il y a quelques mois un résident en voulait à la cuisine de lui servir des patates en poudre. Il avait bien raison d’être scandalisé. Monsieur a toute sa tête, il a encore toutes les facultés gustatives et ne porte possiblement pas de dentier. Ce qui est, pardonner si j’en choc certain, bien malheureux pour lui. Si vous vous attendez à manger de la gastronomie en centre d’hébergement, vous serez déçus. La réalité est que ce sont de vieilles personnes qui mangent peu, qui sont souvent très difficiles, qui ne goûtent plus rien, que tout soit trop salée ou avec aucun goût.

J’admets par contre que la bouffe icitte à tendance à être fade. Après quelques sachets de sels, ça va mieux. Il n’y a pas non plus de superbe présentation. Et mise à part les restrictions complexes des bénéficiaires, le personnel de la cuisine doit gérer les goûts personnels, les choix religieux et/ ou nutritif, la quantité de nourriture pour parfois 12 étages à 25 personnes par étage ET des belles conditions budgétaires imposées.

Alors oui il y a probablement des patates en poudre qui se glisse sur le menu. Oui ce n’est pas le top. Je suis allée discuter avec le cuistot où je travaille et ce dernier m’a avoué que certains centres le faisaient, parfois, quand il était pris de court ou que le prix de la patate avait considérablement augmenté. Est-ce vrai ou pas? Est-ce justifié ou non? Je vous laisse le soin de valider votre prise de position. Cependant, taper sur les employés ce n’est pas la chose à faire.

Nous avons fait un choix de société qui est d’accorder plus d’attention à un autre groupe de personne plutôt que la nourriture de nos petits vieux. C’est triste, mais c’est de même au Québec! Si vous avez la chance de garder vos ainés prêts de vous, les dorloter, leur faire de la bonne popote, d’aller leur rendre visite fréquemment ou de les héberger chez vous…tant mieux. La réalité ici c’est la maladie, des pertes physiques et cognitives et malheureusement des familles dysfonctionnelles…Et ces gens aboutissent inévitablement dans le cercle gouvernemental de la gestion du p’tit vieux.

Solution : Modifier nos valeurs de société et l’orienter non vers l’économie, mais vers des alliances sociales plus prospèrent.