Savoir s’arrêter

Je consulte plusieurs sites pour capter un maximum d’information. Je recherche le plus possible des outils pour me perfectionner dans  mon écriture à tous les nouveaux, pour tous les chapitres, pour chaque étape de la structure. Je jongle avec mon horaire, je suis des coachs sur les réseaux sociaux, j’écris, j’écris, je pratique, je fais mes exercices, je suis proactive dans ma correction, je trouve des bêta-lecteurs, je peaufine, je relis… Bref, quand est-ce qu’on parle de souffler un peu?

Le monde tel que nous le vivons perçoit la pause comme un bris de service. L’art qui se veut de plus en plus compétitif, qui se dévoile agressif et met les auteurs en concurrence… Mais l’art, la création, l’expérimentation, cette recherche de la bonne histoire ne sont pas une course à finir au plus vite! Je ne dis pas de répugner tout l’aspect économique! On nous parle d’écrire tous les jours, de ne pas désespérer, de faire tous nos exercices… oui en effet ! Un écrivain qui a du succès se lève pour son rêve. Il accepte la fatigue. Il accepte de mettre sur hold d’autre plan de sa vie. Parce que le temps ne peut être scindé en deux. Persévère. Continue. Un peu tous les jours…

D’accord ! Je suis pour cette philosophie. Écrire est comme être au boulot ( avec quelques plus évidemment)  n’avez-vous pas tendance à vous mettre trop la pression par contre? Ne ressentez-vous pas une lourdeur s’accumuler sur vos épaules? Votre posture est-elle la bonne? L’importance de la pause dans cette course folle est primordiale! Avant que je ne commence à me regarder aller, je réalisais que je me poussais beaucoup, mais je ne m’accordais pas suffisamment de pauses dans la période d’écriture. Quand je m’installais au bureau, je pouvais y rester accrocher des heures. J’en ressortais étourdie, courbaturée et déprimée. N’y avait-il pas d’alternative? C’en était rendu déplaisant à la longue. Chaque fois que je prévoyais écrire, j’appréhendais déjà la fin… Au revoir le plaisir d’écrire!

Il faut réaliser que nous sommes assis, parfois sur un bureau à une chaise ergonomique ou même évêché sur le tapis de verdure ou un canapé plus ou moins confortable ( ou peut-être trop). Demeurer dans cette position pendant une journée complète? Non merci! Chaque heure, il est conseillé de se lever, marcher voire même s’étirer. Votre corps saluera votre initiative. Le cou, le dos, les mains sont des endroits vulnérables à prendre soin. Vous n’y pensez jamais? Mettez-vous une alarme! Sortez de la pièce, faites du yoga, prenez votre vélo ou marchez dehors.  Votre cerveau bouillonne, laisse le refroidir un peu.

Il faut comprendre que même si je me lève et je marche, je continue de réfléchir sur mon histoire. Elle ne me quitte pas aussi aisément. Parfois, une solution sur laquelle je bûchais depuis des heures m’apparait. Vous conviendrez que du  côté santé les arguments sont logiques. Du côté productivité c’est indéniable! Mais j’ai ce besoin de plus en plus important de mettre l’interrupteur à off. Totalement. Déconnecter. Faire autre chose. Ne pas juste prendre une pause. Faire et réussir autre chose. Avoir d’autres passe-temps, d’autres passions. J’ai besoin par exemple d’écouter la télévision, jouer avec mon chat, sortir et prendre un verre, de me retrouver seule et regarder le Fleuve devant chez nous, entendre les oiseaux, m’enthousiasmer de tout et de rien, être en nature,  vivre… Attendre entre deux romans. Briser totalement ma chaîne de production. J’en ai besoin pour continuer d’aimer me retrouver devant mon ordinateur, aimer griffonner, créer, penser, structurer et corriger…

En conclusion, Bernard Werber vous dirait qu’un auteur ne peut rester dans sa tour d’ivoire. Autrement dit: Sortez et vivez!

Quoi de neuf, Doc?

En quelque semaine, le paysage a changé. Ces arbres endormis sans éclat et sans vie sont devenus feuillus et éclatants! L’été! Enfin, l’été! Des rayons de soleil qui réchauffe la couenne et les piaillements des oiseaux. J’ouvre mes fenêtres et l’air du Fleuve st-Laurent est un délice pour mes narines. Je me sens me réveiller aussi comme un vieil ours qui hibernait. C’est long et endolori ces premiers mouvements!

Je ne suis pas très présente sur les réseaux sociaux… Ni même sur ce blogue que j’avais juré de ne jamais laisser à l’abandon. Je ne peux dire que je n’ai pas eu le temps. Je ne crois pas à cette excuse. Disons que ma concentration a été retenue ailleurs. J’ai eu un nouveau poste. Je suis au niveau des achats maintenant. Je me sens enfin  à ma place.  Mes collègues sont vraiment de bonnes personnes. J’ai dû prendre le temps qui m’était offert pour me stabiliser. Maintenant que c’est fait, je retourne à ma véritable passion : l’écriture.

Malgré que je ne donne pas signe de vie, il y a beaucoup de choses qui ont progressé côté écriture. Un beau roman à venir avec une ME. Ma coauteure et moi attendons encore des nouvelles de notre 2e vague de correction. Ouf! C’était une expérience colorée! Ma nouvelle qui va sortir en automne 2018 est entre les mains de mon bêta-lecteur. Cet été je vais le passer avec ma correctrice et donner le contrat à ma graphiste pour une troisième association commune. Puis…ce qui me tien vraiment à cœur en ce moment est ce superbe roman. Oui! Oui! Je me suis lancée à un gros roman, complet, de A à Z. Il va prendre un peu de temps à être complété celui-là. Je veux le rendre au meilleur! J’ai l’intention de faire une trilogie. J’y aborde des sujets plutôt sensibles comme la famille éclatée, l’alcoolisme, la quête d’identité et la mort.

J’ai fait cette mini histoire sur mon blogue avec la chanson libérez le trésor de Michel Rivard… Cette histoire est devenue une obsession. Un matin ou peut-être même un soir, j’ai eu un flash de cette adolescente métisse. Je me suis inspirée d’une personnalité publique autochtone que je respecte énormément pour bâtir mon protagoniste. Vais-je dire le nom de cette personnalité publique? Non. Je ne veux pas l’associer à ma prise de position de ce roman. Je voulais un personnage féminin, fort. Pas physiquement, mais mentalement et émotionnellement.  Une fille qui en a dedans et qui ne mâche pas ses mots. J’ai voulu une jeune femme qui prenait position et qui cherchait sa vérité. Je l’ai trouvé!

Le roman fait autour de 400 pages jusqu’à maintenant. Je n’avais jamais eu à négocier avec autant de mots! Mais j’ai dû me lancer ce défi. Après mes nouvelles courtes, j’ai eu l’impression de n’être pas pris au sérieux. Pourtant, dans toutes mes recherches, j’ai compris qu’il fallait humblement que je commence à la première étape : essayez de faire quelque chose avec des mots. J’ai énormément appris. Tellement que ce roman ne semble pas être un obstacle à écrire. En quelques jours j’ai écrit le roman. Là je suis à son peaufinage, ce qui demande un œil averti. Un temps de réflexion. Je ne réussis pas à relire plusieurs chapitres une seule et même journée. Pourquoi? Parce que j’ai besoin d’améliorer pas à pas ces chapitres. J’ai besoin de voir la cohérence. Implanter les manques. Revisiter les émotions que je veux faire vivre. J’ai réalisé qu’un roman, ça prend du temps! J’étais pressée! Maintenant je ne le suis pu.

Ce matin, j’ai pris mon café et je me suis dit : tiens allons se délier les doigts sur le clavier avant de commencer cette séance de correction! Cela m’a permis d’écrire cet article qui au final, n’est pas si intéressant. Mais c’est important. J’ai commandé d’ailleurs le livre un artiste est un athlète comme les autres sur amazon. Il y avait un bon moment que je n’avais pas lu sur l’écriture! Ce livre sera sûrement dans ma section guide pour écrivain. Cette section aussi est à l’abandon…

Important de se délier les doigts, de prendre le temps d’écrire, de s’exercice, faire des activités d’écriture autre que notre roman. Comme le marathonien qui a besoin d’aller au Gym, de courir selon des intensités différentes et qui a besoin de voir à sa santé et se réchauffer… L’écriture vient nous chercher sous différent sens et niveau. Position, concentration, émotion, physique, spiritualité, etc. Tous ces volets sont importants à réchauffer et entrainer.

Si je n’avais pas cherché à écrire une mini histoire sur mon blogue, je n’aurais pas découvert cette femme forte que je décris plus haut. En ne faisant pas mes exercices, je me prive de futur monde, personnage, histoire. Et même si je n’aurais pu rien en tirer et que cela aurait fini en cliquant mettre à jour sur wordpress, j’aurais eu au moins le plaisir de construire ce petit article.

Je regarde le vent faire danser la cime des arbres et je réalise que j’ai toute l’inspiration nécessaire juste sous mes yeux. Je suis à ma place, là ou je dois. Ni plus. Ni moins. En fait, pour aujourd’hui seulement.

Histoires d’un bloc # 13

Le héro

Il y a bien longtemps que je n’ai pas eu d’évènement crunchy avec ce bloc pour votre plus grand regret! Mais essuyez vos larmes mes petits poussins, en voici une qui saura vous plaire!

Un jeudi en apparence bien banale. Toutefois, un ouvrier de la maintenance venait chez moi pendant la journée sans que j’aie de chaperon afin de faire réparer mon ventilateur de salle de bain. Qui je vous souligne fait un bruit monstre depuis un an, soit avant que je ne m’accapare de ce logement fraichement rénové. Je souligne le fraîchement rénové. Après mes avertissements de femme hystérique à propos de son chat et de son côté mordant, ainsi que ces fuites quotidiennes dans le couloir et le fait que son petit bout de nez est souvent dans la porte quand on l’ouvre…. Bref! FAITES ATTENTION À MON CHAT! J’arrive chez moi, épuisée, mais heureuse d’avoir fini ma journée. 16h30. Je monte les escaliers, les pieds en compotte! Je pense à un bain chaud et agréable. Hmmmmm! Bain!

Mais bain il n’y eut pas. En tout cas, pas dans l’immédiat. Je dus attendre deux bonnes heures. Toutefois, laissez-moi vous racontez cette drôle d’aventure. Donc, je montais les escaliers épuisée et lorsque j’arrivais enfin au moment de débarrer ma porte… cette dernière me résistait! J’essayais de nouveau. Sans résultat. Il faut visualiser deux serrures, dont l’une que je n’utilise jamais étant donné que ma clé ( si bien foutue elle est) n’entre pas à l’intérieur de la fente. Et ça depuis mon arrivée dans cette place. Je réessaye et alors je m’avoue qu’en effet, l’ouvrier qui est venu faire des travaux ou peu importe qui a barré cette deuxième serrure.

J’appelle ma concierge. Aucune réponse. Je laisse un message. Je vais cogner chez elle. Aucune réponse. J’appelle au siège social. On me dit d’aller voir sa fille. Qui est la fille de la concierge? Bonne question. Je vais voir dans le bureau de la concierge. Personne. Je rappelle. On me dit de rappeler un autre numéro. Le numéro d’urgence en question ne sait pas quoi faire, elle n’est pas sur place. Je rappelle le siège social, on trouve quelqu’un qui va venir chercher les clés dans le bureau de la concierge. J’attends. J’attends. Je suis rouge de colère et fatiguée! Les clés ne sont finalement pas dans son bureau, mais dans son appartement…

Un bordel quoi!

Je parle avec l’ouvrier pas content du tout. Il avait fini sa journée et il semblerait que ce bloc n’est pas prévu de second pivot pour les urgences. Dommage! L’ouvrier de me répondre: « une chance ce n’était pas une urgence!» À moi de répliquer enfermé deux heures hors de chez soi, n’est-ce pas une urgence? En tout cas pour moi qui dégoulinait à grosse goutte s’en était une.

L’ouvrier propose de faire sauter la serrure ( boum ! ) Mais cela implique qu’il devra revenir demain! Ce que je ne veux pas! Fichez le camp de chez nous!

Brillant, l’homme décide de cogner chez le voisin! Bien sûr le balcon conjoint! Mon voisin, gentil espanophone, à la voix angélique! Je vous jure j’ai un spectacle vocale tous les soirs depuis un an! Il est vraiment doué! L’ouvrier passe le muret de métal, passe par dessus ma cage à chien ( qui est pour mon chat), mes pots de fleurs, ouvre ma porte-fenêtre férocement, passe le méchant dragon ( un chat apeuré) et vient m’ouvrir galamment la porte.

*APPLAUDISSEMENT*

Sérieux, c’était dangereux. Il n’aurait pas dû se risquer à escalader sur le balcon. Ce n’est pas normal que ce bloc n’a pas de plan secours, de personne seconde en cas d’urgence… Je me demande si une plainte vaudra la peine. La concierge m’a rappelé une heure plus tard s’excusant avec une raison qui la regarde. Moi ce qui me perturbe c’est qu’un immeuble avec autant de vie humaine ne peut dépendre d’une seule personne. Ce n’est pas normal! Il doit y avoir un numéro d’urgence nécessairement.

Sinon pour le moment, merci à cet intrépide héros!

Cette drôle d’histoire d’amour

Les oiseaux se taisaient d’un seul accord. Le vent fouettait les feuilles et je les entendais se frotter les unes contre les autres bruyamment. Elles dansaient et prenaient tout l’espace autour d’elles. Le spectacle était merveilleux et le soleil timide éclairait à travers l’épais nuage gris. La fraîche emportait avec elle l’odeur de la terre mouillée et de l’herbe. Tout s’agitait sous l’ordre de la nature!

Les gouttes d’eau s’écrasaient sur les meubles, le métal et toutes surfaces sur leur passage dans un fracas monstre. Une mélodie se créait peu à peu. Un rythme enivrant. Les voitures créent des vagues lointaines qui éclaboussaient les passants infortunés. Les voix s’éloignaient tranquillement et se terminaient comme un faible murmure rapidement oublié. La pluie tombait en un mur opaque et mes yeux rivés vers la manoeuvre de la nature, j’étais stupéfaite. La cime des arbres se contorsionnait de droite à gauche. Les petits cristaux translucides qui faisaient un écho synchronisé m’interpellaient et me rendaient sereine. Je restais devant la fenêtre, dehors se déchaînaient les éléments et je réalisais que j’avais toujours aimé la pluie. J’espérais tant à cet instant la sentir tout contre moi…

Les poils s’irisaient sur ma peau quand le vent doucement me caressa. Quelque chose à l’extérieur m’interpellait… Mon corps combattait les rafales de froid en projetant des ondes de chaleur. Mais je ne voulais pas de ce confort, car tout ce qui m’intéressait était de sentir les bourrasques contre moi. J’avais envie de ressentir comme jamais avant j’avais pu le faire! Alors je passai la porte vitrée, obsédée par une seule pensée. Je traversai le perron dur de bois et tournoyais un moment sous la pluie. Je commença par retirer mes chaussures et je laissais mes pieds glissés sur le gazon humide. Une secousse de plaisir me submergea, mais l’air glacial me remit vite les idées en place. Je continuais à avancer pour que tout mon corps soit possédé par la tempête. Je retirai mes vêtements tranquillement et les abandonna sur le sol…

La pluie tombait et glissait sur ma peau qui était désormais vulnérable. Ma tête bourdonnait et je me sentais éclater sous mille éclairs de sentiments. J’avais froid et j’avais peur, mais j’étais surtout excitée et légère comme une plume prête à m’envoler avec ce vent endiablé. Les gouttelettes longeaient la courbe de ma poitrine et comme des doigts agiles d’un amant, je sentais mon coeur bondir et s’emballer sous la caresse. Mon esprit qui combattait alors mon intrépidité avec sa lucidité m’abandonna. Je fermais les yeux me laissant bercer à l’aveuglette par l’amour que me procurait la nature. Mes lèvres humectés et rougis, j’ouvrais la bouche grande laissant l’eau s’accumuler en moi et comme la rose, je me sentis revigorée et satisfaite. J’eus l’impression de disparaitre dans cette tornade de sensation, de n’être plus convaincu de rien et de désirer qu’une chose c’est de m’y abandonner corps et âme. Je respirais le parfum des lilas qu’emportait la nature. Je me laissais porter dans le torrent de sensations acceptant ce cadeau qui me comblait à chaque seconde.

Je ne pouvais évaluer le temps que je passa sous la tempête, mais lorsqu’elle cessa sans avertir, je me retrouvais étourdie au centre de ma cour le souffle coupé. Je tremblais comme ces feuilles plus tôt au vent. J’avais froid, mais je bouillonnais à l’intérieur comme le magma d’un volcan. Une grande lassitude m’avait désormais gagné. J’ouvris les yeux et le soleil brillait de nouveau. Les oiseaux absents revinrent chantonner ignorant de ce qui venait de se passer. J’eus l’impression d’avoir rêvé ce que j’avais ressentis. j’essyais de me faire à croire que ce n’était que les hallucinations d’un cerveau malade, mais il n’en était rien. Je crois que j’avais toujours voulu entamer une danse sous la pluie, me risquer à m’y abandonner, mais je réalisais que maintenant à quel point la nature me possédait. Que la pluie me charmait et qu’au plus profond de moi, l’érotisme sommeillait et que sans elle, il n’aurait jamais éclot. L’inquiétude se lit alors sur mon visage, je craignais la prochaine averse…

Et si je ne t’avais pas eu à mes côtés, qui aurait compris ma douleur?
Lettre par lettre, me mettre à nue devant toi
M’exprimer et pleurer sur le blanc si rassurant de tes pages
Coucher les mots qui font mal
Silencieusement, crier ma haine
Tendrement, être consolé
Car entre toi et moi, il n’y a pas de bémol
Il n’y a pas de non-dits
Il existe que cette histoire que j’écris et celle
que tu lis avec attention.

Pour ces jours où la foi nous abandonne, pour ces nuits où la tête réfléchit trop, pour ses cœurs qui tremblent quand plus rien ne va…L’écriture nous sauve.

La furie Nocturne

Le calvaire. Depuis qu’il est bébé ce chat me fait tourner en rond. Au début comme tous disait et que j’ai cru, c’est un chaton il va finir par se calmer. Plus les semaines avançaient plus le minet ne changeait pas. Alors j’ai épluché Internet et les sites d’expert en comportement félin pour trouver une explication. Il le fallait, ma santé mentale en dépendait!

Problème

Venez que je vous explique! Mon chat grimpe, saute et court comme tous chats en parfaite santé, mais il mange aussi tout ce qui traîne. Qu’il s’agit de fils, de meubles, de livres, de nourriture, de plastique, de soulier, grimper sur la télévision à écran plat, manteaux et linges, des draps( mes belles couvertures sont fichus). Tous, mais tout y a passer ( R.I.P lumières de noël). Non seulement ça, mais il saute sur mes meubles et redescends en faisant un vacarme monstre…toute la nuit! Au début, c’était cute. Regarde-le il mâchole ce bidule! Awww! Il est tout mignon quand il grimpe! Après quelques nuits, j’étais vraiment rendue intolérante ( et mes voisins aussi). Et je me suis dit: est-ce qu’Avoir un chat c’est automatiquement plus avoir de biens en bon état?

Les solutions sont venus au fur et à mesure. La plupart n’on pas marché…

Solution # 1: Repousse griffe

J’étais remplis d’excitation! Je tenais entre mes mains le push-push légendaire des magasins. J’ai acheté le high-tech afin d’éloigner mon chaton des meubles. Cela gommait un peu les meubles, mais j’étais persuadée que l’odeur légèrement citronné allait dissuader mon chat. Au final, il plissait les yeux, mais les meubles n’ont pas été épargnés…

Solution # 2: Cacher tout ce qui traine

Bon d’accord! J’ai une maison plus rangée, faut l’avouer. Mais j’ai dû mettre ma commode à linge dans le garde-robe pour qu’il cesse de grimper dessus et mange les coins. Ce n’est pas très commode.

Solution # 3: Faire des pièges

J’avais entendu dire que certain aliment pourrait repousser les chats. Alors j’ai commencé à mettre des tranches de citrons et de lime un peu partout. Cela demandait par contre de les changer au deux jours vu que le citron s’assèche. J’ai essayé la sauce spiracha, mais ce n’est pas très esthétique et ça finit par puer… J’ai bourré mon meuble de feuille d’aluminium parce que j’avais entendu dire que le son les effrayait. Cela a marcher pour l’arrière de ma télévision pour qu’il ne gruge pas les fils, mais cela à duré un temps. Les caches-fils…chers et mangeables pareil! C’est à peine si je n’avais pas essayer les cinq épices chinoises. Finalement, l’odeur qui repousse le plus mon chat est le Vicks… ça gomme les meubles, mais ça ne les brise pas.

Solution # 4: Le chat s’ennui

Alors là! Il a été gâté. J’avais entendu dire qu’un chat qui mettait le bordel était sûrement parce qu’il n’avait pas suffisamment de jouets/ divertissement. Il faut aussi comprendre qu’un chaton a beaucoup d’énergie et en tant que maître c’est notre devoir de jouer avec. Cependant, après avoir dilapidé mon budget chez Mondou et d’avoir tous les soirs jouer avec Pô, appris quelques trucs sympa…il était toujours aussi turbulent! Toutefois, j’avais commencé plus sérieusement à entrer vers des solutions permanentes. Il pouvait au moins mettre son dévolu plus sur ses jouets que sur mes meubles ou mes mains… Il lui arrive même de sauté pour attraper mes bras vous imaginez? Et il saute haut le petit coquin!

Solution # 5: Chat angoissé

Je suis allée du côté comportemental poser des questions. Mon chat est plus agressif et plus expressif que nature. L’idée de payer un coach quand avec un peu de patience, je pouvais l’amener à changer de comportement me répugnais. J’ai essayé leur capsule fait de lait maternelle pour adoucir le chat avant de dormir avec une bonne pâté. J’ai remarqué que cela changeait. Il dormait plus longtemps et mangeait moins mes choses. J’ai pensé ensuite prendre le diffuseur d’hormone, mais je me suis demandé: Est-ce vraiment la poudre blanche que je lui donne ou n’y a-t-il pas autre chose?

Solution# 6: Affamé et renforcement positif

Malgré le fait que je mets encore un peu de vicks sur les coins de mes meubles j’avais remarqué le calme de mon Pô la furie nocturne après son pâté. Alors je me suis demandée…ne serait-ce pas le signe que mon chat en ayant le ventre tout plein soit plus sage? Je ne voulais non plus en faire un chat obèse. Puis, de site en site, de question en question j’ai compris que mon chat crevait de faim! Mon petit minou agitée courrait et chassait et mangeait tout ce qui bouge parce qu’il n’avait pas suffisamment à manger. Alors la solution a été de lui donner un peu plus a manger avant d’aller dormir ( il avait deux soupers maintenant). Puis, constatant l’acharnement qu’il avait sur moi quand j’entrais du travail il me fallait régler sa distribution de nourriture pendant la journée. J’ai donc commandé un distributeur 5 services pour chat. Depuis! L’agressivité et le mâchouillage diminue!

Cependant, il me reste encore à renforcir le comportement désiré chez mon chat. C’est d’une simplicité d’enfant: Chaque fois qu’il me lèche plutôt que de me mordre, me donne une caresse plutôt que de m’agresser… Hop! Une friandise! Il a encore du travail à faire, il a atteint 1 an aujourd’hui… mais pour l’amour de cette petite bête poilue j’ai bien l’intention de poursuivre notre œuvre de cohabitation.

Dieu de création

Ce concept pourra paraitre bien idiot à certain, mais ceux qui cherche à se libérer de toutes les idées préconçues de l’écriture le trouverons intéressant, j’ose espérer!

Oublier votre représentation de dieu. Il n’est pas question de religion ici. Je parle de la force de ce mot: Dieu, toute puissance. Zeus qui fait gronder le tonnerre. Dieu qui a le pouvoir du tout. Quel est le lien avec l’écriture? Et si je vous disais qu’accepté votre rôle d’écrivain était comme prendre le siège de dieu? Ne m’insultez pas s’il vous plaît… Restez avec moi et l’image que je veux vous donnez! De plus, cette théorie je ne l’ai pas inventer. C’est à force de recherches et de conférences et de questions à des auteurs plus expérimentés que j’ai finalement accepté d’essayer l’image…

Quand nous créons nos histoires, nous décidons de tout. Peu importe le sujet, vos valeurs, vos idéologies… écrire est un acte puissant qui demande que vous vous donnez le droit d’être légitime dans ce que vous faîtes. Dieu sait-il un jour demander s’il avait le droit d’être Dieu? Non, il est ce qu’il est et il fait ce qu’il doit faire. Lorsque nous débutons et même ceux qui sont déjà avancé, on se questionne beaucoup, on doute énormément et on se sabote. Croire au contraire que vous avez votre mot à dire, que ce que vous faîtes est correct, que vous avez le droit de parole, que vous avez le droit d’imaginer les scènes de vos choix, que vous avez le droit à la prétention d’auteur…ça nous permet d’arrêter de focuser sur l’inutile ( le négatif et le doute) et se tourner vers ce qui compte vraiment pour nous: Faire une bonne histoire.

Ferme ta gueule

Nous attendions l’autobus depuis un moment déjà. En retard, comme toujours celle-là. Toutefois, j’ai souris au chauffeur et je suis allée m’asseoir. J’étais dans l’autobus ce soir-là dans un état de grande fatigue et de grand mécontentement de tout. Même mettre de la musique m’écoeurait! Puis, il y a eu cet homme qui semblait avoir passer une aussi mauvaise journée que la mienne qui a décidé de dire sa façon de pensée au conducteur… Alors cela à dégénérer et ce dernier à menacer d’appeler la police. Va s’y! criait l’homme qui avait passé cette pitoyable journée. Je vais les attendre icite! Alors je me suis dit… Pourquoi tu n’as pas juste souris gentiment au chauffeur plutôt que l’intimidé? Pourquoi ajouter à la fin de chacune de nos journées un sujet malheureux en plus? Pourquoi…. tu n’as pas juste fermer ta gueule?

Depuis quelques années, je développe la compensation et la patience pour moi tout d’abord qui m’amène, sans que j’ai à le simuler, à l’être aussi pour les autres. Ce n’est pas toujours facile et je faillis encore beaucoup…

Je ne soupire plus quand je suis exaspérée. Par exemple en souhaitant sincèrement que tu remarques mon manque d’intérêt ou de découragement à ton égard, un long soupire t’aurait rendu mal à l’aise. Je me refuse, plus ou moins bien, à te donner des conseils parce qu’au final je ne fais qu’aggraver ta situation. Plutôt je suis là et je t’écoutes si tu as besoin. Parle-moi avec sincérité et je vais t’accueillir. Ce n’est pas toujours facile de ne rien dire… ce n’est pas aisé de ne pas juger. Je me mêlais beaucoup de la vie des autres et tout ce que je récoltais était de la chicane. Maintenant, je ferme ma gueule. Ce n’est pas de la vengeance ou quoique ce soit de menaçant. Au final, pourquoi je perdrais de l’énergie à avancer des points, à parler de ci et ça, du méchant monsieur qui criait après le méchant chauffeur… Pourquoi je ne fermes juste pas ma bouche pour observer et leur envoyer à chacun tout l’amour du monde.

Dans ce même autobus, il y a une femme ivre qui a porter son dévolu sur un homme. Elle voulait des cigarettes ou je ne sais quoi. L’homme poliment l’a acceuillis et écouter le temps qu’elle voyageait avec nous. Quand elle est partit, une petite lumière s’est levé pour aller parler avec l’homme, pour aller insulter la femme qui venait de quitter. L’homme patient, un noir élégamment vêtu a dit: « elle a bu et avait juste besoin de parler». Notre petite lumière est allée se rasseoir. Et s’il avait fermer sa gueule lui-aussi? Oui c’était cocasse et la dame m’a fait bien rire, mais ce que j’avais surtout retenue c’était la gentillesse de l’homme à la peau foncée.

Je pourrais raconter une dizaine d’histoire similaire. Comment des gens pour, je ne sais quelle raison, ont voulu mettre tout le monde dans leur état en disant le mot ou la phrase de trop quand ils auraient pu simplement se taire. Nous avons cette liberté d’expression, se droit de parole et se droit de clamer haut et fort sans qu’on en soit coupable ( il y a des limites morales et éthiques évidemment). Toutefois, je clame le droit au silence. Le droit de refuser de parler quand nous pouvons blesser quelqu’un. Je ne dis pas de garder un secret au détriment des autres, mais dans l’espace intime comme publique, si notre pensée est limite offensante, manipulatrice ou inutile… FERME TA GUEULE!

Choisir son correcteur

Vous êtes arrivés à cette étape fatidique. Celle-là qui vous angoisse au plus au point. Ce moment de jugement, de remord et de grande sueur. C’est-à-dire, la correction! Certain on la chance d’avoir du talent, une facilité ou voire même une bonne capacité d’apprentissage en la matière. Cependant, il y en a d’autre qui sont des désastres sur deux pattes. Alors, vous faîtes le choix d’aller chercher de l’aide. Et si trouver un bon correcteur pouvait être une tâche agréable dans votre processus artistique? N’est-ce pas le moment de faire regarder votre texte par un œil avertie? Je souhaite avec ce petit article très humble permettre d’éclairer quelques anxieux qui ne savent pas où donner de la tête.

Suis-je rendue à la correction?

Selon moi, la première étape de ce processus est de vous demandez si vous êtes en effet rendu à cette étape. Il est facile de le déterminer. JE vous parles évidemment de mon propre processus de correction qui comporte plusieurs phases afin qu’une fois arrivé avec le correcteur(trice) je suis sûre de ne pas débourser de l’argent inutilement. En auto-édition, l’importance de diminuer ses coûts est primordiale. Au niveau d’une maison d’édition en général, le correcteur est fournie. Mais vous pouvez être de ceux qui veulent mettre au maximum leur texte en valeur ( qualité de la langue par exemple) avant de demander le soutient de votre éditeur.

Normalement, quand j’ai écris mon histoire, je la dépose pour un temps. Dépendamment de la longueur du texte, je peux varié entre deux semaines et un mois. Ensuite, je le reprends, rafraichis et énergique et j’exécute ma première relecture afin de voir les erreurs de chronologie, de personnage, de personnalité, d’atmosphère, etc. Est-ce que c’est bien ça que je voulais? Est-ce que c’est monotone? La poésie est-elle belle? Une vue d’ensemble en bref. Ensuite je la relis une seconde fois pour voir les problèmes de syntaxes et les fautes qui à mon niveau son possible d’être remarquer. Par exemple, des s, des temps de verbes, des problèmes de syntaxes, le vocabulaire. Je me dirige ensuite vers mon béta-lecteur attitré qui est en soi une étape très souffrante. C’est là que le sens que je croyais et le sens que j’ai écris doivent corresponde. C’est à ce moment-là que mon lecteur me dit, ajoute ça ou enlève ça. Met plus de poésie et ici je ne comprends rien… Des fois, un lecteur ou deux lecteurs différents peuvent être d’une grande utilité! Finalement, je reprends mon texte pour la troisième fois, le corrige de nouveau, améliore ce que mon béta-lecteur m’a suggéré ( ce qui est très pertinent en général) et alors…seulement là, je crois que je suis mûre pour aller chercher un correcteur professionnel.

 Trouver des correcteurs:

Il y a plusieurs endroits où les dénicher. Facebook et internet offrent une grande facilité à communiquer avec eux et voir rapidement leur sérieux. Vous pouvez aussi vous adressez aux facultés en éducation, des jeunes aux études, qui vont devenir professeur. Vous pouvez poser des affiches, passer des messages dans les journaux, etc.

Parfois, le bouche à oreille peut faire des miracles.

Choisir son correcteur:

Première, il n’y a pas de presse! Alors prenez votre temps de parler avec la personne et de comprendre son mode de fonctionnement. ( correction ou réécriture? ). Il est important d’avoir un contrat clair, le montant chargée et les retouches possibles ( au mot, à la page ou à l’heure).

J’ai fait l’expérience de trois correcteurs et je dois dire que je suis complètement en amour avec celle qui a élevé ma nouvelle le bateau fantôme. Non seulement, elle était compétente, mais elle a pris par au projet de façon inattendue en travaillant avec moi plutôt qu’uniquement sur le texte. Nous avons, à la fin de sa correction, vu ensemble les détails de mes erreurs ce qui me permet de m’améliorer pour la prochaine fois. Donc, quel genre de relation auteur-correcteur avez-vous besoin?

Le choix de la personne doit aussi s’arrêter sur sa capacité à vous comprendre. C’est-à-dire une correctrice française ou québécoise? Votre texte est-t-il en français international ou très local de votre quartier? Ceci peu avoir un incident important dans la correction. Pour l’avoir vécu, ce n’est pas très agréable… Il faut être en mesure de vous comprendre!

Si vous êtes incertain à l’idée de faire corriger trois cent page, vous pouvez donner les 20 premières pages de votre manuscrit. En général, elles sont représentatives de votre qualité de français. En demandant la correction de ces pages vous avez une idée claire pour le reste du texte. Alors il vous suffit de corriger le restant avant de donner l’entièrement de l’œuvre au correcteur.

Un autre petit truc si vous êtes incertain du votre choix, vous pouvez demander avant toute signature et dépôt monétaire, un exemple d’une page de votre manuscrit. En général, si le correcteur est de bonne fois, va accepter. Cette seule page de test vous permettra de voir sa façon de travailler avec votre manuscrit. Il y a certain professionnel qui peuvent vous soumettre des exemples de contrat passé. Le mot d’ordre ici est: pouvons-nous bien travailler ensemble et être tous les deux satisfaits?

Les coûts peuvent varier, mais il n’est pas un indicateur de bonne ou de mauvaise qualité. Avant même de négocier ce point, assurez-vous que sa personnalité, sa façon de travailler et son interaction vous mettent en confiance. Même s’il a un diplôme, si vous ne pouvez pas le sentir… On passe au suivant!

Finalement, peu importe le correcteur choisit, il ne faut pas espéré que votre texte soit un chef-d’œuvre ou systématiquement accepté par une maison d’édition par la suite. Il faut voir cette étape en tant que formation pour votre métier d’auteur.  Plus vous prendrez soin de votre propre texte, plus la correction sera allégée… Alors au moment de faire le pas en cette direction, assurez-vous que vous êtes sincèrement rendus à cette étape.

Les mots-clés de la recherche d’un correcteur/trice:

  • S’assurer d’être rendu à cette étape;
  • Analyser ses besoins ( correction, réécriture, juste les verbes, un avis, etc);
  • Prendre son temps pour choisir;
  • Vous devez être en confiance avec cette personne;
  • La communication et la compréhension doivent être évidentes entre vous;
  • Sentir que sa façon de travailler est bonne pour votre objectif recherché;
  • Prévoir un contrat clair entre vous pour éviter des frustrations futures, des mésententes et autres problématiques;
  • Rechercher une relation à long terme plutôt qu’une rapide correction.