Adieu CHSLD et autres conneries

Trois ans que je jonglais sur la liste de rappel entre centres d’hébergement, hôpital, CLSC, RI et autres conneries pour me faire à croire que j’avais un vrai emploi. Bon! Je suis peut-être dure. Il s’agissait d’un emploi, un vrai, rémunéré. J’ai réussi en me faufilant entre plusieurs affichages à avoir quatre jours semaines depuis février 2016. C’était stable plus ou moins. Une fin de semaine sur deux de libre. J’étais réceptionniste et coupeuse de papier. Non vraiment? Oui vraiment! J’ai été à l’université pour coller des tablettes et couper du papier. Pourtant c’était une belle expérience. J’ai compris d’autres départements que le front du réseau de la santé. J’ai vu des cancéreux, des p’tits vieux, des médecins, des infirmières et un tas de connerie. J’ai vu des sourires et des airs bêtes. J’ai vu des dangereux et des professionnels à tous les niveaux. Des gens crasses. Des gens pour lesquels je me battrais pour eux sans une once d’hésitation. Ce qu’on nous montre dans les médias est faux. Faux. Faux. Faux. Le burnout ne m’en parlez-pas! Le manque de staff non plus. Les coupures… Merci M. Barrette et votre équipe.

Il n’y a pas de recettes pour survivre dans le réseau de la santé. Il suffit d’être vous, refuser ce qui ne vous convient pas. Malgré la lourdeur administrative, la plaie bureaucratique et les êtres humains qui ont perdu le feu sacré, il y a eu de bonnes choses. Des fous rires sincères. Des amitiés guérissantes. Des prises de bec essentielles.

Je reste ou je pars? Voilà la question que je me suis posée pendant trois ans. Ne serais-je pas mieux dans le privé? Dans une PME? Si je reste, on me promet un poste complet, d’être vraiment considérer d’ici cinq ans. Suis-je prête à continuer d’être rabaissée par des collègues de travail? Suis-je prête d’être dans un milieu auquel eh oui! Je n’ai pas toutes les compétences pour en saisir la totalité ( médecine). Est-ce que si je reste, il y aurait quelque part une petite place pour la petite Karine?

En trois ans j’ai géré  des cas lourds en CHSLD. Des gens violents, fugueurs, insultants et tout simplement des connards. Je ne parle pas juste des résidents ici ( hé hé hé). J’ai appris la patience. J’ai appris à me protéger. Je me suis endurcie. Je sais ce que je vaux. Plus personne ne va appuyer sur le bouton panique inutilement. Quand on reçoit un code de violence et que les procédures doivent s’enclencher à travers vous, en sachant pertinemment que si tu ne réagis pas suffisamment vite, un collègue de travail va se faire casser le nez par un résident… Le stresse plus jamais. (OK peut-être un peu de temps en temps).

Vendredi dernier j’étais chez IKEA et je mangeais mon poulet au beurre quand les  ressources humaines m’appellent. Bonjour, Karine, je veux valider quelques postes avec vous. À ce moment-là j’avais déjà accepté d’aller dans le département des achats. Plus tôt dans la journée j’étais allé rencontrer ma nouvelle boss. Elle était géniale et j’avais l’impression de flotter sur un petit nuage. J’allais être entouré de gens compétents. Les vieux de la veille et j’allais connaître leur secret. Je ne vous mens pas quand je dis qu’au téléphone, j’ai fait le suivi avec la technicienne en RH de onze postes. J’ai refusé en cinq minutes onze postes. Dans les affichages, la liste de nom était rendue à moi. C’est quand on m’a dit X centres, acceptes-tu ou tu refuses? C’était le centre que je travaillais depuis trois ans. C’était MON CENTRE. C’est là que j’ai compris que j’avais officiellement passé à autre chose. En février, j’allais commencer à l’IUGM. En février, j’allais devenir une professionnelle dans le réseau de la santé. Je n’étais plus elle qui boucherait les trous à droite et à gauche. Tout de même, il fallait le faire : onze postes refusées! J’avais tant espéré ça il y a trois ans!

J’ai peur de ce nouveau défi. C’est effrayant l’inconnu. Sincèrement. Je ne me réjouis pas de tout recommencer. Mais je sais que j’ai des bases solides que les nombreux départements que j’ai faits m’ont apprises leur spécialité, leur unicité et ça je le trimballe avec moi. Je sais qu’il  n’y aura pas des jours faciles. C’est à espérer sinon qu’est-ce qu’on apprendrait dans la vie sans? Je sais aussi que je passe officiellement à du temps plein. Depuis que j’ai commencé à travailler, je n’ai qu’accumulé quelques heures ici et là. Je vais être dépaysé. Je vais sans doute être épuisée. Toutefois, regarder bien mon sourire. Il ne flanchera pas tout de suite!

Je mets enfin le point final sur mes anciennes vies et je commence ma nouvelle. Plus libre. Plus fière. Plus indépendante. 2018 aura au moins la pertinence d’avoir bien commencé.

Je n’ai de compte à rendre à personne

Été 2016, j’entamais le choix d’être ce que je voulais. J’avais toujours eu ce rêve d’être écrivaine. Mais quand on part de la base, le rêve est flou, immense et inatteignable. Comment on commence ça être écrivaine? Comment on le sait quand on est écrivaine? C’est quoi être écrivaine? Avec patience, amour et humilité, j’ai appris. J’ai appris tellement à travers exercices, de conférences et de conversations avec des auteurs(es), en suivant plusieurs blogues.

Depuis 2016, j’ai monté mon blogue, j’ai fait deux nouvelles et un roman coécrit avec une superbe auteure qui est devenue une bonne amie. Depuis 2016, j’ai trouvé ma paix intérieure. Je sais ce que je vaux. Même si de nombreuses fois, j’ai été délaissée, ignorée et critiquée. Vous savez quoi, peu importe ces gens-là, c’est entre moi et mon rêve. Je ne suis plus arrêtable.

Le succès n’est pas la publication.

Le succès n’est pas le regard des autres.

Le succès n’est pas la popularité.

Le vrai succès est que mon rêve vit en moi pour moi, chaque jour de ma vie. Je ne vivrais plus jamais de regret.

Il y a des histoires qui prennent du temps, qui demandent de la maturité. Je dois l’accepter.

Ces histoires ce sont moi. Ce sont mes vérités, mes blessures et mes espoirs.

Je suis fière de moi et c’est essentiel.

Cependant, sur le chemin de l’écriture il y en a des doutes. Sur les personnages, l’environnement, les émotions, l’action, telle coupure, telle couleur, telle ambiance… Et j’y nage avec une aisance déroutante. Mais il n’y a pas de place pour le doute envers soi-même. Ce que je fais à cet instant est légitime.

J’adore me poser des questions. Depuis 2016, je m’en suis posé des milliers. Être écrivaine c’est vivre de ça. J’ai répondu certaines et d’autres questions se sont ajoutées. C’est éternel. Une roue d’idées, de problèmes et de solutions. On n’y échappe pas. Et j’adore ça!

Depuis 2016 j’ai foncé sans m’arrêter. J’ai écrit des centaines de pages voire plus que je pouvais même l’imaginer. Chaque page m’a rempli de joie. Chaque page confirmait ma passion. Chaque page me confirmait comme individu. Il y a tellement d’émotions à vivre quand on écrit. Il y a tellement de personnalité à rencontrer, à laisser s’exprimer et à écouter attentivement.

Mes histoires sont teintées de drame. On aime ou pas. Mais pour être écrivaine, j’ai compris que je devais aller à la rencontre de mes plus grandes peurs. Aller à la rencontre de mes douleurs et de mes angoisses. Je n’y cache rien. Je m’y expose ouvertement. Mais je ne veux pas de gants blancs pour la cote. On aime ou pas l’important c’est que tu acceptes que je te transporte quelques heures dans mon univers. Je ne te demande pas de chercher mes fautes, donne-moi les au passage je les note, mais mon plus beau cadeau c’est de me dire, hey je t’ai lu. Depuis que j’ai publié, j’ai accepté que je ne reçoive pas de certaines personnes ça. Je vais le recevoir de façon inattendue et ceux-là se graveront dans ma mémoire.

J’ai appris qu’être écrivaine ce n’est pas de mettre un mur entre nous et les autres. Il faut filtrer oui, mais c’est d’abolir le mur et de se dire que quoiqu’il arrive, ils ne me changeront pas. Je suis l’écrivaine. Je suis celle qui dirige la plume. Je suis celle qui murmure aux papiers. Je suis menée par le Dieu de la création et je n’ai de compte à rendre qu’à ce dernier.

Obscurité

J’ai soudainement peur que l’obscurité règne dans mon cœur. Que je ne vois plus d’issus…plus de bien autour de moi. Se pourrait-il que l’Homme ne croie plus en lui ? Qu’il sombre aux mains de la démence…les ténèbres sont proches et se préparent. À quand la prochaine attaque ? La prochaine danse…ils nous tenteront tous…chacun notre tour…

Une histoire banale

À tes yeux, une histoire que trop banale. La haine se faufile comme un serpent dans un nid sans couveuse. Ton regard se durcit. Tes yeux s’assombries. L’histoire bien ordinaire d’une conversation où les interlocuteurs parlent sans écouter. Un discours de sourd. Un discours d’aveugles. Une histoire qui vaut mille mots et qu’au fond n’en aura aucun.

Qui sommes-nous si nous ne sommes pas dans le regard de l’autre? Qui nous croyons être si l’autre ne nous regarde point?

Dans ton esprit, la raison importe si elle est de ton côté. L’injustice apparait souvent quand le Monde décide de regarder, mais sans quoi, le quotidien continu son avancé. Une histoire que trop banale j’entends, mais dont le poids est sur tes épaules frêles. De plus en plus lourd ce poids. Tu t’enlise dans une mare boueuse Tu vas suffoquer. Le sens que tu y mets n’aura que l’impact que tu choisis. Cet impact sera comme le clou, cruel, dans la main de celui que tu n’as pas cru sauveur et qui sera exposer en faible.

Qui sommes-nous si nous ne sommes pas juste les uns envers les autres? Qui nous croyons être si plus personne ne peut nous sauver de nous-mêmes?

Quand tu écoutes, tu n’entends pas. Ni justification. Ni pleure. Tu es sourde. Sourde par l’ouï, mais surtout, ton cœur sèche et la poussière poussée par le vent éloigne ta rédemption. La voie de ton cœur est l’unique chemin.

Qui sommes-nous sans larme et sans abandon à l’autre? Qui nous croyons être si plus personne croit au pardon?

Et si le silence parlerait à ta place il serait muet. Profond et froid comme l’abysse. D’une profondeur immense, ton âme ne sait plus comment nager vers la surface. Et tu choisis ta mort par tes gestes. La mort par omission. Et tu choisis de mourir sans tendre ta main. Et tu choisis de mourir.

Alors crois-tu encore que cette histoire soit banale ou tu accepterais de te confier à moi? Car le silence et les mots s’ils ne sont pas choisis ne peuvent que te condamner à l’erreur. Une roue qui tourne sans cesse. Une erreur qui tourne sans cesse. Et ton cœur qui se fracasse éternellement.

 

Mon expérience chez les soeurs

J’avais besoin de silence et de solitude. J’avais deux semaines de vacances en octobre pour mon anniversaire. Je n’avais pas envie d’une fête, d’un restaurant ou des cadeaux. Il n’y a pas dix solutions. Sois je restais chez nous, mais je ne pouvais vivre la solitude et le silence ou sois je m’isolais.

Je suis allée deux semaines chez les recluses missionnaires. J’avais une chambre simplette. Un lit, un bureau et un fauteuil. Les murs étaient blancs, mais les couleurs de l’automne derrière la grande vite me suffisaient. Il y a un rythme particulier qu’il faut suivre dans le monastère. Bref, un horaire. Mon déjeuner, mon dîner et mon souper étaient programmés. Les soeurs y font bien à manger. Pour ça, je ne pouvais me plaindre. J’avais cinq minutes pour me servir et la porte de la cuisinette fermait. J’empilais la nourriture rapidement et le choc vint ensuite. Il y avait un silence de mort dans la salle à manger. N’avais-je souhaité ça? J’étais, pour la première fois, confrontée à mes pensées. C’était terrifiant. J’entendais les gens mastiqués, tousser, racler de la gorge et je ne me concentrais pas sur le repas. L’excellent repas! Les jours défilaient et j’avais réussi à m’habituer à cette ambiance. Je regardais mon plat, l’appréciait, remerciait de la générosité et l’accueil.

Le silence au dîner, puis au souper. Dans les couloirs. À l’église. Le silence en tout temps. J’avais le goût de hurler, de parler avec les soeurs, j’avais envie de quelque chose, mais je ne savais pas quoi. Et ce je ne sais pas quoi me manquait. J’ai assisté à une messe dans ce petit hôtel simplet. Les soeurs avaient une belle voix et j’étais contente de vivre un moment puissant avec elles. Il y avait aussi un parc autour du monastère. J’ai été marcher souvent. Tous les jours calmement, saluer les passants, voire de nouveaux visages et les couleurs de la nature.

Toutefois, ce ne fut pas qu’une expérience belle et lumineuse. Elle fut froide et noire aussi. J’étais venu chercher la solitude et je le ressentais ce vide qui m’habitait. Mon manque profond de vitalité et de joie. Dormir dans un lieu comme celui-là quand dans notre enfance le noir nous a plus d’une fois terrifiés. Mais je ne savais pas que j’avais peur du noir et du silence. Alors toutes mes nuits se sont transformées en insomnies et en cauchemars éveillés. J’ai pris nombreux thé et café pour me ressaisir. Profiter de ces nuits d’ébullition mentale pour écrire. J’ai incapable d’écrire. Bloqué, voire même totalement paralyser. Qu’est-ce qui m’arrivait? Eh bien! Je vivais intensément ce moment privilégié avec moi.

J’avais appelé une amie et puis mon frère. J’ai pleuré comme une vraie enfant, perdue. Autant j’aurais tout donné pour partir à cette seconde autant j’avais besoin de rester et vivre l’expérience jusqu’au bout.

Après coup, ce fut une bonne chose pour moi de m’exclure momentanément de ma vie. C’était une pause nécessaire pour me permettre de mieux avancer. Mieux visualiser où je désirais m’enligner dans la vie. Déçue de ne pas avoir écrit, mais très heureuse d’avoir inscrit dans ma tête et mon coeur le courage que j’ai de me retrouver vis-à-vis moi-même.

Hospitalité monastique

UNEQ- Le métier d’écrivain

Résumé

Ce guide a été préparé par l’Union des écrivains québécois, à l’intention de ceux qui pratiquent l’écriture au Québec. Une foule de renseignements utiles sur le monde de l’édition et de la création littéraire. Parution : 15 octobre 1993, 190 pages

Mes impressions

L’ouvrage date un peu, mais il ne faut pas s’y fier. Les informations dans ce guide pratique sont loin d’être dépassé. Si vous cherchez de l’information sur comment composer votre manuscrit, le choix de votre éditeur, comment négocier un contrat, la loi et le droit, un domaine d’étude dans la littérature et les organismes gravitant autour du livre au Canada? Tout y est.

Ce n’est pas un livre littéraire. C’est un passage d’information pertinente pour visualiser les différentes étapes du voyage du manuscrit. Ce sont des informations de contenant et non de contenus. Ce livre ne vous parlera pas d’intrigue, de personnages, de descriptions, etc.

Dans l’ensemble c’est un guide qui confirme plusieurs éléments nécessaires pour votre manuscrit. La page de présentation, les couvertures, les conventions du style, etc. Je suis depuis longtemps dans la quête d’information et cela m’a permis de valider ce que je savais déjà. Cependant, un chapitre m’a particulièrement intéressée : Chapitre sept « des spécialistes vous parlent…». Un chapitre découpé entre question et réponse par des auteurs de plusieurs genres ( théâtre, radio, livre, etc). SI vous vous posez une multitude de questions comme qu’est-ce qu’un bon livre? Quels conseils donneriez-vous à un jeune auteur qui désire écrire pour le théâtre? L’écriture visuelle permet-elle de bien gagner sa vie? Dans tous les cas, n’oubliez pas que c’est le parcours des auteurs en questions qui répondent et non une généralité. Ils peuvent dire blanc comme vous pourrez dire noir.

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Jean Grignon- De l’écriture à l’édition

Bibliographie

(Montréal, 3 décembre 1935- )

Jean Grignon fait ses études classiques à Montréal (Baccalauréat ès Arts, 1955). Après une courte période sur le marché du travail, il poursuit ses études et obtient en 1965, une Licence (Université de Montréal) et un CAPES (École Normale Supérieure). Dans sa carrière professionnelle initiale, il s’intéresse à l’enseignement de la mathématique et des sciences, à titre de conseiller pédagogique. Sa compétence sera soulignée par le prix Abel Gauthier de l’Association des Mathématiques du Québec (AMQ), comme personnalité de l’année (1988); par le prix Adrien Pouliot de la même association pour son essai La mathémathique au jour le jour; par le Prix Apame d’Or de l’Association des Promoteurs pour l’Avancement de la Mathématique à l’Élémentaire (APAME), pour sa participation exceptionnelle à la revue Instantanés mathématiques, particulièrement comme éditieur de cette revue.

En 1990, Jean s’engage dans un parcours littéraire. Son écriture emprunte le roman, la nouvelle, la poésie, l’essai, le théâtre. Entre autres distinctions, il est finaliste au Prix Robert Cliche (1998) pour son roman L’oiseau-lyre, publié la même année chez Guérin Littérature. À titre de poète, son nom est inscrit au Dictionnaire des poètes d’ici, de 1606 à nos jours, Guérin, 2001. Plusieurs revues ou autres collectifs accueillent ses textes. Mentionnons Les saisons Littéraires (Guérin, Montréal), Virages (Prise de parole, Toronto), La revue de la nouvelle (XYZ, Montréal), Auteurs recherchés(Botakap, Québec), Brèves littéraires (Société littéraire de Laval, Laval), L’écrit primal (Cercle d’écriture de l’Université Laval, Québec), Avec nos années (FADOQ-Mauricie). Ses oeuvres rejoignent le publicautant par l’édition que par l’autoédition.

Sa formation en sciences lui permet de rédiger les textes pour les vidéocassettes L’été à toute volée (2000), Un vent de printemps (1998), Becs fins (1994), toutes produites par Les productions Sur le Vif (Saint-Michel de Bellechasse). On y reconnait sa rigueur scientifique, ses préoccupations écologiques ainsi que sa poésie dans le traitement des scènes de la nature.

Jean Grignon s’implique dans son milieu en animant des ateliers d’écriture, en donnant des conférences, en participant à des soirées de lecture. Il est de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) et du Cercle d’Écriture de l’Université Laval (CEULa).

On le retrouve aussi sur le site de Cyberscol et sur celui de l’UNEQ .

Référence

Voir toutes ses oeuvres

Résumé

Passionné des mots, Jean Grignon se consacre à l’écriture littéraire depuis une quinzaine d’années. La poésie, le roman, la nouvelle, l’essai ont tous eu rendez-vous avec sa plume. Curieux, il aime réfléchir en explorant différents univers, dont ceux de l’édition et de l’auto-édition. Il possède une écriture sensible qui sait rejoindre le lecteur. Avec de l’écriture à l’édition, l’auteur revient pour une troisième fois sur ce thème, mais en approfondissant davantage la genèse de l’écriture, ce passage obligé de tout écrivain devant le miroir de la page blanche, les angoisses et les questionnements suscités. Vous écrivez et souhaitez être lu ? Vous êtes intrigué et passionné par les qualités inhérentes à l’écriture et à l’édition ? Vous êtes fasciné par cette traversée intérieure franchie par tout écrivain pour rencontrer son lecteur ? Vous voulez apprivoiser ce voyage inévitable entre l’écriture et l’édition ? Voici une réflexion intime et personnelle sur les rites de l’écriture et de l’édition. Beaucoup plus qu’un bouquin technique, ce livre vous révélera l’importance d’interpeller les sens du lecteur pour communiquer avec lui. Vous constaterez que lire à voix haute influe sur le choix des mots. Vous apprendrez que la créativité empêche l’écrivain de sombrer dans un univers ennuyeux et répétitif. Vous démystifierez la motivation profonde qui anime tout écrivain. Édité pour communiquer… mais comment ? De judicieux conseils vous seront adressés pour mener à bien votre projet d’écriture. Vous verrez comment l’écrivain fait irruption dans l’univers du lecteur, comment il fait croiser l’espace d’un livre deux solitudes, la sienne et celle de son destinataire. Vous scruterez les rouages de l’édition, les contraintes, les trucs pour amoindrir les coûts, le choix d’un éditeur, l’auto-édition possible, etc. Après tout, votre écriture ne doit-elle pas inévitablement mener à l’édition ?

Mes impressions

Court ouvrage qui se lit aisément. En quelques pages, il vous résume plusieurs sujets variés : L’émotion,  fiction, administration, publier, l’éditeur, distribution et beaucoup d’autres. Ce qui m’a attiré c’est que l’auteur équilibre notre soif d’information et sa plume poétique. Dans la plupart des ouvrages que j’ai lus jusqu’à maintenant, il y a un bla-bla inutile pour ce qu’on peut nommer un livre de référence. On ne veut pas trop de technique aussi, on s’entend? Jean Grignon a su résumé habillement plusieurs thèmes autour de l’écriture. Deux phrases sont venues me chercher dans ce livre. La première à la page 18 où un auteur se confie à Monsieur Grignon qui dit ceci: « L’écrivain écrit avant tout avec ses tripes- avec son coeur et son cul. » La deuxième phrase est à la page 23 : «Il suffit d’écrire une seule phrase vraie.» Je crois que Jean Grignon a une vision claire et honnête de l’écriture et il ne tente pas de vous persuader que c’est le plus beau et facile métier du monde. Voici les faits. Voici ce que vous rencontrerez en choisissant ce chemin.

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Je ne vous souhaite pas bonne année

Le nouvel an me semble plus symbolique que Noël. Noël est une course interminable de consommation, de beuverie et de débauche alimentaire. Et quand la famille est éclatée, absente ou morte c’est plus lourd qu’une roche dans la rivière. Le nouvel an est le début du nouveau décompte pour que la terre fait un tour complet sur elle-même. Cette immense masse sur laquelle nous vivons continu son petit train-train annuel, mensuel et quotidien. Alors ne sommes-nous pas entrain de célébrer l’anniversaire de la terre? Après tout, elle a un an de plus.

Le nouvel an est symbolique pour une raison encore plus profonde. C’est un passage important pour faire un récapitulatif de notre année passée et nos souhaits pour la prochaine. Mais ce n’est pas une simple question d’embrasser mamie et souhaiter bonne année avec un bécot bien baveux. C’est plutôt une chose intérieure et propre à chacun. Un souhait intime et sincère que nous voulons protéger et travailler pendant la prochaine année. Ne me mentez-pas! Non. Mangez moins, maigrir ou faire plus d’argent ne sont pas des souhaits intimes.

La nouvelle année est un passage vers le mieux. Alors laissez-moi vous guidez. Prenez papier et crayon. Assoyez-vous dans cette pièce qui vous fait sentir bien. Une pièce dans votre maison idéalement. Prenez un temps pour revoir votre année. Les moments de joie et celles plus triste. Revoyez vos bons coups et vos moins bons coups. Puis, sur le papier commencer par je me remercie pour cette année 2017. Prenez chaque émotion que vous avez vécu triste comme joie et remerciez-vous de l’avoir vécu. Remerciez-vous d’avoir passer au travers, d’avoir su vaincre et échouer. Sans jugement. Sans solution. Sans promesse pour 2018. Sans anticipation. Simplement, acceptez de vous remerciez de cette belle expérience de la vie dans votre corps, votre coeur et votre esprit. Quand vous aurez terminez cet exercice, mettez sur papiers vos cinq priorités pour l’année 2018. Indiquez ensuite comment vous allez passer à l’acte. Soyez doux avec vous. Soyez aimant avec vous. Ce n’est pas une compétition et le count down ne finit pas en 2019. Soyez patient.

Il ne suffit pas simplement d’écrire je veux maigrir, mais plutôt, je veux donner à mon corps tendresse et amour. Comment?  Je vais préparer mieux ma liste d’épicerie et m’en tenir. Je vais prendre le temps de cuisiner avant de commander. Je vais manger en silence plutôt que devant la télévision. Je vais sentir ma faim et remercier pour mon repas. Vous voyez? Il n’est pas obligé de juste dire je vais pousser trois fois plus lourd au gym.

Pour le nouvel an, je me suis accrochée à cette idée qui dit de la fêter comme on voudrait que la prochaine année se présente à nous. Calme en famille devant un film? Entre amis à la discothèque? Entre amoureux sous la couette? Seul vous savez comment cela doit se passer. Ne soyez pas prisonnier des envies des autres ou d’une tradition que vous trouvez ennuyante.

Il ne s’agit pas de remettre le compteur à zéro. Non bien évidemment sinon cela serait très facile pour tout le monde. C’est prendre conscience de la réalité que vous pouvez être une meilleure personne pour vous-même et votre entourage. C’est un moment dans l’année, mondialement, qui rend grâce à qui nous sommes et qui nous permet de le réaliser, de le vivre, de le partager.

Pour terminer cette article je ne vais pas vous souhaitez bonne nouvelle année. Pas que je suis impolie, mais plutôt pour vous souhaitez une bonne continuité. Et peu importe ce que vous désirez accomplir en 2018, voici mon dernier conseil, car la route est longue jusqu’au succès; Nul ne peut progresser s’il n’ose faire un pas.

Quand vient la fin

Le temps semble s’être arrêter, ne plus fonctionner. Aucun bruit, aucun murmure à l’horizon. L’impression que la casette est arrivée à sa fin et qu’elle n’attend qu’après moi pour la changer de côté …et je reste là, pendant un instant à ne plus compter, ne plus réfléchir. Les pensées se figent. Les muscles se détentes. Plus rien ne compte en ce moment que ce doux silence. Je touche à ce calme comme un soldat après une bataille…le repos s’annonce enfin. Il s’agit d’une douce isolation que l’esprit se permet d’accueillir avec grâce. Ensuite viennent les larmes priant pour encore être sollicitées de la sorte. Ne plus devoir comprendre, ne plus devoir demander, ni espérer…

Un dernier hommage

Je ne suis pas très bonne pour dire au revoir aux personnes que j’aime. J’ai toujours un mélange de tristesse, de colère et un sentiment de lâcheté. J’aurai pu l’appeler plus souvent, j’aurai pu la voir plus souvent…

Je me souviens que dès mes premiers jours dans la compagnie tu as été une gentille dame. Toujours sourire, avec ton caractère intraitable évidemment. Tu étais droite et la vie a de nombreuses fois mis ton esprit et ton corps à l’épreuve.

Je me souviens des mélanges verts bizard que tu amenais toujours, de tes lunchs sans gluten, de tes blagues qui n’étaient vraiment pas drôles en général. Mais tu me faisais rire.

Je me souviens que nous avons parlé hommes et que tu étais une oreille sans jugement. Évidemment, tu m’as toujours donné le mot d’ordre: Prend quelqu’un de bien sinon laisse tomber.

Je me souviens que nous avons partagé des douleurs similaires, un passé qui nous retenait hors de la joie. On a parlé. Beaucoup.

Mais on travaillait aussi!! Tu avais toujours le mot juste, la gentille attention pour tes clientes. Tu étais près d’elle et ça se voyait…surtout qu’elle m’ignorait carrément et venait te voir directement. J’admirais ça. J’admirais que ton métier se fût soulevé en amitié.

Je me souviens que tu aimais le bleu. Tu portais souvent du bleu. Tu étais belle en robe. Coquette. Même à ton âge.

Je me souviens de ce jour ou tu as accepté de laisser tes cheveux gris pousser sur ta tête. Tu n’étais plus blonde (quoique tu étais belle aussi), mais je te trouvais encore plus belle. Plus toi. Plus sûre.

J’ai appris, un peu par hasard, dans le temps des fêtes, ton décès. Avec la frénésie du temps des fêtes, j’ai réussi à retenir mes larmes. Au fond, je sais que ton combat est terminé aujourd’hui. Que ta retraite tu l’as finalement prise.

Alors, permets-moi dans mon modeste blogue de te dire au revoir pour une dernière fois avec la musique que tu aimais beaucoup. Et j’espère qu’il y a une tonne de livres au paradis pour que tu continues dans ton plaisir à lire et dévorer ces histoires qui te passionnaient tant.

Repose en paix Denise.

De ton amie.