J’ai juste besoin d’écrire

Les projets s’accumulent : formation, bêta-lecture, le blogue, YouTube… Je réalise cependant que plus j’en fais, plus je délaisse ma véritable passion soit celle d’écrire ! Je danse avec mon horaire à essayer de faire tout entrer dans une semaine, mais je n’y arrive pas. Je n’y arrive pas donc je déprime. Je déprime donc je ne me sens bonne à rien. Voir mes amis(es), sortir, marcher, voir le monde et ça je ne le fais plus depuis un temps. Certaine raison financière oblige évidemment ! J’aimerais en faire plus, mais je n’y arrive pas.

Stop!

Arrêt sur l’image. Je regarde ma vie aller trop vite. Je regarde tous mes projets et je me perds de plus en plus. Et si j’essayais de replacer les choses maintenant ? Et si je me concentrais sur  ce qui me stimule véritablement. Mes histoires. Toutes ses phrases et ses idées qui s’accumulent dans ma tête et qui doivent sortir! Je l’ai oubli celles-là.

Depuis mon déménagement, je n’ai pas réussi encore à écrire dans mon studio. Cette chambre dédiée à mon monde créatif. Pourquoi suis-je incapable de faire un pas à l’intérieur ? Je ne peux juste pas m’asseoir, pourquoi, est-ce si difficile d’ouvrir simplement l’ordinateur et m’y mettre ? Je suis dans le salon, caller dans mon sofa. Il est bien ce sofa, mais ce n’est pas là que la créativité se cache.

Aujourd’hui, je suis entrée dans mon studio. Il y avait toutes les lumières pour les capsules vidéos. Toute la chambre était placée pour faire jolie, bien cadrée. Mais ce n’était pas moi. Ce n’était pas mon foutoir d’écriture. Mon antre. Ma caverne aux mille merveilles. C’était une place où des vidéos se prenaient. Alors j’ai su que je devais reconquérir mon territoire. Le mien. Ma place. Celle où j’écris. Celle ou j’imagine et je fabule.

J’ai fait le ménage, rangée ce qui avait besoin de l’être, j’ai mis mon fouillis sur ma table, j’ai replacé mes plantes et éloigné le stock d’éclairage. Je respirais déjà mieux. Finalement, j’ai pris mon bâton d’encens et je l’ai allumé. En fermant les yeux, j’ai médité. Ici repose ma sérénité. Ici je dépose mon imagination et ma créativité. Ici, Karine est la bienvenue et il n’y a qu’elle ( et Pô).

Lorsque je m’éparpille en pensée,

Quand je ne protège pas mon territoire,

Que j’oublie d’y faire un tour, de le saluer, de l’entretenir,

Je ne peux pas écrire. Je sais qui je suis. Je sais ce dont j’ai besoin.

Le jour de l’adoption

Je déménageais le 28 juillet et le 1er août j’étais dans une animalerie pour trouver mon futur petit et mignon compagnon. J’avais fait la SPCA et un autre refuge à proximité. C’était des chats pour adoption humanitaire. J’en aurais pris volontiers, mais il faut considérer les coûts. Et si on n’a pas l’argent pour les soigner on est aussi pire que les propriétaires qui les ont mis dans cette situation.

J’ai donc atterri à l’animalerie Nature. Je me faisais un point d’honneur de refuser d’aller mettre mon argent dans les usines à animaux, mais au final, n’est-ce pas là aussi une adoption humanitaire ? Les sortir, ces pauvres bêtes, de leur enclot de verre. Ils font les fanfarons ou s’étouffent…Moi entre SPCA il n’y a qu’une petite marge, qui s’appelle profit, mais les deux sont aussi pires l’un que l’autre. Les deux découlent de l’irresponsabilité de l’humain. De son goût pour la cutinerie et de l’abandon systématique dès que ça commence à demander trop.

Alors j’entre, ne tenant plus sur mes jambes. Je gambade jusqu’au show à poils. J’avais mes critères. Roux, femelle, mignonne et enjouée. C’était ça et rien d’autre. Point barre. Toutefois, rien ne s’est passé comme prévu vous pouviez vous en douter? Je vois deux petites oreilles dépassées d’une cage. Des oreilles noires comme la nuit. Tiens! Un petit museau apparait. Ces énormes yeux ronds me fixent. Il est assis. Alors tout prend son sens et je ne remarque pas du tout les deux petites chattes rousses dans la cage sur ma droite. Il n’y a que lui. Cette petite chose si minuscule. Il ressemble à un tableau de Picasso avec son blanc qui traverse tout croche son petit visage.

Mâle. Noir et blanc. Espiègle comme cent. Je suis loin du compte.

Alors j’essaye le chat. Voir si sa personnalité me convient. Voir s’il m’aime bien. S’il ne se sauve pas. C’est vexant quand le chat ne veut pas rester dans tes bras. Mais c’est comme les baguettes d’olivander ; c’est le chaton qui choisit son maître. Maintenant que j’ai cette chose et qu’elle me grignote les doigts gentiment, je regarde les autres chatons. Oui ils sont mignons. Mais non, il est dans mes bras et on s’aime déjà. Il a les yeux ronds ( il l’est a toujours d’ailleurs ) Il a l’air d’un chat sur l’herbe en permanence. Il est pour moi. Je suis pour lui.

Pô. Quel drôle de nom! J’adore Kung Fu panda. Je crois que c’est le meilleur film d’animation à vie que j’ai écouté. Je le regarde en moyenne une fois semaine ( un peu accroe la fille). Ne pas se fier aux apparences. Se pacifier. Croire en soi.  Et ! Le Kung Fu c’est super écoeurant ! Po c’est un beau personnage. Et mon chaton, noir et blanc  ( comme un panda ! ) il est doux, il rebondit, il sautille, court partout, il est mongol. C’est le nom parfait.

Ainsi, après les formalités administratives, je ramène ma bête à la maison et je passe ma première nuit blanche… qui sera juste un avant-goût de ce que peut être mon petit Pô. Son gentil surnom est Pô-La-furie-Nocturne ( oui un autre film d’animation que j’apprécie énormément), mais ça, c’est une autre histoire…

Show, don’t tell !

Cette expression vous est inconnue ? Alors, laissez-moi vous en parler ! Montre-moi plutôt que de me le dire. Qu’est-ce que ça veut dire c’te patente-là ? Quand vient le temps de décrire les choses, l’environnement, les émotions, etc., l’écrivain a un devoir de développer son idée. Faire en sorte que le lecteur voit ce qu’il voit, sent ce qu’il sent, touche ce qu’il touche, goute ce qu’il goute. Prenez l’exemple suivant :

« Carole est mélancolique. »

Qu’est-ce que ça dit ici ? Ouais bon, la fille est mélancolique, mais encore ? C’est tout? On passe à une autre chose comme ça ? C’est un peu morne si toute l’histoire était ainsi sur toute sa longueur. Et si j’avais dit plutôt :

« Appuyée sur ses coudes sur le bord de la fenêtre de chênes, Carole avait le regard perdu à l’extérieur. Elle jouait avec une mèche rebelle. Tout semblait si gris. Le jardin et ses esprits. Elle se souvenait de l’été dernier où le soleil inondait la cour jour après jour. »

Il y a un dosage à faire bien évidemment ! Trop en dire, trop en montrer peut faire l’effet contraire et étouffer le lecteur. Je pense à Jules Vernes qui maîtrisait à fond la description et c’est avec une gêne immense que j’avoue avoir sauté plusieurs descriptions de poissons (ce qui n’empêche pas de souligner son talent incroyable à montrer plutôt que dire dans vingt mille lieues sous les mers !). La description est à manier avec modération sauf si vous en décidez autrement, mais au début… Retenir des informations pour mieux faire savourer la personnalité de vos personnages. Laisser tranquillement les détails parfumer votre histoire. Contrôler votre rythme. Planifiez vos éléments. Prévoyez-les au bon moment là où ils seront le plus pertinents.

Les coulisses du bateau fantôme

Mes premières impressions positives de ma publication

Et voilà! Le deuxième petit livre de mon cru a été publié en octobre! Je suis fière ? Beaucoup plus que le premier. Le double des mots! Le double des pages! Travail sur la narration. Petit défie personnelle un livre au je en entier. Aviez-vous remarqué ? J’ai eu trois correctrices ! Et ça, ça en fait des choses à retravailler ! Une équipe du tonnerre qui a fait que ce texte devient beau et riche. Le graphiste est sublime comme toujours. J’adore mes petites filles. Ma Wapikoni qui tient sa petite sœur Aiyanna… Je vous jure ! Je raffole de mes personnages ! Elles ont été si bien définies si bien travailler, dans ma tête et sur mon plan d’action. Je crois et avec humilité que je suis heureuse de présenter un produit de qualité pour un deuxième livre à vie.

Mes premières impressions négatives de ma publication

Ma grosse déception va du côté de l’impression. Erreur dans la tarification, découpe plus ou moins satisfaisante, colle jaune sur des pages blanches (sérieusement ?) format du premier livre et du second non identique. En plus, vu le prix  (dû à l’erreur de tarification) j’ai descendu la qualité du papier (question de gramme). Disons qu’avec Acheri c’était une autre paire de manches et que j’ai eu des retours sur le fait que sa glissait plus ou moins bien. Mais en prenant une qualité moindre, l’encre parait au travers… Le triage fut de vingt copies plutôt que cent (encore à cause d’une question de tarification erronée). Mais en même temps, j’ai réalisé que ce n’était plus l’avenir du livre. Acheter une caisse et espérer les vendre. Oui les caisses nous appartiennent, mais elles dorment dans le placard et si personne n’achète…on a l’impression d’avoir échoué. L’idéal est de se baser sur le Juste à temps valoriser à fond par les Japonais. Donc, je vais passer par un intermédiaire qui s’occupe de l’impression et la distribution en plus d’offrir une plateforme de vente bien installée dans plusieurs pays francophones (pourquoi pas ? ). La charge d’impression ne me reviendrait plus. Chaque consommateur sera libre de prendre l’œuvre papier ou numérique. Ce qui fait avancer les choses… Mais maintenant Amazon ou…. Ça! C’est un autre défi!

Aussi je n’ai pas fait de lancement ! Vous avez sûrement remarqué que je ne vous ai pas achalé ? Oui. Certainement que vous n’avez pas remarqué. En fait, quoique fut très agréable mon premier lancement, j’ai encore un goût amer sur la réussite en générale de l’évènement. J’y ai vu des amis (es) , j’ai été accueilli avec amour et j’ai eu un réel plaisir de parler à tout le monde… Mais faire un tel évènement demande de l’argent et un certain intérêt… Toutefois, personne ne m’a fait de retour sur mon premier livre, ni sur l’évènement. Que dois-je en conclure ? Peu importe. Un écrivain  trouve toujours son lecteur et c’est malgré tout, le sourire aux lèvres, et confiante dans mon avenir que je dis ça sera pour une prochaine fois…

L’inspiration de mon livre

Pourquoi encore une histoire à thématique autochtone ? Sérieux… je pourrais vous dire encore que mes origines auraient été métissées et ma tante qui… Mais parlons terre à terre voulez-vous ?! J’ai un grand intérêt. Mes histoires, mes pensées, mes valeurs s’orientent vers le respect de la nature et de l’humain comme les cultures des différentes nations autochtones le valorisent. J’apprends à me démêler dans tout ça. Je prends ici et là quelques éléments, sans mentionner de quelle nation, parce que j’ai peur de faire une faute impardonnable et dire c’est de même dans x nations. Alors je reste dans la fiction et je regarde avec mes yeux. Toutes mes connaissances, tout mon environnement, mes intérêts m’amènent à avoir ce genre d’écriture aujourd’hui. Quel est-il ? De la fiction qui se rapproche du cœur. Je ne veux pas écrire une belle histoire pour que les gens disent ah ! C’est beau! Je veux que les gens voient les conflits, voient que la fin n’est pas toujours blanche ou noir. Elle est grise dépend de qui la regarde. Le bateau fantôme est une histoire dramatique. Triste. Je l’avoue. Mon premier, avec Acheri, donnait un peu d’espoir  et parlait d’une amitié qui transcende le temps et les mondes ! Le bateau fantôme parle d’une réalité qui est l’arrivée de l’étranger sur un autre peuple. Peu importe lequel ! Peu importe ses fois et ses lois. Et, il y a des gens méchants. Des gens qui chercheront à exploiter d’autres personnes. Le bateau fantôme donne une voix à une petite fille qui a vécu un drame.

Aussi, cette légende est acadienne. Le capitaine Craig, un pirate sournois a accosté à la Baie des Chaleurs (vérité ou mensonge ?) et le côté paternel de ma famille vient de l’Acadie. J’ai voulu en quelque sorte faire un hommage à ces gens. L’histoire de l’Acadie n’est pas réjouissante non plus… le grand débarquement… Allez lire sur le sujet si cela vous intéresse. Mis à part que c’est une légende acadienne qu’est-ce qui a d’Acadien dans mon histoire ? Les personnages. Je n’ai pas conçu des personnages à la légère. J’étais au plus bas de ma forme physique (arrêt de travail suite à une opération) quand j’ai levé mon crayon pour débuter mon histoire. J’étais très déprimée. J’ai eu peur. Je voulais écrire cette histoire, mais je ne savais pas jusqu’à ce moment comment l’entreprendre… Dans ma famille, il y a une forte résilience. Il y a eu beaucoup de malheur, beaucoup d’obsession, mais leur force de caractère… les voir toujours se relever jour après jour et remercier quelque chose dans le ciel de bon… quoiqu’il soit. C’est là que je vais commencer. Par la résilience. Par donner de la force à mes personnages. Des femmes d’un grand courage même sous leur impénétrable carapace, malgré les tempêtes et les épreuves de la vie. Non seulement j’ai dans ma famille des femmes de puissance et inspirantes, mais il y a aussi des hommes, au travers d’embûche qui sont restés près de leur cœur et c’est sans surprise que vous lirez la dédicace  faite au nom de mon père.

J’ai réussi à trouver la force en moi d’écrire… un mot à la fois… pour finalement réussir pendant mon arrêt à tout le finir à la main. C’était épuisant et j’avoue avoir été gelé les premiers temps sur les antidouleurs. Mais il est là. Tout beau! Tout frais ! Je ne prétends pas à un bestseller, mais je crois que pour l’écrivaine que je suis, encore à ses débuts dans cette carrière, j’ai bien progressé. Reste plus qu’à passer au suivant.

La suite de la collection contes et légendes

On s’en va Où avec ça ? Mis à part un changement intéressant de format et de qualité de papier, la collection continue son petit bout de chemin. J’ai l’intention de faire des nouvelles plus rigolotes et plus joyeuses aussi ne vous en faites pas ! (je ne suis pas déprimée en permanence, hein ?) Les plans sont déjà faits et ainsi que les grandes lignes, mais c’est seulement en mars que je vais composer le troisième livre de la collection. J’ai du stock en masse pour encore trois ou quatre ans ! Un par année à l’automne !

Mes prochains projets d’écriture

Je suis présentement entrain de construire un roman. Oui ! Oui ! J’ai la chienne de le faire ! Un super beau roman de science-fiction avec mon petit regard dramatique et ma philosophie qui est fortement influencée par les valeurs autochtones. Je travaille aussi sur une pièce de théâtre qui parle de mon expérience en CHSLD. Un peu d’humour noir ici… hi ! hi ! hi! Et… et….  Un super de beau roman à quatre mains est entrain de se faire finaliser pour être envoyé à une maison d’édition de genre lesbien. Je me suis lancée à fond dans ce genre avec une amie écrivaine ! Je visite d’autres facettes, d’autres mots, d’autres regards et je visite une belle histoire d’amour. C’était un beau défi ! J’ai bien hâte de vous en parler plus !

À suivre…

Résumé du livre 

Le village d’Aiyanna est tranquille. Le quotidien et sa vie bien rangés sont cependant bousculés par l’arrivée d’hommes venus de l’autre côté de l’Océan. Son père, Natharod un chef très sage accepte que les étrangers viennent rencontrer son peuple.

Pendant que Aiyanna suit l’exemple de son père et calque une attitude de prudence, sa grande sœur Wapikoni, habituée de se mettre dans des situations invraisemblablement risquées se démène pour rencontrer les inconnus de façon discrète. Elle entraine sa jeune sœur au cœur du danger et Aiyanna, avec une confiance aveugle, la suit sans se poser de question. Mais les hommes sont mal intentionnés. Leurs crimes leur ont valu une mauvaise réputation. Toutefois, pour ce peuple isolé il s’agit de leur première rencontre avec ces hommes.

Jusqu’où  les deux jeunes sœurs sont prêtes à faire confiance aux inconnus? Jusqu’où une grande sœur peut entrainer dans le danger sa cadette?

 

Aimes-tu ce que j’écris ?

« Aimes-tu ce que j’écris ? »

La question qui décourage plus d’une personne à poursuivre ses rêves. Oui ! Oui! Cette question-là : aimes-tu ? Si la réponse a le malheur de tarder, le manuscrit est jeté par la fenêtre et nous avons tous pensé à changer d’identité par la honte d’avoir osé, seulement à travers quelques lignes, nous montrer à un autre être humain.

Vous reconnaissez-vous ? Avez-vous déjà posé cette question? Avez-vous déjà reçu une réponse qui ne convenait pas à vos attentes ?  Il y a une façon de prendre la critique, mais j’irais encore plus loin dans cet article en vous posant la question suivante : êtes-vous prêts à attendre une réponse ? Et si je vous disais que vous pouviez vous améliorer. Si je vous disais que le texte peut être amené beaucoup plus loin. Que feriez-vous ? Pensiez-vous sincèrement que le premier jet est perfection?

Moi j’y ai cru. J’y ai cru une partie de mon adolescence et mon bêta-lecteur m’a fait beaucoup souffrir en répondant à la question « aimes-tu » par la négation à tout coup. Bon ou mauvais. Bien ou mal. Correct ou à ch***. Votre texte mérite-t-il une réponse binaire ? Blanc. Noir. Vos heures de travaillent peuvent-ils être résumé à un malheureux j’aime ou je n’aime pas. Même si le lecteur développe ? Ah! Là! Si le lecteur y arrive…

[Attention ce paragraphe pourrait en choquer plusieurs] Il y a des amateurs d’écriture qui resteront des amateurs. Des gens qui aiment écrire et ne se compliquent pas. Ils ne veulent pas une carrière. Ils ont juste besoin quotidiennement de leur dose littéraire. C’est bien. Il y a des gens qui aiment le tennis, sans plus, sans vouloir devenir compétiteurs. Ils jouent le weekend et en sont heureux. Et c’est correct pour ce qu’ils veulent en faire. Mais toi ? Toi qui désires au plus profond de tes tripes devenir écrivain, tu ne peux te satisfaire, que dis-je! Tu ne peux réussir à avancer dans cette voie en demandant aux autres « aimes-tu ».

Alors, comment se défaire de ces mauvais réflexes ? Ah! Parlons donc solutions!

  1. Apprendre à s’autovalider : oui. Ça ne sera pas parfait tous les jours. Mais apprends de tes erreurs. Corrige-les. Valide des hypothèses.
  2. Valider des hypothèses : ouvre des romans, étudie-les, va suivre des cours, lis des guides pour écrivains, suis la carrière de tes écrivains préférés, regarde ce qu’ils ont fait, écoute leur discours.
  3. Trouve un bêta-lecteur de confiance : pas un ami. Un bêta lecteur professionnel. Oui parfois, il faut investir de sa poche. Tu n’as pas d’argent ? Donne-toi les moyens d’en avoir ! Je ne crois pas pour toute chose de la vie que les choses sont gratuites. Crée un lien de confiance avec une personne qui saura pointer tes forces et les éléments de la technique encore immature dans ton écriture.
  4. Comprends, sans vouloir te soustraire à cette idée, que oui, parfois voire même souvent c’est moche. Mais ce n’est pas une situation incontournable. Tu vas t’améliorer avec l’effort, le travail et l’énergie que tu y mets. 
  5. Donne-toi des défis. Ose les concours! Ose de nouveaux genres !
  6. Quand tout semble noir, que tu effaces pour la millième fois la même phrase et que tu es sur le point de balancer ton laptop par la fenêtre… Va prendre une marche. Ça ne sert à rien d’insister. T’es crevé! Va te dégourdir les jambes et reviens tantôt taper sur ton clavier.
  7. Sors dehors. La tour d’ivoire n’est pas une solution pour t’inspirer.
  8. Te poser des questions sur ton texte du type : qu’est-ce qui m’a ému ? Est-ce que c’est ce sentiment que j’ai voulu transmettre ? Quel est mon message ? Mes personnages aident-ils l’idée générale du texte ?  Où je vais ? D’où je viens ? Et ça, ça va t’aider à sortir du « aimes-tu ».

 

Diffuser. Diffuser. Diffuser.

S’il y a une chose que j’ai apprise à force de patauger dans l’écriture c’est de diffuser mes écrits. Peu importe qu’ils me paraissaient parfaits ou non, peu importe ce que les autres pourraient en penser, peu importe s’il y a des Kekun qui me lit. Vous savez pourquoi ?

Je le fais pour moi en premier.

Il y a vos textes qui prennent du temps à composer. Des histoires qui vous prendront des années parfois à terminer et diffuser inclut que vous pouvez reprendre et retravailler plus tard votre texte. Mais je vais vous dire pourquoi je conseille de diffuser vos écrits. Parce que tant et aussi longtemps que vous vous attachez à cette histoire, à ce texte imparfait, à l’idée de le rendre parfait et digne de votre meilleur auteur…eh bien! Vous n’avancez pas! Vous n’osez pas autre chose. Vous ne progressez pas ! Vous ne risquez pas la critique.

Nous sommes attachés à nos écrits. Nous les tenons fermement et nous voulons les préserver de l’œil extérieur le plus longtemps possible, mais ce regard peut être votre meilleure chose. Vous avez peur de la critique. Peur de la bonne et de la mauvaise critique. Je comprends. J’ai passé par là moi aussi. Mes premiers commentaires m’ont fait mal. Et les silences aussi. Mais ça…c’est un autre sujet : Comment prendre une critique ?

Revenons à notre diffusion. Comment faire ça ? Où ? Avec qui ? À quelle fréquence ?

Ce sont toutes des questions très légitimes et je vous invite à vous asseoir et vous les poser. Mais ne le faites pas pendant cent ans. En faisant une recherche google vous trouverez nombreux sites gratuits pour diffuser vos écrits. Regardez-les, inspectez les commentaires et les textes déjà présents, qui sont sur ce genre de site, est-ce que ça vous convient ? Blogue, forum, site web, groupe Facebook, etc.  Il y a de tout suffi de chercher. Si vous êtes un peu plus autonome et entrepreneur, pourquoi ne pas vous ouvrir un blogue, un site web, une page Facebook à votre nom ? Vous pouvez aussi imprimer vos textes, en faire des feuillets et les proposer à votre bibliothèque locale. Vous avez d’autres endroits ? Allez-y ! Osez! N’oubliez pas de mettre votre nom et vos coordonnées si vous désirez des retours des gens qui vous liront.

Personnellement, je me suis donnée un horaire pour diffuser mes textes. J’ai plusieurs types de textes : blogue, nouvelle, roman. Mon blogue je l’y travaille et l’y diffuse régulièrement ( 3- 4 fois par semaine) dans l’idéal j’aimerais écrire un article tous les jours. Mes nouvelles, j’en sors une par année à l’automne. Mes romans qui sont en cours continuent d’être en cours. Je diffuse auprès de mes bêta-lecteurs et mes collaborateurs d’écriture ou ce qu’on peut appeler mes compagnons d’écriture.

Diffuser vous force à améliorer votre qualité certainement. Diffuser vous oblige à tenir vos engagements. Vous donne des objectifs. Des échéanciers. Vous entraine à être conséquent avec le vous intime, le vous publique, le vous écrivain. Diffuser vous obliger à risquer. À risquer d’être critiqué. Diffuser, il est possible de le faire même si nous sommes amateurs. Même si on croit fermement à l’imperfection de nos histoires.

Comment prendre la critique ?

Qu’est-ce que la critique ?

« Porter sur quelqu’un, quelque chose un jugement défavorable en en faisant ressortir les défauts, les erreurs, etc. ; blâmer, désapprouver, censurer, condamner : Se faire critiquer pour sa négligence. Porter sur une œuvre littéraire ou artistique un jugement, l’examiner en détail, en faire la critique. »

– Dictionnaire Larousse

Une définition plutôt sombre qui ne donne pas vraiment envie d’oser diffuser nos écrits. Cependant, la critique peut être apprécié, constructive, peu être déplacer comme elle peut être destructrice. En fait, avant même de lancer un texte sur le web ou le mettre en les mains de quelqu’un pour recevoir une critique, il vous faut comprendre certaines bases. Les bases les voici :

La vraie définition

Vous avez sûrement compris, une critique ne se limite pas à c’est bon ou ce n’est pas bon. Positif ou négatif. Ça passe ou ça casse. Il y a des nuances évidentes à prendre en compte pour une critique. Selon va dépendre de ce que vous recherchez, à qui vous demandez, de comment vous diffuser votre texte. Le résultat nous est davantage prioritaire que ça définition. Quel résultat cherchons-nous dans la diffusion de notre manuscrit ?

Se poser les questions nécessaires

Il ne s’agit pas de jeter son texte sur la table et de dire à notre copain lit-le s.v.p et dis-moi ce que tu en penses. Il y a de fortes chances si vous faites ainsi que vous en ressortez frustré. Il y a des questions à se poser avant :

  1. Quelles sont mes attentes après la lecture de mon texte ? Un résumé, soulever les incohérences, me rassurer sur mon chemin, un soutien et un coaching quotidien, l’approbation. Établir ses objectifs et les transmettre à la personne choisie va éviter des malentendus et des frustrations.
  2. À qui je le demande ? Un professionnel ? Un ami ? Mon copain ? Ma copine ? etc. Est-ce la meilleure personne pour répondre à mes attentes répondues à la question # 1. Vous pouvez choisir plusieurs personnes qui inspectent votre texte sur des angles que vous leur aurez attribué selon leur capacité, leur intérêt et leur disponibilité.
  3. Où et quand je transmets mon texte ? Cela un impact sur la disponibilité et la réceptivité de la personne à qui on demande de lire notre texte.
  4. Pour quand je le veux ? Soyez clair : je le veux pour dans deux semaines, peux-tu me faire ça ? Cela vous évitera de l’avoir dans trois ans, après lui avoir rappelé dix fois…

S’accueillir

Assoyez-vous un moment. Fermez les yeux et écoutez votre respiration. La critique n’est pas vous. La critique souligne les incohérences, le manque peut-être de technique et une certaine immaturité créative, mais elle n’est pas vous. Vous êtes toujours cette personne admirable qui désire s’améliorer dans son écriture. Rappelez-vous de votre passion. Rappelez-vous de la sensation agréable lorsque vous écrivez. Rappelez-vous cela.

Faire le tri

Oui je prends. Non je n’accepte pas ce commentaire. Inutile d’en débattre avec vos lecteurs. C’est vous Dieu. C’est vous qui décidez si oui ou  non le changement proposé s’impose à votre histoire. Triez ce qui améliore votre manuscrit et refuser le reste. À la limite, essayez-les, prenez des notes et prenez votre décision.

Ce qui nous amène à nous autovalider…

S’autovalider

« valider (v. trans.)

entérinerhomologuerratifiersanctionnertitulariserviser,

 confirmer »

Je suis valable. J’ai le droit de choisir. C’est immense comme prise de conscience et dans l’écriture, au moment de diffuser vos écrits, le concept de validation va de soi. Il émerge à la surface et vous sentez soudainement que vous manquez d’air. Si c’est votre cas, vous êtes mal à l’aise de valider votre travail, de confirmer ou non un commentaire pour votre histoire c’est qu’il y a autre chose derrière. Par exemple, l’estime, le complexe d’infériorité, le syndrome de l’imposteur. Ce sont  tous des blocages et résistances naturelles que nous rencontrons dans l’écriture. Des éléments qui seront traités sur ce blogue. Mais revenons-en à la validation. Faire le tri, suivez votre instinct, essayez les différents commentaires, ceux qui travaillent dans le sens de votre histoire et vous rend fier, en général vous êtes sur le bon chemin.

Continuer

Après des commentaires on se sent souvent vider de toute énergie. On a le moral à Zéro. On ferme nos calepins ou le portable. On va se coucher et on dort le reste de la journée. Moi ça m’arrive encore quelquefois. C’est normal. C’est correct. Vous avez le droit de vous sentir triste, en colère, mal compris. Vous avez le droit de vivre votre manque d’énergie. Ou au contraire votre surplus d’énergie! Votre brillance nouvelle vis-à-vis ses commentaires qui vous stimule et encourage la poursuite de votre rêve.

La seule chose à se souvenir, ici, dans ce texte, pour tous les autres conseils à venir de moi ou de quelqu’un d’autre c’est : continuez. Continuez  de risquer. Continuez d’écrire. Continuez de diffuser. Continuez de créer. Continuez d’être inspiré. Continuez de rêver.

Histoires d’un bloc # 12

Petit problème au bout du fil

D’un moment à l’autre j’attendais le technicien pour Internet. Je faisais les cent pas comme à mon habitude quand quelqu’un doit pénétrer dans mon appartement. C’est quelque chose que je tolère peu…mon espace…mon bunker…grrrr! Soudainement, il y a eu une odeur vraiment horrible à côté de moi. Je me lève et cherche l’origine de cette immonde odeur de m****! Est-ce que ça pouvait être…? Mais non! Pas lui! S’il vous plaît! Pas maintenant!

Pô se dandinait drôlement les fesses en s’approchant de moi. Je le soulève du sol et lui inspecte le popotin et …oui! Il était plein d’excréments. Au même moment que je me dirigeais vers la salle de bain, on cogne à la porte. Le technicien ! J’enferme Pô dans les toilettes et je vais ouvrir la porte! L’odeur est encore présente. Pauvre mec. Ça ne doit pas être facile d’aller poser Internet chez les gens. Ça doit sentir étrange partout!

Le chat hurle. Le technicien a pitié du chat. Ouvrez-lui la porte, mademoiselle!

Croyez-moi, vous ne voulez pas que je fasse ça.

Tornade dans le Bloc

Mon amie arrive du territoire de l’original avec sa petite famille ! Quelle joie! Elle a avec elle ses deux petites pestes de garçons. De beaux garçons, énergiques et gentils! Je l’invite elle et son plus vieux à dormir chez moi la fin de semaine. Le reste de son clan va dormir dans la famille. On prévoit des jeux, une sortie au Biodôme, du plaisir et de l’amour.

Le petit s’adopte super bien au chat et à l’environnement. Il court partout. Il court après le chat. Le chat après lui. Ils jouent à cache-cache. Deux bébés ensembles c’est tout simplement a-d-o-r-a-b-l-e.

Malheureusement, ce n’était pas le sentiment de tout le monde. Mes voisins…qui ont l’habitude de signaler toute obstruction à leur paisible vie en frappant dans mon plancher. Et c’est ce qu’ils font. Bang! Bang! Bang!  D’accord pour l’aspirateur à 9 :00 PM, mais ça ne passe pas avec un enfant qui a besoin de bouger! Alors je descends un étage et décide d’aller frapper à leur porte. Étrangement, le monsieur sortait son chien dehors au même moment… Je lui explique gentiment qu’il y a un enfant.

– Vous ne pourriez pas lui dire de se calmer ?

– Non.

C’est non négociable.

La tornade de mon amie est un garçon qui en a dedans. Il a couru toute la journée et une partie de la nuit ( genre ça veut dire toute la nuit) . Même les films ne l’endormirent pas… J’ai eu l’impression d’avoir été une mauvaise Tatie… impatiente, voire même intolérante. Mais le passage de ce garçon chez nous, même s’il a chamboulé ma vie de célibataire endurcie, aura permis au moins une chose positive ; des voisins qui apprécient le calme quotidien. Ainsi, ils ne frappent plus du tout dans mon plancher depuis le départ de la tornade et de sa maman.

Ma fierté

Je suis une femme. Une femme qui a tendance à s’appuyer sur les hommes de sa famille. Une femme qui tendance à délaissé certaine tâche à ces derniers. Je parle évidemment de l’air conditionné ! Mon père a eu la gentillesse de m’en acheter un lors de la semaine de canicule en août. Il l’a même installé! C’est le genre de chose que je n’aime pas faire ou du moins que je suis terrorisée à l’idée même de devoir m’en occuper! Cependant, mon orgueil m’oblige à dépendre de moins en moins en les gens. J’aimerais réussir par exemple d’ouvrir une bouteille de vin seule, d’arranger une armoire grinçante, laver mes toilettes… et même retirer mon air conditionné. Surtout que c’est uniquement un tuyau dans la fenêtre ce n’est pas du tout c’est gros cube lourd! Je peux y arriver! J’ai pris mon courage à deux mains, défiés les toiles d’araignées et j’ai défait l’installation. Un coup de balai, un peu de nettoyant à vitre et une bonne guenille plus tard j’avais enfin à le retirer! Quelle fierté ! Je devais la nettoyer maintenant et la rangée pour l’hiver.

Être une femme célibataire en appartement amène des défis. Depuis notre enfance, on accepte que la maintenance d’une maison suivant les saisons appartienne en général à l’homme. Sans leur enlever ce rôle qu’ils portent très bien, par intérêt ou autre raison, j’ai affronté la crainte de ne pas être suffisamment capable. Et vous savez quoi ? Ce n’est pas si mal en fin de compte !

C’est avec confiance que je pense à ma prochaine étape : changer le pommeau de douche !

Le préambule d’un chat qui se nomme Pô

Et si je vous racontais son histoire? Notre histoire a tous les deux? Précisément celle-ci qui parle d’un coup de foudre entre un chaton et une femme un peu seule. Notre rencontre, son adoption, son premier jour chez le vétérinaire, sa première journée dans son nouveau foyer. Et si je vous parlais de comment je me suis sentis, mes peurs et mes découragements? Adopter un chaton ce n’est pas une tâche légère. Il y a tant de choses à penser…tant de choses à s’occuper…

Ici, c’est l’histoire à Pô la furie nocturne. Ces bons côtés comme ces moments de folie. Venez rire avec moi et de moi, car adopter un chat c’était ma première fois…