Les excuses

Je me demande aujourd’hui quelles excuses je vais me trouver pour ne pas écrire. La vaisselle qui déborde du lavabo ? Le lavage encore défait ? La litière du chat ? La poussière qui roule sur le plancher ? Et pourquoi pas la température ? Foutu temps ensoleillé, s’il pleuvait j’écrirais sûrement ! Tiens … De la pluie.

Écrire vient avec des sacrifices, mais le sont-ils nécessairement ? Ne pourrais-je prévoir le coup ? J’ai demandé à ma co-auteure si elle se sentait coupable quand elle avait du temps, mais qu’elle n’écrivait pas. Elle m’a répondu : « J’essaie toujours d’écrire une phrase par jour. » Une phrase… Je ne suis donc pas capable de faire une toute petite phrase par jour ?

Je me suis donc levée, j’ai été me préparer un café. Pendant que l’eau chaude coulait de la cafetière imbibée de caféine, j’ai fait ma vaisselle et j’ai même balancé le linge dans la laveuse. J’ai flatté minou et j’ai nettoyé sa litière. Voilà, quinze plus minutes plus tard, rien n’obstruait mon désir d’écrire. Sauf, moi-même.

Quand je ne sens pas que j’ai la force d’écrire, je me lève et je vais dans mon bureau. C’est la seule façon de briser l’inertie. Même s’il fait chaud, j’ai mis le ventilateur. Je me se suis retrouvée ensuite devant un autre obstacle : Lequel de mes projets allais-je faire ? Je n’ai pas le goût d’aucun d’entre eux.

Quand ma tête décide de trop réfléchir, je me dis que c’est le bon moment pour un article pour mes blogues. Même une feuille blanche pour une écriture automatique fait l’affaire. Il faut juste faire. L’objectif est de commencer par écrire quelque chose. N’importe quoi ! Juste remettre en branle nos doigts et enclencher nos mécanismes d’artisan de l’écriture. Une fois assis, devant l’ordinateur c’est plus difficile après de prendre la fuite.

Mais après cet article, mon problème ne sera pas résolu. Lequel de mes projets vais-je avancer dans les prochaines heures ? Et s’il y avait un temps pour créer un autre pour corriger ? Faire la correction de ses manuscrits demande de la concentration, mais il vient chercher une autre partie du cerveau, plus logique, plus analytique. J’ai besoin de ça en ce samedi matin.

Alors je vais me plonger dans ce roman que j’ai écrit pendant deux ans alors que je change tranquillement les temps de verbe et je peaufine ma pépite d’or, il me viendra d’autres idées… Dont, la permission, aujourd’hui, d’écrire seulement une phrase sans m’en sentir coupable. Non seulement les excuses nous ralentissent, mais sabote notre vie à petit feu et d’un seul coup on réalise que les années ont passé et que nous n’avons rien réalisé.

Et vous, combattrez-vous vos mécanismes internes d’autosabotage pour vaincre l’inertie et accomplir votre destinée ?

Tous les vendredis

Voilà, mes vacances fractionnées sont entamées ! Je ne sais pas si vous avez déjà eu cette chance de réduire vos jours de travail pendant l’été et d’être, tous les vendredis, en congé payé. Pour certains, ce serait un crime. Tu ne vas pas dans le sud ? Tu ne descends pas à la mer pendant quelques semaines ? Eh bien non ! Moi je me plais dans ma petite banlieue à voir l’été, au compte-goutte.

Avec raison, je ne suis pas fanatique de l’été. La chaleur, l’humidité, les insectes… pouah ! J’ai de la misère. Attention je ne suis pas une hater du soleil. J’aime, modérément. Dans tous les cas, pour moi, des vacances de rêves c’est l’automne (ce que j’ai préparé aussi tient !)

Le but recherché n’est pas innocent. Je me libère du temps évidemment pour me reposer, mais aussi pour écrire. Vendredi, j’embarque dans mon bureau à la première heure pour peaufiner mes projets en cours. J’ouvre la fenêtre, je pousse le ventilateur au maximum, un café froid sur la gauche et une bouteille d’eau sur la droite et boum ! On pénètre un univers merveilleux !

Tout ça me permet de tenir quelques heures. C’est une routine qui s’installe. C’est mon moment privilégié. Que moi, mes plantes et mon imagination.

Les images dans la tête

Dans mes débuts, j’avais de la difficulté à simplement dire ce que je pensais. Je voyais un paysage lumineux et je tentais par tous les moyens de le reproduire conformément. Toutefois, entre la pensée qui germe et l’action de mettre sur papier, il y a un monde. Un fossé. Une tension.

Qui tente a plus de chance que celui qui ne fait rien. Celui qui se salit les mains risquera gros au contraire de celui qui fabule sans cesse. En gros, ça revient toujours au même message que je tente de livrer: Prendre action. C’est-à-dire, même si l’image n’est pas exactement celle de votre esprit, essayez tout de même de la décrire. Ce n’est pas non plus tout ou rien. L’écriture c’est comme une pépite d’or, brute et sale. Il faut la retirer de la terre, la nettoyer, la polir… C’est la même procédure avec votre histoire et avec ses descriptions.

Faîtes des zooms, des gros plans ou des plus petits plans sur les descriptions. Tenter une façon différente de décrire la scène ( C’était au je alors je le met à une narration absente). Regardez une forêt, mais aussi ses arbres ( individuellement), la mousse qui couvre le sol, la lumière ou son absence, les sentiers, les animaux, etc.

L’observation vient avant la création. C’est essentiel dans ce métier. Toutefois, je ne parle pas d’écrire une histoire en Australie et d’aller vous y installer pour six mois ( si vous avez les moyen, faîtes-le ! ). Il y a tout autour de vous un monde à découvrir et à capter. Prenez des photos, peignés ou utilisez tous les moyens pour alimenter votre imagination. Rapportez ces clichés à la maison, assoyez-vous et mettez-vous au travail.

À force de répéter ce genre d’exercice, vous trouverez la description plus aisée. Vous comprendrez plus facilement le processus de l’esprit au papier. Rappelez-vous qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise idée. Foncez ! Acceptez que parfois ça ne rejoint pas votre cible et d’autre fois, vous êtes un pro. Le plus important, c’est de continuer et réessayer. Encore et encore. Jusqu’à ce que le résultat vous satisfait.

Découragement

Étrangement, chaque lundi, je revis la même chose : Le sentiment de n’avoir rien accompli ( de suffisant) pour mon rêve ce week-end. Ou du moins, qu’on ne s’y est pas assez intéressé. À quoi servent toutes ses heures si personne ne lit ? À quoi servent tous les sacrifices si je demeure cette auteure inconnue ? Ce n’est pas nouveau, de se sentir dépassé. Ce n’est pas que moi qui a cette peur du vide, de la non-existence… Tous les artistes y sont confrontés d’une façon ou d’une autre. Le seul conseil que je peux vous donner c’est keep going.

Transforme ton tiraillement intérieur en moteur de recherche pour ta créativité. Prend un papier, un pinceau, ton instrument et met noir sur blanc cette boule angoissante qui te ronge. Laisse la musique raisonner. Il est trois heures du matin, va s’y, mets tes écouteurs et entre dans ton univers.

La meilleure façon de combattre le découragement c’est de vaincre l’inertie. Je te promet qu’il y aura des moments où la bataille finira par un KO pour toi. Mais le plus chouette dans tout ça c’est que tu as des chances illimitées (comme quand il y avait le mode invincible dans le jeu de James Bond au Nintendo).

L’art n’est pas une ligne droite. Du moins c’est ce que je me suis convaincue à la longue. Il y a des étapes qui prennent plus de temps, comme celle de créer un réseau. C’est normal. Que ferais-tu si tu avais du jour au lendemain toute l’attention sur ton oeuvre que tu désirs ? Es-tu prêt (e) à l’assumer ? La seule chose à faire en ce moment c’est de continuer. Pose tes pieds, un après l’autre, regarde ce que tu fais, aime ton chemin… L’écriture a tellement de facette à explorer alors continue tes recherches. Prend de l’expérience. Écris. Tous les jours. Parle de tes livres. Tous les jours. Accepte qu’aujourd’hui cela ne va pas aussi vite que tu le voudrais et accepte de prendre cette énergie pour essayer autrement plutôt que de te rabaisser et broyer du noir.

Prend un morceau de papier si c’est nécessaire et provoque une conversation entre ton toi découragé et ton toi motivé. Sors de cette inertie avec créativité et humour.

« Tu soupires encore » lance Motivé.

« Personne ne m’aime » pleurniche Découragé.

« Viens là, tu as besoin d’un gros câlin. »

Découragé croise les bras. Il s’obstine à refuser l’offre de Motivé. Cette fois il ne m’aura pas, pense-t-il intérieurement.

Motivé a appris avec les années à être patient avec ce dernier, car il sait que Découragé a juste besoin qu’on attire son attention ailleurs pour réussir à lui remettre un sourire sur le visage.

Tous les chemins mènent à l’écriture

Je tourne en rond. Voilà des heures que le même paysage défile. Je me sens perdue. Je le suis sûrement, mais je renonce à cette idée sinon je me condamne. Mes souliers usés par la traversée, c’est maintenant mes pieds qui touchent le sable brûlant. Ma chair rougis. Je retiens mes larmes pour ne pas m’effondrer. Chaque millilitre d’eau est précieux… et j’ai épuisée tout ce que j’avais amené avec moi. Et si je n’en sortais jamais ? Et si je mourrais là sous les rayons ardents du soleil ? Et si j’abandonnais, car inévitablement tout ça, c’est trop difficile ?

L’écriture n’est pas obligé d’être un parcours désertique.

Voilà c’est dit. L’écrivain souffre. L’écrivain vit des tensions. L’écrivain ne voit pas la fin. Cette impression de ne jamais y parvenir, c’est normal. En même temps, elle ne l’est pas.

Qui traverse un désert sans équipement ?

Qui traverse un désert sans plan ?

Qui traverse un désert avant même d’avoir décider de le faire ?

Venez ! Je vous ramène dans un lieu plus accueillant, lumineux dont le chemin est soigneusement élaboré.

Au début de mon aventure, j’aurai aimé qu’on me dise : « Hey, prends ton temps, ce n’est pas une course. » Avec l’économie qui décolle au quart de tour, on a peur d’être out. On se dit même parfois, qu’on atteindra jamais le succès avant même d’avoir poser un mot sur le papier. Et rien ne me rend plus triste qu’un manuscrit qui dort dans un tiroir.

Mais sachez une chose, vous n’êtes pas dépourvu. Vous avez une tête, un coeur, un âme, des expériences, des émotions et probablement une «chiasse» d’anecdotes à nous raconter. Vous allez vous débrouiller quoi qu’il arrive.

Prenez le temps de planifier et visualiser votre objectif.

Accepter que vous ne saurez pas tout dans l’immédiat.

Laissez-vous surprendre par votre chemin.

Peu importe la direction que vous prenez, vous rencontrerez votre imaginaire et votre capacité de créer. Cette faculté existe chez tous les êtres humains.

N’oubliez pas une bouteille d’eau, de bons souliers et de prendre des pauses. Ce n’est pas une course, mais un marathon.

Un rapport lourd et nécessaire

Nous assistons, j’ai espoir, à un changement de cap pour les victimes et les familles des victimes. Ce rapport, qui fait plus de 800 pages, met noir sur blanc les conditions et la vie de nos compatriotes autochtones au Canada, Terre supposément d’accueil, Territoire théoriquement ouvert, place où on annonce qu’il fait bon vivre… Plus de 800 pages, de mots, de paroles, de faits, d’histoires, de drames, de larmes, de colère… Cela souligne en gros et en grand toutes les conséquences qu’à eu le régime coloniale sur ces peuples. Enfin, les autochtones parleront en leur nom. Enfin, elles pourront s’exprimer sur le racisme, l’homophobie et toutes les autres causes systémiques que détaillent ce rapport.

Mais mon coeur est lourd.

Et mes pensées dispersées.

Le rapport, je n’ai l’es pas encore lu. Voyez-vous, j’ai débuté et j’ai refermé. C’était difficile. Je suis peut-être trop sensible ? Ou peut-être c’est justement grâce à mon humanisme que j’arriverais à franchir cette épreuve. Je le dois. Je LEUR dois, à elles. Ces femmes… ces centaines de filles enlevées…assassinées. Je le dois à tous ses enfants que les gouvernements ont oubliés. C’est après tout aussi mes gouvernements (selon mon histoire québécois – canadienne).

Je suis triste de ce rapport avant même d’avoir réussi franchir la deuxième phrase, puisque je connais la politique. On l’a connais. Elle donne le droit à cette commission, à ouvrir le dialogue, mais elle remet entre les mets des victimes le fardeau de la preuve ( et dans un temps record, soulignons-le). Soit ! Les commissaires ce sont retournés de bord et ont fait leur boulot. Ils /elles s’en sont montrés dignes. Parler pour autrui, apprendre sur autrui, partager le vécu… sont des tâches difficiles ! Vous savez quoi ? Plus de 200 recommandations plus tard et ça se titille encore sur le mot génocide dans les médias.

Vous savez, les québécois, les francophones… ont subis la même chose. Nous pères ont été violés par les prêtes, nos mères et nos grands-mères sont devenus des usines à bébé au nom de la religion ( ou plutôt la pension du curé), la femme avait son rôle de domestique, le droit vote, les habits restreints, l’égalité homme-femme… Vous vous rappelez nos patriotes ? Vous vous rappelez notre besoin d’indépendance ? Pourquoi ? Rappelez-les moi cette idée folle que nous avions ? Avez-vous oublié notre combat contre le colonialisme anglais ?  Pour notre langue française ? L’abandon de la France ? La grande déportation… Ouais… Notre histoire Canadienne n’est pas aussi jolie qu’on tente de se convaincre. Le Canada a finalement des… coquilles à son dossier. ( c’est du sarcasme, évidemment).

Et quand je regarde ça de mes yeux de  femme canadienne (québécoise) francophone et blanche, je suis terrorisée. J’ai peur de la suite. J’ai peur de  »perdre » mon confort parce que je suis choyée parce que je suis née du bon côté de la clôture. Et beaucoup de gens doivent se senti exactement pareil. Nous avons peur. Nous sommes dépourvues. Nous ne savons pas quoi faire, quoi dire, quoi risquer, quoi entreprendre. ON se sent coupable. Mais c’est tout le contraire qu’il faut ressentir. Elles ne parlent pas de culpabilité, elles réclament la justice. Alors rappelez-vous ceci :

LE gouvernement a échoué.

LE gouvernement a abandonné les humains.

LE gouvernement n’a pas protégé.

LE gouvernement n’a pas rendu justice.

LE gouvernement a volé les terres, les droits, la culture, les langues et les vies des premiers peuples.

Ce gouvernement passé et cette religion a eu tort ! Maintenant qu’ils se sont engraissé et qu’ils ont commis l’irréprochable, c’est le temps d’appeler un chat un chat. Vous me voyez venir ? Oui, lorsqu’on déplace des gens sans leur accord, qu’on les viole, qu’on les séquestre et qu’ils disparaissent ça s’appel un meurtre, un crime… Et quand ces actions sont posées sur un peuple particulier et que sur des années la tentative est d’assimiler… c’est un génocide.

Combien d’entre-vous accepterait que vos enfants soient retirés de la maison, mit dans un institution (gouvernementale et religieuse) de force, qu’il y est des restrictions pour voir et parler à son enfant et que du jour au lendemain on vous annonce qu’il est mort ?! Sans oublier qu’aucune enquête, ni tombe, ni lieu de son corps est disponible ? Combien d’entre-vous accepterait cette réalité ?

Au final, ce que je veux dire c’est que ces gens-là, les premières nations, les peuples de l’Est, de l’ouest, du nord et du sud… Tout ce qu’on peut faire, c’est de faire pression sur LE gouvernement présent, car IL est tributaire des actions de ces précédents. Ce n’est plus blanc ou bleu, rouge ou noir…. C’est l’entité, c’est l’État, c’est LE REPRÉSENTANT des peuples vivants sur le territoire canadien. Et SON DEVOIR est de rétablir la vérité. Et s’IL refuse, les PEUPLES se feront de plus en plus entendre.

Rejetons cette culpabilité et cette peur qui nous tiennent et permettons qu’elles et qu’ils soient entendus. Si vous avez du pouvoir, utilisez-le. Partagez, témoignez et échangez !

Mon apport est mince sur ce blogue. Mon pouvoir est petit. Mais je sais prendre les mots. Alors pour ces gens qui me lisent, un rapport partager, est un pas dans la voie du changement. C’est la vérité qui progresse.

Alors je demande à ceux qui me suivent ( je vous aimes tellement et je suis heureuse que vous me suiviez !) mais, Ne partagez pas mon article, mais le lien de l’enquête national.

L’histoire, NOTRE futur est entre les mains de tous et toutes maintenant.

Il n’y a plus de voile.

Il n’y a plus de mensonges.

Juste la vérité, la réconciliation, la ré-attribution et la paix.

***

Espaces autochtones, facebook.

Télé-journal

Pour lire le rapport c’est par ici.

Droits image: Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtone: disparues et assassinées.

Créer sous la pluie

J’entends les gens autour de moi, heureux que le soleil revient. C’est compréhensible après les mois froids de l’hiver, on ne désire que cela! Mais l’écrivain en herbe n’a que faire de la température. Tout est inspiration. Beau temps comme mauvais temps.

Vous connaissez le Jardin botanique de Montréal ? Non ! Courez vous acheter la carte membre des amis du jardin ( ou comme dans mon cas, les amis des bonsaïs et des penjing ). Pour 45 $ / l’année, vos sorties sont une pincée de sel dans votre budget. Donc, tous les dimanches, je vais y marcher. Cependant, cette fin de semaine, j’ai trimbalé mon carnet de notes et je suis allée m’asseoir dans les serres…

Pendant que l’eau de la pluie tombait en averse sur les fenêtres des serres et que le ventilateur tournait à plein régime pour souffler l’humidité, moi, j’observais la nature artificiellement agencée. Les couleurs et les parfums m’émerveillent ! Je prends des notes, je décris comment je me sens et je passe par les cinq sens.

Écrire est avant tout, non une question de talent, mais une capacité d’arrêter le temps. L’endroit où vous êtes pourrait vous apprendre un tas de trucs si seulement vous acceptez de ralentir et de regarder autour. Comme cette gouttelette d’eau qui s’amasse sur cette feuille gigantesque qui coule doucement jusqu’à créer un chemin et pour plonger sans peur vers le sol.

Rien à voir avec la douce senteur des bégonias, mais quelle couleur vive ! Comment arriver à le définir dans une histoire ? Comment s’inspirer de la nature pour créer des mondes plus merveilleux les uns que les autres ?`Je repense à Jules Verne qui a du passé des heures devant des bassins et des aquariums pour saisir le Monde Aquatique. Je pense à J.K Rowling qui a eu suffisamment d’introspection pour faire naître le célèbre Harry Potter…

Vous êtes des écrivains amateurs ou peut-être même vous avez déjà vos gallons en la matière et se ressourcer est une étape fondamentale. Vivre l’ambiance, se donner le défie de créer sur un rien, de prendre le temps d’observer et de noter sur une roche ce que votre regard porte. Alimenter votre esprit de nouvelle découverte. Acceptez à nouveau d’être l’élève et non l’enseignant. Imprégnez-vous de vos sens.

L’écriture n’est pas une ligne droite, elle évolue en même temps que vous. Sortez de votre tour d’ivoire et aventurez-vous…

Ferme tout et va écrire

 

Un réveil brutal, mais nécessaire ce matin ! Huit heures sonne et je suis toujours bien emmitouflé dans mon lit. C’est samedi. On peut la prendre relaxe, non ? En fait, pas du tout. J’ai plusieurs projets en attente. Vous les entendez crier ? Moi oui… chaque fois que je m’éloigne un peu trop. Heureusement que l’appartement d’à côté reçoit les rénovateurs. Grâce à eux et leur habileté à faire plus de bruit que le bruit lui-même, j’ai ouvert les yeux.

J’ai passé sous la douche et j’ai pris ma première gorgée de café. Les fenêtres sont ouvertes pour laisser pénétrer un vent frais dans la maison. L’ordinateur est ouvert et je peux me lancer. Mon objectif est de trois chapitres aujourd’hui plus un article dans mon blogue.

Trois chapitres de la même histoire ? Pas du tout ! Je suis suffisamment folle pour faire trois histoires en même temps ! Ces manuscrits ne sont pas tous rendus à la même place, sinon je crois que je perdrais le pied rapidement.

Si vous êtes comme moi, vous avez toujours cette petite tension avant d’aller écrire. Parfois bonne, d’autre fois désagréable. Moi ça change. Aujourd’hui, j’ai le goût d’écrire, mais je dois arriver à me rendre à mon poste de travail. Alors tranquillement, je me donne le courage d’avancer jusqu’à mon bureau.

Mon chat a suffisamment de bouffe pour durer dix ans, j’ai mon café chaud et de l’eau. Je range le cellulaire (sans oublier de fermer la sonnerie), je ferme les onglets actifs qui se sont ouvertes par magie sur mon ordinateur ( Bref, facebook !) et je m’installe.

Ça, c’était le pire à affronter ! Cette longue allée de tentation et de facilité. Mais je ne cède pas ! Et vous non plus ! Que votre objectif soit d’une heure ou de vingt minutes dans votre univers, prenez-le ! Combattons en ce samedi grisâtre notre paresse trop souvent gagnante ! Écrivons !

 

 

Le fantasme, le rêve et la réalité

J’ai trouvé le titre de mon article et aussitôt, j’ai compris, que le sujet était sérieux. Il vous fera peut-être un peu mal, moi en tout cas, je ressens encore une douleur dans la poitrine. Oui, c’est mon coeur qui s’emballe.

À l’intérieur de chacun de nous, il y a une flamme. Un feu qu’on peut surnommé passion, amour, bonheur… Bref ! Ce petit quelque chose qui fait de vos journées, de vos nuits peut-être, de votre maison et de votre âme une place chaude et bien. Ça vous appartient. Personne ne peut vous l’enlevez. Par contre, parfois, souvent même, ont à tendance à oublier les faits. Et la réalité, cruelle soit, mais juste est là pour nous rappeler et nous ramener de nos élans de joie.

J’aime écrire. Depuis que je suis toute petite, je ne pense et je ne vis que dans le but d’écrire plus et mieux. Je me voyais une grande écrivaine. Je me voyais poète. Je me voyais créer tout plein d’histoire et de monde magique. Je suis allée chercher des conseils. J’ai parlé à mon entourage. J’ai lu et relu. Très tôt, on m’a dit : « Petite ! C’est bien beau vouloir écrire, mais faut savoir écrire. »

Savoir écrire ? D’accord ! J’accepte le défie. Et je vais bossée sur le sujet aussi souvent et longtemps que je le peux. Pendant des années s’il le faut. Pendant le jour et la nuit. Pendant les pauses, pendant le travail (chute! ). L’important c’est que j’en vis. Ça coule dans mes veines, jour après jour. Quand je n’écris pas, je ne me sens pas bien. Je vais donner la place à mon rêve. Je vais m’extraire du fantasme , du flou, du romantisme d’écrire, de ma frustration de ne pas voir arriver rapidement les résultats. Je vais y mettre mon énergie, mon temps et des efforts. J’accepte ! Tout ! Où dois-je signer le contrat ?

Qu’est-ce qu’un artiste frustré ? C’est un artiste qui reste dans le cercle néfaste de « je ne vais pas y arriver », « je n’ai pas le temps », « on sait bien, lui, sa famille est dans l’édition », « il n’a pas de talent celui-là ». Il y a aussi, ceux qui ont été étudier en littérature, mais qui attendent qu’on leur donne un devoir. Lorsqu’ils vont se ramassé seuls avec eux et la plume, j’aurai pitié. Comme j’ai eu pitié de moi, sans culture, sans technique, sans personne et que j’ai dû défriché beaucoup de mauvaises herbes pour comprendre ce que je fais. Et encore, est-ce que je le sais plus aujourd’hui? J’ai tendance à croire que j’ai sans cesse besoin de renouveler mon savoir.

Sortir du fantasme est essentiel. Coco n’y arrivera pas s’il croit qu’on lui doit quelque chose. Coco n’y arrivera pas s’il ne voit que le « Romantisme de l’écriture » . C’est beau écrire. C’est beau ce métier. C’est de la lumière et de la joie. Mais c’est surtout, surtout et surtout, un boulot. Alors, merdouille! Faudra bosser Coco!

Le rêve. Ce rêve. MON RÊVE. Est un objectif. Est un chemin. C’est par là ou par ici que je vais y arriver. Voilà ma montagne. Où je dois gravir ? Comment puis-je m’équiper ? Le rêve n’est pas inatteignable. Il demande de l’énergie, du temps et des efforts.

La réalité. Vilaine et grossière. Violente et saignante. Celle-là on n’y échappe pas. Elle me suit sans cesse. Elle me ramène à l’ordre. Elle me compare. Elle m’explique mes échecs. Mais elle est surtout honnête. Précieuse. Inévitable. Si je veux, je dois travailler. Si j’ai besoin, je cherche. Si je crois en moi, elle est là et me pousse à me surpasser. Toutefois, ne lui ment pas. Ne retourne pas voir sa soeur Fantasme, elle te le reprochera. Soi assurez, que Réalité, le saura et te le dira.

Chacun son rythme. Relaxe. Ne t’essouffle pas pour rien. On ne gravit pas une montagne en courant, n’est-ce pas ? Prend le temps. Aime ton chemin. Chérie-le. C’est TON chemin. Profite de chaque moment, de chaque doute, de chaque victoire. Aussi des échecs, car ce sont de puissants maîtres. Bien sûr, tu trouveras toujours mieux et plus rapide voire plus talentueux que toi, mais il demeure que ces derniers, ne sont pas toi. Et tu es précieux. Tu es unique. Tu as quelque chose à dire, alors fonce ! Élance-toi ! Ne t’attarde pas dans le fantasme, car ce dernier paralyse et frustre. Souris à ton rêve et prend la réalité main dans la main, car ce n’est pas ton ennemie.

Boulot- Dodo- Really ?

Lundi matin, je snooze jusqu’à six heures. C’est dangereux, je suis sensée sortir gros max dans trente minutes. Et si je veux pas avoir l’air ( encore) de la chienne à Jacques, faudrait bien que je m’active, que je me peigne, que je cache mes cernes…. Heureusement, j’ai l’auto de mon père, donc je me permets d’être fainéante un peu.

Ça ne me tente pas. Vraiment pas. Comme plusieurs autres réveils dans la semaine, j’angoisse à l’idée d’aller travailler. Pourtant, ce n’est pas un boulot stressant. Financièrement c’est convenable ( ça pourrait toujours être mieux, hein !) et mes collègues sont sympathiques. Non c’est plutôt l’idée d’aller m’asseoir pendant 8 heures, de répondre à des courriels, sentir au fil de la journée la douleur dans mes poignets augmenter, de répondre aux clients internes qui se demandent pourquoi y’ont pas de nouvelle de leur commande ( c’est lundi pour eux aussi, mais ça justifie pas l’agressivité ), de regarder par la fenêtre et voir la journée défiler sous mes yeux.

Donc je suis là, dans mon lit, fixant le plafond et je fais une liste dans ma tête de tout ce que j’ai négligé vendredi, de tout ce qui peut potentiellement me tomber dessus tantôt et ça me tente vraiment pas. Sté! Quand on parle d’être sur son X. Est-ce que j’y suis ? Est-ce que je m’en approche ? Je sais que c’est juste une expression. Je sais que c’est juste un travail. La vrai vie se passe après. Je le sais bien ! Mais c’est drôle, je vis quand même cette tension dans mon corps ( vous devriez me voir le dimanche soir ! ) parce que, coudonc je suis-tu à bonne place moé-là ? Est-ce que c’est ça que je veux faire de ma vie ? Pour le restant qui me reste ?

« Démarrer la machine va me prendre quatre jours pis boum ! C’est vendredi !» lance un collègue. C’est pas faux ce qu’il dit ! Pas du tout ! L’humain est-il fait pour être entre quatre murs, respirer l’air conditionné ou l’air recyclé pendant des heures ? Est-ce que nous sommes constitués à répéter les mêmes gestes, jours après jours, dans l’espoir de la surprise, du jeu ou de moment émouvant ? Le travail est venu par nécessité. Mais entre des courriels et courir après Miminne la Poule qui s’est sauvé encore pendant que tu nourrissais le clan des volailles, me semble, qu’il y a un méchant step?

Je me sens toute drôle aussi parce que j’ai fait un tas de trucs intéressants pendant ma fin de semaine ! J’ai fait du ménage en écoutant Netflix, j’ai pris beaucoup trop de cafés, j’ai lu, j’ai écris, j’ai pris de longgggg bain, j’ai clavardé avec des gens super intéressants, pris mon temps ! Ce n’est pas assez deux jours !

Je me sens captive. Je me sens prisonnière même si j’aime ma job ! J’ai commencé à ramené des plantes pour donner une énergie nouvelle à mon petit bureau de fonctionnaire. Depuis que la petite touche de vert est installée, je me sens déjà plus apaisée. Plus en sécurité. Il y a quelque chose de bon dans la nature. Même installer en fragment sur le bord de la fenêtre. Il y a quelque chose de bien en permettant de personnalisé son espace des choses qui nous rendent heureuses. Amener cette joie du jardinage par exemple aux heures salariées.

Vous connaissez le boulot-manger-dodo vous aussi ? Pendant longtemps j’arrivais chez nous épuisée, incapable de bouger du sofa de la soirée. Il y a des personnes qui n’ont pas cette énergie inépuisable. Y’en a qui ne son pas fait pour donner 110% à tous les jours. Je suis de ces gens-là. Je ne veux plus de lundi déprimant. Je ne veux plus de dimanche angoissant. Je ne veux plus m’asseoir à mon bureau et me dire qu’il reste 7 heures à partir de maintenant. Je n’en veux plus. Et vous ?

J’accepte de ralentir pour aujourd’hui. J’accepte de regarder mes plantes et de délaissé un ou deux courriels. J’accepte de me lever et m’étirer. De marcher. D’aller me prendre un café ou un thé. Je prends un temps pour m’asseoir dans le bureau d’une collègue pour papoter., compter mes réalisations de la fin de semaine, mes joies… Je me donne le droit de ne pas m’en faire. Je fais de mon mieux, pour aujourd’hui.

Et demain, je recommencerais, là où je me suis arrêté la veille.