La grande déprime

Lisez! disent les écrivains aguerris en guise de conseil.

Pour ceux qui débutent sur ce chemin ardu, c’est un très bon point de départ. Lire nos auteurs préférés, analyser leur travail, tenter de le répéter, pratiquer et pratiquer. Il me semble que c’est la meilleure façon de comprendre l’écriture: par les chefs-d’œuvre de nos pairs qui nous ont précédés. Toutefois, est-ce que vous êtes comme moi après chaque lecture? C’est-à-dire qu’au moment de refermer le livre, j’ai les yeux remplis d’étoiles, sincèrement émerveillé par la splendeur de l’ouvrage, mais surtout totalement submergée, apeurée et déprimée.

Lire veut surtout dire, tenter de le reproduire ensuite. Car simplement lire sans l’exercice dûment remplis par la suite, rend l’apprentissage superflu. Et voilà où le problème arrive. Malgré toute ma volonté à comprendre le métier par l’exemple des autres écrivains, je réalise que je n’arriverais jamais à ce niveau. Quand je referme le livre, je ressens tout le poids de ce que cela implique.

En me parlant à voix haute, je réalise toute l’ampleur de ma détresse. J’ai à prouver après avoir ce que j’ai, que je peux faire des efforts pour m’y rendre. Même si c’est l’œuvre de mon époque, même si c’est l’auteur parmi mes préférés, je m’investis du devoir d’essayer au moins… Regarde Karine! Il utilise ces mots. Fais-le. Regarde ici! Sa structure est originale. Est-ce que c’est suffisant souligner ce qui m’intéresse chez les auteurs pour être en mesure de le reproduire?

Je reprends l’expression suivante mettre à sa sauce les éléments rencontrés. Il n’est pas question de copier nos auteurs préférés ( au final, dans ce métier, on répète sans cesse les mêmes sujets, on s’entend) mais plutôt de s’enfoncer sur le chemin de l’écriture plus consciemment. Ne pas laisser à l’inspiration dicter notre processus créatif, mais plutôt ouvrir nos œillères sur comment essayer autrement.

Alors, cette grande déprime est quasiment normal. Le mieux est de vous accueillir quand vous le rencontrez. Parce que oui, il est apeurant de lire un livre ( ouvrage complet, relu, corrigé, publié et acheter en tablette) et de s’y comparer. C’est terriblement effrayant. Vous réalisez que vous évaluez votre travail en cours avec un manuscrit fini? C’est absurde quand on y pense. Vous vous dirigez vers là…

Le but n’est pas de se comparer, c’est apprendre une façon de faire ( une parmi une centaine d’autre voire plus). Vous y parviendrez. Croyez-moi. Peut-être pas instantanément (malheureusement), mais éventuellement. Le tout est de distinguer votre plaisir de la lecture et votre plaisir d’écrire. Vous croyez qu’ils se ressemblent, toutefois il s’agit de deux moments particuliers, uniques qui vous apportent une joie distincte. Ces joies vous rendront plus forts, sachez-leur donner leur pleine place à chacune.

Décore ton écriture

Où écrivez-vous et à quoi cela ressemble? Quel est le sentiment qui ressort quand vous êtes dans cette pièce?

L’importance de notre environnement d’écriture doit être ajoutée à notre liste des bonnes pratiques. Il est déjà ardu d’entamer le mouvement alors autant se donner les bons outils pour avoir du succès. Les petits espaces comme les grands, il y a une question réelle qui doit être posée, est-ce que ce lieu m’aide à créer? Suis-je en phase avec cette ambiance?

Lieu consacré

Je ne serai pas la seule à le dire, mais l’écrivain à besoin d’un ̎ Petit coin ̎ qui lui est donné. Délimiter le territoire surtout quand vous êtes plusieurs personnes dans la même demeure aura son importance. Elle dira aux membres de votre famille que lorsque vous y êtes, vous avez besoin de ce calme et de ce temps pour être avec vous-mêmes. Respectez-vous et ils le feront aussi. D’ailleurs, peu importe ce que nous faisons dans la vie, art ou autre, chaque individu dans une même maison\ appartement devrait avoir un endroit qui lui est consacré.

Prendre soin de son sanctuaire

Pendant mes séances de méditation, j’ai appris à entretenir mon sanctuaire. Plus grossièrement dit, chez les bouddhistes c’est logique de faire le ménage là où on doit méditer. L’extérieur reflètera votre état mental. L’ambiance dans laquelle vous allez écrire comment par ce qui vous entoure, votre environnement. Cet endroit vous est dédié et c’est votre lieu sacré.

Récemment, j’ai découvert la magie de Marie Kondo qui en fait n’en est pas vraiment… Marie Kondō est une essayiste japonaise spécialisée dans le rangement et le développement personnel. S’approprier un endroit propre et bien rangé, vous permettra de réaliser ce qui est réellement important pour vous. Comme votre sanctuaire vous permet de vous sentir bien et en sécurité, vous permet d’expérimenter, de vous recueillir, prenez en soin.

Aménagement

Ce lieu vous appartient. Ce sanctuaire est à votre image. Décorez votre écriture. Mettez des tableaux de lièges et accrochez vos souvenirs qui vous donnent de l’énergie. Mettez les photos qui vous inspirent. Accrochez des lumières de Noël pour une ambiance joviale et festive. Mettez vos figurines de Minecraft sur le beau, car c’est votre jeu préféré. Entourez du bien et du beau de votre vie. Mettez-y vos commodités. Suspendez des plantes. Cet endroit représente vos rêves, vos espoirs, votre vie. Prenez en charge cet endroit. Occupez l’espace. Rendez ce lieu à votre image.

Mon souhait pour 2019

Le décompte de mes vœux pour l’année 2018 est terminé. Je réalise que j’ai accompli en partie ces objectifs de bien-être et de centrer mon énergie au bon endroit.  J’ai continué à écrire et j’ai achevé des projets. J’ai trouvé un poste temps plein. J’ai déménagé dans un endroit qui me faisait sentir bien et en sécurité. Je peux me dire, mission accomplie.

Toutefois, il ne s’agit pas de recommencer à zéro, mais continuer sur ma lancée. Continuer à vivre, à toucher le bonheur, à sentir, à écrire, à m’émerveiller, à rêver. Continuer de prendre soin de moi. Continuer de faire des choix bons et de moins bons pour apprendre et mûrir. Et c’est mon souhait pour la prochaine année.

Je vais continuer d’écrire sur un petit bout de papier mes succès et mes accomplissements. Je vais les mettre dans ce pot maçon et les voir doubler jour après jour pour me dire au bout de 365 jours, voici tout ce qui m’a rendue fière et heureuse cette année. Voici toutes ces fois où je me suis accueilli, aimé et respecté. Car pour moi, il n’est pas question d’atteindre un objectif, mais plutôt vivre et accepter ce sentiment de grande liberté et de grand bien-être intérieur. Mais surtout, réussir à comprendre qui je suis et qu’est-ce que je deviens.

Pour 2019, évidemment que je vous souhaite la santé et de l’amour. Je vous propose aussi du temps pour vous, pour ce qui vous rend heureux. Je vous offre aussi des projets, des quêtes, des succès. Mais aussi des échecs et de la grandeur. De la candeur et le rêve. Je vous souhaite la paix et le respect.

Mon vœu est de voir plus de bonté, d’étincelle divine à l’intérieur de chacun de vous, d’accueil et de connaissance. Et tout ça, dans la patience et l’amour.

Pourvu que j’écrive

Je suis assise à ma table de cuisine. J’entends le bacon qui grésile dans la poêle. Je devrais probablement être plus attentive à ce que je suis en train de faire ( ne pas foutre le feu à la maison par exemple). Mais je n’y peux rien! Ma nature me veut rêveuse, évasive, distante… Bref, dans ma tête.

Quatre jours de congé ont tendance à m’imposer un autre rythme de vie. Celui que j’aime. Le plus tranquille. En pyjama et enveloppé d’une couverture. Les fêtes sont toujours une source d’angoisse pour moi ( je vous épargne les détails ) pourtant cette année c’était bien! Calme! On a bien mangé! On a été en famille! Tranquillos. Sans chicane. Sans prise de bec. J’ai même réussi à me trouver du temps pour écrire. Et ça, c’est synonyme d’une vie équilibrée pour moi. Cela faisait un bon moment que j’essayais de me motiver à retourner à mon fastidieux travail.

La motivation

Pour vrai je m’amuse quand j’écris, mais c’est comme si je le comprends une fois que je suis assise devant mon texte et je me mets en branle. Étrange, non? Pourquoi suis-je si difficile à motiver? Il y a des moments où tout va à la perfection. Les mots s’enfilent avec poésie et raffinement. À un autre au moment, j’ai l’impression de retourner jouer sans but dans la bouette.

Outil pour écrire

J’ai découvert les conférences TED. Pendant quatre jours je ne vous cache pas, je regardais les vidéos une après l’autre. 3 clés pour ceci, 8 étapes pour cela et ainsi de suite. Je me levais motivé et j’étais porté par le vent comme si j’étais qu’une plume légère. J’ai compris tant de choses sur mon processus créatif en si peu de temps.

J’apprends

Il est bon d’aller voir les experts d’autres domaines. Pas juste lire et connaitre mes auteurs préférés, mais qu’est-ce qui fait qu’un individu a du succès, peu importe sa profession. Ouais! Bon! J’avais parfois l’impression qu’on me rappelait ce que je savais déjà, mais au final, je me demandais, est-ce que ça t’aide à mieux écrire? Oui! Parfait! Est-ce que tu l’appliques? Non. Non? Ben non! Je le sais, mais je ne l’applique pas. Ben voyons!

Prendre Action

Ne pas juste vouloir devenir une écrivaine. Juste désirer écrire quelque chose aujourd’hui. À plus tard, tout le travail de jugement. Tout ce que je dois faire en ce moment, à cette minute c’est m’asseoir devant mon texte. Abandonner mes peurs à la porte du bureau. Ma tâche n’est pas d’écrire la meilleure histoire, mais d’écrire cette histoire-là. Celle qui me torture depuis maintenant un an jour pour jour! Je veux écrire! Alors, écris, Karine. Arrête de penser et fait-le. Écœure-nous plus avec ça! Tu as une chose à faire et c’est de prendre le risque d’essayer ce quelque chose.

Quinze minutes

Je suis lente à motiver. J’ai compris que personne d’autre que moi peut mettre mon c** sur cette chaise et écrire. Je dois truquer mon cerveau. Jouer avec lui. Lui promettre un cadeau à la fin de cette souffrante épreuve. Quinze minutes par jour me faisait bien rire. Toutefois, c’est loin d’être drôle. Je me plains de n’avoir pas le temps. J’ai observé ce que je faisais de ma liberté et j’ai décidé que j’en avais assez de me sentir obliger et captive de ce manque de temps. De l’impossibilité de réaliser les choses qui m’animent, m’énergisent et me font me sentir bien avec cette pitoyable excuse que je ne suis que moi. Aujourd’hui, ma tâche est d’aller m’asseoir, 15 minutes et d’essayer d’écrire quelque chose.

Et vous, donnerez-vous du temps à vos rêves? À vos passions? Vous donnerez-vous du temps pour vous?

Les coulisses de Douce romance à Pompéi

L’ASSOCIATION

 

Comment vous êtes-vous connu?

J: J’ai connu Karine sur la page Facebook “Écrivain et passion écriture, aide à l’écrit”

K: Voilà! Page facebook. Elle m’a écrit intéressé à un groupe que j’avais à ce moment-là. Au fur et à mesure des conversations, on est devenue collaboratrice.

Qu’as-tu pensé de Judith au premier abord?

K: Elle me posait un tas de questions! Mais je crois que ça permit de briser la glace et j’étais sincèrement heureuse de parler écriture avec quelqu’un et d’être challengée!

Qu’as-tu pensé de Karine au premier abord?

J: J’ai apprécié dès le départ discuter écriture avec Karine. Elle avait un groupe d’entraide à l’écrit sur Facebook. Je trouvais son enthousiasme et sa façon d’explorer la création littéraire super intéressante. Ces exercices m’ont d’ailleurs aidé à créer l’idée de mon 3e roman Divin Enfer.

D’où vient l’idée d’une collaboration pour un livre?

J: Karine avait déniché un article de journal qui parlait de deux corps lovés, sous les cendres à Pompéi. Les spécialistes avaient découvert l’ADN des corps. Deux jeunes hommes.

K:  Quand il y a eu la nouvelle que deux des corps de Pompéi étaient possiblement amants je me suis dit: tiens! Judith aimerait peut-être l’idée! Et plus on en discutait, plus on est venu à se dire que l’idée d’un livre à 4 mains n’était pas si folle! Les parties de chacune ont été plutôt claires. Judith voulait le FXF et moi le MXM. Cela était bien arrangé. C’est mon premier plongeon dans la littérature LGBT.

 

LA CRÉATION

 

Comment développe-t-on nos idées à deux? 

K: On discute. On se pose des questions. On se compare! Ce qui était merveilleux était que nous avions deux façons de fonctionner et Judith est une collaboratrice très respectueuse et patiente, mais toujours aux aguets pour les deadline!

J: J’ai découvert rapidement que nous avions deux façons de travailler différentes. Moi, j’aime écrire un chapitre à la fois, le plus complet possible alors que Karine préférait écrire ses idées pour tous les chapitres et revenir par la suite. J’ai dû travailler ma patience et j’espère ne pas avoir trop « tapé sur les nerfs » de Karine avec mon excitation de voir sa partie.

FxF et MxM, on entend quoi par là? Est-ce que c’est différent d’un autre genre littéraire? Si oui ou non, en quoi?

J: Un roman FxF signifie Femme x Femme. Un roman MxM signifie Male X Male. Ce n’est pas nécessairement une littérature distincte des autres. Les histoires restent semblables (drame, science-fiction, horreur, romance, etc.), mais impliquent des relations de même sexe.

K: C’est en collaborant avec Judith et la maison d’édition, en apprenant sur le sujet que j’ai commencé à connaître ce genre littéraire. Les personnages sont homosexuels, mais pour le reste c’est un roman comme un autre.

Parle-moi de l’Amour … Une romance, ça se développe comment?

J: Je suis une rêveuse et une romantique dans l’âme. Honnêtement, je base la création de mes romances par les histoires que j’ai lues ou les séries que j’ai écoutées. Il y a un tas de bonnes idées partout autour. Pour cette histoire-ci, j’ai tenté de créer une romance imprévue. Dans le sens que j’ai voulu montré que parfois, la douleur d’une peine d’amour nous aveugle de ce qui nous pend au bout du nez. J’ai voulu démontrer ici que si on prend la peine d’ouvrir les yeux, des choses merveilleuses peuvent nous surprendre et nous rendre la vie merveilleuse.

K: Même si dans mes histoires, je parle de l’amour, je le frôle délicatement pour Pompéi ça été un gros défie. Je me suis posé cette question: comment tombe-t-on en amour? Est-ce qu’il y a  des signes, des sensations et des paroles? J’ai commencé par comprendre mes personnages, les définir, leur parler et m’imaginer ce qu’ils ont vécu pour qu’en regardant en l’autre, ils trouvent ce qui leur a toujours manqué. La patience, l’écoute, le fait de flâner tranquillement et apprendre à se connaître, apprendre sur son corps et sur l’autre… Je ne sais pas si le rendu sera aussi bon que dans ma tête, mais j’ai voulu capter les premiers instants. Je ne voulais pas d’une romance hardcore ou tout se passe dans le physique. J’ai dû aussi m’adapter à la réalité d’un homme ( deux hommes). J’ai posé des questions autour de moi à des hommes hétéro comme homosexuel pour comprendre.

Des prises de bec à déclarer?

J: Pas à ce que je sache. lol

K: Ouf… Elle est dure cette fille!

Comment l’écriture a-t-elle été pour chacune de vous? Comment vous êtes-vous prises pour bien cerner votre partie?

J: Je dois admettre que j’avais une partie somme toute facile. Mon personnage est une auteure, comme moi. Cependant, j’ai eu à faire quelques recherches sur l’alcoolisme, qui façonne beaucoup ma partie, afin de rendre les choses le plus crédibles possible.

K: En soit, l’écriture n’est pas compliquée. J’avais mon plan et j’avais fait mes recherches sur Pompéi et comment c’était un peu à cette époque. J’ai donné quelques détails historiques, mais ce n’était pas mon but. Je me suis débattu surtout avec la tension amoureuse et sexuelle de mes antagonistes. Trop ou pas assez?

Des complications en cours d’écriture?

K: La correction. Juste le mot synonyme me donne froid dans le dos.

J: Synonyme, ouais! J’y vais avec Karine. Je n’en peux plus des répétitions! Bien qu’au départ la correction m’a paru rude et difficile, elle a quand même amené du positif dans notre écriture. Elle nous a remis en question, nous a fait réfléchir et je crois que le produit final est de meilleure qualité.

Votre histoire a-t-il demandé beaucoup de recherche de part et d’autre?

J: J’ai fait quelques recherches évidemment sur la Maison Jean Lapointe et sur les thérapies que les gens pouvaient faire à cet endroit. J’ai eu aussi des informations de connaissances qui ont vécu des situations avec des personnes alcooliques.

K: Juste visualiser Pompéi à cette époque à été une recherche importante. Les rues, le port, le théâtre, les maisons, les esclaves, l’agriculture… J’espère ne mettent pas trop accroché dans ces détails.

Quelles sont été vos impressions de la page couverture?

J: Je suis évidemment très impressionnée de la couverture. J’adore les deux parties distinctes démontrant les deux histoires. De plus, j’adore l’écriture choisie par la graphiste qui fait très romain.

K: Je suis habituée de dicter ce que je veux pour la couverture, de rencontrer ma graphiste et d’élaborer notre stratégie. Cela m’a manqué un peu de perdre ça. Mais, la graphiste était très ouverte et nous demandait nos avis. Judith et moi avons suggéré quelques images et quelques idées et oui, j’ai été agréable surprise! Je suis très fière que cela représente visuellement notre histoire.

Comment votre collaboration avec la maison d’édition Homoromance s’est-elle déroulée?

J: J’écris des romances LGBT et je suis déjà publiée à cette maison d’édition. Dans notre processus de projet d’écriture, j’ai donc offert spontanément de passer par cette dernière.

K: Très bien. Cette maison d’édition travaille très fort pour augmenter la visibilité LGBT dans le domaine du livre. À l’affût des technologies et aime faire connaitre ses auteurs.

 

LE TRAVAIL DE FOND (relecture, correction, mise en page, etc)

 

On dit que la correction c’est le meilleur moment pour un auteur…

J: C’est une étape inévitable. C’est l’un des déplaisirs de l’écriture, mais on a pas le choix de passer par là. Quand tu as le nez toujours sur ton texte, parfois il est bon de laisser reposer un peu avant de commencer à corriger.

K: C’est sûr que l’auteure se doit de faire sa propre correction et même avec quatre paires de yeux il reste des choses à changer. Mais j’avoue que celui-là a donné le tournis.

Des aveux! Qui est la meilleure en français?

J: Je crois qu’on a toutes nos forces et nos faiblesses. Bien que je crois être pas pire, je me rends compte au fur et à mesure de mes projets que j’ai encore des croûtes à manger. 🙂

K: Judith est bonne! Elle a été très patiente avec moi! J’ai appris. C’est l’important, non?

Comment on prend ça les retours de la ME sur notre manuscrit?

J: Le premier retour, s’il en est un, a été de voir notre projet accepté. Ensuite, je dirais que cela nous a pris beaucoup de recul et de respirations lorsque nous avons reçu notre première correction. Au final, après avoir mis notre égo de côté, je crois que nous avons quand même bien réagi. Nous avons redressé nos manches et nous avons travaillé plus fort.. Au final, je crois que cet électrochoc nous a été vraiment utile! 🙂

K: le seul retour est au sujet de la correction qui a été houleuse.

 

LA PUBLICATION

Comment on se sent quand un de nos livres est publié/ qu’on le tient entre ses mains?

J: Au départ, avec mon premier roman, je ne croyais pas être publiée. Chaque roman est spécial et chaque nouvelle publication me rend super heureuse et fière. Je n’y crois pas toujours.

K: C’est une sensation qui oscille entre le malaise et la fierté. Le malaise est surtout lié à un étourdissement quand on réalise qu’on a passé par tant d’étape spour arriver à créer le manuscrit, tant d’heures, de fatigue, de joie et parfois de tristesse. Mais la fierté vient rapidement après, car notre coeur y a été mis, nos espoirs et encore bien autre chose de nous-mêmes.

Comment l’interaction avec vos futurs lecteurs (es) s’est passée?

J: Présentement, la majorité des interactions se passent sur les médias sociaux. Beaucoup des lecteurs de romances LGBT sont européens. Homoromance Éditions travaille très fort pour tenter de percer le milieu québécois. Je crois qu’il y a quand même un potentiel et un besoin. Des gens sont partis de l’Abitibi pour venir au premier Salon du livre LGBTQ de Montréal.. ce n’est pas rien.

K: Hein? Il y a des lecteurs???!!!

Anecdotes croustillantes?

K: Je crois que je ne me trompe pas quand je dis synonyme. Nous avons planché beaucoup là-dessus pour en faire un texte plus riche.

J: Croustillante? Il m’est arrivé d’écrire nue devant mon écran…  (Non, je blague, je suis plate lol…)

 

UNE FOIS QUE LA POUSSIÈRE RETOMBE

 

Comment on se sent après le hight de la publication?

J: Depuis le premier roman, j’étais constamment en écriture. J’étais excitée d’être publiée et motivée à écrire. En un an, j’ai écrit cinq histoires qui ont été ou seront publiées. Mais depuis deux mois, je dirais que je suis plutôt en mode silencieux. J’ai recommencé à travailler sur une suite à mon premier roman qui trainait depuis des mois au onzième chapitre… lol

K: Crevée. J’ai besoin de me poser et faire quelque chose de physique. Le prochain projet est sur le coin de la table et m’attend avec impatience par contre! Mais je crois que c’est important de laisser un temps de repos entre chaque histoire.

ET POUR LE FUTUR …

Quels sont vos projets à venir?

J: Comme mentionné plus haut, j’ai repris l’écriture de la suite de mon premier roman. J’ai enfin débloqué. Sinon, je dois bien avoir 5-6 idées de projets à faire lorsque j’aurais le temps de prendre le temps 🙂

K: La liste est longue. Je travaille sur un roman en ce moment. Il est écrit, plus que la relecture. J’ai aussi une nouvelle en route pour automne 2018. Auto-édition et peut-être en ME pour le Roman.

Possibilité d’une autre collaboration co-auteure? Sur quel sujet?

J: Pourquoi pas. Les sujets à deux visions sont multiples. À suivre…

K: on continue d’en discuter c’est sur, mais je crois qu’on a besoin de revenir à nos histoires qui nous sont propres. La porte n’est pas fermée. Judith est une bonne partner!

 

En connaître plus sur Judith Gagnon:

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Pourquoi continuer

Pour moi, la recherche de la perfection est utopique. Parce que je me suis toujours trouver brouillon, irréfléchis voire même pas très intelligente. Naïve de croire que je faisais quelque chose de bon. Stupide d’avoir commencer ce quelque chose. Je soupirais devant mon travail, la tâche était trop grande pour moi et j’étais découragée. J’avais peut-être douze ans à l’époque et pourtant même à vingt-huit, je tourne dans ma tête toujours les mêmes questionnements. J’ai appris à mettre des mots sur mes sentiments, mais je suis toujours incertaine et surtout vulnérable. Suis-je légitime? Est-ce que c’est bon? Est-ce que j’arriverais à faire ma place? Est-ce que la passion va finir par me rendre folle?  Puis, éclaircissant mon sombre raisonnement éternel, la question tombe sans prévenir ; Pourquoi est-ce que je continus à écrire?

C’est vrai! Je m’embête, je me fâche, je pleure, je cherche des résultats, j’agite les mains, je travaille fort, je fainéante, je soupire et je me décourage plus d’une fois… Puis après je réclame la perfection, la gloire, LE sujet en sachant pertinemment que ce contrôle, cette tendance horrible à poser les mauvaises questions qui me rend malheureuse.

Alors, pourquoi je continus donc à faire ça? Pourquoi cette passion est le noeud au coeur de mon existence? Pourquoi je ne peux pas juste tout laisser tomber et passer à autre chose.

Du tricot par exemple. Je pourrais devenir experte du tricot. Au final, l’objet fini par apparaître concrètement entre nos mains. L’histoire, le produit c’est seulement quand un éditeur nous prend en charge ou qu’on dépense notre budget à la création du livre. C’est loin. C’est long. C’est tant de sacrifices personnelles, sociaux et mentaux! Alors… Pourquoi? Pourquoi je continus de me battre contre c’te patente-là qui est tellement difficile!

Mon explication

Je vais vous dire ceci, j’ai appris à me connaitre, à reconnaître mes cycles d’écriture, mes signaux d’alarmes pour sabotage et  j’ai compris ce que j’aimais de l’écriture et j’ai validé ma légitimité. Je sais que ce n’est pas facile. Je sais, novice ou expert, qu’il y aura toujours nos hésitations. Mais que fait un professionnel ( peu importe son domaine d’expertise)? Il regarde les causes et tente d’améliorer. Si nous ne pouvons améliorer par nous-mêmes, nous allons chercher d’autres experts pour nous soutenir. L’art ou l’écriture n’est pas bien différent.

J’apprends à me connaitre

Nous portons en nous des thèmes, des souvenirs, des émotions, des injustices et des rêves. Nous avons tous et toutes la capacité de les exprimer. Il faut d’abord les reconnaître, les comprendre puis les traduire ou les transposer dans notre art.

Pour se connaitre, il n’y a pas cent solutions possibles, sortez, regardez-vous aller ici et là, voyez vos agissements, analysez vos conversations ( pourquoi lui ai-je dit ceci? À oui, je suis une contrôle freak). Votre vie, votre expérience de la vie, vos cicatrices et vos bons coups sont les moteurs ( les muses) à votre créativité.

Je reconnais mes cycles d’écriture

Matin ou soir? Oiseau de nuit ou petit pinson de jour?

Est-ce que je suis une technique? Est-ce que j’ai une méthodologie? Est-ce que ma structure de roman, m’aide à traverser la tempête lorsque je la rencontre?

Est-ce que je respecte mes heures de repos? Ou au contraire, ma fatigue, mon énervement me rend plus productif? Est-ce que je brûle la chandelle par les deux bouts?

Est-ce que je prends le temps d’observer un thème, de le comprendre, de lui poser des questions, d’aller chercher des experts?

Est-ce que je sais où je suis en ce moment? Est-ce que j’ai sauté une étape? Est-ce que j’ai des étapes?

Mes signaux d’alarme de sabotages

Je n’ai pas manger ni bu. Je m’effondre sur mon clavier et je mets à pleurer. Voilà trois heures que je tente de faire quelque chose de décent avec ce paragraphe. 

Ma méthode est-elle la bonne?

Est-ce que je me suis flagellé mentalement pendant le temps que j’essayais? Ex: je ne peux pas écrire ça! Je suis ben stupide! C’est ben nul! Je suis nul(le)!

Est-ce que j’ai fait taire mon critique mental en lui disant qu’il pourra réagir quand je le déciderais?

Est-ce que j’ai été à l’écoute de mon corps et de ses besoins?

Est-ce que je suis à l’écoute de mon histoire?

Suis-je consciente des pas que je fais?

Quand je sais où je suis et vers où je vais, je sais que j’ai plus de chance de trouver mon chemin.

Est-ce que je sais quand je dérive de ma route? Est-ce que j’en connais la cause?

Ce que j’aime de l’écriture

 

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Ma légitimité

Il est dur d’accepter que nous avons notre place. Peu importe ce que vous faîtes, peu importe ce que vous voulez faire, il faut travailler sur votre être. Sur votre actuel présence sur cette terre et votre droit à vivre, votre droit d’essayer, votre choix d’habiter votre corps.

Voici un exercice très simple.

Parler à voix haute et dîtes ces mots : « Je suis légitime »

Répétez à chaque fois que vous sentirez le besoin ou du moins, chaque fois que vous pensez que votre place n’y est pas.

En conclusion…

Avoir cette passion c’est pareil à marcher dans un boisée dense. On sait qu’il y aura un moment où la route sera belle et éclairée. Nous savons aussi qu’il y aura de l’ombre, des passages plus abruptes et possiblement des bébittes fatiguantes qui sont attirer par notre sueur.

Il y a les randonneurs de groupe et les solitaires.

Nous savons qu’il faut s’amener de l’eau, s’équiper avec un bon sac à dos et y insérer tous nos outils pour faire face aux situations de la montagne.

Nous savons aussi que nous avons un but. Allez devant. Là. Sur la pointe. Au-dessus de la montagne.

Nous savons aussi qu’on ne devient pas un sportif du jour au lendemain. Que cela demande du temps, des efforts et de l’énergie.

Nous comprenons l’enjeu.

Nous aimons joué.

Et nous avons décidé de persévérer et de faire de notre mieux.

La communication est difficile

Il y a ce genre de matin, même après deux cafés, on n’aurait jamais dû se réveiller… J’ai le coeur gros ce matin. Je suis découragée. De tout et de rien. Je suis triste. De tout et de rien. Une phrase méchante ici et là. La culpabilité. Je regrette mes paroles, mais elles ont quitté mes lèvres. C’est trop tard. J’ai fait du mal. Tout ce que je souhaite est de retourner au silence. Là, je ne fais de peine à personne. Disparaître et la terre se portera mieux. Regrettez-vous parfois vos paroles?

La communication est difficile.

Voilà la sagesse que j’ai apprise ce matin. À défendre mes points, j’ai fait du mal à des gens biens qui souffrent. Je réalise que malgré tous les livres, tout le vocabulaire ou l’éducation que je pourrais avoir, que nous pourrions avoir… communiquer entre nous est dur.

Qu’est-ce que la communication au fait? À part une série de mots, qu’est-ce que le sens profond de cette faculté que nous avons les humains? L’échange, le partage, l’écoute, la communion. Peut-être ai-je oublié ces principes…

Nous sommes tellement occuper dans nos petites vies rangées. Nous utilisons facebook et les autres réseaux sociaux pour prendre contact. Et nous oublions le sens profond de l’acte. Nous oublions cette extraordinaire faculté à connaitre l’autre, ses espoirs et ses peurs. Les blessures nous empêchent d’avancer et nous isole. Nous ne voulons plus risquer de souffrir. C’est normal avec les déficiences que notre société a….

Nous nous bâtissons un empire individuel pour être sûr d’écraser son voisin et de survivre. Nous achetons pour communiquer avec ces objets, mais au fond nous avons tort. Nous nous éloignons et ce n’est pas que la faute du matériel et de la technologie. Nous crachons notre venin derrière nos écrans et nous oublions les larmes. Nous oublions la puissance de la parole. Et lorsque nous ouvrons la bouche, nous oublions notre responsabilité.

Créer c’est apprendre à échouer et recommencer

J’ai entamé ce projet au mois de décembre 2017. J’avais eu un rêve étrange et plus j’y réfléchissais, plus me disais qu’il y avait peut-être matière à en faire un roman. J’ai commencé à écrire sans plan, puis l’inévitable cul-de-sac est arrivé. Je me dirigeais dans le noir, à tâtons sans trop savoir où était ma sortie. Si j’allais réussir quelque chose. Au final, 365 jours plus tard, 600 pages ont été écrites, déconstruites, arracher, brûlé, pleuré et ragé… J’ai tenu bon. J’ai réussi à faire quelque chose. Bon ou mauvais, je m’en fiche. J’ai créée. J’ai échoué. J’ai appris et j’ai continué de nouveau. C’est ça l’important.

Vous entendrez souvent par vos mentors qu’écrire c’est réécrire. C’est vrai. Pour savoir écrire, surtout, il faut commencer à le faire. Il faut débuté au point un qui est d’enligner les mots et les phrases. Tenter quelque chose. Tenter de le faire différemment. Tenter de le faire de mieux en mieux.  J’ajouterais aussi qu’écrire c’est vivre avec l’insécurité, la vulnérabilité et notre très grande tendance à l’échec. Du simple : « C’est ben nul ce passage là» à  «j’y arriverais jamais» ou «Mautadine! Faudra je scrap le chapitre au complet ça marche pas mon affaire» il y a une certitude évidente ; Vous allez échouer. L’écrivain qui accepte sa faillibilité tout de suite saura une fois arriver à ce moment horrible qu’il n’est pas si grave. Il faut juste essayer autrement ( phrase louangée et de loin par Anaël Verdier). Ce n’est donc pas, au final, un échec. C’est une tentative qui dans les circonstances ne sont pas les meilleurs. Alors, il faut approfondir un peu plus notre réflexion. Qu’est-ce que j’ai sauté? Qu’est-ce que j’aurais pu faire? Ajouter un passage? Le retiré? Le recommencer? Tant de réponses multiples à un problème qui au fait relève de la chronologie, de la logique, de la description initiale des personnages ou voir de la cohérence.

Ce n’est pas grave! Parfois, oui, il est essentiel de s’arrêter, de reculer ou de recommencer. Mais au final, ce n’est pas la mort de votre projet. S’il vous tient à cœur et s’il vous parle autant, s’il arrive à vous dire, non ça ne marche pas, c’est que vous êtes au travail et vous écoutez la direction que prend le projet. Et ça c’est important. Écrire n’est pas juste écrire et puis bon, vite les séances de dédicaces. C’est une lutte acharnée contre soi-même, contre nos sabotages, contre les imprévus, contre le plan ou le non-plan. Écrire demande de la tête, du coeur et une sacrée pair de … Dents pour y mordre sans restriction. C’est une passion ou non?

J’écoutais Bob Russ l’autre jour et j’étais tout simplement fasciné par son calme et sa maîtrise. Je me suis tiens! Ça l’air tellement plus facile peindre qu’écrire. J’ai choisi la mauvaise passion! Mais non… Il dit dans un de ses vidéos… glisse le pinceau dans la joie, parce que c’est joyeux ce que nous faisons avec les couleurs. La peinture nous rend joyeux et nous devons faire ce qui nous remplis de joie. Sinon à quoi bon?

À quoi bon? Alors voici, s’accrocher à pleine dent. Installer notre putain de cul sur cette chaise, être prêt à ce que le projet dérape…. être prêt à lui permettre de nous questionner sur nos intentions. L’échec, oui, mais recommencer. Surtout apprendre à continuer malgré tout. Et vous allez vous rapprocher de votre montagne.

Le déménagement

1er août je déménageais. En fait… Nous déménagions! Quelques mois plus tard, je réalise à quel point ce moment m’angoissais. Pas qu’il était difficile de déménager ( je l’avais fait trois fois avant- J’avais acquis quelques trucs depuis) mais cette fois-ci c’était différent. J’étais avec ma petite bête à poils.

Est-ce qu’il allait se plaire? Pas d’un  plan émotionnel, mais est-ce que le fait de trouver un nouveau territoire allait le rendre plus instable? Est-ce que j’allais créer de nouveau problème? J’étais aussi terrifiée par une anecdote  ( entendu d’un ami d’un ami d’un ami- donc la source n’est pas si fiable que ça) qu’un chat avait fini par se tuer par l’éboulement de boîtes. C’est horrible!

 

Ma première étape a été de sécuriser une pièce où j’allais mettre toutes les boîtes et les objets à déménager. Évidemment, comme vous pouvez le voir sur les photos ( déjà qu’il est très curieux de nature ce chat) il n’a pas manqué l’occasion de me rappeler sa participation à ce déménagement. J’ai gardé jusqu’à la dernière minute tous les accessoires de mon chat. Le jour du déménagement, j’ai été amené mon chaton dans la maison de mes parents. Je lui ai laissé quelques jouets là… Dans le nouvel appartement, j’ai attendu que toutes mes boîtes soient ouvertes, mes objets installés et les coins à chat emménager. Une fois que l’environnement était régler, j’ai mis de l’eau fraîche, de la nourriture et j’ai ouvert la cage.

J’étais seule à ce moment là. Je voulais permettre à l’animal de fouiner à sa guise sans avoir des gens tout autour. Alors je suis retournée à mes occupations du moment, tranquillement. J’ai respecté son temps d’adaptation! J’ai même laissé des couvertures pleine de poils traînées un peu partout, pour que son odeur/ l’ancien appartement soit présent. Pô courrait partout! Il sentait tout! Il miaulait surtout! Les nuits ont été difficiles… Mais il a fini par faire son territoire. J’avais les mêmes meubles, mais le chat n’avait plus les mêmes intérêts pour eux. J’ai caché des friandises dans toutes les pièces, en haut, en bas… pour le pousser à explorer et je crois que cela a porter fruit! Il ne se gêne pas ( comme si un chat demandait la permission en général) pour aller ici et là. Je craignais vraiment que mon chat, effrayé, termine sous le lit en permanence… Mais au contraire! Un beau passage d’une maison à l’autre.

Un autre avantage avec mon nouvel appartement c’est de lui permettre aussi de voir plus loin, d’avoir un meilleur accès aux fenêtres, à regarder les écureuils et les oiseaux, mon chat a redoubler d’énergie! Les meubles se sont déplacer sans problème et je lui ai donner ses coins.

J’ai mis un point d’honneur que chaque pièce me permet de cohabiter avec mon félin. Le chat a accès a un lieu calme pour dormir. En plus, d’avoir un emplacement de choix car où qu’il se met, il pourra observer une pièce sur son ensemble.

 

 

J’aime le voir prendre sa place, parce que c’est chez lui aussi. C’est son territoire! Avant par exemple, il n’allait jamais sur ce tapis aux poils longs. Regardez-le maintenant! Tout à l’aise! Tout confort sous la table du salon!

 

 

 

 

 

Toutefois, certaine place demeure encore en négociation, mais on accepte au final certain compromis pour conserver la paix…

 

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Courage

Comme tous les matins, je prends l’autobus pendant une vingtaine de minute, c’est long et je suis en sardine avec les autres usagers. J’entre ensuite dans le métro sombre, je me fais brassée, toujours entassé, je change de ligne, je débouche à ma station et… Ce matin toutefois, je suis accueillis par une musique vraiment sublime. Plus j’avance dans le sous-sol, plus le rythme est audible. Puis, je suis confronté à un jeune musicien. Systématiquement, sans réfléchir, sans me poser de question, je prends ma bourse et va y déposer un peu de monnaie dans son chapeau. C’était la première fois que je me sentais vibrée. Le mec était là à 7h00 du matin, à gratter sa guitare, tout sourire et avec talent! Alors j’ai pensé en mon for intérieur, il faut avoir un sacré courage pour choisir l’artiste en nous.

Vous a-t-on déjà décourager à écrire? Vous a-t-on poser des regards d’incompréhensions? Pourquoi tu fais ceci ou cela? Lorsque tu ose présenter un projet, à peine clair pour toi-même, chaque commentaire est similaire à des coups de poignards, n’est-ce pas? Que dire de ceux qui n’y accorde même pas un regard… Ces personnes qui comptent dans notre entourage et disons-nous le, s’en foutre carrément! C’est souffrant n’est-ce pas? Je vous transmets alors cette perle de sagesse que j’ai lu dans le livre de Anaël Verdier ( Bah! Oui! Encore lui!).

« Les autres ne comprendront pas toujours ta route. Ça ne fait rien, ça n’est pas la leur. »

Jour après jour, je me bats contre mes mécanismes de défense et de sabotage pour continuer l’écriture. Continuer mon rêve. La seule différence maintenant, c’est que je ne quémande plus. Je n’attends plus rien de personne sauf de moi-même. La phrase ci-haut le dit bien… c’est ma route. C’est votre chemin artistique. Le nôtre, pas celui de notre famille, de nos amis, de nos collègues, de tous ces inconnus qui soulèvent le nez sur vos œuvres. Il faut du courage pour se dire, je le fais pour moi avant-tout quoiqu’on en dis!

Il faut aussi une très bonne dose d’esprit combatif de vivre avec les échecs répétées. Nous avons espoir d’être un auteur de renom, d’être accepter dans ce cercle privilégier, d’être KEKUN, d’être artiste, d’être reconnu oui, mais vu et écouter… Et quand on commence à faire de l’art, on apprend vite qu’il y a plus d’une sphère à contrôler ( émotionnel, spirituel, physique…). On a des visions toutes différentes, nous les confrontons et nous croyons à tort que notre différence est mal vu, mais au contraire, c’est notre vérité qui fait de nous l’artiste, l’écrivain que nous sommes. Et ça, pour le reconnaître et vivre avec notre authenticité, il faut du courage.

Notre route est parsemée de doute, d’embûche, de blocage, de désespoir… Mais nous relevons la tête, nous acceptons notre vulnérabilité. Nous acceptons que nous devons jouer entre le contrôle et le chaos de la créativité. Nous acceptons nos angles morts et nous apprenons avec humilité à nous dépasser. Et nous continuons. Ça encore, ça s’appel le courage…

L’art est comme une grotte sombre où on s’aventure seul et parfois… on a oublier les allumettes et la torche… Mais on y pénètre tout de même. Parce que nous sommes courageux, nous, artistes et artisans… C’est notre terrain de jeu. Vierge. Sans balise. Même si un chemin cent fois utilisé nous est proposer, on a l’audace et le courage de s’en frayer un nouveau.