Cette fameuse inspiration

Cette une tâche lourde et ardue écrire ! Peu importe le sujet que nous nous employons à comprendre sous tous ses angles et à les coucher sur le papier, on aboutit épuisé et déprimé. On fini par se comparer, se juger et par jeter nos œuvres en promettant ne plus jamais y retourner.

Mais cette promesse est faîte en vain parce qu’écrire est vital ! Alors nous y retournons, nous retravaillons des centaines de fois une phrase ou un seul mot pour arriver à un minime accomplissement.


Écrire est une tâche physique: toujours dans la même position assise, quasi recourbé sur notre ordinateur.


Écrire est une tâche intellectuelle: chercher la logique, chercher l’issue de nos personnages, imager un monde, arriver à l’animer correctement avec les bons mots, ouvrir ses yeux sur des connaissances que nous ne connaissons pas afin d’être suffisamment clairs pour ne pas paraître novices.


Écrire est une tâche solitaire: oui, en effet c’est rare d’être deux devant un ordinateur pour construire une histoire. Nous sommes seuls à tenter de respirer au-dessus de la surface. Mais nous aimons cette solitude, mais il est très difficile de revenir à la réalité après notre travail si dur !


Alors quand vient le problème de l’inspiration ou de la feuille blanche, c’est enrageant ! Je suis assise, prête, j’ai renvoyé tous mes amis. C’est le temps d’écrire. Mon moment. Mais il ne vient pas. Ainsi nous tournons en rond, cherchant l’inspiration en faisant notre lit, en faisant la vaisselle ou bien le lavage. On regarde l’automne étendre ses bras multicolores à l’extérieur avec un thé noir dans les mains. Tout l’appartement est propre. Nous sommes prêts et pourtant….rien ne vient.


À ce moment-là précis, je crois pouvoir vous aider. Du moins, vous offrir des pistes de solution que j’ai trouvée à travers mes recherches. Une phrase marquante de Jean Barbe lors d’une de ses activités d’écriture est celle-ci : « L’inspiration/ L’imagination tu l’as prend par le cou et tu l’assis sur une chaise. »
En effet, tout semblera plus attirant dans le moment que s’asseoir et tenter de faire un brouillon de nos pensées. Que notre écriture soit belle ou non, cela n’a pas d’importance, il faut s’asseoir et commencer quelque chose. Cette phrase me trotte ainsi toujours dans la tête, car elle a été une véritable révélation.

L’imagination ce n’est pas une option qu’on nous offre à la naissance, ce n’est pas un statut qui sépare le bon écrivain du mauvais. L’imagination c’est de la foutaise parce que nous en avons tous ! il suffit juste de l’asseoir.

Le fait d’aller chercher chez des auteurs qui vous plait leur «recette» peut vous aidez, vous stimulez à progresser. Attention! Ne tombez pas dans le jugement, aller simplement chercher ce qu’il vous manque. Qu’il s’agit d’aller aux activités d’écriture, le Salon du livre, aller voir sur Internet les différents vidéos ou d’écrire un courriel à votre auteur.


Entourez-vous de gens positifs, prêts à partager votre amour de l’écriture. Prêt à débattre et soumettre leur déboire d’écriture. Vous allez vous rendre compte alors que…vous n’êtes pas seul et que d’autres aussi vivent les mêmes choses que vous.


J’ai rencontré aussi Louise Gauthier, auteure du Pacte des elfes-sphinx. Une femme merveilleuse qui m’a accueilli chez elle. Le conseil qu’elle m’a donné alors a été de lire autre chose que du fantastique. Ainsi je pouvais comparer des styles, des auteurs, des genres. Cela m’a permis d’affiner ma propre écriture et de reconnaître ce qui me plait de ce qui me plait moins.


Ce que je tente de vous dire c’est qu’il y a plein de gens autour de vous, auteur ou non, qui ont des perles de sagesses pour votre écriture et cette fameuse quête d’inspiration. Il faut sortir de sa zone de confort et tenter de répondre.
Nous avons tous notre façon de nous mettre aussi en phase d’écriture. C’est-à-dire, je suis disposée pour un temps donné à écrire sans être dérangé par l’extérieur. Ni par le temps, ni par nos émotions, ni par notre vaisselle. En ce qui me concerne, je commence toujours avec un thé ou un café à proximité, car durant ma séance mon corps est tellement oublié que je me mets à geler. Je trouve ensuite une musique propice pour m’aider à couper avec l’extérieur.

Finalement, avant de débuter une séance d’écriture je prends une feuille blanche et je l’ai rempli de tout ce qui me passe par la tête. Certain appel ça l’écriture automatique, d’autre un réchauffement de muscle et d’autre une libération des effets néfastes de notre journée. Plusieurs auteurs s’entendent sur cette méthode et même les psychologues !


Moi je tiens un journal qui m’aide aussi dans ma vraie vie. Je me lève le matin et je remplis ma page. Lorsque je reviens le soir, je remplis une autre page. Avant d’écrire, la même chose.
Je vais vous laisser sur un dernier outil qui m’aide beaucoup. Une auteure qui je crois à su parvenir à une « Recette» qui promet quelques avancées côté frustration. Il s’agit de Julia Cameron et son fameux ouvrage «Libérez votre créativité»

Et n’oubliez pas que les recettes miracles d’écriture n’existent pas. Il y a des outils tout autour de vous qui pouvez vous aidez à progresser et mâter l’inspiration. Gardez les oreilles ouvertes les conseils peuvent venir de n’importe où. Il ne s’agit pas de s’asseoir et laisser une main divine contrôler votre plume. L’inspiration est le travail, la recherche, l’abandon de soi et tout notre être dans cet art.


Si vous avez été interpellé par ce sujet, n’hésitez pas à communiquer avec moi. Je serai ravie de répondre au mieux de mes capacités à vos interrogations.

La culture du Tips

«Le pourboire comprend les sommes remises volontairement par les clients au salarié»

Pour ceux qui me connaissent très bien, vous comprendrez mon exaspération vis-à-vis la loi sur le pourboire. Nombres d’expériences désagréables que j’ai eues avec le Tips et le salarié en question. Nombres de vendettas  que j’ai reçues quand, le pourboire ne suffisait pas.

J’ai été crié après, insulté, on a même osé saboter un breuvage pour me faire payer ma soi-disant avarie. Je ne m’en remets toujours pas, vous savez! Chaque fois que le moment de payer vient, je me questionne à savoir si cette fois-ci l’employé serait sympathique avec moi. Ils le sont en général jusqu’au moment ultime du client qui remet volontairement le pourboire.

Enfin, c’est leur gagne-pain alors c’est normal qu’ils soient féroces et arrogants! Cependant, je me questionne sur la validation d’une telle culture…

Prenons par exemple deux cas bien distincts qui exécutent la même tâche.

  1. Un préposé aux bénéficiaires qui amène un verre d’eau à son client.
  2. Une barmaid qui apporte la bouteille d’eau à son client.

Le client dans la situation 1 sera redevable au PAB, mais ne cherchera pas à s’en faire récompenser par une somme X. Travaillant dans le domaine de la santé, j’ai entendu souvent les préposés dirent: « Merci Madame, mais ça fait partie de mon emploi vous amenez de l’eau. »

Alors que dans la situation 2, la barmaid va se retourner, ouvrir le réfrigérateur, vous tendre la bouteille à 4.50$ et laisser sa paume ouverte en vous exigeant un pourboire.

D’accord, les salaires et les conditions ne sont pas pareils. C’est un problème de société et les barmaids ou autres serveurs ont un salaire misérable. Mais est-il justifié d’user de manipulation, de poitrines suggestives et de rancune pour nous faire passer le message quand la personne à la base n’est pas sympathique et que c’est son emploi de te donner une bouteille d’eau quand tu as déjà payé ta consommation?

Vous savez ce qui me scandalise encore plus? C’est les commerces qui incluent déjà le pourboire à la facture! Ou nous n’avons aucun choix du pourcentage sur la machine Intéract / visa.

La loi le dit bien: volontairement. Alors pourquoi dois-je subir la colère d’un employé mal payé par son employeur? Mais là nous entrons dans un autre débat… Revenons sur le pourboire. Ainsi la loi dit que c’est un geste volontaire du client envers le salarié. Donc nécessairement il doit y avoir des critères pour vouloir volontairement donner de l’argent. Quels sont ces critères? Ayant étudier la vente et travailler dans le domaine de la vente au détail je peux répondre à ses questions.

Premièrement il vous faut un employé gentil, aimable et présent. C’est-à-dire que la chix du bar ne vous laissera pas tomber pour aller mettre son corps sublime à l’oeuvre à la table des mecs qui viennent d’arriver.

Deuxièmement, elle offrira différentes options de ce que propose la maison. Une serveuse, un barman connait ses produits et ils doivent faire vivre une expérience client, permettre la dégustation, l’envie de consommer davantage. Si nous sommes accueillis froidement par un : Ouin. Ça va être quoi pour vous?

Troisièmement, si son service est ciblé juste sur le Tips ça ne marchera pas. Si à chaque consommation tu dois débourser 1$ ou 2 $,  ça devient royalement emmerdant. J’ai déjà vu des employés rester la paume vers le haut, restant devant moi jusqu’à tant que j’ai gratté le fond de mon portefeuille. Sérieusement? Oui. Un ami m’a déjà raconté qu’un serveur refusait de lui donner sa bouteille d’eau tant et aussi longtemps que le pourboire ne lui était pas glissé sur la table.

Je suis exaspérée de sortir! Exaspéré de prévoir le pourboire quand je sais pertinemment que la personne devant moi ne fera pas un bon service à la clientèle…Mais nous sommes pris au piège de ce système, de cette culture…

Ai-je raison de me scandaliser? J’ose espérer! Lorsqu’un visiteur viendra dans mon centre d’hébergement et que je lui offrirais des indications ou des informations, je lui exigerais un pourboire…nous allons bien voir sa réaction!  Enfin, le tour de la question ne sera jamais pleinement fait dans un petit éditorial comme celui-ci, mais je souhaite que dans les prochaines années que  notre société la regarde de plus près.

 

 

Les vieux et la patate en poudre

 

Non nous n’affamons pas nos vieux. Non il n’y a pas qu’un seul choix au menu. Oui parfois c’est mou. Oui parfois ça n’a pas l’air appétissant. Oui parfois ce n’est pas top santé. Même que des fois c’est trop provert.

Il y a quelques mois un résident en voulait à la cuisine de lui servir des patates en poudre. Il avait bien raison d’être scandalisé. Monsieur a toute sa tête, il a encore toutes les facultés gustatives et ne porte possiblement pas de dentier. Ce qui est, pardonner si j’en choc certain, bien malheureux pour lui. Si vous vous attendez à manger de la gastronomie en centre d’hébergement, vous serez déçus. La réalité est que ce sont de vieilles personnes qui mangent peu, qui sont souvent très difficiles, qui ne goûtent plus rien, que tout soit trop salée ou avec aucun goût.

J’admets par contre que la bouffe icitte à tendance à être fade. Après quelques sachets de sels, ça va mieux. Il n’y a pas non plus de superbe présentation. Et mise à part les restrictions complexes des bénéficiaires, le personnel de la cuisine doit gérer les goûts personnels, les choix religieux et/ ou nutritif, la quantité de nourriture pour parfois 12 étages à 25 personnes par étage ET des belles conditions budgétaires imposées.

Alors oui il y a probablement des patates en poudre qui se glisse sur le menu. Oui ce n’est pas le top. Je suis allée discuter avec le cuistot où je travaille et ce dernier m’a avoué que certains centres le faisaient, parfois, quand il était pris de court ou que le prix de la patate avait considérablement augmenté. Est-ce vrai ou pas? Est-ce justifié ou non? Je vous laisse le soin de valider votre prise de position. Cependant, taper sur les employés ce n’est pas la chose à faire.

Nous avons fait un choix de société qui est d’accorder plus d’attention à un autre groupe de personne plutôt que la nourriture de nos petits vieux. C’est triste, mais c’est de même au Québec! Si vous avez la chance de garder vos ainés prêts de vous, les dorloter, leur faire de la bonne popote, d’aller leur rendre visite fréquemment ou de les héberger chez vous…tant mieux. La réalité ici c’est la maladie, des pertes physiques et cognitives et malheureusement des familles dysfonctionnelles…Et ces gens aboutissent inévitablement dans le cercle gouvernemental de la gestion du p’tit vieux.

Solution : Modifier nos valeurs de société et l’orienter non vers l’économie, mais vers des alliances sociales plus prospèrent.