Nouvelles avec inspiration autochtone

La question qui revient à tout coup : Karine as-tu des origines autochtones? Oui. Non. Je ne sais pas. Il y a un flou dans l’arbre généalogique de ma famille. Nous aurions, au dire d’une tante au Nouveau-Brunswick, que nous aurions été métissés. Malheureusement, après la grande déportation, beaucoup de documents officiels ont été brûlés, volés, perdus…ce qui complique les recherches. Pourtant, dans l’histoire de l’Acadie, on dit que la populace s’était ensauvagée. C’est-à-dire qu’abandonné par la France, le peuple acadien s’est retourné vers les locaux soit Micmaques et Malécites. Dans ses gestes, dans sa façon de vivre, dans sa pensée communauté, l’Acadie accueil des valeurs autochtones qui se sont dissociées avec le temps ( par la déportation, la honte, la loi sur les Indiens et autres foutaises gouvernementales british). Alors suis-je autochtone? Non. Ni métisse. Ni même à 0.000001% originaire de.

Toutefois, je dois avouer que mon intérêt pour les autochtones a toujours été. J’ai toujours trouvé attirant et dégradant leur histoire. J’ai toujours sous-estimé l’apprentissage queubécoise à leur sujet dans les cours d’histoire. Des choses ne fonctionnaient pas…trop d’éléments étaient incohérents. J’avais appris à haïr les Mohawks sans savoir qui ils étaient vraiment. Le sais-je plus aujourd’hui? Non. Pantoute. Mais je m’informe. Et je lis. Et j’ai plein de personnalité autochtone sur Facebook et que je suis à la loupe.

Donc, nécessairement, quelque part dans tout se démêlage culturel, en recherche de ma propre identité, de mon amour des arbres et des étoiles…mon écriture est teintée de mon apprentissage et de ces nouvelles connaissances.

Vous remarquerez cependant que dans mes écrits je ne parle  ni d’une nation en particulier ni de signe distinctif ni même d’une langue . Si vous jasez avec moi, je peux vous dire de quelle nation je me suis inspirée pour le point de départ de mon histoire (comme le bateau fantôme qui est plutôt flagrant le moindrement que nous connaissons la géographie et les sous-entendus de mon livre). Mais je ne prétends pas vous en apprendre sur les autochtones. Je ne fais que prendre des éléments et créer autour de ça. Fictivement.

Actuellement on parle énormément d’appropriations culturelles et mon opinion là-dessus déjà bien fondée pour le domaine artistique, il faut faire attention à ce qu’on prétend. Ainsi, mes livres ne recherchent ni les faits ni la vérité…juste opposer certaines réalités tout en mystifiant l’univers que je crée. Non. Rien n’est vrai. Ni dans Acheri. Ni dans le bateau fantôme. Seulement quelques éléments éclairs pourraient faire référence à, mais ce n’est vraiment pas mon but.

Pour briser un peu le cycle créatif, pour les prochaines nouvelles je vais être plus d’actualité, moins spiritualité autochtone. Mes projets sont dans ma tête et germe tranquillement. J’aurai tout l’hiver pour composer le premier jet de ma troisième nouvelle et pourquoi pas un roman en chemin …