Mon enfant intérieur

Pour les gens qui  me sont intimes, vous connaissez ma vie, mon vécu, mes peurs et mes douleurs. Du moins, une partie. L’article d’aujourd’hui va parler d’une chose que je chéris et protège. Une chose que tous à en lui et qu’il ignore ou plutôt tait ; notre enfant intérieur est et demeure la chose la plus précieuse que nous possédons. Qui nous appartient, que personne ne peut voler ou salir.

Malheureusement, il n’en a pas toujours été ainsi. Vivre avec son enfant intérieur, qu’est-ce que c’est? Ne pas l’entraver, ne pas le blesser, ne pas le confronter à des situations dangereuses…comment au juste y arriver?

            Partons du début ! Nous avons tous été quelqu’un dans notre enfance. Nous avons tous eu une famille. Parfois, souvent, trop souvent certaines familles se sont avérées violentes, méchantes, insécurisantes, abandonnantes. Nous avons peut-être été retirés de nos familles pour maltraitance. L’enfant qui aurait dû naître dans un milieu sain avec plénitude et amour a été au contraire confronté à toutes sortes d’émotions et de situation hors de son contrôle qui a eu pour conséquence mille et une plaies. Ces plaies : le manque d’estime, la peur, l’anxiété, le mensonge, la dépendance affective et autre, l’indifférence, la colère continuelle…Des cicatrices qui marquent longtemps. Si nous avons eu une belle enfance, nous serons des adultes accomplies. Des adultes sans trop de peur, qui s’épanouit qui relève les défie de la vie sans trop de difficulté. Mais des enfances malmenées et blessantes cela donne des adultes incertains, inquiets, mal adaptés, hyper vigilants, paniqués…nous avons été des enfants adultes et nous sommes désormais des adultes enfants. Trouver l’erreur? Nous avons eu des responsabilités, nous avons été plus matures que notre âge le demandait, nous avons été des enfants surdoués.

 Partant de ça comment arrive-t-on alors à bien vivre une fois adulte? Parfois sans problème, parfois avec difficulté, très souvent dans le déni.

 « Ils nous ont aimés à leur façon ». Ce sera à vous de refaire votre procès. À vous de contacter vos peurs. À vous de regarder l’impact que cela à eu sur votre vie. À vous de retrouver cet enfant, l’accueillir, l’aimer et lui donner ce qui est bon, désormais, pour lui/ elle.

Je vous dis tout ça parce que j’ai eu quelques jours rocambolesques. J’ai été dans le désarroi et dans une grande tristesse. Mais j’ai appris beaucoup sur moi et sur mes limites en peu de temps. J’ai fait des promesses et donner sans savoir ce que j’offrais à quelqu’un. J’ai réalisé mon incompétence à prendre soin d’autrui. Pourquoi? Parce que je ne sais pas encore prendre soin de moi. J’ai réalisé mon malaise quand quelqu’un vient débalancé ma routine, mon air de jeu, mon antre. Ne faites pas des airs tristes. N’ayez pas pitié. Merci bien, je me passe de ça. J’ai donné sans savoir ce que je donnais. Mais j’ai réalisé un paquet de choses! Vous voulez savoir ce que j’ai réalisé ? Eh bien, voilà! Ma vie, mon corps,  mon esprit, ma sérénité et mon environnement ne sont plus à donner. N’est plus à troquer contre de l’amour (parce qu’au final la blessure n’est qu’une blessure d’amour pour tous). Mon enfant intérieure…celui-là même que j’ai décrit plus haut était apeuré, mortifié, tremblant.  Je ne lui ai pas donné ce dont il avait besoin. Je l’ai fait taire et joué à l’adulte que je n’arrive pas à être. Aujourd’hui j’ai repris conscience de qui il est, de ce qu’il a besoin, de ce qui est bon pour lui, de ce que je vais faire pour lui dans le futur.

Maltraités ou non, un enfant intérieur nous en avons tous un. Qui a besoin d’amour et d’attention. Qui a besoin de jouer et de bébelles. Qui a besoin de regard et de contact. Savoir s’écouter, s’offrir de la tendresse et de l’amour, être doux avec soit ne s’apprend pas aussi aisément. La patience et votre conscience sont vos meilleures alliées.

Maintenant que vous prenez conscience de cette grande force qui sommeille en vous, comment en prendrez-vous soin aujourd’hui ? À cette minute près?