Une histoire banale

À tes yeux, une histoire que trop banale. La haine se faufile comme un serpent dans un nid sans couveuse. Ton regard se durcit. Tes yeux s’assombries. L’histoire bien ordinaire d’une conversation où les interlocuteurs parlent sans écouter. Un discours de sourd. Un discours d’aveugles. Une histoire qui vaut mille mots et qu’au fond n’en aura aucun.

Qui sommes-nous si nous ne sommes pas dans le regard de l’autre? Qui nous croyons être si l’autre ne nous regarde point?

Dans ton esprit, la raison importe si elle est de ton côté. L’injustice apparait souvent quand le Monde décide de regarder, mais sans quoi, le quotidien continu son avancé. Une histoire que trop banale j’entends, mais dont le poids est sur tes épaules frêles. De plus en plus lourd ce poids. Tu t’enlise dans une mare boueuse Tu vas suffoquer. Le sens que tu y mets n’aura que l’impact que tu choisis. Cet impact sera comme le clou, cruel, dans la main de celui que tu n’as pas cru sauveur et qui sera exposer en faible.

Qui sommes-nous si nous ne sommes pas juste les uns envers les autres? Qui nous croyons être si plus personne ne peut nous sauver de nous-mêmes?

Quand tu écoutes, tu n’entends pas. Ni justification. Ni pleure. Tu es sourde. Sourde par l’ouï, mais surtout, ton cœur sèche et la poussière poussée par le vent éloigne ta rédemption. La voie de ton cœur est l’unique chemin.

Qui sommes-nous sans larme et sans abandon à l’autre? Qui nous croyons être si plus personne croit au pardon?

Et si le silence parlerait à ta place il serait muet. Profond et froid comme l’abysse. D’une profondeur immense, ton âme ne sait plus comment nager vers la surface. Et tu choisis ta mort par tes gestes. La mort par omission. Et tu choisis de mourir sans tendre ta main. Et tu choisis de mourir.

Alors crois-tu encore que cette histoire soit banale ou tu accepterais de te confier à moi? Car le silence et les mots s’ils ne sont pas choisis ne peuvent que te condamner à l’erreur. Une roue qui tourne sans cesse. Une erreur qui tourne sans cesse. Et ton cœur qui se fracasse éternellement.