Le jour de l’adoption

Je déménageais le 28 juillet et le 1er août j’étais dans une animalerie pour trouver mon futur petit et mignon compagnon. J’avais fait la SPCA et un autre refuge à proximité. C’était des chats pour adoption humanitaire. J’en aurais pris volontiers, mais il faut considérer les coûts. Et si on n’a pas l’argent pour les soigner on est aussi pire que les propriétaires qui les ont mis dans cette situation.

J’ai donc atterri à l’animalerie Nature. Je me faisais un point d’honneur de refuser d’aller mettre mon argent dans les usines à animaux, mais au final, n’est-ce pas là aussi une adoption humanitaire ? Les sortir, ces pauvres bêtes, de leur enclot de verre. Ils font les fanfarons ou s’étouffent…Moi entre SPCA il n’y a qu’une petite marge, qui s’appelle profit, mais les deux sont aussi pires l’un que l’autre. Les deux découlent de l’irresponsabilité de l’humain. De son goût pour la cutinerie et de l’abandon systématique dès que ça commence à demander trop.

Alors j’entre, ne tenant plus sur mes jambes. Je gambade jusqu’au show à poils. J’avais mes critères. Roux, femelle, mignonne et enjouée. C’était ça et rien d’autre. Point barre. Toutefois, rien ne s’est passé comme prévu vous pouviez vous en douter? Je vois deux petites oreilles dépassées d’une cage. Des oreilles noires comme la nuit. Tiens! Un petit museau apparait. Ces énormes yeux ronds me fixent. Il est assis. Alors tout prend son sens et je ne remarque pas du tout les deux petites chattes rousses dans la cage sur ma droite. Il n’y a que lui. Cette petite chose si minuscule. Il ressemble à un tableau de Picasso avec son blanc qui traverse tout croche son petit visage.

Mâle. Noir et blanc. Espiègle comme cent. Je suis loin du compte.

Alors j’essaye le chat. Voir si sa personnalité me convient. Voir s’il m’aime bien. S’il ne se sauve pas. C’est vexant quand le chat ne veut pas rester dans tes bras. Mais c’est comme les baguettes d’olivander ; c’est le chaton qui choisit son maître. Maintenant que j’ai cette chose et qu’elle me grignote les doigts gentiment, je regarde les autres chatons. Oui ils sont mignons. Mais non, il est dans mes bras et on s’aime déjà. Il a les yeux ronds ( il l’est a toujours d’ailleurs ) Il a l’air d’un chat sur l’herbe en permanence. Il est pour moi. Je suis pour lui.

Pô. Quel drôle de nom! J’adore Kung Fu panda. Je crois que c’est le meilleur film d’animation à vie que j’ai écouté. Je le regarde en moyenne une fois semaine ( un peu accroe la fille). Ne pas se fier aux apparences. Se pacifier. Croire en soi.  Et ! Le Kung Fu c’est super écoeurant ! Po c’est un beau personnage. Et mon chaton, noir et blanc  ( comme un panda ! ) il est doux, il rebondit, il sautille, court partout, il est mongol. C’est le nom parfait.

Ainsi, après les formalités administratives, je ramène ma bête à la maison et je passe ma première nuit blanche… qui sera juste un avant-goût de ce que peut être mon petit Pô. Son gentil surnom est Pô-La-furie-Nocturne ( oui un autre film d’animation que j’apprécie énormément), mais ça, c’est une autre histoire…