J’ai juste besoin d’écrire

Les projets s’accumulent : formation, bêta-lecture, le blogue, YouTube… Je réalise cependant que plus j’en fais, plus je délaisse ma véritable passion soit celle d’écrire ! Je danse avec mon horaire à essayer de faire tout entrer dans une semaine, mais je n’y arrive pas. Je n’y arrive pas donc je déprime. Je déprime donc je ne me sens bonne à rien. Voir mes amis(es), sortir, marcher, voir le monde et ça je ne le fais plus depuis un temps. Certaine raison financière oblige évidemment ! J’aimerais en faire plus, mais je n’y arrive pas.

Stop!

Arrêt sur l’image. Je regarde ma vie aller trop vite. Je regarde tous mes projets et je me perds de plus en plus. Et si j’essayais de replacer les choses maintenant ? Et si je me concentrais sur  ce qui me stimule véritablement. Mes histoires. Toutes ses phrases et ses idées qui s’accumulent dans ma tête et qui doivent sortir! Je l’ai oubli celles-là.

Depuis mon déménagement, je n’ai pas réussi encore à écrire dans mon studio. Cette chambre dédiée à mon monde créatif. Pourquoi suis-je incapable de faire un pas à l’intérieur ? Je ne peux juste pas m’asseoir, pourquoi, est-ce si difficile d’ouvrir simplement l’ordinateur et m’y mettre ? Je suis dans le salon, caller dans mon sofa. Il est bien ce sofa, mais ce n’est pas là que la créativité se cache.

Aujourd’hui, je suis entrée dans mon studio. Il y avait toutes les lumières pour les capsules vidéos. Toute la chambre était placée pour faire jolie, bien cadrée. Mais ce n’était pas moi. Ce n’était pas mon foutoir d’écriture. Mon antre. Ma caverne aux mille merveilles. C’était une place où des vidéos se prenaient. Alors j’ai su que je devais reconquérir mon territoire. Le mien. Ma place. Celle où j’écris. Celle ou j’imagine et je fabule.

J’ai fait le ménage, rangée ce qui avait besoin de l’être, j’ai mis mon fouillis sur ma table, j’ai replacé mes plantes et éloigné le stock d’éclairage. Je respirais déjà mieux. Finalement, j’ai pris mon bâton d’encens et je l’ai allumé. En fermant les yeux, j’ai médité. Ici repose ma sérénité. Ici je dépose mon imagination et ma créativité. Ici, Karine est la bienvenue et il n’y a qu’elle ( et Pô).

Lorsque je m’éparpille en pensée,

Quand je ne protège pas mon territoire,

Que j’oublie d’y faire un tour, de le saluer, de l’entretenir,

Je ne peux pas écrire. Je sais qui je suis. Je sais ce dont j’ai besoin.