Histoires d’un bloc # 7

L’aspirateur tardif

Je suis très heureuse qu’aucun voisin ne se chamaille ni ne parle fort au téléphone ni regarde la télévision bruyamment la nuit ni que j’entends les complaintes d’hygiène et de vidange journalière humaine…Et je souhaite de tout coeur que je ne les dérange pas à mon tour. Toutefois je dois me confesser. Mardi soir, dans les alentours de 21heure Pô a fait la passe à l’herbe à chat ( non sérieux, elle était étalée dans tout le salon). Je suis un peu paranoïaque du ménage (pas qu’un peu) alors je regarde l’heure et je me suis dit ce n’est pas trop tard 21h00. Alors je branche l’aspirateur, démarre l’engin et me mets en quête de toute la terre étendue sur mon plancher.

Bang! Bang!

J’arrête l’aspirateur. J’ai bouffé le chat par le tuyau ou quoi?

Je redémarre

Bang! Bang!

Ah! Non! C’est juste le voisin qui poliment me dit d’arrêter de passer l’aspirateur. Sorry! Mais j’y vais d’un prolongement ( oh! Combien très volontaire de ma part) de ma séance de ménage.

Tu me cherches dude, tu vas me trouver.

P.s. Est-ce vraiment trop tard 21heure? Vraiment?

P.s.2. L’idée merveilleuse d’avoir une maison et de pouvoir astiquer ma vaisselle jusqu’à 1heure du mat’ si cela me dit serait bien. Et d’y passer l’aspirateur tous les soirs à 21heures…hmmm. Quel doux songe les amis.

P.s3 toi pis ton sale chien qui jappe chaque fois qu’il voit son ombre, trois minutes d’aspirateur pour éviter la vermine…

P.s4 ouin ce n’est pas si tranquille que ça finalement ici.

Le russe et la toutoune en pyjama

Les yeux bleus, le regard dur, le menton carré, la posture droite, blond et un petit look rebelle…voilà ce qui m’attire chez les Russes. Oh! Et leur accent! J’ai été quatre ans tout juste avec un Russe. Et je bave encore devant tout homme de cette nationalité ou apparenté à.

Par le plus grand des hasards, il se trouve justement que dans mon immeuble il y a plusieurs Russes. Dont un…sur mon étage. C’est mon frère qui m’a informé quand il est allé chercher mon évadé dans le couloir. Pô s’était arrêté devant lui et le russe était déjà tombé sous le charme de la petite bête à ce qu’il paraîtrait . Malheureusement, je n’avais encore jamais croisé depuis le 1er août ce soi-disant russe. Croyez-moi je ne faisais pas tout non plus pour le coincer dans un coin. (Quoique…)

Mais voilà, il y a eu cette soirée. Il était dix heures. J’étais en pyjama. Je venais de faire la vaisselle ( donc éclabousser d’eau partout). J’avais un chignon de cheveux sur la tête, démaquiller et je venais de faire la litière de Pô. En gougoune, je me trémoussais avec mon sac de caca jusqu’à la chute à vidange quand en tournant le coin je tombe face à face avec ce mec ( mais quel mec!). Il était entrain de barrer sa porte. Il sourit. Je souris et m’enfouis dans le trou de vidanges articulant ( si on peut appeler ça articuler) un timide bonsoir. Je décide de rester caché jusqu’à tant que je l’entende tourner la clé dans sa porte (il faut avoir été une fois là-dedans pour vous promettre de ne plus jamais y aller sans masque à gaz ). Il part par les escaliers…Bon! Je sors et je vais me réfugier dans ma caverne, affreuse et honteuse! promettant d’entraîner mon chat à aller porter sa merde seul!

On souhaite toujours être à notre meilleure quand on rencontre un mec qui nous plait. On ne veut surtout pas qu’il nous connaisse en habit de soir juste après notre vaisselle, pyjama décousu de célibataire et le paquet surprise malodorant de Monsieur minou à la main…Mais bon! On est sublime pareil les filles! (épeurante certes, mais sublime).

Pô, Pô et encore Pô

J’étais installée dans mon salon, la petite table juste parfaitement à la hauteur de mes bras, je corrigeais un texte d’un auteur et Vlam! L’écran de mon ordinateur se referme. Deux pattes blanches sur le couvercle et une petite tête aux yeux globuleux me regarde. Non! Chicanais-je le chaton en le remettant calmement sur le tapis.

Je rabats le couvercle, mais à peine eut-je le temps de me concentrer de nouveau que le chat saute et atterrit sur le clavier créant des printscreens non désirés et autres anomalies dans le texte. Je prends le chat et la balance le plus soin possible. Mais il revient.En force, énervé et il veut joué! Il s’attaque à mes pieds! Je le repousse! Saute à nouveau sur les touches du clavier. Je le renvoie au tapis. Et là il prend son élan pour aller gruger mon fils et mon chargeur.

J’en ai marre. Je prends mon ordinateur. Va dans mon studio et ferme la porte sachant les conséquences à venir.

Le chaton pleure de désespoir. Gratte la porte. Je veux entrer, hurle-t-il, je ne veux pas être seul!

Je mets de la musique.

Le chat miaule de plus belle.

J’augmente le volume.

Le chaton s’époumone.

Je suis une cruelle propriétaire de chaton. Je l’abandonne en ayant promis de le protéger, le nourrir et l’aimer.

Mais la vétérinaire a dit de ne pas répondre à ses appels pour qu’il apprenne.

Consciente des répercussions dans l’avenir, je ferme mon ordinateur et va ouvrir la porte.

Un ronronnement de reconnaissance m’assaillit. Deux trois minouches sur les jambes avant de bondir dans mes rideaux…et le manège recommence!

Pô ! Non!

P.s. Maintenant je m’enfuis le soir chez mon frère pour travailler. Ouais…je me sauve du chaton. Ah! Ah ! Ah! J’aimerais bien vous y voir aussi.