Histoires d’un bloc # 5

Le chat qui passe proche de se faire empailler

Pô dort sur ma commode, mais pas avec moi. Je me suis dit bon…au moins là il est tranquille. Il ne dit pas un mot et mes orteils sont tranquilles pour la nuit. Je me vente à qui veut l’entendre que Pô a élu son dodo place là et même si j’aimais qu’il dort coller…on fait avec, c’est lui le boss. Toutefois, après quelques jours je remarque quelques petits morceaux blancs sur ma commode…et c’est la que l’inévitable m’enlève les mots de la bouche. Pô grugeait les coins de ma commode! Ah le p’tit Tbank! Vite le vaporisateur éloigne minou. Un goût de citronnelle plus tard et une porte fermée, le chat devrait bien se calmer ? Eh bien non! Je dépose trois secondes mon livre que je dois lire et là, sous mes yeux, les minis dents de mon bébé chat sur le coin du livre. Et je vous jure, je me suis mise à pleurer. Moi qui ne prête jamais un livre. Moi qui a horreur du coin replié. Moi qui serais la première à faire une fondation pour livre martyrisée…La mon espèce de bête poilue à passer proche d’être empaillé.

J’ai essuyé mes larmes, remis mon livre dans ma bibliothèque dégoutée. Le temps va passer et peut-être, je dis bien peut-être je vais réussir à le lire et passer par dessus de cet ÉNORME TRAUMATISTE.

 

Ti-couli p’tit peu dégoutant

Commençons cette histoire depuis le début. Et ça commence avec Pô (évidemment! Tout commence à cause d’un chat) Pô a une petite balle qui fait schroutch schroutch et elle s’est prise sous le four. De ma bonté d’âme, je décide de me pencher pour aller la récupérer( surtout qu’il miaulait à qui voulait l’entendre que la balle était sous le four) mais même avec une perche je n’arrive pas à l’atteindre.  Alors je décide de tout déplacer pour aller la récupérer. Mais au moment de tasser l’énorme four, j’en oublie de débrancher ma bouilloire. La bouilloire tombe, elle éclabousse Pô et moi, mais ne vous en faites pas la petite balle était saine et sauve.

Le capot de ma bouilloire étant brisé, un grand nuage de vapeur sort de cette dernière quand vient le temps du thé. Ma bouilloire sur le comptoir sous les armoires de la cuisine m’offre cependant un spectacle des plus dégoutants. À cause de la vapeur, les armoires du dessus se sont mises à dégouliner…d’un liquide jaune écoeurant! Pour un appartement rénové et frais peint…on repassera!

La laveuse de la colère

Il y a bien une chose dont j’ai un peu de la misère à m’organiser. Un peu? Non. Je vais être sérieuse. J’ai beaucoup de misère à m’organiser pour cette chose-là. Le lavage! Dans mon ancien appartement, j’avais une laveuse et une sécheuse. Un petit duo de machines acheté de ma poche. Toufois, là ou j’ai déménagé il n’y a pas de tuyaux disponibles pour cet usage. Fini les lavages rapides dans la pièce adjacente. Désormais, je dois descendre au sous-sol, mettre de l’argent sur une carte et amener ma besace lourde et puante de la semaine.

Je me suis acheté un petit panier sur roulette IKEA. Très pratique, mais peu solide et bruyant. Alors j’ai tenté des poches de linges…Mieux, mais lourds. De plus, avec les poches en tissus j’ai l’impression de faire moins p’tite vieille qui a mal dans le dos et qui va faire son lavage le lundi matin ( image déprimante je m’en excuse).

Mais voilà ce qui s’est passé cette semaine. J’ai sorti de mon appartement les poches sous les bras, ma carte dans la bouche et mon trousseau de clés de secours dans un doigt. J’arrive en bas. Défais le cadenas de ma case. Débouche l’eau de javel et le savon à vaisselle dans une acrobatie digne des Olympiques. Installent mon foutoir dans les laveuses et gosse plus ou moins trois minutes avec la carte magnétique que je ne saisis toujours pas l’utilisation.

Pas assez de fond.

Merde. Je sors de la place , va à l’ascenseur, retourne au troisième étage pour aller chercher ma carte de crédit. Descends en bas et je me dirige vers la machine pour booster la carte magnétique.

Erreur.

Je recommence.

Erreur.

Aie! J’ai de l’argent sur ma carte ciboire

Erreur.

Je retire ma carte, retourne à l’ascenseur, va au 3e étage, rattrape Pô qui s’évade dans le couloir, prend ma carte débit, redescend en bas, retourne à la machine.

Erreur.

AHHHHH!

Erreur.

Reboot la machine.

Attends.

Patiente.

Patiente pu.

Recommence.

Erreur.

Je fou mes cartes dans mes poches, remets mon cadenas sur ma case et retire mes vêtements humides pour les retourner dans les poches de lavages. Je prends la ferme intention de marcher jusqu’à mon ancien appartement pour profiter de ma laveuse et de ma sécheuse. En plus, 5$ le lavage ça commence à couter cher!