équipe, un objectif

Groupe d’entraide à l’écriture, un projet complètement fou? Oui, probablement.

 

Je venais d’essuyer un autre refus. Oui, il arrive que les gens ne soient pas intéressés par ce que vous écrivez. Quand ils le sont, ils ne vous font pas tous des commentaires constructifs. Alors que reste-t-il après leur passage? Je le crains, les ténèbres. C’est-à-dire qu’on peut parfois éprouver de telles situations comme une marque de traitrise, de honte et au bout du compte ressentir un grand vide au niveau de l’estime personnelle.

Les gens «normaux» vous diraient, mais va s’y oublie et laisse-les faire! Ce sont des cancres! Eh bien! non!  Les gens qui vous disent ça veulent vous rassurer à tort. Car le défi ultime d’un écrivain est au final être lu! Si dans notre propre entourage pour des raisons x, l’intérêt n’y est pas, il y a un travail de conscience à faire. Est-ce que je m’adresse au bon public ? Est-ce que je les implique de la bonne façon? Est-ce que mon discours de vente est le bon? Ainsi, l’artiste qui ne veut pas vendre devra le faire un jour ou l’autre pour son salut. Je ne dis pas de vendre votre âme au diable, mais d’y réfléchir. Cependant, pour l’instant, c’est vrai qu’il faut arriver à mettre de côté ce genre de questionnement. Sinon, ces réflexions peuvent polluer votre esprit et vous amenez au bord du précipice. Au final, vous regarderez vos écrits avec dégoût et jamais plus vous ne voudriez écrire. Que dis-je, commencez donc par écrire et rendre potable votre roman avant toute chose!

Alors l’état d’esprit dans lequel je me présente aujourd’hui est : combattif. Je n’ai pas dit mon dernier mot à ces gens qui repoussent mon livre sur le coin de leur table. Je leur dis, ah oui tu ne veux pas le lire? Il n’y a donc personne dans mon entourage qui s’intéresse à mes déboires d’écriture? C’est ce que nous allons voir…

Et si je n’étais pas la seule ? Et si mon rêve petit ou grand pouvait rencontrer des gens dans la même situation qui éprouve ce vide après leurs écrits? Ce manque de soutien!  Est-ce qu’il y aurait un moyen de repérer ces gens et de les réunir, simplement et harmonieusement?

Nécessairement avec un tel groupe j’apprendrais à communiquer, à apprendre et à vendre mes idées! Alors je me suis mise à la recherche d’un tel groupe. J’ai fouillé les recoins de mon quartier, les sites web, les pages d’auteur et mon budget. Le résultat de ma recherche fut frappant. Cinquante ans et plus ou des finances qui explosent, mais on me vendait le rêve d’être un jour publiable. Quoi?

Mon grand-frère dans la pièce voisine m’a lancé tout bêtement : « Et toi, tu ne peux pas faire ton propre groupe d’écriture ?» Eurêka!

Subséquemment j’ai cherché des collaborateurs et ma bonne amie de toujours  a embarqué dans ma folie contagieuse. Quelques semaines plus tard à négocier un petit coin dans le journal, être commandité par notre bibliothèque locale et une première séance plus tard, notre groupe d’entraide à l’écriture (quoique petit encore) est érigé.

Cependant, le chemin aux mille embûches ne s’est point arrêté là, mais ça, c’est une autre histoire!

Alors voilà la morale à ce texte : si une chose vous tient réellement à cœur, entourez-vous des bonnes personnes! N’ayez pas peur de vous tournez vers des étrangers, de créer des groupes et des associations! Lisez les blogues, interrogez toutes sortes de gens, apprenez votre métier! L’artiste est souvent seul dans son atelier, mais on ne construit pas un empire en étant seul. Une œuvre pour devenir un chef d’œuvre doit posséder des critiques et des retournements. Il faut la rendre solide, mais pour cela il faut l’ébranler pour connaître ses points d’appui plus faibles.

Et si par le plus grand des hasards vous cherchez un groupe d’entraide à l’écriture gratuit, faites-moi signe!

Brisez avec moi la solitude de l’écriture.