Ferme ta gueule

Nous attendions l’autobus depuis un moment déjà. En retard, comme toujours celle-là. Toutefois, j’ai souris au chauffeur et je suis allée m’asseoir. J’étais dans l’autobus ce soir-là dans un état de grande fatigue et de grand mécontentement de tout. Même mettre de la musique m’écoeurait! Puis, il y a eu cet homme qui semblait avoir passer une aussi mauvaise journée que la mienne qui a décidé de dire sa façon de pensée au conducteur… Alors cela à dégénérer et ce dernier à menacer d’appeler la police. Va s’y! criait l’homme qui avait passé cette pitoyable journée. Je vais les attendre icite! Alors je me suis dit… Pourquoi tu n’as pas juste souris gentiment au chauffeur plutôt que l’intimidé? Pourquoi ajouter à la fin de chacune de nos journées un sujet malheureux en plus? Pourquoi…. tu n’as pas juste fermer ta gueule?

Depuis quelques années, je développe la compensation et la patience pour moi tout d’abord qui m’amène, sans que j’ai à le simuler, à l’être aussi pour les autres. Ce n’est pas toujours facile et je faillis encore beaucoup…

Je ne soupire plus quand je suis exaspérée. Par exemple en souhaitant sincèrement que tu remarques mon manque d’intérêt ou de découragement à ton égard, un long soupire t’aurait rendu mal à l’aise. Je me refuse, plus ou moins bien, à te donner des conseils parce qu’au final je ne fais qu’aggraver ta situation. Plutôt je suis là et je t’écoutes si tu as besoin. Parle-moi avec sincérité et je vais t’accueillir. Ce n’est pas toujours facile de ne rien dire… ce n’est pas aisé de ne pas juger. Je me mêlais beaucoup de la vie des autres et tout ce que je récoltais était de la chicane. Maintenant, je ferme ma gueule. Ce n’est pas de la vengeance ou quoique ce soit de menaçant. Au final, pourquoi je perdrais de l’énergie à avancer des points, à parler de ci et ça, du méchant monsieur qui criait après le méchant chauffeur… Pourquoi je ne fermes juste pas ma bouche pour observer et leur envoyer à chacun tout l’amour du monde.

Dans ce même autobus, il y a une femme ivre qui a porter son dévolu sur un homme. Elle voulait des cigarettes ou je ne sais quoi. L’homme poliment l’a acceuillis et écouter le temps qu’elle voyageait avec nous. Quand elle est partit, une petite lumière s’est levé pour aller parler avec l’homme, pour aller insulter la femme qui venait de quitter. L’homme patient, un noir élégamment vêtu a dit: « elle a bu et avait juste besoin de parler». Notre petite lumière est allée se rasseoir. Et s’il avait fermer sa gueule lui-aussi? Oui c’était cocasse et la dame m’a fait bien rire, mais ce que j’avais surtout retenue c’était la gentillesse de l’homme à la peau foncée.

Je pourrais raconter une dizaine d’histoire similaire. Comment des gens pour, je ne sais quelle raison, ont voulu mettre tout le monde dans leur état en disant le mot ou la phrase de trop quand ils auraient pu simplement se taire. Nous avons cette liberté d’expression, se droit de parole et se droit de clamer haut et fort sans qu’on en soit coupable ( il y a des limites morales et éthiques évidemment). Toutefois, je clame le droit au silence. Le droit de refuser de parler quand nous pouvons blesser quelqu’un. Je ne dis pas de garder un secret au détriment des autres, mais dans l’espace intime comme publique, si notre pensée est limite offensante, manipulatrice ou inutile… FERME TA GUEULE!