Écrire tous les jours Part 1: Se réchauffer

L’écriture n’est pas une course. Ce n’est pas le premier arriver, le premier à gagner.  Des œuvres prennent parfois des années à terminer et d’autres non. Toutefois, il nous faut créer une routine similaire à un athlète. Ne pas perdre le pied et ne pas se décourager. Comment? Prenons un exemple pour nous mettre en contexte. Je décide enfin de m’entrainer ( ouf!) et je décide de faire du bicycle (parce que avouons-le, je ne suis pas très douée dans d’autre sport). J’ai besoin de me réchauffer, d’avoir bien mangé, mais pas trop, d’avoir de l’eau pour m’hydrater, mes protecteurs, mes outils si j’ai un pépin, d’un bon véhicule pour partir loin loin loin….

Initier le mouvement

L’écriture s’est la même chose. Je constate que m’asseoir et attendre l’inspiration ne m’a jamais vraiment rien apporter. J’aime être préparer et savoir où je m’en vais. La bicyclette sans but s’est un peu moyen. Surtout quand tu réalises le kilométrage parcouru et qu’une envie de pipi soudaine te prend et il n’y a pas de salle d’eau à proximité ( désolé petit arbuste)  Avant même de penser vous rendre à  Tombouctou , sachez faire le voyage intelligemment. J’ai séparé ce sujet en quelques articles pour m’aider à focaliser sur l’essentiel. Encore une fois, je ne me prétends pas la génie de l’écriture. Je ne vous parles de Kosser que moé j’en pense.

L’échauffement me semble un élément essentiel de la pratique d’écriture. Avant tous le reste, avant de plonger dans une histoire, avant de prétendre quoi que ce soit sur notre tâche à venir. Se réchauffer initie le mouvement: physique, mental et émotif. Ces trois axes font partis de l’écriture et je crois que c’est bien de les scruter plus attentivement.

1.S’échauffer physiquement

Tous les axes se complètent. Si je n’arrive pas à me concentrer, prendre une marche ou pédaler quelques mètres m’aide. Les hyper actifs comprendront cela. Pour les autres qui manquent un peu d’énergie, l’entrainement physique vous oxygène, nous assouplis, vous rend alerte. Penser à un sport que vous aimez, méditation, marche, yoga, pilates…  Si vous n’êtes pas du type monsieur et madame muscle, l’étirement peut être une solution.

Avant d’écrire, je fais toujours du Yoga de doigt. J’ai des tunnels carpiens et des petits doigts qui ont tendance à casser quand je les regarde, donc en appuyant sur la première phalange, je plis un peu vers l’arrière mon doigt. Je répète pour chaque main. J’apprécie aussi étiré mes épaules, mes bras, mon cou, mon dos et mes jambes. Je sais que je serai assise longtemps à mon bureau.

Concrètement, plus activement  »écriture » il y a plusieurs exercices comme l’écriture automatique qui peuvent vous aidez à démarrer votre séance. En gros, je prends une feuille et j’écris tous ce qui me passe par la tête. Ça réchauffe vos doigts, mais aussi libère votre esprit de toute pollution mentale.

2. S’échauffer mentalement

Comme dit plus haut: l’écriture automatique est un bon outil. Vous n’aimez pas? Pas de soucis sur Internet il y a des centaine si ce n’est plus des activités d’échauffement.

Une autre idée que j’aime bien, marcher et regarder les gens. Je leur trouve des histoires, des qualités, des défauts…¸Il m’arrive parfois de trouver ainsi des personnages! Mais inévitablement quand je suis dehors, j’ai le goût d’être en dedans pour écrire!

3.S’échauffer émotivement

Non, je ne dis pas de vivre votre éventail d’émotion. Ni de vous prendre un rendez-vous chez le psychologue. Regardez dans quel état vous êtes avant d’écrire. Cela influence votre séance. Soyez-en conscient. Ce n’est pas une mauvaise chose, au contraire! Toutefois, si vous venez d’être rejeter par la fille de vos rêves, il se peut que vous ayez envie de tuer du monde dans vos histoires… C’est une thérapie en soi, non?

Explorer vos émotions à travers des activités. Qu’est-ce que je vois? Qu’est-ce que j’entends? Qu’est-ce que je sens? Décrivez-le. Ressentez-le. Exprimez-le. Papier, oralement, en musique, en chant, en poésie. Explorez votre potentiel émotif. Votre histoire vous dira plus tard merci. Prenez un sentiment dans le dictionnaire et mettez-le en scène sur une page. Parlez à ce ressentis. Que vous dit-il?

Tous les jours

Ho! Je me suis battu corps et âme contre cette notion. Tous les jours. Écrire tous les jours. Éviter de perdre le fil. Éviter de perdre le pied. Se démotiver. Je me rendais coupable si je n’avançais pas mon écriture. Nous savons ce que ça vaut cette culpabilité, n’est-ce pas? Pas grand chose de bon! Ça parait gros. Moi? écrire tous les jours? voyons! J’ai une vie.

Oui il y a des gens qui n’écrivent que pour le plaisir sans stress. D’autre comme moi qui veulent en faire une carrière et accepte tous les défis ( ou presque hein?!). J’ai validé cette notion. Je sais qu’il m’est beaucoup plus facile d’entamer le mouvement si j’ai écris hier qu’il y a six mois. Car ( attention petit secret)  nous dépensons plus d’énergie à aller s’asseoir pour commencer que de réellement faire le travail. Écrire s’est amusant! Écrire s’est léger ! À par quelque moments durs ( que je vais parler un peu plus tard) en général, initier le mouvement, commencer quelque chose demeure le plus difficile. Le rendre régulier, c’est le deuxième défi.

Alors même si vous n’avancez pas votre histoire, échauffez-vous! Faîtes des exercices, consulter des blogues, lisez, allez sur youtube… cherchez vos idoles, vos coachs, vos gourous de l’écriture. Attachez-vous à eux et persévérez!

Mon blogue est mon exercice, celui qui initie le mouvement pour moi. Quand je suis ici je me libère de toutes contraintes. Je suis libre de dire ce que je veux ici. Je suis libre de donner les conseils ou de parler de moi. Ça m’aide! Sincèrement! Je vous jure! Si c’est cela qu’il faut, partez-vous en un blogue aussi!

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L’artiste est un athlète comme les autres – Anaël Verdier