Créer sous la pluie

J’entends les gens autour de moi, heureux que le soleil revient. C’est compréhensible après les mois froids de l’hiver, on ne désire que cela! Mais l’écrivain en herbe n’a que faire de la température. Tout est inspiration. Beau temps comme mauvais temps.

Vous connaissez le Jardin botanique de Montréal ? Non ! Courez vous acheter la carte membre des amis du jardin ( ou comme dans mon cas, les amis des bonsaïs et des penjing ). Pour 45 $ / l’année, vos sorties sont une pincée de sel dans votre budget. Donc, tous les dimanches, je vais y marcher. Cependant, cette fin de semaine, j’ai trimbalé mon carnet de notes et je suis allée m’asseoir dans les serres…

Pendant que l’eau de la pluie tombait en averse sur les fenêtres des serres et que le ventilateur tournait à plein régime pour souffler l’humidité, moi, j’observais la nature artificiellement agencée. Les couleurs et les parfums m’émerveillent ! Je prends des notes, je décris comment je me sens et je passe par les cinq sens.

Écrire est avant tout, non une question de talent, mais une capacité d’arrêter le temps. L’endroit où vous êtes pourrait vous apprendre un tas de trucs si seulement vous acceptez de ralentir et de regarder autour. Comme cette gouttelette d’eau qui s’amasse sur cette feuille gigantesque qui coule doucement jusqu’à créer un chemin et pour plonger sans peur vers le sol.

Rien à voir avec la douce senteur des bégonias, mais quelle couleur vive ! Comment arriver à le définir dans une histoire ? Comment s’inspirer de la nature pour créer des mondes plus merveilleux les uns que les autres ?`Je repense à Jules Verne qui a du passé des heures devant des bassins et des aquariums pour saisir le Monde Aquatique. Je pense à J.K Rowling qui a eu suffisamment d’introspection pour faire naître le célèbre Harry Potter…

Vous êtes des écrivains amateurs ou peut-être même vous avez déjà vos gallons en la matière et se ressourcer est une étape fondamentale. Vivre l’ambiance, se donner le défie de créer sur un rien, de prendre le temps d’observer et de noter sur une roche ce que votre regard porte. Alimenter votre esprit de nouvelle découverte. Acceptez à nouveau d’être l’élève et non l’enseignant. Imprégnez-vous de vos sens.

L’écriture n’est pas une ligne droite, elle évolue en même temps que vous. Sortez de votre tour d’ivoire et aventurez-vous…