Les coulisses du bateau fantôme

Mes premières impressions positives de ma publication

Et voilà! Le deuxième petit livre de mon cru a été publié en octobre! Je suis fière ? Beaucoup plus que le premier. Le double des mots! Le double des pages! Travail sur la narration. Petit défie personnelle un livre au je en entier. Aviez-vous remarqué ? J’ai eu trois correctrices ! Et ça, ça en fait des choses à retravailler ! Une équipe du tonnerre qui a fait que ce texte devient beau et riche. Le graphiste est sublime comme toujours. J’adore mes petites filles. Ma Wapikoni qui tient sa petite sœur Aiyanna… Je vous jure ! Je raffole de mes personnages ! Elles ont été si bien définies si bien travailler, dans ma tête et sur mon plan d’action. Je crois et avec humilité que je suis heureuse de présenter un produit de qualité pour un deuxième livre à vie.

Mes premières impressions négatives de ma publication

Ma grosse déception va du côté de l’impression. Erreur dans la tarification, découpe plus ou moins satisfaisante, colle jaune sur des pages blanches (sérieusement ?) format du premier livre et du second non identique. En plus, vu le prix  (dû à l’erreur de tarification) j’ai descendu la qualité du papier (question de gramme). Disons qu’avec Acheri c’était une autre paire de manches et que j’ai eu des retours sur le fait que sa glissait plus ou moins bien. Mais en prenant une qualité moindre, l’encre parait au travers… Le triage fut de vingt copies plutôt que cent (encore à cause d’une question de tarification erronée). Mais en même temps, j’ai réalisé que ce n’était plus l’avenir du livre. Acheter une caisse et espérer les vendre. Oui les caisses nous appartiennent, mais elles dorment dans le placard et si personne n’achète…on a l’impression d’avoir échoué. L’idéal est de se baser sur le Juste à temps valoriser à fond par les Japonais. Donc, je vais passer par un intermédiaire qui s’occupe de l’impression et la distribution en plus d’offrir une plateforme de vente bien installée dans plusieurs pays francophones (pourquoi pas ? ). La charge d’impression ne me reviendrait plus. Chaque consommateur sera libre de prendre l’œuvre papier ou numérique. Ce qui fait avancer les choses… Mais maintenant Amazon ou…. Ça! C’est un autre défi!

Aussi je n’ai pas fait de lancement ! Vous avez sûrement remarqué que je ne vous ai pas achalé ? Oui. Certainement que vous n’avez pas remarqué. En fait, quoique fut très agréable mon premier lancement, j’ai encore un goût amer sur la réussite en générale de l’évènement. J’y ai vu des amis (es) , j’ai été accueilli avec amour et j’ai eu un réel plaisir de parler à tout le monde… Mais faire un tel évènement demande de l’argent et un certain intérêt… Toutefois, personne ne m’a fait de retour sur mon premier livre, ni sur l’évènement. Que dois-je en conclure ? Peu importe. Un écrivain  trouve toujours son lecteur et c’est malgré tout, le sourire aux lèvres, et confiante dans mon avenir que je dis ça sera pour une prochaine fois…

L’inspiration de mon livre

Pourquoi encore une histoire à thématique autochtone ? Sérieux… je pourrais vous dire encore que mes origines auraient été métissées et ma tante qui… Mais parlons terre à terre voulez-vous ?! J’ai un grand intérêt. Mes histoires, mes pensées, mes valeurs s’orientent vers le respect de la nature et de l’humain comme les cultures des différentes nations autochtones le valorisent. J’apprends à me démêler dans tout ça. Je prends ici et là quelques éléments, sans mentionner de quelle nation, parce que j’ai peur de faire une faute impardonnable et dire c’est de même dans x nations. Alors je reste dans la fiction et je regarde avec mes yeux. Toutes mes connaissances, tout mon environnement, mes intérêts m’amènent à avoir ce genre d’écriture aujourd’hui. Quel est-il ? De la fiction qui se rapproche du cœur. Je ne veux pas écrire une belle histoire pour que les gens disent ah ! C’est beau! Je veux que les gens voient les conflits, voient que la fin n’est pas toujours blanche ou noir. Elle est grise dépend de qui la regarde. Le bateau fantôme est une histoire dramatique. Triste. Je l’avoue. Mon premier, avec Acheri, donnait un peu d’espoir  et parlait d’une amitié qui transcende le temps et les mondes ! Le bateau fantôme parle d’une réalité qui est l’arrivée de l’étranger sur un autre peuple. Peu importe lequel ! Peu importe ses fois et ses lois. Et, il y a des gens méchants. Des gens qui chercheront à exploiter d’autres personnes. Le bateau fantôme donne une voix à une petite fille qui a vécu un drame.

Aussi, cette légende est acadienne. Le capitaine Craig, un pirate sournois a accosté à la Baie des Chaleurs (vérité ou mensonge ?) et le côté paternel de ma famille vient de l’Acadie. J’ai voulu en quelque sorte faire un hommage à ces gens. L’histoire de l’Acadie n’est pas réjouissante non plus… le grand débarquement… Allez lire sur le sujet si cela vous intéresse. Mis à part que c’est une légende acadienne qu’est-ce qui a d’Acadien dans mon histoire ? Les personnages. Je n’ai pas conçu des personnages à la légère. J’étais au plus bas de ma forme physique (arrêt de travail suite à une opération) quand j’ai levé mon crayon pour débuter mon histoire. J’étais très déprimée. J’ai eu peur. Je voulais écrire cette histoire, mais je ne savais pas jusqu’à ce moment comment l’entreprendre… Dans ma famille, il y a une forte résilience. Il y a eu beaucoup de malheur, beaucoup d’obsession, mais leur force de caractère… les voir toujours se relever jour après jour et remercier quelque chose dans le ciel de bon… quoiqu’il soit. C’est là que je vais commencer. Par la résilience. Par donner de la force à mes personnages. Des femmes d’un grand courage même sous leur impénétrable carapace, malgré les tempêtes et les épreuves de la vie. Non seulement j’ai dans ma famille des femmes de puissance et inspirantes, mais il y a aussi des hommes, au travers d’embûche qui sont restés près de leur cœur et c’est sans surprise que vous lirez la dédicace  faite au nom de mon père.

J’ai réussi à trouver la force en moi d’écrire… un mot à la fois… pour finalement réussir pendant mon arrêt à tout le finir à la main. C’était épuisant et j’avoue avoir été gelé les premiers temps sur les antidouleurs. Mais il est là. Tout beau! Tout frais ! Je ne prétends pas à un bestseller, mais je crois que pour l’écrivaine que je suis, encore à ses débuts dans cette carrière, j’ai bien progressé. Reste plus qu’à passer au suivant.

La suite de la collection contes et légendes

On s’en va Où avec ça ? Mis à part un changement intéressant de format et de qualité de papier, la collection continue son petit bout de chemin. J’ai l’intention de faire des nouvelles plus rigolotes et plus joyeuses aussi ne vous en faites pas ! (je ne suis pas déprimée en permanence, hein ?) Les plans sont déjà faits et ainsi que les grandes lignes, mais c’est seulement en mars que je vais composer le troisième livre de la collection. J’ai du stock en masse pour encore trois ou quatre ans ! Un par année à l’automne !

Mes prochains projets d’écriture

Je suis présentement entrain de construire un roman. Oui ! Oui ! J’ai la chienne de le faire ! Un super beau roman de science-fiction avec mon petit regard dramatique et ma philosophie qui est fortement influencée par les valeurs autochtones. Je travaille aussi sur une pièce de théâtre qui parle de mon expérience en CHSLD. Un peu d’humour noir ici… hi ! hi ! hi! Et… et….  Un super de beau roman à quatre mains est entrain de se faire finaliser pour être envoyé à une maison d’édition de genre lesbien. Je me suis lancée à fond dans ce genre avec une amie écrivaine ! Je visite d’autres facettes, d’autres mots, d’autres regards et je visite une belle histoire d’amour. C’était un beau défi ! J’ai bien hâte de vous en parler plus !

À suivre…

Résumé du livre 

Le village d’Aiyanna est tranquille. Le quotidien et sa vie bien rangés sont cependant bousculés par l’arrivée d’hommes venus de l’autre côté de l’Océan. Son père, Natharod un chef très sage accepte que les étrangers viennent rencontrer son peuple.

Pendant que Aiyanna suit l’exemple de son père et calque une attitude de prudence, sa grande sœur Wapikoni, habituée de se mettre dans des situations invraisemblablement risquées se démène pour rencontrer les inconnus de façon discrète. Elle entraine sa jeune sœur au cœur du danger et Aiyanna, avec une confiance aveugle, la suit sans se poser de question. Mais les hommes sont mal intentionnés. Leurs crimes leur ont valu une mauvaise réputation. Toutefois, pour ce peuple isolé il s’agit de leur première rencontre avec ces hommes.

Jusqu’où  les deux jeunes sœurs sont prêtes à faire confiance aux inconnus? Jusqu’où une grande sœur peut entrainer dans le danger sa cadette?