Histoires d’un bloc # 5

Le chat qui passe proche de se faire empailler

Pô dort sur ma commode, mais pas avec moi. Je me suis dit bon…au moins là il est tranquille. Il ne dit pas un mot et mes orteils sont tranquilles pour la nuit. Je me vente à qui veut l’entendre que Pô a élu son dodo place là et même si j’aimais qu’il dort coller…on fait avec, c’est lui le boss. Toutefois, après quelques jours je remarque quelques petits morceaux blancs sur ma commode…et c’est la que l’inévitable m’enlève les mots de la bouche. Pô grugeait les coins de ma commode! Ah le p’tit Tbank! Vite le vaporisateur éloigne minou. Un goût de citronnelle plus tard et une porte fermée, le chat devrait bien se calmer ? Eh bien non! Je dépose trois secondes mon livre que je dois lire et là, sous mes yeux, les minis dents de mon bébé chat sur le coin du livre. Et je vous jure, je me suis mise à pleurer. Moi qui ne prête jamais un livre. Moi qui a horreur du coin replié. Moi qui serais la première à faire une fondation pour livre martyrisée…La mon espèce de bête poilue à passer proche d’être empaillé.

J’ai essuyé mes larmes, remis mon livre dans ma bibliothèque dégoutée. Le temps va passer et peut-être, je dis bien peut-être je vais réussir à le lire et passer par dessus de cet ÉNORME TRAUMATISTE.

 

Ti-couli p’tit peu dégoutant

Commençons cette histoire depuis le début. Et ça commence avec Pô (évidemment! Tout commence à cause d’un chat) Pô a une petite balle qui fait schroutch schroutch et elle s’est prise sous le four. De ma bonté d’âme, je décide de me pencher pour aller la récupérer( surtout qu’il miaulait à qui voulait l’entendre que la balle était sous le four) mais même avec une perche je n’arrive pas à l’atteindre.  Alors je décide de tout déplacer pour aller la récupérer. Mais au moment de tasser l’énorme four, j’en oublie de débrancher ma bouilloire. La bouilloire tombe, elle éclabousse Pô et moi, mais ne vous en faites pas la petite balle était saine et sauve.

Le capot de ma bouilloire étant brisé, un grand nuage de vapeur sort de cette dernière quand vient le temps du thé. Ma bouilloire sur le comptoir sous les armoires de la cuisine m’offre cependant un spectacle des plus dégoutants. À cause de la vapeur, les armoires du dessus se sont mises à dégouliner…d’un liquide jaune écoeurant! Pour un appartement rénové et frais peint…on repassera!

La laveuse de la colère

Il y a bien une chose dont j’ai un peu de la misère à m’organiser. Un peu? Non. Je vais être sérieuse. J’ai beaucoup de misère à m’organiser pour cette chose-là. Le lavage! Dans mon ancien appartement, j’avais une laveuse et une sécheuse. Un petit duo de machines acheté de ma poche. Toufois, là ou j’ai déménagé il n’y a pas de tuyaux disponibles pour cet usage. Fini les lavages rapides dans la pièce adjacente. Désormais, je dois descendre au sous-sol, mettre de l’argent sur une carte et amener ma besace lourde et puante de la semaine.

Je me suis acheté un petit panier sur roulette IKEA. Très pratique, mais peu solide et bruyant. Alors j’ai tenté des poches de linges…Mieux, mais lourds. De plus, avec les poches en tissus j’ai l’impression de faire moins p’tite vieille qui a mal dans le dos et qui va faire son lavage le lundi matin ( image déprimante je m’en excuse).

Mais voilà ce qui s’est passé cette semaine. J’ai sorti de mon appartement les poches sous les bras, ma carte dans la bouche et mon trousseau de clés de secours dans un doigt. J’arrive en bas. Défais le cadenas de ma case. Débouche l’eau de javel et le savon à vaisselle dans une acrobatie digne des Olympiques. Installent mon foutoir dans les laveuses et gosse plus ou moins trois minutes avec la carte magnétique que je ne saisis toujours pas l’utilisation.

Pas assez de fond.

Merde. Je sors de la place , va à l’ascenseur, retourne au troisième étage pour aller chercher ma carte de crédit. Descends en bas et je me dirige vers la machine pour booster la carte magnétique.

Erreur.

Je recommence.

Erreur.

Aie! J’ai de l’argent sur ma carte ciboire

Erreur.

Je retire ma carte, retourne à l’ascenseur, va au 3e étage, rattrape Pô qui s’évade dans le couloir, prend ma carte débit, redescend en bas, retourne à la machine.

Erreur.

AHHHHH!

Erreur.

Reboot la machine.

Attends.

Patiente.

Patiente pu.

Recommence.

Erreur.

Je fou mes cartes dans mes poches, remets mon cadenas sur ma case et retire mes vêtements humides pour les retourner dans les poches de lavages. Je prends la ferme intention de marcher jusqu’à mon ancien appartement pour profiter de ma laveuse et de ma sécheuse. En plus, 5$ le lavage ça commence à couter cher!

 

Histoires d’un bloc # 4

Où est Charlie?

Elle était là sous mon nez, cette chose puante et indésirable de mon quotidien. Dans son contenant de plastique gris riant de moi et de ma tête matinale. Je la prenais d’une seule volée et m’en débarrassais dans le sac prévu à cet effet. M’en débarrasser?! C’est tout ce que je souhaitais. L’odeur nauséabonde qui restait à jamais gravée dans mes plus atroces cauchemars. Je marchais avec le petit sac rempli jusqu’à la fente tout aussi dégoutante. J’ouvris la minuscule porte et c’est dans un trou noir que j’abandonnais le sac de crottins de Pô.

Il est possible de faire de la poésie avec de la crotte de chat? Il est possible de pleurer aussi devant notre quotidien de propriétaire d’animal. Mais, une chose à laquelle nous ne pouvons échapper, laisser la crotte dans son bac gris. Un chat contrairement à un chien, est très propre. Il apprend très vite, à l’exception de quelques jeunots retirés trop vite de maman, à s’occuper de ses besoins vitaux. En plus d’être très propre, Minet est aussi un invité de marque. Il n’apprécia guerre que la litière n’est pas changer sinon gare à vous serviteur humain j’irai faire ma crotte sur votre beau tapis.

Ainsi, jour après jour, au matin entre mon café et mon brossage de dents je vais faire la boîte à poupou de Pô. Ce matin, étrangement, l’archéologie dans la litière agglomérant me fit rire. ( Bon disons plus de la spéléologie sauf qu’il me manquait le masque et le tuba ) Je cherchais littéralement de la crotte ou les amas d’urine. Avec comme seul équipement ma petite pelte qui faisait office d’un tamis pour récolter le plus de gros caca possible, j’étais à la recherche de l’estimable besoin de ma bête.  Je faisais chaque coin, centimètre par centimètre. Je grattais en diagonale, faisais chaque rebord minutieusement. Et cela me rappela la légendaire bande dessinée qui me frustrait lorsque je fus plus jeune. Nous avions tous des trucs pour trouver Charlie, le bonhomme sans goût vestimentaire. C’est perturbé et avec une pointe d’humour que je m’y prenais de la même façon. Faut croire que les institutrices avaient tort, les bandes dessinées nous offrent une grande culture générale…

 

De bruits et de silences

Dès la première nuit dans notre tout nouveau chez soi, nous aurons à affronter le même ennemi: Le bruit/ Le silence. Fort à parier que cette toute première aventure vous laissera des séquelles. Cependant, après plusieurs tentatives, la fatigue aura raison de votre intellect débordant d’imagination et vous tomberez endormi durement à l’endroit où vous serez posté en guet.

En repensant à mon premier dodo dans l’appartement, je ne suis pas du tout surprise de mes réactions. Comprenez-moi je suis de nature très insomniaque. Alors, me retrouver dans un endroit inconnu et aux nouveaux bruits…Tous les éléments sont réunis pour un sommeil plus que très léger.

J’étais installée dans le salon, le matelas gisait sans grâce au beau milieu de la pièce. J’avais une lampe qui trainait sur le sol. Si cette dernière n’avait pas été aussi forte, je l’aurais gardée allumée toute la nuit! Mais telle ne fut pas le cas. J’observais à la place la lumière ambiante de la rue. Des lampadaires dignes des plus belles scènes de meurtres. Je tournais sur mon lit improvisé aux augets des moindres bruits. Une automobile. Une clé dans une serrure. Le bruit de la manne qui se fracasse le bout du nez sur la vitre…Je n’entendais plus mon ancienne locataire gonflée et j’étais déboussolée. Plutôt le grincement du plancher dans le couloir. Des voisins revenaient de faire la fiesta et cela me confirma du même coup que ce n’était pas uniquement un bloc soixante ans et plus.

Les yeux grands ouverts dans la pénombre et un cerveau en ébullition j’imaginais des plans terribles contre mon endroit. La concierge était peut-être une vilaine trafiquante d’organe ou pire des voisins cleptomanes! Je devais cacher mes objets précieux. Mais entre un matelas, une lampe et une spatule, le choix n’était pas reluisant pour un voleur.

Comment j’allais survivre à la première nuit? Et si chaque nuit, j’écoutais les bruits dans cet endroit et que je ne trouve jamais le sommeil? ( question existentielle d’une insomniaque), Mais plus je réfléchissais plus j’étais obsédée de trouver d’autres bruits. De trouver tous les troubles sonores qui allaient me convaincre que je ne serais jamais chez moi ici. J’avais peur. J’avais peur de la noirceur et des bruits qui s’y camouflaient.

Je me souvenais alors de cet évènement à la garderie. Avec une jeune amie, nous avions trouvé amusant d’aller dans une armoire. Elle avait refermé la porte, mais étrangement les trous en métal qui servait d’ouvrir celle-ci était absents à l’intérieur. La panique je ne vous dis pas! Il faisait noir. Le son était dans les bases fréquentes et mes oreilles bouillonnaient. Il faisait chaud et j’avais cru crever. Heureusement, la gardienne avait vite repéré notre escapade dans le meuble et nous avait secourus.

C’était cette impression-là que j’avais dans ce logement. Et j’attendais ma gardienne qui vient me retrouver pour me secourir de ma prison. Mais elle ne venait pas. J’étais une adulte aujourd’hui et je devais affronter mes peurs. Puis, sans s’y attendre, entre le dixième et le cinquantième scénario d’horreur mes yeux se fermèrent. Probablement que je ronflai toute la nuit. Le lendemain matin, reposé, mais cernée, mon frère me questionna sur ma première nuit. Tout ce que je réussis à dire c’est que j’avais survécu. Je pouvais désormais barrer sur ma liste de chose à faire : survivre à ma première nuit. Ensuite, les nuits furent plutôt calmes. Jusqu’à l’arrivée de mon petit panda; Pô-La-terreur-Nocturne.

Histoires d’un bloc # 3

19h28. Un jeudi banal. Je suis installée dans ma voiture. DeadMouse dans mes speaker. Le volume est fort. Il ya des moments quand notre esprit surchauffe, que la semaine a été merdique et que la seule façon de décrocher c’est de se stationner quelque part, mettre de la musique dans le tapis et regarder les gens passer (pas trop longtemps et pas trop fixement hein? Sinon ils préviennent la police).

C’est mortel au boulot ces temps-ci. Aucun contrat ne rentre, la machine à plaque brise…je tourne en rond. J’ai des pauses prolongées. Je finis la métaphysique des tubes de Northomb. Puis plus rien. Le vide.

Je n’ai pas l’énergie d’avancer mes projets. Je ne suis pas chez moi, dans mon bureau ou devrais-je dire dans ma grotte. C’est normal après tout. J’écris qu’à des endroits spécifiques qui me permettent de bien former ma bulle.

Et là je me mets à réfléchir à qu’est-ce que je pourrais bien vous dire cette semaine au sujet des histoires d’un bloc. Ma télévision a été installée cette semaine (j’ai enfin su comment ça marchait cette patente-là), j’ai lavé les murs à grand coup de mope et d’eau de javel (ancien fumeur et l’odeur est coriace. BEURK)…Il me reste toujours à trouver des pôles de rideaux pour mes fenêtres, mais je commence à être cassé. Un déménagement, ça coûte cher. Faque les voisins auront une chance limitée de me reluquer sans gêne. Enfin…au troisième étage j’ai quand même de la chance.

Tous les soirs  de la semaine, je rentrais chez moi, mangeais un truc vite et je m’installais devant Sex and the city jusqu’à ce que mes yeux se ferment tout seuls. Platonique vous dîtes? Non. Emmerdant dans le sens le moins propre qui existe!

Alors quoi vous racontez pour le numéro trois? Ma vie dénuée de sens…Mais c’est une chance pour vous. Je suis écrivaine. Et les écrivains aiment ce qui est banal afin de le rendre attrayant.

Un sofa qui viole ton intimité

Je recevais vendredi mon nouveau divan. Un grand trois places gris et un fauteuil agencé. Je veux vous parler de mon rapport ( malsain ou pas) avec les étrangers qui pénètrent dans mon salon. C’est simple. Je n’aime pas les inconnus chez nous. Même si c’est un ami d’un ami et encore moins un livreur. Pire deux livreurs. Ils entrent chez toi avec leur soulier sale, s’installent à ta table comme si rien n’était, pousse tes trucs, regardent et commentent les lieux.

Amène le divan, arrange-le et va-t’en! Je suis dure. Je le sais. Mais ce petit nid intime que j’ai construit ne doit pas être souillé d’une quelconque façon.

En plus, des livreurs qui te charment. Pardon, qui tente de te charmer. En temps normal, tu ne serais jamais monté ici, avec moi, dans ce salon et sur ce sofa. Alors, reste professionnel et évite les sous-entendus. Tu n’es pas le bienvenu. Si j’avais pu, je l’aurais hissé moi-même jusqu’au troisième étage. Mais à ce prix-là, on aime bien que la livraison soit incluse.

Un malaise? Pourquoi ce malaise? Êtes-vous comme moi? Appréciez-vous les livreurs mettent les pieds sur le paillasson de votre entrée de maison? Les laisseriez-vous sans grincer des dents dans votre salon? Moi en tout cas, c’est clair!

Quand la poussière retombe

Une semaine passe, puis deux et maintenant trois. Est-ce que le quotidien revient rapidement? Est-ce qu’on se sent chez soi? Fier et accompli dans ce nouveau lieu? Sommes-nous au contraire perdus, désorienter et déprimer? Quand le Jet Lag termine ses effets, qu’est-ce qu’on est censé ressentir?

Trois semaines ont passé. Oui la poussière est retombée. Mais je sens toujours l’excitation du début. Je tourne et tout a été soigneusement choisi par moi. Les rideaux, les meubles, le divan, le tapis…tout! Je me sens chez moi. C’est la première fois de ma vie que cela m’arrive. Ici ce sont mes règles. J’y fais ce qui me plait. J’invite qui me plait. Sans être jugé. Je ne suis ni chez papa ou maman ni chez frérot. Ni dans le sous-sol d’une Italienne. Et je le vis seule.

                Je crois que cette expérience n’aurait pas été un aussi grand succès (du moins pour ce que j’en vis pour le moment) si j’avais emménagé avec quelqu’un. La solitude. L’incroyable frousse d’être seul. Vide. Inutile. Dans un grand appartement, cette sensation peut paraitre insurmontable. Toutefois, je du m’adapter à ce vide. Peu importe ou je regarde…il n’y a en effet que moi. Autant apprécier ma présence tout de suite et passer à autre chose n’est-ce pas?

                Pour ceux qui ne l’ont encore que peu ou pas du tout expérimenter, il n’y a pas mille et un trucs pour passer au travers de cette épreuve. Le temps fait bien les choses. Tenez-vous occupée. Décorez! Adoptez une petite bête à poil pour de la chaleur au retour du boulot.

En plus, vous ne vous ennuyiez pas puisque si vous êtes un peu comme moi, tout est à apprendre. Je n’aime pas cuisiner. Bien là je le dois parce que la poutine c’est bon, mais ça finit par faire de grosses fesses. Explorez votre bloc ! Le ménage! Le lavage! Marcher le tour de votre immeuble. Trouvez-vous de nouveaux endroits préférés. Sentez la brise du vent sur votre balcon ou la sécheresse aride du désert!  Il y a tant à faire  et tant à découvrir dans ce nouveau chez soi. Moi j’y ai trouvé mon coin sécuritaire, confortable et rempli d’amour. L’important c’est de s’y sentir bien que vous soyez comme moi au troisième ou au centième étage.

Des nouvelles de Pô…

Je ne peux passer outre de vous en dire un petit peu quand même!? Sinon je ne serais pas une vraie célibataire! La petite Furie continue de me réveiller à 5am. Manger, jouer ou juste signifier sa présence. Il grimpe sur mes nouveaux meubles ( ah? Un chat, ça escalade les divans??), il vole mes bas pis sacrément vite à part de ça et il…rapporte la balle. Non, mais sérieux. Je lance. Il l’a ramené. Je lance. Il l’a ramené. Ça dur des dizaines de minutes ainsi!

Oh! Et! J’ai fait ses griffes!! La chose la plus terrible de ma vie. Tu ne le touches pas encore, mais il hurle à la mort comme ce n’est pas possible. Mon frère m’a aidé en l’enroulant dans une serviette ( c’est qu’il mord le petit coquin). Le gentil frérot en tant que bon électronicien, il m’a même confié l’art d’utiliser ce genre de coupe-ongle. Il semblerait que c’est plutôt similaire à ce qu’il utilise pour faire des câbles électriques…( Ben coudonc! On prend toutes les infos !). J’espère m’améliorer dans les prochaines semaines… et en ce moment, je vois mes divans trembler beaucoup moins à l’approche de mon petit Panda.

Histoires d’un bloc # 2

La construction durant la nuit

Si ce n’est pas le chaton qui attaque mon visage la nuit c’est de la construction nocturne qui me réveil! Il n’y a rien de plus agressant que de se réveiller par les cris de Monsieurs des constructions. Avance! Ok! Coule! Tabar***! Ça bien l’air que les rues de Montréal sont bloquées partout et que même la nuit, on doit se faire chi** ! Non. Coulé du béton à minuit ce n’est pas une idée brillante, madame la mairesse.

La table de verre

Un chaton.

Sous une table basse en verre.

Un objet intriguant sur le dessus.

Un seul saut.

Pauvre minou…

Le chat qui haletait

Que tombe la pluie sur nos âmes défraichies et que…non! Pas cette semaine! On a eu notre quota ! C’est le beau temps qui commence! Enfin! Vivement la chaleur et l’été! La crème glacée et les orteils dans la piscine et…c’est quoi ce bruit étrange? On dirait que quelqu’un s’étouffe ?

Pô? Pô qu’est-ce que tu as? Tu as la bouche grande ouverte et tu cilles étrangement. Pô tu viens de déposés ta tête sur le rebord de ton bol d’eau…Tu sembles faible. As-tu chaud Pô?

Non. Ce n’est pas mignon tout de suite un chat qui crève de chaleur. Le pauvre petit ( qui on va se l’avouer est incapable d’arrêter de jouer) est entrain de haleter.

Comment je peux protéger mon tout petit compagnon? Vite! Vite! Internet donne-moi des réponses!

 Alors voilà les conseils que j’ai récupérés que je vous transmets amoureux des créatures à poils.

  1. Trouver un endroit au frais, à l’ombre pour l’animal;
  2. Lui offrir suffisamment d’eau à proximité;
  3. Lui mouiller les pattes, le museau et dessus les oreilles ( pas dedans);
  4. Idéalement un air conditionné ( don super généreux de mon papa= minou très heureux après ça).

L’animal peut être amorphe et roupiller. C’est normal. Le chat aura tendance à se laver beaucoup et c’est aussi très normal, car il sécrète dans sa salive une protection. Il ira souvent à la toilette et c’est pour cette raison que les bols d’eau vous pouvez en mettre plusieurs dans votre maison pour être sur qu’il s’hydrate suffisamment. S’il vomit, consultez un vétérinaire ou une urgence animale rapidement. ( à regarder d’autres signes : les selles, les tremblements, les miaulements excessifs, l’absence d’urine, le chat scilles et/ou  respire avec difficulté/bruyamment )

Clou et thon

J’invitais mon amie pour un souper dans mon nouvel appartement. Salade de thon! Je cherchais dans mes armoires mon ouvre-boîte pis…hum…non je n’en avais pas. Pourquoi je n’ai pas d’ouvre-boite quand j’ai plein de cannes? Au risque de décevoir mon amie, j’ai dû me débrouiller…avec des clous et un marteau. Le seul problème c’est qu’on doit désormais aller à l’hôpital pour prendre notre piqûre contre le Tétanos. .. 😉

Histoires d’un bloc # 1

L’introduction

Voilà ! C’est fait! J’ai emménagé! Il s’agit de ma troisième tentative…La première fois c’était plutôt catastrophique. Jeune étudiante à temps plein, travailleuse sur les temps qui me restaient de disponible… J’avais une mama Italienne qui surveillait mes moindres gestes. Elle cuisinait dans le sous-sol et je ne vous dis pas les odeurs que j’avais! ( non ce n’est pas un souvenir agréable). Elle m’amenait beignets maison et spaghetti. Gentille, mais trop colleuse. Elle s’assurait même que je ne bloque pas ses tuyaux avec mes cheveux…Si je devais résumer : Mon lit était au même endroit que je chiais et que je mangeais (vivement les 1 et demi).

En ce qui concerne mon deuxième appartement (disons plutôt une adoption humanitaire), mon frère m’a hébergé temporairement. C’est-à-dire une temporalité de deux ans ( on aura sûrement l’occasion de s’en reparler). Puis est venu le moment, de déployer mes ailes de nouveau et de partir à l’aventure. Tout s’est passé très vite! Kijiji m’a rapidement aidé à trouver un appartement dans un petit bloc sympathique. En fait, je ne suis pas partie bien loin. Ma rue est perpendiculaire à mon ancien logement ( six minutes de marche). Mon bloc se situe aussi juste à côté de celui de mes grands-parents ( une minute de marche avec le vent dans le visage ou quarante-cinq secondes si je déboule les marches).

Entre crainte, solitude, joie, rire et fierté, vous trouverez au fur et à mesure de vos lectures l’opportunité de me connaitre davantage. Je ne prétends pas à rien ni vous apprendre quoi que ce soit ni vous promettre des certitudes. J’espère juste vous exposer le plus fidèlement mes impressions, mes sensations et mes émotions.

Comment je compte vous raconter ma folle aventure ? Eh bien! Chaque semaine ( bon ça ne va pas bien je suis déjà en retard sur la publication dès la première semaine…) je vais publier un article. Cet article aura des titres (percutants). Vous aurez le choix de tout lire ( et je vais vous aimer beaucoup) ou de lire ce qui vous intéresse selon votre préférence( je vais vous aimer beaucoup quand même aussi). L’article le plus récent sera toujours on the top.

Sur ce, bonne lecture!

 

 

L’écornifleux

Pour ceux qui ne savent pas ce que c’est qu’un écornifleux, en voici le résumé : Une personne qui est à l’affut de vos moindres mouvements ayant pour objectif de monter un dossier négatif contre vous ou tout simplement par intérêt étrange de savoir qui vous êtes. L’écornifleux apparait toujours dans un coin sombre, prétexte avoir à faire sur le bord de votre clôture tout en espionnant votre cour arrière. Il peut même, par tous les hasards apparaitre devant vous dès que vous mettez le pied à l’extérieur de votre doux logis.

Chose à savoir sur l’écornifleux, nous en avons tous un dans notre quartier. Autant vous faire ami avec il/elle rapidement, car cette personne détient d’importantes informations sur votre secteur ( et sur vous par la même occasion).

Donc, cet écornifleux, mon nouvel appartement ne fait pas exception à la règle. Il est sur  mon étage, de biais à mon logement. Dès les premiers instants où j’ai débuté le grand déménagement, il était là, ouvrant sa porte à mon passage pour vérifier quelque chose. Un monsieur fort sympathique avec un chapeau de cowboys. Une personne d’un certain âge tout sourire et aux blagues qui se veulent drôles ( je les ris quand même hein! Je ne suis pas un monstre).

Maintenant que j’ai repéré la personne qui détient la charge de surveiller les lieux. Il est de mon devoir de me faire ami durant les prochains jours.

 

La folle du logis

Elle aussi est un personnage essentiel au bon déroulement de votre quartier. Folle ou parfois fou du logement ( quoique plutôt rare), c’est une personne qui vous parlera chaque fois qu’elle aura l’occasion de vous croiser. Cette dernière aura des discours incompréhensibles ou des allusions à la vie de tous les jours qui vous feront sourire. Sans folle du logis, la vie est un peu terne. Vous n’entendez personne crier, personne ne vous parle du temps qu’il fait à l’extérieur ou de la grande Tante malade qu’elle doit s’occuper avec dévotion.

J’ai eu la merveilleuse opportunité de la rencontrer dès le premier jour du déménagement. Une femme plutôt grassette, aux yeux ronds et aux regards remplis d’une malicieuse démence. Avant de vous écrire ma première conversation avec cette dame, il faut savoir une chose importante à son sujet : elle n’est pas méchante. Elle semble égarée, prête à vous attaquer, mais elle est malheureusement souvent sur la défensive ou elle parle juste très fort. Ne pas la contredire ni non plus faire sentir votre irritation; n’essayez pas de converser avec elle et trouver le point de rupture ou vous pourrez lui dire bonne journée tout en vous sauvant sans vous retourner. Surtout, n’oubliez pas, ne montrez pas votre peur. Parlez plus fort qu’elle si jamais elle entre dans votre zone de confort. Cela va la repousser.

Donc voici notre échange très prometteur que nous avons eu. J’étais avec mon père et nous faisions l’allée retour dans le lobi pour déposer les boîtes près de l’ascenseur. La dame se présente, regard sévère. Elle est contrariée.

– C’est à vous la voiture là?

– Oui, répondis-je avec un grand sourire.

– Ben! Éteignez-le! Ça entre dans mon appartement.

– Pardon?

– Le moteur entre dans mon appartement. Déplacez votre auto.

– Madame…mon auto est fermée.

– Non il fonctionne.

– Ce que vous voyez qui fonctionne ce sont les clignotants de détresse, mais le moteur n’est pas entrain de rouler. Rien n’entre dans votre appartement.

Elle quitte la scène. Je ne peux déterminer à ce moment si elle est satisfaite de ma réponse ou non. Elle semble toujours contrariée…

Le déménagement

Trois jours. Quatre personnes. Deux automobiles. Un meuble de magané. Les statistiques sont plutôt bonnes! Bravo à l’équipe du tonnerre!

Pis oui, on a mangé de la pizza.

 

L’adoption

 

Quand tu as une sœur, qu’elle colle à ton appartement et que cela devait juste être temporaire, il y a qu’une seule solution envisageable : négocier son prix. Pis mon prix à moi c’était Pô.

Pô est un petit mâle noir et blanc de trois mois. Il a quatre pattes blanches et un museau rose. Il a aussi de belles petites moustaches blanches. C’est un chaton adorable, enjoué et qui a du mordant! J’ai fait deux refuges avant de tomber sur lui chez Nature. Il était tout sage dans sa cage de verre et attendait juste ça me rencontrer. On me l’a mis dans mes bras et il s’est mis à ronronner. C’est à ce moment précis qu’il m’a piégé cette petite bête. Je me sentais spéciale et aimée.

Dans les refuges, j’en ai pris des chats. J’en ai caressé avec des gants, des draps sur moi pour éviter de contaminer d’un à l’autre…ces chats étaient craintifs. On faisait tout pour me dire que ce n’était pas le profil que je cherchais. Je l’aurais pris moi le petit roux à trois pattes totalement espiègle. Mais on m’a dit que c’était un petit monstre et qu’il fallait être prêt à ça. J’étais prête! Mais on m’a dit que ça demandait du temps. J’avais du temps. Mais on m’a dit que les chats, ça n’aimait pas ça être dans nos bras ( 90% à ce qui parait). Alors j’ai compris que les refuges ne voulaient pas que j’adopte. C’est fou hein?

Pis je me suis dit entre un refuge qui récupère des chats abandonnés ou une animalerie qui crée les usines à chat, qu’est-ce qui était le mieux au final? Ben c’est ça! C’est partout pareil.

Chez Nature, on m’a bien accueillit. J’ai pu jouer avec le petit chaton une bonne trentaine de minutes. Non merci madame je ne veux pas voir les autres. Il est bâtard avec son blanc et son noir. Il est « simple », mais ce chat me va bien. Je veux dire, il est à l’aise. Il vient dans mes bras, me mordille sans problème et je le vire sur le dos pis il aime être brassé.

Pô s’appelait Doris avant. Il vient d’une famille avec plusieurs petites sœurs et frères. Ces derniers ont été adoptés. Lui il est resté avec sa famille humaine, mais la petite fille est devenue très allergique. Alors Doris est allé direct chez nature. Encore bébé. Abandonné. Mais Doris quand elle est arrivée, c’était plutôt un il. Oups! Petite erreur. Alors Doris est devenu Boris. Boris a été aimé par le commerce d’animaux. Les employés sont venus lui faire adieu à la caisse quand mon frère me payait le chaton. Parce que c’est ça qu’on fait même si on le nie ; on achète des êtres vivants. Pis Boris je n’aimais pas trop son nom. Ça faisait gros méchant russe. Plusieurs jours après l’adoption, je faisais le ménage dans mes DVD et j’ai vu le film de Kung Fu Panda. Mon film que j’écoute au moins mille fois par année. Un film qui me fait du bien. Un bon film d’animation avec de belles valeurs et de beaux dessins. Alors je me suis souvenue de Pô, le panda fou-fou et gras qui protège la vallée en étant lui. Je venais de trouver le nom de mon petit chaton. Pô, la furie nocturne qui attaque mes narines.  <3

 

La concierge

Quelques mots sur la représentante du propriétaire du bloc. Elle soupire à chaque demande que je fais, incluant une clé de rechange (dont je paye un dépôt).   Prenons l’exemple et expliquons-le d’une autre façon pour vous aider à visualiser mon embêtement. Un chirurgien qui dit à son patient qu’il ne va pas l’opérer aujourd’hui parce qu’il est tanné que les gens malades lui demandent d’être opéré. On pourrait se dire : quel culot! Il ne veut pas opérer ses patients. Ben si tu n’aimes pas opérer, ne devient pas chirurgien. Exactement comme cette concierge. Si tu ne veux pas qu’on te demande, car tu es la référence sur les lieux, ne deviens pas concierge d’un bloc (trois blocs appartement en fait; ça en fait des gens qui pourraient te demander quelque chose ça).

Postscriptum: sérieux! Moi le monde qui sont en service à la clientèle qui n’aime ni les gens, ni se répéter…kossé tu fais là dedans cibole?

L’incroyable système D ( Ikea Remix)

La chose qui m’a le plus marqué est l’incroyable ingéniosité que mon père a su avoir. Il faut savoir que ce dernier a été ouvrier de maintenance de carrière. Donc les déménagements, ce n’est pas quelques choses qui lui faire peur. Ni de bouger, ni suer, ni lever des choses lourdes… Yé hot point barre.

Et le système D veut dire en fait le système débrouillardise! Je vous explique tout de suite pourquoi. Plutôt que de porter une boîte à la fois, il est très brillant d’utiliser un petit chariot. Mais mon père ce n’est pas le genre à faire dans le facile. Il aime patenter  les choses et (venant du réseau de la santé ou les outils, la technologie et l’aide sont déficientes) il a du improviser avec ce qu’il avait sous la main. Soit, une table IKEA et des roues. Vous voyez ou cela mène? Bin quin! Il l’a créé seul son chariot! Pis il marchait bien en plus de ça!

 

Histoires d’un bloc

Qu’est-ce que nous ressentons lorsqu’on emménage? Notre tête est-elle positivement illuminée d’idée préconçue ou chaque pas est une impression d’affronter le tapis bouillant d’un sol de magma? Nos voisins sont-ils des types sympas, tranquilles qui nous amènent un panier de fruits ou des vampires assoiffées de sang torturant notre esprit?

Entre réalité et fiction, je vous invite à parcourir mon expérience du Bloc appartement. Chaque semaine, une nouvelle histoire qui sera vous émouvoir, vous versez une larme (peut-être), rire aux éclats…ou pas pantoute! Soyez au rendez-vous dès la première semaine d’août 2017!