Histoires d’un bloc #15

Mot de la fin

 

52 semaines. 12 mois. 1 an. J’ai franchi le bail d’un an pour ce logement. Gros bloc, troisième étage… Août je déménage dans un appartement. J’ai hâte comme jamais! Enfin, chez nous! un vrai. Non partager avec 100 autres voisins. Plus de fumée de cigarette qui remonte comme dans un tube jusqu’à ma chambre, plus de voisin qui s’ébat bruyamment la nuit, pu d’odeur de nourriture par millier, pu de voisin perdu, pu de concierge exaspérée et qui t’embarre à l’extérieur, pu chute de vidange nauséabonde, pu de concierge chez moi, pu de chien qui jappe, pu de voisin bruyant, pu de peur aux punaises de lit … Nada. Rien. Finito. Fini.

En conclusion, je suis bienheureuse de quitter. Je suis contente d’avoir expérimenter ce type de logement, mais ce n’est définitivement pas pour moi. Je m’en vais dans un endroit plus calme, vis-à-vis le fleuve st-Laurent. Plus cher, mais plus beau et plus calme. Ensoleiller et le vent, c’est tout ce qu’il manquait à mon bonheur!

J’ai eu un réel plaisir à faire ces petites anecdotes sur mon blogue, mais voilà c’est terminé! Cela laisse place à d’autres projets courts pour ce blogue! Je ne sais pas quoi encore… mais ça viendra! J’espère que vous avez aimé et vous vous avez un peu reconnu dans mes déboires…

 

 

Histoires d’un bloc # 14

Le vieux et l’intrus

 

Je revenais de travailler. Je m’enlignais à droite après l’ascenseur, longeais le long couloir pour atteindre mon appartement. Cependant, devant ma porte, il y avait un homme grisonnant. Il cognait sur ma porte en espérant que quelqu’un ouvre. Je m’arrêtais pour l’observer. Il se retourna et alla cogner à la porte de ma voisine d’en face. Puis, au bout d’un moment, le vieux remarqua que j’étais présente.

Sa porte de biais à la mienne était ouverte.

« Je fais quoi moi?» me dit-il.

« Vous avez besoin de quelque chose monsieur?» dis-je poliment.

« Il y a personne qui répond »

« C’est sûrement qu’il n’y a personne…»

« Ben je fais quoi là avec lui?»

« Je peux peut-être vous aidez? qu’est-ce qui se passe?»

« Il est chez nous! Pis y veut pas sortir»

« Il y a un inconnu dans votre maison c’est ça? Montrez-moi.»

Je le suis dans son appartement, mais je reste à l’extérieur par sécurité. J’appelle à l’intérieur s’il y a quelqu’un, mais il n’y a aucune réponse.

« Regarde yé là» me dit le vieux.

Je penche la tête derrière la porte. Un peu nerveuse et je sursaute devant mon propre reflet. Derrière la porte, il y a un grand miroir. Le vieux le pointe et il lui dit de s’en aller.

« Monsieur ce n’est pas un étranger. C’est votre reflet dans le miroir. »

Il ne me croit pas, donc j’essaye de lui montrer qu’en levant le bras son reflet fait le même mouvement. Malheureusement, l’homme prend ça pour une moquerie de l’intrus et l’insulte. Il demande encore une fois, plus violement à  »l’étranger » de sortir. Je le questionne sur qui vis avec lui. Il ne peut me répondre. Mais cette personne est sensée revenir. Je lui dis d’aller écouter la télévision et s’il y a quelque chose de venir à ma porte. Il me demande alors si c’est la sortie par là-bas. Je crains qu’il décide de sortir…et dans son état, ce n’est pas envisageable.

« La sortie est là, mais il pleut très fort dehors c’est dangereux. » dis-je comme gros mensonge.

Ça suffit à le répugner de son idée.

J’entre finalement chez nous, un peu déboussolée. Je trouve ça comique. Les déments ça me connait en CHSLD. J’ai beaucoup de plaisir en général. Mais le vieux est seul et je connais les implications s’il décide d’aller se balader. C’est dangereux. J’appel mon frère, savoir ce que je pourrais faire de plus. Nous concluons que c’est préférable d’appeler la police. Il peut être en crise, ne pas avoir pris ses médicaments ou pire… J’agis avec conscience de bonne voisine.

Je reste au rez-de-chaussée et j’attends les intervenants, je leur explique et mon rôle s’arrête ici.

 

Histoires d’un bloc # 13

Le héro

Il y a bien longtemps que je n’ai pas eu d’évènement crunchy avec ce bloc pour votre plus grand regret! Mais essuyez vos larmes mes petits poussins, en voici une qui saura vous plaire!

Un jeudi en apparence bien banale. Toutefois, un ouvrier de la maintenance venait chez moi pendant la journée sans que j’aie de chaperon afin de faire réparer mon ventilateur de salle de bain. Qui je vous souligne fait un bruit monstre depuis un an, soit avant que je ne m’accapare de ce logement fraichement rénové. Je souligne le fraîchement rénové. Après mes avertissements de femme hystérique à propos de son chat et de son côté mordant, ainsi que ces fuites quotidiennes dans le couloir et le fait que son petit bout de nez est souvent dans la porte quand on l’ouvre…. Bref! FAITES ATTENTION À MON CHAT! J’arrive chez moi, épuisée, mais heureuse d’avoir fini ma journée. 16h30. Je monte les escaliers, les pieds en compotte! Je pense à un bain chaud et agréable. Hmmmmm! Bain!

Mais bain il n’y eut pas. En tout cas, pas dans l’immédiat. Je dus attendre deux bonnes heures. Toutefois, laissez-moi vous racontez cette drôle d’aventure. Donc, je montais les escaliers épuisée et lorsque j’arrivais enfin au moment de débarrer ma porte… cette dernière me résistait! J’essayais de nouveau. Sans résultat. Il faut visualiser deux serrures, dont l’une que je n’utilise jamais étant donné que ma clé ( si bien foutue elle est) n’entre pas à l’intérieur de la fente. Et ça depuis mon arrivée dans cette place. Je réessaye et alors je m’avoue qu’en effet, l’ouvrier qui est venu faire des travaux ou peu importe qui a barré cette deuxième serrure.

J’appelle ma concierge. Aucune réponse. Je laisse un message. Je vais cogner chez elle. Aucune réponse. J’appelle au siège social. On me dit d’aller voir sa fille. Qui est la fille de la concierge? Bonne question. Je vais voir dans le bureau de la concierge. Personne. Je rappelle. On me dit de rappeler un autre numéro. Le numéro d’urgence en question ne sait pas quoi faire, elle n’est pas sur place. Je rappelle le siège social, on trouve quelqu’un qui va venir chercher les clés dans le bureau de la concierge. J’attends. J’attends. Je suis rouge de colère et fatiguée! Les clés ne sont finalement pas dans son bureau, mais dans son appartement…

Un bordel quoi!

Je parle avec l’ouvrier pas content du tout. Il avait fini sa journée et il semblerait que ce bloc n’est pas prévu de second pivot pour les urgences. Dommage! L’ouvrier de me répondre: « une chance ce n’était pas une urgence!» À moi de répliquer enfermé deux heures hors de chez soi, n’est-ce pas une urgence? En tout cas pour moi qui dégoulinait à grosse goutte s’en était une.

L’ouvrier propose de faire sauter la serrure ( boum ! ) Mais cela implique qu’il devra revenir demain! Ce que je ne veux pas! Fichez le camp de chez nous!

Brillant, l’homme décide de cogner chez le voisin! Bien sûr le balcon conjoint! Mon voisin, gentil espanophone, à la voix angélique! Je vous jure j’ai un spectacle vocale tous les soirs depuis un an! Il est vraiment doué! L’ouvrier passe le muret de métal, passe par dessus ma cage à chien ( qui est pour mon chat), mes pots de fleurs, ouvre ma porte-fenêtre férocement, passe le méchant dragon ( un chat apeuré) et vient m’ouvrir galamment la porte.

*APPLAUDISSEMENT*

Sérieux, c’était dangereux. Il n’aurait pas dû se risquer à escalader sur le balcon. Ce n’est pas normal que ce bloc n’a pas de plan secours, de personne seconde en cas d’urgence… Je me demande si une plainte vaudra la peine. La concierge m’a rappelé une heure plus tard s’excusant avec une raison qui la regarde. Moi ce qui me perturbe c’est qu’un immeuble avec autant de vie humaine ne peut dépendre d’une seule personne. Ce n’est pas normal! Il doit y avoir un numéro d’urgence nécessairement.

Sinon pour le moment, merci à cet intrépide héros!

Histoires d’un bloc # 12

Petit problème au bout du fil

D’un moment à l’autre j’attendais le technicien pour Internet. Je faisais les cent pas comme à mon habitude quand quelqu’un doit pénétrer dans mon appartement. C’est quelque chose que je tolère peu…mon espace…mon bunker…grrrr! Soudainement, il y a eu une odeur vraiment horrible à côté de moi. Je me lève et cherche l’origine de cette immonde odeur de m****! Est-ce que ça pouvait être…? Mais non! Pas lui! S’il vous plaît! Pas maintenant!

Pô se dandinait drôlement les fesses en s’approchant de moi. Je le soulève du sol et lui inspecte le popotin et …oui! Il était plein d’excréments. Au même moment que je me dirigeais vers la salle de bain, on cogne à la porte. Le technicien ! J’enferme Pô dans les toilettes et je vais ouvrir la porte! L’odeur est encore présente. Pauvre mec. Ça ne doit pas être facile d’aller poser Internet chez les gens. Ça doit sentir étrange partout!

Le chat hurle. Le technicien a pitié du chat. Ouvrez-lui la porte, mademoiselle!

Croyez-moi, vous ne voulez pas que je fasse ça.

Tornade dans le Bloc

Mon amie arrive du territoire de l’original avec sa petite famille ! Quelle joie! Elle a avec elle ses deux petites pestes de garçons. De beaux garçons, énergiques et gentils! Je l’invite elle et son plus vieux à dormir chez moi la fin de semaine. Le reste de son clan va dormir dans la famille. On prévoit des jeux, une sortie au Biodôme, du plaisir et de l’amour.

Le petit s’adopte super bien au chat et à l’environnement. Il court partout. Il court après le chat. Le chat après lui. Ils jouent à cache-cache. Deux bébés ensembles c’est tout simplement a-d-o-r-a-b-l-e.

Malheureusement, ce n’était pas le sentiment de tout le monde. Mes voisins…qui ont l’habitude de signaler toute obstruction à leur paisible vie en frappant dans mon plancher. Et c’est ce qu’ils font. Bang! Bang! Bang!  D’accord pour l’aspirateur à 9 :00 PM, mais ça ne passe pas avec un enfant qui a besoin de bouger! Alors je descends un étage et décide d’aller frapper à leur porte. Étrangement, le monsieur sortait son chien dehors au même moment… Je lui explique gentiment qu’il y a un enfant.

– Vous ne pourriez pas lui dire de se calmer ?

– Non.

C’est non négociable.

La tornade de mon amie est un garçon qui en a dedans. Il a couru toute la journée et une partie de la nuit ( genre ça veut dire toute la nuit) . Même les films ne l’endormirent pas… J’ai eu l’impression d’avoir été une mauvaise Tatie… impatiente, voire même intolérante. Mais le passage de ce garçon chez nous, même s’il a chamboulé ma vie de célibataire endurcie, aura permis au moins une chose positive ; des voisins qui apprécient le calme quotidien. Ainsi, ils ne frappent plus du tout dans mon plancher depuis le départ de la tornade et de sa maman.

Ma fierté

Je suis une femme. Une femme qui a tendance à s’appuyer sur les hommes de sa famille. Une femme qui tendance à délaissé certaine tâche à ces derniers. Je parle évidemment de l’air conditionné ! Mon père a eu la gentillesse de m’en acheter un lors de la semaine de canicule en août. Il l’a même installé! C’est le genre de chose que je n’aime pas faire ou du moins que je suis terrorisée à l’idée même de devoir m’en occuper! Cependant, mon orgueil m’oblige à dépendre de moins en moins en les gens. J’aimerais réussir par exemple d’ouvrir une bouteille de vin seule, d’arranger une armoire grinçante, laver mes toilettes… et même retirer mon air conditionné. Surtout que c’est uniquement un tuyau dans la fenêtre ce n’est pas du tout c’est gros cube lourd! Je peux y arriver! J’ai pris mon courage à deux mains, défiés les toiles d’araignées et j’ai défait l’installation. Un coup de balai, un peu de nettoyant à vitre et une bonne guenille plus tard j’avais enfin à le retirer! Quelle fierté ! Je devais la nettoyer maintenant et la rangée pour l’hiver.

Être une femme célibataire en appartement amène des défis. Depuis notre enfance, on accepte que la maintenance d’une maison suivant les saisons appartienne en général à l’homme. Sans leur enlever ce rôle qu’ils portent très bien, par intérêt ou autre raison, j’ai affronté la crainte de ne pas être suffisamment capable. Et vous savez quoi ? Ce n’est pas si mal en fin de compte !

C’est avec confiance que je pense à ma prochaine étape : changer le pommeau de douche !

Histoires d’un bloc # 11

Coalition de Polices

Je dormais à point fermé. C’est la tête de Pô qui était installé dans la paume de ma main, en bougeant, qui m’a réveillé. J’ouvrais les yeux avec difficulté. Au plafond, des lumières bleue, rouge et jaune sautillaient. Puis, avant même que je ne saisis de quoi il s’agissait j’entendais dans un anglais impeccablement rauque crier quelqu’un.

Une fois les draps relevés, je me dirigeais à ma fenêtre. Écornifleuse ou juste inquiète? Je ne saurais le dire. Toutefois juste vis-à-vis mon immeuble, quatre voitures de police étaient stationnés avec leur phare allumé. La personne qui criait était une femme d’un certain âge très intoxiqué. Cette femme faisait souvent le party la fin de semaine. Elle promène ses deux huskys en parlant toute seule. Elle s’engueule souvent aussi avec son copain.

Mais cette nuit-là, je crois qu’elle avait poussé le bouchon un peu trop loin. C’était une vraie fiesta dans ma rue. Quatre automobiles de police, à deux polices par véhicule ça fait une méchante gang ! D’ailleurs, le groupe en autorité était nonchalant entrain de rire sur le bord du trottoir. Ils alternaient tour à tour pour aller voir la dame ( qui ne se calmait pas du tout). Il y a même un membre du corps policier qui a accidentellement tiré sa sonnerie. Et va savoir comment un tel accident est possible.

Puis, une bonne heure et demie plus tard je pouvais enfin me rendormir.

Le calme

Cette semaine j’ai travaillé 56 heures. C’est pour vous dire qu’il n’y a pas eu grand-chose à l’horizon. Je me suis ennuyée de Pô et sûrement lui de moi ( en tout cas, il me donnait des caresses pour manger – on prend ce qui passe).

Ma réflexion est celle-ci, comment pouvons-nous profiter de notre caverne quand nous ne sommes jamais à la maison? Quand on sort tout le temps? Même quand on reçoit toujours un ami…on n’est jamais en symbiose avec notre environnement. On ne profite pas du calme momentanément pour être avec soi. Moi mon problème, c’est que je ne sors pas assez. C’est dur de m’extirper de mon trou! Comment arriver à un bon équilibre? Comment faîtes-vous ?

 

Internet

Deux mois. J’ai duré deux mois sans internet. Qui pourrait faire mieux n’est-ce pas? Je réalise que nous sommes tellement dépendants de ce service. Les programmes à la télévision ne me manquent pas. J’ai mes films et cela me suffit! Mais Internet! Juste pour mettre à jour mon blogue c’est d’une complexité. Et en plus que je ne veux pas sortir pour rien, pour que je prévois ma sortie internet (en général j’allais faire du lavage chez ma famille) !

Oh! Et tout le plaisir de choisir son nom de réseau. Moi ça sera la folle du logie. Ben quoi? Elle n’est pas très active faut bien que quelqu’un la remplace…et je crois avoir toutes les prédispositions pour cela. Je vis seule avec un chat…déjà c’est un bon départ non? Plus que trente autres et l’affaire est dans le sac!

Bref, j’ai Internet.

 

Histoires d’un Bloc # 10

 

Entre chaton et matou

Le mec était adossé à une automobile brune. Ça semblait être la sienne. Il fumait sa clope, nonchalant. Je revenais du Vétérinaire avec le chaton. Alors j’entends un miaulement étrange. Non ce n’était pas Pô. C’était le dude qui était relaxe sur la voiture.

Juste non. Tu ne miaules pas après une femme même si tu l’as trouve mignonne. Point barre.

La paresseuse de poches

Je dois avouer que ce qui me manque le plus en ce moment sont mes précieuses laveuses et sécheuses. Je les ai laissées seules chez mon grand frère. Je me demande si elles aussi s’ennuient de moi… En plus, cette semaine, j’avais laissé mon automobile chez lui. Donc j’avais deux choix : marcher jusqu’à ma voiture et revenir pour prendre mes sacs de linges sales ou marcher avec mes deux gros sacs de linges. Vu ma très grande paresse, je me suis dit que j’allais prendre l’option deux. Ainsi je n’aurai pas besoin de faire un aller inutile. Toutefois, j’avais sous-estimé la lourdeur de mon fardeau. Sans surprise que vous pouvez imaginer une fille en gougoune ( oui malgré le froid ! )trainant derrière elle deux grosses poches de linges (parce qu’évidemment je ne veux que faire un gros lavage ). Va s’y cocotte alors ! Et je te souhaite bien du plaisir !

P.S. Mon rendez-vous chez le chiropraticien est programmé.

Dormir dans le salon

Ce n’était pas cette semaine que j’avais cette habitude, mais bien la semaine d’automne très chaude que nous avons eue précédemment. J’avais installé mon matelas ( qui est super lourd) dans mon salon. L’air conditionné était à fond pour que je puisse passer une bonne nuit.

Et cette semaine, il faisait plus frais. Donc inutile d’utiliser la machine et je pouvais ramener mon matelas dans ma chambre. Mais…je ne l’ai pas fait ! J’avais la télévision juste à côté, mon chat pouvait dormir avec moi sans démolir ma chambre préalablement ( j’avais fermé la porte) et j’avais juste l’impression de faire du camping. J’ai ouvert la porte-fenêtre et l’air qui s’engouffrait était frais et bon. J’ai passé des nuits plus agréables encore que les quelques jours précédents.

Je soupais devant la télévision en pyjama et quand j’avais épuisé toutes mes batteries, j’éteignais et je me couchais. Hey ! J’économisais des pas et tout le fafouin de rangée le salon, préparer le chat pour le dodo, retirer les oreillers décoratives, sautée dans le lit, entendre miauler…J’étais déjà sur place !

Maintenant, tout a été correctement rangé. Mais c’est une expérience à recommencer ! Juste pour le plaisir !

Histoires d’un Bloc # 9

C’est exaltant et terrifiant tout à la fois être seule en appartement. Exaltant puisque je peux y faire ce que je veux : me promener nue, laisser traîner ma vaisselle, prendre toute l’eau chaude pour moi seule, manger ce que je veux, écouter les films que je veux et surtout posséder la télécommande !

Terrifiant parce que pour la première fois de ma vie je me confronte à moi-même. Je suis seule. Je n’entends que ma voix et je ne vis que pour mes propres besoins. Mais quels sont-ils au juste ? Une fois que plus personne vous observe ou vous confronte que reste-t-il de vous ? Vraiment ?

En premier lieu, il y a un tout autre rythme qui s’installe. Plus lent ou plus vite selon votre personnalité. Moi j’ai remarqué que c’était plus lent. Je prenais mon déjeuner, en silence à ma table. J’observais dehors. Je me concentrais sur ce que je ressentais. Ma faim. Mon rassasiement.

En deuxième lieu, l’espace. On doit occuper l’espace. Évidemment ça passe par une prise matérielle des lieux. Mais encore ? Marcher, se déplacer, s’appuyer, dormir sur le divan plutôt que le lit, manger à terre plutôt que sur la table. J’occupais soudainement tout l’espace de mon quatre et demi. Il y avait de moi partout et parfois, je ne savais pas ou me mettre.

En troisième lieu, l’ambiance crée. Soudainement, je ne devais plus faire attention à telle ou telle chose. J’étais libre par exemple de mettre de l’encens, une sorte de musique, libre de vivre de mon silence et de mes pensées profondes. J’étais en choix de mettre une lumière tamisée, d’ouvrir les rideaux pour laisser entrer la lumière. J’étais en contrôle de mon atmosphère.

En quatrième et dernier lieu, je me goutais. Je pouvais apprécier mon contact. Je pouvais déguster ma compagnie. C’était au début étrange, mais au final ça goûtait bon. J’étais attentive à mes besoins, mes envies et surtout à mes ressentis. Je vivais avec moi comme on vit avec un amoureux ou un colloque. Doucement, tendrement et avec amour. Je me faisais de la place. Je m’écoutais. Je me mettais en priorité. J’avais ce nid sécuritaire que pour moi. J’avais mon territoire. Je me l’offrais.

Histoires d’un bloc – Semaine 8

J’avais le bras rempli de morsures de chaton. J’étais incapable de le calmer. Alors, je dus me résoudre à l’enfermer dans sa cage. Je l’entendais miauler à côté de moi et je me sentais misérable. Cinq mois et six mois sont les pires moments m’a-t-on dit. Mais ce n’était pas pour cela que je me sentais misérable. Étais-je capable de prendre soin d’un autre être vivant ? Je regardais en face la dure réalité : Le chat était un vrai monstre et j’étais si impatiente que je l’enfermais dans une cage ! Allais-je faire ainsi avec mes futurs enfants ? Allais-je les enfermer et ignorer leurs larmes ? Étais-je capable de ça ?

            Relativise Karine, voyons ! Un chat ce n’est pas un enfant. Un enfant tu peux lui parler, le regarder avec des gros yeux et travailler à lui faire comprendre le message plus doucement ! ( ou pas ? ) Un chat était un animal. Un fauve. Une bête apprivoisée ( pas tant finalement).

            Je me condamnais et avec raison ! Et les voisins ? Allaient-ils tolérer les pleurs de mon bébé chat toute la nuit ? Entendaient-ils ces miaulements ?

            Les professionnels en comportement félin m’avaient conseillé d’ignorer la bête. De le repousser gentiment et ne plus lui donner d’attention tant et aussi longtemps qu’il était perturbant. Cette petite boule de poils est si mignonne que c’est impensable de l’abandonner et l’ignorer ! Mais avais-je d’autres choix ? Voilà presque deux mois que Pô est avec moi. Il y a de superbes beaux moments, mais qui sont ruinés à cause de son comportement de m**** !

            Tant ne fait pas, il va pogner son Down ! me dit ma famille.

À un moment, le chaton devient un matou. Il se calme et devient un meuble de maison. En même temps je suis fière moi d’avoir un chat énergique, qui ramène la balle, qui me suit partout ou je vais dans mon appartement !

            J’ai lu qu’un chaton de son âge ne devrait pas être laissé plus de six heures seul. Et moi qui part pour huit heures, ne suis-je pas culotter d’avoir adopté tout de même cette bête ? Ne devrais-je pas le confier à quelqu’un qui serait plus présent ? (et plus patient).

Je ne sais pas. Le savons-nous vraiment ? Je veux dire, on passe notre temps à étudier et faire de belle théorie…mais est-ce qu’on est vraiment assuré de tout ça ? Les pros de la SPCA m’ont dit que les chats n’aimaient pas être pris dans les bras et pourtant Pô se calme aussitôt qu’il est dans nos bras.

Et je reviens à ma terrifiante réalité d’avoir un jour des enfants et de me confronter à tous les faits et les études reliées à l’éducation…arriverais-je à mis retrouver ? Ferais-je les bons choix ? Serais-je patiente ?

En conclusion, j’aime ce petit chaton. Et la réponse ne se trouve pas toujours dans les bons et beaux moments. Il faut parfois faire preuve de sévérité. Empêcher qu’il se blesse. Empêcher d’avoir de mauvais comportements. Promouvoir une bonne relation même si cela doit passer par le calmer dans une vilaine et méchante cage…

Histoires d’un bloc # 7

L’aspirateur tardif

Je suis très heureuse qu’aucun voisin ne se chamaille ni ne parle fort au téléphone ni regarde la télévision bruyamment la nuit ni que j’entends les complaintes d’hygiène et de vidange journalière humaine…Et je souhaite de tout coeur que je ne les dérange pas à mon tour. Toutefois je dois me confesser. Mardi soir, dans les alentours de 21heure Pô a fait la passe à l’herbe à chat ( non sérieux, elle était étalée dans tout le salon). Je suis un peu paranoïaque du ménage (pas qu’un peu) alors je regarde l’heure et je me suis dit ce n’est pas trop tard 21h00. Alors je branche l’aspirateur, démarre l’engin et me mets en quête de toute la terre étendue sur mon plancher.

Bang! Bang!

J’arrête l’aspirateur. J’ai bouffé le chat par le tuyau ou quoi?

Je redémarre

Bang! Bang!

Ah! Non! C’est juste le voisin qui poliment me dit d’arrêter de passer l’aspirateur. Sorry! Mais j’y vais d’un prolongement ( oh! Combien très volontaire de ma part) de ma séance de ménage.

Tu me cherches dude, tu vas me trouver.

P.s. Est-ce vraiment trop tard 21heure? Vraiment?

P.s.2. L’idée merveilleuse d’avoir une maison et de pouvoir astiquer ma vaisselle jusqu’à 1heure du mat’ si cela me dit serait bien. Et d’y passer l’aspirateur tous les soirs à 21heures…hmmm. Quel doux songe les amis.

P.s3 toi pis ton sale chien qui jappe chaque fois qu’il voit son ombre, trois minutes d’aspirateur pour éviter la vermine…

P.s4 ouin ce n’est pas si tranquille que ça finalement ici.

Le russe et la toutoune en pyjama

Les yeux bleus, le regard dur, le menton carré, la posture droite, blond et un petit look rebelle…voilà ce qui m’attire chez les Russes. Oh! Et leur accent! J’ai été quatre ans tout juste avec un Russe. Et je bave encore devant tout homme de cette nationalité ou apparenté à.

Par le plus grand des hasards, il se trouve justement que dans mon immeuble il y a plusieurs Russes. Dont un…sur mon étage. C’est mon frère qui m’a informé quand il est allé chercher mon évadé dans le couloir. Pô s’était arrêté devant lui et le russe était déjà tombé sous le charme de la petite bête à ce qu’il paraîtrait . Malheureusement, je n’avais encore jamais croisé depuis le 1er août ce soi-disant russe. Croyez-moi je ne faisais pas tout non plus pour le coincer dans un coin. (Quoique…)

Mais voilà, il y a eu cette soirée. Il était dix heures. J’étais en pyjama. Je venais de faire la vaisselle ( donc éclabousser d’eau partout). J’avais un chignon de cheveux sur la tête, démaquiller et je venais de faire la litière de Pô. En gougoune, je me trémoussais avec mon sac de caca jusqu’à la chute à vidange quand en tournant le coin je tombe face à face avec ce mec ( mais quel mec!). Il était entrain de barrer sa porte. Il sourit. Je souris et m’enfouis dans le trou de vidanges articulant ( si on peut appeler ça articuler) un timide bonsoir. Je décide de rester caché jusqu’à tant que je l’entende tourner la clé dans sa porte (il faut avoir été une fois là-dedans pour vous promettre de ne plus jamais y aller sans masque à gaz ). Il part par les escaliers…Bon! Je sors et je vais me réfugier dans ma caverne, affreuse et honteuse! promettant d’entraîner mon chat à aller porter sa merde seul!

On souhaite toujours être à notre meilleure quand on rencontre un mec qui nous plait. On ne veut surtout pas qu’il nous connaisse en habit de soir juste après notre vaisselle, pyjama décousu de célibataire et le paquet surprise malodorant de Monsieur minou à la main…Mais bon! On est sublime pareil les filles! (épeurante certes, mais sublime).

Pô, Pô et encore Pô

J’étais installée dans mon salon, la petite table juste parfaitement à la hauteur de mes bras, je corrigeais un texte d’un auteur et Vlam! L’écran de mon ordinateur se referme. Deux pattes blanches sur le couvercle et une petite tête aux yeux globuleux me regarde. Non! Chicanais-je le chaton en le remettant calmement sur le tapis.

Je rabats le couvercle, mais à peine eut-je le temps de me concentrer de nouveau que le chat saute et atterrit sur le clavier créant des printscreens non désirés et autres anomalies dans le texte. Je prends le chat et la balance le plus soin possible. Mais il revient.En force, énervé et il veut joué! Il s’attaque à mes pieds! Je le repousse! Saute à nouveau sur les touches du clavier. Je le renvoie au tapis. Et là il prend son élan pour aller gruger mon fils et mon chargeur.

J’en ai marre. Je prends mon ordinateur. Va dans mon studio et ferme la porte sachant les conséquences à venir.

Le chaton pleure de désespoir. Gratte la porte. Je veux entrer, hurle-t-il, je ne veux pas être seul!

Je mets de la musique.

Le chat miaule de plus belle.

J’augmente le volume.

Le chaton s’époumone.

Je suis une cruelle propriétaire de chaton. Je l’abandonne en ayant promis de le protéger, le nourrir et l’aimer.

Mais la vétérinaire a dit de ne pas répondre à ses appels pour qu’il apprenne.

Consciente des répercussions dans l’avenir, je ferme mon ordinateur et va ouvrir la porte.

Un ronronnement de reconnaissance m’assaillit. Deux trois minouches sur les jambes avant de bondir dans mes rideaux…et le manège recommence!

Pô ! Non!

P.s. Maintenant je m’enfuis le soir chez mon frère pour travailler. Ouais…je me sauve du chaton. Ah! Ah ! Ah! J’aimerais bien vous y voir aussi.

 

Histoires d’un bloc # 6

Au feu !

Il est 3h00 du matin. Je me réveille brusquement. Qu’est-ce que c’est ? Pô miaule à s’en briser les cordes vocales. J’ouvre les yeux. Plutôt je décolle mes paupières…et je constate de la fumée. Partout. C’est opaque. Je ne vois rien. Le chat miaule toujours. Atrocement. Désespérément. Je ne comprends pas d’instinct, mais je ne feel pas bien. Je tousse. Mes poumons brûlent. J’ai de la difficulté à inspirer.

Là, le flash se fait dans ma tête. Merde. Il y a le feu. Il y a le feu dans mon appartement. Je repense à tout ce que j’ai fait cuire. Ai-je oublié quelque chose sur le rond? Non, c’est sûrement cette foutue prise lousse qui à eu un court circuit ou j’sais pas quoi! L’alarme d’incendie n’est pas partie. Pourquoi? J’avais vérifié les piles pourtant!

Ma tête bourdonne et je ne fais rien pour m’extirper. Je cherche mon erreur. Alors je réalise que je vais finir brûlée vive! En espérant que je ne survive pas! Vivre brûler, la peau noircie, le visage fondu…quel sort atroce! Quel supplice pitoyable. Mais Pô? Je ne peux pas l’abandonner? Cette petite bête-là j’ai promis d’en prendre soin. Quatre mois et finir dans un brasier…pauvre créature!

Alors je l’entends grimper dans mon lit. Il a cessé de pleurer. Il se colle à moi. Pose sa tête sur mon bras. Je le prends. Le sers contre moi. Viens minou on va se sauver la peau. Je pose mes pieds sur le sol…calvaire! Ça brûle! Je suis incapable. Le feu vient de sous mon appartement. Mon plancher est un sentier de magma! Je suis condamnée. Je sers mon petit chat dans mes bras et je mets à pleurer. Je m’excuse mon petit panda. Je m’excuse tellement.

Note : Cette histoire n’est pas arrivée pour de vrai. Évidemment…J’serais morte! À moins que je le suis…bon en tout cas! J’ai inventé tout. Cool hein? Non…ok. Mais juste vous dire que j’ai une peur bleue de finir comme ça. Quand j’étais enfant, le gros bloc à mes grands-parents ont passé au feu. Quelque chose d’énorme et de très destructeur. Tous les locataires ont tout perdu. J’ai été traumatisée et pendant longtemps je préparais le soir un sac à dos avec mes toutous et mes jouets préférés. Je me préparais à brûler…c’est fou hein?!

Les bebittes

Inspection ! Inspection ! Quoi ! Ark ! y’a des bebittes chez nous ? Ben non c’est juste en prévention. Ouf !

Mais le chat ?

Quoi le chat ?

Je ne peux pas me libérer. La concierge va entrée et je ne serai pas là ( ouais je travaille de jour pour payer mon loyer ça l’air) alors le chat, quand la porte va ouvrir il va décoller. Je la vois bien courir après. Va s’y ma vieille ! Va s’y ! Cours après le chaton et il est mieux de toujours être noir et blanc quand je vais revenir.

Note 1 : Papa d’amour a été là de 11h00 à 13h00 pour garder mon Pô. Et la concierge et l’inspecteur se sont pointés à 13h30. Superbe hein ? Merci papounet. T’es le plus meilleur du monde.

Note 2: La seule bébitte autorisée même en photo sur mon blogue c’est une coccinelle et encore!

Un blé d’Inde pour emporter

J’étais descendue avec mon amie dans la balançoire. On a un genre de gros terrain avec la piscine, des tables, des balançoires ( j’ai vraiment l’impression d’être dans un énorme camping au fait) et là…au moment de partir, une dame m’accoste. Sa gang de vieux était tout pénard avec leur bouteille de vin et leur grande bouffe du soir. Riant et buvant légèrement.

– Hey mademoiselle ! Vous voulez du blé d’Inde ? Y’en reste quatre.

Faque c’est ça. Je vais manger du blé d’Inde.

#bléd’inde #voisinsTop #jevaisrevenirplussouvent