Rencontre avec un être illuminé

Je me sens inondée, de joie et de fierté.

Je me dis que demain, je serai bien mieux.

Je me vois déjà être, comme je voudrais.

Je me félicite, de tous mes progrès.

-Serge Cham, la petite louve blessée-

 

Lorsque je suis allé au salon à compte d’auteur de Gatineau le 15 octobre 2017, j’ai osé aller parler avec l’écrivain d’honneur de l’évènement : Serge Cham. Un écrivain Haïtien. C’est là que j’ai été attirée pour la deuxième fois vers un livre. La première fois quand je flânais entre les tables et la seconde en ayant pour objectif de parler avec lui, un écrivain accompli, sage et joyeux.

La petite Louve blessée est un conte thérapeutique ou une petite louve est victime d’inceste. C’est un petit livre qui se lit bien, qui raconte les choses telles qu’elles sont, qui dit du bien quand des choses mauvaises arrivent à de petits louveteaux. Cette histoire est un baume sur le cœur. Il est idéal pour ouvrir la question avec un enfant qui aurait vécu ce drame.

Cette histoire est tristement vraie. Serge m’a expliqué que cette histoire est celle d’une de ses élèves. Une histoire qu’il a composée avec elle sur plusieurs séances. Une enfant de dix ans victime de son papa. Mais ce n’est pas de ça que je veux vous parler. C’est de lui. Serge Cham. Écrivain. Conteur. Enseignant. Guérisseur de l’âme.  Homme bon. Être illuminé.

Il porte en lui une grande lumière. Vive. Chaude. Joyeuse. C’est un homme qui a connu ou vu le mal. C’est un homme qui a trouvé en lui, sa vie et son mieux-être. Grâce à ses livres comme la petite louve blessée, il permet que la lumière soit transmise. Que plus d’enfants sont retrouvés. Enfant blessé(e), ce conte guérit et rend de la justesse à l’enfance volée.

Serge Cham vous parle avec une telle ardeur qu’il est difficile de rester de glace. Il parle de son conte, le décrit, mais pas seulement. Il parle de lui, de son expérience, de ses yeux d’adulte et de son cœur d’enfant quand il rencontre le doute, la peur, la malveillance. Il exprime avec des mots justes les blessures internes. Il est fin psychologue et un humaniste accompli.

Que vous soyez enseignant, parent ou enfant blessé ( e), la douceur dans laquelle nous plonge l’écrivain est un pas de géant vers le progrès, la guérison. Serge Cham est un auteur à compte- d’auteur à découvrir! Les perles littéraires ne se retrouvent pas toujours en magasin…et Cham en est la preuve!

 

Le sans-abri

J’avais rendez-vous au Café chez l’éditeur de Québec Amérique avec une amie et graphiste officielle de mes deux livres. Je débarquais du métro Jean-Talon et j’entamais la grande progression vers la sortie.

On croise très souvent des sans-abris ou des artistes avec plein d’espoir dans les yeux d’avoir un petit un ou un petit deux. En ce qui me concerne, il y avait un monsieur, assis au sol, un gueux de la ville, un peu sale. Oui malheureusement, un peu repoussant. Son gobelet Tim Horton prêt à recevoir des dons. Je le regardais, car lui ne regardait pas les passants. C’est moins gênant alors d’observer la misère et la pauvreté. On se sent moins coupable lorsqu’on ne croise pas leur regard. Donc il ne regardait personne. Il avait la tête penchée au-dessus d’un livre. Un gros livre. C’était Don Quichotte.

Je passais devant et j’étais stupéfaite de voir un sans-abri cultivé! Hey! il lisait c’est cool pareil, non? Au final, je pensais qu’il faisait peut-être semblant pour avoir un peu d’argent libre d’impôt.

Sur moi j’avais mes deux nouvelles. Une désirant la mettre dans le café librairie pour y faire un peu ma place et l’autre étaient destiné à mon amie. Mais c’est alors que je m’arrêtais de marcher. Une chaleur immense m’envahissait. J’étais un peu déboussolée et l’idée avait germé dans ma tête sans prétention…

Alors je fis volte-face et revenais sur mes pas. Je m’arrêtais devant le sans-abri et m’excusais de le déranger.

-Vous lisez en français?

-Oui, qu’il me répondit.

Je sortis Acheri – la légende de l’enfant-squelette  de mon sac et lui tendit.

-Je suis auteure. Je me demandais si vous aimeriez avoir un exemplaire.

Le sans-abri était content. L’homme était un grand lettré. Il me parlait de Don Quichotte et de la bible qu’il avait analysée de fond en comble. Il me parlait de Dieu, de Jésus, mais pas comme on peut se le représenter par un fanatique ou un illuminé. Il voyait en la bible un livre, avec son intrigue, ses secrets et ses personnages. C’était bon et rafraichissant. Je prenais contact avec un être humain. Un être humain qui avait fait des choix de société soit d’être pauvre et retiré. Mais ce n’était pas un être appauvri. Vous voyez la différence? Il était bon et gentil. Je dû l’arrêté de parler au bout de plusieurs minutes incroyables parce que mon amie m’attendait là-bas au café.

D’ailleurs le café ne prenait pas des livres autoédités…c’est comme si j’avais pressenti ce qu’il allait arriver. Que j’allais être rejeté plus tard! Mais que grâce à je ne sais quel instinct j’avais finalement réussi à trouver mon chemin. Trouver un lecteur. Cette histoire est vraie et incroyablement belle. Simple et unique. Un échange purement intellectuel entre deux esprits libres et uniques.

Ainsi, je venais de rencontrer le sans-abri qui lisait Don Quichotte…

 

IglooFest- Fêtons l’hiver

21 Janvier 20h00

L’hiver perdure? Il fait froid? Nos os ne se réchauffent plus? La déprime saisonnière?

Pourquoi ne pas aller danser, dehors, dans la neige ? Oui vous m’avez bien lu.

La danse hivernale traditionnelle, mais tellement moderne de Igloofest est arrivée. Musique électronique, artistes connus, moins connus sur scène vous offrant un spectacle qui vous fera dire  « j’aime l’hiver! »

scène saporo

 

feu et saucisses!

Si vous êtes de Montréal ou simplement de passage, dirigez-vous au vieux port c’est une obligation!

C’est fêter l’hiver! Se réjouir, se rencontrer, manger des saucisses autour d’un feu et s’en mettre plein la bouche avec de la tire d’érable. Sans compter, la bonne bière et le vin !

Les gens sont drôles, de bonne humeur et festifs! Tous sourires! Il y a même des étranges habillé en Kit de skidoo ou en animaux! Les hippies modernes, mais oh combien agréable.

Petit conseil: Venez à l’avance pour repérer les lieux, visiter les attractions, ne pas s’embourber dans la foule. Vers dix heures, onze heures, il y a foule!

Site officiel

 

KeBaTeK, un son différent

Il n’est ni le chasseur, ni la proie.

Il est le lien entre ces deux choses.

Il est la question entre la vie et la mort.

Producteur de sons, artiste indépendant et musique électronique. KeBaTek est un nom étrange. Mais cela sonne bien sur la langue. KeBa, Québec…TeK, techno, Technique, Technologie…Un nom qui parle de lui même. Dur par les K mais d’une sonorité plus douce une fois prononcée.

KeBaTeK trace une ligne entre le bien et le mal. Une ligne dans lequel le personnage scénique se déplace. La direction artistique de l’artiste veut une question existentielle sur la vie et la mort. Bambie ou le Chasseur? Voici un choix difficile. Voilà un jugement lourd de conséquences.  Mais toutefois très imagé. C’est-à-dire que nous saisissons aussitôt le dilemme.

L’artiste recherche la qualité du son. On distingue aussi dans sa musique le grain des synthétiseurs. Poésie musicale oscillant entre jovialité et agonie. La chasse, le faon qui court, la traque, la mort…

Pour écouter du KeBaTeK, il faut cesser ce que nous faisons, mettre ses écouteurs à fond et se laisser porter par l’histoire musicale. Rester attentif aux variations, aux aigus et aux notes plus graves. Son qui d’ailleurs, le  violon semble être majoritairement apprécier par ceux qui on l’album…

Site Web

Facebook

Vidéo Clip

Achat de l’album

( possibilité achat de l’album en digipak)

Medecine Groove Trio

Groupe Rock, revendicateur, voix et message autochtone. Medecine Groove Trio était à l’Escalier le jeudi 02 février 2017 à l’occasion de la Soirée Art-Culture autochtone organisée par le Cercle des Premières Nations. Cet évènement est tous les premiers jeudi du mois. Les participants sont des artistes autochtones qui nous offrent sur scène leur art et leur culture.

Je ne connaissais pas Medecine Groove Trio avant cette soirée. Je n’écoute pas particulièrement le rock. Cependant le message est venu me chercher. Un homme portant l’histoire d’un prisonnier Lakota. Un homme debout, revendicateur et anarchiste pour faire passer le message.

Born poor, Born Indian, Born Native. Born Guilty.

«Parle de nous les prisonniers Natifs et raconte notre histoire, c’est le seul moment où nous existons» Cette phrase fut criée par un jeune détenu Lakota Sioux, à l’attention de Jean Michel Wizenne, lors de sa première expérience en tant qu’invité, à participer aux cérémonies Lakota au sein du Pénitencier de Sioux Falls, Dakota du Sud. Ce fut le véritable déclic qui allait engendrer la naissance de Medicine Groove trio.

L’Escalier est un café/ bar végétarien. L’alcool coule à flots, les plats sont succulents, l’ambiance chaude et agréable. Les employés sont sympathiques et la clientèle festive. On passe sur la rue Sainte-Catherine Est sans voir cet endroit caché au coeur de Montréal. Et si cela n’avait pas été du Cercle des Premières Nations et leur évènement, je ne serais jamais venu.

Alors je passe le mot de cet endroit mystérieux.

Alors je passe le message de ces prisonniers Natifs.

 

Soirée Art et culture autochtone

Cercle des premières Nations

L’Escalier 

Évènement du 02 février 2017

L’aventure à Coaticook

 

L’histoire débuta lorsque je vaguais sur l’habituel Facebook. Ce site est rempli d’informations ! Ils vous proposent des amis, des recettes et même des activités. Cela était approprié pour les activités, car mon frère et moi avions congé vendredi. Nous cherchions donc une activité.

J’ai vu passé cet article anglophone sur la Foresta lumina. Le vidéo tout de suite m’avait plus. Dans le noir d’une forêt, une expérience sonore et visuelle nous attendait. J’ai été sur le site officiel de l’activité et cela m’indiquait Coaticook. La crème glacée ? Oui et non.

Il existe une ville appelée Coaticook ( un peu plus loin de Magog-2 heures de route depuis Montréal) . Cette même ville a été réputée pour ses vaches de crème glacée. Ainsi, la crème glacée dans nos congélateurs de cette même marque vient du Québec! Quelle découverte!

Alors ainsi commença cette folle idée. Nous irons à Coaticook visiter la Foresta lumina et manger de la crème glacée. Un congé le vendredi, le lendemain travail seulement à 15h00 et deux chauffeurs…tout était désigné pour que cette quête soit entreprise.

Nous avons emballé nos effets pour le «au cas où» et nous avons filé très tôt le vendredi matin.

Notre premier arrêt était évidemment pour se dégourdir les pattes et boire un bon café. Les cafés sont toujours meilleurs sur la route je trouve. L’endroit était une halte touristique. Nous avons recueilli, en bon touriste de la région, tous les pamphlets d’activité pouvant nous intéresser. Mais notre but premier était d’aller tout droit jusqu’à Magog et après explorer le coin. Nous avons fait quelques arrêts ensuite pour des brocantes. Nous cherchions des objets rares et chers que nous pourrions avoir à bon prix.

Moi je n’ai pas trouvé ma fameuse machine à écrire et mon grand frère lui a trouvé une magnifique boîte verte en métal pour ses outils!

Nous sommes rentrés à l’intérieur de magasin de brocante parfois étrange et d’autre fois où les gens étaient trop sympathiques que notre cœur de Montréalais se doutait d’une arnaque.

Dans notre périple, nous sommes arrivés plutôt rapidement à Magog. La première ville que nous avons rencontrée avait une petite plage très sympathique. Alors du coup, nous avons stationné l’automobile pas trop loin, mon frère a enfilé son appareil photo et moi j’ai troqué mes souliers pour mes sandales.

Ainsi fut mon premier contact avec Magog, les deux pieds dans l’eau en septembre… Quelle sensation rafraichissante après la route !

Ensuite, nous avons pris notre dîner sur le bord de la route, avec comme spectacle un train très très long.

Après avoir suivi quelques voitures jusqu’à un stationnement avec intrigue. Nous nous sommes retrouvés entourés par des centaines de pommiers. Nous avons alors débuté notre quête de tarte aux pommes, mais sans grand succès. Dans ce stationnement alors nous nous sommes interrogés sur la suite du voyage. Il y avait à peine 2 heures que nous trottions à droite et à gauche espérant trouver  »la chose » qui rend notre expérience campagnarde marquante. Alors mon frère analysa l’adresse de «Bleu Lavande» sur le pamphlet ramasser plus tôt à l’halte touristique.

-Hey! Mais c’est tout proche !

Ainsi nous trouvons notre prochaine destination avec joie. Nous n’avons pu venir à la saison haute avec ses rangées de mauve qu’on nous annonce à la télévision. Nous avons été très bien reçus chez Bleu Lavande. Et en guise de notre appréhension, nous avions un sac de 150 $ de produits.

 

C’est avec regret que mon frère remarqua qu’il avait oublié la seule chose qu’il avait voulu : le gel intense. Un genre de vicks à la lavande. (Quelques Jean Coutu plus tard à Montréal nous avons pu lui sécher les larmes).

Après la lavande, nous nous sommes dirigés directement à Coaticook! Leurs vaches étaient différentes des autres ? Eh bien non, à mon plus grand regret. Avant d’entrer dans la ville nous nous sommes arrêtés à un Pipi-stop( C’est endroit qui a juste des toilettes sur le bord de la route qui sont trop froide où ils sont remplis d’araignées ?! ). Nous nous sommes installés sur une table afin de déguster notre fameux carré aux dattes acheté le matin même. Comme seul paysage le Pipi-stop, des arbres et un Motel de 20 unités en face de nous.

Nous nous sommes finalement dirigés dans la ville, avons passé au Tigre géant sans rien acheté pour aboutir finalement devant le guichet du fameux Foresta Illumina. Cependant, c’est de peu que nous avons manqué cette activité, car les seules places disponibles étaient à 22h30! Alors vite nous avons acheté nos billets la sueur au front.

Puis nous eûmes un doute. Si la représentation commençait à 22h30, nous sortirons de là à 00h00 ou même 01h00 du matin. Avec tout le chemin en voiture parcouru, nous étions inévitablement brûlés. Hum. Nous n’avions pas prévu un retour pénible à Montréal dans la noirceur!

Plusieurs minutes passèrent angoissantes. Qu’est-ce que nous allions bien pouvoir faire? Dormir dans l’auto? Changer de conducteur à l’heure? Faire plusieurs arrêts pour ne pas faire d’accident?

Mais il y avait ce motel en bord de route proche du Pipi Stop…Ainsi, nous remontâmes en voiture et retournèrent avant la ville de Coaticook pour se bouqué une chambre pour tantôt. Cependant le No vacancy était affiché. Nous sommes quand même sortis de la voiture et sommes aller parler avec le monsieur de la réception à qui appartient le site du Motel.

-Pas de place.

Il contacta pour nous d’autres motels à proximité. Aucune place nulle part. Il nous restait l’option des gîtes à 200$ ou 300$ la nuit. Eh merde!

Nous retournâmes à la voiture mine déconfite. On cherchait d’autres places aux alentours sur nos cellulaires qui manqueraient bientôt de batterie.

C’est de façon inespérée que le père du monsieur de la réception courut jusqu’à nous dans le stationnement.

-J’ai peut-être quelque chose à vous proposez. Il y a une chambre en bas dans le sous-sol que nous avons construit pour nous…

Une genre de 21e unités.

Nous sommes allés la voir dans le sous-sol. Petite chambre de bain privée, grande chambre simple, un lit.

Nous l’avons payé moins cher évidemment, car elle n’était pas enregistrés. Elle nous dépannerait. mais nous étions inquiets. Était-ce une famille de meurtrier qui amenait leur victime dans cette 21e unité sur 20 unités normales pour nous massacrer?

Il est déjà difficile de dormir dans un autre lit que le nôtre, mais je peux vous assurer que c’est encore plus pénible de partager ce lit avec son frère. Nous avons fait des cauchemars toute la nuit ( des rêves sanguinaires, de fou et de séquestration dans mon cas) et nous avons filé à la première heure le lendemain. Bing! Les yeux à 5h00 am se sont ouverts en même temps.

Nous avons tout de même remercié les propriétaires, nous ayant très bien reçus et dépanner!

C’est avant la représentation de Foresta Lumina que j’ai goûté cette fameuse crème glacée. Elle était bleue, dans une portion pour enfant et délicieuse. Cette expérience visuelle et auditive en plein cœur du Parc de la gorge en pleine nuit a été magique.

Nous marchions dans une montagne tantôt apique tantôt droite et sans encombre. Nous avions un chemin illuminé, des esprits que nous suivions jusqu’à l’aboutissement de leur histoire. Nous avons traversé un pont effrayant, marcher à côté d’une rivière été totalement ensorcelé.

Ainsi ce termina notre journée imprévue à Coaticook. Nous sommes revenus épuisés, mais comblés.

Il fait bon de sortir de notre confort et vivre l’aventure de la vie.