L’aventure à Coaticook

 

L’histoire débuta lorsque je vaguais sur l’habituel Facebook. Ce site est rempli d’informations ! Ils vous proposent des amis, des recettes et même des activités. Cela était approprié pour les activités, car mon frère et moi avions congé vendredi. Nous cherchions donc une activité.

J’ai vu passé cet article anglophone sur la Foresta lumina. Le vidéo tout de suite m’avait plus. Dans le noir d’une forêt, une expérience sonore et visuelle nous attendait. J’ai été sur le site officiel de l’activité et cela m’indiquait Coaticook. La crème glacée ? Oui et non.

Il existe une ville appelée Coaticook ( un peu plus loin de Magog-2 heures de route depuis Montréal) . Cette même ville a été réputée pour ses vaches de crème glacée. Ainsi, la crème glacée dans nos congélateurs de cette même marque vient du Québec! Quelle découverte!

Alors ainsi commença cette folle idée. Nous irons à Coaticook visiter la Foresta lumina et manger de la crème glacée. Un congé le vendredi, le lendemain travail seulement à 15h00 et deux chauffeurs…tout était désigné pour que cette quête soit entreprise.

Nous avons emballé nos effets pour le «au cas où» et nous avons filé très tôt le vendredi matin.

Notre premier arrêt était évidemment pour se dégourdir les pattes et boire un bon café. Les cafés sont toujours meilleurs sur la route je trouve. L’endroit était une halte touristique. Nous avons recueilli, en bon touriste de la région, tous les pamphlets d’activité pouvant nous intéresser. Mais notre but premier était d’aller tout droit jusqu’à Magog et après explorer le coin. Nous avons fait quelques arrêts ensuite pour des brocantes. Nous cherchions des objets rares et chers que nous pourrions avoir à bon prix.

Moi je n’ai pas trouvé ma fameuse machine à écrire et mon grand frère lui a trouvé une magnifique boîte verte en métal pour ses outils!

Nous sommes rentrés à l’intérieur de magasin de brocante parfois étrange et d’autre fois où les gens étaient trop sympathiques que notre cœur de Montréalais se doutait d’une arnaque.

Dans notre périple, nous sommes arrivés plutôt rapidement à Magog. La première ville que nous avons rencontrée avait une petite plage très sympathique. Alors du coup, nous avons stationné l’automobile pas trop loin, mon frère a enfilé son appareil photo et moi j’ai troqué mes souliers pour mes sandales.

Ainsi fut mon premier contact avec Magog, les deux pieds dans l’eau en septembre… Quelle sensation rafraichissante après la route !

Ensuite, nous avons pris notre dîner sur le bord de la route, avec comme spectacle un train très très long.

Après avoir suivi quelques voitures jusqu’à un stationnement avec intrigue. Nous nous sommes retrouvés entourés par des centaines de pommiers. Nous avons alors débuté notre quête de tarte aux pommes, mais sans grand succès. Dans ce stationnement alors nous nous sommes interrogés sur la suite du voyage. Il y avait à peine 2 heures que nous trottions à droite et à gauche espérant trouver  »la chose » qui rend notre expérience campagnarde marquante. Alors mon frère analysa l’adresse de «Bleu Lavande» sur le pamphlet ramasser plus tôt à l’halte touristique.

-Hey! Mais c’est tout proche !

Ainsi nous trouvons notre prochaine destination avec joie. Nous n’avons pu venir à la saison haute avec ses rangées de mauve qu’on nous annonce à la télévision. Nous avons été très bien reçus chez Bleu Lavande. Et en guise de notre appréhension, nous avions un sac de 150 $ de produits.

 

C’est avec regret que mon frère remarqua qu’il avait oublié la seule chose qu’il avait voulu : le gel intense. Un genre de vicks à la lavande. (Quelques Jean Coutu plus tard à Montréal nous avons pu lui sécher les larmes).

Après la lavande, nous nous sommes dirigés directement à Coaticook! Leurs vaches étaient différentes des autres ? Eh bien non, à mon plus grand regret. Avant d’entrer dans la ville nous nous sommes arrêtés à un Pipi-stop( C’est endroit qui a juste des toilettes sur le bord de la route qui sont trop froide où ils sont remplis d’araignées ?! ). Nous nous sommes installés sur une table afin de déguster notre fameux carré aux dattes acheté le matin même. Comme seul paysage le Pipi-stop, des arbres et un Motel de 20 unités en face de nous.

Nous nous sommes finalement dirigés dans la ville, avons passé au Tigre géant sans rien acheté pour aboutir finalement devant le guichet du fameux Foresta Illumina. Cependant, c’est de peu que nous avons manqué cette activité, car les seules places disponibles étaient à 22h30! Alors vite nous avons acheté nos billets la sueur au front.

Puis nous eûmes un doute. Si la représentation commençait à 22h30, nous sortirons de là à 00h00 ou même 01h00 du matin. Avec tout le chemin en voiture parcouru, nous étions inévitablement brûlés. Hum. Nous n’avions pas prévu un retour pénible à Montréal dans la noirceur!

Plusieurs minutes passèrent angoissantes. Qu’est-ce que nous allions bien pouvoir faire? Dormir dans l’auto? Changer de conducteur à l’heure? Faire plusieurs arrêts pour ne pas faire d’accident?

Mais il y avait ce motel en bord de route proche du Pipi Stop…Ainsi, nous remontâmes en voiture et retournèrent avant la ville de Coaticook pour se bouqué une chambre pour tantôt. Cependant le No vacancy était affiché. Nous sommes quand même sortis de la voiture et sommes aller parler avec le monsieur de la réception à qui appartient le site du Motel.

-Pas de place.

Il contacta pour nous d’autres motels à proximité. Aucune place nulle part. Il nous restait l’option des gîtes à 200$ ou 300$ la nuit. Eh merde!

Nous retournâmes à la voiture mine déconfite. On cherchait d’autres places aux alentours sur nos cellulaires qui manqueraient bientôt de batterie.

C’est de façon inespérée que le père du monsieur de la réception courut jusqu’à nous dans le stationnement.

-J’ai peut-être quelque chose à vous proposez. Il y a une chambre en bas dans le sous-sol que nous avons construit pour nous…

Une genre de 21e unités.

Nous sommes allés la voir dans le sous-sol. Petite chambre de bain privée, grande chambre simple, un lit.

Nous l’avons payé moins cher évidemment, car elle n’était pas enregistrés. Elle nous dépannerait. mais nous étions inquiets. Était-ce une famille de meurtrier qui amenait leur victime dans cette 21e unité sur 20 unités normales pour nous massacrer?

Il est déjà difficile de dormir dans un autre lit que le nôtre, mais je peux vous assurer que c’est encore plus pénible de partager ce lit avec son frère. Nous avons fait des cauchemars toute la nuit ( des rêves sanguinaires, de fou et de séquestration dans mon cas) et nous avons filé à la première heure le lendemain. Bing! Les yeux à 5h00 am se sont ouverts en même temps.

Nous avons tout de même remercié les propriétaires, nous ayant très bien reçus et dépanner!

C’est avant la représentation de Foresta Lumina que j’ai goûté cette fameuse crème glacée. Elle était bleue, dans une portion pour enfant et délicieuse. Cette expérience visuelle et auditive en plein cœur du Parc de la gorge en pleine nuit a été magique.

Nous marchions dans une montagne tantôt apique tantôt droite et sans encombre. Nous avions un chemin illuminé, des esprits que nous suivions jusqu’à l’aboutissement de leur histoire. Nous avons traversé un pont effrayant, marcher à côté d’une rivière été totalement ensorcelé.

Ainsi ce termina notre journée imprévue à Coaticook. Nous sommes revenus épuisés, mais comblés.

Il fait bon de sortir de notre confort et vivre l’aventure de la vie.

 

 

La culture du Tips

«Le pourboire comprend les sommes remises volontairement par les clients au salarié»

Pour ceux qui me connaissent très bien, vous comprendrez mon exaspération vis-à-vis la loi sur le pourboire. Nombres d’expériences désagréables que j’ai eues avec le Tips et le salarié en question. Nombres de vendettas  que j’ai reçues quand, le pourboire ne suffisait pas.

J’ai été crié après, insulté, on a même osé saboter un breuvage pour me faire payer ma soi-disant avarie. Je ne m’en remets toujours pas, vous savez! Chaque fois que le moment de payer vient, je me questionne à savoir si cette fois-ci l’employé serait sympathique avec moi. Ils le sont en général jusqu’au moment ultime du client qui remet volontairement le pourboire.

Enfin, c’est leur gagne-pain alors c’est normal qu’ils soient féroces et arrogants! Cependant, je me questionne sur la validation d’une telle culture…

Prenons par exemple deux cas bien distincts qui exécutent la même tâche.

  1. Un préposé aux bénéficiaires qui amène un verre d’eau à son client.
  2. Une barmaid qui apporte la bouteille d’eau à son client.

Le client dans la situation 1 sera redevable au PAB, mais ne cherchera pas à s’en faire récompenser par une somme X. Travaillant dans le domaine de la santé, j’ai entendu souvent les préposés dirent: « Merci Madame, mais ça fait partie de mon emploi vous amenez de l’eau. »

Alors que dans la situation 2, la barmaid va se retourner, ouvrir le réfrigérateur, vous tendre la bouteille à 4.50$ et laisser sa paume ouverte en vous exigeant un pourboire.

D’accord, les salaires et les conditions ne sont pas pareils. C’est un problème de société et les barmaids ou autres serveurs ont un salaire misérable. Mais est-il justifié d’user de manipulation, de poitrines suggestives et de rancune pour nous faire passer le message quand la personne à la base n’est pas sympathique et que c’est son emploi de te donner une bouteille d’eau quand tu as déjà payé ta consommation?

Vous savez ce qui me scandalise encore plus? C’est les commerces qui incluent déjà le pourboire à la facture! Ou nous n’avons aucun choix du pourcentage sur la machine Intéract / visa.

La loi le dit bien: volontairement. Alors pourquoi dois-je subir la colère d’un employé mal payé par son employeur? Mais là nous entrons dans un autre débat… Revenons sur le pourboire. Ainsi la loi dit que c’est un geste volontaire du client envers le salarié. Donc nécessairement il doit y avoir des critères pour vouloir volontairement donner de l’argent. Quels sont ces critères? Ayant étudier la vente et travailler dans le domaine de la vente au détail je peux répondre à ses questions.

Premièrement il vous faut un employé gentil, aimable et présent. C’est-à-dire que la chix du bar ne vous laissera pas tomber pour aller mettre son corps sublime à l’oeuvre à la table des mecs qui viennent d’arriver.

Deuxièmement, elle offrira différentes options de ce que propose la maison. Une serveuse, un barman connait ses produits et ils doivent faire vivre une expérience client, permettre la dégustation, l’envie de consommer davantage. Si nous sommes accueillis froidement par un : Ouin. Ça va être quoi pour vous?

Troisièmement, si son service est ciblé juste sur le Tips ça ne marchera pas. Si à chaque consommation tu dois débourser 1$ ou 2 $,  ça devient royalement emmerdant. J’ai déjà vu des employés rester la paume vers le haut, restant devant moi jusqu’à tant que j’ai gratté le fond de mon portefeuille. Sérieusement? Oui. Un ami m’a déjà raconté qu’un serveur refusait de lui donner sa bouteille d’eau tant et aussi longtemps que le pourboire ne lui était pas glissé sur la table.

Je suis exaspérée de sortir! Exaspéré de prévoir le pourboire quand je sais pertinemment que la personne devant moi ne fera pas un bon service à la clientèle…Mais nous sommes pris au piège de ce système, de cette culture…

Ai-je raison de me scandaliser? J’ose espérer! Lorsqu’un visiteur viendra dans mon centre d’hébergement et que je lui offrirais des indications ou des informations, je lui exigerais un pourboire…nous allons bien voir sa réaction!  Enfin, le tour de la question ne sera jamais pleinement fait dans un petit éditorial comme celui-ci, mais je souhaite que dans les prochaines années que  notre société la regarde de plus près.

 

 

Les vieux et la patate en poudre

 

Non nous n’affamons pas nos vieux. Non il n’y a pas qu’un seul choix au menu. Oui parfois c’est mou. Oui parfois ça n’a pas l’air appétissant. Oui parfois ce n’est pas top santé. Même que des fois c’est trop provert.

Il y a quelques mois un résident en voulait à la cuisine de lui servir des patates en poudre. Il avait bien raison d’être scandalisé. Monsieur a toute sa tête, il a encore toutes les facultés gustatives et ne porte possiblement pas de dentier. Ce qui est, pardonner si j’en choc certain, bien malheureux pour lui. Si vous vous attendez à manger de la gastronomie en centre d’hébergement, vous serez déçus. La réalité est que ce sont de vieilles personnes qui mangent peu, qui sont souvent très difficiles, qui ne goûtent plus rien, que tout soit trop salée ou avec aucun goût.

J’admets par contre que la bouffe icitte à tendance à être fade. Après quelques sachets de sels, ça va mieux. Il n’y a pas non plus de superbe présentation. Et mise à part les restrictions complexes des bénéficiaires, le personnel de la cuisine doit gérer les goûts personnels, les choix religieux et/ ou nutritif, la quantité de nourriture pour parfois 12 étages à 25 personnes par étage ET des belles conditions budgétaires imposées.

Alors oui il y a probablement des patates en poudre qui se glisse sur le menu. Oui ce n’est pas le top. Je suis allée discuter avec le cuistot où je travaille et ce dernier m’a avoué que certains centres le faisaient, parfois, quand il était pris de court ou que le prix de la patate avait considérablement augmenté. Est-ce vrai ou pas? Est-ce justifié ou non? Je vous laisse le soin de valider votre prise de position. Cependant, taper sur les employés ce n’est pas la chose à faire.

Nous avons fait un choix de société qui est d’accorder plus d’attention à un autre groupe de personne plutôt que la nourriture de nos petits vieux. C’est triste, mais c’est de même au Québec! Si vous avez la chance de garder vos ainés prêts de vous, les dorloter, leur faire de la bonne popote, d’aller leur rendre visite fréquemment ou de les héberger chez vous…tant mieux. La réalité ici c’est la maladie, des pertes physiques et cognitives et malheureusement des familles dysfonctionnelles…Et ces gens aboutissent inévitablement dans le cercle gouvernemental de la gestion du p’tit vieux.

Solution : Modifier nos valeurs de société et l’orienter non vers l’économie, mais vers des alliances sociales plus prospèrent.