Bonne fête Montréal

On m’a dit qu’un Indien, ça porte des plumes.

On m’a appris qu’ils troquaient de superbes fourrures contre des miroirs, des tissus et des peignes…des pacotilles quoi!

On m’a dit qu’ils ne sont pas bien malins ces Indiens.

On m’a dit qu’ils étaient paresseux et buvaient.

On m’a dit qu’ils ne travaillaient pas et vivaient sur les aides sociales.

On m’a dit qu’ils n’écrivaient pas et qu’ils gravaient des dessins sur la pierre.

On m’a dit qu’on devait leur enseigner les choses parce qu’ils ne savent pas.

On m’a enseigné qu’il y avait trois peuples : les Algonquiens, les Hurons et les Iroquois.

On m’a dit de me méfier de ces Indiens qu’on nomme Mohawks avec leur crête iroquoise.  Ils ont de gros fusils et ils sont dangereux.

 

J’ai été éduqué dans un bon système. Un système qui a fait de moi une bonne blanche. Une francophone. Une Québécoise.

Mais plus je vieillis, plus je me questionne.

De l’autre côté du pont, on m‘a dit qu’il y avait notre ennemi.

Mais je ne sais pas pourquoi nous les haïssons.

 

Est-ce que c’est parce que le méchant indien bloque les routes?

Est-ce parce que ces Peaux-Rouges n’acceptent pas la sainte modernité?

 

Et si on m’apprenait la vérité? Et si Montréal était battit sur les cadavres encore chauds de leurs ancêtres? Et si les lois opprimaient ces nations?

 

Je me sens menacée.

Mais je ne sais pas pourquoi.

On m’a élevé à les haïr.

Mais je ne sais pas pourquoi.

 

On m’a raconté l’histoire du blanc sur le sauvage.

Mais elle est incohérente.

Mais elle est fausse.

Mais elle est cachotière.

 

Je suis blanche. Je suis francophone. Je suis Québécoise.

Mais je ne sais pas ce que cela veut dire.

Mais je vous souhaite à tous un bon 375e.

 

L’appropriation culturelle

« L’appropriation culturelle est un concept universitaire originaire des États-Unis selon lequel l’adoption ou l’utilisation d’éléments d’une culture par les membres d’une culture « dominante » serait irrespectueuse et constituerait une forme d’oppression et de spoliation. La culture « minoritaire » se trouverait ainsi dépouillée de son identité, ou réduite à une simple caricature raciste »

Voilà plusieurs mois que je me questionne sur l’appropriation culturelle. Je me suis tournée vers plusieurs liens youtube, lu plusieurs articles, demandés à de tierces personnes de cultures différentes et il s’agirait d’un terme plutôt nouveau sans véritablement de balise ou tout le monde a son opinion, mais ne se mouille pas trop.

C’est important pour moi de comprendre ce concept vu que j’écris et que je m’inspire de contes, de légendes, de cultures, d’objet à caractère spirituel et bien d’autres choses du monde. Je m’interroge à chaque fois si je ne suis pas entrain de faire de mon histoire une appropriation? Tous les écrivains ont un jour repris de quelqu’un quelque part une information pour la pertinence de leur livre. Nous (désolé l’expression) copions certaines œuvres pour la raconter à notre façon. Nous tentons avec ce qui est à notre portée de créer un monde nouveau, mieux ou pire. L’artiste est libre. L’artiste brise des tabous ou les met comme acteur principal de ses écrits pour sensibiliser les gens.

Non seulement, en tant qu’artiste cette question me met mal à l’aise, mais aussi en tant qu’individu. J’ai peur de faire un faux pas. J’ai peur d’insulter quelqu’un. Peur qu’on me pointe et on me dit : tiens celle-là fait de l’appropriation culturelle! Et l’art, dans mon cas l’écriture, si elle veut être créer ne peut pas vivre dans la peur.

La question ne se pose pas juste dans le métier d’écrivain, mais dans la vie de tous les jours. Les costumes d’Halloween…même l’Halloween est un concept mexicain! Devons-nous l’abolir pour autant? Le yoga! Saviez-vous qu’en faisant du yoga vous vous appropriez la culture indienne? Devons-nous empêcher toutes personnes non indiennes de faire du yoga?

Le métissage, le partage, la communion sont essentiels pour cesser la catégorisation des gens. Cesser de se battre entre nous pour une couleur, un code vestimentaire ou un choix religieux. Je crois que c’est noble de démocratiser la culture, de la permettre au non-initié. Connaître n’est-ce pas la solution à l’ignorance? Mais est-ce la bonne façon de connaitre? Je ne sais pas.

Prenons les autochtones…ont les a déporté, on les a violé, on leur a arraché leur vêtement, leur terre, leur culture, leur croyance…on les dompter, on les assimilé, on les déculturé…aujourd’hui, bien des années plus tard…il y a une lueur d’espoir…un regain, une emprise sur leur vie plus grande, un nouveau souffle…Imaginez revenir à vous et voir que votre culture est devenue une mode, votre langue vous est apprise par ceux qui vous l’ont enlevé, vos vêtements sont portés…ces vêtements de cérémonie dans un lieu inapproprié. Seriez-vous fâché? Réclamerez-vous justice? Oui….Évidemment.

Quand un bandeau est une mode pour un blanc et représente l’archétype du voyou pour un noir…voilà ou nous pouvons parler d’appropriation culturelle. On ne peut pas empêcher quelqu’un de porter et imiter notre culture…On ne pourra jamais ni restreindre un être humain ni demander la permission à tout un chacun.  Il y a cependant des responsabilités liées à une mode, à une culture, à une expérience…Il y a une responsabilité qui appartient à l’être humain de sortir de l’ignorance. Cesser de couvrir ses yeux face aux préjugés, aux racismes et à la maltraitance. Voilà le problème de fond…porte cette coiffe…marche à l’Halloween en monstre, mais va te renseigner. Va dans ton esprit et ton cœur ouvrir la raison de ce que tu es entrain de faire, entrain de vivre, entrain t’interpréter. Il n’y a que comme ça que nous apprendrons de l’autre et nous nous améliorerons en tant qu’être humain.

 

Si vous désirez d’avantage information sur l’appropriation culturelle :

 

Qui s’approprie le concept d’appropriation culturelle?

Maitee Labrecque

I invoked cultural appropriation in the context of literature and writing only: Hal Niedzviecki

Saganash

Définition wikipédia

Radio-Canada- Qu’est-ce que l’appropriation culturelle?

Amandla Stenberg: Don’t Cash Crop On My Cornrows

« HANDS OFF MY CULTURE! » | The Myth of Cultural Appropriation

 

 

Actualités Autochtones :

«Nipekiwan : je reviens» : entrevue avec Marcel Pititkwe

Les archives de Radio-Canada

Réalité Autochtone UQAM

 

IglooFest- Fêtons l’hiver

21 Janvier 20h00

L’hiver perdure? Il fait froid? Nos os ne se réchauffent plus? La déprime saisonnière?

Pourquoi ne pas aller danser, dehors, dans la neige ? Oui vous m’avez bien lu.

La danse hivernale traditionnelle, mais tellement moderne de Igloofest est arrivée. Musique électronique, artistes connus, moins connus sur scène vous offrant un spectacle qui vous fera dire  « j’aime l’hiver! »

scène saporo

 

feu et saucisses!

Si vous êtes de Montréal ou simplement de passage, dirigez-vous au vieux port c’est une obligation!

C’est fêter l’hiver! Se réjouir, se rencontrer, manger des saucisses autour d’un feu et s’en mettre plein la bouche avec de la tire d’érable. Sans compter, la bonne bière et le vin !

Les gens sont drôles, de bonne humeur et festifs! Tous sourires! Il y a même des étranges habillé en Kit de skidoo ou en animaux! Les hippies modernes, mais oh combien agréable.

Petit conseil: Venez à l’avance pour repérer les lieux, visiter les attractions, ne pas s’embourber dans la foule. Vers dix heures, onze heures, il y a foule!

Site officiel

 

KeBaTeK, un son différent

Il n’est ni le chasseur, ni la proie.

Il est le lien entre ces deux choses.

Il est la question entre la vie et la mort.

Producteur de sons, artiste indépendant et musique électronique. KeBaTek est un nom étrange. Mais cela sonne bien sur la langue. KeBa, Québec…TeK, techno, Technique, Technologie…Un nom qui parle de lui même. Dur par les K mais d’une sonorité plus douce une fois prononcée.

KeBaTeK trace une ligne entre le bien et le mal. Une ligne dans lequel le personnage scénique se déplace. La direction artistique de l’artiste veut une question existentielle sur la vie et la mort. Bambie ou le Chasseur? Voici un choix difficile. Voilà un jugement lourd de conséquences.  Mais toutefois très imagé. C’est-à-dire que nous saisissons aussitôt le dilemme.

L’artiste recherche la qualité du son. On distingue aussi dans sa musique le grain des synthétiseurs. Poésie musicale oscillant entre jovialité et agonie. La chasse, le faon qui court, la traque, la mort…

Pour écouter du KeBaTeK, il faut cesser ce que nous faisons, mettre ses écouteurs à fond et se laisser porter par l’histoire musicale. Rester attentif aux variations, aux aigus et aux notes plus graves. Son qui d’ailleurs, le  violon semble être majoritairement apprécier par ceux qui on l’album…

Site Web

Facebook

Vidéo Clip

Achat de l’album

( possibilité achat de l’album en digipak)

Medecine Groove Trio

Groupe Rock, revendicateur, voix et message autochtone. Medecine Groove Trio était à l’Escalier le jeudi 02 février 2017 à l’occasion de la Soirée Art-Culture autochtone organisée par le Cercle des Premières Nations. Cet évènement est tous les premiers jeudi du mois. Les participants sont des artistes autochtones qui nous offrent sur scène leur art et leur culture.

Je ne connaissais pas Medecine Groove Trio avant cette soirée. Je n’écoute pas particulièrement le rock. Cependant le message est venu me chercher. Un homme portant l’histoire d’un prisonnier Lakota. Un homme debout, revendicateur et anarchiste pour faire passer le message.

Born poor, Born Indian, Born Native. Born Guilty.

«Parle de nous les prisonniers Natifs et raconte notre histoire, c’est le seul moment où nous existons» Cette phrase fut criée par un jeune détenu Lakota Sioux, à l’attention de Jean Michel Wizenne, lors de sa première expérience en tant qu’invité, à participer aux cérémonies Lakota au sein du Pénitencier de Sioux Falls, Dakota du Sud. Ce fut le véritable déclic qui allait engendrer la naissance de Medicine Groove trio.

L’Escalier est un café/ bar végétarien. L’alcool coule à flots, les plats sont succulents, l’ambiance chaude et agréable. Les employés sont sympathiques et la clientèle festive. On passe sur la rue Sainte-Catherine Est sans voir cet endroit caché au coeur de Montréal. Et si cela n’avait pas été du Cercle des Premières Nations et leur évènement, je ne serais jamais venu.

Alors je passe le mot de cet endroit mystérieux.

Alors je passe le message de ces prisonniers Natifs.

 

Soirée Art et culture autochtone

Cercle des premières Nations

L’Escalier 

Évènement du 02 février 2017

Le vieux qui criait après la patate en poudre

Non nous n’affamons pas nos vieux. Non il n’y a pas qu’un seul choix au menu. Oui parfois c’est mou. Oui parfois ça n’a pas l’air appétissant. Oui parfois ce n’est pas top santé. Même que des fois c’est trop pro vert.

Il y a quelques mois un résident en voulait à la cuisine de lui servir des patates en poudre. Il avait bien raison d’être scandalisé. Monsieur a toute sa tête, il a encore toutes les facultés gustatives et ne porte possiblement pas de dentier. Ce qui est, pardonner si j’en choc certain, bien malheureux pour lui. Si vous vous attendez à manger de la gastronomie en centre d’hébergement, vous serez déçus. La réalité est que ce sont de vieilles personnes qui mangent peu, qui sont souvent très difficiles, qui ne goûtent plus rien, que tout est soit trop salée ou avec aucun goût.

J’admets par contre que la bouffe icitte a tendance à être fade. Après quelques sachets de sels, ça va mieux. Il n’y a pas non plus de superbe présentation. Et mise à part les restrictions complexes des bénéficiaires, le personnel de la cuisine doit gérer les goûts personnels, les choix religieux et/ ou nutritif, la quantité de nourriture pour parfois 12 étages à 25 personnes par étage ET de belles conditions budgétaires imposées.

Alors oui il y a probablement des patates en poudre qui se glisse sur le menu. Oui ce n’est pas le top. Je suis allée discuter avec le cuistot où je travaille et ce dernier m’a avoué que certains centres le faisaient, parfois, quand il était pris de court ou que le prix de la patate avait considérablement augmenté. Est-ce vrai ou pas? Est-ce justifié ou non? Je vous laisse le soin de valider votre prise de position. Cependant, taper sur les employés ce n’est pas la chose à faire.

Nous avons fait un choix de société qui est d’accorder plus d’attention à un autre groupe de personne plutôt que la nourriture de nos petits vieux. C’est triste, mais c’est de même au Québec! Si vous avez la chance de garder vos aînés prêts de vous, les dorloter, leur faire de la bonne popote, d’aller leur rendre visite fréquemment ou de les héberger chez vous…tant mieux. La réalité ici c’est la maladie, des pertes physiques et cognitives et malheureusement des familles dysfonctionnelles…et ces gens aboutissent inévitablement dans le cercle gouvernemental de la gestion des p’tits vieux.

Cependant, il est important de noter que notre cher gouvernement s’en lave effectivement les mains. On coupe! On coupe! On coupe! Mais nous l’avons élu ce gouvernement et nous le laissons faire. Notre seule solution est:  Modifier nos valeurs de société et l’orienter non vers l’économie, mais vers des alliances sociales plus prospèrent, dont le maintient de la dignité humaine ( Pis ça, ben! Ça inclut les p’tits vieux! )

Regardons, ensemble, la Voie Lactée

Une nuit profonde m’enveloppait. J’ai levé les yeux vers le ciel. Tranquillement mon oeil s’habituait à la pénombre, je fus ébloui par des milliards de points lumineux. C’était un tableau merveilleux, scintillant et apaisant juste au-dessus de ma tête. Le temps était arrêté. Toutes mes préoccupations s’étaient volatilisées. Comme si, sur une étoile j’avais accroché mes peurs et mes angoisses et qu’ils étaient désormais loin. Très loin. C’est à ce moment que j’ai réalisé que je venais de prendre contact avec l’Univers.

 

Lire et comprendre le ciel ne datent pas d’hier. Les premiers astronomes furent principalement des religieux. Ils comprirent le lien qui existait entre le mouvement du ciel et le cycle du jour et de la nuit[i]. Les techniques ont été développées, puis raffinées pour en être grandement maîtrisées. Le calendrier romain, l’époque babylonienne, le calendrier chinois, Stonehenge en Angleterre pour ne nommer que ceux-là… Ce domaine est vaste et rempli d’une histoire riche. Un lieu de sciences, mais aussi de rêve.

D’ailleurs, c’est justement ce dernier qui m’intéresse davantage. Sans toute la connaissance et le matériel sophistiqué de l’astronome amateur, est-il possible de regarder le ciel et de vivre quelque chose de très puissant? Une expérience humaine, planétaire et réconfortante? Oui, connaître, mais surtout la ressentir. Nous formons un tout, mais comment entrer dans ce tout? Comment connecter et vibrer par une seule et même énergie? Nous, bibitte sur deux pattes, regardant nos pieds jour après jour, est-il possible de lever les yeux au ciel et apprécier la splendeur ?

Je peux imaginer vos froncements de sourcils. Non, il ne s’agit pas d’un dogme ici. Plutôt d’une disposition légitime et très humaine de reconnaître le beau d’où nous sommes situés sous la coupole céleste. De plus, les étapes nécessaires à la réalisation de cette expérience humaine sont forts simples.

Vous aurez, tout d’abord, besoin de trouver un endroit loin de la pollution visuelle. C’est important, car vos yeux devront s’habituer à la noirceur. Éviter vos cellulaires ou toutes lampes de poche n’ayant pas la lumière rouge ou bleu (sinon il faut prévoir un délai de trente minutes avant de retrouver une vision nocturne adéquate). Ensuite, étendez une couverture sur le sol et couchez-vous.

Laissez vos yeux faire le reste. Laissez votre esprit vagabonder. Votre corps au repos, oublier votre journée et ses tracas. Accrochez, comme moi, vos préoccupations sur une étoile et dites-leur adieu. Vous êtes en communion avec le firmament, avec la planète terre et ses habitants. Regardez ces points blancs à votre zénith. Captez ce tableau et gravez-le dans votre conscience. Tout l’horizon vous appartient. Vous êtes libres. Vous êtes légitime. Vous êtes terriens et comme des milliers d’autres avant vous permettez à cette cérémonie de se perpétuer. Vous entrez dans le tout de chaque chose. Vous vivez et respirez à l’unisson avec la vie.

Comprenez que ce moment est privilégié. Il n’y a rien d’autre qui compte à par vous et cette sensation de bien-être. Vous avez arrêté le temps. Vous profitez de l’instant présent. Vous voyagez sur ce vaisseau spatial bleu et blanc dans l’Univers. Vous êtes le conducteur et son passager. Vous vous sentez petit, mais vous êtes grand. Une unité essentielle à la chaîne du tout. Vous êtes précieux.

Peu importe nos origines, nos croyances, nos combats et nos cicatrices, voilà cette chose que j’ai apprise en observant l’espace infinie: même quand on croit que les ténèbres nous ont rattrapés, qu’on ne voit plus rien, que nous sommes perdues…Il s’agit simplement d’un nuage qui traverse, nous camouflant la Voie lactée, notre moi profond. Cependant, le nuage passe et le ciel étoilé revient toujours.

[i] Guide Pratique Astronomie, lire et comprendre le ciel, Édition Sélection Reader’s Digest, Dav id H. Levy préface de Hubert Reeves, 2013. 288 pages.

Bibliographie V.1

Après plusieurs  heures à ne pas écouter en classe, après la confusion que sa place n’était pas sur une route utilisée par plus d’un, la passion de Karine Vienneau se révèle enfin: L’écriture.

Depuis sa tendre enfance attirée par des mondes fantastiques, par des légendes et des personnages attachants. Elle découvre que le métier d’écrivain est fait pour elle. Karine fait des scénarios, elle se crée un univers bien à elle.  Elle veut partager et y imposer sa marque.

Mais selon elle, l’écriture s’est ardue. L’écriture fait du bien autant qu’il terrorise. Des auteurs comme Hubert Reeves, J.K. Rowling, Mario Francis, Louise Gauthier, Bradbury, Paulo Coelho, Micheal Crichton, Frank Krebs, Herbert George Wells, Jules vernes et bien d’autres viennent influencer son imaginaire.

«Écrire est une longue étape de destruction et de construction. Ici, je ne parle pas de l’histoire, mais bien de l’auteur.»

Cependant, il ne s’agit pas simplement d’être créative ou d’avoir des idées. Plusieurs auteurs ont façonné avec les années sa vision du métier d’écrivain. Des phrases qui la marqueront :

« C’est bien avoir des idées, mais faut savoir écrire.»

-Mario Francis-

« Prendre sa créativité et l’asseoir sur une chaise.»

-Jean Barbe-

Ce sont des phrases qui l’ont découragé et l’on fait rager. Mais, il fallait comprendre que l’écriture naitra du chaos et c’est à l’auteur d’y ajouter une technique, une façon de faire, un peu d’ordre dans ce désordre. Karine se dote d’une méthodologie, une structure d’écriture. De la discipline pour atteindre son objectif : Être publié.

Karine a toujours eu un profil entrepreneur et un talent certain pour la vente, alors elle se décide de se lancer le défi suivant : se publier soi-même passant par toutes les étapes. Recherche et développement d’œuvre littéraire, création, correction, Infographie/ graphisme, mise en page, impression, distribution, vente et représentation.

Elle refuse de perdre le monopole de son expertise au profil des grandes maisons d’édition. Son œuvre, Karine Vienneau, un produit fièrement bâti de A à Z.

Bien sûre, elle n’a pas l’expertise d’une maison d’édition, mais elle ne prétend pas à la perfection. L’écriture est une question posée, un sujet donné, une tentative de communication. Ce qu’il faut, c’est juste susciter l’intérêt.  Dans la vie et dans toute chose, la perfection est difficilement atteignable, utopique. L’auteur n’a pas peur de déplaire.

«J’écris d’abord pour moi. J’écris pour sortir de ma tête mes inquiétudes, mes angoisses, mes espoirs et ma façon de voir la vie et de m’y accrocher.»

Académiquement, Karine Vienneau est aussi titulaire d’une technique en gestion de commerces  et a complété le certificat en administration et le certificat en Ressources humaines à l’université.

«Pour faire ce qu’on aime, il faut être créatif et sans audace, on fait comme tout le monde. Sans discipline, on est un artiste frustré qui piétine ici et là. Ce n’est pas mauvais, mais l’accomplissement d’avoir terminer une œuvre, la fierté d’avoir fait quelque chose, d’avoir essayé une patente. Ça…ça vaut les heures de sommeil perdues. »

« J’ai compris que j’aimais m’exprimer et que j’aimais être confronté aux autres. Je suis une artiste, je mets en doute mon existence et celle des autres au regret des gens bien installés dans une routine.   »

L’auteure ouvre son groupe d’entraide à l’écriture en 2016 avec une amie. Son but est d’apprendre à parler d’écriture et de visiter l’intérieur des têtes de ses collègues écrivains. Un groupe gratuit avec les valeurs d’entraide.

«Tout le monde peut écrire, ça n’appartient pas uniquement à des auteurs qui publient ou aux grandes maisons d’édition qui marquent la ligne. L’écriture fait partie de notre expérience humaine.»

Karine Vienneau nous livre des histoires pouvant passer de la spiritualité (Amérindienne  et bouddhiste), aux oreilles en pointe d’une créature elfique, aux fonds étoilés du cosmos. Elle se différencie par la profondeur des questionnements, la trame psychologique des personnages, par l’intériorisation de la victimisation et sa place dans l’univers.

Acheri, la légende de l’enfant-squelette est la première nouvelle que livre l’auteure (décembre 2016) . L’écriture était un défi, mais cette courte histoire lui fait croire à son potentiel, renforcit ses valeurs et propose de le partager, pour la première fois, avec un autre humain.

Note: Je ne sais pas pourquoi j’ai choisi cette photo. Désolé….

Un de perdu, dix de retrouvés

Après quatre ans d’amour, il est normal de se croire invincible. Les projets sont bien amorcés, on connait parfaitement chaque réaction et défaut de l’autre et si nous sommes encore là c’est que le contrat est à veille d’être signé. Comme plusieurs autres avant moi, je suis tombée en amour.

C’était l’homme parfait. Il me réconfortait, faisait à manger, il avait beaucoup d’amis et plein de charisme. Il était drôle et gamin. Il était tout ce que le prince charmant pouvait posséder pour mes propres critères que je redéfinissais depuis mon enfance. Ce qui me manque cruellement ce sont nos conversations profondes, notre complicité et notre sincère amitié qui fait qu’encore aujourd’hui on tien à prendre des nouvelles de temps en temps de l’un et de l’autre. Bon d’accord j’amorce souvent le premier pas, mais je suis de nature impatiente et curieuse. Un mélange plutôt explosif!

J’attendais depuis plusieurs années des excuses de sa part et au bout d’un certain temps, ils sont venus. Un message ambigu d’excuses par texto. Ma soif toujours pas rassasier j’ai relancé mon ancien amant, nous avons pris des cafés, j’ai posé des questions…Alors j’ai fini par admettre que nous nous aimions sincèrement, mais plus nous avancions plus nos objectifs n’étaient plus communs. Nous n’avons pas essayé de communiquer, nous avons abandonner la charge de comprendre l’autre tout simplement. Nous étions deux jeunes fautifs inexpérimentés et maladroits. Et même si nous avions trouvé un terrain d’entente, l’un de nous nécessairement aurait été malheureux. Et tous les deux, nous avions eu notre dose de malheur. Les choses devaient aller ainsi et pas autrement. Nous devions suivre les signes et oser s’abandonner pour le bien individuel de chacun. Ça devait être ça et pas autrement.

La descente après ma séparation à été rude, violente, misérable. Autant pour mes amis et ma famille, mais pour mon corps, mon âme et ma tête. Par tous les moyens j’ai tenté de camouflé ma douleur et l’abandon que je vivais. Par tous les moyens j’ai réussis à me détruire.

J’ai passé dans les bras d’un l’un et dans les bras de l’autre. Leur sourire, leur attention et leur caresse donnait à mon corps de junkie le plaisir et l’amour que je manquais. J’ai cherché pendant quatre années ces fameux dix que le proverbe me promettait. J’ai gavé mon corps de substances afin d’apaiser ma douleur d’être seule. Seule d’amour, Seule d’amitié, seule de famille, seule d’ambition et de rêve. J’ai tout tenté. Tout expérimenter. Mais au bout du compte pour faire quoi? Devenir une personne plus anxieuse que je ne l’étais déjà dont je refusais de prendre soin.

Dans tout ce chaos croyez-le ou non je cherchais la paix. La foutue paix d’esprit…Le calme mental. Prendre la télécommande de ma vie et enfoncer le bouton stop.

Mon combat était important pour mon apprentissage. Cependant contre quoi je me battais? Contre les gens qui ne sauraient jamais ce que je vis, contre un désamour d’enfant qui se finit brusquement, contre le foutu sentiment d’abandon qui me suit depuis ma tendre enfance? Le sentiment que je ne fais jamais les choses justes. Cette quête insensée de reconnaissance et d’approbation d’autrui.

Mon dieu que je l’ai cherché l’approbation. Une petite fille en moi sur la pointe des pieds agitant les mains n’a de cesse d’attirer l’attention pour son approbation.

Lorsqu’il est partit, la seule phrase que j’ai retenu de sa raison était qu’il cherchait une femme avec de plus grandes aspirations. Une femme avec une plus grande volonté et de motivation. Devant mes yeux mon prince s’est transformé en un monstre effroyable.

N’étais-je pas celle qui se pliait en quatre pour tous? celle qui mettait sa propre sécurité en péril? celle qui était la première sur les lieux pour essuyer une larme d’une amie en peine? La première a sortir une blague stupide pour apaiser l’âme des personnes les plus précieuses autour de moi? N’étais-je pas rempli de rêve et d’imagination? Et mon ambition de t’aimer jusqu’à mon dernier souffle, n’était-ce donc pas suffisant pour lui?

C’est dans toutes ses questions malsaines et erronées que la déchirure c’est fait. Je devais être cette fille-là. Je devais travaillée plus fort, finir mes études, de bonnes notes, être encore la meilleure de tous…Mais au lieu de devenir ce que je n’étais pas, j’ai craqué. Tout en moi s’est fissurer et j’ai dégringolé à une vitesse folle.

J’ai quitté mes trois jobs, j’ai tourné le dos à plusieurs personnes, j’ai arrêté d’imaginer être une étudiante modèle. Je suis entrer dans le bureau de la psychologue poussée par une mère remplie d’amour. Mais même dans le bureau de cette médecin de l’esprit, j’ai menti et j’ai tenté d’être la meilleure patiente. Celle qui s’en sort. Celle qui voit ce qui ne va pas. Celle qui ressuscite. Et cette phrase qui m’avait basculer était derrière chacune de mes actions et non-action. Que je voulais être cette fille d’ambition et être reprit par l’homme de ma vie!

Cependant, j’ai compris que je ne serais celle de sa vision. Pas que je n’étais pas ambitieuse, mais je n’étais pas ambitieuse comme lui se le représentait. Moi aller courir sur un tapis roulant pour posséder le corps de rêve, non merci. Moi être une carriériste pour voir dans les yeux de mes collègues envies et jalousies…non merci! Moi cesser d’écrire et me trouver d’autres hobbies plus à la mode? non merci! Avait-il eu tort de me dire ça de cette façon? Était-il un être prétentieux et moi j’étais mieux que lui?

Cela prit un moment avant que je réponds à ça par la négation. Il était toujours mon prince charmant. J’ai alors commencé à lui envoyer tout l’amour que j’avais encore pour lui. Tous mes souvenirs, tous nos sourires, tout notre histoire je lui ai envoyé. Chaque fois que je pensais à lui et que je sentais le volcan de la haine enflé en moi, chaque fois que je voyais un couple au allure heureux s’étreindre j’ai pensé à lui et je lui ai envoyé tout l’amour qui me restait.

Je l’imaginais marché tout bonnement sur la route et se faire renverser par une vague invisible d’amour. Sur le sol, ébahit par ce sentiment puissant et revigorant, je l’imaginais sourire. oui, je t’aime et je t’aimerais toujours. Quoique tu es fait. Peu importe où tu iras. Je t’aime et personne, ni même la haine ne peu plus m’enlever cela.

Et c’est dans la destruction totale de tout ce que je croyais être que j’ai pu me reconstruire.

Soit! Je voulais faire des études qui ne mène ni a une promotion ni à une carrière richissime, je voulais une petite job au niveau de ma compétence et être parmi des gens et les aider. Je voulais défendre des valeurs humanistes et d’entraide, je voulais donner un sens à ma vie et écrire tout ce qui me venait dans ma tête sans censure ni jugement…et je voulais être entouré de gens qui malgré qu’ils tombent constamment sur les genoux étaient humbles et rempli d’amour envers eux-mêmes à  prime abord et ensuite pour les autres. Des gens qui revient s’ils le désirent et partent s’ils le souhaitent.

Ainsi la personne qui devait être par le passé s’est transformé pour atteindre son but. À tenter de réparer ses erreurs, courageusement. À prendre le temps pour la compassion et la connaissance.

Un de perdu, dix de retrouvés dit-on. Qui dit qu’on parlait d’un conjoint ou d’une conjointe? Et si la chose que j’avais perdu était la maitrise de ma vie tout simplement. Maintenant que ce message est saisi voici les dix éléments de ma vie retrouvés:

  1. Reconquête de mon amour-propre
  2. Retour à mes valeurs les plus fondamentales de mon être
  3. Retrouvaille de ma famille avec amour et patience
  4. Entourée d’amis sincères et positifs
  5. Apprentissage quotidien à laisser partir mon anxiété, le calme mental
  6. voir dans les autres un guide, un maître pour connaître l’unicité de l’univers
  7. Vivre de compassion et non de haine
  8. Faire des choix qui me ressemble
  9. Apprendre dans ma solitude
  10. Aimer mon parcours, mes passions, mes rêves à tous les jours

Nous parlons tous d’écriture, mais à qui se fier?

Depuis un moment déjà, je m’intéresse à tout ce qui attrait à l’écriture. Je lis les ouvrages et les blogues. Je consulte Statistiques Canada et les journaux d’affaires. Je pose des questions à des auteurs et aux gens de mon entourage. Je prends des notes, je griffonne, je me casse la tête. Tout ça, dans le but de maitriser  LE sujet. Écrire, comment est-ce que ça marche c’te patente-là?

On m’a offert récemment, le Guide pratique de l’ABC de l’écrivain par Nadège Devaux. Ce livre a paru en 2006 aux Éditions du Cram. Cette écrivaine que je croyais ne pas connaître, c’est en lisant sa bibliographie que je constate que je mettais fourvoyé. Je connais au moins une œuvre écrite de sa main! Cauchemar d’amour la télésérie jouée par Marina Orsini et Pierre Brassard. Une trame amoureuse et humoristique entre deux personnages qui sont franchement épuisés des rencontres sur internet. (Ça vous dit quelque chose?). Une série qui m’a tenu en haleine et m’a fait miroiter cette belle histoire d’amour.

Ainsi, je feuillette ce guide afin d’y élucider quelques-unes de mes nombreuses questions. L’auteure nous offre un bon aperçu  des différentes sections du roman (préface, dédicace, avertissement…), nous offre plusieurs définitions, un essai sur la communication avec notre lecteur à travers notre style d’écriture et nous propose plusieurs exercices d’écriture pour nous familiariser avec ce gros monstre. Elle nous conseille même sur les dialogues, le titre de notre futur roman et quelques phrases à éviter ( par exemple: s’esclaffer de rire, quand s’esclaffer sous-entend déjà que la personne rigole.)

Ce livre pose de bonnes questions, englobe le métier d’écrivain et offre plusieurs pistes d’exemple pour les définitions. Toutefois, je reste sur ma faim.

Tout d’abord, j’ai accroché à son introduction où elle nous souligne de devoir se « conditionner à avoir un moral d’acier en vous répétant plusieurs fois par jour : J’ai décidé d’écrire mon premier livre et j’irai jusqu’au bout parce que je crois en moi. »

Pense que t’es bon et comme ça tu vas être bon. On peut parler d’un effort joyeux. On peut parler d’ignorer nos voix destructrices, notre égo qui nous dit sans cesse «tu n’es qu’un bon à rien». Oui…mais quel être humain veut délibérément se conditionner ainsi? Peut-on se conditionner à croire que nous sommes bons…quand des fois, nous ne le sommes pas vraiment…

Sans décourager les passionnés d’écriture que je coache, je vous dis plutôt connaissez-vous. N’ayez pas peur. Allez-y, lancez-vous dans le vide. C’est ça écrire. On ne se conditionne pas à écrire. Au plus, on se discipline. Mais la peur, la trouille, nos pensées bonnes ou non, sont là et sont exploitables. Prétendre et se conditionner ne résout rien. Au final, le terme était mal choisi?! Suis-je trop dur? Peut-être. Enfin, l’écriture n’est pas un automatisme. Se mettre réceptif et avoir les bonnes conditions d’écriture ça ne s’oblige pas. Il faut y mettre du temps, de l’énergie et du vouloir.

N’empêche qu’en poursuivant ma lecture, je tombe sur le chapitre qui résume le compte d’auteur, ce qui m’intéresse particulièrement ( je suis en auto-édition moi-même! ). Rappelons qu’il n’existe pas juste une forme pour se publier. Il y a avec un éditeur (maison d’édition), à compte d’auteur et en auto-édition. Avec l’édition, inutile de vous faire un dessin. C’est la grosse boîte qui chemine avec vous et vous avez au final 10%. En échange ces derniers prennent à charge tout et tous les risques.  Tandis qu’à compte d’auteur, cela permet à l’auteur de choisir aux différentes étapes du processus (Correcteur, graphiste, imprimeur, etc), mais en allant négocier avec un ou plusieurs intervenants lesquels vous financer en totalité. On ne se cachera pas, faut avoir les reins solides et il faut choisir avec soin avec qui on voudra faire affaire. Finalement, l’auto-édition ressemble beaucoup au compte d’auteur, à la différence qu’on ne choisit pas le clé en main comme le précédent. Les intervenants seront soient joués par nous-mêmes si nous avons les compétences, par un proche ou un autre tierce partie. Encore une fois, il faut avoir les reins solides et de l’argent à investir. Madame Nadège nous parle de 5 000$. Ce qui selon moi est abstrait. Ça dépend avec qui et quoi? Un graphiste de fou avec 150 couleurs…oui. Noir et blanc selon votre thématique…on ne s’élève pas à 5 000$. Mais à la différence des deux autres, on a un droit de regard, un droit de négociation et un travail de recherche à faire encore plus grand. Investissement monétaire, mais surtout personnel!  Il y a une liberté et une expérience de l’entrepreneuriat très valorisante! Mais attention, tout n’est pas blanc ou noir. Il faut faire nos devoirs et se poser des tas de questions sur les différents sujets.

 

Les photos suivantes sont tirées du guide pratique de l’ABC de l’écrivain de Madame Nadège. Prenez bien le temps de les lire. Prenez bien le temps de comprendre le message qui est envoyé.

C’est fait?

Alors on poursuit. Je dois vous avouer que j’ai eu un malaise rendu à ce chapitre. Non qu’il était mal écrit et qu’il posait une vraie question, mais plutôt que j’ai senti que ce chapitre, ce guide au final qui était commandité par la maison d’édition de l’auteure. Reprenant ses paroles : «Caprice égocentrique…être vaniteux…aucune expérience reconnue…un véritable écrivain…uniquement là…s’il est édité c’est la récompense suprême…»

Donc, si je comprends bien, il n’y a qu’une façon unique et stérile de voir l’édition au Québec? Les personnes qui choisies le compte d’auteur ou l’auto-édition vont nécessairement échouer et être…comment dîtes-vous déjà? Ah oui! Des égocentriques et des personnes vaniteuses qui jouent à la petite vedette! Donc les personnes égocentriques et vaniteuses, les entrepreneurs de ce pays sont, les innovants, ceux qui on oser, ceux qui essaye quelque chose de différent, au final, sont dans le tort?

Je ne sais pas pour vous, mais moi, je suis terrorisée d’un tel langage! Ça, les amis, c’est du dogme. Une seule et unique façon de faire. Une seule pensée. Une seule voie de rédemption. L’édition au Québec a été tenue par les mêmes têtes…ne serait-il pas temps qu’émerge de nouvelles personnes, de nouvelles idées, de nouvelles façons de faire? Non pas parfaite, non pas le même budget, mais une unicité propre à l’auteur. Un auteur qui ne sera évidemment pas révisé par un groupe de 10 personnes afin de le rendre standard à tout le reste. Ça ne sera jamais parfait, entendons-nous, mais ça sera unique et vrai!

Il y a au moins une chose de vraie dans ce qu’elle dit. Allez en auto-édition, il faut savoir vendre. Si votre intérêt est de maitriser et apprendre les étapes de la production d’un livre, allez-s’y foncez! Posez des questions! Ouvrez des romans déjà publier, regarder ce qui est fait! Intéressez-vous! Pas capable de vendre, suivez des cours! Je n’aime pas parler aux gens, engagez quelqu’un d’extraverti. Vous avez entre vos mains un art fabuleux, des écrits uniques, bourrer de fautes peut-être, mais qui peuvent se corriger en débloquant un budget. L’échec fait partie de l’apprentissage du métier. Madame Nadège a essayé 24 fois avant de se tourner et aller voir des producteurs de films. Ben ç’a marché!

Seuls votre cran et votre confiance en votre projet vont vous permettre de pousser toujours plus loin, mais méfiez-vous de ce que vous lisez sur le sujet. Du dogme. L’unique façon de voir les choses. Et si vous êtes le seul de votre domaine ? Eh bien! Quelle chance! Gardez cette avance et foncez. Quand vous regarderez derrière votre épaule, des tas de personnes vous suivront! Mais ça, ce n’est pas en se conditionnant que tout va bien et s’illusionnant qu’on est bon. Non plus en se disant que la seule façon d’écrire et que le but ultime est la publication par la maison d’édition.

Les gens avec un peu d’introspection…ceux qui rêvent et ne s’arrêtent pas à leur échec vous diront qu’il faut persévérer. Voilà un conseil parmi tant d’autres!

Alors, permettez-moi de vous dire que la lecture de cet ABC de l’écrivain n’était rien de plus que du placement et de la commandite. Je vous invite toutefois à le lire pour vous en faire votre propre opinion. La mienne étant déjà faite, je vous cherche désormais le sujet du prochain éditorial!