Regardons, ensemble, la Voie Lactée

Une nuit profonde m’enveloppait. J’ai levé les yeux vers le ciel. Tranquillement mon oeil s’habituait à la pénombre, je fus ébloui par des milliards de points lumineux. C’était un tableau merveilleux, scintillant et apaisant juste au-dessus de ma tête. Le temps était arrêté. Toutes mes préoccupations s’étaient volatilisées. Comme si, sur une étoile j’avais accroché mes peurs et mes angoisses et qu’ils étaient désormais loin. Très loin. C’est à ce moment que j’ai réalisé que je venais de prendre contact avec l’Univers.

 

Lire et comprendre le ciel ne datent pas d’hier. Les premiers astronomes furent principalement des religieux. Ils comprirent le lien qui existait entre le mouvement du ciel et le cycle du jour et de la nuit[i]. Les techniques ont été développées, puis raffinées pour en être grandement maîtrisées. Le calendrier romain, l’époque babylonienne, le calendrier chinois, Stonehenge en Angleterre pour ne nommer que ceux-là… Ce domaine est vaste et rempli d’une histoire riche. Un lieu de sciences, mais aussi de rêve.

D’ailleurs, c’est justement ce dernier qui m’intéresse davantage. Sans toute la connaissance et le matériel sophistiqué de l’astronome amateur, est-il possible de regarder le ciel et de vivre quelque chose de très puissant? Une expérience humaine, planétaire et réconfortante? Oui, connaître, mais surtout la ressentir. Nous formons un tout, mais comment entrer dans ce tout? Comment connecter et vibrer par une seule et même énergie? Nous, bibitte sur deux pattes, regardant nos pieds jour après jour, est-il possible de lever les yeux au ciel et apprécier la splendeur ?

Je peux imaginer vos froncements de sourcils. Non, il ne s’agit pas d’un dogme ici. Plutôt d’une disposition légitime et très humaine de reconnaître le beau d’où nous sommes situés sous la coupole céleste. De plus, les étapes nécessaires à la réalisation de cette expérience humaine sont forts simples.

Vous aurez, tout d’abord, besoin de trouver un endroit loin de la pollution visuelle. C’est important, car vos yeux devront s’habituer à la noirceur. Éviter vos cellulaires ou toutes lampes de poche n’ayant pas la lumière rouge ou bleu (sinon il faut prévoir un délai de trente minutes avant de retrouver une vision nocturne adéquate). Ensuite, étendez une couverture sur le sol et couchez-vous.

Laissez vos yeux faire le reste. Laissez votre esprit vagabonder. Votre corps au repos, oublier votre journée et ses tracas. Accrochez, comme moi, vos préoccupations sur une étoile et dites-leur adieu. Vous êtes en communion avec le firmament, avec la planète terre et ses habitants. Regardez ces points blancs à votre zénith. Captez ce tableau et gravez-le dans votre conscience. Tout l’horizon vous appartient. Vous êtes libres. Vous êtes légitime. Vous êtes terriens et comme des milliers d’autres avant vous permettez à cette cérémonie de se perpétuer. Vous entrez dans le tout de chaque chose. Vous vivez et respirez à l’unisson avec la vie.

Comprenez que ce moment est privilégié. Il n’y a rien d’autre qui compte à par vous et cette sensation de bien-être. Vous avez arrêté le temps. Vous profitez de l’instant présent. Vous voyagez sur ce vaisseau spatial bleu et blanc dans l’Univers. Vous êtes le conducteur et son passager. Vous vous sentez petit, mais vous êtes grand. Une unité essentielle à la chaîne du tout. Vous êtes précieux.

Peu importe nos origines, nos croyances, nos combats et nos cicatrices, voilà cette chose que j’ai apprise en observant l’espace infinie: même quand on croit que les ténèbres nous ont rattrapés, qu’on ne voit plus rien, que nous sommes perdues…Il s’agit simplement d’un nuage qui traverse, nous camouflant la Voie lactée, notre moi profond. Cependant, le nuage passe et le ciel étoilé revient toujours.

[i] Guide Pratique Astronomie, lire et comprendre le ciel, Édition Sélection Reader’s Digest, Dav id H. Levy préface de Hubert Reeves, 2013. 288 pages.

Bibliographie V.1

Après plusieurs  heures à ne pas écouter en classe, après la confusion que sa place n’était pas sur une route utilisée par plus d’un, la passion de Karine Vienneau se révèle enfin: L’écriture.

Depuis sa tendre enfance attirée par des mondes fantastiques, par des légendes et des personnages attachants. Elle découvre que le métier d’écrivain est fait pour elle. Karine fait des scénarios, elle se crée un univers bien à elle.  Elle veut partager et y imposer sa marque.

Mais selon elle, l’écriture s’est ardue. L’écriture fait du bien autant qu’il terrorise. Des auteurs comme Hubert Reeves, J.K. Rowling, Mario Francis, Louise Gauthier, Bradbury, Paulo Coelho, Micheal Crichton, Frank Krebs, Herbert George Wells, Jules vernes et bien d’autres viennent influencer son imaginaire.

«Écrire est une longue étape de destruction et de construction. Ici, je ne parle pas de l’histoire, mais bien de l’auteur.»

Cependant, il ne s’agit pas simplement d’être créative ou d’avoir des idées. Plusieurs auteurs ont façonné avec les années sa vision du métier d’écrivain. Des phrases qui la marqueront :

« C’est bien avoir des idées, mais faut savoir écrire.»

-Mario Francis-

« Prendre sa créativité et l’asseoir sur une chaise.»

-Jean Barbe-

Ce sont des phrases qui l’ont découragé et l’on fait rager. Mais, il fallait comprendre que l’écriture naitra du chaos et c’est à l’auteur d’y ajouter une technique, une façon de faire, un peu d’ordre dans ce désordre. Karine se dote d’une méthodologie, une structure d’écriture. De la discipline pour atteindre son objectif : Être publié.

Karine a toujours eu un profil entrepreneur et un talent certain pour la vente, alors elle se décide de se lancer le défi suivant : se publier soi-même passant par toutes les étapes. Recherche et développement d’œuvre littéraire, création, correction, Infographie/ graphisme, mise en page, impression, distribution, vente et représentation.

Elle refuse de perdre le monopole de son expertise au profil des grandes maisons d’édition. Son œuvre, Karine Vienneau, un produit fièrement bâti de A à Z.

Bien sûre, elle n’a pas l’expertise d’une maison d’édition, mais elle ne prétend pas à la perfection. L’écriture est une question posée, un sujet donné, une tentative de communication. Ce qu’il faut, c’est juste susciter l’intérêt.  Dans la vie et dans toute chose, la perfection est difficilement atteignable, utopique. L’auteur n’a pas peur de déplaire.

«J’écris d’abord pour moi. J’écris pour sortir de ma tête mes inquiétudes, mes angoisses, mes espoirs et ma façon de voir la vie et de m’y accrocher.»

Académiquement, Karine Vienneau est aussi titulaire d’une technique en gestion de commerces  et a complété le certificat en administration et le certificat en Ressources humaines à l’université.

«Pour faire ce qu’on aime, il faut être créatif et sans audace, on fait comme tout le monde. Sans discipline, on est un artiste frustré qui piétine ici et là. Ce n’est pas mauvais, mais l’accomplissement d’avoir terminer une œuvre, la fierté d’avoir fait quelque chose, d’avoir essayé une patente. Ça…ça vaut les heures de sommeil perdues. »

« J’ai compris que j’aimais m’exprimer et que j’aimais être confronté aux autres. Je suis une artiste, je mets en doute mon existence et celle des autres au regret des gens bien installés dans une routine.   »

L’auteure ouvre son groupe d’entraide à l’écriture en 2016 avec une amie. Son but est d’apprendre à parler d’écriture et de visiter l’intérieur des têtes de ses collègues écrivains. Un groupe gratuit avec les valeurs d’entraide.

«Tout le monde peut écrire, ça n’appartient pas uniquement à des auteurs qui publient ou aux grandes maisons d’édition qui marquent la ligne. L’écriture fait partie de notre expérience humaine.»

Karine Vienneau nous livre des histoires pouvant passer de la spiritualité (Amérindienne  et bouddhiste), aux oreilles en pointe d’une créature elfique, aux fonds étoilés du cosmos. Elle se différencie par la profondeur des questionnements, la trame psychologique des personnages, par l’intériorisation de la victimisation et sa place dans l’univers.

Acheri, la légende de l’enfant-squelette est la première nouvelle que livre l’auteure (décembre 2016) . L’écriture était un défi, mais cette courte histoire lui fait croire à son potentiel, renforcit ses valeurs et propose de le partager, pour la première fois, avec un autre humain.

Note: Je ne sais pas pourquoi j’ai choisi cette photo. Désolé….

Un de perdu, dix de retrouvés

Après quatre ans d’amour, il est normal de se croire invincible. Les projets sont bien amorcés, on connait parfaitement chaque réaction et défaut de l’autre et si nous sommes encore là c’est que le contrat est à veille d’être signé. Comme plusieurs autres avant moi, je suis tombée en amour.

C’était l’homme parfait. Il me réconfortait, faisait à manger, il avait beaucoup d’amis et plein de charisme. Il était drôle et gamin. Il était tout ce que le prince charmant pouvait posséder pour mes propres critères que je redéfinissais depuis mon enfance. Ce qui me manque cruellement ce sont nos conversations profondes, notre complicité et notre sincère amitié qui fait qu’encore aujourd’hui on tien à prendre des nouvelles de temps en temps de l’un et de l’autre. Bon d’accord j’amorce souvent le premier pas, mais je suis de nature impatiente et curieuse. Un mélange plutôt explosif!

J’attendais depuis plusieurs années des excuses de sa part et au bout d’un certain temps, ils sont venus. Un message ambigu d’excuses par texto. Ma soif toujours pas rassasier j’ai relancé mon ancien amant, nous avons pris des cafés, j’ai posé des questions…Alors j’ai fini par admettre que nous nous aimions sincèrement, mais plus nous avancions plus nos objectifs n’étaient plus communs. Nous n’avons pas essayé de communiquer, nous avons abandonner la charge de comprendre l’autre tout simplement. Nous étions deux jeunes fautifs inexpérimentés et maladroits. Et même si nous avions trouvé un terrain d’entente, l’un de nous nécessairement aurait été malheureux. Et tous les deux, nous avions eu notre dose de malheur. Les choses devaient aller ainsi et pas autrement. Nous devions suivre les signes et oser s’abandonner pour le bien individuel de chacun. Ça devait être ça et pas autrement.

La descente après ma séparation à été rude, violente, misérable. Autant pour mes amis et ma famille, mais pour mon corps, mon âme et ma tête. Par tous les moyens j’ai tenté de camouflé ma douleur et l’abandon que je vivais. Par tous les moyens j’ai réussis à me détruire.

J’ai passé dans les bras d’un l’un et dans les bras de l’autre. Leur sourire, leur attention et leur caresse donnait à mon corps de junkie le plaisir et l’amour que je manquais. J’ai cherché pendant quatre années ces fameux dix que le proverbe me promettait. J’ai gavé mon corps de substances afin d’apaiser ma douleur d’être seule. Seule d’amour, Seule d’amitié, seule de famille, seule d’ambition et de rêve. J’ai tout tenté. Tout expérimenter. Mais au bout du compte pour faire quoi? Devenir une personne plus anxieuse que je ne l’étais déjà dont je refusais de prendre soin.

Dans tout ce chaos croyez-le ou non je cherchais la paix. La foutue paix d’esprit…Le calme mental. Prendre la télécommande de ma vie et enfoncer le bouton stop.

Mon combat était important pour mon apprentissage. Cependant contre quoi je me battais? Contre les gens qui ne sauraient jamais ce que je vis, contre un désamour d’enfant qui se finit brusquement, contre le foutu sentiment d’abandon qui me suit depuis ma tendre enfance? Le sentiment que je ne fais jamais les choses justes. Cette quête insensée de reconnaissance et d’approbation d’autrui.

Mon dieu que je l’ai cherché l’approbation. Une petite fille en moi sur la pointe des pieds agitant les mains n’a de cesse d’attirer l’attention pour son approbation.

Lorsqu’il est partit, la seule phrase que j’ai retenu de sa raison était qu’il cherchait une femme avec de plus grandes aspirations. Une femme avec une plus grande volonté et de motivation. Devant mes yeux mon prince s’est transformé en un monstre effroyable.

N’étais-je pas celle qui se pliait en quatre pour tous? celle qui mettait sa propre sécurité en péril? celle qui était la première sur les lieux pour essuyer une larme d’une amie en peine? La première a sortir une blague stupide pour apaiser l’âme des personnes les plus précieuses autour de moi? N’étais-je pas rempli de rêve et d’imagination? Et mon ambition de t’aimer jusqu’à mon dernier souffle, n’était-ce donc pas suffisant pour lui?

C’est dans toutes ses questions malsaines et erronées que la déchirure c’est fait. Je devais être cette fille-là. Je devais travaillée plus fort, finir mes études, de bonnes notes, être encore la meilleure de tous…Mais au lieu de devenir ce que je n’étais pas, j’ai craqué. Tout en moi s’est fissurer et j’ai dégringolé à une vitesse folle.

J’ai quitté mes trois jobs, j’ai tourné le dos à plusieurs personnes, j’ai arrêté d’imaginer être une étudiante modèle. Je suis entrer dans le bureau de la psychologue poussée par une mère remplie d’amour. Mais même dans le bureau de cette médecin de l’esprit, j’ai menti et j’ai tenté d’être la meilleure patiente. Celle qui s’en sort. Celle qui voit ce qui ne va pas. Celle qui ressuscite. Et cette phrase qui m’avait basculer était derrière chacune de mes actions et non-action. Que je voulais être cette fille d’ambition et être reprit par l’homme de ma vie!

Cependant, j’ai compris que je ne serais celle de sa vision. Pas que je n’étais pas ambitieuse, mais je n’étais pas ambitieuse comme lui se le représentait. Moi aller courir sur un tapis roulant pour posséder le corps de rêve, non merci. Moi être une carriériste pour voir dans les yeux de mes collègues envies et jalousies…non merci! Moi cesser d’écrire et me trouver d’autres hobbies plus à la mode? non merci! Avait-il eu tort de me dire ça de cette façon? Était-il un être prétentieux et moi j’étais mieux que lui?

Cela prit un moment avant que je réponds à ça par la négation. Il était toujours mon prince charmant. J’ai alors commencé à lui envoyer tout l’amour que j’avais encore pour lui. Tous mes souvenirs, tous nos sourires, tout notre histoire je lui ai envoyé. Chaque fois que je pensais à lui et que je sentais le volcan de la haine enflé en moi, chaque fois que je voyais un couple au allure heureux s’étreindre j’ai pensé à lui et je lui ai envoyé tout l’amour qui me restait.

Je l’imaginais marché tout bonnement sur la route et se faire renverser par une vague invisible d’amour. Sur le sol, ébahit par ce sentiment puissant et revigorant, je l’imaginais sourire. oui, je t’aime et je t’aimerais toujours. Quoique tu es fait. Peu importe où tu iras. Je t’aime et personne, ni même la haine ne peu plus m’enlever cela.

Et c’est dans la destruction totale de tout ce que je croyais être que j’ai pu me reconstruire.

Soit! Je voulais faire des études qui ne mène ni a une promotion ni à une carrière richissime, je voulais une petite job au niveau de ma compétence et être parmi des gens et les aider. Je voulais défendre des valeurs humanistes et d’entraide, je voulais donner un sens à ma vie et écrire tout ce qui me venait dans ma tête sans censure ni jugement…et je voulais être entouré de gens qui malgré qu’ils tombent constamment sur les genoux étaient humbles et rempli d’amour envers eux-mêmes à  prime abord et ensuite pour les autres. Des gens qui revient s’ils le désirent et partent s’ils le souhaitent.

Ainsi la personne qui devait être par le passé s’est transformé pour atteindre son but. À tenter de réparer ses erreurs, courageusement. À prendre le temps pour la compassion et la connaissance.

Un de perdu, dix de retrouvés dit-on. Qui dit qu’on parlait d’un conjoint ou d’une conjointe? Et si la chose que j’avais perdu était la maitrise de ma vie tout simplement. Maintenant que ce message est saisi voici les dix éléments de ma vie retrouvés:

  1. Reconquête de mon amour-propre
  2. Retour à mes valeurs les plus fondamentales de mon être
  3. Retrouvaille de ma famille avec amour et patience
  4. Entourée d’amis sincères et positifs
  5. Apprentissage quotidien à laisser partir mon anxiété, le calme mental
  6. voir dans les autres un guide, un maître pour connaître l’unicité de l’univers
  7. Vivre de compassion et non de haine
  8. Faire des choix qui me ressemble
  9. Apprendre dans ma solitude
  10. Aimer mon parcours, mes passions, mes rêves à tous les jours

Nous parlons tous d’écriture, mais à qui se fier?

Depuis un moment déjà, je m’intéresse à tout ce qui attrait à l’écriture. Je lis les ouvrages et les blogues. Je consulte Statistiques Canada et les journaux d’affaires. Je pose des questions à des auteurs et aux gens de mon entourage. Je prends des notes, je griffonne, je me casse la tête. Tout ça, dans le but de maitriser  LE sujet. Écrire, comment est-ce que ça marche c’te patente-là?

On m’a offert récemment, le Guide pratique de l’ABC de l’écrivain par Nadège Devaux. Ce livre a paru en 2006 aux Éditions du Cram. Cette écrivaine que je croyais ne pas connaître, c’est en lisant sa bibliographie que je constate que je mettais fourvoyé. Je connais au moins une œuvre écrite de sa main! Cauchemar d’amour la télésérie jouée par Marina Orsini et Pierre Brassard. Une trame amoureuse et humoristique entre deux personnages qui sont franchement épuisés des rencontres sur internet. (Ça vous dit quelque chose?). Une série qui m’a tenu en haleine et m’a fait miroiter cette belle histoire d’amour.

Ainsi, je feuillette ce guide afin d’y élucider quelques-unes de mes nombreuses questions. L’auteure nous offre un bon aperçu  des différentes sections du roman (préface, dédicace, avertissement…), nous offre plusieurs définitions, un essai sur la communication avec notre lecteur à travers notre style d’écriture et nous propose plusieurs exercices d’écriture pour nous familiariser avec ce gros monstre. Elle nous conseille même sur les dialogues, le titre de notre futur roman et quelques phrases à éviter ( par exemple: s’esclaffer de rire, quand s’esclaffer sous-entend déjà que la personne rigole.)

Ce livre pose de bonnes questions, englobe le métier d’écrivain et offre plusieurs pistes d’exemple pour les définitions. Toutefois, je reste sur ma faim.

Tout d’abord, j’ai accroché à son introduction où elle nous souligne de devoir se « conditionner à avoir un moral d’acier en vous répétant plusieurs fois par jour : J’ai décidé d’écrire mon premier livre et j’irai jusqu’au bout parce que je crois en moi. »

Pense que t’es bon et comme ça tu vas être bon. On peut parler d’un effort joyeux. On peut parler d’ignorer nos voix destructrices, notre égo qui nous dit sans cesse «tu n’es qu’un bon à rien». Oui…mais quel être humain veut délibérément se conditionner ainsi? Peut-on se conditionner à croire que nous sommes bons…quand des fois, nous ne le sommes pas vraiment…

Sans décourager les passionnés d’écriture que je coache, je vous dis plutôt connaissez-vous. N’ayez pas peur. Allez-y, lancez-vous dans le vide. C’est ça écrire. On ne se conditionne pas à écrire. Au plus, on se discipline. Mais la peur, la trouille, nos pensées bonnes ou non, sont là et sont exploitables. Prétendre et se conditionner ne résout rien. Au final, le terme était mal choisi?! Suis-je trop dur? Peut-être. Enfin, l’écriture n’est pas un automatisme. Se mettre réceptif et avoir les bonnes conditions d’écriture ça ne s’oblige pas. Il faut y mettre du temps, de l’énergie et du vouloir.

N’empêche qu’en poursuivant ma lecture, je tombe sur le chapitre qui résume le compte d’auteur, ce qui m’intéresse particulièrement ( je suis en auto-édition moi-même! ). Rappelons qu’il n’existe pas juste une forme pour se publier. Il y a avec un éditeur (maison d’édition), à compte d’auteur et en auto-édition. Avec l’édition, inutile de vous faire un dessin. C’est la grosse boîte qui chemine avec vous et vous avez au final 10%. En échange ces derniers prennent à charge tout et tous les risques.  Tandis qu’à compte d’auteur, cela permet à l’auteur de choisir aux différentes étapes du processus (Correcteur, graphiste, imprimeur, etc), mais en allant négocier avec un ou plusieurs intervenants lesquels vous financer en totalité. On ne se cachera pas, faut avoir les reins solides et il faut choisir avec soin avec qui on voudra faire affaire. Finalement, l’auto-édition ressemble beaucoup au compte d’auteur, à la différence qu’on ne choisit pas le clé en main comme le précédent. Les intervenants seront soient joués par nous-mêmes si nous avons les compétences, par un proche ou un autre tierce partie. Encore une fois, il faut avoir les reins solides et de l’argent à investir. Madame Nadège nous parle de 5 000$. Ce qui selon moi est abstrait. Ça dépend avec qui et quoi? Un graphiste de fou avec 150 couleurs…oui. Noir et blanc selon votre thématique…on ne s’élève pas à 5 000$. Mais à la différence des deux autres, on a un droit de regard, un droit de négociation et un travail de recherche à faire encore plus grand. Investissement monétaire, mais surtout personnel!  Il y a une liberté et une expérience de l’entrepreneuriat très valorisante! Mais attention, tout n’est pas blanc ou noir. Il faut faire nos devoirs et se poser des tas de questions sur les différents sujets.

 

Les photos suivantes sont tirées du guide pratique de l’ABC de l’écrivain de Madame Nadège. Prenez bien le temps de les lire. Prenez bien le temps de comprendre le message qui est envoyé.

C’est fait?

Alors on poursuit. Je dois vous avouer que j’ai eu un malaise rendu à ce chapitre. Non qu’il était mal écrit et qu’il posait une vraie question, mais plutôt que j’ai senti que ce chapitre, ce guide au final qui était commandité par la maison d’édition de l’auteure. Reprenant ses paroles : «Caprice égocentrique…être vaniteux…aucune expérience reconnue…un véritable écrivain…uniquement là…s’il est édité c’est la récompense suprême…»

Donc, si je comprends bien, il n’y a qu’une façon unique et stérile de voir l’édition au Québec? Les personnes qui choisies le compte d’auteur ou l’auto-édition vont nécessairement échouer et être…comment dîtes-vous déjà? Ah oui! Des égocentriques et des personnes vaniteuses qui jouent à la petite vedette! Donc les personnes égocentriques et vaniteuses, les entrepreneurs de ce pays sont, les innovants, ceux qui on oser, ceux qui essaye quelque chose de différent, au final, sont dans le tort?

Je ne sais pas pour vous, mais moi, je suis terrorisée d’un tel langage! Ça, les amis, c’est du dogme. Une seule et unique façon de faire. Une seule pensée. Une seule voie de rédemption. L’édition au Québec a été tenue par les mêmes têtes…ne serait-il pas temps qu’émerge de nouvelles personnes, de nouvelles idées, de nouvelles façons de faire? Non pas parfaite, non pas le même budget, mais une unicité propre à l’auteur. Un auteur qui ne sera évidemment pas révisé par un groupe de 10 personnes afin de le rendre standard à tout le reste. Ça ne sera jamais parfait, entendons-nous, mais ça sera unique et vrai!

Il y a au moins une chose de vraie dans ce qu’elle dit. Allez en auto-édition, il faut savoir vendre. Si votre intérêt est de maitriser et apprendre les étapes de la production d’un livre, allez-s’y foncez! Posez des questions! Ouvrez des romans déjà publier, regarder ce qui est fait! Intéressez-vous! Pas capable de vendre, suivez des cours! Je n’aime pas parler aux gens, engagez quelqu’un d’extraverti. Vous avez entre vos mains un art fabuleux, des écrits uniques, bourrer de fautes peut-être, mais qui peuvent se corriger en débloquant un budget. L’échec fait partie de l’apprentissage du métier. Madame Nadège a essayé 24 fois avant de se tourner et aller voir des producteurs de films. Ben ç’a marché!

Seuls votre cran et votre confiance en votre projet vont vous permettre de pousser toujours plus loin, mais méfiez-vous de ce que vous lisez sur le sujet. Du dogme. L’unique façon de voir les choses. Et si vous êtes le seul de votre domaine ? Eh bien! Quelle chance! Gardez cette avance et foncez. Quand vous regarderez derrière votre épaule, des tas de personnes vous suivront! Mais ça, ce n’est pas en se conditionnant que tout va bien et s’illusionnant qu’on est bon. Non plus en se disant que la seule façon d’écrire et que le but ultime est la publication par la maison d’édition.

Les gens avec un peu d’introspection…ceux qui rêvent et ne s’arrêtent pas à leur échec vous diront qu’il faut persévérer. Voilà un conseil parmi tant d’autres!

Alors, permettez-moi de vous dire que la lecture de cet ABC de l’écrivain n’était rien de plus que du placement et de la commandite. Je vous invite toutefois à le lire pour vous en faire votre propre opinion. La mienne étant déjà faite, je vous cherche désormais le sujet du prochain éditorial!

 

L’aventure à Coaticook

 

L’histoire débuta lorsque je vaguais sur l’habituel Facebook. Ce site est rempli d’informations ! Ils vous proposent des amis, des recettes et même des activités. Cela était approprié pour les activités, car mon frère et moi avions congé vendredi. Nous cherchions donc une activité.

J’ai vu passé cet article anglophone sur la Foresta lumina. Le vidéo tout de suite m’avait plus. Dans le noir d’une forêt, une expérience sonore et visuelle nous attendait. J’ai été sur le site officiel de l’activité et cela m’indiquait Coaticook. La crème glacée ? Oui et non.

Il existe une ville appelée Coaticook ( un peu plus loin de Magog-2 heures de route depuis Montréal) . Cette même ville a été réputée pour ses vaches de crème glacée. Ainsi, la crème glacée dans nos congélateurs de cette même marque vient du Québec! Quelle découverte!

Alors ainsi commença cette folle idée. Nous irons à Coaticook visiter la Foresta lumina et manger de la crème glacée. Un congé le vendredi, le lendemain travail seulement à 15h00 et deux chauffeurs…tout était désigné pour que cette quête soit entreprise.

Nous avons emballé nos effets pour le «au cas où» et nous avons filé très tôt le vendredi matin.

Notre premier arrêt était évidemment pour se dégourdir les pattes et boire un bon café. Les cafés sont toujours meilleurs sur la route je trouve. L’endroit était une halte touristique. Nous avons recueilli, en bon touriste de la région, tous les pamphlets d’activité pouvant nous intéresser. Mais notre but premier était d’aller tout droit jusqu’à Magog et après explorer le coin. Nous avons fait quelques arrêts ensuite pour des brocantes. Nous cherchions des objets rares et chers que nous pourrions avoir à bon prix.

Moi je n’ai pas trouvé ma fameuse machine à écrire et mon grand frère lui a trouvé une magnifique boîte verte en métal pour ses outils!

Nous sommes rentrés à l’intérieur de magasin de brocante parfois étrange et d’autre fois où les gens étaient trop sympathiques que notre cœur de Montréalais se doutait d’une arnaque.

Dans notre périple, nous sommes arrivés plutôt rapidement à Magog. La première ville que nous avons rencontrée avait une petite plage très sympathique. Alors du coup, nous avons stationné l’automobile pas trop loin, mon frère a enfilé son appareil photo et moi j’ai troqué mes souliers pour mes sandales.

Ainsi fut mon premier contact avec Magog, les deux pieds dans l’eau en septembre… Quelle sensation rafraichissante après la route !

Ensuite, nous avons pris notre dîner sur le bord de la route, avec comme spectacle un train très très long.

Après avoir suivi quelques voitures jusqu’à un stationnement avec intrigue. Nous nous sommes retrouvés entourés par des centaines de pommiers. Nous avons alors débuté notre quête de tarte aux pommes, mais sans grand succès. Dans ce stationnement alors nous nous sommes interrogés sur la suite du voyage. Il y avait à peine 2 heures que nous trottions à droite et à gauche espérant trouver  »la chose » qui rend notre expérience campagnarde marquante. Alors mon frère analysa l’adresse de «Bleu Lavande» sur le pamphlet ramasser plus tôt à l’halte touristique.

-Hey! Mais c’est tout proche !

Ainsi nous trouvons notre prochaine destination avec joie. Nous n’avons pu venir à la saison haute avec ses rangées de mauve qu’on nous annonce à la télévision. Nous avons été très bien reçus chez Bleu Lavande. Et en guise de notre appréhension, nous avions un sac de 150 $ de produits.

 

C’est avec regret que mon frère remarqua qu’il avait oublié la seule chose qu’il avait voulu : le gel intense. Un genre de vicks à la lavande. (Quelques Jean Coutu plus tard à Montréal nous avons pu lui sécher les larmes).

Après la lavande, nous nous sommes dirigés directement à Coaticook! Leurs vaches étaient différentes des autres ? Eh bien non, à mon plus grand regret. Avant d’entrer dans la ville nous nous sommes arrêtés à un Pipi-stop( C’est endroit qui a juste des toilettes sur le bord de la route qui sont trop froide où ils sont remplis d’araignées ?! ). Nous nous sommes installés sur une table afin de déguster notre fameux carré aux dattes acheté le matin même. Comme seul paysage le Pipi-stop, des arbres et un Motel de 20 unités en face de nous.

Nous nous sommes finalement dirigés dans la ville, avons passé au Tigre géant sans rien acheté pour aboutir finalement devant le guichet du fameux Foresta Illumina. Cependant, c’est de peu que nous avons manqué cette activité, car les seules places disponibles étaient à 22h30! Alors vite nous avons acheté nos billets la sueur au front.

Puis nous eûmes un doute. Si la représentation commençait à 22h30, nous sortirons de là à 00h00 ou même 01h00 du matin. Avec tout le chemin en voiture parcouru, nous étions inévitablement brûlés. Hum. Nous n’avions pas prévu un retour pénible à Montréal dans la noirceur!

Plusieurs minutes passèrent angoissantes. Qu’est-ce que nous allions bien pouvoir faire? Dormir dans l’auto? Changer de conducteur à l’heure? Faire plusieurs arrêts pour ne pas faire d’accident?

Mais il y avait ce motel en bord de route proche du Pipi Stop…Ainsi, nous remontâmes en voiture et retournèrent avant la ville de Coaticook pour se bouqué une chambre pour tantôt. Cependant le No vacancy était affiché. Nous sommes quand même sortis de la voiture et sommes aller parler avec le monsieur de la réception à qui appartient le site du Motel.

-Pas de place.

Il contacta pour nous d’autres motels à proximité. Aucune place nulle part. Il nous restait l’option des gîtes à 200$ ou 300$ la nuit. Eh merde!

Nous retournâmes à la voiture mine déconfite. On cherchait d’autres places aux alentours sur nos cellulaires qui manqueraient bientôt de batterie.

C’est de façon inespérée que le père du monsieur de la réception courut jusqu’à nous dans le stationnement.

-J’ai peut-être quelque chose à vous proposez. Il y a une chambre en bas dans le sous-sol que nous avons construit pour nous…

Une genre de 21e unités.

Nous sommes allés la voir dans le sous-sol. Petite chambre de bain privée, grande chambre simple, un lit.

Nous l’avons payé moins cher évidemment, car elle n’était pas enregistrés. Elle nous dépannerait. mais nous étions inquiets. Était-ce une famille de meurtrier qui amenait leur victime dans cette 21e unité sur 20 unités normales pour nous massacrer?

Il est déjà difficile de dormir dans un autre lit que le nôtre, mais je peux vous assurer que c’est encore plus pénible de partager ce lit avec son frère. Nous avons fait des cauchemars toute la nuit ( des rêves sanguinaires, de fou et de séquestration dans mon cas) et nous avons filé à la première heure le lendemain. Bing! Les yeux à 5h00 am se sont ouverts en même temps.

Nous avons tout de même remercié les propriétaires, nous ayant très bien reçus et dépanner!

C’est avant la représentation de Foresta Lumina que j’ai goûté cette fameuse crème glacée. Elle était bleue, dans une portion pour enfant et délicieuse. Cette expérience visuelle et auditive en plein cœur du Parc de la gorge en pleine nuit a été magique.

Nous marchions dans une montagne tantôt apique tantôt droite et sans encombre. Nous avions un chemin illuminé, des esprits que nous suivions jusqu’à l’aboutissement de leur histoire. Nous avons traversé un pont effrayant, marcher à côté d’une rivière été totalement ensorcelé.

Ainsi ce termina notre journée imprévue à Coaticook. Nous sommes revenus épuisés, mais comblés.

Il fait bon de sortir de notre confort et vivre l’aventure de la vie.

 

 

La culture du Tips

«Le pourboire comprend les sommes remises volontairement par les clients au salarié»

Pour ceux qui me connaissent très bien, vous comprendrez mon exaspération vis-à-vis la loi sur le pourboire. Nombres d’expériences désagréables que j’ai eues avec le Tips et le salarié en question. Nombres de vendettas  que j’ai reçues quand, le pourboire ne suffisait pas.

J’ai été crié après, insulté, on a même osé saboter un breuvage pour me faire payer ma soi-disant avarie. Je ne m’en remets toujours pas, vous savez! Chaque fois que le moment de payer vient, je me questionne à savoir si cette fois-ci l’employé serait sympathique avec moi. Ils le sont en général jusqu’au moment ultime du client qui remet volontairement le pourboire.

Enfin, c’est leur gagne-pain alors c’est normal qu’ils soient féroces et arrogants! Cependant, je me questionne sur la validation d’une telle culture…

Prenons par exemple deux cas bien distincts qui exécutent la même tâche.

  1. Un préposé aux bénéficiaires qui amène un verre d’eau à son client.
  2. Une barmaid qui apporte la bouteille d’eau à son client.

Le client dans la situation 1 sera redevable au PAB, mais ne cherchera pas à s’en faire récompenser par une somme X. Travaillant dans le domaine de la santé, j’ai entendu souvent les préposés dirent: « Merci Madame, mais ça fait partie de mon emploi vous amenez de l’eau. »

Alors que dans la situation 2, la barmaid va se retourner, ouvrir le réfrigérateur, vous tendre la bouteille à 4.50$ et laisser sa paume ouverte en vous exigeant un pourboire.

D’accord, les salaires et les conditions ne sont pas pareils. C’est un problème de société et les barmaids ou autres serveurs ont un salaire misérable. Mais est-il justifié d’user de manipulation, de poitrines suggestives et de rancune pour nous faire passer le message quand la personne à la base n’est pas sympathique et que c’est son emploi de te donner une bouteille d’eau quand tu as déjà payé ta consommation?

Vous savez ce qui me scandalise encore plus? C’est les commerces qui incluent déjà le pourboire à la facture! Ou nous n’avons aucun choix du pourcentage sur la machine Intéract / visa.

La loi le dit bien: volontairement. Alors pourquoi dois-je subir la colère d’un employé mal payé par son employeur? Mais là nous entrons dans un autre débat… Revenons sur le pourboire. Ainsi la loi dit que c’est un geste volontaire du client envers le salarié. Donc nécessairement il doit y avoir des critères pour vouloir volontairement donner de l’argent. Quels sont ces critères? Ayant étudier la vente et travailler dans le domaine de la vente au détail je peux répondre à ses questions.

Premièrement il vous faut un employé gentil, aimable et présent. C’est-à-dire que la chix du bar ne vous laissera pas tomber pour aller mettre son corps sublime à l’oeuvre à la table des mecs qui viennent d’arriver.

Deuxièmement, elle offrira différentes options de ce que propose la maison. Une serveuse, un barman connait ses produits et ils doivent faire vivre une expérience client, permettre la dégustation, l’envie de consommer davantage. Si nous sommes accueillis froidement par un : Ouin. Ça va être quoi pour vous?

Troisièmement, si son service est ciblé juste sur le Tips ça ne marchera pas. Si à chaque consommation tu dois débourser 1$ ou 2 $,  ça devient royalement emmerdant. J’ai déjà vu des employés rester la paume vers le haut, restant devant moi jusqu’à tant que j’ai gratté le fond de mon portefeuille. Sérieusement? Oui. Un ami m’a déjà raconté qu’un serveur refusait de lui donner sa bouteille d’eau tant et aussi longtemps que le pourboire ne lui était pas glissé sur la table.

Je suis exaspérée de sortir! Exaspéré de prévoir le pourboire quand je sais pertinemment que la personne devant moi ne fera pas un bon service à la clientèle…Mais nous sommes pris au piège de ce système, de cette culture…

Ai-je raison de me scandaliser? J’ose espérer! Lorsqu’un visiteur viendra dans mon centre d’hébergement et que je lui offrirais des indications ou des informations, je lui exigerais un pourboire…nous allons bien voir sa réaction!  Enfin, le tour de la question ne sera jamais pleinement fait dans un petit éditorial comme celui-ci, mais je souhaite que dans les prochaines années que  notre société la regarde de plus près.

 

 

Les vieux et la patate en poudre

 

Non nous n’affamons pas nos vieux. Non il n’y a pas qu’un seul choix au menu. Oui parfois c’est mou. Oui parfois ça n’a pas l’air appétissant. Oui parfois ce n’est pas top santé. Même que des fois c’est trop provert.

Il y a quelques mois un résident en voulait à la cuisine de lui servir des patates en poudre. Il avait bien raison d’être scandalisé. Monsieur a toute sa tête, il a encore toutes les facultés gustatives et ne porte possiblement pas de dentier. Ce qui est, pardonner si j’en choc certain, bien malheureux pour lui. Si vous vous attendez à manger de la gastronomie en centre d’hébergement, vous serez déçus. La réalité est que ce sont de vieilles personnes qui mangent peu, qui sont souvent très difficiles, qui ne goûtent plus rien, que tout soit trop salée ou avec aucun goût.

J’admets par contre que la bouffe icitte à tendance à être fade. Après quelques sachets de sels, ça va mieux. Il n’y a pas non plus de superbe présentation. Et mise à part les restrictions complexes des bénéficiaires, le personnel de la cuisine doit gérer les goûts personnels, les choix religieux et/ ou nutritif, la quantité de nourriture pour parfois 12 étages à 25 personnes par étage ET des belles conditions budgétaires imposées.

Alors oui il y a probablement des patates en poudre qui se glisse sur le menu. Oui ce n’est pas le top. Je suis allée discuter avec le cuistot où je travaille et ce dernier m’a avoué que certains centres le faisaient, parfois, quand il était pris de court ou que le prix de la patate avait considérablement augmenté. Est-ce vrai ou pas? Est-ce justifié ou non? Je vous laisse le soin de valider votre prise de position. Cependant, taper sur les employés ce n’est pas la chose à faire.

Nous avons fait un choix de société qui est d’accorder plus d’attention à un autre groupe de personne plutôt que la nourriture de nos petits vieux. C’est triste, mais c’est de même au Québec! Si vous avez la chance de garder vos ainés prêts de vous, les dorloter, leur faire de la bonne popote, d’aller leur rendre visite fréquemment ou de les héberger chez vous…tant mieux. La réalité ici c’est la maladie, des pertes physiques et cognitives et malheureusement des familles dysfonctionnelles…Et ces gens aboutissent inévitablement dans le cercle gouvernemental de la gestion du p’tit vieux.

Solution : Modifier nos valeurs de société et l’orienter non vers l’économie, mais vers des alliances sociales plus prospèrent.