Merci de votre collaboration

 

Vendredi 8 septembre 2017, un collègue de travail monte les escaliers, laisse son sac à dos au deuxième étage et continu au sixième. Tous ignorent à quoi il pense. Du bien ? Du mal? On ne saura jamais. Il vise juste et se lance dans le vide. Mort sur le coup. C’est fini. Trois jours pour les fleurs et on ramène le tout dans une pièce au sixième. On veut éviter que les gens s’enfargent dans l’hôtel fleurie de notre collègue alors on les a déplacé, mais je crois qu’on a voulu cacher notre gêne. On a voulu cacher cette cicatrice si profonde que chacun porte dans son cœur. On a voulu éviter dans parler. Le silence. C’est tout ce qui nous reste ici. Un silence terrifiant et glacial.

Je ne sais pas ce que je dois penser de tout ça. J’imagine que la direction accusera son état fragile, sa vie personnelle ou une autre foutaise pour éviter de se responsabiliser. Éviter de voir que ça ne va pas d’accord?

Parlez-en! Mais à qui? Quand mon ami à porter plainte pour harcèlement, son équipe entière s’est retourner contre lui. Alors quand le beau et gentil nouveau boss vous promet que les choses vont changer. Nous savons pertinemment que rien ne changera. Jamais. Les gens en hauts dirigent. C’est tout ce qu’ils savent faire. Mais ils ne savent rien.

Mais ce n’est pas tout. J’ai le cœur gros. J’ai le cœur en bouilli. Il n’y a pas juste des collègues qui se balancent du haut des escaliers…ce qui est le plus grave en soit. Et la surcharge de travail? Les températures excessives? Le manque d’employé? Le manque d’outils? Le manque de considération? Les nouveaux logiciels qui font plafonner les budgets à cause des erreurs? On est lancé à droite à gauche pour prendre au vol le maximum d’heure. Mais ici c’est du temps partiel. Il y a peu de poste. On nous promet de poursuivre une carrière, mais il est donné aux nouveaux recrutés tous ses beaux postes. Mon frère est ingénieur et il ne peut être ingénieur. On recrute à l’externe. Je suis diplômée de deux certificats à l’université, mais je ne satisfais jamais aux exigences?

On coupe la qualité de la nourriture et on paye plus cher. Les portions diminuées. Les employés sont affamés. J’ai mal à mon réseau. Au privé, tu sors le cash et on te repatante ça et ça. Mais le privé c’est les mêmes médecins que le publique. Vous saviez que quand ils recevaient un dossier, il te proposait d’aller dans sa clinique si la rétribution était meilleure pour lui? Un médecin qui vous dit qu’il veut aider son prochain est en fait une personne cupide qui veut faire fructifier son portefeuille. Point barre.

Que j’ai les idées confuses, vous ne trouvez pas? J’ai fait les frais des médecins. De l’incompétence humaine en matière d’humanité et vous savez, moi aussi j’ai le goût d’aller au sixième étage.

Nous avons désormais une coordonnatrice pour trois centres. La charge de responsabilité retombe hélas sur le dos des employés. Je suis réceptionniste et je vous avoue, en toute transparence, que je dois gérer des codes d’urgence ( feu, violence, fugue, etc) et on m’a juste dit comment et quoi dire à l’intercom. Je n’ai aucune formation de crise. Aucune. Nada. Si y’a le feu. Ils vont tous brûler mes Papoutes. Et le coordo j’espère au fond qu’il est dans ma bâtisse si tout crame…

Est-ce normal? Suis-je trop exigeante? Je suis une frustrée de la vie?

Avoir de l’aide, est-ce trop demandé? Être écouter? Non? Nous sommes dans la santé et nous sommes incapables de nous sauver. Ça fait froid dans le dos. Qui est le prochain? Sérieux! Je regarde à droite et à gauche, qui est le prochain de mes collègues à vivre son trop plein?

On va en reparler. C’est clair que je vais vous en reparler. Quand, de quoi je ne sais pas trop au juste. Mais je vais y revenir. Je vais bloguer à nouveau. Certain. J’ai mal au cœur et je veux vomir.

Comme la direction nous plaît à nous rabâcher à chacune de ses communications, à chacune de ses lois…Je vous remercie de votre collaboration. Plus fort avec vous ( mon cul!)

Où sont les couilles ?

Attention! Attention! Article d’une fille frustrée. Voilà…il y a eu ce mec cette semaine. 29 ans, célibataire, grand, beau, un peu rondelet, mais oh combien confortable de se blottir dans son creux. On a pris une bière  (lui trois- Est-ce trop quand on se dit nerveux ou il veut oublier qui il a en face de lui? ), j’ai osé aller chez lui, on s’est embrassé…et j’ai été plutôt froide- mais après plusieurs tentatives je me suis laissée emporter et croyez-moi il aurait pu facilement faire tomber mon mur de défense. Mais non, on a été en douceur. Il m’a reconduit à l’autobus ( l’autobus ne s’est pas pointé). Alors il m’a payé le Uber jusqu’au métro. Il m’a embrassé et je me suis rappelé en goutant ses lèvres douces que c’était désormais à lui de venir dans mon coin. C’est ce qu’il m’a dit. Il m’a même parlé d’aller faire du tir à l’arc. J’adore le tir à l’arc.

Je suis retournée chez moi la tête pleine de rêveries. J’avais les lèvres qui brûlaient. Je sentais son parfum dans mon cou. Wouah! Ça se pourrait-il que mes six années de célibat prennent fin? Tinder renfermait-il des perles rares finalement ? Des hommes qui ne veulent pas juste la pétasse de service pour coucher? Je ne suis pas parfaite. Je suis une vraie patate de sofa, mais je crois avoir de belles qualités. Des qualités et une intelligence qui rendraient un homme amoureux.

Pourtant, la fin de cette histoire ne s’est pas bien terminée comme bien d’autres blind date ou on s’imagine des tas de trucs et finalement il n’y a pas d’étincelles. Ouais c’est ça. Après que je l’ai relancé, cela a été sa réponse. Pas d’étincelles. En langage de fille habitué des rencontres Internet ça veut dire soit a) j’avais juste envie de fourrer b) t’es vraiment pas mon type ( et je n’ai pas de couilles pour te l’avouer).

Au début j’étais choquée! Pourquoi m’avoir embrassé jusque devant la porte du taxi? Pourquoi avoir prévu venir dans mon coin, faire une activité avec moi…si c’est pour me dire deux jours plus tard nahh finalement tu sais quoi? T’es moche. Tu n’invites pas une fille moche chez toi mec! Tu finis ta bière et adios!

Je suis plutôt fière de moi. Je n’ai pas changé. Je n’ai pas accordé une seule partie de moi, ni mon passé, ni mon avenir, ni mon corps, ni mon bien-être acquis depuis mes six ans de célibat. Je n’ai pas tout sacrifié pour un mec.  Un inconnu. Un inconnu aux belles paroles…

Une fois cette grande fierté je dois vous avouez un truc…Je me sens fatiguée de tout ça. Je suis fatiguée de jouer le jeu de la séduction. Fatiguée de me faire des idées. De jouer parfois le caméléon pour plaire. C’est quand mon tour? Hein? Quand est-ce que je vais rencontrer mon Tristan? Mon Roméo? Ce mec qui va me regarder et dire je ne la laisse pas partir celle-là.

Je n’ai pas à attendre ce jour pour espérer être heureuse aujourd’hui. J’ai connu l’amour. Deux grands amours. Ils m’ont élevé plus haut malgré le point final. Je garde dans ma tête et mon cœur nos histoires. J’ai espoir que ce big bang reviendra. Un homme qui ne me demandera rien d’autre que juste être à côté de lui. Pour le moment, le seul mâle dans ma vie est Pô et je crois que, avec un cœur à nouveau brisé, c’est tout ce qu’il me faut.

Ouais. Parfois…l’amour fait c**** !!

PERMETS QUE JE CHEMINE DANS LA BEAUTÉ

Ô Grand Esprit,
dont j’entends la voix dans les vents
et dont le souffle donne vie au monde entier,
écoute-moi.
Je suis petit et faible.
J’ai besoin de ta force et ta sagesse.

Permets que je chemine dans la beauté
et que mes yeux restent fixés sur les feux rouges
et pourpres du soleil couchant.
Donne à mes mains le respect des choses que tu as créées
et à mes oreilles une plus grande sensibilité au son de ta voix.

Donne-moi la sagesse,
afin que je puisse comprendre les choses que tu as enseignées à mon peuple.
Permets que j’apprenne les leçons que tu as cachées
dans chaque feuille et chaque pierre.

J’aspire à être fort, non pour surpasser mon frère ou ma sœur,
mais pour lutter contre mon pire ennemi, moi-même.
Permets que je sois toujours prêt à venir à toi
avec les mains propres et l’œil clair,
de manière qu’au moment où ma vie déclinera comme le soleil au couchant,
mon esprit puisse venir à toi sans aucune honte.

Grand Esprit d’amour,
viens à moi avec la puissance du nord.
Donne-moi le courage d’affronter les vents froids
de la vie lorsqu’ils s’abattent sur moi. […]

Esprit qui te lève à l’est,
viens à moi avec la puissance du soleil levant.
Permets que la lumière soit dans mes paroles,
permets que la lumière soit sur la voie que j’ai empruntée. […]

Grand Esprit de la création,
envoie-moi la chaleur apaisante des vents du sud.
Réconforte-moi et caresse-moi
lorsque je suis las et glacé.
Étreins-moi comme tes douces brises
étreignent les feuilles sur les arbres. […]

Grand Esprit qui donne la vie,
je me tiens face à l’Ouest,
dans la direction du soleil couchant.
Permets que je me rappelle chaque jour
qu’un moment viendra où mon soleil se couchera.

Ne permets jamais que j’oublie que je suis voué à me fondre en toi.
Donne-moi une belle couleur,
donne-moi un magnifique ciel au couchant,
et quand viendra le temps de te rencontrer,
je viendrai à toi dans la gloire.

Et Toi qui es la source de toute vie,
je te prie sur cette terre
de m’aider à me souvenir tout au long de mon séjour sur terre
que je suis petit et que j’ai besoin de ta pitié.

Aide-moi à t’être reconnaissant de m’avoir fait don de la Terre
et à ne jamais y cheminer
en portant préjudice au monde.
Accorde-moi d’aimer ce qui provient de notre mère la terre,
et apprends-moi à aimer ses présents.

Grand Esprit des cieux,
élève-moi jusqu’à toi,
que mon cœur puisse t’adorer et venir à toi dans la gloire.
Rappelle à ma mémoire que tu es mon Créateur,
plus grand que je ne suis,
désireux de m’offrir une bonne existence.

Permets que tout ce qui existe dans le monde
élève mon esprit, et mon cœur, et ma vie vers toi
afin que nous puissions toujours venir à toi
dans la vérité et la sincérité.

Eknath Easwaran, Les grands textes spirituels du monde entier,
Fides, 1997, p. 175-178.

 

Désobéissance

 Obéir: Se soumettre à quelqu’un ou quelque chose.

 

Il vient un temps, peu importe notre âge, qu’une loi ou un règlement voire un ordre nous met mal à l’aise. Nous sommes irrémédiablement pris d’une crise d’urticaire quand il vient le moment d’obéir ou non…Et vous, pensez-vous qu’il faut obéir en tout lieu et toute circonstance à ceux qui édictent la loi? Où seriez-vous, tout comme moi, pris d’une irrésistible envie de désobéir et de fonder vos décisions sur votre conscience?

Voilà près d’un an que je suis un conférencier superbe sur le développement personnel. Son mot d’ordre: désobéissez! Ce mot est troublant! Ce mot m’indispose!! Moi qui suis une parfaite petite fille et qui suis une femme tout aussi obéissante que juste. Moi désobéir? Voyons! Toutefois en vieillissant nous avons de nombreuses occasions d’éprouver ce nouveau paradigme. Des situations ou révoltées nous refusons d’obtempérer à l’ordre établi. Printemps érable et autres manifestions sociales prouvant bien notre besoin humain de se rassembler, marcher dans les rues et scander des slogans crus, authentiques et révélateurs. D’accord. Une marche pour la fierté gaie ça se « tolère »ou une marche pour les conditions de travail ça «défoule », mais dans la vie de tous les jours, désobéissons-nous? Est-ce que nous devons afficher qui nous sommes, dans notre être, une fois par année dans une parade contrôlée? Je ne critique pas ce geste et ça force et son utilité, mais est-ce suffisant? Ne devrais-je pas voir ces manifestations tout au long de l’année? Est-ce que désobéir veut dire peser sur la pédale d’accélaration et d’envoyer promener le policier qui donne la contravention?

Vous pouvez le faire évidemment et vivre les conséquences. Toutefois je me fais une autre idée de la désobéissance. Je ne parle pas de la désobéissance civile, politique ou morale, mais bien d’une désobéissance personnelle et libératrice. C’est-à-dire vous envers vous. Vous avez vos goûts, vos valeurs et votre conscience. Par exemple, dois-je accepter toute convention sociale ou religieuse( le sapin de Noël, les cadeaux, etc) ? Non! Je peux décider de ne rien faire de cela parce qu’elle ne m’apporte rien. Encore plus loin, puis-je accepter de vivre une vie en couple, mais seule? Bien sûre, je peux avoir mon logement et lui le sien. Créer une vie entre les deux logements.

Je me suis demandé si je pouvais désobéir à l’éducation de mes parents. Si je pouvais me créer un monde à moi? Prendre soin de moi comme je l’entends ou je l’entends? Remettre son éducation et sa socialisation familiale en question est une grande épreuve. Surtout un grand saut. On le remet rarement en question cette partie-là. Par exemple, un ami me disait l’autre jour que lorsqu’il revenait de travailleur il était toujours fatigué. Mais il devait préparer le repas et faire une activité jusqu’à huit ou neuf heures ou il tombait des clous sur son divan. Et ce même ami mets revenus en me disant qu’il allait dormir dès qu’il arriverait à la maison jusqu’à six heures et qu’après il mangerait et ferait ses trucs.

– Super! C’est une bonne idée.

– Mais je me sens mal.

Pourquoi se sentir mal? Parce qu’à travers son éducation, il faut tout de suite enchainer le souper et les activités du soir en arrivant de travailleur. De cette façon, il ne pensait pas  »perdre sa soirée » à dormir. Le lendemain, mon ami m’a dit qu’il avait travaillé sur ses projets jusqu’à 23heures. Qu’il avait de l’énergie et qu’il était heureux le lendemain parce qu’il avait l’impression d’avoir réalisé quelque chose. Pourtant, il s’était couché de 16h30 à 18hoo. Simplement banal?Hum…Je ne crois pas!

Désobéir ne veut pas dire transgresser une loi, mais d’écouter notre conscience et notre bien-être. Ne pas suivre le troupeau et de faire ce qu’il nous plaît, quand cela nous plait, de la façon qui nous plait. Désobéir ce n’est pas l’obligation de travailler du lundi au vendredi et de s’amuser le weekend. Désobéir ce n’est pas l’obligation de travailler de jour quand on n’est pas des lèves tôt. Désobéir ce n’est pas faire comme tout le monde. Désobéir s’est l’obligation d’obéir à une seule et unique loi: nous-mêmes.

 

Je suis dépressive

Tu n’es jamais de bonne humeur. Tu n’es pas une personne positive. Allez! Give up la vie est belle! Fou-toi de ce qu’ils disent! Tu critiques toujours tout! Ça ne sert à rien de t’en faire avec ça. Tu es une personne qui aime se mettre dans la merde! Envoye! Éclate-toi! Juste cette fois. Tu réfléchis trop. Trouve-toi des solutions. Ben là! C’est facile. Arrête d’attente le bonheur. T’es ben poche! Karine, les mecs s’éloignent de toi parce que tu exiges trop et tu parles trop de toi.

 

Allo. Moi c’est Karine. Je suis dépressive. Toutefois, aujourd’hui, je brise le silence. J’en ai beaucoup sur le cœur. Et beaucoup dans la tête. Ça va faire un an bientôt que je prends des médicaments. Je suis étiquetée trop anxieuse. Et peu de mes amis le savent.

Ces phrases plus haut, on me les a dits. On m’en a dit d’autres plus terribles aussi. Des gens que je croyais être mes amis. Des gens qui étaient proches de moi à une certaine époque. Des gens en qui j’avais confiance. On m’a dit ça dans mes moments de faiblesse. On m’a parlé, conseiller, crier dessus, on m’a abandonné, on m’a plongé dans le silence et l’indifférence…tout pour que je cesse d’être la fille dépressive. Parce que ce n’est pas beau. Parce qu’une personne ne peut décider d’être triste. Il faut que cette personne quand elle est triste qu’elle se sente coupable. Mais tu sais quoi? Cette personne tu ne sais pas ce qu’elle vit. Comme on n’a jamais su ce que je vivais. Ni ma mère ni mon père ni mon frère et encore moins mes amis.

Aujourd’hui ce n’est pas une vendetta. C’est une prise de conscience. Pour moi. Pour toi. Pour les autres. Il y a des gens qui ont des gênes comme ça. Plus dépressif que la moyenne des gens. Il y a des gens qui ont une enfance plus dure. Une famille dysfonctionnelle. Des gens qui ont eu des problèmes de santé. Des traumatismes affreux. Et j’en passe. Je ne suis pas la seule et je ne suis pas la dernière. Même que j’essaye de soutenir une personne qui est dans cet état. C’est dur aider les gens. C’est dur de ne pas juste conseiller et lui faire sentir que la solution est si simple. Si évidente. Et alors j’oublie que j’ai été dans sa situation et que je crée le chemin inverse de l’incompréhension et la tristesse.

Quand une personne dépressive ne veut pas de solution. En fait oui, mais ce qui l’a préoccupé c’est d’arrêter de souffrir. C’est tout. Cependant, mon ami-e, je ne connais pas la solution. Je ne sais toujours pas où est le bouton qu’il faut presser pour shut down le système. Je le cherche depuis très longtemps aussi.

Toutefois, il y a une chose que je peux te révéler : crois. Crois en ton for intérieur que tu es guidé par l’amour universel de cette planète. Crois en regardant le ciel que si une lumière s’éteint il y aura toujours une nouvelle lanterne pour toi là-haut pour éclairer ton chemin. Rien n’est définitif. La douleur et la tristesse vont partir d’une façon que tu n’auras jamais prévu. Ça peut-être plus long pour moi ou pour toi. C’est parce que tu as encore des choses à changer en toi. Des choses à apprendre de ce monde avant d’être totalement envahi par la joie. Ce n’est ni bien ni mal. C’est juste ainsi. La vie. Notre esprit. Notre corps. Notre lot quotidien. Je sais que tu es épuisé de souffrir, même parfois sans raison apparente.

Alors, arrête-toi un moment et respire. Éloigne les pensées une à une. Regarde-les dans ton esprit circuler et envois-les se faire digérer plus bas. Ce n’est qu’un passage. Ça et tout le reste. Va prendre un bain chaud et un thé. Mets ta musique et fixe le plafond et respire.

Tu sais? Je souffre silencieusement depuis longtemps. Je souffre de ne pas avoir une oreille pour m’écouter pour révéler mon âme. Même ma psychologue croit me connaitre, mais pas tant que ça. Il y a du blanc et du noir en moi que je montre si je me sens en sécurité. J’apprends. J’apprends depuis plusieurs années. Je veux savoir qui je suis. Je veux comprendre pourquoi je réagis comme je le fais. Je veux comprendre pourquoi je m’éloigne des gens, de ma famille, mes amis(es)…pourquoi ne suis-je pas bien là-bas ni ici. Pourquoi je continue de souffrir malgré tout et me sentir coupable de souffrir.

L’expérience humaine est étrange. Si courte, que nous n’avons pas le choix d’avoir tout en accélérer et intensément. Pour que nous puissions tout vivre. Tout goûter. Tout sentir et ressentir. Voir.

Mais qu’est-ce qui fait que nous nous confions que très peu aux autres ? Surtout dans de tels moments! Il s’agit de notre vulnérabilité qui se pointe le bout du nez. Elle est très belle. Très naïve et authentique. Elle se blesse malheureusement souvent et elle a peur d’aller vers les autres. On pourrait me reprocher d’être trop sensible, on pourrait utiliser ma vulnérabilité contre moi, me faire mal…on ne va pas se le cacher, il y a des gens méchants. Il y  en a toujours eu. Des gens aux paroles comme celle lue en introduction plus haut. Des gens qui ne réfléchissent pas à la portée de leur parole. Des gens qui n’écoutent pas, mais parlent. Parlent quand ils devraient seulement écouter. Parce que la personne dépressive ne va pas résonner. Du moins, si, mais son jugement est brouillé, incomplet, viré contre elle-même.

La personne dépressive garde tout ça en elle parce qu’elle a peur d’être vulnérable et s’ouvrir aux autres. J’ai peur de m’ouvrir aux autres. Et ce n’est pas, heureusement, à tout le monde de me recevoir.

Aussi, avant même d’aller vers l’Autre, il faut apprendre à se vivre. Soi-même avec ses défauts, ses difficultés et ses angoisses. Il faut lâcher prise. Oui, mais comment? Voilà  on entre encore dans les solutions et je ne peux vous en donner. Il vous faut simplement accepter votre condition immédiate imparfaite, mais bel et bien présente. Le fameux aujourd’hui. Le 24 heures à la fois. La minute. La seconde. Carpe Diem. Vous et vous. Uniquement. Simplement. Tendrement. Vous goutez. Vous aimez. Vous consolez. Vous pardonnez.

Est-ce que j’y arrive? C’est beau écrire sur le sujet cacher derrière un écran, mais est-ce que je raconte se peut? Est-ce qu’on se délivrer de ça? De la douleur de vivre? La vérité c’est que je n’en sais  fichtrement rien. Je le désire autant que vous. J’ai trouvé l’écriture pour rassembler mes idées. Je me fais des rendez-vous de création pour juste posséder la matière et ne plus réfléchir (comme la peinture, le dessin, etc). Je le fais pour moi. Personne d’autre. Je me fou de quoi je peux avoir l’air. Je me fou d’être douée ou non. L’important c’est ce que je ressens à l’intérieur. De la chaleur et de la lumière. L’art vous met en contact direct avec votre soi profond. C’est ainsi que la fille dépressive est fière de ce qu’elle est. Heureuse. Surtout, en paix. Vous le pouvez aussi tranquillement, tendrement, joyeusement vous atteindre et vous aimer.

Les médicaments dans tout ça? Parce que oui, j’en ai parlé au début. Les médicaments j’ai toujours eu des appréhensions. Je me disais que si j’en prenais j’allais changer. Devenir folle ou être totalement gelé à longueur de journée. Ça agit différemment pour tout le monde. J’étais très angoissée. J’échafaudai des scénarios catastrophiques et la roue tournait. Je ne m’en sortais pas. Je pleurais. Je ne savais pas pourquoi. J’étais terrifiée de fermer les yeux. Je ne dormais donc pas. Peur de l’extinction. Peur de ne rien réaliser dans ma vie. Peur de demeurer seule à tout jamais. Peur d’être abandonné. Les médicaments ont délicatement refermé la porte. Tout simplement. Je ne suis pas différente. Je suis juste plus calme. Je continus d’angoisser, mais j’ai retrouvé une plus grande lucidité. Mais des médicaments sans d’autres traitements (psychologiques par exemple) ne servent à rien. J’ai beaucoup travaillé sur moi. Parce qu’il n’y a que moi et ma relation avec moi qui compte désormais pour moi. Oui c’est l’égo qui parle. Mais ce n’est plus l’égo qui contrôle mes faits et gestes (parfois oui… :P, mais j’ai une petite cage s’il est trop tannant). L’égo t’aide à survivre, mais il n’est pas un compagnon facile à vivre. Envahissant et avec très peu de jugement. Alors il faut faire son inventaire de vie. Chaque jour. Pour éviter de lui laisser la place de mettre le bordel dans votre tête.

Et on a aussi peur de ça. Se confronter soi-même. Peur de dire qu’on a une famille peu parfaite, qu’on a un copain peu parfait, qu’on a des amis peu parfaits…qu’on subit et qu’on se fait souffrir. Qu’on accepte malgré que nous aimerions refuser. Qu’on dit oui, mais c’est plutôt non qui devrait être dit. Qu’on avale et qu’on s’étouffe. Qu’on se fait des accroires et on ne vit pas avec honnêteté. Avouer nos torts. La seule chose que je peux vous dire c’est que je suis allée trouver de l’aide à tout prix. J’ai dérangé, j’ai questionné, payer des professionnels. Parce que ma santé mentale était ma priorité peu importe le prix à payer. J’allais me débrouiller…Il le fallait. Si j’allais mourir. J’allais disparaitre. Me laisser sombrer à tout jamais et c’était encore plus impossible que d’essayer de vivre.

La force vient quand nous n’avons plus rien à perdre. J’avais tout perdu. Tout ce qui me restait à faire était de remonter à la surface. Le seul choix disponible. Le seul choix envisageable.

Épilogue d’un rêve

Je vais me compromettre sans doute avec les affirmations suivantes, mais bon, quand on fait le choix de devenir écrivain on accepte de fouiller notre âme qu’elle soit noire ou blanche…et suite à une telle expérience le seul choix logique est d’écrire à ce sujet! Les confins de l’Homme dévoilés! C’est d’un plaisir fou! Comme la fois où j’ai vomi dans ma bouche en conduisant. Tout ce que je désirais était de prendre note de la sensation! (sans blague) Ceci est une autre histoire qu’éventuellement, je devrais écrire (peut-être pas finalement).

Je suis allée au Tam-Tam…là ou une foule de gens se ramasse et font le party…un party qui a certaines odeurs parfois douteuses…je suis allée là dans l’espoir d’y rencontrer des gens qui aimeraient bien acheter mon livre. Au final, je n’ai eu qu’une vente et c’est la jeune fille du kiosque à côté de moi qui l’a acheté. J’étais contente. Elle voulait pratiquer son français et elle aime bien l’idée d’un squelette. Pourquoi pas!

Toutefois, je me suis retrouvée devant l’immensité de mon échec. Se vendre. Être reconnue. Être accepté. Légitime.

Être écrivain, je le savais dès ce choix fait que cela ne serait pas facile. Oh! Je le savais! Percer un marché rempli de vautours qui vous prend vos droits en échange d’une tablette à rabais ou un marché dit libre où on vous pirate votre œuvre sans vergogne. Cependant, ce n’est pas ça qui m’attriste ce soir…

Je pense à moi, évidemment, mais à tout ceux et celles qui ont un rêve et personne pour les encourager. Tous ceux et celles qui ont été là pour d’autres et qui se ramassent seuls devant la lourdeur de la tâche de simplement exister. Je suis triste qui des gens comme moi qui à force de n’avoir personne derrière eux finissent par admettre qu’ils et qu’elles méritent d’être ainsi : seuls/es.

Je suis accrochée à l’écriture. Je m’y accroche les mains sanglantes comme à une corde d’acier. Je suis terrifiée d’exister. Je suis terrifiée de me tromper. Terrifiée de parler de moi, de me dévoiler, vulnérable devant un client qui au final lèvent les yeux sur mon œuvre comme si c’était moi. De perdre mon énergie et ma vie à courir derrière un rêve et ne jamais atteindre une seule destination. Je rêve et parfois je n’y crois plus. Et vous? Vous couchez-vous par terre en désirant ne plus vous relever? Ne plus essayer? D’abandonner et fermer votre cœur à tout espoir? À toute main qui pourrait, vous relever.

Sous ce grand vide rempli de tristesse, je bous. Je suis en feu! Je suis  en colère. Ma tête ne réfléchit plus. Mon esprit a quitté mon corps. Karine est un volcan prêt à faire trembler le sol et l’engloutir. Alors je me mets à me questionner…

Le livre n’a plus sa raison? Suis-je une mauvaise vendeuse? Suis-je si nulle qu’aucun de mes amis ne m’aide à partager, commenter, liker? Suis-je à ce point seul? Dois-je dépendre de Facebook et twitter et des Ondit et des Yvons croire que? Suis-je à ce point un être abominable? Vouloir que des abonnées pour sentir que je le mérite? suis-je entrain de me tromper? Suis-je entrain de rater ma vie? Pourquoi les grands profitent des petits? Pourquoi tout n’est que consommation? Tout est produit? Tout est vendable? L’art est un objet, un objet qu’on passe d’une main à une autre comme une balle de tennis. Oui même toi, toi qui rêve d’être sous les projecteurs, tu devras devenir une putain! Tu devras vendre qui tu es, ton âme pour faire parti d’une élite et survivre. Ne pouvons-nous pas faire autre chose que de vulgaires copies de nos ancêtres? N’avons-nous pas suffisamment d’imagination pour refaire toujours et à jamais les mêmes films et les mêmes histoires? Et celui qui désire bâtir son business l’engloutir sitôt sous les règles de fiscalités et les murs si hauts du réseau de contacts. Ce n’est pas ce que tu sais, mais qui tu connais…

Vraiment? Va s’y! Prostitue-toi artiste. C’est ça qui m’enrage! C’est ça qui me consume. 2 pour 20  puis 20 pour 2. Plutôt que s’aider, s’encourager, faire des œuvres de qualités, créer…on doit mâcher ce que les autres ont fait pour avoir droit au nectar des dieux!

 Ai-je le droit de rêver encore pour moi? Suis-je au prologue ou à l’épilogue d’un rêve? Combien de temps dois-je me débattre pour atteindre la grâce?

J’imagine qu’avoir le super beau rabais Ford employé devrait me remplir de joie. Après tout n’est-ce pas ça qu’on vend? Brand Power qui vous aide à mieux acheter votre moutarde? La technologie et tout parce que Sté on en veut toujours plus. Ou la voix…qui crée des héros, les mets sur un podium lumineux, sélection ne l’élu, l’exploite jusqu’à le publique cherche un nouveau joujou et abandonne tous les autres à leur sort. Et la lumière dans leurs yeux s’éteint. Tous les autres qui auraient autant de choses à dire meurent.  Ils ne sont rien.

Producteur d’artiste garanti un an. Noir et Indien condamné à jouer leur propre rôle à jamais dans les téléséries québécoises.

Ne t’attaque pas au Système, démode-le !

Alors que je croyais mon chemin sans issu voilà qu’un écrivain trace sur le sol comment m’enligner. Comment éclairer mon parcours si sombre. Un écrivain qui a compris dans quel système il joue. Et si cette fois, ce système je le démodais à plusieurs…et si vous artiste, tout comme moi nous prenions nos forces et les rallions avec ce que nous savons le mieux faire : Créer.

Cela ne demande ni gloire ni tribune…seulement d’être dans notre unicité et notre légitimité.

Moi avec ma plume.

Vous avec votre pinceau.

Vous avec votre poésie.

Vous et votre voix.

Vous et vos gestes.

 Vos expressions.

Votre jeu.

Il est temps que l’art ajoute du cœur à l’humain. Il est temps que l’artiste philosophe et peinture, écris et chante. Il est temps que l’acteur ne joue le rôle ni pour l’argent ni pour la carrière. Tout en profondeur. Tout en douceur. Tout en dureté. Qu’il soit le miroir de notre humanité et sa déchéance. Le vieux système corrompu par l’argent et la subvention accepte nos conditions, nous libère de toutes entraves. Il est temps que nous ne soyons plus l’esclave, mais prophète du changement.

Plus il y aura de créations originales, plus le Système ancien devra renoncer à ses prérogatives. 

Être heureux

 

Le bonheur est un état de satisfaction complète caractérisé par sa stabilité et sa durabilité. Il ne suffit pas de ressentir un bref contentement pour être heureux. Une joie intense n’est pas le bonheur. Un plaisir éphémère non plus.

 

Je m’interroge ces jours-ci (ok depuis un bon moment déjà) sur la signification du bonheur. Le fameux  j’suis-tu heureuse moé coudonc? Est-ce ça se compte en nombre de bébelles qu’on a? La piscine, la maison, le chien, l’auto et la copine/copain? Est-ce que c’est ça? Voyager et accumuler les souvenirs achetés à un Cubain? Et cette définition qui dit que le bonheur est un état de satisfaction COMPLÈTE. Complète? I’m fuck.  Je ne suis jamais complètement heureuse. L’un réussit mieux que moi. L’autre à plus d’amis. D’autres sont juste insignifiants et ont plus d’attention. Je ne peux même pas avoir une maison. Je ne peux même pas me payer un voyage. J’suis pauvre crisse. Alors…est-ce que je suis condamnée à être malheureuse toute ma vie?

J’ai cette impression d’insatiabilité tout le temps. J’en ai et j’en veux toujours plus. Je veux être chez nous dans mon sofa et quand j’y suis, je veux être dehors et voir le monde. C’est quoi mon problème? C’est quoi notre problème? Parce qu’évidemment, je ne suis pas toute seule dans cette situation ( on est une méchante gang inviter à ce party-là d’ailleurs).

Le bonheur, est-ce qu’il est dans la réussite? Le diplôme, l’emploi, les enfants bien éducationnés. Le bonheur est-ce qu’il est toujours bien ordonné, dans le contrôle le plus strict.

Non. Le bonheur est dans la complète non-maitrise de sa vie. Le bonheur c’est admettre qu’on ne contrôle rien, qu’on ne sait, qu’on fera juste de notre mieux ( et quel mieux les amis!!!). Le bonheur c’est justement ça…tout est à faire…tout est à créer. Je suis heureuse quand je crée. Mais pourquoi? Parce que les conventions sont loin derrière. Personne ne me dit quoi faire. Personne ne me juge. Personne n’existe sauf l’objet de ma création. Nous sommes des êtres divins, tous et toutes, qui vivent une pleine expérience humaine( Merci à Paul Régimbald pour m’avoir ouvert les yeux) . Qui vivons l’échec et notre humanité. C’est ça le bonheur. C’est être juste assez. C’est être ce que l’on veut. C’est ressentir ce que l’on veut. C’est être libre des conventions sociales et de ses obligations.

         Stabilité et sa durabilité. C’est ça le bonheur. Être pareil. Jusqu’à la fin. Temps et espace confondue. Karine demeure celle qu’elle est. Stable et durable. Pfff! Ceux qui me connaissent savent bien que je ne suis rien de tout ça! Ceux qui me connaissent savent que la seule chose que je désire, le plus profondément, pour être heureuse c’est de réussir un jour à m’aimer. Je m’aime, mais pas à tous les jours. On est encore une méchante gang ici dans ce cas. Et c’est ça notre apprentissage du bonheur les copains. C’est juste ça. Ressentir l’amour, la vivre, la transmettre et la partager. C’est tout. C’est simple. Ça nous en fait moins sur les épaules hein?

Je vais vous dire un truc que j’ai appris en prenant en témoin les milliards d’étoiles qui surplombent au-dessus de nos têtes : je ne suis pas seule. Je peux être tu-seule tu-seule sans âme qui vit autour de moi, mais je veux dire. Je suis ma meilleure présence. Ma meilleure amie. Ma meilleure mère. Mon meilleur père. Mon frère et ma sœur. Ma meilleure confidente. Parce que l’amour transcende. L’amour guérit. Parce que j’apprends à aimer celle que je suis et celle que je veux être. Chaque jour, un pas à la fois.

Et vous aussi, vous empruntez ce chemin. Je dis bien chemin, car ce n’est pas une destination. Ce n’est pas un but à atteindre. Le bonheur n’est pas un objectif de vie. C’est la vie.

Bonne fête Montréal

On m’a dit qu’un Indien, ça porte des plumes.

On m’a appris qu’ils troquaient de superbes fourrures contre des miroirs, des tissus et des peignes…des pacotilles quoi!

On m’a dit qu’ils ne sont pas bien malins ces Indiens.

On m’a dit qu’ils étaient paresseux et buvaient.

On m’a dit qu’ils ne travaillaient pas et vivaient sur les aides sociales.

On m’a dit qu’ils n’écrivaient pas et qu’ils gravaient des dessins sur la pierre.

On m’a dit qu’on devait leur enseigner les choses parce qu’ils ne savent pas.

On m’a enseigné qu’il y avait trois peuples : les Algonquiens, les Hurons et les Iroquois.

On m’a dit de me méfier de ces Indiens qu’on nomme Mohawks avec leur crête iroquoise.  Ils ont de gros fusils et ils sont dangereux.

 

J’ai été éduqué dans un bon système. Un système qui a fait de moi une bonne blanche. Une francophone. Une Québécoise.

Mais plus je vieillis, plus je me questionne.

De l’autre côté du pont, on m‘a dit qu’il y avait notre ennemi.

Mais je ne sais pas pourquoi nous les haïssons.

 

Est-ce que c’est parce que le méchant indien bloque les routes?

Est-ce parce que ces Peaux-Rouges n’acceptent pas la sainte modernité?

 

Et si on m’apprenait la vérité? Et si Montréal était battit sur les cadavres encore chauds de leurs ancêtres? Et si les lois opprimaient ces nations?

 

Je me sens menacée.

Mais je ne sais pas pourquoi.

On m’a élevé à les haïr.

Mais je ne sais pas pourquoi.

 

On m’a raconté l’histoire du blanc sur le sauvage.

Mais elle est incohérente.

Mais elle est fausse.

Mais elle est cachotière.

 

Je suis blanche. Je suis francophone. Je suis Québécoise.

Mais je ne sais pas ce que cela veut dire.

Mais je vous souhaite à tous un bon 375e.

 

L’appropriation culturelle

« L’appropriation culturelle est un concept universitaire originaire des États-Unis selon lequel l’adoption ou l’utilisation d’éléments d’une culture par les membres d’une culture « dominante » serait irrespectueuse et constituerait une forme d’oppression et de spoliation. La culture « minoritaire » se trouverait ainsi dépouillée de son identité, ou réduite à une simple caricature raciste »

Voilà plusieurs mois que je me questionne sur l’appropriation culturelle. Je me suis tournée vers plusieurs liens youtube, lu plusieurs articles, demandés à de tierces personnes de cultures différentes et il s’agirait d’un terme plutôt nouveau sans véritablement de balise ou tout le monde a son opinion, mais ne se mouille pas trop.

C’est important pour moi de comprendre ce concept vu que j’écris et que je m’inspire de contes, de légendes, de cultures, d’objet à caractère spirituel et bien d’autres choses du monde. Je m’interroge à chaque fois si je ne suis pas entrain de faire de mon histoire une appropriation? Tous les écrivains ont un jour repris de quelqu’un quelque part une information pour la pertinence de leur livre. Nous (désolé l’expression) copions certaines œuvres pour la raconter à notre façon. Nous tentons avec ce qui est à notre portée de créer un monde nouveau, mieux ou pire. L’artiste est libre. L’artiste brise des tabous ou les met comme acteur principal de ses écrits pour sensibiliser les gens.

Non seulement, en tant qu’artiste cette question me met mal à l’aise, mais aussi en tant qu’individu. J’ai peur de faire un faux pas. J’ai peur d’insulter quelqu’un. Peur qu’on me pointe et on me dit : tiens celle-là fait de l’appropriation culturelle! Et l’art, dans mon cas l’écriture, si elle veut être créer ne peut pas vivre dans la peur.

La question ne se pose pas juste dans le métier d’écrivain, mais dans la vie de tous les jours. Les costumes d’Halloween…même l’Halloween est un concept mexicain! Devons-nous l’abolir pour autant? Le yoga! Saviez-vous qu’en faisant du yoga vous vous appropriez la culture indienne? Devons-nous empêcher toutes personnes non indiennes de faire du yoga?

Le métissage, le partage, la communion sont essentiels pour cesser la catégorisation des gens. Cesser de se battre entre nous pour une couleur, un code vestimentaire ou un choix religieux. Je crois que c’est noble de démocratiser la culture, de la permettre au non-initié. Connaître n’est-ce pas la solution à l’ignorance? Mais est-ce la bonne façon de connaitre? Je ne sais pas.

Prenons les autochtones…ont les a déporté, on les a violé, on leur a arraché leur vêtement, leur terre, leur culture, leur croyance…on les dompter, on les assimilé, on les déculturé…aujourd’hui, bien des années plus tard…il y a une lueur d’espoir…un regain, une emprise sur leur vie plus grande, un nouveau souffle…Imaginez revenir à vous et voir que votre culture est devenue une mode, votre langue vous est apprise par ceux qui vous l’ont enlevé, vos vêtements sont portés…ces vêtements de cérémonie dans un lieu inapproprié. Seriez-vous fâché? Réclamerez-vous justice? Oui….Évidemment.

Quand un bandeau est une mode pour un blanc et représente l’archétype du voyou pour un noir…voilà ou nous pouvons parler d’appropriation culturelle. On ne peut pas empêcher quelqu’un de porter et imiter notre culture…On ne pourra jamais ni restreindre un être humain ni demander la permission à tout un chacun.  Il y a cependant des responsabilités liées à une mode, à une culture, à une expérience…Il y a une responsabilité qui appartient à l’être humain de sortir de l’ignorance. Cesser de couvrir ses yeux face aux préjugés, aux racismes et à la maltraitance. Voilà le problème de fond…porte cette coiffe…marche à l’Halloween en monstre, mais va te renseigner. Va dans ton esprit et ton cœur ouvrir la raison de ce que tu es entrain de faire, entrain de vivre, entrain t’interpréter. Il n’y a que comme ça que nous apprendrons de l’autre et nous nous améliorerons en tant qu’être humain.

 

Si vous désirez d’avantage information sur l’appropriation culturelle :

 

Qui s’approprie le concept d’appropriation culturelle?

Maitee Labrecque

I invoked cultural appropriation in the context of literature and writing only: Hal Niedzviecki

Saganash

Définition wikipédia

Radio-Canada- Qu’est-ce que l’appropriation culturelle?

Amandla Stenberg: Don’t Cash Crop On My Cornrows

« HANDS OFF MY CULTURE! » | The Myth of Cultural Appropriation

 

 

Actualités Autochtones :

«Nipekiwan : je reviens» : entrevue avec Marcel Pititkwe

Les archives de Radio-Canada

Réalité Autochtone UQAM

 

IglooFest- Fêtons l’hiver

21 Janvier 20h00

L’hiver perdure? Il fait froid? Nos os ne se réchauffent plus? La déprime saisonnière?

Pourquoi ne pas aller danser, dehors, dans la neige ? Oui vous m’avez bien lu.

La danse hivernale traditionnelle, mais tellement moderne de Igloofest est arrivée. Musique électronique, artistes connus, moins connus sur scène vous offrant un spectacle qui vous fera dire  « j’aime l’hiver! »

scène saporo

 

feu et saucisses!

Si vous êtes de Montréal ou simplement de passage, dirigez-vous au vieux port c’est une obligation!

C’est fêter l’hiver! Se réjouir, se rencontrer, manger des saucisses autour d’un feu et s’en mettre plein la bouche avec de la tire d’érable. Sans compter, la bonne bière et le vin !

Les gens sont drôles, de bonne humeur et festifs! Tous sourires! Il y a même des étranges habillé en Kit de skidoo ou en animaux! Les hippies modernes, mais oh combien agréable.

Petit conseil: Venez à l’avance pour repérer les lieux, visiter les attractions, ne pas s’embourber dans la foule. Vers dix heures, onze heures, il y a foule!

Site officiel