Épilogue d’un rêve

Je vais me compromettre sans doute avec les affirmations suivantes, mais bon, quand on fait le choix de devenir écrivain on accepte de fouiller notre âme qu’elle soit noire ou blanche…et suite à une telle expérience le seul choix logique est d’écrire à ce sujet! Les confins de l’Homme dévoilés! C’est d’un plaisir fou! Comme la fois où j’ai vomi dans ma bouche en conduisant. Tout ce que je désirais était de prendre note de la sensation! (sans blague) Ceci est une autre histoire qu’éventuellement, je devrais écrire (peut-être pas finalement).

Je suis allée au Tam-Tam…là ou une foule de gens se ramasse et font le party…un party qui a certaines odeurs parfois douteuses…je suis allée là dans l’espoir d’y rencontrer des gens qui aimeraient bien acheter mon livre. Au final, je n’ai eu qu’une vente et c’est la jeune fille du kiosque à côté de moi qui l’a acheté. J’étais contente. Elle voulait pratiquer son français et elle aime bien l’idée d’un squelette. Pourquoi pas!

Toutefois, je me suis retrouvée devant l’immensité de mon échec. Se vendre. Être reconnue. Être accepté. Légitime.

Être écrivain, je le savais dès ce choix fait que cela ne serait pas facile. Oh! Je le savais! Percer un marché rempli de vautours qui vous prend vos droits en échange d’une tablette à rabais ou un marché dit libre où on vous pirate votre œuvre sans vergogne. Cependant, ce n’est pas ça qui m’attriste ce soir…

Je pense à moi, évidemment, mais à tout ceux et celles qui ont un rêve et personne pour les encourager. Tous ceux et celles qui ont été là pour d’autres et qui se ramassent seuls devant la lourdeur de la tâche de simplement exister. Je suis triste qui des gens comme moi qui à force de n’avoir personne derrière eux finissent par admettre qu’ils et qu’elles méritent d’être ainsi : seuls/es.

Je suis accrochée à l’écriture. Je m’y accroche les mains sanglantes comme à une corde d’acier. Je suis terrifiée d’exister. Je suis terrifiée de me tromper. Terrifiée de parler de moi, de me dévoiler, vulnérable devant un client qui au final lèvent les yeux sur mon œuvre comme si c’était moi. De perdre mon énergie et ma vie à courir derrière un rêve et ne jamais atteindre une seule destination. Je rêve et parfois je n’y crois plus. Et vous? Vous couchez-vous par terre en désirant ne plus vous relever? Ne plus essayer? D’abandonner et fermer votre cœur à tout espoir? À toute main qui pourrait, vous relever.

Sous ce grand vide rempli de tristesse, je bous. Je suis en feu! Je suis  en colère. Ma tête ne réfléchit plus. Mon esprit a quitté mon corps. Karine est un volcan prêt à faire trembler le sol et l’engloutir. Alors je me mets à me questionner…

Le livre n’a plus sa raison? Suis-je une mauvaise vendeuse? Suis-je si nulle qu’aucun de mes amis ne m’aide à partager, commenter, liker? Suis-je à ce point seul? Dois-je dépendre de Facebook et twitter et des Ondit et des Yvons croire que? Suis-je à ce point un être abominable? Vouloir que des abonnées pour sentir que je le mérite? suis-je entrain de me tromper? Suis-je entrain de rater ma vie? Pourquoi les grands profitent des petits? Pourquoi tout n’est que consommation? Tout est produit? Tout est vendable? L’art est un objet, un objet qu’on passe d’une main à une autre comme une balle de tennis. Oui même toi, toi qui rêve d’être sous les projecteurs, tu devras devenir une putain! Tu devras vendre qui tu es, ton âme pour faire parti d’une élite et survivre. Ne pouvons-nous pas faire autre chose que de vulgaires copies de nos ancêtres? N’avons-nous pas suffisamment d’imagination pour refaire toujours et à jamais les mêmes films et les mêmes histoires? Et celui qui désire bâtir son business l’engloutir sitôt sous les règles de fiscalités et les murs si hauts du réseau de contacts. Ce n’est pas ce que tu sais, mais qui tu connais…

Vraiment? Va s’y! Prostitue-toi artiste. C’est ça qui m’enrage! C’est ça qui me consume. 2 pour 20  puis 20 pour 2. Plutôt que s’aider, s’encourager, faire des œuvres de qualités, créer…on doit mâcher ce que les autres ont fait pour avoir droit au nectar des dieux!

 Ai-je le droit de rêver encore pour moi? Suis-je au prologue ou à l’épilogue d’un rêve? Combien de temps dois-je me débattre pour atteindre la grâce?

J’imagine qu’avoir le super beau rabais Ford employé devrait me remplir de joie. Après tout n’est-ce pas ça qu’on vend? Brand Power qui vous aide à mieux acheter votre moutarde? La technologie et tout parce que Sté on en veut toujours plus. Ou la voix…qui crée des héros, les mets sur un podium lumineux, sélection ne l’élu, l’exploite jusqu’à le publique cherche un nouveau joujou et abandonne tous les autres à leur sort. Et la lumière dans leurs yeux s’éteint. Tous les autres qui auraient autant de choses à dire meurent.  Ils ne sont rien.

Producteur d’artiste garanti un an. Noir et Indien condamné à jouer leur propre rôle à jamais dans les téléséries québécoises.

Ne t’attaque pas au Système, démode-le !

Alors que je croyais mon chemin sans issu voilà qu’un écrivain trace sur le sol comment m’enligner. Comment éclairer mon parcours si sombre. Un écrivain qui a compris dans quel système il joue. Et si cette fois, ce système je le démodais à plusieurs…et si vous artiste, tout comme moi nous prenions nos forces et les rallions avec ce que nous savons le mieux faire : Créer.

Cela ne demande ni gloire ni tribune…seulement d’être dans notre unicité et notre légitimité.

Moi avec ma plume.

Vous avec votre pinceau.

Vous avec votre poésie.

Vous et votre voix.

Vous et vos gestes.

 Vos expressions.

Votre jeu.

Il est temps que l’art ajoute du cœur à l’humain. Il est temps que l’artiste philosophe et peinture, écris et chante. Il est temps que l’acteur ne joue le rôle ni pour l’argent ni pour la carrière. Tout en profondeur. Tout en douceur. Tout en dureté. Qu’il soit le miroir de notre humanité et sa déchéance. Le vieux système corrompu par l’argent et la subvention accepte nos conditions, nous libère de toutes entraves. Il est temps que nous ne soyons plus l’esclave, mais prophète du changement.

Plus il y aura de créations originales, plus le Système ancien devra renoncer à ses prérogatives. 

Être heureux

 

Le bonheur est un état de satisfaction complète caractérisé par sa stabilité et sa durabilité. Il ne suffit pas de ressentir un bref contentement pour être heureux. Une joie intense n’est pas le bonheur. Un plaisir éphémère non plus.

 

Je m’interroge ces jours-ci (ok depuis un bon moment déjà) sur la signification du bonheur. Le fameux  j’suis-tu heureuse moé coudonc? Est-ce ça se compte en nombre de bébelles qu’on a? La piscine, la maison, le chien, l’auto et la copine/copain? Est-ce que c’est ça? Voyager et accumuler les souvenirs achetés à un Cubain? Et cette définition qui dit que le bonheur est un état de satisfaction COMPLÈTE. Complète? I’m fuck.  Je ne suis jamais complètement heureuse. L’un réussit mieux que moi. L’autre à plus d’amis. D’autres sont juste insignifiants et ont plus d’attention. Je ne peux même pas avoir une maison. Je ne peux même pas me payer un voyage. J’suis pauvre crisse. Alors…est-ce que je suis condamnée à être malheureuse toute ma vie?

J’ai cette impression d’insatiabilité tout le temps. J’en ai et j’en veux toujours plus. Je veux être chez nous dans mon sofa et quand j’y suis, je veux être dehors et voir le monde. C’est quoi mon problème? C’est quoi notre problème? Parce qu’évidemment, je ne suis pas toute seule dans cette situation ( on est une méchante gang inviter à ce party-là d’ailleurs).

Le bonheur, est-ce qu’il est dans la réussite? Le diplôme, l’emploi, les enfants bien éducationnés. Le bonheur est-ce qu’il est toujours bien ordonné, dans le contrôle le plus strict.

Non. Le bonheur est dans la complète non-maitrise de sa vie. Le bonheur c’est admettre qu’on ne contrôle rien, qu’on ne sait, qu’on fera juste de notre mieux ( et quel mieux les amis!!!). Le bonheur c’est justement ça…tout est à faire…tout est à créer. Je suis heureuse quand je crée. Mais pourquoi? Parce que les conventions sont loin derrière. Personne ne me dit quoi faire. Personne ne me juge. Personne n’existe sauf l’objet de ma création. Nous sommes des êtres divins, tous et toutes, qui vivent une pleine expérience humaine( Merci à Paul Régimbald pour m’avoir ouvert les yeux) . Qui vivons l’échec et notre humanité. C’est ça le bonheur. C’est être juste assez. C’est être ce que l’on veut. C’est ressentir ce que l’on veut. C’est être libre des conventions sociales et de ses obligations.

         Stabilité et sa durabilité. C’est ça le bonheur. Être pareil. Jusqu’à la fin. Temps et espace confondue. Karine demeure celle qu’elle est. Stable et durable. Pfff! Ceux qui me connaissent savent bien que je ne suis rien de tout ça! Ceux qui me connaissent savent que la seule chose que je désire, le plus profondément, pour être heureuse c’est de réussir un jour à m’aimer. Je m’aime, mais pas à tous les jours. On est encore une méchante gang ici dans ce cas. Et c’est ça notre apprentissage du bonheur les copains. C’est juste ça. Ressentir l’amour, la vivre, la transmettre et la partager. C’est tout. C’est simple. Ça nous en fait moins sur les épaules hein?

Je vais vous dire un truc que j’ai appris en prenant en témoin les milliards d’étoiles qui surplombent au-dessus de nos têtes : je ne suis pas seule. Je peux être tu-seule tu-seule sans âme qui vit autour de moi, mais je veux dire. Je suis ma meilleure présence. Ma meilleure amie. Ma meilleure mère. Mon meilleur père. Mon frère et ma sœur. Ma meilleure confidente. Parce que l’amour transcende. L’amour guérit. Parce que j’apprends à aimer celle que je suis et celle que je veux être. Chaque jour, un pas à la fois.

Et vous aussi, vous empruntez ce chemin. Je dis bien chemin, car ce n’est pas une destination. Ce n’est pas un but à atteindre. Le bonheur n’est pas un objectif de vie. C’est la vie.

Bonne fête Montréal

On m’a dit qu’un Indien, ça porte des plumes.

On m’a appris qu’ils troquaient de superbes fourrures contre des miroirs, des tissus et des peignes…des pacotilles quoi!

On m’a dit qu’ils ne sont pas bien malins ces Indiens.

On m’a dit qu’ils étaient paresseux et buvaient.

On m’a dit qu’ils ne travaillaient pas et vivaient sur les aides sociales.

On m’a dit qu’ils n’écrivaient pas et qu’ils gravaient des dessins sur la pierre.

On m’a dit qu’on devait leur enseigner les choses parce qu’ils ne savent pas.

On m’a enseigné qu’il y avait trois peuples : les Algonquiens, les Hurons et les Iroquois.

On m’a dit de me méfier de ces Indiens qu’on nomme Mohawks avec leur crête iroquoise.  Ils ont de gros fusils et ils sont dangereux.

 

J’ai été éduqué dans un bon système. Un système qui a fait de moi une bonne blanche. Une francophone. Une Québécoise.

Mais plus je vieillis, plus je me questionne.

De l’autre côté du pont, on m‘a dit qu’il y avait notre ennemi.

Mais je ne sais pas pourquoi nous les haïssons.

 

Est-ce que c’est parce que le méchant indien bloque les routes?

Est-ce parce que ces Peaux-Rouges n’acceptent pas la sainte modernité?

 

Et si on m’apprenait la vérité? Et si Montréal était battit sur les cadavres encore chauds de leurs ancêtres? Et si les lois opprimaient ces nations?

 

Je me sens menacée.

Mais je ne sais pas pourquoi.

On m’a élevé à les haïr.

Mais je ne sais pas pourquoi.

 

On m’a raconté l’histoire du blanc sur le sauvage.

Mais elle est incohérente.

Mais elle est fausse.

Mais elle est cachotière.

 

Je suis blanche. Je suis francophone. Je suis Québécoise.

Mais je ne sais pas ce que cela veut dire.

Mais je vous souhaite à tous un bon 375e.

 

L’appropriation culturelle

« L’appropriation culturelle est un concept universitaire originaire des États-Unis selon lequel l’adoption ou l’utilisation d’éléments d’une culture par les membres d’une culture « dominante » serait irrespectueuse et constituerait une forme d’oppression et de spoliation. La culture « minoritaire » se trouverait ainsi dépouillée de son identité, ou réduite à une simple caricature raciste »

Voilà plusieurs mois que je me questionne sur l’appropriation culturelle. Je me suis tournée vers plusieurs liens youtube, lu plusieurs articles, demandés à de tierces personnes de cultures différentes et il s’agirait d’un terme plutôt nouveau sans véritablement de balise ou tout le monde a son opinion, mais ne se mouille pas trop.

C’est important pour moi de comprendre ce concept vu que j’écris et que je m’inspire de contes, de légendes, de cultures, d’objet à caractère spirituel et bien d’autres choses du monde. Je m’interroge à chaque fois si je ne suis pas entrain de faire de mon histoire une appropriation? Tous les écrivains ont un jour repris de quelqu’un quelque part une information pour la pertinence de leur livre. Nous (désolé l’expression) copions certaines œuvres pour la raconter à notre façon. Nous tentons avec ce qui est à notre portée de créer un monde nouveau, mieux ou pire. L’artiste est libre. L’artiste brise des tabous ou les met comme acteur principal de ses écrits pour sensibiliser les gens.

Non seulement, en tant qu’artiste cette question me met mal à l’aise, mais aussi en tant qu’individu. J’ai peur de faire un faux pas. J’ai peur d’insulter quelqu’un. Peur qu’on me pointe et on me dit : tiens celle-là fait de l’appropriation culturelle! Et l’art, dans mon cas l’écriture, si elle veut être créer ne peut pas vivre dans la peur.

La question ne se pose pas juste dans le métier d’écrivain, mais dans la vie de tous les jours. Les costumes d’Halloween…même l’Halloween est un concept mexicain! Devons-nous l’abolir pour autant? Le yoga! Saviez-vous qu’en faisant du yoga vous vous appropriez la culture indienne? Devons-nous empêcher toutes personnes non indiennes de faire du yoga?

Le métissage, le partage, la communion sont essentiels pour cesser la catégorisation des gens. Cesser de se battre entre nous pour une couleur, un code vestimentaire ou un choix religieux. Je crois que c’est noble de démocratiser la culture, de la permettre au non-initié. Connaître n’est-ce pas la solution à l’ignorance? Mais est-ce la bonne façon de connaitre? Je ne sais pas.

Prenons les autochtones…ont les a déporté, on les a violé, on leur a arraché leur vêtement, leur terre, leur culture, leur croyance…on les dompter, on les assimilé, on les déculturé…aujourd’hui, bien des années plus tard…il y a une lueur d’espoir…un regain, une emprise sur leur vie plus grande, un nouveau souffle…Imaginez revenir à vous et voir que votre culture est devenue une mode, votre langue vous est apprise par ceux qui vous l’ont enlevé, vos vêtements sont portés…ces vêtements de cérémonie dans un lieu inapproprié. Seriez-vous fâché? Réclamerez-vous justice? Oui….Évidemment.

Quand un bandeau est une mode pour un blanc et représente l’archétype du voyou pour un noir…voilà ou nous pouvons parler d’appropriation culturelle. On ne peut pas empêcher quelqu’un de porter et imiter notre culture…On ne pourra jamais ni restreindre un être humain ni demander la permission à tout un chacun.  Il y a cependant des responsabilités liées à une mode, à une culture, à une expérience…Il y a une responsabilité qui appartient à l’être humain de sortir de l’ignorance. Cesser de couvrir ses yeux face aux préjugés, aux racismes et à la maltraitance. Voilà le problème de fond…porte cette coiffe…marche à l’Halloween en monstre, mais va te renseigner. Va dans ton esprit et ton cœur ouvrir la raison de ce que tu es entrain de faire, entrain de vivre, entrain t’interpréter. Il n’y a que comme ça que nous apprendrons de l’autre et nous nous améliorerons en tant qu’être humain.

 

Si vous désirez d’avantage information sur l’appropriation culturelle :

 

Qui s’approprie le concept d’appropriation culturelle?

Maitee Labrecque

I invoked cultural appropriation in the context of literature and writing only: Hal Niedzviecki

Saganash

Définition wikipédia

Radio-Canada- Qu’est-ce que l’appropriation culturelle?

Amandla Stenberg: Don’t Cash Crop On My Cornrows

« HANDS OFF MY CULTURE! » | The Myth of Cultural Appropriation

 

 

Actualités Autochtones :

«Nipekiwan : je reviens» : entrevue avec Marcel Pititkwe

Les archives de Radio-Canada

Réalité Autochtone UQAM

 

IglooFest- Fêtons l’hiver

21 Janvier 20h00

L’hiver perdure? Il fait froid? Nos os ne se réchauffent plus? La déprime saisonnière?

Pourquoi ne pas aller danser, dehors, dans la neige ? Oui vous m’avez bien lu.

La danse hivernale traditionnelle, mais tellement moderne de Igloofest est arrivée. Musique électronique, artistes connus, moins connus sur scène vous offrant un spectacle qui vous fera dire  « j’aime l’hiver! »

scène saporo

 

feu et saucisses!

Si vous êtes de Montréal ou simplement de passage, dirigez-vous au vieux port c’est une obligation!

C’est fêter l’hiver! Se réjouir, se rencontrer, manger des saucisses autour d’un feu et s’en mettre plein la bouche avec de la tire d’érable. Sans compter, la bonne bière et le vin !

Les gens sont drôles, de bonne humeur et festifs! Tous sourires! Il y a même des étranges habillé en Kit de skidoo ou en animaux! Les hippies modernes, mais oh combien agréable.

Petit conseil: Venez à l’avance pour repérer les lieux, visiter les attractions, ne pas s’embourber dans la foule. Vers dix heures, onze heures, il y a foule!

Site officiel

 

KeBaTeK, un son différent

Il n’est ni le chasseur, ni la proie.

Il est le lien entre ces deux choses.

Il est la question entre la vie et la mort.

Producteur de sons, artiste indépendant et musique électronique. KeBaTek est un nom étrange. Mais cela sonne bien sur la langue. KeBa, Québec…TeK, techno, Technique, Technologie…Un nom qui parle de lui même. Dur par les K mais d’une sonorité plus douce une fois prononcée.

KeBaTeK trace une ligne entre le bien et le mal. Une ligne dans lequel le personnage scénique se déplace. La direction artistique de l’artiste veut une question existentielle sur la vie et la mort. Bambie ou le Chasseur? Voici un choix difficile. Voilà un jugement lourd de conséquences.  Mais toutefois très imagé. C’est-à-dire que nous saisissons aussitôt le dilemme.

L’artiste recherche la qualité du son. On distingue aussi dans sa musique le grain des synthétiseurs. Poésie musicale oscillant entre jovialité et agonie. La chasse, le faon qui court, la traque, la mort…

Pour écouter du KeBaTeK, il faut cesser ce que nous faisons, mettre ses écouteurs à fond et se laisser porter par l’histoire musicale. Rester attentif aux variations, aux aigus et aux notes plus graves. Son qui d’ailleurs, le  violon semble être majoritairement apprécier par ceux qui on l’album…

Site Web

Facebook

Vidéo Clip

Achat de l’album

( possibilité achat de l’album en digipak)

Medecine Groove Trio

Groupe Rock, revendicateur, voix et message autochtone. Medecine Groove Trio était à l’Escalier le jeudi 02 février 2017 à l’occasion de la Soirée Art-Culture autochtone organisée par le Cercle des Premières Nations. Cet évènement est tous les premiers jeudi du mois. Les participants sont des artistes autochtones qui nous offrent sur scène leur art et leur culture.

Je ne connaissais pas Medecine Groove Trio avant cette soirée. Je n’écoute pas particulièrement le rock. Cependant le message est venu me chercher. Un homme portant l’histoire d’un prisonnier Lakota. Un homme debout, revendicateur et anarchiste pour faire passer le message.

Born poor, Born Indian, Born Native. Born Guilty.

«Parle de nous les prisonniers Natifs et raconte notre histoire, c’est le seul moment où nous existons» Cette phrase fut criée par un jeune détenu Lakota Sioux, à l’attention de Jean Michel Wizenne, lors de sa première expérience en tant qu’invité, à participer aux cérémonies Lakota au sein du Pénitencier de Sioux Falls, Dakota du Sud. Ce fut le véritable déclic qui allait engendrer la naissance de Medicine Groove trio.

L’Escalier est un café/ bar végétarien. L’alcool coule à flots, les plats sont succulents, l’ambiance chaude et agréable. Les employés sont sympathiques et la clientèle festive. On passe sur la rue Sainte-Catherine Est sans voir cet endroit caché au coeur de Montréal. Et si cela n’avait pas été du Cercle des Premières Nations et leur évènement, je ne serais jamais venu.

Alors je passe le mot de cet endroit mystérieux.

Alors je passe le message de ces prisonniers Natifs.

 

Soirée Art et culture autochtone

Cercle des premières Nations

L’Escalier 

Évènement du 02 février 2017

Le vieux qui criait après la patate en poudre

Non nous n’affamons pas nos vieux. Non il n’y a pas qu’un seul choix au menu. Oui parfois c’est mou. Oui parfois ça n’a pas l’air appétissant. Oui parfois ce n’est pas top santé. Même que des fois c’est trop pro vert.

Il y a quelques mois un résident en voulait à la cuisine de lui servir des patates en poudre. Il avait bien raison d’être scandalisé. Monsieur a toute sa tête, il a encore toutes les facultés gustatives et ne porte possiblement pas de dentier. Ce qui est, pardonner si j’en choc certain, bien malheureux pour lui. Si vous vous attendez à manger de la gastronomie en centre d’hébergement, vous serez déçus. La réalité est que ce sont de vieilles personnes qui mangent peu, qui sont souvent très difficiles, qui ne goûtent plus rien, que tout est soit trop salée ou avec aucun goût.

J’admets par contre que la bouffe icitte a tendance à être fade. Après quelques sachets de sels, ça va mieux. Il n’y a pas non plus de superbe présentation. Et mise à part les restrictions complexes des bénéficiaires, le personnel de la cuisine doit gérer les goûts personnels, les choix religieux et/ ou nutritif, la quantité de nourriture pour parfois 12 étages à 25 personnes par étage ET de belles conditions budgétaires imposées.

Alors oui il y a probablement des patates en poudre qui se glisse sur le menu. Oui ce n’est pas le top. Je suis allée discuter avec le cuistot où je travaille et ce dernier m’a avoué que certains centres le faisaient, parfois, quand il était pris de court ou que le prix de la patate avait considérablement augmenté. Est-ce vrai ou pas? Est-ce justifié ou non? Je vous laisse le soin de valider votre prise de position. Cependant, taper sur les employés ce n’est pas la chose à faire.

Nous avons fait un choix de société qui est d’accorder plus d’attention à un autre groupe de personne plutôt que la nourriture de nos petits vieux. C’est triste, mais c’est de même au Québec! Si vous avez la chance de garder vos aînés prêts de vous, les dorloter, leur faire de la bonne popote, d’aller leur rendre visite fréquemment ou de les héberger chez vous…tant mieux. La réalité ici c’est la maladie, des pertes physiques et cognitives et malheureusement des familles dysfonctionnelles…et ces gens aboutissent inévitablement dans le cercle gouvernemental de la gestion des p’tits vieux.

Cependant, il est important de noter que notre cher gouvernement s’en lave effectivement les mains. On coupe! On coupe! On coupe! Mais nous l’avons élu ce gouvernement et nous le laissons faire. Notre seule solution est:  Modifier nos valeurs de société et l’orienter non vers l’économie, mais vers des alliances sociales plus prospèrent, dont le maintient de la dignité humaine ( Pis ça, ben! Ça inclut les p’tits vieux! )

Regardons, ensemble, la Voie Lactée

Une nuit profonde m’enveloppait. J’ai levé les yeux vers le ciel. Tranquillement mon oeil s’habituait à la pénombre, je fus ébloui par des milliards de points lumineux. C’était un tableau merveilleux, scintillant et apaisant juste au-dessus de ma tête. Le temps était arrêté. Toutes mes préoccupations s’étaient volatilisées. Comme si, sur une étoile j’avais accroché mes peurs et mes angoisses et qu’ils étaient désormais loin. Très loin. C’est à ce moment que j’ai réalisé que je venais de prendre contact avec l’Univers.

 

Lire et comprendre le ciel ne datent pas d’hier. Les premiers astronomes furent principalement des religieux. Ils comprirent le lien qui existait entre le mouvement du ciel et le cycle du jour et de la nuit[i]. Les techniques ont été développées, puis raffinées pour en être grandement maîtrisées. Le calendrier romain, l’époque babylonienne, le calendrier chinois, Stonehenge en Angleterre pour ne nommer que ceux-là… Ce domaine est vaste et rempli d’une histoire riche. Un lieu de sciences, mais aussi de rêve.

D’ailleurs, c’est justement ce dernier qui m’intéresse davantage. Sans toute la connaissance et le matériel sophistiqué de l’astronome amateur, est-il possible de regarder le ciel et de vivre quelque chose de très puissant? Une expérience humaine, planétaire et réconfortante? Oui, connaître, mais surtout la ressentir. Nous formons un tout, mais comment entrer dans ce tout? Comment connecter et vibrer par une seule et même énergie? Nous, bibitte sur deux pattes, regardant nos pieds jour après jour, est-il possible de lever les yeux au ciel et apprécier la splendeur ?

Je peux imaginer vos froncements de sourcils. Non, il ne s’agit pas d’un dogme ici. Plutôt d’une disposition légitime et très humaine de reconnaître le beau d’où nous sommes situés sous la coupole céleste. De plus, les étapes nécessaires à la réalisation de cette expérience humaine sont forts simples.

Vous aurez, tout d’abord, besoin de trouver un endroit loin de la pollution visuelle. C’est important, car vos yeux devront s’habituer à la noirceur. Éviter vos cellulaires ou toutes lampes de poche n’ayant pas la lumière rouge ou bleu (sinon il faut prévoir un délai de trente minutes avant de retrouver une vision nocturne adéquate). Ensuite, étendez une couverture sur le sol et couchez-vous.

Laissez vos yeux faire le reste. Laissez votre esprit vagabonder. Votre corps au repos, oublier votre journée et ses tracas. Accrochez, comme moi, vos préoccupations sur une étoile et dites-leur adieu. Vous êtes en communion avec le firmament, avec la planète terre et ses habitants. Regardez ces points blancs à votre zénith. Captez ce tableau et gravez-le dans votre conscience. Tout l’horizon vous appartient. Vous êtes libres. Vous êtes légitime. Vous êtes terriens et comme des milliers d’autres avant vous permettez à cette cérémonie de se perpétuer. Vous entrez dans le tout de chaque chose. Vous vivez et respirez à l’unisson avec la vie.

Comprenez que ce moment est privilégié. Il n’y a rien d’autre qui compte à par vous et cette sensation de bien-être. Vous avez arrêté le temps. Vous profitez de l’instant présent. Vous voyagez sur ce vaisseau spatial bleu et blanc dans l’Univers. Vous êtes le conducteur et son passager. Vous vous sentez petit, mais vous êtes grand. Une unité essentielle à la chaîne du tout. Vous êtes précieux.

Peu importe nos origines, nos croyances, nos combats et nos cicatrices, voilà cette chose que j’ai apprise en observant l’espace infinie: même quand on croit que les ténèbres nous ont rattrapés, qu’on ne voit plus rien, que nous sommes perdues…Il s’agit simplement d’un nuage qui traverse, nous camouflant la Voie lactée, notre moi profond. Cependant, le nuage passe et le ciel étoilé revient toujours.

[i] Guide Pratique Astronomie, lire et comprendre le ciel, Édition Sélection Reader’s Digest, Dav id H. Levy préface de Hubert Reeves, 2013. 288 pages.

Bibliographie V.1

Après plusieurs  heures à ne pas écouter en classe, après la confusion que sa place n’était pas sur une route utilisée par plus d’un, la passion de Karine Vienneau se révèle enfin: L’écriture.

Depuis sa tendre enfance attirée par des mondes fantastiques, par des légendes et des personnages attachants. Elle découvre que le métier d’écrivain est fait pour elle. Karine fait des scénarios, elle se crée un univers bien à elle.  Elle veut partager et y imposer sa marque.

Mais selon elle, l’écriture s’est ardue. L’écriture fait du bien autant qu’il terrorise. Des auteurs comme Hubert Reeves, J.K. Rowling, Mario Francis, Louise Gauthier, Bradbury, Paulo Coelho, Micheal Crichton, Frank Krebs, Herbert George Wells, Jules vernes et bien d’autres viennent influencer son imaginaire.

«Écrire est une longue étape de destruction et de construction. Ici, je ne parle pas de l’histoire, mais bien de l’auteur.»

Cependant, il ne s’agit pas simplement d’être créative ou d’avoir des idées. Plusieurs auteurs ont façonné avec les années sa vision du métier d’écrivain. Des phrases qui la marqueront :

« C’est bien avoir des idées, mais faut savoir écrire.»

-Mario Francis-

« Prendre sa créativité et l’asseoir sur une chaise.»

-Jean Barbe-

Ce sont des phrases qui l’ont découragé et l’on fait rager. Mais, il fallait comprendre que l’écriture naitra du chaos et c’est à l’auteur d’y ajouter une technique, une façon de faire, un peu d’ordre dans ce désordre. Karine se dote d’une méthodologie, une structure d’écriture. De la discipline pour atteindre son objectif : Être publié.

Karine a toujours eu un profil entrepreneur et un talent certain pour la vente, alors elle se décide de se lancer le défi suivant : se publier soi-même passant par toutes les étapes. Recherche et développement d’œuvre littéraire, création, correction, Infographie/ graphisme, mise en page, impression, distribution, vente et représentation.

Elle refuse de perdre le monopole de son expertise au profil des grandes maisons d’édition. Son œuvre, Karine Vienneau, un produit fièrement bâti de A à Z.

Bien sûre, elle n’a pas l’expertise d’une maison d’édition, mais elle ne prétend pas à la perfection. L’écriture est une question posée, un sujet donné, une tentative de communication. Ce qu’il faut, c’est juste susciter l’intérêt.  Dans la vie et dans toute chose, la perfection est difficilement atteignable, utopique. L’auteur n’a pas peur de déplaire.

«J’écris d’abord pour moi. J’écris pour sortir de ma tête mes inquiétudes, mes angoisses, mes espoirs et ma façon de voir la vie et de m’y accrocher.»

Académiquement, Karine Vienneau est aussi titulaire d’une technique en gestion de commerces  et a complété le certificat en administration et le certificat en Ressources humaines à l’université.

«Pour faire ce qu’on aime, il faut être créatif et sans audace, on fait comme tout le monde. Sans discipline, on est un artiste frustré qui piétine ici et là. Ce n’est pas mauvais, mais l’accomplissement d’avoir terminer une œuvre, la fierté d’avoir fait quelque chose, d’avoir essayé une patente. Ça…ça vaut les heures de sommeil perdues. »

« J’ai compris que j’aimais m’exprimer et que j’aimais être confronté aux autres. Je suis une artiste, je mets en doute mon existence et celle des autres au regret des gens bien installés dans une routine.   »

L’auteure ouvre son groupe d’entraide à l’écriture en 2016 avec une amie. Son but est d’apprendre à parler d’écriture et de visiter l’intérieur des têtes de ses collègues écrivains. Un groupe gratuit avec les valeurs d’entraide.

«Tout le monde peut écrire, ça n’appartient pas uniquement à des auteurs qui publient ou aux grandes maisons d’édition qui marquent la ligne. L’écriture fait partie de notre expérience humaine.»

Karine Vienneau nous livre des histoires pouvant passer de la spiritualité (Amérindienne  et bouddhiste), aux oreilles en pointe d’une créature elfique, aux fonds étoilés du cosmos. Elle se différencie par la profondeur des questionnements, la trame psychologique des personnages, par l’intériorisation de la victimisation et sa place dans l’univers.

Acheri, la légende de l’enfant-squelette est la première nouvelle que livre l’auteure (décembre 2016) . L’écriture était un défi, mais cette courte histoire lui fait croire à son potentiel, renforcit ses valeurs et propose de le partager, pour la première fois, avec un autre humain.

Note: Je ne sais pas pourquoi j’ai choisi cette photo. Désolé….