Minimaliste

4h30AM. Je ne dors pas. Comme pour la plupart des nuits, elles sont entrecoupées. Je ne peux accuser indéfiniment mon chaton (quoiqu’il est une cause indéniable de mon manque de sommeil). Je suis insomniaque. Je me réveille deux ou trois fois par nuit. J’ai bien essayé des médicaments pour dormir…ça marche, mais lorsque je m’extirpe du sommeil le lendemain j’ai cette étrange impression d’avoir été kidnappé par des extraterrestres. Non ce n’est pas cool. C’est flippant et très angoissant. Bref, j’ai toujours l’air de très mauvaise humeur. Une chance que le café a été inventé.

Donc très tôt, ce matin encore, je me levais. Je suis allée aux toilettes, pris un verre de lait, écouter de la musique, j’ai flâné sur internet et… une vidéo sur le minimaliste. J’ai tout de suite accroché à ces petits espaces blancs et sans objets. Quelques décorations de temps en temps, très simples et peu encombrantes. Une n’avait qu’une dizaine de vêtements. Dix? Comment fait-elle?

Alors j’ai regardé des vidéos toute la nuit jusqu’à 6H30AM et il m’est venu l’idée de faire du ménage dans mes garde-robes. Je me suis dit, loin d’être minimaliste, puis-je me départir de ce qui ne me sert pas? J’ai ouvert ma penderie à salle de bain et j’ai sorti tous mes paniers. Des vernis à ongles qui dataient des cavernes (ceci est un oxymore), des produits de beauté à moitié entamés et des tonnes, mais des tonnes de bijoux inutilisés. La folie m’a pris. J’allais dans mes tiroirs et je jetais chaque morceau de linge. Trois sacs de poubelles ont été remplis. Les cintres étaient empilés sur mon lit gisant comme les cadavres d’un meurtre sordide que j’avais opéré.

Je retournais une heure plus tard dans le salon, épuisé. Je buvais mon café. Regardant autour de moi, je ne ressentis pas un changement extraordinaire. Mon salon était déjà minimaliste. Ma télévision était tendance et mon sofa tout récemment acheté, mais il n’y avait rien de superflu. Un tapis. Des couvertures. Un rideau. Une lampe. Bon une chandelle et une bonne trentaine de films… toutefois, mon party de jetage ne me fit pas plus apprécié mon environnement, car il était déjà très simplet. Je me sentais cependant plus légère. Tout ce maquillage inutilisé. Tous ces vêtements achetés quand je travaillais dans les boutiques. Je ne pouvais imaginer quelle chaussure j’allais garder dans ma grosse boîte bleue. J’anticipais le désastre ou j’allais pleurer comme une madeleine en disant adieu. J’avais déjà fait un grand travail ce matin et la prochaine étape allait être difficile.

Pourquoi gardons-nous tant de choses? Nous sommes attachés aux objets, mais l’intériorité, la découverte du monde ne sont-elles pas plus essentielles? Garder autant de toutous et de jouets. Garder tant de vêtements qu’en une décennie nous n’aurons même pas mis. À quoi cela rythme-t-il? Je n’ai pas encore résolu la question. Je cherche encore une réponse adéquate. Pour le moment, je continue pièce par pièce à retirer les objets de ma vie pour la rendre plus légère. Accepter que ces choses ne me définissent plus.

Thirteen reasons why

J’avais entendu beaucoup de potins au sujet de cette série. De bonnes choses comme de moins belles choses. J’ai décidé d’en avoir le coeur net et de me faire ma propre opinion sur le sujet.

Évidemment, j’ai été choquée sur le sujet. J’ai été choquée des scènes sur le harcèlement, sur celle des viols et la fameuse scène de suicide. Oups! J’ai dit le mot vilain. Suicide… Oui, je suis comme tout le monde j’ai les poils qui se dressent sur mon bras quand je prononce le mot. Mais comment réussir à en parler sans dire le mot? Sans donner l’impact à ce mot comme il convient? Ce qui me choque le plus c’est l’hypocrisie des gens qui veulent en parler sans vraiment en parler. Je crois qu’une série comme celle-ci permet de défaire les non-dits et les illusions que nous avons sur l’acte de s’autotuer. Pourquoi quelqu’un veut-il se tuer? Pourquoi quelqu’un veut-il disparaître? Désirer ne plus exister? Aurons-nous une vie humaine pour comprendre?

Ce qui m’a troublé le plus est la finale. Tout le monde est coupable. Tout le monde y a ajouté son grain de sel. Tout le monde aurait pu attacher cette personne à la vie. Les intervenants, les enseignants, les directeurs, les parents, les amis… Mais chacun a laissé mourir l’espoir. Des pancartes le suicide n’est pas une option ont-elles vraiment leur impact quand la personne aux prises avec son côté le plus sombre d’elle-même ne prend même pas la peine de lever les yeux du plancher? Tous ces beaux discours va voir un médecin, un psy…eux comprennent, sont-ils justifiés? C’est juste moi ou j’ai un énorme malaise de confronter la réalité que sincèrement… peu de personnes peuvent aider quand on décide de mettre un terme à la souffrance.

Alors non…cette série ne vous montre pas comment faire. Si vous l’avez pris comme tel le message n’a pas eu d’écho en vous. Vous devriez peut-être la regarder de nouveau ou… vous questionner sur votre propre sensibilité. Que craignez-vous au juste?

Un sourire. Une bonne blague. Une caresse sur l’épaule. Un bonjour. Un intérêt sincère vers l’autre, sa vie, ses passions… c’est cela la véritable cure. Avec la patience comme alliée évidemment. Je ne prétends pas connaître la solution ultime, il n’y en a pas. Les gens font ce qu’ils font parce qu’ils sont malades et sont dans les ténèbres, mais il suffit… parfois… de remettre la lumière.

Pourquoi la série m’a affectée autant? Je ne peux m’empêcher de penser à un ami qui a osé le faire… Sans rentrer dans les détails pour protéger sa mémoire et celle de ses amis proches… car je ne le connaissais pas vraiment. Comme dans cette série, j’ai eu un rôle difficile. Celui de continuer à parler méchamment. Celui de ne pas accepter la personne totalement. Sa différence. Son unicité. Pourquoi? Loin de dire qu’on fait tous des erreurs, j’étais jeune et stupide et ma conception du monde et de sa diversité était une grande déficience. Par chance, j’ai grandi et j’ai appris. Mais ce n’est pas seulement ça qui m’a affecté. Je ne peux pas prendre  simplement l’histoire de quelqu’un d’autre et me l’approprier. Je pense aussi à un collègue de travail qui a sauté du sixième étage et a fait éclater sa tête au bas des escaliers. Chaque fois que je passe là, je retiens mon souffle. Je ne le connaissais pas, mais j’ai mal parce que le prochain je pourrais le connaître. Toutefois, si la série m’a affecté autant c’est sûrement parce que j’y ai pensé un jour…plusieurs jours. Pendant longtemps, disons. Même si ma vie a été différente des protagonistes, l’émotion est la même. Le sentiment de profonde solitude… Incurable, indéniable et fatale je la connais que trop bien.

J’ai trouvé à temps l’écriture. J’ai trouvé à temps ma chandelle qui m’éclairait dans les ténèbres. Je me suis tuée par l’intermédiaire de mes personnages plus d’une centaine de fois. Au fond, mes livres, c’est moi en entier ou en partiel, mais il s’agit toujours de moi.  Alors cette série originale de Netflix a fait ressortir de sous mon lit quelques monstres qui s’y cachaient depuis longtemps. Et si, on cesse de voir nos héros comme des personnes en cape avec de super pouvoirs, mais plutôt comme des personnes vulnérables et sensibles… peut-être…je dis bien peut-être on arriverait, du moins, dans l’art à éveiller quelques âmes, à sauver des gens qui nous sont chers. Je crois que 13 raisons devraient être écoutées en famille afin d’ouvrir la discussion. Simplement l’ouvrir afin de briser l’isolement, briser les doutes, briser les pensées qui se noircissent.

Abonnement Aquadôme

Ne fait pas ci. Ne fait pas ça. Est-ce moi ou tout est de plus en plus contraignant?

Voilà les faits : Tous les jeudis, depuis déjà quelques semaines, je vais m’entrainer avec mon grand frère à la piscine de l’Aquadôme. Nous faisons de l’aquaforme que nous avons gentiment resurnommé aqua-sploush-sploush. On ne fait pas que barboter on bouge et on s’éclabousse. Je dois me confesser. Nous avons pris l’habitude d’arriver trente minutes d’avance que je vais vous expliquez comment ce temps est répartit. Le premier quinze je vais enfilée mon maillot (sincèrement, si vous n’avez jamais vu une fille – ou été -un peu enrobée mettre ce truc-là c’est un sport en lui-même). Ensuite, j’allais du côté pataugeoire pour aller me réchauffer pour les quinze minutes restantes. Cependant, jeudi dernier, pendant que nous nous régalions de l’eau chaude avant notre cours dans l’eau froide, une employée est venue nous informer que nous n’avions pas le droit que si nous voulions entrer dans cette piscine, il nous fallait payer 3,00 $ supplémentaire à chaque entrée. En plus de notre abonnement déjà défrayé? Oui Madame. Même pour 15 minutes? Oui Madame. Même pour 5 minutes? Oui Madame et vous ne pouvez entrer que dix minutes avant le cours à l’intérieur des vestiaires. Je ne fus pas la seule surprise six personnes de notre groupe de peut-être douze ont été aussi mis au parfum.

Donc, si je résume, je paye un abonnement, je dois entrée dix minutes en avance, me débattre rapidement avec mon maillot, prendre ma douche et aller m’asseoir sur un banc et geler jusqu’à tant que le cours débute. Et la chaîne stéréo n’est pas toujours mise et les objets pour le cours pas toujours avancée…alors on commence toujours un peu plus tard que l’heure indiquée. Alors, finalement, j’y perds au change?  L’esprit communautaire de cette institution est de la vraie foutaise, non?

Mis à par la contraignante, la loi et la tarification double( abonnement + droit d’entrée) de notre piscine municipale intérieure j’aimerais vous sensibilisé à autre chose. Nous sommes une société, dans un endroit dit communautaire, à but non lucratif, est-ce que laissé apprécier l’avant-cours dans l’eau chaude de tes clients – participants- membres- abonnés (whatever comment vous voulez nous appeler) est-ce vraiment une perte d’argent? Un abus de notre part? Une cause essentielle pour que votre administration de se batte ? Et si j’essayais de vous faire changer d’avis…et si je vous parlais avec mon cœur et la tristesse que j’ai éprouvée? Ça vous dit? Alors Go! Je me lance!

Je pense à la petite dame recourbée à la tête grisonnante qui attendrait sur un banc en gougoune, dégoulinante d’eau et essayant de se réchauffer par sa petite serviette. Je pense à notre plaisir de socialiser notre groupe dans ce petit quinze minutes. Je pense à moi, une toutoune, qui lui prends tout son petit change pour me montrer en maillot de bain devant les étrangers. Je pense à mon frère qui a trouvé enfin un sport ou on ne l’écœurait pas par son poids ou sa vision. Vous savez, aller dans un gym c’est dur pour plusieurs. Avoir un entraineur c’est dispendieux. Courir, parfois certain ne peuvent pas parce qu’ils font 300 ou 400 livres. Alors que nous reste-t-il au lieu de faire débourser à la société un anneau gastrique ? La piscine c’est doux. C’est agréable. On bouge. Tranquillement à notre rythme. Alors…ce 3,00$ de plus dans ta caisse pour nos quinze minutes de bien-être, est-ce que ça en vaut la peine? Vraiment?

Mon grand frère s’est réabonné pour novembre. Il était heureux de le faire. Heureux de faire le baleineau dans l’eau. Prendre ça relaxe, enfin! Un endroit qui lui plait, ici, dans notre ville à nous. Jeune Lasalleois qui aime sa ville et ses activités. Maintenant, il a un goût amer dans la bouche. Il a son cœur d’enfant tant blessé qui est triste à nouveau.

Oui, la prochaine fois, on va payer 3,00$. Pour quinze minutes, pour payer pour se déshabiller dans le vestiaire. On va payer 3, 00$ et ne va plus jamais revenir ensuite pour s’offrir un abonnement. Parce que juste ça, juste cette contraigne supplémentaire, quand il y a quelques années cette question ne se posait même pas…juste ça…nous fait aimer moins la gestion mise en place dans ce lieu qui m’appartient, qui appartient à mon frère, à cette petite vieille, à nous et à vous…Alors que décidons-nous?  On reste sur le banc ou on va jaser dans l’eau ?

 

Merci de votre collaboration

 

Vendredi 8 septembre 2017, un collègue de travail monte les escaliers, laisse son sac à dos au deuxième étage et continu au sixième. Tous ignorent à quoi il pense. Du bien ? Du mal? On ne saura jamais. Il vise juste et se lance dans le vide. Mort sur le coup. C’est fini. Trois jours pour les fleurs et on ramène le tout dans une pièce au sixième. On veut éviter que les gens s’enfargent dans l’hôtel fleurie de notre collègue alors on les a déplacé, mais je crois qu’on a voulu cacher notre gêne. On a voulu cacher cette cicatrice si profonde que chacun porte dans son cœur. On a voulu éviter dans parler. Le silence. C’est tout ce qui nous reste ici. Un silence terrifiant et glacial.

Je ne sais pas ce que je dois penser de tout ça. J’imagine que la direction accusera son état fragile, sa vie personnelle ou une autre foutaise pour éviter de se responsabiliser. Éviter de voir que ça ne va pas d’accord?

Parlez-en! Mais à qui? Quand mon ami à porter plainte pour harcèlement, son équipe entière s’est retourner contre lui. Alors quand le beau et gentil nouveau boss vous promet que les choses vont changer. Nous savons pertinemment que rien ne changera. Jamais. Les gens en hauts dirigent. C’est tout ce qu’ils savent faire. Mais ils ne savent rien.

Mais ce n’est pas tout. J’ai le cœur gros. J’ai le cœur en bouilli. Il n’y a pas juste des collègues qui se balancent du haut des escaliers…ce qui est le plus grave en soit. Et la surcharge de travail? Les températures excessives? Le manque d’employé? Le manque d’outils? Le manque de considération? Les nouveaux logiciels qui font plafonner les budgets à cause des erreurs? On est lancé à droite à gauche pour prendre au vol le maximum d’heure. Mais ici c’est du temps partiel. Il y a peu de poste. On nous promet de poursuivre une carrière, mais il est donné aux nouveaux recrutés tous ses beaux postes. Mon frère est ingénieur et il ne peut être ingénieur. On recrute à l’externe. Je suis diplômée de deux certificats à l’université, mais je ne satisfais jamais aux exigences?

On coupe la qualité de la nourriture et on paye plus cher. Les portions diminuées. Les employés sont affamés. J’ai mal à mon réseau. Au privé, tu sors le cash et on te repatante ça et ça. Mais le privé c’est les mêmes médecins que le publique. Vous saviez que quand ils recevaient un dossier, il te proposait d’aller dans sa clinique si la rétribution était meilleure pour lui? Un médecin qui vous dit qu’il veut aider son prochain est en fait une personne cupide qui veut faire fructifier son portefeuille. Point barre.

Que j’ai les idées confuses, vous ne trouvez pas? J’ai fait les frais des médecins. De l’incompétence humaine en matière d’humanité et vous savez, moi aussi j’ai le goût d’aller au sixième étage.

Nous avons désormais une coordonnatrice pour trois centres. La charge de responsabilité retombe hélas sur le dos des employés. Je suis réceptionniste et je vous avoue, en toute transparence, que je dois gérer des codes d’urgence ( feu, violence, fugue, etc) et on m’a juste dit comment et quoi dire à l’intercom. Je n’ai aucune formation de crise. Aucune. Nada. Si y’a le feu. Ils vont tous brûler mes Papoutes. Et le coordo j’espère au fond qu’il est dans ma bâtisse si tout crame…

Est-ce normal? Suis-je trop exigeante? Je suis une frustrée de la vie?

Avoir de l’aide, est-ce trop demandé? Être écouter? Non? Nous sommes dans la santé et nous sommes incapables de nous sauver. Ça fait froid dans le dos. Qui est le prochain? Sérieux! Je regarde à droite et à gauche, qui est le prochain de mes collègues à vivre son trop plein?

On va en reparler. C’est clair que je vais vous en reparler. Quand, de quoi je ne sais pas trop au juste. Mais je vais y revenir. Je vais bloguer à nouveau. Certain. J’ai mal au cœur et je veux vomir.

Comme la direction nous plaît à nous rabâcher à chacune de ses communications, à chacune de ses lois…Je vous remercie de votre collaboration. Plus fort avec vous ( mon cul!)

Où sont les couilles ?

Attention! Attention! Article d’une fille frustrée. Voilà…il y a eu ce mec cette semaine. 29 ans, célibataire, grand, beau, un peu rondelet, mais oh combien confortable de se blottir dans son creux. On a pris une bière  (lui trois- Est-ce trop quand on se dit nerveux ou il veut oublier qui il a en face de lui? ), j’ai osé aller chez lui, on s’est embrassé…et j’ai été plutôt froide- mais après plusieurs tentatives je me suis laissée emporter et croyez-moi il aurait pu facilement faire tomber mon mur de défense. Mais non, on a été en douceur. Il m’a reconduit à l’autobus ( l’autobus ne s’est pas pointé). Alors il m’a payé le Uber jusqu’au métro. Il m’a embrassé et je me suis rappelé en goutant ses lèvres douces que c’était désormais à lui de venir dans mon coin. C’est ce qu’il m’a dit. Il m’a même parlé d’aller faire du tir à l’arc. J’adore le tir à l’arc.

Je suis retournée chez moi la tête pleine de rêveries. J’avais les lèvres qui brûlaient. Je sentais son parfum dans mon cou. Wouah! Ça se pourrait-il que mes six années de célibat prennent fin? Tinder renfermait-il des perles rares finalement ? Des hommes qui ne veulent pas juste la pétasse de service pour coucher? Je ne suis pas parfaite. Je suis une vraie patate de sofa, mais je crois avoir de belles qualités. Des qualités et une intelligence qui rendraient un homme amoureux.

Pourtant, la fin de cette histoire ne s’est pas bien terminée comme bien d’autres blind date ou on s’imagine des tas de trucs et finalement il n’y a pas d’étincelles. Ouais c’est ça. Après que je l’ai relancé, cela a été sa réponse. Pas d’étincelles. En langage de fille habitué des rencontres Internet ça veut dire soit a) j’avais juste envie de fourrer b) t’es vraiment pas mon type ( et je n’ai pas de couilles pour te l’avouer).

Au début j’étais choquée! Pourquoi m’avoir embrassé jusque devant la porte du taxi? Pourquoi avoir prévu venir dans mon coin, faire une activité avec moi…si c’est pour me dire deux jours plus tard nahh finalement tu sais quoi? T’es moche. Tu n’invites pas une fille moche chez toi mec! Tu finis ta bière et adios!

Je suis plutôt fière de moi. Je n’ai pas changé. Je n’ai pas accordé une seule partie de moi, ni mon passé, ni mon avenir, ni mon corps, ni mon bien-être acquis depuis mes six ans de célibat. Je n’ai pas tout sacrifié pour un mec.  Un inconnu. Un inconnu aux belles paroles…

Une fois cette grande fierté je dois vous avouez un truc…Je me sens fatiguée de tout ça. Je suis fatiguée de jouer le jeu de la séduction. Fatiguée de me faire des idées. De jouer parfois le caméléon pour plaire. C’est quand mon tour? Hein? Quand est-ce que je vais rencontrer mon Tristan? Mon Roméo? Ce mec qui va me regarder et dire je ne la laisse pas partir celle-là.

Je n’ai pas à attendre ce jour pour espérer être heureuse aujourd’hui. J’ai connu l’amour. Deux grands amours. Ils m’ont élevé plus haut malgré le point final. Je garde dans ma tête et mon cœur nos histoires. J’ai espoir que ce big bang reviendra. Un homme qui ne me demandera rien d’autre que juste être à côté de lui. Pour le moment, le seul mâle dans ma vie est Pô et je crois que, avec un cœur à nouveau brisé, c’est tout ce qu’il me faut.

Ouais. Parfois…l’amour fait c**** !!

Désobéissance

 Obéir: Se soumettre à quelqu’un ou quelque chose.

 

Il vient un temps, peu importe notre âge, qu’une loi ou un règlement voire un ordre nous met mal à l’aise. Nous sommes irrémédiablement pris d’une crise d’urticaire quand il vient le moment d’obéir ou non…Et vous, pensez-vous qu’il faut obéir en tout lieu et toute circonstance à ceux qui édictent la loi? Où seriez-vous, tout comme moi, pris d’une irrésistible envie de désobéir et de fonder vos décisions sur votre conscience?

Voilà près d’un an que je suis un conférencier superbe sur le développement personnel. Son mot d’ordre: désobéissez! Ce mot est troublant! Ce mot m’indispose!! Moi qui suis une parfaite petite fille et qui suis une femme tout aussi obéissante que juste. Moi désobéir? Voyons! Toutefois en vieillissant nous avons de nombreuses occasions d’éprouver ce nouveau paradigme. Des situations ou révoltées nous refusons d’obtempérer à l’ordre établi. Printemps érable et autres manifestions sociales prouvant bien notre besoin humain de se rassembler, marcher dans les rues et scander des slogans crus, authentiques et révélateurs. D’accord. Une marche pour la fierté gaie ça se « tolère »ou une marche pour les conditions de travail ça «défoule », mais dans la vie de tous les jours, désobéissons-nous? Est-ce que nous devons afficher qui nous sommes, dans notre être, une fois par année dans une parade contrôlée? Je ne critique pas ce geste et ça force et son utilité, mais est-ce suffisant? Ne devrais-je pas voir ces manifestations tout au long de l’année? Est-ce que désobéir veut dire peser sur la pédale d’accélaration et d’envoyer promener le policier qui donne la contravention?

Vous pouvez le faire évidemment et vivre les conséquences. Toutefois je me fais une autre idée de la désobéissance. Je ne parle pas de la désobéissance civile, politique ou morale, mais bien d’une désobéissance personnelle et libératrice. C’est-à-dire vous envers vous. Vous avez vos goûts, vos valeurs et votre conscience. Par exemple, dois-je accepter toute convention sociale ou religieuse( le sapin de Noël, les cadeaux, etc) ? Non! Je peux décider de ne rien faire de cela parce qu’elle ne m’apporte rien. Encore plus loin, puis-je accepter de vivre une vie en couple, mais seule? Bien sûre, je peux avoir mon logement et lui le sien. Créer une vie entre les deux logements.

Je me suis demandé si je pouvais désobéir à l’éducation de mes parents. Si je pouvais me créer un monde à moi? Prendre soin de moi comme je l’entends ou je l’entends? Remettre son éducation et sa socialisation familiale en question est une grande épreuve. Surtout un grand saut. On le remet rarement en question cette partie-là. Par exemple, un ami me disait l’autre jour que lorsqu’il revenait de travailleur il était toujours fatigué. Mais il devait préparer le repas et faire une activité jusqu’à huit ou neuf heures ou il tombait des clous sur son divan. Et ce même ami mets revenus en me disant qu’il allait dormir dès qu’il arriverait à la maison jusqu’à six heures et qu’après il mangerait et ferait ses trucs.

– Super! C’est une bonne idée.

– Mais je me sens mal.

Pourquoi se sentir mal? Parce qu’à travers son éducation, il faut tout de suite enchainer le souper et les activités du soir en arrivant de travailleur. De cette façon, il ne pensait pas  »perdre sa soirée » à dormir. Le lendemain, mon ami m’a dit qu’il avait travaillé sur ses projets jusqu’à 23heures. Qu’il avait de l’énergie et qu’il était heureux le lendemain parce qu’il avait l’impression d’avoir réalisé quelque chose. Pourtant, il s’était couché de 16h30 à 18hoo. Simplement banal?Hum…Je ne crois pas!

Désobéir ne veut pas dire transgresser une loi, mais d’écouter notre conscience et notre bien-être. Ne pas suivre le troupeau et de faire ce qu’il nous plaît, quand cela nous plait, de la façon qui nous plait. Désobéir ce n’est pas l’obligation de travailler du lundi au vendredi et de s’amuser le weekend. Désobéir ce n’est pas l’obligation de travailler de jour quand on n’est pas des lèves tôt. Désobéir ce n’est pas faire comme tout le monde. Désobéir s’est l’obligation d’obéir à une seule et unique loi: nous-mêmes.

 

Épilogue d’un rêve

Je vais me compromettre sans doute avec les affirmations suivantes, mais bon, quand on fait le choix de devenir écrivain on accepte de fouiller notre âme qu’elle soit noire ou blanche…et suite à une telle expérience le seul choix logique est d’écrire à ce sujet! Les confins de l’Homme dévoilés! C’est d’un plaisir fou! Comme la fois où j’ai vomi dans ma bouche en conduisant. Tout ce que je désirais était de prendre note de la sensation! (sans blague) Ceci est une autre histoire qu’éventuellement, je devrais écrire (peut-être pas finalement).

Je suis allée au Tam-Tam…là ou une foule de gens se ramasse et font le party…un party qui a certaines odeurs parfois douteuses…je suis allée là dans l’espoir d’y rencontrer des gens qui aimeraient bien acheter mon livre. Au final, je n’ai eu qu’une vente et c’est la jeune fille du kiosque à côté de moi qui l’a acheté. J’étais contente. Elle voulait pratiquer son français et elle aime bien l’idée d’un squelette. Pourquoi pas!

Toutefois, je me suis retrouvée devant l’immensité de mon échec. Se vendre. Être reconnue. Être accepté. Légitime.

Être écrivain, je le savais dès ce choix fait que cela ne serait pas facile. Oh! Je le savais! Percer un marché rempli de vautours qui vous prend vos droits en échange d’une tablette à rabais ou un marché dit libre où on vous pirate votre œuvre sans vergogne. Cependant, ce n’est pas ça qui m’attriste ce soir…

Je pense à moi, évidemment, mais à tout ceux et celles qui ont un rêve et personne pour les encourager. Tous ceux et celles qui ont été là pour d’autres et qui se ramassent seuls devant la lourdeur de la tâche de simplement exister. Je suis triste qui des gens comme moi qui à force de n’avoir personne derrière eux finissent par admettre qu’ils et qu’elles méritent d’être ainsi : seuls/es.

Je suis accrochée à l’écriture. Je m’y accroche les mains sanglantes comme à une corde d’acier. Je suis terrifiée d’exister. Je suis terrifiée de me tromper. Terrifiée de parler de moi, de me dévoiler, vulnérable devant un client qui au final lèvent les yeux sur mon œuvre comme si c’était moi. De perdre mon énergie et ma vie à courir derrière un rêve et ne jamais atteindre une seule destination. Je rêve et parfois je n’y crois plus. Et vous? Vous couchez-vous par terre en désirant ne plus vous relever? Ne plus essayer? D’abandonner et fermer votre cœur à tout espoir? À toute main qui pourrait, vous relever.

Sous ce grand vide rempli de tristesse, je bous. Je suis en feu! Je suis  en colère. Ma tête ne réfléchit plus. Mon esprit a quitté mon corps. Karine est un volcan prêt à faire trembler le sol et l’engloutir. Alors je me mets à me questionner…

Le livre n’a plus sa raison? Suis-je une mauvaise vendeuse? Suis-je si nulle qu’aucun de mes amis ne m’aide à partager, commenter, liker? Suis-je à ce point seul? Dois-je dépendre de Facebook et twitter et des Ondit et des Yvons croire que? Suis-je à ce point un être abominable? Vouloir que des abonnées pour sentir que je le mérite? suis-je entrain de me tromper? Suis-je entrain de rater ma vie? Pourquoi les grands profitent des petits? Pourquoi tout n’est que consommation? Tout est produit? Tout est vendable? L’art est un objet, un objet qu’on passe d’une main à une autre comme une balle de tennis. Oui même toi, toi qui rêve d’être sous les projecteurs, tu devras devenir une putain! Tu devras vendre qui tu es, ton âme pour faire parti d’une élite et survivre. Ne pouvons-nous pas faire autre chose que de vulgaires copies de nos ancêtres? N’avons-nous pas suffisamment d’imagination pour refaire toujours et à jamais les mêmes films et les mêmes histoires? Et celui qui désire bâtir son business l’engloutir sitôt sous les règles de fiscalités et les murs si hauts du réseau de contacts. Ce n’est pas ce que tu sais, mais qui tu connais…

Vraiment? Va s’y! Prostitue-toi artiste. C’est ça qui m’enrage! C’est ça qui me consume. 2 pour 20  puis 20 pour 2. Plutôt que s’aider, s’encourager, faire des œuvres de qualités, créer…on doit mâcher ce que les autres ont fait pour avoir droit au nectar des dieux!

 Ai-je le droit de rêver encore pour moi? Suis-je au prologue ou à l’épilogue d’un rêve? Combien de temps dois-je me débattre pour atteindre la grâce?

J’imagine qu’avoir le super beau rabais Ford employé devrait me remplir de joie. Après tout n’est-ce pas ça qu’on vend? Brand Power qui vous aide à mieux acheter votre moutarde? La technologie et tout parce que Sté on en veut toujours plus. Ou la voix…qui crée des héros, les mets sur un podium lumineux, sélection ne l’élu, l’exploite jusqu’à le publique cherche un nouveau joujou et abandonne tous les autres à leur sort. Et la lumière dans leurs yeux s’éteint. Tous les autres qui auraient autant de choses à dire meurent.  Ils ne sont rien.

Producteur d’artiste garanti un an. Noir et Indien condamné à jouer leur propre rôle à jamais dans les téléséries québécoises.

Ne t’attaque pas au Système, démode-le !

Alors que je croyais mon chemin sans issu voilà qu’un écrivain trace sur le sol comment m’enligner. Comment éclairer mon parcours si sombre. Un écrivain qui a compris dans quel système il joue. Et si cette fois, ce système je le démodais à plusieurs…et si vous artiste, tout comme moi nous prenions nos forces et les rallions avec ce que nous savons le mieux faire : Créer.

Cela ne demande ni gloire ni tribune…seulement d’être dans notre unicité et notre légitimité.

Moi avec ma plume.

Vous avec votre pinceau.

Vous avec votre poésie.

Vous et votre voix.

Vous et vos gestes.

 Vos expressions.

Votre jeu.

Il est temps que l’art ajoute du cœur à l’humain. Il est temps que l’artiste philosophe et peinture, écris et chante. Il est temps que l’acteur ne joue le rôle ni pour l’argent ni pour la carrière. Tout en profondeur. Tout en douceur. Tout en dureté. Qu’il soit le miroir de notre humanité et sa déchéance. Le vieux système corrompu par l’argent et la subvention accepte nos conditions, nous libère de toutes entraves. Il est temps que nous ne soyons plus l’esclave, mais prophète du changement.

Plus il y aura de créations originales, plus le Système ancien devra renoncer à ses prérogatives. 

Bonne fête Montréal

On m’a dit qu’un Indien, ça porte des plumes.

On m’a appris qu’ils troquaient de superbes fourrures contre des miroirs, des tissus et des peignes…des pacotilles quoi!

On m’a dit qu’ils ne sont pas bien malins ces Indiens.

On m’a dit qu’ils étaient paresseux et buvaient.

On m’a dit qu’ils ne travaillaient pas et vivaient sur les aides sociales.

On m’a dit qu’ils n’écrivaient pas et qu’ils gravaient des dessins sur la pierre.

On m’a dit qu’on devait leur enseigner les choses parce qu’ils ne savent pas.

On m’a enseigné qu’il y avait trois peuples : les Algonquiens, les Hurons et les Iroquois.

On m’a dit de me méfier de ces Indiens qu’on nomme Mohawks avec leur crête iroquoise.  Ils ont de gros fusils et ils sont dangereux.

 

J’ai été éduqué dans un bon système. Un système qui a fait de moi une bonne blanche. Une francophone. Une Québécoise.

Mais plus je vieillis, plus je me questionne.

De l’autre côté du pont, on m‘a dit qu’il y avait notre ennemi.

Mais je ne sais pas pourquoi nous les haïssons.

 

Est-ce que c’est parce que le méchant indien bloque les routes?

Est-ce parce que ces Peaux-Rouges n’acceptent pas la sainte modernité?

 

Et si on m’apprenait la vérité? Et si Montréal était battit sur les cadavres encore chauds de leurs ancêtres? Et si les lois opprimaient ces nations?

 

Je me sens menacée.

Mais je ne sais pas pourquoi.

On m’a élevé à les haïr.

Mais je ne sais pas pourquoi.

 

On m’a raconté l’histoire du blanc sur le sauvage.

Mais elle est incohérente.

Mais elle est fausse.

Mais elle est cachotière.

 

Je suis blanche. Je suis francophone. Je suis Québécoise.

Mais je ne sais pas ce que cela veut dire.

Mais je vous souhaite à tous un bon 375e.

 

L’appropriation culturelle

« L’appropriation culturelle est un concept universitaire originaire des États-Unis selon lequel l’adoption ou l’utilisation d’éléments d’une culture par les membres d’une culture « dominante » serait irrespectueuse et constituerait une forme d’oppression et de spoliation. La culture « minoritaire » se trouverait ainsi dépouillée de son identité, ou réduite à une simple caricature raciste »

Voilà plusieurs mois que je me questionne sur l’appropriation culturelle. Je me suis tournée vers plusieurs liens youtube, lu plusieurs articles, demandés à de tierces personnes de cultures différentes et il s’agirait d’un terme plutôt nouveau sans véritablement de balise ou tout le monde a son opinion, mais ne se mouille pas trop.

C’est important pour moi de comprendre ce concept vu que j’écris et que je m’inspire de contes, de légendes, de cultures, d’objet à caractère spirituel et bien d’autres choses du monde. Je m’interroge à chaque fois si je ne suis pas entrain de faire de mon histoire une appropriation? Tous les écrivains ont un jour repris de quelqu’un quelque part une information pour la pertinence de leur livre. Nous (désolé l’expression) copions certaines œuvres pour la raconter à notre façon. Nous tentons avec ce qui est à notre portée de créer un monde nouveau, mieux ou pire. L’artiste est libre. L’artiste brise des tabous ou les met comme acteur principal de ses écrits pour sensibiliser les gens.

Non seulement, en tant qu’artiste cette question me met mal à l’aise, mais aussi en tant qu’individu. J’ai peur de faire un faux pas. J’ai peur d’insulter quelqu’un. Peur qu’on me pointe et on me dit : tiens celle-là fait de l’appropriation culturelle! Et l’art, dans mon cas l’écriture, si elle veut être créer ne peut pas vivre dans la peur.

La question ne se pose pas juste dans le métier d’écrivain, mais dans la vie de tous les jours. Les costumes d’Halloween…même l’Halloween est un concept mexicain! Devons-nous l’abolir pour autant? Le yoga! Saviez-vous qu’en faisant du yoga vous vous appropriez la culture indienne? Devons-nous empêcher toutes personnes non indiennes de faire du yoga?

Le métissage, le partage, la communion sont essentiels pour cesser la catégorisation des gens. Cesser de se battre entre nous pour une couleur, un code vestimentaire ou un choix religieux. Je crois que c’est noble de démocratiser la culture, de la permettre au non-initié. Connaître n’est-ce pas la solution à l’ignorance? Mais est-ce la bonne façon de connaitre? Je ne sais pas.

Prenons les autochtones…ont les a déporté, on les a violé, on leur a arraché leur vêtement, leur terre, leur culture, leur croyance…on les dompter, on les assimilé, on les déculturé…aujourd’hui, bien des années plus tard…il y a une lueur d’espoir…un regain, une emprise sur leur vie plus grande, un nouveau souffle…Imaginez revenir à vous et voir que votre culture est devenue une mode, votre langue vous est apprise par ceux qui vous l’ont enlevé, vos vêtements sont portés…ces vêtements de cérémonie dans un lieu inapproprié. Seriez-vous fâché? Réclamerez-vous justice? Oui….Évidemment.

Quand un bandeau est une mode pour un blanc et représente l’archétype du voyou pour un noir…voilà ou nous pouvons parler d’appropriation culturelle. On ne peut pas empêcher quelqu’un de porter et imiter notre culture…On ne pourra jamais ni restreindre un être humain ni demander la permission à tout un chacun.  Il y a cependant des responsabilités liées à une mode, à une culture, à une expérience…Il y a une responsabilité qui appartient à l’être humain de sortir de l’ignorance. Cesser de couvrir ses yeux face aux préjugés, aux racismes et à la maltraitance. Voilà le problème de fond…porte cette coiffe…marche à l’Halloween en monstre, mais va te renseigner. Va dans ton esprit et ton cœur ouvrir la raison de ce que tu es entrain de faire, entrain de vivre, entrain t’interpréter. Il n’y a que comme ça que nous apprendrons de l’autre et nous nous améliorerons en tant qu’être humain.

 

Si vous désirez d’avantage information sur l’appropriation culturelle :

 

Qui s’approprie le concept d’appropriation culturelle?

Maitee Labrecque

I invoked cultural appropriation in the context of literature and writing only: Hal Niedzviecki

Saganash

Définition wikipédia

Radio-Canada- Qu’est-ce que l’appropriation culturelle?

Amandla Stenberg: Don’t Cash Crop On My Cornrows

« HANDS OFF MY CULTURE! » | The Myth of Cultural Appropriation

 

 

Actualités Autochtones :

«Nipekiwan : je reviens» : entrevue avec Marcel Pititkwe

Les archives de Radio-Canada

Réalité Autochtone UQAM

 

Le vieux qui criait après la patate en poudre

Non nous n’affamons pas nos vieux. Non il n’y a pas qu’un seul choix au menu. Oui parfois c’est mou. Oui parfois ça n’a pas l’air appétissant. Oui parfois ce n’est pas top santé. Même que des fois c’est trop pro vert.

Il y a quelques mois un résident en voulait à la cuisine de lui servir des patates en poudre. Il avait bien raison d’être scandalisé. Monsieur a toute sa tête, il a encore toutes les facultés gustatives et ne porte possiblement pas de dentier. Ce qui est, pardonner si j’en choc certain, bien malheureux pour lui. Si vous vous attendez à manger de la gastronomie en centre d’hébergement, vous serez déçus. La réalité est que ce sont de vieilles personnes qui mangent peu, qui sont souvent très difficiles, qui ne goûtent plus rien, que tout est soit trop salée ou avec aucun goût.

J’admets par contre que la bouffe icitte a tendance à être fade. Après quelques sachets de sels, ça va mieux. Il n’y a pas non plus de superbe présentation. Et mise à part les restrictions complexes des bénéficiaires, le personnel de la cuisine doit gérer les goûts personnels, les choix religieux et/ ou nutritif, la quantité de nourriture pour parfois 12 étages à 25 personnes par étage ET de belles conditions budgétaires imposées.

Alors oui il y a probablement des patates en poudre qui se glisse sur le menu. Oui ce n’est pas le top. Je suis allée discuter avec le cuistot où je travaille et ce dernier m’a avoué que certains centres le faisaient, parfois, quand il était pris de court ou que le prix de la patate avait considérablement augmenté. Est-ce vrai ou pas? Est-ce justifié ou non? Je vous laisse le soin de valider votre prise de position. Cependant, taper sur les employés ce n’est pas la chose à faire.

Nous avons fait un choix de société qui est d’accorder plus d’attention à un autre groupe de personne plutôt que la nourriture de nos petits vieux. C’est triste, mais c’est de même au Québec! Si vous avez la chance de garder vos aînés prêts de vous, les dorloter, leur faire de la bonne popote, d’aller leur rendre visite fréquemment ou de les héberger chez vous…tant mieux. La réalité ici c’est la maladie, des pertes physiques et cognitives et malheureusement des familles dysfonctionnelles…et ces gens aboutissent inévitablement dans le cercle gouvernemental de la gestion des p’tits vieux.

Cependant, il est important de noter que notre cher gouvernement s’en lave effectivement les mains. On coupe! On coupe! On coupe! Mais nous l’avons élu ce gouvernement et nous le laissons faire. Notre seule solution est:  Modifier nos valeurs de société et l’orienter non vers l’économie, mais vers des alliances sociales plus prospèrent, dont le maintient de la dignité humaine ( Pis ça, ben! Ça inclut les p’tits vieux! )