Lumière sur une blogueuse qui dévore les livres

Facebook ne serait pas pareil sans elle… Tous les matins, avec un décalage horaire Québec-France, je regarde la notification quotidienne de cette blogueuse sur le réseau social. Je n’y peux rien, je dois y jeter un coup d’œil. Intrigue, folie ou habitude? En fait, je me demande quelle blague elle va nous sortir encore aujourd’hui.

Colorée, énergique, vivante. Magali transmet des kilowatts d’énergie à tous ceux qui croisent son chemin.

Son blogue a commencé il y a trois ans. Je crois que le détour vaut le coup! Vous cherchez un livre, un auteur ou vous évadez? Je crois que Magali a de quoi pour vous. Elle a dévorée des centaines de livres édités comme indés. Lectures familiales rassemble et chaque nouvelle découverte est une porte sur le monde de cette femme intéressante!

  1. Dis-moi, si ton blogue n’avait qu’un mot pour être décrit quel serait-il?

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  1. Comment on attrape la piqûre du blogue?

Avec des enfants qui s’y connaissent en informatique et un Monsieur qui veut faire de la place dans la bibliothèque…. Effet inverse garanti pour Monsieur (lol)

  1. Combien de livres lu jusqu’à maintenant? Tiens-tu le compte?

Je n’en sais absolument rien …. je lis en moyenne 10 livres par mois et mon blog a un peu plus de 3 ans …. J’suis nulle en math alors je te laisse faire le compte:D

  1. Papier ou numérique?

Les 2 avec une préférence pour le papier. Par respect pour les finances des auteurs indépendants qui sont aussi fauchés que moi, je prends ou plutôt prenais leurs services presses en numérique. Maintenant la donne a changé car avec mon projet de café culturel, les avoir en papier me permettra de les faire découvrir plus facilement.

  1. Derrière un écran, mais qui est Magali?

Un poisson que beaucoup appelle Dory.

  1. Entre nous, comment sont les auteurs? Anecdote croustillante?

Franchement j’ai toujours eu beaucoup de chance avec les auteurs que j’ai rencontré virtuellement ou IRL …. La seule anecdote croustillante que je peux te raconter, c’est la seule et unique crise de jalousie de Monsieur à cause d’un auteur. Nous discutions souvent avec Guillaume Lecler (auteur de Deux zéros et demi et de Bons Baisers de Goscranie….que je recommande fortement pour éviter toute dépression ou commencer la journée avec le sourire) …. En soit ça ne dérange pas Monsieur, sauf que je riais trop et si l’on prend en considération le dicton « Femme qui rit à moitié dans son lit » ben ça convenait pas trop à mon cher et tendre.(mdr) Je tiens toutefois à préciser que Guillaume habite à l’autre bout de la France.

  1. Pivot d’une passion familiale, comment on coordonne le tout?

On coordonne pas, on laisse à chacun le libre choix d’écrire ou pas …. en fonction du temps et de l’envie. C’est d’ailleurs pour ça que mes têtes blondes sont moins présentes, leur vie sociale est très chargée. Quand à Monsieur ben il est là sans être là, il me lit, me corrige quand c’est nécessaire mais je n’ai pas encore réussi à le motiver pour écrire. Par contre au repas, tu peux être sûre qu’à un moment ou un autre on parle lecture. On peut même passer des soirées assis tous les quatre sur le canapé à lire nos livres respectifs.

  1. «Lire n’est pas un acte solitaire, c’est un moment de partage !» explique-nous ton slogan.

Chez nous la lecture est source de débat et d’échange…soit parce que le thème d’un livre s’y prête (nous avons souvent des lectures communes) soit parce qu’un livre nous marque et que l’on veut absolument donner l’envie aux autres de le lire pour pouvoir en discuter. Nous avons rarement les mêmes opinions et les mêmes visions …. du coup les échanges sont intéressants et on extrapole souvent.

Le partage c’est aussi les publications d’articles pour donner envie, avec des mots, une passion, à des inconnus de franchir le pas et de découvrir l’univers et la richesse des auteurs indépendants. Depuis que j’ai mon blog, deux choses satisfont mon égo … lorsqu’un inconnu me dit que ma chronique lui donne envie, et d’avoir réussi que ma famille ne prête pas attention à savoir si un auteur à une ME ou pas.

  1. À bannir absolument du monde du blogue?

Heu …. j’en sais rien. Surtout que ça impliquerait un jugement que je ne me permettrais pas.

  1. Que manque-t-il dans le monde du blogue?

Plus de blogueurs honnêtes qui osent dire qu’un livre ne leur a pas plu et pourquoi. Il est tout à fait possible de donner un avis négatif sans pour autant remettre en question le travail de l’auteur. Nous avons tous des visions différentes d’une histoire… seul le respect compte!!

  1. Ta vision de ton blogue dans cinq ans?

Au service de mon projet, un lien pour présenter les auteurs présents dans ma boutique et donner envie aux clients de venir se les procurer sur place plutôt que de passer par Amazon.

  1. Si tu étais un livre, lequel serais-tu?

Un livre voyageur pour voir du pays et donner du rêve à plein de lecteurs.

  1. Quel est ton meilleur coup?

Mon Homme quelle question!!! (mdr)

 

Se connecter à l’univers de Magali, c’est par ici.

 

 

Lectures familiales

Facebook

Société en déroute, achetez-vous donc des artistes

Le monde devient fou!!!!!!

En fait, je crois qu’il l’est depuis que le monde se dit monde. C’est-à-dire depuis toujours. Ce n’est pas une idée fataliste, je crois que c’est la vérité. Le bipède n’a pas cesser de se combattre, de s’arracher à coup de dents nourriture, objet précieux et d’autres humains. Voilons les uns, dévoilons les autres. Habillons l’un et déshabillons l’autre. Génocidons les uns et garantissons la richesse aux autres. Acceptant pour un et refusant à l’autre. Jalousie, guerre, sceau d’acide, violence, harcèlement, travailler, l’économie du riche, le labeur du pauvre… Qui décide? Qui s’oppose? Une lutte sans cesse vers le sommet. Le sommet de quoi? Sûrement du poteau de téléphone du quartier. Je vois ce chauffeur au visage sombre et aux yeux globuleux. Sérieux il a l’air d’un idiot. Il descend sa vitre et jette par-dessus celle-ci deux contenants de cafés… Nous suremballage. Nous légalisons. Nous restreignons. Nous exigeons. Qu’est-ce qui nous arrive? Êtes-vous heureux, vous? Parce que moi je ne le suis pas. Mais je ne suis qu’une voix parmi l’Océan. Un élément négatif parmi toutes les pensées magiques. Où va le monde? Le monde va exactement dans la direction qu’il a toujours pris: Dans l’indifférence et la pauvreté de coeur. Notre race va s’éteindre et je ne serais pas triste.

Je réalise que le seul chemin envisageable est celui de l’art. Il est dur, hargneux, arrogant et prétentieux. Mais il est beau, poétique, rassurant, spirituel. Si chaque être humain pouvait regarder au fond de lui et voir ce qui le fait vibrer et permettre à sa vérité de s’exprimer… Je crois que cette société en serait plus heureuse. Mais l’art se fait à coup de subvention. Notre art est sur le respirateur artificiel. On donne trop de place à certain et on étouffe les autres. L’émergence n’existe pas sans formatage préétablis par l’industrie. Au final tout se ressemble et l’économie gagne en puissance. L’art ne s’achète pas. Oui bien sûr notre système de troc le veut ainsi, mais ce qu’il est vraiment est une chance de vivre, expérimenter, transmettre, véhiculer, pousser…. Mais il est dollars à présent. Qui achète un livre numérique à 2$ maintenant? Personne. 0.99 encore trop cher.  Trop cher? Des centaines d’heure, de détresse, de recherche, de correction, d’argent investie!!! Tiens ta cent artiste et ne m’écœure plus! C’est tout ce que tu mérite. Car moi je sais et je te l’exige. Et nous acceptons. Et nous comprenons. Et nous continuons. L’art n’a pas sa place et ça depuis que le monde est monde. Depuis que l’Humain décide ce qui est et ce qui n’est pas plutôt que de se laisser enivrer par la nature de ce qu’il est vraiment; Une lutte sans cesse entre l’émotion et la logique. Il dédaigne ceux qui cherche, ceux qui se perd, ceux qui sont indécis, ceux qui tente de trouver un sens et l’expliquer par la seule pensée qui émerge d’eux. Le monde dédaigne le penseur, le philosophe et le peintre qui tente par tous les moyens d’immortaliser l’étincelle de vie sur la goutte de pluie.

Pourquoi lève-t-on le nez à l’art? À l’expression intime d’un individu qui ressent un malaise ou de la beauté de ce monde? Personne ne veut vivre ça? Voir à travers ses yeux uniques la vérité de cet univers? Même Transformer est poésie ( et ceux qui me connaissent savent comme quoi c’est le parfait exemple de ce que je hais de l’art). C’est comme un mcdonald indigeste. Ça se bouffe vite et après on oublie ce qu’on a goûter, mais on a le sentiment que quelque chose ( on ne sait pas trop quoi) s’est passé.

On lutte pour agrandir le fossé qui séparent les différents peuples, au lieu de concentrer notre énergie dans l’échange. N’est-ce pas le meilleur lieu, lui de la scène, de l’humour, de la peinture, de l’écriture, du chant…. pour parler de soi, de nous, de vous, de nos angoisses et nos succès? N’est-ce pas le tremplin idéal pour asseoir notre humanité, nos émotions, notre philosophie et notre logique que celle dans les livres et la culture? N’est-ce pas là, le coeur et l’âme de l’Humain de ce qu’il a de plus beau dans sa création?

Va s’y jette au sol ta merde. Cette terre qui te nourrit, qui colore tes yeux de beauté qui t’aide à respirer et te sentir en vie. Va s’y refuse l’or et pris ton dieu d’économie, il te remplira les poches, mais ne nourriras pas ton âme. Accepte ta différence comme défense contre les autres et enferme-toi dans ton corps… Tu réaliseras qu’il y a une seule façon de reprendre contact avec ce que tu as perdu… et ce sera par l’art.

Format nouvelle

J’adore ce format d’écriture! La nouvelle peut être courte ou longue! On sélectionne avec soin les informations à y insérer et au final, d’après ce que j’ai vécu moi-même par le biais de d’autres auteurs, c’est qu’en tant que lecteur il nous reste toujours un tas de question. Étirer la sauce n’est pas mieux, mais la nouvelle est-elle à ce point répugnante? Non. Je ne crois pas.

“Écrire un roman, c’est compliqué: vous pouvez passer un an, peut-être plus, sur quelque chose qui au final, sera raté. Écrivez des histoires courtes, une par semaine. Ainsi vous apprendrez votre métier d’écrivain. Au bout d’un an, vous aurez la joie d’avoir accompli quelque chose: vous aurez entre les mains 52 histoires courtes. Et je vous mets au défi d’en écrire 52 mauvaises. C’est impossible.”

Raymond Bradbury-

J’ai écris deux nouvelles avec cette phrase claire de Ray dans mon esprit.Je me suis dis essayons petit au début! Je suis rendue à trois nouvelles dont deux de publier et d’autres merveilleuses en réserve! Ce n’est pas aussi facile qu’on le dis écrire une nouvelle… On doit se soumettre, comme le roman, à un exercice de discipline. Accepter de voir plus petit ( en nombre de page) peut être décourageant au début. Voire même insultant. Le Novel c’est la crème de la crème de l’artiste. Un vrai écrivain. Pour de vrai m’sieur m’dame. J’vous jure.

Comment arriver en une centaine de page à synthétiser une idée, un flash, une image et gardez cela intéressant? Sérieux! Je me le demande encore. J’essayes. Je travailles. Je tente. J’expérimente. J’avoue pendant longtemps avoir penser n’être rien sans un bon vieux roman écris à l’encre rouge de mon sang. J’ai essayé même de faire une série… Elle est dans mon tiroir. En attente que l’écrivaine que je suis accepte d’y plonger. Avant, cependant, cette dernière veut prendre des galions. Mais je ne fais pas des nouvelles comme un terrain d’entrainement à balayer du revers de la main sans plus. C’est oui, de l’expérience, des tentatives, mais au final… ces histoires… ce sont les miennes. Mes thèmes. Mes vérités.

Je pense même maintenant faire un recueil de toutes mes nouvelles, une fois que j’en aurais quelques une sous la main. C’est merveilleux! tant de projet! Tant d’idée exploitée! Tant d’idée qui termine sur le papier à le couvrir d’aventure et d’émotion! Qui sait peut-être deviendront-ils eux-mêmes des romans? Mais pour l’heure, j’accepte d’être une auteure de nouvelle. Petite et pas moins importante. Et vous? Des nouvelles vous ont-ils terrasser l’âme? Soulevez vers le ciel? Aidez à prendre des décisions? Vous ont-ils fait voyager comme un roman? Le lecteur comme l’écrivain à tout à apprendre de ces chefs d’œuvres.

Bonheur où es-tu?

Belana repousse tout le monde. Elle vocifère contre l’un et l’autre. Une klingonne en action, bouillonnante et indomptable. Je comprends, du moins, je crois comprendre les émotions qui tournent sans arrêt en elle. Privée de ses origines,  de sa culture, de ses rites de passage et parachuter dans une galaxie loin de chez elle… Où est-ce chez elle au juste? Où suis-je moi-même? En train d’arriver ou sur le point de repartir? Chancelante. Incertaine. Mal à l’aise. Est-ce que c’est ça la vie?

Je me sens toute drôle et non, à la déception générale, mon obsession de star trek n’est pas en cause. Je me sens étrange et mon premier réflexe après une lutte mentale et physique a été d’aller m’asseoir à l’ordinateur et ouvrir mon blogue. Ne sens-tu pas mieux Karine quand tu écris? N’est-ce pas l’équilibre que tu viens chercher? Alors… dis-moi, pourquoi le repousses-tu sans cesse?

Un jour le bonheur va cogner à ma porte. Je vais ouvrir et il s’écria:  »Hey! C’est ton tour! Je suis là pour toi. Tu es désormais dans la joie et le bonheur total. » Voilà ce qui ne va pas. Ces temps-ci j’attends la facilité. J’attends qu’on m’offre ce que je mérite, là, devant ma porte. Idiot peut-être, mais je ne suis pas la seule dans ce cas. Comme une méchante gang, j’ai des jours moyens à catastrophiques au travail, déprimant, et carrément cynique. Comme tout un chacun, ma vie sociale est un désert plat et aride. Et comme certains d’entre vous l’ont déjà vécu, le retour du balancier d’une totale indifférence  des autres de ce qui nous tient à coeur. Je le prends pour la plupart. J’accepte qui je suis pour aujourd’hui et j’accepte de m’aimer dans tout ce chaos. Mais il y a des jours, des soirs et des nuits que m’aimer est plus difficile. Plus ardu. Plus impossible.

Sérieusement? C’est ça être adulte? Une lutte continuelle a freiné nos ardeurs? Oublier nos passions? Payer nos comptes pour ressentir un peu qu’on est en vie grâce au matérialiste, plutôt que de glisser nos pieds nus dans la terre et regarder le temps passer? Travailler. S’acharner. Monter des systèmes qui dépassent l’humanité. Frôler l’hystérie. Être fataliste et croire au final que c’est de même qu’il faut vivre? Se chicaner. Chialer. Pleurer par trop-plein. Pleurer par impuissance. Hurler et déchirer notre âme d’impuissance.

Je suis sûrement incompréhensible. Ce soir, parmi d’autres soirs horribles, je regarde mes pensées et j’ai de la peine pour moi. De la peine d’être incapable de m’aimer. J’aimerais hurler, mais je suis trop fatiguée de mon labeur quotidien. J’aimerais pleurer, mais je suis asséchée. J’aimerais accepter que les choses prennent du temps. J’ai de la peine de voir que le bonheur n’est ni un lieu, ni un fait, ni un objet… c’est un état d’esprit. C’est un mouvement. Un souffle chaud. La caresse du vent. J’oublie que le bonheur n’est ni un mot ni une définition et surtout encore moins une finalité. Que la joie qui submerge n’arrivera pas au pas de ma porte. Ce n’est pas un autre qui pourra me l’amener non plus…  Est-ce un fait de la race humaine cette peur qui vous pogne dans les tripes? Est-ce ancré dans notre code génétique la quête du bonheur? Ou du moins, la recherche d’un plan, d’une stratégie, d’un algorithme qui nous mènerait jusqu’à ce point culminant comme un orgasme ou des feux d’artifice éblouissants?

Et si en effet ceci est notre quête, ma quête, sous quelle roche, Bonheur, dois-je te chercher au juste? Comment savoir si je te vois enfin? Te ressentirais-je? Je me sens tellement agitée. Impuissante. Furieuse. A-t-on caché à ma nature profonde la possibilité de détecter la pureté de ce sentiment?

Bonsaï!

Une fin de semaine merveilleuse! Je vous jure! Il y a longtemps que je n’ai pas ressentis un tel bien-être. Nouvelle passion: bonsaï! Avec un gros point d’exclamation. C’est bien plus que juste faire du jolie. C’est une expérience qui transcende.

Un collègue de travail me parlait de sa passion. Faire de petit arbre en pot. Il m’a montré des photos, des expositions, des congrès, m’a parlé de la théorie, de la philosophie, m’a amené des bouquins et ma parler de l’attention qu’il fallait porter à ces petits êtres vivants. Et je pars de loin! Je suis black lister dans tous les revendeurs de plantes vertes, vous imaginez? Une vraie tueuse de vivaces et d’épices. Je ne pouvais qu’appréhender m’occuper d’un arbre…

Toutefois la vie est une question d’expérimentation. Ce dire j’aurais dû ne doit plus faire parti de mon vocabulaire. Je dois vivre à fond et essayer de nouvelle activité et m’y jeter aveuglément. Ça, cela veut dire, peu importe les conséquences et mes échecs. Le regret n’est pas une option. Pour avoir si longtemps dormi, il est temps que je m’éveille à la beauté de ce monde… Donc, je me suis inscrite à un cours niveau 1 pour bonsaï avec la SBPM.

Deux jours intenses à assimiler plusieurs notions, à pratiquer, à faire des erreurs, mais surtout à rire! Passion et joie voilà ce que je retiens. La professeure qui cumule les emplois dans le domaine, énergique, positive et ricaneuse est adroitement inspirante. C’est un vrai show cette femme! Mais déborde surtout de passion pour les bonsaï ce qui en fait un choix en or pour les gens comme moi, les novices.

Après cette fin de semaine, je ressors avec un tremplin pour m’aider avec mes vivaces, des pistes de solution pour arrête de tuer ces pauvres petits êtres, mais surtout faire des arbres en pot! Les yeux brillants, je regarde tout ce qui s’en vient. Achat d’outils, ligature, entretien, substrat, rempotage, insectes, vaporisation… Faire une routine le matin pour aller dire bonjour à mes arbres, s’assurer de leur bien-être… Je me sens transformé et je viens à peine de commencer! J’ai tellement hâte d’y afficher sur mon blogue mes progrès!

Je retire tranquillement des couches d’égocentrisme superflus pour prendre le temps d’observer la nature, prendre soin d’autre chose que de moi ( quoiqu’il est essentiel et vitale de s’occuper de soi avant tout). J’étais heureuse d’avoir mon chat et je ressens à nouveau ce sentiment, non de propriétaire, mais de soigneur ou de gardien d’une âme. Ce qui me rapproche de mon centre et de mon équilibre.

Avez-vous déjà vécu ce genre de connexion? Une passion qui demande du temps et demande que vous y mettiez tout votre cœur? Comme l’écriture et mon Pô, le bonsaï crée en moi un ouragan de sentiment. Et je le sais, c’est pour le mieux et pour le bien.

Note: Photo – Exposition 2016 de la Société de bonsaï et de penjing de Montréal

 

Ce chapitre qui donne du fil à retorde

Je suis découragée. Clairement accablée et sans énergie. Pourquoi est-ce si dur de passer au travers de ce chapitre? Il est évidemment une pièce importante de l’histoire. Ma relecture allait si bien jusque là! Punaise! Mon personnage arrive enfin à progresser dans la connaissance d’elle-même, mais voilà que ça devrait être si simple, je sens la tâche plus lourde que jamais et j’ai l’impression de faire juste de la bouette.

Ci-dessous, l’image de moi en train d’essayer de faire de quoi avec mon chapitre.

Mieux vaut en rire que d’en pleurer! Toutefois, même si je ris à gorge déployée il demeure pas moins que j’ai toujours ce blocage. J’ai l’impression d’écrire un cliché ou pire une quétainerie immonde. Un fantastique plate et sans emphase. Ce moment qui devrait être le summum de la révélation devient linéaire et platonique. Un dialogue qui n’enflamme pas.

Mon premier réflexe à été de mettre de côté le chapitre et la relecture totale de mon histoire. Je bloquais. Et je ne voulais plus souffrir en y retournant. Alors mon petit maudit, cette petite voix destructrice dans ma tête à commencer à m’accabler. Tu es nulle. Tu n’es pas une vraie écrivaine. Tu fais tellement de faute. Personne un jour ne voudra te lire.

Mon deuxième réflexe a été de me retourner vers mon coach d’écriture. Aller lire son blogue, lire ses conseils gratuits, retourner à son livre, relire les anciens messages… Plus je le lisais, plus j’avais le goût de retourner écrire. D’approfondir ma compréhension de ce chapitre. Le protagoniste a des supers pouvoirs, comment je réagirais? Comment je me sentirais? Oui d’accord, je reçois la fameuse lettre ( Harry Potter) qui me dit que je suis légitime et je m’en vais dans une école de sorcellerie… ce n’est pas bidon comme action. C’est immense! Tout l’univers se transforme/ s’écroule. Nécessairement, mon personnage selon sa personnalité va avoir une réaction à cette vérité. Bref, je n’ai pas encore trouver la solution. Je me creuse encore les méninges. Je laisse le temps à mon cerveau de faire des connexions. Il y a des pauses nécessaire. Je relis avant et après. Je m’en vais là, comment puis-je l’amener dans cette direction? dois-je accélérer le rythme ou le décélérer? Est-ce que à la première lecture, c’est bon je le laisse et je reviens plus tard? Va s’y Karine, lèves-toi et marche. Ça va te faire du bien. Le chapitre sera là à ton retour.

Mon troisième réflexe a été de venir sur mon blogue et d’écrire. Juste reprendre contact avec le clavier et mon esprit qui bouillonne. Juste me remettre en mouvement. Laisser tomber une à une les pensées mauvaises qui me tourmentent. Je réalise alors que je ne suis pas la seule à vivre ce genre de dépassement. J’ai une amie écrivaine qui n’est pas à son premier livre et elle vivait la même situation que moi quelques mois plus tôt. C’est normal d’arriver à ce genre de plateau. Mon seul conseil est de vous posez un moment et ne pas oublier de vous remettre en mouvement, griffonner quelque chose, même si cela n’a pas de sens. Poser des mots même si c’est de la bouette et que vous ressembler au petit chien plus haut. Le nuage va passer, ne vous en faîtes-pas.

Quoi de neuf, Doc?

En quelque semaine, le paysage a changé. Ces arbres endormis sans éclat et sans vie sont devenus feuillus et éclatants! L’été! Enfin, l’été! Des rayons de soleil qui réchauffe la couenne et les piaillements des oiseaux. J’ouvre mes fenêtres et l’air du Fleuve st-Laurent est un délice pour mes narines. Je me sens me réveiller aussi comme un vieil ours qui hibernait. C’est long et endolori ces premiers mouvements!

Je ne suis pas très présente sur les réseaux sociaux… Ni même sur ce blogue que j’avais juré de ne jamais laisser à l’abandon. Je ne peux dire que je n’ai pas eu le temps. Je ne crois pas à cette excuse. Disons que ma concentration a été retenue ailleurs. J’ai eu un nouveau poste. Je suis au niveau des achats maintenant. Je me sens enfin  à ma place.  Mes collègues sont vraiment de bonnes personnes. J’ai dû prendre le temps qui m’était offert pour me stabiliser. Maintenant que c’est fait, je retourne à ma véritable passion : l’écriture.

Malgré que je ne donne pas signe de vie, il y a beaucoup de choses qui ont progressé côté écriture. Un beau roman à venir avec une ME. Ma coauteure et moi attendons encore des nouvelles de notre 2e vague de correction. Ouf! C’était une expérience colorée! Ma nouvelle qui va sortir en automne 2018 est entre les mains de mon bêta-lecteur. Cet été je vais le passer avec ma correctrice et donner le contrat à ma graphiste pour une troisième association commune. Puis…ce qui me tien vraiment à cœur en ce moment est ce superbe roman. Oui! Oui! Je me suis lancée à un gros roman, complet, de A à Z. Il va prendre un peu de temps à être complété celui-là. Je veux le rendre au meilleur! J’ai l’intention de faire une trilogie. J’y aborde des sujets plutôt sensibles comme la famille éclatée, l’alcoolisme, la quête d’identité et la mort.

J’ai fait cette mini histoire sur mon blogue avec la chanson libérez le trésor de Michel Rivard… Cette histoire est devenue une obsession. Un matin ou peut-être même un soir, j’ai eu un flash de cette adolescente métisse. Je me suis inspirée d’une personnalité publique autochtone que je respecte énormément pour bâtir mon protagoniste. Vais-je dire le nom de cette personnalité publique? Non. Je ne veux pas l’associer à ma prise de position de ce roman. Je voulais un personnage féminin, fort. Pas physiquement, mais mentalement et émotionnellement.  Une fille qui en a dedans et qui ne mâche pas ses mots. J’ai voulu une jeune femme qui prenait position et qui cherchait sa vérité. Je l’ai trouvé!

Le roman fait autour de 400 pages jusqu’à maintenant. Je n’avais jamais eu à négocier avec autant de mots! Mais j’ai dû me lancer ce défi. Après mes nouvelles courtes, j’ai eu l’impression de n’être pas pris au sérieux. Pourtant, dans toutes mes recherches, j’ai compris qu’il fallait humblement que je commence à la première étape : essayez de faire quelque chose avec des mots. J’ai énormément appris. Tellement que ce roman ne semble pas être un obstacle à écrire. En quelques jours j’ai écrit le roman. Là je suis à son peaufinage, ce qui demande un œil averti. Un temps de réflexion. Je ne réussis pas à relire plusieurs chapitres une seule et même journée. Pourquoi? Parce que j’ai besoin d’améliorer pas à pas ces chapitres. J’ai besoin de voir la cohérence. Implanter les manques. Revisiter les émotions que je veux faire vivre. J’ai réalisé qu’un roman, ça prend du temps! J’étais pressée! Maintenant je ne le suis pu.

Ce matin, j’ai pris mon café et je me suis dit : tiens allons se délier les doigts sur le clavier avant de commencer cette séance de correction! Cela m’a permis d’écrire cet article qui au final, n’est pas si intéressant. Mais c’est important. J’ai commandé d’ailleurs le livre un artiste est un athlète comme les autres sur amazon. Il y avait un bon moment que je n’avais pas lu sur l’écriture! Ce livre sera sûrement dans ma section guide pour écrivain. Cette section aussi est à l’abandon…

Important de se délier les doigts, de prendre le temps d’écrire, de s’exercice, faire des activités d’écriture autre que notre roman. Comme le marathonien qui a besoin d’aller au Gym, de courir selon des intensités différentes et qui a besoin de voir à sa santé et se réchauffer… L’écriture vient nous chercher sous différent sens et niveau. Position, concentration, émotion, physique, spiritualité, etc. Tous ces volets sont importants à réchauffer et entrainer.

Si je n’avais pas cherché à écrire une mini histoire sur mon blogue, je n’aurais pas découvert cette femme forte que je décris plus haut. En ne faisant pas mes exercices, je me prive de futur monde, personnage, histoire. Et même si je n’aurais pu rien en tirer et que cela aurait fini en cliquant mettre à jour sur wordpress, j’aurais eu au moins le plaisir de construire ce petit article.

Je regarde le vent faire danser la cime des arbres et je réalise que j’ai toute l’inspiration nécessaire juste sous mes yeux. Je suis à ma place, là ou je dois. Ni plus. Ni moins. En fait, pour aujourd’hui seulement.

Ferme ta gueule

Nous attendions l’autobus depuis un moment déjà. En retard, comme toujours celle-là. Toutefois, j’ai souris au chauffeur et je suis allée m’asseoir. J’étais dans l’autobus ce soir-là dans un état de grande fatigue et de grand mécontentement de tout. Même mettre de la musique m’écoeurait! Puis, il y a eu cet homme qui semblait avoir passer une aussi mauvaise journée que la mienne qui a décidé de dire sa façon de pensée au conducteur… Alors cela à dégénérer et ce dernier à menacer d’appeler la police. Va s’y! criait l’homme qui avait passé cette pitoyable journée. Je vais les attendre icite! Alors je me suis dit… Pourquoi tu n’as pas juste souris gentiment au chauffeur plutôt que l’intimidé? Pourquoi ajouter à la fin de chacune de nos journées un sujet malheureux en plus? Pourquoi…. tu n’as pas juste fermer ta gueule?

Depuis quelques années, je développe la compensation et la patience pour moi tout d’abord qui m’amène, sans que j’ai à le simuler, à l’être aussi pour les autres. Ce n’est pas toujours facile et je faillis encore beaucoup…

Je ne soupire plus quand je suis exaspérée. Par exemple en souhaitant sincèrement que tu remarques mon manque d’intérêt ou de découragement à ton égard, un long soupire t’aurait rendu mal à l’aise. Je me refuse, plus ou moins bien, à te donner des conseils parce qu’au final je ne fais qu’aggraver ta situation. Plutôt je suis là et je t’écoutes si tu as besoin. Parle-moi avec sincérité et je vais t’accueillir. Ce n’est pas toujours facile de ne rien dire… ce n’est pas aisé de ne pas juger. Je me mêlais beaucoup de la vie des autres et tout ce que je récoltais était de la chicane. Maintenant, je ferme ma gueule. Ce n’est pas de la vengeance ou quoique ce soit de menaçant. Au final, pourquoi je perdrais de l’énergie à avancer des points, à parler de ci et ça, du méchant monsieur qui criait après le méchant chauffeur… Pourquoi je ne fermes juste pas ma bouche pour observer et leur envoyer à chacun tout l’amour du monde.

Dans ce même autobus, il y a une femme ivre qui a porter son dévolu sur un homme. Elle voulait des cigarettes ou je ne sais quoi. L’homme poliment l’a acceuillis et écouter le temps qu’elle voyageait avec nous. Quand elle est partit, une petite lumière s’est levé pour aller parler avec l’homme, pour aller insulter la femme qui venait de quitter. L’homme patient, un noir élégamment vêtu a dit: « elle a bu et avait juste besoin de parler». Notre petite lumière est allée se rasseoir. Et s’il avait fermer sa gueule lui-aussi? Oui c’était cocasse et la dame m’a fait bien rire, mais ce que j’avais surtout retenue c’était la gentillesse de l’homme à la peau foncée.

Je pourrais raconter une dizaine d’histoire similaire. Comment des gens pour, je ne sais quelle raison, ont voulu mettre tout le monde dans leur état en disant le mot ou la phrase de trop quand ils auraient pu simplement se taire. Nous avons cette liberté d’expression, se droit de parole et se droit de clamer haut et fort sans qu’on en soit coupable ( il y a des limites morales et éthiques évidemment). Toutefois, je clame le droit au silence. Le droit de refuser de parler quand nous pouvons blesser quelqu’un. Je ne dis pas de garder un secret au détriment des autres, mais dans l’espace intime comme publique, si notre pensée est limite offensante, manipulatrice ou inutile… FERME TA GUEULE!

Pourtant, il faut vivre

Je recommençais il y a quelques semaines un nouveau poste. Encore un apprentissage, un compte à rebours remit à zéro, refaire ses preuves, connaître de nouvelles personnes, je débute à la ligne du débutant… Le drapeau brandi m’indique l’heure du départ et je dois m’élancer sans attendre. Encore une fois en état de survie, mais ne serait-ce pas ça au final, l’histoire de ma vie?

Savoir se poser, véritablement, demande du courage. Je ne suis peut-être pas née avec cette capacité…vous non plus d’ailleurs, n’est-ce pas? Toujours déstabiliser quoiqu’il nous arrive. L’état d’urgence en permanence, l’argent, le ménage, l’épicerie, cuisiner, bouffer, ne pas se coucher tard, recommencer le lendemain. Une roue éternelle. Est-ce ça la vie? Est-ce ça que les humains en évoluant ont sincèrement désiré? Ou ne serait-ce pas la grosse maison, la grosse bagnole et les kids? Les champs ou la ville? La maison ou la cohabitation? Le chien ou le chat? Le beau ou le gentil? Je ne sais pas. En fait, je ne sais plus ce que je veux, mais ce que je peux vous garantir c’est que survivre ne m’intéresse plus.

« Je recommence encore.»

« Tu fais des choix qui sont bons pour toi.»

« Mais je ne sens pas que j’avance…»

« Nouveau poste, nouvel appart’ et maintenant tu vends ton auto pour vivre plus sainement et tu penses encore que tu n’as pas avancé?»

« J’ai peur.»

« Tant mieux.»

Avant je ne savais pas que je pouvais perdre plus précieux que tout le matériel qui m’attachait à mon malheur. Avant je ne savais pas ce que ça voulait dire s’éveiller au monde. Avant je ne savais pas ce qu’il fallait faire pour être heureuse. J’ai fait des choix durs. Des choix qui me font encore peur. Pas de voiture? Mais je vais faire quoi moi sans voiture? Comment aller ici et là? J’avais oublié mes jambes, mon corps et cette immense capacité de se déplacer par soi-même. J’ai oublié de regarder le paysage qui m’entoure. J’ai oublié que je pouvais me poser près du Fleuve. Oublier de respirer le printemps et sentir le vent sur mon visage. J’ai oublié de vivre… Nous avons en nous cette puissance immense du combat certes, mais de la résignation.  Pourtant, il faut arriver à vivre et ne plus être en état de survie. Il faut ralentir la cadence, se poser des questions et y répondre au risque de se tromper et d’arriver, un peu plus tardivement, à la vérité…

Comment je veux vivre? Qu’est-ce qui  me rend heureuse? Qu’est-ce que je dois faire aujourd’hui pour me choisir, moi? Est-ce que cette personne se préoccupe vraiment de mon bonheur ou veut-elle simplement quelqu’un à qui se comparer? Qu’est-ce qui est important pour moi aujourd’hui?

Selon les bouddhistes, il y a deux façons d’aller vers le nirvana : par la souffrance ou par la joie. Et, il y a trop longtemps que je prenais l’option un quand j’aurais pu choisir le deuxième.

Alors l’idée que je suis en train de tout recommencer est fausse. Je suis dans le continuum de ma guérison. Je suis sur le chemin du rétablissement physique, psychologique et émotionnel. Ces trois axes dans ma vie qui sont difficile doivent avancer cote à cote sans préférence sans quoi la solution sera incomplète. Et les demi-mesures ne m’ont jamais rien apporté, je dois m’y investir totalement. Il y a certaines personnes, peut-être vous vous y reconnaitrez, doivent passer par mille chemins avant de trouver le bon ou du moins, le mieux pour le moment. Je suis de ces gens-là qui continuent d’essayer malgré les blessures. Je suis de celles qui espèrent et qui croient au bonheur. Si le bonheur était une secte, je serais adepte. Malgré mes feintes, malgré mes détours, malgré mes hésitations, je crois au plus profond de moi que j’ai le droit d’être heureuse. Et je poursuis ma quête. Pas que je ne peux abandonner et que je dois restée forte, mais bien parce que je me sens fragile et que l’abandon et moi on se connait bien. Et à force de connaitre mon ennemi, je serais en mesure de le vaincre.

Peu importe vos enfances, vos tristesses, vos échecs… Il n’est pas question de tourner la page ou d’oublier ou même pardonner… Mais de vous aimer. La véritable guérison, la véritable solution, la vérité du monde elle est là… aime-toi. Il n’est pas nécessaire de traverser le désert pour avoir soif. Alors, comprends qu’il n’est pas nécessaire d’acheter, de te faire accepter ou de faire des choses pour l’autre pour être aimé. L’amour est en toi déjà. Elle est là, l’unique vérité et le bonheur sa conséquence.

Les rencontres grâce à l’écriture

Depuis un moment, je vis des déceptions côté écriture, Depuis plusieurs semaines je me bats contre moi-même pour avoir de l’énergie que je ne trouve nulle part. Je me sens nulle dans tout. Nulle comme amie, nulle comme soeur, nulle comme écrivaine… ( Désolé de la surutilisation du mot nullité, mais ça l’a le principe d’être clair) Hier soir, au retour du travail, en entrant dans la zone wifi de mon appartement l’alarme de notification s’enclenche. Je reçois un message d’une amie auteure. Elle me disait qu’elle avait lu quelques articles de mon blogue et m’encourageait de poursuivre mon rêve malgré la peur. J’étais surprise. J’étais dans un mood qui fait en sorte que je ne veux même pas me fréquenter moi-même. J’ai réalisé alors qu’il en fallait parfois peu pour nous aider à continuer de grimper l’immense montagne de nos objectifs. Un mot, un compliment, une tape dans le dos… Brisé le cercle de la solitude qui accompagne souvent cette passion.

Je m’isole quand je me sens sans intérêt. Pourquoi mes amis(es) voudraient me voir de toute façon, je ne suis qu’une personne négative?!  Mais il faut s’extraire de cette impression et je luttais jour après jour pour m’en sortir. Et hier… Cette amie m’a donné le petit coup de pouce qu’il me manquait. Il suffisait d’un message à l’improviste pour me rendre le sourire. Alors j’ai décidé que cet article porterait un peu plus d’espoir en vous parlant des rencontres possibles grâce à l’écriture.

J’ai commencé à écrire très jeune et j’avais le droit aux moqueries des amis (es) de l’époque. C’était étrange une enfant qui aimait lire et écrire…  Alors je me cachais, mais au secondaire, mon droit à faire ce qui me plait est devenu très fort. Ma gang et moi avions décidé de partir un journal. Modeste certe, mais qui occupait nos journées. J’aimais écrire et cette passion envahissait toutes mes pensées. Une année, J’ai participé à un concours  que je n’ai pas gagné, mais ça ce n’est pas le plus important. Mon professeur de français qui me guidait était d’une douceur et d’une générosité. Je me souviens de son nom aujourd’hui et de ses encouragements. À la dernière année, dans le cadre d’un cours de français, on nous a demandé ce que nous aimerions être plus tard et de faire un exposé sur cette carrière. Je n’avais pas d’autre rêve que celui d’être écrivaine. Alors j’ai envoyé des messages à deux auteurs : Louise Gauthier et Mario Francis. Ils m’ont invités chez eux et dans un café. J’ai conservé leur lettre et je les ouvres encore maintenant quand je me sens essoufflée.

Au cégep, je continuais d’écrire, mais j’avais perdu mon chemin. J’avais perdu espoir d’un jour être capable de me considérer comme une vraie écrivaine. J’ai été dans des stages, j’ai été sur des blogues d’auteur, j’ai fait des exercices et j’ai rencontré Jean Barbe dans une activité. Une journée épuisante et essentiel à mon développement d’auteure. Arriver à l’université, j’ai accélérer le pas. Je me devais de faire un livre. Quel a été l’élément déclencheur? Je ne souviens plus trop, cependant sur mon chemin Anaël Verdier est arrivé. Un français dont je reçois tous les courriels chaque dimanche. À travers ses mots, j’ai reconnu ma vulnérabilité et l’inconfort que je vivais. Grâce à lui, je me suis prise en main, établie ma discipline, accepté de perdre et de gagner. J’ai aussi rencontré une amie auteure dans une de ses conférences. Une correspondante et une amie pour échanger sur l’écriture. Tranquillement, je me suis fait à l’idée que j’étais douée alors j’ai poussé plus loin. J’ai fait deux nouvelles (Acheri en décembre 2016 et le bateau fantôme en octobre 2017). J’ai ouvert un groupe d’écrivain amateur avec une amie aussi passionnée d’écriture. J’ai rencontré des jeunes hyper sympa et talentueux. J’ai aimé cette année auprès d’eux à tenter d’expliquer ma vision de l’écriture. J’espère les voir progresser sincèrement tous autant qu’ils sont dans le domaine du livre ou autre. Et j’ai eu la chance de connaître une auteure de genre lesbien. Nous avons beaucoup échangé et nous sommes désormais collaboratrice.

Je continue d’apprendre, mais les relations sont importantes. L’écriture, la solitude, la discipline, oui certainement, ce sont des éléments essentiels. Toutefois, chaque fois que j’ai dû me compromettre, mettre ma tête à l’extérieur, parler de mon rêve avec des gens qui partageaient la même passion j’ai toujours été accueillis chaleureusement.

Pour terminer, j’aimerais remercier tous ceux qui ont croisé ma route dans cette aventure qu’est l’écriture.

Merci d’avoir été présents et de m’avoir permis de voir en vous la sagesse et l’apprentissage dont j’avais besoin.