Un rapport lourd et nécessaire

Nous assistons, j’ai espoir, à un changement de cap pour les victimes et les familles des victimes. Ce rapport, qui fait plus de 800 pages, met noir sur blanc les conditions et la vie de nos compatriotes autochtones au Canada, Terre supposément d’accueil, Territoire théoriquement ouvert, place où on annonce qu’il fait bon vivre… Plus de 800 pages, de mots, de paroles, de faits, d’histoires, de drames, de larmes, de colère… Cela souligne en gros et en grand toutes les conséquences qu’à eu le régime coloniale sur ces peuples. Enfin, les autochtones parleront en leur nom. Enfin, elles pourront s’exprimer sur le racisme, l’homophobie et toutes les autres causes systémiques que détaillent ce rapport.

Mais mon coeur est lourd.

Et mes pensées dispersées.

Le rapport, je n’ai l’es pas encore lu. Voyez-vous, j’ai débuté et j’ai refermé. C’était difficile. Je suis peut-être trop sensible ? Ou peut-être c’est justement grâce à mon humanisme que j’arriverais à franchir cette épreuve. Je le dois. Je LEUR dois, à elles. Ces femmes… ces centaines de filles enlevées…assassinées. Je le dois à tous ses enfants que les gouvernements ont oubliés. C’est après tout aussi mes gouvernements (selon mon histoire québécois – canadienne).

Je suis triste de ce rapport avant même d’avoir réussi franchir la deuxième phrase, puisque je connais la politique. On l’a connais. Elle donne le droit à cette commission, à ouvrir le dialogue, mais elle remet entre les mets des victimes le fardeau de la preuve ( et dans un temps record, soulignons-le). Soit ! Les commissaires ce sont retournés de bord et ont fait leur boulot. Ils /elles s’en sont montrés dignes. Parler pour autrui, apprendre sur autrui, partager le vécu… sont des tâches difficiles ! Vous savez quoi ? Plus de 200 recommandations plus tard et ça se titille encore sur le mot génocide dans les médias.

Vous savez, les québécois, les francophones… ont subis la même chose. Nous pères ont été violés par les prêtes, nos mères et nos grands-mères sont devenus des usines à bébé au nom de la religion ( ou plutôt la pension du curé), la femme avait son rôle de domestique, le droit vote, les habits restreints, l’égalité homme-femme… Vous vous rappelez nos patriotes ? Vous vous rappelez notre besoin d’indépendance ? Pourquoi ? Rappelez-les moi cette idée folle que nous avions ? Avez-vous oublié notre combat contre le colonialisme anglais ?  Pour notre langue française ? L’abandon de la France ? La grande déportation… Ouais… Notre histoire Canadienne n’est pas aussi jolie qu’on tente de se convaincre. Le Canada a finalement des… coquilles à son dossier. ( c’est du sarcasme, évidemment).

Et quand je regarde ça de mes yeux de  femme canadienne (québécoise) francophone et blanche, je suis terrorisée. J’ai peur de la suite. J’ai peur de  »perdre » mon confort parce que je suis choyée parce que je suis née du bon côté de la clôture. Et beaucoup de gens doivent se senti exactement pareil. Nous avons peur. Nous sommes dépourvues. Nous ne savons pas quoi faire, quoi dire, quoi risquer, quoi entreprendre. ON se sent coupable. Mais c’est tout le contraire qu’il faut ressentir. Elles ne parlent pas de culpabilité, elles réclament la justice. Alors rappelez-vous ceci :

LE gouvernement a échoué.

LE gouvernement a abandonné les humains.

LE gouvernement n’a pas protégé.

LE gouvernement n’a pas rendu justice.

LE gouvernement a volé les terres, les droits, la culture, les langues et les vies des premiers peuples.

Ce gouvernement passé et cette religion a eu tort ! Maintenant qu’ils se sont engraissé et qu’ils ont commis l’irréprochable, c’est le temps d’appeler un chat un chat. Vous me voyez venir ? Oui, lorsqu’on déplace des gens sans leur accord, qu’on les viole, qu’on les séquestre et qu’ils disparaissent ça s’appel un meurtre, un crime… Et quand ces actions sont posées sur un peuple particulier et que sur des années la tentative est d’assimiler… c’est un génocide.

Combien d’entre-vous accepterait que vos enfants soient retirés de la maison, mit dans un institution (gouvernementale et religieuse) de force, qu’il y est des restrictions pour voir et parler à son enfant et que du jour au lendemain on vous annonce qu’il est mort ?! Sans oublier qu’aucune enquête, ni tombe, ni lieu de son corps est disponible ? Combien d’entre-vous accepterait cette réalité ?

Au final, ce que je veux dire c’est que ces gens-là, les premières nations, les peuples de l’Est, de l’ouest, du nord et du sud… Tout ce qu’on peut faire, c’est de faire pression sur LE gouvernement présent, car IL est tributaire des actions de ces précédents. Ce n’est plus blanc ou bleu, rouge ou noir…. C’est l’entité, c’est l’État, c’est LE REPRÉSENTANT des peuples vivants sur le territoire canadien. Et SON DEVOIR est de rétablir la vérité. Et s’IL refuse, les PEUPLES se feront de plus en plus entendre.

Rejetons cette culpabilité et cette peur qui nous tiennent et permettons qu’elles et qu’ils soient entendus. Si vous avez du pouvoir, utilisez-le. Partagez, témoignez et échangez !

Mon apport est mince sur ce blogue. Mon pouvoir est petit. Mais je sais prendre les mots. Alors pour ces gens qui me lisent, un rapport partager, est un pas dans la voie du changement. C’est la vérité qui progresse.

Alors je demande à ceux qui me suivent ( je vous aimes tellement et je suis heureuse que vous me suiviez !) mais, Ne partagez pas mon article, mais le lien de l’enquête national.

L’histoire, NOTRE futur est entre les mains de tous et toutes maintenant.

Il n’y a plus de voile.

Il n’y a plus de mensonges.

Juste la vérité, la réconciliation, la ré-attribution et la paix.

***

Espaces autochtones, facebook.

Télé-journal

Pour lire le rapport c’est par ici.

Droits image: Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtone: disparues et assassinées.

Dix questions pour maman Safran

Une part de nous-mêmes est mise dans chacune de nos histoires. En tant qu’écrivaine, je suis amenée à me poser un tas de questions ! À trouver aussi, des solutions appropriées ( et crédibles). Je joue la gentille, la méchante, l’amoureuse, l’amoureux, l’énervée, le colérique… Bref, un tas d’individus parfois héroïque et d’autre fois plutôt louche.

Toutefois, il est faux de croire qu’il n’y a que moi et ma caboche qui influencent mes manuscrits. Il y a toutes ces personnes qui croisent mon chemin. Certain passe dans la rue et je capte au passage, un moment magique, voire extraordinaire. Mais cela demeure des inconnus…

Je dois avouer que j’aime surtout vibrer avec ces personnes qui font de ma vie, une place meilleure.

L’histoire que je suis en train d’écrire touche mon pays et mon propre vécu. Un évènement Québécois qui met en relief nos valeurs de partage, d’amour et d’entraide… Je ne vous en dis pas plus ! En préparant mon plan toutefois, j’ai dû me poser la question sur quel genre de personnage j’allais mettre en action, de qui j’allais les influencer et les teinter ? Naturellement, me tournant vers mes proches, j’ai trouvé  l’unique et le beau que je cherchais ; l’âme de mon histoire.

Comme m’a dit Safran, il y a quelques jours en débarquant à Montréal (qui voyage depuis Val-d’Or; chiens de traineau, de caribous et une vie digne des années 1900 – Bref, là où la terre prend inévitablement fin ainsi que tout ce qui constitue la civilisation selon plusieurs), notre relation est sur le point d’avoir son premier char (16 ans d’amitié).

Sur ces sages paroles, je veux vous présenter, à travers cette entrevue, mon amie et sa famille. En fait, honoré convenablement, en ce 12 mai, la fête des Mères! 

Bonne fête des mamans à toi Safran et merci encore pour la générosité dans tes réponses.

1. Trois mots qui te viennent immédiatement en tête quand tu penses à ta famille ?

Je dirais amour, rires et complexité. Mais pas complexité par rapport aux problèmes qu’on peut avoir à affronter, plutôt complexité dans la mesure où chaque membre de notre famille est unique et que ça en fait un tout multidimensionnel. Je ne suis pas certaine d’être très claire, c’est difficile à expliquer quand on ne vie pas avec des gens ayant des particularités neurodéveloppementales.

2. Parle-nous de chacun des membres de ton clan.

Raphaël, mon aîné (6 ans) a un trouble du spectre de l’autisme (tsa). C’est malgré tout un enfant très intelligent mais qui est davantage dans sa tête que les autres enfants. Il n’a pas un tsa qui le limite beaucoup comparativement aux enfants neurotypiques, fort heureusement, alors il arrive assez bien à se fondre dans un groupe. Son plus gros défi est de faire attention à ce que les autres peuvent ressentir, parce que même si son but n’est jamais de faire du mal, il a de la difficulté à lire les émotions des gens autour de lui. Ça donne l’impression que c’est un enfant immature alors qu’en réalité, c’est seulement son côté émotif et social qui en souffrent. Il a commencé très jeune à être capable de se débrouiller seul… Par exemple, je me suis déjà endormie suite à une nuit particulièrement difficile avec son frère et lorsque je me suis réveillée, Raphaël s’était fait une tartine et jouait tranquillement en attendant que je me réveille. Il avait tout juste 2 ans. C’est ce genre de choses qui fait de lui un enfant particulier.

Mathis, mon cadet (5 ans), a un trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité. Je mettrais même un H majuscule à hyperactivité, dans son cas. Contrairement à son frère, il a toujours besoin que tout aille vite, comme beaucoup d’hyperactifs. Mais c’est un enfant extrêmement attachant, tourné vers les autres et qui a une belle capacité à offrir son affection. C’est aussi un enfant sensible à ce que les autres ressentent. Il aime voir que tout le monde rit et se désole de voir que quelqu’un est triste. Malheureusement pour lui, il a parfois fait peur à certains enfants parce qu’il est grand et costaud, bouge vite et est parfois impulsif. J’ai pris du temps avant d’essayer la médication parce que j’avais des réserves lorsque l’on m’en parlait, mais je vois aujourd’hui qu’il fait d’immenses progrès grâce à elle et la demande lui-même quand il se sent hors de contrôle.

Michaël, mon conjoint (33 ans) a un tdah et un tsa qui lui a été diagnostiqué il y a 3 ans. Il avait déjà un doute, son petit frère ayant été diagnostiqué plus jeune, mais n’avait jamais fait suite. C’est quelqu’un de très intelligent et qui aime partager ses connaissances, même s’il faut parfois lui demander d’arrêter parce que le sujet devient trop complexe ou inintéressant (tout le monde ne partage pas son amour pour les statistiques ou la géopolitique) parce qu’il comprend mal la subtilité. Heureusement, il se connait bien et n’est pas du tout susceptible lorsqu’on lui dit gentiment qu’on a atteint un point de non-retour dans la conversation. Il a aussi un humour particulier qui n’applique pas les conventions. Sa façon différente de voir les choses et ses grandes connaissances sont ce qui m’ont intriguée chez lui de prime abord.

3. Être maman, qu’est-ce que ça veut dire pour toi ?

C’est une bonne question. Je pense que je ne me suis pas tellement posé la question quand j’ai décidé de commencer à avoir des enfants. J’étais jeune quand j’ai pris cette décision avec Michaël (20 ans, lui 25) et je n’avais pas vraiment envisagé d’avoir des enfants à besoins spéciaux. Aujourd’hui, je dirais que c’est le rôle le plus beau et le plus complexe que j’ai à tenir, mais je ne crois pas que ce soit en lien avec leurs particularités; s’occuper d’un petit humain, ça demande beaucoup de dévotion, peu importe le nombre d’enfants et s’ils sont neurotypiques ou non.

4. Ton plus beau souvenir en famille c’est quoi ?

J’ai beaucoup de bons souvenirs! Un des plus beau est le moment où Raphaël a vu Mathis pour la première fois. Mathis a eu un problème aux poumons à la naissance et a dû être transféré dans une autre ville. Raphaël n’a pu le voir que le jour où nous l’avoir ramené à la maison. Mathis avait une semaine de vie, et Raphaël, presque 15 mois. C’était encore un bébé mais quand je lui ai présenté, ses yeux se sont illuminés et il a offert un grand sourire à son frère. Il a eu peur de le toucher, au début, mais quelques jours plus tard il lui donnait le biberon et le couvrait avec une couverture quand il dormait. Je pense que c’est un des souvenirs que je chéri le plus.

5. Le plus  « puiche » moment que t’aimerais balancer au bout de tes bras?

Probablement le moment où Raphaël a dû passer une prise de sang à quelques jours de vie. Il avait la jaunisse et c’était pour son bien, mais voir mon si petit bébé se faire prendre du sang (dans le pied, parce que c’est difficile de trouver une veine à cet âge et qu’en plus, il était plutôt petit) et se débattre m’a fait me sentir vraiment impuissante. Heureusement, les infirmiers et infirmières étaient très gentils et rassurants.

6. Si une amie t’annonçait qu’elle était enceinte,  qu’est-ce que tu lui dirais?

Je lui dirais comme j’ai déjà dit à celles qui m’ont annoncé leurs grossesses; que je suis là peu importe ce qui arrive et qu’elle peut me parler quand elle veut, des bons comme des mauvais moments.

Ça peut parfois être difficile de trouver une oreille attentive parce que les mauvais moments ne nous montrent évidemment pas sur notre meilleur jour, vu qu’on est tous humains, alors que les meilleurs nous donnent parfois l’impression que notre coeur va exploser d’amour et de joie… Et ces deux moments peuvent se succéder!

7. Quand tu regardes tes enfants rirent aux éclats, quelle est ta  première pensée qui te vient? Et pourquoi ?

Ah, c’est tellement candide, les enfants! Quand je les entends rire, je me dis que ce sont de vrais petits rayons de soleil. C’est difficile d’être de mauvaise humeur quand on entend un enfant rire, je trouve, même si des fois, il faut quand même faire de la discipline ou donner des leçons. 

8. Les trois règles d’or de maman Safran sont (dans le contexte que si ont on ne les respecte pas, il y a une conséquence- le copain inclut- rire !

Je pense que ce quand on cotoies des enfants, il faut de l’humilité et savoir prendre du recul sur soi. Je les met ensemble parce que je trouve que l’un ne va pas sans l’autre, surtout quand les enfants sont très jeunes. On a tous nos petites manies ou habitudes et quand ils ont 2-3-4 ans, et même plus jeunes, les enfants ont tendance à les imiter.


Il faut aussi être constant, mais ça, je pense que la plupart des parents seront d’accord avec moi. Une règle qui change selon l’humeur du parent n’est jamais très sécurisant pour l’enfant, alors si on change une règle pour une occasion spéciale, je pense qu’il faut savoir l’expliquer.


Aussi, je pense que la confiance est ce qu’il y a de plus important dans la relation que j’ai avec mes enfants. Que ce soit de répondre honnêtement aux questions qu’ils me posent ou de les laisser faire leurs expériences en intervenant le moins possible (sans pour autant être absente), je trouve que c’est ce qui est le plus difficile mais qui rapporte le plus de bénéfices. Même si j’ai parfois envie de leur dire de ne pas faire quelque chose ou de leur mettre un casque à chacune de leurs missions périeuses.

9. S’il y avait une panne d’électricité, comment tu occuperais la famille ? Est-ce que ce serait la catastrophe ?

On a déjà manqué d’électricité, en fait. Avoir un père qui travaille en électroméchanique a aidé un peu, mais sortir et voir que toute la rue était dans le même cas a aussi fonctionné. On a marché un peu, regardé les autos passer, etc. Je pense que si on en avait manqué plus tôt, on aurait certainement joué à des jeux de société pour passer le temps, on en a plusieurs. Le plus important a été qu’on a pas paniqué, ça a beaucoup rassuré les enfants.

10. Si tu avais un message à faire passer sur le rôle de mère \ sur ton rôle ce serait quoi ? Explique-nous.

De se faire confiance. C’est difficile à faire on ne peut pas faire plus que notre mieux.


D’aller chercher de l’aide, aussi, si on en a besoin. Le CLSC offre de bons programmes et quand ils ne peuvent pas donner d’aide, ils ont au moins la capacité de référer les gens qui en ont besoin. Il n’y a pas de honte à se sentir perdu dans son rôle de parent ou d’avoir besoin de soins.

Il ne faut pas attendre de craquer si on sent que c’est une possibilité; personne ne va rire. La santé mentale est quelque chose de particulièrement important, surtout quand on a des petits êtres qui dépendent de nous.

LGBT

Cette année, j’ai co-publié chez l‘éditeur Homoromance pour Douce Romance à Pompéi. Ce qui en ressort c’est : ce n’est pas facile publier. Bien sûre, j’ai eu un aperçu dans l’auto-édition. J’ai vite reconnu mes forces et accepté mes points faibles. Ce n’est ni dans l’un ni dans l’autre qu’on peut se tourner les pouces! Il faut foncer, travailler et suer! 

Quand j’ai décidé d’être écrivaine, mon but était d’écrire. Mais je voulais surtout être témoin de l’humanité, de ses changements, de ses peurs, de ses angoisses et de ses plus grands moments. Comme la littérature qui met l’accent sur les autochtones, je suis attirée vers cette compréhension de l’univers LGBT qui est encore trop sous-estimé. En tant qu’écrivaine, j’y trouve le plaisir de la découverte, la joie des nouvelles rencontres et le choc des pensées. 

Toutefois, entrer dans une communauté n’est pas aisé. On ne se dit pas du jour au lendemain « Tiens! Je vais essayer ça! » Ou peut-être que si finalement… Il faut accepté au début d’écouter. Il y a tout un monde et toute une dynamique que je ne connaissais pas avant. Je n’ai jamais sentis de fossé comme telle, mais de savoir qu’est-ce que je cherchais exactement à prouver dans ce monde qui n’était pas le mien? Dois-je aimé les femmes pour écrire une romance sur deux femmes? Dois-je avoir eu une expérience? Au-delà de la romance et de la sexualité dont on retourne dans tous les sens partout, que veux dire être LGBT? En 2019, en 2020, pour 2030? Est-ce à moi de répondre ou  au contraire, de poser les questions?

Je comprenais dans la mesure où j’étais simple observatrice, leur revendication, leurs valeurs, leurs intérêts et notre passion commune du livre. Les personnes LGBT sont des personnes. Tout simplement. Ils aiment. Ils rient. Ils pleurent. Ils se dépassent. Pourquoi je dis ça? Parce que je croyais sincèrement ne pas devoir l’écrire un jour. J’étais persuadée que le Monde extérieur au mien comprenait la subtilité de chaque être vivant et que tout ça, et bien! C’était ben correct!

Voilà le premier coup que j’ai reçu qui a ébranlé mon optimisme. Avec des sujets qui touchent de près des personnes LGBT voire même autochtones, il y a des gens méchants. Des gens méchants qui ne comprennent pas la liberté. Des gens qui sont encabanées à double tour dans leurs préjugés. Je disais souvent, ça ne doit pas être si terrible… Mais j’ai déchanté. Écrire du LGBT m’exposait à la critique, au jugement, à la précarité de mon âme ( oui sérieux… sortez de ma vie les fanatiques religieux!) Vrai Karine? Oui.

Par contre, c’est exactement là où je veux être. Je veux flirter avec ces sujets «dangereux» et « exposé ». Je veux augmenté la visibilité des gens  « différents » dans la littérature. Je ne veux plus qu’un enfant, un adolescent et un adulte peu importe son genre, son origine, ses valeurs soient mis à part. Je me refuse à l’idée que personne ne peut comprendre tes sentiments et ce que tu vis parce que tu ressens au fond de toi que tu n’es pas comme le voisin. Je veux te rendre unique, oui, mais imparfaitement unique. Comme tout le monde, mais avec tout ton paradoxe qui t’es propre. 

Je veux, du moins, j’essayes, de me diriger vers ce chemin, permettre à des personnages forts d’émerger ; Les humains de toutes les horizons. Parfois, il suffit juste d’observer autrement pour réussir à changer notre petit monde à nous. Et tout cela est ben correct. 

Mon souhait pour 2019

Le décompte de mes vœux pour l’année 2018 est terminé. Je réalise que j’ai accompli en partie ces objectifs de bien-être et de centrer mon énergie au bon endroit.  J’ai continué à écrire et j’ai achevé des projets. J’ai trouvé un poste temps plein. J’ai déménagé dans un endroit qui me faisait sentir bien et en sécurité. Je peux me dire, mission accomplie.

Toutefois, il ne s’agit pas de recommencer à zéro, mais continuer sur ma lancée. Continuer à vivre, à toucher le bonheur, à sentir, à écrire, à m’émerveiller, à rêver. Continuer de prendre soin de moi. Continuer de faire des choix bons et de moins bons pour apprendre et mûrir. Et c’est mon souhait pour la prochaine année.

Je vais continuer d’écrire sur un petit bout de papier mes succès et mes accomplissements. Je vais les mettre dans ce pot maçon et les voir doubler jour après jour pour me dire au bout de 365 jours, voici tout ce qui m’a rendue fière et heureuse cette année. Voici toutes ces fois où je me suis accueilli, aimé et respecté. Car pour moi, il n’est pas question d’atteindre un objectif, mais plutôt vivre et accepter ce sentiment de grande liberté et de grand bien-être intérieur. Mais surtout, réussir à comprendre qui je suis et qu’est-ce que je deviens.

Pour 2019, évidemment que je vous souhaite la santé et de l’amour. Je vous propose aussi du temps pour vous, pour ce qui vous rend heureux. Je vous offre aussi des projets, des quêtes, des succès. Mais aussi des échecs et de la grandeur. De la candeur et le rêve. Je vous souhaite la paix et le respect.

Mon vœu est de voir plus de bonté, d’étincelle divine à l’intérieur de chacun de vous, d’accueil et de connaissance. Et tout ça, dans la patience et l’amour.

Pourvu que j’écrive

Je suis assise à ma table de cuisine. J’entends le bacon qui grésile dans la poêle. Je devrais probablement être plus attentive à ce que je suis en train de faire ( ne pas foutre le feu à la maison par exemple). Mais je n’y peux rien! Ma nature me veut rêveuse, évasive, distante… Bref, dans ma tête.

Quatre jours de congé ont tendance à m’imposer un autre rythme de vie. Celui que j’aime. Le plus tranquille. En pyjama et enveloppé d’une couverture. Les fêtes sont toujours une source d’angoisse pour moi ( je vous épargne les détails ) pourtant cette année c’était bien! Calme! On a bien mangé! On a été en famille! Tranquillos. Sans chicane. Sans prise de bec. J’ai même réussi à me trouver du temps pour écrire. Et ça, c’est synonyme d’une vie équilibrée pour moi. Cela faisait un bon moment que j’essayais de me motiver à retourner à mon fastidieux travail.

La motivation

Pour vrai je m’amuse quand j’écris, mais c’est comme si je le comprends une fois que je suis assise devant mon texte et je me mets en branle. Étrange, non? Pourquoi suis-je si difficile à motiver? Il y a des moments où tout va à la perfection. Les mots s’enfilent avec poésie et raffinement. À un autre au moment, j’ai l’impression de retourner jouer sans but dans la bouette.

Outil pour écrire

J’ai découvert les conférences TED. Pendant quatre jours je ne vous cache pas, je regardais les vidéos une après l’autre. 3 clés pour ceci, 8 étapes pour cela et ainsi de suite. Je me levais motivé et j’étais porté par le vent comme si j’étais qu’une plume légère. J’ai compris tant de choses sur mon processus créatif en si peu de temps.

J’apprends

Il est bon d’aller voir les experts d’autres domaines. Pas juste lire et connaitre mes auteurs préférés, mais qu’est-ce qui fait qu’un individu a du succès, peu importe sa profession. Ouais! Bon! J’avais parfois l’impression qu’on me rappelait ce que je savais déjà, mais au final, je me demandais, est-ce que ça t’aide à mieux écrire? Oui! Parfait! Est-ce que tu l’appliques? Non. Non? Ben non! Je le sais, mais je ne l’applique pas. Ben voyons!

Prendre Action

Ne pas juste vouloir devenir une écrivaine. Juste désirer écrire quelque chose aujourd’hui. À plus tard, tout le travail de jugement. Tout ce que je dois faire en ce moment, à cette minute c’est m’asseoir devant mon texte. Abandonner mes peurs à la porte du bureau. Ma tâche n’est pas d’écrire la meilleure histoire, mais d’écrire cette histoire-là. Celle qui me torture depuis maintenant un an jour pour jour! Je veux écrire! Alors, écris, Karine. Arrête de penser et fait-le. Écœure-nous plus avec ça! Tu as une chose à faire et c’est de prendre le risque d’essayer ce quelque chose.

Quinze minutes

Je suis lente à motiver. J’ai compris que personne d’autre que moi peut mettre mon c** sur cette chaise et écrire. Je dois truquer mon cerveau. Jouer avec lui. Lui promettre un cadeau à la fin de cette souffrante épreuve. Quinze minutes par jour me faisait bien rire. Toutefois, c’est loin d’être drôle. Je me plains de n’avoir pas le temps. J’ai observé ce que je faisais de ma liberté et j’ai décidé que j’en avais assez de me sentir obliger et captive de ce manque de temps. De l’impossibilité de réaliser les choses qui m’animent, m’énergisent et me font me sentir bien avec cette pitoyable excuse que je ne suis que moi. Aujourd’hui, ma tâche est d’aller m’asseoir, 15 minutes et d’essayer d’écrire quelque chose.

Et vous, donnerez-vous du temps à vos rêves? À vos passions? Vous donnerez-vous du temps pour vous?

La communication est difficile

Il y a ce genre de matin, même après deux cafés, on n’aurait jamais dû se réveiller… J’ai le coeur gros ce matin. Je suis découragée. De tout et de rien. Je suis triste. De tout et de rien. Une phrase méchante ici et là. La culpabilité. Je regrette mes paroles, mais elles ont quitté mes lèvres. C’est trop tard. J’ai fait du mal. Tout ce que je souhaite est de retourner au silence. Là, je ne fais de peine à personne. Disparaître et la terre se portera mieux. Regrettez-vous parfois vos paroles?

La communication est difficile.

Voilà la sagesse que j’ai apprise ce matin. À défendre mes points, j’ai fait du mal à des gens biens qui souffrent. Je réalise que malgré tous les livres, tout le vocabulaire ou l’éducation que je pourrais avoir, que nous pourrions avoir… communiquer entre nous est dur.

Qu’est-ce que la communication au fait? À part une série de mots, qu’est-ce que le sens profond de cette faculté que nous avons les humains? L’échange, le partage, l’écoute, la communion. Peut-être ai-je oublié ces principes…

Nous sommes tellement occuper dans nos petites vies rangées. Nous utilisons facebook et les autres réseaux sociaux pour prendre contact. Et nous oublions le sens profond de l’acte. Nous oublions cette extraordinaire faculté à connaitre l’autre, ses espoirs et ses peurs. Les blessures nous empêchent d’avancer et nous isole. Nous ne voulons plus risquer de souffrir. C’est normal avec les déficiences que notre société a….

Nous nous bâtissons un empire individuel pour être sûr d’écraser son voisin et de survivre. Nous achetons pour communiquer avec ces objets, mais au fond nous avons tort. Nous nous éloignons et ce n’est pas que la faute du matériel et de la technologie. Nous crachons notre venin derrière nos écrans et nous oublions les larmes. Nous oublions la puissance de la parole. Et lorsque nous ouvrons la bouche, nous oublions notre responsabilité.

La constance de revenir vers soi

Un homme très sage m’a dit un jour « dix-huit pouces à la fois ». Dix-huit pouces c’est un pas. Un pas à la fois. Il faut savoir son rythme, mais au final, un pied se dépose après l’autre. Dans toutes les sphères de notre vie, nous n’avons qu’à faire un pas, puis un autre…

Je me questionnais pourquoi les gens retournaient irrémédiablement vers les gens qui leur faisait du tord. Pourquoi voulais-je à tout prix me faire reconnaitre par un groupe ou un tel? Pourquoi l’importance que j’accorde à cette personne est si grande au contraire de l’importance qui m’est accordée en retour? Pourquoi un enfant arrive à pardonner à un père\ une mère une violence quelconque à son endroit? Non seulement je me questionnais pour suivre l’évolution de ma quête personnelle, mais aussi pour apprendre à dépasser mes obstacles pour devenir une meilleure écrivaine. Certainement, les deux sont liés. Assurément, ils se complèteront et s’influenceront. La vie personnelle est le moteur, la muse, l’éclat qui fera vibrer notre art. Nous transposons tellement de choses! Notre vie quotidienne menacera (du moins c’est ce que je pense) notre attitude, mais aussi notre aptitude à faire de l’art!

Cependant, voilà quelque jour, il était difficile de juste m’asseoir à mon bureau (parfaitement aménager pour l’écriture), devant mon portable (finement personnalisé) et avec un café (fait avoir amour par mes soins). Pourquoi en étais-je incapable? Pourquoi sans cesse la honte, la peur, la fatigue et le découragement venaient systématiquement s’asseoir avec moi!?!! Et la réponse la voici aussi cruelle qu’elle puisse être : Parce que la honte, la peur, la fatigue et le découragement m’accompagnent tous les jours où que j’aille! Cela veut dire au boulot, dans mes rapports avec les autres, dans mes projets… dans mon écriture! Chaque jour, je me bats avant d’écrire le moindre mot avec tous mes démons et je dois valider ma légitimité.  Tous les jours, je dois valider auprès de ma famille et mes amis que je suis digne d’être aimé par eux. Et ça, vous le savez, c’est foutrement épuisant!

Nous arrivons donc à la même conclusion : pour m’épanouir dans mon écriture, suis-je censé m’épanouir dans ma vie de tous les jours? La réponse est oui! Du moins, si vous voulez accéder à votre vous profond, artistique, imaginatif, libre et transcendant plus rapidement. Je m’explique. Si toutes les fois que le désir d’écrire me prend, il est logique de penser que je me lève, me prépare un café, va m’asseoir au bureau, ouvre l’ordinateur, ouvre le fichier entamé de mon roman et enclenche l’écriture. C’est facile dit de cette façon, n’est-ce pas? C’est le planning qu’on a tous prévu évidemment, mais la réalité est tout autre. Voici la réalité :

J’ai le désir d’écrire qui germe dans mon esprit. Quand je dois me lever je me rappels le ménage que j’ai à faire, je me rappelle la méchanceté d’une collègue au boulot et j’entends les enfants qui crient dans la chambre voisine. Je me dis que je ne serais pas tranquille tant et aussi longtemps qu’ils ne seront pas couchés. Une fois que ceux-ci le sont, toutefois, je sens une énorme fatigue. Alors je décide d’écouter un épisode de ma série télévisée juste pour me détendre avant d’écrire. Toutefois quand j’en ai passé trois de suite, je suis toujours fatiguée et il se fait tard.  Je décide d’aller me coucher, ce soir, je n’ai pas eu le temps d’écrire. Le lendemain, le même scénario se produit… J’ai mal cette fois aux mains et au final je me dis à quoi bon? Même ma mère ne me lit pas. Les derniers commentaires de mes amis ont été horribles et j’ai honte de leur présenter quelque chose de nouveau. Ça, c’est quand ils me demandent comment vont mes projets. En général, ils s’en foutent. Leur vie est tellement plus intéressante que la mienne.

Le pire dans tout ça c’est que je pourrais décrire mille réalités et elles reviendraient toutes au même résultat : j’ai honte, j’ai peur, je suis nulle, je n’ai pas le temps, tout le monde s’en fout, je suis désespéré, je n’ai pas de talent… Alors on se déconnecte de notre désir parce que cela fait moins mal. Mais cela vient de tellement plus profondément en nous que ce simple texte que vous avez OSÉ présenter à une personne. Tous ses sentiments viennent de votre vécu, de votre expérience, de votre enfance… Des choses qu’on vous a dites ou qu’on ne vous a pas dit. Elles vous suivent et construisent cet égo que vous trainez comme un boulet vers votre passion.

Je me souviens de mon enseignante de théâtre qui nous obligeait à jeter nos gommes avant d’entrer dans le théâtre. Pourquoi? Parce que le sucre épaissit la salive et ça va mal ensuite pour dire son texte! Et vous savez quoi? Ces obstacles sont pareils! Il faut les jeter à l’entrer de votre bureau, faut les balancer par la fenêtre avant de faire de la musique, il faut les effacer avant de peindre. Par quoi sommes-nous sensés alors le remplacer alors? Parce que oui, votre peur, votre désespoir sont des éléments qui peuvent vous stimuler dans la créativité. Si vous vivez du harcèlement, écrire sur le harcèlement peut être libérateur, certes! Mais il ne faut pas que ce sentiment négatif vous contrôle. Il faut qu’il devienne extérieur à vous, comme un objet d’étude autonome à votre volonté. Et vous avez à vous pacifiez, être vous, tout simplement, et nu devant votre art.

Non les cocos! Habillez-vous! Nu veut dire vulnérable. Accepter d’être ce que vous êtes aujourd’hui sans vouloir changer pour plaire, sans vouloir être parfait dès les trois premiers mots. L’idée est de vous remplir de votre essence, de vos rêves et de vos pensées. Écrire tous les jours en sachant pertinemment que c’est un retour sans cesse sur soi. Avoir une méthode de travail, oui, mais une méthode de retour vers soi aussi. Jetez votre détresse à la grande poubelle cosmique et accueillez-vous avec bienveillance. L’art vous permet de vous toucher, vous, intimement. Il vous faut alors accepter votre être dans sa globalité et l’embrasser!

La constance de revenir vers soi, comment le faire au quotidien au juste?

Parlez-vous! Consolez-vous! Accueillez-vous! Aimez-vous! Groundez-vous! En ce qui me concerne avec mon cheminement personnel, j’ai appris à distinguer deux personnages en moi. La grande Karine et la petite Karine. La grande Karine porte la force, la fierté, l’adulte, la confiance, les conseils et la bienveillance en moi. La petite Karine, qui est toute aussi importante porte mes peurs, mes blessures, mes doutes, ma naïveté et mes réactions impulsives. C’est la petite Karine qui amène les obstacles de l’écriture dans le bureau. Toutefois, c’est la grande Karine qui lui dit : « Hey, je suis là. Ça va bien aller. Laisse Peur et Honte à la porte, il y a fierté et joueur qui nous attend. Tu viens on va aller s’amuser ensemble?» Je ne le fais pas toutes les fois, mais j’ai consciemment besoin de me parler, quand Peur, Honte et compagnies amènent le bout de nez dans les parages. C’est drôle, chaque fois que je veux écrire… Alors, je dois constamment revenir vers moi. Je dois me rappeler que si je veux un roman, je dois, m’asseoir tous les jours et écrire. Je dois, pour vivre une vie épanouie, constamment me demander si cela aide à me nourrir ou cela me détruit. Je dois, pour me pacifier, constamment revenir vers moi, pour m’accueillir avec bienveillance. Et ça les cocos, ça se fait dix-huit pouces à la fois.

La chasse à la courge

L’automne! La fraîche, les couleurs,  la pluie, la bouette… Pourquoi ne pas faire les fous, nous salir et allez visiter une feme qui fait pousser des courges? Une activité pour toute la famille! Amenez-les enfants et faîtes-les courir dans le champs immense! Entre amoureux, c’est le remède à la routine. Mais attendez-vous messieurs à être le maître de la brouette!

Le centre d’interprétation de la courge

À moins de 45 minutes de Montréal, vous pourriez trouvé votre bonheur! Employé(e)s super gentils, expérience folle, grosse cueillette, prix raisonnable et surtout beaucoup de plaisir! On y entre gratuitement!

Une journée en images

Mon frère Pierre et moi, tout heureux de commencer! On ne savait pas ce qui nous attendait! Cardio pour la journée faîtes!

Une boutique intéressante pour toutes vos envies salées ou sucrées!

En boutique, vous trouvez ces petits pots ( 3 pour 20$). J’ai pas encore goûté la salsa, mais par tous les dieux le beurre de citrouille est juste jouissif!

Le promeneur de brouette! Le grand frère, ce héro de toujours!

Ce que vous cueillez, vous le payez! Ce que vous ne voulez pas faut le rapporter dans le champs !! ( Je vous jures qu’après avoir passer une heure à vous penchez et vous battre avec les racines des citrouilles, d’avoir trimballer la brouette sur ce terrain rocambolesque, vous allez la trouver bien drôle! )

Le stationnement de notre fameuse brouette. C’est beau un champ de brouette…

Vous pouvez aussi passer au Petit Bistro et y dégustez leur spécialité… Chips à la courge… sérieux! Ça vaut le coup! Pas trop salée, croustilante et délicieuse!

Leçons apprises de mon aventure

  1.  Une citrouille c’est une courge ( ouais… sérieux! je ne le savais pas avant… honte)
  2. Toujours avoir ses bottes!! ( Mais genre TOUJOURS)
  3. Ça va être salissant, donc #2, mais aussi des gants, une paire de ciseau, des sacs et des serviettes. Pourquoi pas du linge de rechange.
  4. Les enfants tripent à fond! Mais dîtes-leur surtout pas que des courges c’est des légumes… Ça risque de les traumatiser…
  5. Les courges, ça se concerne hyper longtemps ( 3 mois à huit mois)
  6. C’est hyper jolie sur une table

Bonne dégustation!!

Adresse pour s’y rendre

Centre d’interprétation de la courge

839, Chemin Principal,
Saint-Joseph-du-Lac, Qc, J0N 1M0

450.623.4894 | info@centredelacourge.com

Ouvrir les yeux

Merveilleuse ignorance. Oui! Oui! Je ne connais pas. Je ne comprends pas. Je doute même parfois! Et surtout, je pose un tas de questions. Qu’est-ce que je suis? Une femme de lettres!

Il y a tant à voir et à découvrir. À lire, sentir, vivre… Et ces temps-ci je me questionne sur deux choses en particulier: les élections au Québec et les Premiers Peuples. Comment arrimer les deux? Comment faire en sorte que des groupes de personnes qui sont clairement sous représenté émergent? Quoi comprendre d’eux? De leur façon de penser et agir? Faire la part des choses entre ce qui est et ce qui était et ce qui sera… Moi, Blanche et bien nanti, comment je peux me départir de mes préjugés, comment je peux apporter ma voix parmi celles qui ne peuvent s’exprimer librement encore? La réponse est évidente: poser des questions et transmettre. Dans mon cas, la transmission se fait par le biais de l’art. Par mes histoires, je tente de mettre mes personnages dans une situation et les faire vivre mon processus. Sur ce blogue aussi où je tente de mettre au clair toutes ses pensées qui défilent dans mon esprit…

Depuis quelques jours, je me promène dans différents groupes facebookiens majoritairement autochtone et je pose des questions. On me répond très poliment. Il me parle d’eux. Et j’écoute. Et je souhaite comprendre plus. C’est un précieux engagement.  Il y a certain groupe où je ne suis qu’observatrice et c’est bien comme cela. Il y a des endroits qui doivent rester vierge de l’intervention de la majorité. Comme un club de sport pour femme. Ou un club de sport pour homme seulement. Comme un bar pour femme seulement. Comme un bar pour homme seulement. J’accepterais de quitter sans protester. Il ne faut juste pas oublier par la suite de nous réunir et partager. Parler et écouter de nouveau ce que l’autre comprend et apprend.

Plus je m’interroge et plus j’en veux encore. Un cercle très sein! Je me suis même fait de nouveaux amis (es). La communication ne fait que commencer en ce qui me concerne. Il y a tant à entendre encore! Je réalise que mes préjugés m’ont asservis. Mon éducation m’a emprisonné. J’ai tant hésiter à m’approcher. J’ai tais en moi une colère refoulée, le désir de savoir et comprendre. J’ai voulu, admettre que ma réalité était celle dans ce mètre carré autour de moi. J’étais protégée et légitime. Mais, je suis loin de la réalité. Très loin. Comprendre permet de  repousser l’ignorance, de s’affranchir du racisme et de nos préjugés.

Ouvrir les yeux à cette histoire commune. Parler de ce que la colonisation à fait à nos deux peuples. Je ne veux plus voir le blanc comme le méchant. Je ne veux plus croire que nos gens et les leurs ne puissent pas être en harmonie. Je ne veux plus me sentir coupable du sang coulé par mes ancêtres. Je ne veux plus accepter l’irrémédiable, l’impossibilité et le silence. Je refuse la peur de l’autre. Je refuse que l’autre voit en moi l’envahisseur.

Toutes personnes à en lui ce message de l’univers. Sa quête personnelle voire même sa cause ou son combat. Chacun de nous, trépigne d’impatience à propos d’un sujet. Là où la justice est défaillante, la où la maladie nous arrache nos êtres chers, là où les balles sifflent au-dessus des têtes, là où nos voix sont opprimés nous avons tous/toutes ce message à livrer à notre prochain. Nous sommes tous cette partie vibrante qui appartient au noyau de la Terre-mère. Ouvrir nos yeux à l’extraordinaire apport de chacun à ce message planétaire de vie et d’espoir est tout ce qui est demandé aujourd’hui pour vaincre la peur.

 

Omerta

Je ne sais pas par où commencer cet article… Il y a tant de pensées qui défilent dans ma tête, mais j’ai l’impression que même si je parle…si j’arrive à coordonner tout ce flux de rage et de tristesse, je n’aurais quand même pas tout dit.

J’attends souvent qu’on est en 2018 et que la violence ne devrait plus exister. Toutefois, la seule question qui me vient c’est pourquoi 2018 est si important? Pourquoi, aujourd’hui, cette année, nous décrétons que la violence a été banni de notre planète? Pourtant, quand je regarde autour de moi, la violence ne partira jamais. C’est utopique! Elle change seulement de visage pour mieux s’adapter. Ceci étant dit, 2018 n’est pas spéciale, n’est pas une date, selon moi, commémoratif pour le droit à l’Humain d’être en paix avec les autres ( nature, animaux, autres humains compris dans cette paix universelle).

Il y a tant de choses qui ne tournent pas rond! J’étais dans l’autobus où une femme noire a été engueuler par une autre femme blanche pour une question de sac à dos. C’est important que je dis blanc ou noir ici, parce que la violence, l’échange qu’il y a eu entre les deux… Je me dis en tant que « blanche» je n’ai jamais vu un individu faire preuve d’autant de violence envers une autre personne de sa couleur. Ce moment me hante parce que j’aurais voulu me lever et lui dire de se fermer la gueule. De lui dire que oui, il y a des règles de civilité que certaine personne ne font pas… C’est humain. On est des petites bêtes rebelles, mais à lancer tous ces propos hargneux envers elle n’ont tellement rien arrangé! Et la conversation est allée à : « c’est mon pays», «retourne si tu n’es pas contente et tu ne peux pas vivre en société», « les autochtones étaient là avant toi le québécois» …Bon sang, guys! Pourquoi vous mêlez tout ensemble? Pourquoi n’êtes-vous pas en mesure de vous parlez? D’échangez? DE demandez? D’informez l’autre de votre malaise? Pourquoi en sommes-nous arrivés ( ou continuons-nous de) nous haïr entre nous? Pourquoi? Ça rime à quoi?

Un autre évènement qui me met hors de moi: La meute qui décide de se rassembler en  territoire Mohawk et qui se font refluer à l’entrée… First,  la meute là…Dans ce pays vous avez droits de parole (malgré la haine que vous mettez dans vos mots)… Qu’est-ce que vous faisiez là? Secondo, j’ai entendu déverser sur les autochtones tant de choses horribles… Allez regarder les vidéos, les gens y voient de la haine. Moi j’y vois de la colère. Une colère si longtemps refouler et banalisé…. Alors là j’ai compris. J’ai compris tout ce qui unissait ces événements…

Il est temps qu’on se parle dans le blanc des yeux. Il est temps qu’on s’assoit tous ensemble. Homme, femme, africain, indien, chinois, allemand, autochtones, animaux, végétaux, soleil et la rivière… Tous/ toutes. Il est temps de parler librement. Il est temps aussi d’écouter. Il est temps que le raciste s’arrête ici et maintenant. Il est temps que la tristesse soit exprimée. Il est temps que la colère soit exprimée. Il est temps que les gouvernements ( élus des peuples) écoutent et dirigent les pays conformément au coeur et aux valeurs humaines. Préservez la vie, la sécurité, être juste et soutenir les personnes ou les groupes souffrant en ce moment de ces absences de droit et pallier, rapidement, aux manques. Je suis dans un pays diversifié qui par conséquence aura différentes horizons différentes visions, différentes religions et cultures…mais au final, nous sommes tous sur la même planète. Nous sommes tous humains. Je n’ai pas plus d’importance ici que mon voisin à la vie. Il serait peut-être bon de se le rappeler…

Il y aura des élections dans ma province. Il y a longtemps que j’ai cessé de me lever et de voter parce qu’aucun groupe ne correspond à mes valeurs. Aucun des candidats font vibrer les manques de notre société- de notre planète avec un désir profond et honnête d’améliorer les choses sans un bénéfice personnel. Je me dis qu’aujourd’hui, je vais y aller. Juste pour vaincre l’inertie. L’absence de mouvement que j’ai créée en ne me levant pas pour faire mon crochet sur le papier. Mais au final, cela m’importe peu! Il n’y a pas que le vote et le gouvernement en place qui peut changer quelque chose a cette société. Trop souvent j’entends un québécois dire qu’il est lui-même victime de ce système et que c’est les anglais… Ce discours n’avance à rien. La justice n’est pas une affaire de juridiction fédérale. Et oui! Vous m’avez bien compris! C’est l’affaire de tous!  Le fait de ne pas réagir, de ne pas me porter défenderesse contre le raciste, contre le manque de justice… Le fait que je ne me lèves pas avec mes frères et soeurs des premiers peuples pour leur droit, pour leur terre, pour notre environnement, pour notre histoire commune, je continus l’inertie. Je continus l’omerta. Je continus d’être une victime. Je ne dis pas que cela sera facile. Je ne sais moi-même pas comment me rééduquer à ce processus… Mais la conscience est là. Bien réveiller et je surveille mes gestes et mes paroles. J’accepte de me taire de plus en plus avec raison, mais je fais un pas vers la réconciliation de parler et de dire stop!

C’est à chacun de nous, individuellement, qu’incombe le changement de valeurs, de pensées et d’actions. Que ferez-vous aujourd’hui pour défendre l’humain dans toute son intégralité et sa divinité? Que ferez-vous au nom de cette terre qui nous nourris? Pour ce soleil qui nous réchauffe? Que ferez-vous pour vos voisins qui souffrent? Que ferez-vous contre le raciste aujourd’hui? Que ferez-vous pour grandir votre âme et conscience aujourd’hui?