Les coulisses du bateau fantôme

Mes premières impressions positives de ma publication

Et voilà! Le deuxième petit livre de mon cru a été publié en octobre! Je suis fière ? Beaucoup plus que le premier. Le double des mots! Le double des pages! Travail sur la narration. Petit défie personnelle un livre au je en entier. Aviez-vous remarqué ? J’ai eu trois correctrices ! Et ça, ça en fait des choses à retravailler ! Une équipe du tonnerre qui a fait que ce texte devient beau et riche. Le graphiste est sublime comme toujours. J’adore mes petites filles. Ma Wapikoni qui tient sa petite sœur Aiyanna… Je vous jure ! Je raffole de mes personnages ! Elles ont été si bien définies si bien travailler, dans ma tête et sur mon plan d’action. Je crois et avec humilité que je suis heureuse de présenter un produit de qualité pour un deuxième livre à vie.

Mes premières impressions négatives de ma publication

Ma grosse déception va du côté de l’impression. Erreur dans la tarification, découpe plus ou moins satisfaisante, colle jaune sur des pages blanches (sérieusement ?) format du premier livre et du second non identique. En plus, vu le prix  (dû à l’erreur de tarification) j’ai descendu la qualité du papier (question de gramme). Disons qu’avec Acheri c’était une autre paire de manches et que j’ai eu des retours sur le fait que sa glissait plus ou moins bien. Mais en prenant une qualité moindre, l’encre parait au travers… Le triage fut de vingt copies plutôt que cent (encore à cause d’une question de tarification erronée). Mais en même temps, j’ai réalisé que ce n’était plus l’avenir du livre. Acheter une caisse et espérer les vendre. Oui les caisses nous appartiennent, mais elles dorment dans le placard et si personne n’achète…on a l’impression d’avoir échoué. L’idéal est de se baser sur le Juste à temps valoriser à fond par les Japonais. Donc, je vais passer par un intermédiaire qui s’occupe de l’impression et la distribution en plus d’offrir une plateforme de vente bien installée dans plusieurs pays francophones (pourquoi pas ? ). La charge d’impression ne me reviendrait plus. Chaque consommateur sera libre de prendre l’œuvre papier ou numérique. Ce qui fait avancer les choses… Mais maintenant Amazon ou…. Ça! C’est un autre défi!

Aussi je n’ai pas fait de lancement ! Vous avez sûrement remarqué que je ne vous ai pas achalé ? Oui. Certainement que vous n’avez pas remarqué. En fait, quoique fut très agréable mon premier lancement, j’ai encore un goût amer sur la réussite en générale de l’évènement. J’y ai vu des amis (es) , j’ai été accueilli avec amour et j’ai eu un réel plaisir de parler à tout le monde… Mais faire un tel évènement demande de l’argent et un certain intérêt… Toutefois, personne ne m’a fait de retour sur mon premier livre, ni sur l’évènement. Que dois-je en conclure ? Peu importe. Un écrivain  trouve toujours son lecteur et c’est malgré tout, le sourire aux lèvres, et confiante dans mon avenir que je dis ça sera pour une prochaine fois…

L’inspiration de mon livre

Pourquoi encore une histoire à thématique autochtone ? Sérieux… je pourrais vous dire encore que mes origines auraient été métissées et ma tante qui… Mais parlons terre à terre voulez-vous ?! J’ai un grand intérêt. Mes histoires, mes pensées, mes valeurs s’orientent vers le respect de la nature et de l’humain comme les cultures des différentes nations autochtones le valorisent. J’apprends à me démêler dans tout ça. Je prends ici et là quelques éléments, sans mentionner de quelle nation, parce que j’ai peur de faire une faute impardonnable et dire c’est de même dans x nations. Alors je reste dans la fiction et je regarde avec mes yeux. Toutes mes connaissances, tout mon environnement, mes intérêts m’amènent à avoir ce genre d’écriture aujourd’hui. Quel est-il ? De la fiction qui se rapproche du cœur. Je ne veux pas écrire une belle histoire pour que les gens disent ah ! C’est beau! Je veux que les gens voient les conflits, voient que la fin n’est pas toujours blanche ou noir. Elle est grise dépend de qui la regarde. Le bateau fantôme est une histoire dramatique. Triste. Je l’avoue. Mon premier, avec Acheri, donnait un peu d’espoir  et parlait d’une amitié qui transcende le temps et les mondes ! Le bateau fantôme parle d’une réalité qui est l’arrivée de l’étranger sur un autre peuple. Peu importe lequel ! Peu importe ses fois et ses lois. Et, il y a des gens méchants. Des gens qui chercheront à exploiter d’autres personnes. Le bateau fantôme donne une voix à une petite fille qui a vécu un drame.

Aussi, cette légende est acadienne. Le capitaine Craig, un pirate sournois a accosté à la Baie des Chaleurs (vérité ou mensonge ?) et le côté paternel de ma famille vient de l’Acadie. J’ai voulu en quelque sorte faire un hommage à ces gens. L’histoire de l’Acadie n’est pas réjouissante non plus… le grand débarquement… Allez lire sur le sujet si cela vous intéresse. Mis à part que c’est une légende acadienne qu’est-ce qui a d’Acadien dans mon histoire ? Les personnages. Je n’ai pas conçu des personnages à la légère. J’étais au plus bas de ma forme physique (arrêt de travail suite à une opération) quand j’ai levé mon crayon pour débuter mon histoire. J’étais très déprimée. J’ai eu peur. Je voulais écrire cette histoire, mais je ne savais pas jusqu’à ce moment comment l’entreprendre… Dans ma famille, il y a une forte résilience. Il y a eu beaucoup de malheur, beaucoup d’obsession, mais leur force de caractère… les voir toujours se relever jour après jour et remercier quelque chose dans le ciel de bon… quoiqu’il soit. C’est là que je vais commencer. Par la résilience. Par donner de la force à mes personnages. Des femmes d’un grand courage même sous leur impénétrable carapace, malgré les tempêtes et les épreuves de la vie. Non seulement j’ai dans ma famille des femmes de puissance et inspirantes, mais il y a aussi des hommes, au travers d’embûche qui sont restés près de leur cœur et c’est sans surprise que vous lirez la dédicace  faite au nom de mon père.

J’ai réussi à trouver la force en moi d’écrire… un mot à la fois… pour finalement réussir pendant mon arrêt à tout le finir à la main. C’était épuisant et j’avoue avoir été gelé les premiers temps sur les antidouleurs. Mais il est là. Tout beau! Tout frais ! Je ne prétends pas à un bestseller, mais je crois que pour l’écrivaine que je suis, encore à ses débuts dans cette carrière, j’ai bien progressé. Reste plus qu’à passer au suivant.

La suite de la collection contes et légendes

On s’en va Où avec ça ? Mis à part un changement intéressant de format et de qualité de papier, la collection continue son petit bout de chemin. J’ai l’intention de faire des nouvelles plus rigolotes et plus joyeuses aussi ne vous en faites pas ! (je ne suis pas déprimée en permanence, hein ?) Les plans sont déjà faits et ainsi que les grandes lignes, mais c’est seulement en mars que je vais composer le troisième livre de la collection. J’ai du stock en masse pour encore trois ou quatre ans ! Un par année à l’automne !

Mes prochains projets d’écriture

Je suis présentement entrain de construire un roman. Oui ! Oui ! J’ai la chienne de le faire ! Un super beau roman de science-fiction avec mon petit regard dramatique et ma philosophie qui est fortement influencée par les valeurs autochtones. Je travaille aussi sur une pièce de théâtre qui parle de mon expérience en CHSLD. Un peu d’humour noir ici… hi ! hi ! hi! Et… et….  Un super de beau roman à quatre mains est entrain de se faire finaliser pour être envoyé à une maison d’édition de genre lesbien. Je me suis lancée à fond dans ce genre avec une amie écrivaine ! Je visite d’autres facettes, d’autres mots, d’autres regards et je visite une belle histoire d’amour. C’était un beau défi ! J’ai bien hâte de vous en parler plus !

À suivre…

Résumé du livre 

Le village d’Aiyanna est tranquille. Le quotidien et sa vie bien rangés sont cependant bousculés par l’arrivée d’hommes venus de l’autre côté de l’Océan. Son père, Natharod un chef très sage accepte que les étrangers viennent rencontrer son peuple.

Pendant que Aiyanna suit l’exemple de son père et calque une attitude de prudence, sa grande sœur Wapikoni, habituée de se mettre dans des situations invraisemblablement risquées se démène pour rencontrer les inconnus de façon discrète. Elle entraine sa jeune sœur au cœur du danger et Aiyanna, avec une confiance aveugle, la suit sans se poser de question. Mais les hommes sont mal intentionnés. Leurs crimes leur ont valu une mauvaise réputation. Toutefois, pour ce peuple isolé il s’agit de leur première rencontre avec ces hommes.

Jusqu’où  les deux jeunes sœurs sont prêtes à faire confiance aux inconnus? Jusqu’où une grande sœur peut entrainer dans le danger sa cadette?

 

Un rêve qui devint passion

 

« Avez vous déjà fait un rêve, et au réveil vous vous êtes dit hey méchante histoire à écrire? » demandait une amie écrivaine.

 

Dès que vous mettez votre foi dans les mots, vous comprenez rapidement que l’inspiration peut venir de partout. Votre enfance, vos sentiments, vos actions, vos valeurs, un ami un peu bizarroïde, un film, nos passions, etc. Aussi, eh oui! Pourquoi pas de la plus profonde des abîmes de notre être, de notre inconscient : Le rêve.

Mon histoire, ma passion et ce que je suis devenue aujourd’hui partent d’un rêve. J’avais  onze ans ou douze ans, je commençais à peine le secondaire. J’explorais de nouveaux horizons, lisais de nouveaux romans, je nageais désormais dans un Nouveau Monde, celui de l’adolescence. Et il faut avouer que cette transition peut en troubler plus qu’un. On rencontre de bonnes personnes. On rencontre aussi de mauvaises personnes. Nos actions engendrent et renforcent notre personnalité. On devient Quekun.

Avant d’en venir au sujet qui nous préoccupe, je dois faire un saut important dans ma mémoire. Pour ma cohérence, pour la vôtre. Alors, moi, j’étais qui à l’adolescence?

J’étais une enfant qui avait de la difficulté à être une adulte. Difficile de jouer ce jeu de grande personne. Je sortis d’un primaire qui possédait une pensée de pauvre. Peu de budgets, peu d’innovation, peu de témoignages affectifs avec les élèves.  Une vieille époque me direz-vous, mais sûrement pas la pire.  J’avais vécu beaucoup de harcèlement et de violence physique de la part de personne que j’appelais autrefois, amis. Les luttes pour la popularité étaient cruelles et ne se terminaient pas, à mon plus grand regret au secondaire.

Mais un choix s’imposait certainement. Rester ou non dans la vieille gang ? Par habitude, je crois, par peur, très assurément, je suis restée avec de vieux amis pendant la première année. J’étais silencieuse, gênée, rougissante, intimidée et j’étais convaincu d’être d’une nullité incroyable dans toute matière.

J’ai cependant trouvé de bonnes personnes qui m’ont fait m’épanouir. Je pense en premier à Nafrounette, à Jaz, Cri-Cri, Vinchoupichounet et Nini. C’est avec maladresse que certaine relation était rocambolesque ou  était un mélange de amour-haine qui recouvrait une couche énorme de jalousie  ou plutôt maintenant je comprends de très grande admiration. Je pense à Nini une bagarreuse sucrée, maladroite et intelligente. Je pense à Nafrounette la femme forte qui se lève debout pour ses convictions et qui sait faire asseoir les p’tits crétins comme nulle autre, mais qui est d’une tendresse sans borne que je pourrais surnommée Madame Chef Câlinours. Je pense à Vinchoupichounet qui est le plus fou des fous, le créateur de bulles mentales dont je crois être le plus sincère et le plus lucide de tous mes amis ( Oui! Oui! Même dans sa folie). Je pense à Cri-Cri, une amie loyale, gentille et patiente. Et je pense à ma Jaz, tourbillonnante lumière qu’on pourrait resurnommée Petit Photon. Petit Photon? Oui parce qu’elle mérite tout ce qui est lumineux dans sa vie. Ces amitiés m’ont modelé. Elles m’ont appris. Elles m’ont donné de l’amour incroyable.

Avant de les connaitre, cette bande-là, comme je le disais j’avais eu un primaire plus ou moins agréable. Il y avait une terreur en particulier qu’une fois au secondaire je continuais à m’y accrocher…par peur ou habitude? Je serais sûrement en mesure de vous le dire dans quelques années…Mais le miracle s’est produit. Et ce fut un rêve qui me sauva et qui créa tout mon univers d’écrivaine par la suite.

J’étais dans une grotte. Du moins, c’est ce qui semblait. J’étais amenée par des prêtes encapuchonné et vêtu de noir. Eux, c’étaient les méchants. Et la reine qui les commandait était cette amie du primaire. Une enfant méchante, égoïste, ensorcelante.  Une femme que je m’étais habituée d’aimer pour les mauvaises raisons au risque de la craindre et d’en mourir.

Les prêtes m’amenaient profondément dans la grotte. Plus j’avançais, plus il faisait chaud. Bouillonnant. J’étouffais. Je suais. On me mena devant un gouffre rempli de lave. J’étais au cœur d’un volcan.

J’étais consciente que je dormais. J’étais consciente de ma mort évidente dans ce cauchemar. Et je refusais. Je refusais de toutes mes forces à cette fin. Alors, j’expérimentai le rêve conscient. Je me mis à penser à des pouvoirs magiques ( je suis la génération Harry Potter ).D’un coup, mes ennemis brûlaient devant mes yeux. Je détachais mes liens et me mit à courir jusqu’à l’extérieur. Mais la méchante petite fille me poursuivait. Elle me lançait des sorts. Elle me faisait mal.

Et si je pouvais me protéger de ça? Et si mon cauchemar pouvait ne pas en être un? Et si je transformais l’histoire?

Alors je m’assis sur un sol dur et j’imaginais une grande bulle qui me protégeait. Pendant que la méchante petite fille de mon rêve et de ma réalité d’enfant battait la bulle magique, je fis passer un grand souffle de bonté à l’extérieur. La petite fille méchante s’évanouit et je finis par me réveiller.

Cette grotte, ce personnage, la lave, la montagne sont devenue le cœur de mon histoire fantastique que je travaille depuis aujourd’hui. J’étais si bouleversée de ma capacité aux rêves conscients que je me dis, malgré mon jeune âge, que je devais garder trace de tout ça. Mais j’écrivais mal, je faisais plein de fautes et je ne me croyais pas capable d’écrire. Je ne connaissais pas ça moi écrire pour le plaisir. Mais on m’encouragea à le faire et je pris la machine à écrire de ma mère. Je tapai ce rêve moult et moult fois. Je le tapai sur l’ordinateur dont je perdu les fichiers par manque d’expérience de cette technologie. Mais je réécris cette histoire. Plus d’une fois. Elle était vitale. Elle me tenait en vie. J’ai grandi avec mes personnages. J’ai grandi grâce à ce rêve et sans le savoir, je découvrais ma future et merveilleuse passion soit celle d’écrire!

Entre temps,  j’ai mis cette histoire de côté. J’ai travaillé ma technique. J’ai pris des gallons. Je m’améliorais de jour en jour. L’idée de la petite magicienne dans sa bulle qui rend le monde meilleur est toujours en travail. Toujours dans ma tête, sur papier et sur mon ordinateur. Dans mon cœur.

Ainsi, d’un simple rêve, j’ai créé une série fantastique qui me rend fière. Et si mes amis(es) me lisent, je vous dis ceci : Je suis aussi folle que chacun de vous, mais le terme politico-correct c’est être une fille charmante.

Et je signerais cet article de mon nom véritable. Mon vrai de vrai.

Crevette Mauve.

J’ai 27 ans

Vendredi 13 octobre, jour de malchance pour certains bonheur incroyable pour moi. Non le vendredi 13 octobre n’est pas un jour à être superstitieuse. J’ai 27 ans. Je suis un peu plus sage maintenant. Vieille? Pas du tout! Je suis un cœur jeune, je suis un esprit jeune dans un corps un peu plus vieux, voilà tout!

Je repense à tout ce que j’ai fait durant toutes ces années. Ai-je été une bonne personne? Me suis-je écouté? Ai-je accompli quelque chose qui a eu un impact significatif dans ma vie?

Pour la première question est sans aucun doute je fais de mon mieux à tous les jours. Pour la deuxième, je continue de le travailler. En ce qui concerne la troisième question c’est là que tout ce corse.

Anecdote!

 Mon frère ce matin me disait  « hey! Tu vas chercher ton deuxième livre aujourd’hui.  »

Je me remets encore de mon émotion du moment. J’ai publié deux livres. Noircie un peu par tout le côté péjoratif qu’on attribue à l’auto-édition ( et pourtant!). Mais…les faits sont là : J’ai publié deux livres et je vais chercher ma deuxième nouvelle tantôt à l’imprimerie. Ce n’est pas mal comme réalisation, non? Pendant que certains se demandent encore s’ils ont le droit d’écrire, moi, je suis rendue à deux. 27 ans et deux livres. Pas parfait. Part incroyablement glorifiée ( mis à part par moi ).

Ainsi devrait ressembler nos anniversaires de rêve. Prendre un moment et s’arrêter. Regarder nos accomplissements, regarder nos ambitions, regarder par nos moments durs et se dire que nous avons encore réussi à survivre. C’est le temps de se repositionner. C’est le temps d’inspirer profondément et se dire : je suis en vie et je peux réaliser tout ce que je veux.

Non! Arrêtez! Ne pensez pas à comment vous allez faire pour réaliser vos rêves. Ne regardez pas tous ce qui vous bloque dans l’immédiat. Regardez au fond de vous, laissez parler votre cœur et écoutez. Un anniversaire avec des gens que l’on aime. Au diable le gâteau et les cadeaux. Juste vivre. Ressentir la vie dans chacun de vos gestes. Dans chacune de vos respirations. Soyez fier d’être et de continuer à rêver, d’être ambitieux, de construire, de protéger et aimer votre famille.

Un anniversaire vous permet de faire un vœu. Si ce vœu est sincère. Si ce vœu n’est pas juste une question de désir. Si ce vœu vous porte vers la lumière. Ce vœu va s’envoler vers le firmament et vous remplira d’un amour incroyable.

Quant à moi, en ce vendredi 13 octobre, du haut de mes 27 ans, mon vœu est celui de continuer à rêver quitte à perdre la tête et paraître bête.

 

Nouvelles avec inspiration autochtone

La question qui revient à tout coup : Karine as-tu des origines autochtones? Oui. Non. Je ne sais pas. Il y a un flou dans l’arbre généalogique de ma famille. Nous aurions, au dire d’une tante au Nouveau-Brunswick, que nous aurions été métissés. Malheureusement, après la grande déportation, beaucoup de documents officiels ont été brûlés, volés, perdus…ce qui complique les recherches. Pourtant, dans l’histoire de l’Acadie, on dit que la populace s’était ensauvagée. C’est-à-dire qu’abandonné par la France, le peuple acadien s’est retourné vers les locaux soit Micmaques et Malécites. Dans ses gestes, dans sa façon de vivre, dans sa pensée communauté, l’Acadie accueil des valeurs autochtones qui se sont dissociées avec le temps ( par la déportation, la honte, la loi sur les Indiens et autres foutaises gouvernementales british). Alors suis-je autochtone? Non. Ni métisse. Ni même à 0.000001% originaire de.

Toutefois, je dois avouer que mon intérêt pour les autochtones a toujours été. J’ai toujours trouvé attirant et dégradant leur histoire. J’ai toujours sous-estimé l’apprentissage queubécoise à leur sujet dans les cours d’histoire. Des choses ne fonctionnaient pas…trop d’éléments étaient incohérents. J’avais appris à haïr les Mohawks sans savoir qui ils étaient vraiment. Le sais-je plus aujourd’hui? Non. Pantoute. Mais je m’informe. Et je lis. Et j’ai plein de personnalité autochtone sur Facebook et que je suis à la loupe.

Donc, nécessairement, quelque part dans tout se démêlage culturel, en recherche de ma propre identité, de mon amour des arbres et des étoiles…mon écriture est teintée de mon apprentissage et de ces nouvelles connaissances.

Vous remarquerez cependant que dans mes écrits je ne parle  ni d’une nation en particulier ni de signe distinctif ni même d’une langue . Si vous jasez avec moi, je peux vous dire de quelle nation je me suis inspirée pour le point de départ de mon histoire (comme le bateau fantôme qui est plutôt flagrant le moindrement que nous connaissons la géographie et les sous-entendus de mon livre). Mais je ne prétends pas vous en apprendre sur les autochtones. Je ne fais que prendre des éléments et créer autour de ça. Fictivement.

Actuellement on parle énormément d’appropriations culturelles et mon opinion là-dessus déjà bien fondée pour le domaine artistique, il faut faire attention à ce qu’on prétend. Ainsi, mes livres ne recherchent ni les faits ni la vérité…juste opposer certaines réalités tout en mystifiant l’univers que je crée. Non. Rien n’est vrai. Ni dans Acheri. Ni dans le bateau fantôme. Seulement quelques éléments éclairs pourraient faire référence à, mais ce n’est vraiment pas mon but.

Pour briser un peu le cycle créatif, pour les prochaines nouvelles je vais être plus d’actualité, moins spiritualité autochtone. Mes projets sont dans ma tête et germe tranquillement. J’aurai tout l’hiver pour composer le premier jet de ma troisième nouvelle et pourquoi pas un roman en chemin …

 

Les coulisses de Acheri

 

D’où est venue l’inspiration pour cette nouvelle? Comment ai-je construit la trame, les personnages, l’univers? Quel était le message ? Comment ai-je transposé une idée sur papier? Comment ai-je réalisé mon premier projet d’écriture ?

Dans ce billet, c’est ce que je vous invite à découvrir: les coulisses de Acheri. C’est-à-dire l’arrière-scène de la recherche, de la création, de la mise en œuvre et la publication de ma première nouvelle en tant que nouvelle née de l’écriture.

Dans mes premiers déboires de rédaction, j’ai cherché un défi. Une courte nouvelle que je pouvais ensuite publier sur mon groupe Facebook d’auteure afin d’y avoir un petit lectorat – des amis(es) surtout. L’idée était de permettre à mes abonnés (es) de choisir le genre littéraire. Le choix de ce dernier était de genre fantastique.

Mes recherches ont débuté par l’inspiration d’une image. Créature mystique, créature fantastique, etc. Je cherchais une légende, un conte, un court texte sur un être mystérieux vivant auprès des hommes pour bâtir l’histoire. Je suis tombée sur Acheri. Un enfant-squelette habillé de chair et qui par son ombre, prenait la vie des enfants.

La légende d’Acheri trouve son histoire dans plusieurs cultures : Japon, Inde, Amériques. Je me suis surtout informée sur des éléments de légende Cherokee. Cependant, elle était incomplète. Pour moi Acheri était injustement traité. Alors je me suis mise à réfléchir à une autre adaptation. Évidemment, cette recherche à pris plusieurs heures. L’important est de bien structurer son histoire, figer son personnage et bien visualiser l’environnement. Avec ces éléments j’avais un bon départ sur mon défi. Il y a plusieurs heures, voire plusieurs jours pour la recherche. Dans mon cas, trois jours.

J’ai consulté mon aide d’écriture ( mon grand-frère ). C’est d’ailleurs lui à qui revient la finale. Nous nous sommes interrogés sur l’éventualité d’abattre un esprit, un démon, un être maléfique…Comment devons-nous nous y prendre normalement? Était-ce comme le soutenaient les histoires autour de Acheri, relié au ruban rouge? l’attaché et la laisser s’évaporer dans l’atmosphère? Se protéger contre elle en portant simplement du rouge? N’y avait-il pas une autre façon de prendre contact avec cette petite fille squelettée?

Bien sûr il y avait un moyen de prendre contact! D’où la nécessité de faire travailler nos méninges en tant qu’artiste et transmettre notre poésie, notre vision des éléments…

Au moment où les indices s’entrecoupent et que je distingue limpidement l’histoire et les relations, mon adaptation pouvait prendre forme. Alors vient la phase de la création.

La légende de l’enfant squeletté raconte l’histoire d’un arrière grand-père qui trouva une solution hors du commun pour combattre la terreur d’Acheri.

Acheri crée le chaos dans le village. L’arrière grand-père a une décision à prendre : Suivre les conseils du clan ou suivre sa propre logique. La légende de l’enfant squeletté est un conte de valeur humaine qui met en opposition : haine, colère, respect, et don de soi.

Une fois la création terminée, il faut réviser: voir la cohérence du texte, le lien entre les personnages, revisiter les épreuves, le but, la finale. Il faut s’assurer que tout soit bien enligné, cohérent et lisible. Il est dur de sortir des idées de sa tête. Il est encore plus dur, ensuite, de faire comprendre à un tiers ses idées.

Mon vaillant acolyte est le meilleur outil pour valider cette phase. Mon grand frère est un lecteur exigeant. Il faut que cela soit simple, right to the point et poétique. Il ne perd pas son temps à lire un texte inutilement. Même pas celui de sa petite soeur si c’est impertinent! ( Ouf!)

Une fois que la création est faîtes, une première correction par nos moyens il vient ensuite le temps de laisser son texte à un expert: le correcteur. Je peux vous assurer que si c’est dur laisser un membre de sa famille lire son texte c’est encore plus difficile un étranger.

Préalablement j’avais publié mon texte sur mon groupe d’abonnés, mais devant l’absence totale de réaction c’est là que j’ai osé pousser le projet plus loin. J’allais donc le publier. C’est à ce moment que s’incrusta dans ma tête l’impasse de mon rêve: si personne ne me lit, je ne serais jamais une écrivaine. Mais j’ai pris le risque. J’ai risqué d’essayer quelque chose. J’ai osé vivre! J’ai osé exister!

Ainsi, la phase de trouver un correcteur … J’ai fouillé parmi mes contacts, parmi des sites web, parmi des maisons à compte d’auteur et j’ai finalement arrêté mon choix sur une personne qui travaillait vite et bien. Mes balises pour faire le choix étaient simples:

  1. La personne devait m’inspirer confiance;
  2. La personne devait avoir les qualités requises (bonne analyse syntaxique, professionnalisme, connaissances de la grammaire);
  3. Un correcteur qui vous offre en plus son opinion sur votre texte, des changements de vocabulaire, un intérêt pour la cohérence de votre texte est un bon correcteur;
  4. L’argent n’est pas toujours la bonne carotte pour les attirer. Il faut garder cependant une ouverture pour la négociation pour que la relation soit gagnante-gagnante;
  5. Respect des échéances.

Finalement, la partie finale est la mise en page, le droit d’auteur, la recherche d’un imprimeur et la vente. Des éléments que devraient étudier sérieusement les auteurs même ceux qui ne sont pas indépendants. Le processus de confection du livre ( physique) est une connaissance essentielle et culturellement intéressante. Un auteur qui ne veut rien savoir de ces étapes manque quelque chose. Un poids de négociation pour de futurs contrats. Il manque une emprise sur son futur métier!

En conclusion, Acheri est partie d’un petit défi que j’ai décidé finalement de mener de A à Z. J’ai grandi et je me suis libérée du poids. Je me suis libérée de lourdes questions identitaires créatives. Aujourd’hui, je monte ma collection contes et légendes puisée à même mon imagination et des éléments de ma culture. Ce défi m’a amené à m’épanouir. Il y a effectivement quelques coquilles que je vais rectifier dans ma prochaine édition. Des coquilles qui m’ont été soumises par les lecteurs. Le lectorat à son importance inconditionnel! C’est après tout pour eux que je forme des histoires sur des pages et des pages. Il faut être très réceptif pour recevoir de bons ou de mauvais commentaires. Réceptif aussi à s’accueillir dans cette vulnérabilité.

Cependant, avant de penser à la réédition, je dois vendre les premiers exemplaires.

Les vendre c’est aussi encourager les artistes qui ont travaillé sur le projet. Encourager les artistes c’est me permettre de leur redonner de futurs contrats. C’est une chaîne dîtes indépendante, mais elle est au contraire plus dépendante que vous ne le croyez.

 

Résumé de Acheri- La légende de l’enfant-squelette

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Bibliographie V.1

Après plusieurs  heures à ne pas écouter en classe, après la confusion que sa place n’était pas sur une route utilisée par plus d’un, la passion de Karine Vienneau se révèle enfin: L’écriture.

Depuis sa tendre enfance attirée par des mondes fantastiques, par des légendes et des personnages attachants. Elle découvre que le métier d’écrivain est fait pour elle. Karine fait des scénarios, elle se crée un univers bien à elle.  Elle veut partager et y imposer sa marque.

Mais selon elle, l’écriture s’est ardue. L’écriture fait du bien autant qu’il terrorise. Des auteurs comme Hubert Reeves, J.K. Rowling, Mario Francis, Louise Gauthier, Bradbury, Paulo Coelho, Micheal Crichton, Frank Krebs, Herbert George Wells, Jules vernes et bien d’autres viennent influencer son imaginaire.

«Écrire est une longue étape de destruction et de construction. Ici, je ne parle pas de l’histoire, mais bien de l’auteur.»

Cependant, il ne s’agit pas simplement d’être créative ou d’avoir des idées. Plusieurs auteurs ont façonné avec les années sa vision du métier d’écrivain. Des phrases qui la marqueront :

« C’est bien avoir des idées, mais faut savoir écrire.»

-Mario Francis-

« Prendre sa créativité et l’asseoir sur une chaise.»

-Jean Barbe-

Ce sont des phrases qui l’ont découragé et l’on fait rager. Mais, il fallait comprendre que l’écriture naitra du chaos et c’est à l’auteur d’y ajouter une technique, une façon de faire, un peu d’ordre dans ce désordre. Karine se dote d’une méthodologie, une structure d’écriture. De la discipline pour atteindre son objectif : Être publié.

Karine a toujours eu un profil entrepreneur et un talent certain pour la vente, alors elle se décide de se lancer le défi suivant : se publier soi-même passant par toutes les étapes. Recherche et développement d’œuvre littéraire, création, correction, Infographie/ graphisme, mise en page, impression, distribution, vente et représentation.

Elle refuse de perdre le monopole de son expertise au profil des grandes maisons d’édition. Son œuvre, Karine Vienneau, un produit fièrement bâti de A à Z.

Bien sûre, elle n’a pas l’expertise d’une maison d’édition, mais elle ne prétend pas à la perfection. L’écriture est une question posée, un sujet donné, une tentative de communication. Ce qu’il faut, c’est juste susciter l’intérêt.  Dans la vie et dans toute chose, la perfection est difficilement atteignable, utopique. L’auteur n’a pas peur de déplaire.

«J’écris d’abord pour moi. J’écris pour sortir de ma tête mes inquiétudes, mes angoisses, mes espoirs et ma façon de voir la vie et de m’y accrocher.»

Académiquement, Karine Vienneau est aussi titulaire d’une technique en gestion de commerces  et a complété le certificat en administration et le certificat en Ressources humaines à l’université.

«Pour faire ce qu’on aime, il faut être créatif et sans audace, on fait comme tout le monde. Sans discipline, on est un artiste frustré qui piétine ici et là. Ce n’est pas mauvais, mais l’accomplissement d’avoir terminer une œuvre, la fierté d’avoir fait quelque chose, d’avoir essayé une patente. Ça…ça vaut les heures de sommeil perdues. »

« J’ai compris que j’aimais m’exprimer et que j’aimais être confronté aux autres. Je suis une artiste, je mets en doute mon existence et celle des autres au regret des gens bien installés dans une routine.   »

L’auteure ouvre son groupe d’entraide à l’écriture en 2016 avec une amie. Son but est d’apprendre à parler d’écriture et de visiter l’intérieur des têtes de ses collègues écrivains. Un groupe gratuit avec les valeurs d’entraide.

«Tout le monde peut écrire, ça n’appartient pas uniquement à des auteurs qui publient ou aux grandes maisons d’édition qui marquent la ligne. L’écriture fait partie de notre expérience humaine.»

Karine Vienneau nous livre des histoires pouvant passer de la spiritualité (Amérindienne  et bouddhiste), aux oreilles en pointe d’une créature elfique, aux fonds étoilés du cosmos. Elle se différencie par la profondeur des questionnements, la trame psychologique des personnages, par l’intériorisation de la victimisation et sa place dans l’univers.

Acheri, la légende de l’enfant-squelette est la première nouvelle que livre l’auteure (décembre 2016) . L’écriture était un défi, mais cette courte histoire lui fait croire à son potentiel, renforcit ses valeurs et propose de le partager, pour la première fois, avec un autre humain.

Note: Je ne sais pas pourquoi j’ai choisi cette photo. Désolé….