Je suis dépressive

Tu n’es jamais de bonne humeur. Tu n’es pas une personne positive. Allez! Give up la vie est belle! Fou-toi de ce qu’ils disent! Tu critiques toujours tout! Ça ne sert à rien de t’en faire avec ça. Tu es une personne qui aime se mettre dans la merde! Envoye! Éclate-toi! Juste cette fois. Tu réfléchis trop. Trouve-toi des solutions. Ben là! C’est facile. Arrête d’attente le bonheur. T’es ben poche! Karine, les mecs s’éloignent de toi parce que tu exiges trop et tu parles trop de toi.

 

Allo. Moi c’est Karine. Je suis dépressive. Toutefois, aujourd’hui, je brise le silence. J’en ai beaucoup sur le cœur. Et beaucoup dans la tête. Ça va faire un an bientôt que je prends des médicaments. Je suis étiquetée trop anxieuse. Et peu de mes amis le savent.

Ces phrases plus haut, on me les a dits. On m’en a dit d’autres plus terribles aussi. Des gens que je croyais être mes amis. Des gens qui étaient proches de moi à une certaine époque. Des gens en qui j’avais confiance. On m’a dit ça dans mes moments de faiblesse. On m’a parlé, conseiller, crier dessus, on m’a abandonné, on m’a plongé dans le silence et l’indifférence…tout pour que je cesse d’être la fille dépressive. Parce que ce n’est pas beau. Parce qu’une personne ne peut décider d’être triste. Il faut que cette personne quand elle est triste qu’elle se sente coupable. Mais tu sais quoi? Cette personne tu ne sais pas ce qu’elle vit. Comme on n’a jamais su ce que je vivais. Ni ma mère ni mon père ni mon frère et encore moins mes amis.

Aujourd’hui ce n’est pas une vendetta. C’est une prise de conscience. Pour moi. Pour toi. Pour les autres. Il y a des gens qui ont des gênes comme ça. Plus dépressif que la moyenne des gens. Il y a des gens qui ont une enfance plus dure. Une famille dysfonctionnelle. Des gens qui ont eu des problèmes de santé. Des traumatismes affreux. Et j’en passe. Je ne suis pas la seule et je ne suis pas la dernière. Même que j’essaye de soutenir une personne qui est dans cet état. C’est dur aider les gens. C’est dur de ne pas juste conseiller et lui faire sentir que la solution est si simple. Si évidente. Et alors j’oublie que j’ai été dans sa situation et que je crée le chemin inverse de l’incompréhension et la tristesse.

Quand une personne dépressive ne veut pas de solution. En fait oui, mais ce qui l’a préoccupé c’est d’arrêter de souffrir. C’est tout. Cependant, mon ami-e, je ne connais pas la solution. Je ne sais toujours pas où est le bouton qu’il faut presser pour shut down le système. Je le cherche depuis très longtemps aussi.

Toutefois, il y a une chose que je peux te révéler : crois. Crois en ton for intérieur que tu es guidé par l’amour universel de cette planète. Crois en regardant le ciel que si une lumière s’éteint il y aura toujours une nouvelle lanterne pour toi là-haut pour éclairer ton chemin. Rien n’est définitif. La douleur et la tristesse vont partir d’une façon que tu n’auras jamais prévu. Ça peut-être plus long pour moi ou pour toi. C’est parce que tu as encore des choses à changer en toi. Des choses à apprendre de ce monde avant d’être totalement envahi par la joie. Ce n’est ni bien ni mal. C’est juste ainsi. La vie. Notre esprit. Notre corps. Notre lot quotidien. Je sais que tu es épuisé de souffrir, même parfois sans raison apparente.

Alors, arrête-toi un moment et respire. Éloigne les pensées une à une. Regarde-les dans ton esprit circuler et envois-les se faire digérer plus bas. Ce n’est qu’un passage. Ça et tout le reste. Va prendre un bain chaud et un thé. Mets ta musique et fixe le plafond et respire.

Tu sais? Je souffre silencieusement depuis longtemps. Je souffre de ne pas avoir une oreille pour m’écouter pour révéler mon âme. Même ma psychologue croit me connaitre, mais pas tant que ça. Il y a du blanc et du noir en moi que je montre si je me sens en sécurité. J’apprends. J’apprends depuis plusieurs années. Je veux savoir qui je suis. Je veux comprendre pourquoi je réagis comme je le fais. Je veux comprendre pourquoi je m’éloigne des gens, de ma famille, mes amis(es)…pourquoi ne suis-je pas bien là-bas ni ici. Pourquoi je continue de souffrir malgré tout et me sentir coupable de souffrir.

L’expérience humaine est étrange. Si courte, que nous n’avons pas le choix d’avoir tout en accélérer et intensément. Pour que nous puissions tout vivre. Tout goûter. Tout sentir et ressentir. Voir.

Mais qu’est-ce qui fait que nous nous confions que très peu aux autres ? Surtout dans de tels moments! Il s’agit de notre vulnérabilité qui se pointe le bout du nez. Elle est très belle. Très naïve et authentique. Elle se blesse malheureusement souvent et elle a peur d’aller vers les autres. On pourrait me reprocher d’être trop sensible, on pourrait utiliser ma vulnérabilité contre moi, me faire mal…on ne va pas se le cacher, il y a des gens méchants. Il y  en a toujours eu. Des gens aux paroles comme celle lue en introduction plus haut. Des gens qui ne réfléchissent pas à la portée de leur parole. Des gens qui n’écoutent pas, mais parlent. Parlent quand ils devraient seulement écouter. Parce que la personne dépressive ne va pas résonner. Du moins, si, mais son jugement est brouillé, incomplet, viré contre elle-même.

La personne dépressive garde tout ça en elle parce qu’elle a peur d’être vulnérable et s’ouvrir aux autres. J’ai peur de m’ouvrir aux autres. Et ce n’est pas, heureusement, à tout le monde de me recevoir.

Aussi, avant même d’aller vers l’Autre, il faut apprendre à se vivre. Soi-même avec ses défauts, ses difficultés et ses angoisses. Il faut lâcher prise. Oui, mais comment? Voilà  on entre encore dans les solutions et je ne peux vous en donner. Il vous faut simplement accepter votre condition immédiate imparfaite, mais bel et bien présente. Le fameux aujourd’hui. Le 24 heures à la fois. La minute. La seconde. Carpe Diem. Vous et vous. Uniquement. Simplement. Tendrement. Vous goutez. Vous aimez. Vous consolez. Vous pardonnez.

Est-ce que j’y arrive? C’est beau écrire sur le sujet cacher derrière un écran, mais est-ce que je raconte se peut? Est-ce qu’on se délivrer de ça? De la douleur de vivre? La vérité c’est que je n’en sais  fichtrement rien. Je le désire autant que vous. J’ai trouvé l’écriture pour rassembler mes idées. Je me fais des rendez-vous de création pour juste posséder la matière et ne plus réfléchir (comme la peinture, le dessin, etc). Je le fais pour moi. Personne d’autre. Je me fou de quoi je peux avoir l’air. Je me fou d’être douée ou non. L’important c’est ce que je ressens à l’intérieur. De la chaleur et de la lumière. L’art vous met en contact direct avec votre soi profond. C’est ainsi que la fille dépressive est fière de ce qu’elle est. Heureuse. Surtout, en paix. Vous le pouvez aussi tranquillement, tendrement, joyeusement vous atteindre et vous aimer.

Les médicaments dans tout ça? Parce que oui, j’en ai parlé au début. Les médicaments j’ai toujours eu des appréhensions. Je me disais que si j’en prenais j’allais changer. Devenir folle ou être totalement gelé à longueur de journée. Ça agit différemment pour tout le monde. J’étais très angoissée. J’échafaudai des scénarios catastrophiques et la roue tournait. Je ne m’en sortais pas. Je pleurais. Je ne savais pas pourquoi. J’étais terrifiée de fermer les yeux. Je ne dormais donc pas. Peur de l’extinction. Peur de ne rien réaliser dans ma vie. Peur de demeurer seule à tout jamais. Peur d’être abandonné. Les médicaments ont délicatement refermé la porte. Tout simplement. Je ne suis pas différente. Je suis juste plus calme. Je continus d’angoisser, mais j’ai retrouvé une plus grande lucidité. Mais des médicaments sans d’autres traitements (psychologiques par exemple) ne servent à rien. J’ai beaucoup travaillé sur moi. Parce qu’il n’y a que moi et ma relation avec moi qui compte désormais pour moi. Oui c’est l’égo qui parle. Mais ce n’est plus l’égo qui contrôle mes faits et gestes (parfois oui… :P, mais j’ai une petite cage s’il est trop tannant). L’égo t’aide à survivre, mais il n’est pas un compagnon facile à vivre. Envahissant et avec très peu de jugement. Alors il faut faire son inventaire de vie. Chaque jour. Pour éviter de lui laisser la place de mettre le bordel dans votre tête.

Et on a aussi peur de ça. Se confronter soi-même. Peur de dire qu’on a une famille peu parfaite, qu’on a un copain peu parfait, qu’on a des amis peu parfaits…qu’on subit et qu’on se fait souffrir. Qu’on accepte malgré que nous aimerions refuser. Qu’on dit oui, mais c’est plutôt non qui devrait être dit. Qu’on avale et qu’on s’étouffe. Qu’on se fait des accroires et on ne vit pas avec honnêteté. Avouer nos torts. La seule chose que je peux vous dire c’est que je suis allée trouver de l’aide à tout prix. J’ai dérangé, j’ai questionné, payer des professionnels. Parce que ma santé mentale était ma priorité peu importe le prix à payer. J’allais me débrouiller…Il le fallait. Si j’allais mourir. J’allais disparaitre. Me laisser sombrer à tout jamais et c’était encore plus impossible que d’essayer de vivre.

La force vient quand nous n’avons plus rien à perdre. J’avais tout perdu. Tout ce qui me restait à faire était de remonter à la surface. Le seul choix disponible. Le seul choix envisageable.

Être heureux

 

Le bonheur est un état de satisfaction complète caractérisé par sa stabilité et sa durabilité. Il ne suffit pas de ressentir un bref contentement pour être heureux. Une joie intense n’est pas le bonheur. Un plaisir éphémère non plus.

 

Je m’interroge ces jours-ci (ok depuis un bon moment déjà) sur la signification du bonheur. Le fameux  j’suis-tu heureuse moé coudonc? Est-ce ça se compte en nombre de bébelles qu’on a? La piscine, la maison, le chien, l’auto et la copine/copain? Est-ce que c’est ça? Voyager et accumuler les souvenirs achetés à un Cubain? Et cette définition qui dit que le bonheur est un état de satisfaction COMPLÈTE. Complète? I’m fuck.  Je ne suis jamais complètement heureuse. L’un réussit mieux que moi. L’autre à plus d’amis. D’autres sont juste insignifiants et ont plus d’attention. Je ne peux même pas avoir une maison. Je ne peux même pas me payer un voyage. J’suis pauvre crisse. Alors…est-ce que je suis condamnée à être malheureuse toute ma vie?

J’ai cette impression d’insatiabilité tout le temps. J’en ai et j’en veux toujours plus. Je veux être chez nous dans mon sofa et quand j’y suis, je veux être dehors et voir le monde. C’est quoi mon problème? C’est quoi notre problème? Parce qu’évidemment, je ne suis pas toute seule dans cette situation ( on est une méchante gang inviter à ce party-là d’ailleurs).

Le bonheur, est-ce qu’il est dans la réussite? Le diplôme, l’emploi, les enfants bien éducationnés. Le bonheur est-ce qu’il est toujours bien ordonné, dans le contrôle le plus strict.

Non. Le bonheur est dans la complète non-maitrise de sa vie. Le bonheur c’est admettre qu’on ne contrôle rien, qu’on ne sait, qu’on fera juste de notre mieux ( et quel mieux les amis!!!). Le bonheur c’est justement ça…tout est à faire…tout est à créer. Je suis heureuse quand je crée. Mais pourquoi? Parce que les conventions sont loin derrière. Personne ne me dit quoi faire. Personne ne me juge. Personne n’existe sauf l’objet de ma création. Nous sommes des êtres divins, tous et toutes, qui vivent une pleine expérience humaine( Merci à Paul Régimbald pour m’avoir ouvert les yeux) . Qui vivons l’échec et notre humanité. C’est ça le bonheur. C’est être juste assez. C’est être ce que l’on veut. C’est ressentir ce que l’on veut. C’est être libre des conventions sociales et de ses obligations.

         Stabilité et sa durabilité. C’est ça le bonheur. Être pareil. Jusqu’à la fin. Temps et espace confondue. Karine demeure celle qu’elle est. Stable et durable. Pfff! Ceux qui me connaissent savent bien que je ne suis rien de tout ça! Ceux qui me connaissent savent que la seule chose que je désire, le plus profondément, pour être heureuse c’est de réussir un jour à m’aimer. Je m’aime, mais pas à tous les jours. On est encore une méchante gang ici dans ce cas. Et c’est ça notre apprentissage du bonheur les copains. C’est juste ça. Ressentir l’amour, la vivre, la transmettre et la partager. C’est tout. C’est simple. Ça nous en fait moins sur les épaules hein?

Je vais vous dire un truc que j’ai appris en prenant en témoin les milliards d’étoiles qui surplombent au-dessus de nos têtes : je ne suis pas seule. Je peux être tu-seule tu-seule sans âme qui vit autour de moi, mais je veux dire. Je suis ma meilleure présence. Ma meilleure amie. Ma meilleure mère. Mon meilleur père. Mon frère et ma sœur. Ma meilleure confidente. Parce que l’amour transcende. L’amour guérit. Parce que j’apprends à aimer celle que je suis et celle que je veux être. Chaque jour, un pas à la fois.

Et vous aussi, vous empruntez ce chemin. Je dis bien chemin, car ce n’est pas une destination. Ce n’est pas un but à atteindre. Le bonheur n’est pas un objectif de vie. C’est la vie.

Un de perdu, dix de retrouvés

Après quatre ans d’amour, il est normal de se croire invincible. Les projets sont bien amorcés, on connait parfaitement chaque réaction et défaut de l’autre et si nous sommes encore là c’est que le contrat est à veille d’être signé. Comme plusieurs autres avant moi, je suis tombée en amour.

C’était l’homme parfait. Il me réconfortait, faisait à manger, il avait beaucoup d’amis et plein de charisme. Il était drôle et gamin. Il était tout ce que le prince charmant pouvait posséder pour mes propres critères que je redéfinissais depuis mon enfance. Ce qui me manque cruellement ce sont nos conversations profondes, notre complicité et notre sincère amitié qui fait qu’encore aujourd’hui on tien à prendre des nouvelles de temps en temps de l’un et de l’autre. Bon d’accord j’amorce souvent le premier pas, mais je suis de nature impatiente et curieuse. Un mélange plutôt explosif!

J’attendais depuis plusieurs années des excuses de sa part et au bout d’un certain temps, ils sont venus. Un message ambigu d’excuses par texto. Ma soif toujours pas rassasier j’ai relancé mon ancien amant, nous avons pris des cafés, j’ai posé des questions…Alors j’ai fini par admettre que nous nous aimions sincèrement, mais plus nous avancions plus nos objectifs n’étaient plus communs. Nous n’avons pas essayé de communiquer, nous avons abandonner la charge de comprendre l’autre tout simplement. Nous étions deux jeunes fautifs inexpérimentés et maladroits. Et même si nous avions trouvé un terrain d’entente, l’un de nous nécessairement aurait été malheureux. Et tous les deux, nous avions eu notre dose de malheur. Les choses devaient aller ainsi et pas autrement. Nous devions suivre les signes et oser s’abandonner pour le bien individuel de chacun. Ça devait être ça et pas autrement.

La descente après ma séparation à été rude, violente, misérable. Autant pour mes amis et ma famille, mais pour mon corps, mon âme et ma tête. Par tous les moyens j’ai tenté de camouflé ma douleur et l’abandon que je vivais. Par tous les moyens j’ai réussis à me détruire.

J’ai passé dans les bras d’un l’un et dans les bras de l’autre. Leur sourire, leur attention et leur caresse donnait à mon corps de junkie le plaisir et l’amour que je manquais. J’ai cherché pendant quatre années ces fameux dix que le proverbe me promettait. J’ai gavé mon corps de substances afin d’apaiser ma douleur d’être seule. Seule d’amour, Seule d’amitié, seule de famille, seule d’ambition et de rêve. J’ai tout tenté. Tout expérimenter. Mais au bout du compte pour faire quoi? Devenir une personne plus anxieuse que je ne l’étais déjà dont je refusais de prendre soin.

Dans tout ce chaos croyez-le ou non je cherchais la paix. La foutue paix d’esprit…Le calme mental. Prendre la télécommande de ma vie et enfoncer le bouton stop.

Mon combat était important pour mon apprentissage. Cependant contre quoi je me battais? Contre les gens qui ne sauraient jamais ce que je vis, contre un désamour d’enfant qui se finit brusquement, contre le foutu sentiment d’abandon qui me suit depuis ma tendre enfance? Le sentiment que je ne fais jamais les choses justes. Cette quête insensée de reconnaissance et d’approbation d’autrui.

Mon dieu que je l’ai cherché l’approbation. Une petite fille en moi sur la pointe des pieds agitant les mains n’a de cesse d’attirer l’attention pour son approbation.

Lorsqu’il est partit, la seule phrase que j’ai retenu de sa raison était qu’il cherchait une femme avec de plus grandes aspirations. Une femme avec une plus grande volonté et de motivation. Devant mes yeux mon prince s’est transformé en un monstre effroyable.

N’étais-je pas celle qui se pliait en quatre pour tous? celle qui mettait sa propre sécurité en péril? celle qui était la première sur les lieux pour essuyer une larme d’une amie en peine? La première a sortir une blague stupide pour apaiser l’âme des personnes les plus précieuses autour de moi? N’étais-je pas rempli de rêve et d’imagination? Et mon ambition de t’aimer jusqu’à mon dernier souffle, n’était-ce donc pas suffisant pour lui?

C’est dans toutes ses questions malsaines et erronées que la déchirure c’est fait. Je devais être cette fille-là. Je devais travaillée plus fort, finir mes études, de bonnes notes, être encore la meilleure de tous…Mais au lieu de devenir ce que je n’étais pas, j’ai craqué. Tout en moi s’est fissurer et j’ai dégringolé à une vitesse folle.

J’ai quitté mes trois jobs, j’ai tourné le dos à plusieurs personnes, j’ai arrêté d’imaginer être une étudiante modèle. Je suis entrer dans le bureau de la psychologue poussée par une mère remplie d’amour. Mais même dans le bureau de cette médecin de l’esprit, j’ai menti et j’ai tenté d’être la meilleure patiente. Celle qui s’en sort. Celle qui voit ce qui ne va pas. Celle qui ressuscite. Et cette phrase qui m’avait basculer était derrière chacune de mes actions et non-action. Que je voulais être cette fille d’ambition et être reprit par l’homme de ma vie!

Cependant, j’ai compris que je ne serais celle de sa vision. Pas que je n’étais pas ambitieuse, mais je n’étais pas ambitieuse comme lui se le représentait. Moi aller courir sur un tapis roulant pour posséder le corps de rêve, non merci. Moi être une carriériste pour voir dans les yeux de mes collègues envies et jalousies…non merci! Moi cesser d’écrire et me trouver d’autres hobbies plus à la mode? non merci! Avait-il eu tort de me dire ça de cette façon? Était-il un être prétentieux et moi j’étais mieux que lui?

Cela prit un moment avant que je réponds à ça par la négation. Il était toujours mon prince charmant. J’ai alors commencé à lui envoyer tout l’amour que j’avais encore pour lui. Tous mes souvenirs, tous nos sourires, tout notre histoire je lui ai envoyé. Chaque fois que je pensais à lui et que je sentais le volcan de la haine enflé en moi, chaque fois que je voyais un couple au allure heureux s’étreindre j’ai pensé à lui et je lui ai envoyé tout l’amour qui me restait.

Je l’imaginais marché tout bonnement sur la route et se faire renverser par une vague invisible d’amour. Sur le sol, ébahit par ce sentiment puissant et revigorant, je l’imaginais sourire. oui, je t’aime et je t’aimerais toujours. Quoique tu es fait. Peu importe où tu iras. Je t’aime et personne, ni même la haine ne peu plus m’enlever cela.

Et c’est dans la destruction totale de tout ce que je croyais être que j’ai pu me reconstruire.

Soit! Je voulais faire des études qui ne mène ni a une promotion ni à une carrière richissime, je voulais une petite job au niveau de ma compétence et être parmi des gens et les aider. Je voulais défendre des valeurs humanistes et d’entraide, je voulais donner un sens à ma vie et écrire tout ce qui me venait dans ma tête sans censure ni jugement…et je voulais être entouré de gens qui malgré qu’ils tombent constamment sur les genoux étaient humbles et rempli d’amour envers eux-mêmes à  prime abord et ensuite pour les autres. Des gens qui revient s’ils le désirent et partent s’ils le souhaitent.

Ainsi la personne qui devait être par le passé s’est transformé pour atteindre son but. À tenter de réparer ses erreurs, courageusement. À prendre le temps pour la compassion et la connaissance.

Un de perdu, dix de retrouvés dit-on. Qui dit qu’on parlait d’un conjoint ou d’une conjointe? Et si la chose que j’avais perdu était la maitrise de ma vie tout simplement. Maintenant que ce message est saisi voici les dix éléments de ma vie retrouvés:

  1. Reconquête de mon amour-propre
  2. Retour à mes valeurs les plus fondamentales de mon être
  3. Retrouvaille de ma famille avec amour et patience
  4. Entourée d’amis sincères et positifs
  5. Apprentissage quotidien à laisser partir mon anxiété, le calme mental
  6. voir dans les autres un guide, un maître pour connaître l’unicité de l’univers
  7. Vivre de compassion et non de haine
  8. Faire des choix qui me ressemble
  9. Apprendre dans ma solitude
  10. Aimer mon parcours, mes passions, mes rêves à tous les jours