Abonnement Aquadôme

Ne fait pas ci. Ne fait pas ça. Est-ce moi ou tout est de plus en plus contraignant?

Voilà les faits : Tous les jeudis, depuis déjà quelques semaines, je vais m’entrainer avec mon grand frère à la piscine de l’Aquadôme. Nous faisons de l’aquaforme que nous avons gentiment resurnommé aqua-sploush-sploush. On ne fait pas que barboter on bouge et on s’éclabousse. Je dois me confesser. Nous avons pris l’habitude d’arriver trente minutes d’avance que je vais vous expliquez comment ce temps est répartit. Le premier quinze je vais enfilée mon maillot (sincèrement, si vous n’avez jamais vu une fille – ou été -un peu enrobée mettre ce truc-là c’est un sport en lui-même). Ensuite, j’allais du côté pataugeoire pour aller me réchauffer pour les quinze minutes restantes. Cependant, jeudi dernier, pendant que nous nous régalions de l’eau chaude avant notre cours dans l’eau froide, une employée est venue nous informer que nous n’avions pas le droit que si nous voulions entrer dans cette piscine, il nous fallait payer 3,00 $ supplémentaire à chaque entrée. En plus de notre abonnement déjà défrayé? Oui Madame. Même pour 15 minutes? Oui Madame. Même pour 5 minutes? Oui Madame et vous ne pouvez entrer que dix minutes avant le cours à l’intérieur des vestiaires. Je ne fus pas la seule surprise six personnes de notre groupe de peut-être douze ont été aussi mis au parfum.

Donc, si je résume, je paye un abonnement, je dois entrée dix minutes en avance, me débattre rapidement avec mon maillot, prendre ma douche et aller m’asseoir sur un banc et geler jusqu’à tant que le cours débute. Et la chaîne stéréo n’est pas toujours mise et les objets pour le cours pas toujours avancée…alors on commence toujours un peu plus tard que l’heure indiquée. Alors, finalement, j’y perds au change?  L’esprit communautaire de cette institution est de la vraie foutaise, non?

Mis à par la contraignante, la loi et la tarification double( abonnement + droit d’entrée) de notre piscine municipale intérieure j’aimerais vous sensibilisé à autre chose. Nous sommes une société, dans un endroit dit communautaire, à but non lucratif, est-ce que laissé apprécier l’avant-cours dans l’eau chaude de tes clients – participants- membres- abonnés (whatever comment vous voulez nous appeler) est-ce vraiment une perte d’argent? Un abus de notre part? Une cause essentielle pour que votre administration de se batte ? Et si j’essayais de vous faire changer d’avis…et si je vous parlais avec mon cœur et la tristesse que j’ai éprouvée? Ça vous dit? Alors Go! Je me lance!

Je pense à la petite dame recourbée à la tête grisonnante qui attendrait sur un banc en gougoune, dégoulinante d’eau et essayant de se réchauffer par sa petite serviette. Je pense à notre plaisir de socialiser notre groupe dans ce petit quinze minutes. Je pense à moi, une toutoune, qui lui prends tout son petit change pour me montrer en maillot de bain devant les étrangers. Je pense à mon frère qui a trouvé enfin un sport ou on ne l’écœurait pas par son poids ou sa vision. Vous savez, aller dans un gym c’est dur pour plusieurs. Avoir un entraineur c’est dispendieux. Courir, parfois certain ne peuvent pas parce qu’ils font 300 ou 400 livres. Alors que nous reste-t-il au lieu de faire débourser à la société un anneau gastrique ? La piscine c’est doux. C’est agréable. On bouge. Tranquillement à notre rythme. Alors…ce 3,00$ de plus dans ta caisse pour nos quinze minutes de bien-être, est-ce que ça en vaut la peine? Vraiment?

Mon grand frère s’est réabonné pour novembre. Il était heureux de le faire. Heureux de faire le baleineau dans l’eau. Prendre ça relaxe, enfin! Un endroit qui lui plait, ici, dans notre ville à nous. Jeune Lasalleois qui aime sa ville et ses activités. Maintenant, il a un goût amer dans la bouche. Il a son cœur d’enfant tant blessé qui est triste à nouveau.

Oui, la prochaine fois, on va payer 3,00$. Pour quinze minutes, pour payer pour se déshabiller dans le vestiaire. On va payer 3, 00$ et ne va plus jamais revenir ensuite pour s’offrir un abonnement. Parce que juste ça, juste cette contraigne supplémentaire, quand il y a quelques années cette question ne se posait même pas…juste ça…nous fait aimer moins la gestion mise en place dans ce lieu qui m’appartient, qui appartient à mon frère, à cette petite vieille, à nous et à vous…Alors que décidons-nous?  On reste sur le banc ou on va jaser dans l’eau ?

 

Merci de votre collaboration

 

Vendredi 8 septembre 2017, un collègue de travail monte les escaliers, laisse son sac à dos au deuxième étage et continu au sixième. Tous ignorent à quoi il pense. Du bien ? Du mal? On ne saura jamais. Il vise juste et se lance dans le vide. Mort sur le coup. C’est fini. Trois jours pour les fleurs et on ramène le tout dans une pièce au sixième. On veut éviter que les gens s’enfargent dans l’hôtel fleurie de notre collègue alors on les a déplacé, mais je crois qu’on a voulu cacher notre gêne. On a voulu cacher cette cicatrice si profonde que chacun porte dans son cœur. On a voulu éviter dans parler. Le silence. C’est tout ce qui nous reste ici. Un silence terrifiant et glacial.

Je ne sais pas ce que je dois penser de tout ça. J’imagine que la direction accusera son état fragile, sa vie personnelle ou une autre foutaise pour éviter de se responsabiliser. Éviter de voir que ça ne va pas d’accord?

Parlez-en! Mais à qui? Quand mon ami à porter plainte pour harcèlement, son équipe entière s’est retourner contre lui. Alors quand le beau et gentil nouveau boss vous promet que les choses vont changer. Nous savons pertinemment que rien ne changera. Jamais. Les gens en hauts dirigent. C’est tout ce qu’ils savent faire. Mais ils ne savent rien.

Mais ce n’est pas tout. J’ai le cœur gros. J’ai le cœur en bouilli. Il n’y a pas juste des collègues qui se balancent du haut des escaliers…ce qui est le plus grave en soit. Et la surcharge de travail? Les températures excessives? Le manque d’employé? Le manque d’outils? Le manque de considération? Les nouveaux logiciels qui font plafonner les budgets à cause des erreurs? On est lancé à droite à gauche pour prendre au vol le maximum d’heure. Mais ici c’est du temps partiel. Il y a peu de poste. On nous promet de poursuivre une carrière, mais il est donné aux nouveaux recrutés tous ses beaux postes. Mon frère est ingénieur et il ne peut être ingénieur. On recrute à l’externe. Je suis diplômée de deux certificats à l’université, mais je ne satisfais jamais aux exigences?

On coupe la qualité de la nourriture et on paye plus cher. Les portions diminuées. Les employés sont affamés. J’ai mal à mon réseau. Au privé, tu sors le cash et on te repatante ça et ça. Mais le privé c’est les mêmes médecins que le publique. Vous saviez que quand ils recevaient un dossier, il te proposait d’aller dans sa clinique si la rétribution était meilleure pour lui? Un médecin qui vous dit qu’il veut aider son prochain est en fait une personne cupide qui veut faire fructifier son portefeuille. Point barre.

Que j’ai les idées confuses, vous ne trouvez pas? J’ai fait les frais des médecins. De l’incompétence humaine en matière d’humanité et vous savez, moi aussi j’ai le goût d’aller au sixième étage.

Nous avons désormais une coordonnatrice pour trois centres. La charge de responsabilité retombe hélas sur le dos des employés. Je suis réceptionniste et je vous avoue, en toute transparence, que je dois gérer des codes d’urgence ( feu, violence, fugue, etc) et on m’a juste dit comment et quoi dire à l’intercom. Je n’ai aucune formation de crise. Aucune. Nada. Si y’a le feu. Ils vont tous brûler mes Papoutes. Et le coordo j’espère au fond qu’il est dans ma bâtisse si tout crame…

Est-ce normal? Suis-je trop exigeante? Je suis une frustrée de la vie?

Avoir de l’aide, est-ce trop demandé? Être écouter? Non? Nous sommes dans la santé et nous sommes incapables de nous sauver. Ça fait froid dans le dos. Qui est le prochain? Sérieux! Je regarde à droite et à gauche, qui est le prochain de mes collègues à vivre son trop plein?

On va en reparler. C’est clair que je vais vous en reparler. Quand, de quoi je ne sais pas trop au juste. Mais je vais y revenir. Je vais bloguer à nouveau. Certain. J’ai mal au cœur et je veux vomir.

Comme la direction nous plaît à nous rabâcher à chacune de ses communications, à chacune de ses lois…Je vous remercie de votre collaboration. Plus fort avec vous ( mon cul!)

Où sont les couilles ?

Attention! Attention! Article d’une fille frustrée. Voilà…il y a eu ce mec cette semaine. 29 ans, célibataire, grand, beau, un peu rondelet, mais oh combien confortable de se blottir dans son creux. On a pris une bière  (lui trois- Est-ce trop quand on se dit nerveux ou il veut oublier qui il a en face de lui? ), j’ai osé aller chez lui, on s’est embrassé…et j’ai été plutôt froide- mais après plusieurs tentatives je me suis laissée emporter et croyez-moi il aurait pu facilement faire tomber mon mur de défense. Mais non, on a été en douceur. Il m’a reconduit à l’autobus ( l’autobus ne s’est pas pointé). Alors il m’a payé le Uber jusqu’au métro. Il m’a embrassé et je me suis rappelé en goutant ses lèvres douces que c’était désormais à lui de venir dans mon coin. C’est ce qu’il m’a dit. Il m’a même parlé d’aller faire du tir à l’arc. J’adore le tir à l’arc.

Je suis retournée chez moi la tête pleine de rêveries. J’avais les lèvres qui brûlaient. Je sentais son parfum dans mon cou. Wouah! Ça se pourrait-il que mes six années de célibat prennent fin? Tinder renfermait-il des perles rares finalement ? Des hommes qui ne veulent pas juste la pétasse de service pour coucher? Je ne suis pas parfaite. Je suis une vraie patate de sofa, mais je crois avoir de belles qualités. Des qualités et une intelligence qui rendraient un homme amoureux.

Pourtant, la fin de cette histoire ne s’est pas bien terminée comme bien d’autres blind date ou on s’imagine des tas de trucs et finalement il n’y a pas d’étincelles. Ouais c’est ça. Après que je l’ai relancé, cela a été sa réponse. Pas d’étincelles. En langage de fille habitué des rencontres Internet ça veut dire soit a) j’avais juste envie de fourrer b) t’es vraiment pas mon type ( et je n’ai pas de couilles pour te l’avouer).

Au début j’étais choquée! Pourquoi m’avoir embrassé jusque devant la porte du taxi? Pourquoi avoir prévu venir dans mon coin, faire une activité avec moi…si c’est pour me dire deux jours plus tard nahh finalement tu sais quoi? T’es moche. Tu n’invites pas une fille moche chez toi mec! Tu finis ta bière et adios!

Je suis plutôt fière de moi. Je n’ai pas changé. Je n’ai pas accordé une seule partie de moi, ni mon passé, ni mon avenir, ni mon corps, ni mon bien-être acquis depuis mes six ans de célibat. Je n’ai pas tout sacrifié pour un mec.  Un inconnu. Un inconnu aux belles paroles…

Une fois cette grande fierté je dois vous avouez un truc…Je me sens fatiguée de tout ça. Je suis fatiguée de jouer le jeu de la séduction. Fatiguée de me faire des idées. De jouer parfois le caméléon pour plaire. C’est quand mon tour? Hein? Quand est-ce que je vais rencontrer mon Tristan? Mon Roméo? Ce mec qui va me regarder et dire je ne la laisse pas partir celle-là.

Je n’ai pas à attendre ce jour pour espérer être heureuse aujourd’hui. J’ai connu l’amour. Deux grands amours. Ils m’ont élevé plus haut malgré le point final. Je garde dans ma tête et mon cœur nos histoires. J’ai espoir que ce big bang reviendra. Un homme qui ne me demandera rien d’autre que juste être à côté de lui. Pour le moment, le seul mâle dans ma vie est Pô et je crois que, avec un cœur à nouveau brisé, c’est tout ce qu’il me faut.

Ouais. Parfois…l’amour fait c**** !!

Désobéissance

 Obéir: Se soumettre à quelqu’un ou quelque chose.

 

Il vient un temps, peu importe notre âge, qu’une loi ou un règlement voire un ordre nous met mal à l’aise. Nous sommes irrémédiablement pris d’une crise d’urticaire quand il vient le moment d’obéir ou non…Et vous, pensez-vous qu’il faut obéir en tout lieu et toute circonstance à ceux qui édictent la loi? Où seriez-vous, tout comme moi, pris d’une irrésistible envie de désobéir et de fonder vos décisions sur votre conscience?

Voilà près d’un an que je suis un conférencier superbe sur le développement personnel. Son mot d’ordre: désobéissez! Ce mot est troublant! Ce mot m’indispose!! Moi qui suis une parfaite petite fille et qui suis une femme tout aussi obéissante que juste. Moi désobéir? Voyons! Toutefois en vieillissant nous avons de nombreuses occasions d’éprouver ce nouveau paradigme. Des situations ou révoltées nous refusons d’obtempérer à l’ordre établi. Printemps érable et autres manifestions sociales prouvant bien notre besoin humain de se rassembler, marcher dans les rues et scander des slogans crus, authentiques et révélateurs. D’accord. Une marche pour la fierté gaie ça se « tolère »ou une marche pour les conditions de travail ça «défoule », mais dans la vie de tous les jours, désobéissons-nous? Est-ce que nous devons afficher qui nous sommes, dans notre être, une fois par année dans une parade contrôlée? Je ne critique pas ce geste et ça force et son utilité, mais est-ce suffisant? Ne devrais-je pas voir ces manifestations tout au long de l’année? Est-ce que désobéir veut dire peser sur la pédale d’accélaration et d’envoyer promener le policier qui donne la contravention?

Vous pouvez le faire évidemment et vivre les conséquences. Toutefois je me fais une autre idée de la désobéissance. Je ne parle pas de la désobéissance civile, politique ou morale, mais bien d’une désobéissance personnelle et libératrice. C’est-à-dire vous envers vous. Vous avez vos goûts, vos valeurs et votre conscience. Par exemple, dois-je accepter toute convention sociale ou religieuse( le sapin de Noël, les cadeaux, etc) ? Non! Je peux décider de ne rien faire de cela parce qu’elle ne m’apporte rien. Encore plus loin, puis-je accepter de vivre une vie en couple, mais seule? Bien sûre, je peux avoir mon logement et lui le sien. Créer une vie entre les deux logements.

Je me suis demandé si je pouvais désobéir à l’éducation de mes parents. Si je pouvais me créer un monde à moi? Prendre soin de moi comme je l’entends ou je l’entends? Remettre son éducation et sa socialisation familiale en question est une grande épreuve. Surtout un grand saut. On le remet rarement en question cette partie-là. Par exemple, un ami me disait l’autre jour que lorsqu’il revenait de travailleur il était toujours fatigué. Mais il devait préparer le repas et faire une activité jusqu’à huit ou neuf heures ou il tombait des clous sur son divan. Et ce même ami mets revenus en me disant qu’il allait dormir dès qu’il arriverait à la maison jusqu’à six heures et qu’après il mangerait et ferait ses trucs.

– Super! C’est une bonne idée.

– Mais je me sens mal.

Pourquoi se sentir mal? Parce qu’à travers son éducation, il faut tout de suite enchainer le souper et les activités du soir en arrivant de travailleur. De cette façon, il ne pensait pas  »perdre sa soirée » à dormir. Le lendemain, mon ami m’a dit qu’il avait travaillé sur ses projets jusqu’à 23heures. Qu’il avait de l’énergie et qu’il était heureux le lendemain parce qu’il avait l’impression d’avoir réalisé quelque chose. Pourtant, il s’était couché de 16h30 à 18hoo. Simplement banal?Hum…Je ne crois pas!

Désobéir ne veut pas dire transgresser une loi, mais d’écouter notre conscience et notre bien-être. Ne pas suivre le troupeau et de faire ce qu’il nous plaît, quand cela nous plait, de la façon qui nous plait. Désobéir ce n’est pas l’obligation de travailler du lundi au vendredi et de s’amuser le weekend. Désobéir ce n’est pas l’obligation de travailler de jour quand on n’est pas des lèves tôt. Désobéir ce n’est pas faire comme tout le monde. Désobéir s’est l’obligation d’obéir à une seule et unique loi: nous-mêmes.

 

Épilogue d’un rêve

Je vais me compromettre sans doute avec les affirmations suivantes, mais bon, quand on fait le choix de devenir écrivain on accepte de fouiller notre âme qu’elle soit noire ou blanche…et suite à une telle expérience le seul choix logique est d’écrire à ce sujet! Les confins de l’Homme dévoilés! C’est d’un plaisir fou! Comme la fois où j’ai vomi dans ma bouche en conduisant. Tout ce que je désirais était de prendre note de la sensation! (sans blague) Ceci est une autre histoire qu’éventuellement, je devrais écrire (peut-être pas finalement).

Je suis allée au Tam-Tam…là ou une foule de gens se ramasse et font le party…un party qui a certaines odeurs parfois douteuses…je suis allée là dans l’espoir d’y rencontrer des gens qui aimeraient bien acheter mon livre. Au final, je n’ai eu qu’une vente et c’est la jeune fille du kiosque à côté de moi qui l’a acheté. J’étais contente. Elle voulait pratiquer son français et elle aime bien l’idée d’un squelette. Pourquoi pas!

Toutefois, je me suis retrouvée devant l’immensité de mon échec. Se vendre. Être reconnue. Être accepté. Légitime.

Être écrivain, je le savais dès ce choix fait que cela ne serait pas facile. Oh! Je le savais! Percer un marché rempli de vautours qui vous prend vos droits en échange d’une tablette à rabais ou un marché dit libre où on vous pirate votre œuvre sans vergogne. Cependant, ce n’est pas ça qui m’attriste ce soir…

Je pense à moi, évidemment, mais à tout ceux et celles qui ont un rêve et personne pour les encourager. Tous ceux et celles qui ont été là pour d’autres et qui se ramassent seuls devant la lourdeur de la tâche de simplement exister. Je suis triste qui des gens comme moi qui à force de n’avoir personne derrière eux finissent par admettre qu’ils et qu’elles méritent d’être ainsi : seuls/es.

Je suis accrochée à l’écriture. Je m’y accroche les mains sanglantes comme à une corde d’acier. Je suis terrifiée d’exister. Je suis terrifiée de me tromper. Terrifiée de parler de moi, de me dévoiler, vulnérable devant un client qui au final lèvent les yeux sur mon œuvre comme si c’était moi. De perdre mon énergie et ma vie à courir derrière un rêve et ne jamais atteindre une seule destination. Je rêve et parfois je n’y crois plus. Et vous? Vous couchez-vous par terre en désirant ne plus vous relever? Ne plus essayer? D’abandonner et fermer votre cœur à tout espoir? À toute main qui pourrait, vous relever.

Sous ce grand vide rempli de tristesse, je bous. Je suis en feu! Je suis  en colère. Ma tête ne réfléchit plus. Mon esprit a quitté mon corps. Karine est un volcan prêt à faire trembler le sol et l’engloutir. Alors je me mets à me questionner…

Le livre n’a plus sa raison? Suis-je une mauvaise vendeuse? Suis-je si nulle qu’aucun de mes amis ne m’aide à partager, commenter, liker? Suis-je à ce point seul? Dois-je dépendre de Facebook et twitter et des Ondit et des Yvons croire que? Suis-je à ce point un être abominable? Vouloir que des abonnées pour sentir que je le mérite? suis-je entrain de me tromper? Suis-je entrain de rater ma vie? Pourquoi les grands profitent des petits? Pourquoi tout n’est que consommation? Tout est produit? Tout est vendable? L’art est un objet, un objet qu’on passe d’une main à une autre comme une balle de tennis. Oui même toi, toi qui rêve d’être sous les projecteurs, tu devras devenir une putain! Tu devras vendre qui tu es, ton âme pour faire parti d’une élite et survivre. Ne pouvons-nous pas faire autre chose que de vulgaires copies de nos ancêtres? N’avons-nous pas suffisamment d’imagination pour refaire toujours et à jamais les mêmes films et les mêmes histoires? Et celui qui désire bâtir son business l’engloutir sitôt sous les règles de fiscalités et les murs si hauts du réseau de contacts. Ce n’est pas ce que tu sais, mais qui tu connais…

Vraiment? Va s’y! Prostitue-toi artiste. C’est ça qui m’enrage! C’est ça qui me consume. 2 pour 20  puis 20 pour 2. Plutôt que s’aider, s’encourager, faire des œuvres de qualités, créer…on doit mâcher ce que les autres ont fait pour avoir droit au nectar des dieux!

 Ai-je le droit de rêver encore pour moi? Suis-je au prologue ou à l’épilogue d’un rêve? Combien de temps dois-je me débattre pour atteindre la grâce?

J’imagine qu’avoir le super beau rabais Ford employé devrait me remplir de joie. Après tout n’est-ce pas ça qu’on vend? Brand Power qui vous aide à mieux acheter votre moutarde? La technologie et tout parce que Sté on en veut toujours plus. Ou la voix…qui crée des héros, les mets sur un podium lumineux, sélection ne l’élu, l’exploite jusqu’à le publique cherche un nouveau joujou et abandonne tous les autres à leur sort. Et la lumière dans leurs yeux s’éteint. Tous les autres qui auraient autant de choses à dire meurent.  Ils ne sont rien.

Producteur d’artiste garanti un an. Noir et Indien condamné à jouer leur propre rôle à jamais dans les téléséries québécoises.

Ne t’attaque pas au Système, démode-le !

Alors que je croyais mon chemin sans issu voilà qu’un écrivain trace sur le sol comment m’enligner. Comment éclairer mon parcours si sombre. Un écrivain qui a compris dans quel système il joue. Et si cette fois, ce système je le démodais à plusieurs…et si vous artiste, tout comme moi nous prenions nos forces et les rallions avec ce que nous savons le mieux faire : Créer.

Cela ne demande ni gloire ni tribune…seulement d’être dans notre unicité et notre légitimité.

Moi avec ma plume.

Vous avec votre pinceau.

Vous avec votre poésie.

Vous et votre voix.

Vous et vos gestes.

 Vos expressions.

Votre jeu.

Il est temps que l’art ajoute du cœur à l’humain. Il est temps que l’artiste philosophe et peinture, écris et chante. Il est temps que l’acteur ne joue le rôle ni pour l’argent ni pour la carrière. Tout en profondeur. Tout en douceur. Tout en dureté. Qu’il soit le miroir de notre humanité et sa déchéance. Le vieux système corrompu par l’argent et la subvention accepte nos conditions, nous libère de toutes entraves. Il est temps que nous ne soyons plus l’esclave, mais prophète du changement.

Plus il y aura de créations originales, plus le Système ancien devra renoncer à ses prérogatives. 

Bonne fête Montréal

On m’a dit qu’un Indien, ça porte des plumes.

On m’a appris qu’ils troquaient de superbes fourrures contre des miroirs, des tissus et des peignes…des pacotilles quoi!

On m’a dit qu’ils ne sont pas bien malins ces Indiens.

On m’a dit qu’ils étaient paresseux et buvaient.

On m’a dit qu’ils ne travaillaient pas et vivaient sur les aides sociales.

On m’a dit qu’ils n’écrivaient pas et qu’ils gravaient des dessins sur la pierre.

On m’a dit qu’on devait leur enseigner les choses parce qu’ils ne savent pas.

On m’a enseigné qu’il y avait trois peuples : les Algonquiens, les Hurons et les Iroquois.

On m’a dit de me méfier de ces Indiens qu’on nomme Mohawks avec leur crête iroquoise.  Ils ont de gros fusils et ils sont dangereux.

 

J’ai été éduqué dans un bon système. Un système qui a fait de moi une bonne blanche. Une francophone. Une Québécoise.

Mais plus je vieillis, plus je me questionne.

De l’autre côté du pont, on m‘a dit qu’il y avait notre ennemi.

Mais je ne sais pas pourquoi nous les haïssons.

 

Est-ce que c’est parce que le méchant indien bloque les routes?

Est-ce parce que ces Peaux-Rouges n’acceptent pas la sainte modernité?

 

Et si on m’apprenait la vérité? Et si Montréal était battit sur les cadavres encore chauds de leurs ancêtres? Et si les lois opprimaient ces nations?

 

Je me sens menacée.

Mais je ne sais pas pourquoi.

On m’a élevé à les haïr.

Mais je ne sais pas pourquoi.

 

On m’a raconté l’histoire du blanc sur le sauvage.

Mais elle est incohérente.

Mais elle est fausse.

Mais elle est cachotière.

 

Je suis blanche. Je suis francophone. Je suis Québécoise.

Mais je ne sais pas ce que cela veut dire.

Mais je vous souhaite à tous un bon 375e.

 

L’appropriation culturelle

« L’appropriation culturelle est un concept universitaire originaire des États-Unis selon lequel l’adoption ou l’utilisation d’éléments d’une culture par les membres d’une culture « dominante » serait irrespectueuse et constituerait une forme d’oppression et de spoliation. La culture « minoritaire » se trouverait ainsi dépouillée de son identité, ou réduite à une simple caricature raciste »

Voilà plusieurs mois que je me questionne sur l’appropriation culturelle. Je me suis tournée vers plusieurs liens youtube, lu plusieurs articles, demandés à de tierces personnes de cultures différentes et il s’agirait d’un terme plutôt nouveau sans véritablement de balise ou tout le monde a son opinion, mais ne se mouille pas trop.

C’est important pour moi de comprendre ce concept vu que j’écris et que je m’inspire de contes, de légendes, de cultures, d’objet à caractère spirituel et bien d’autres choses du monde. Je m’interroge à chaque fois si je ne suis pas entrain de faire de mon histoire une appropriation? Tous les écrivains ont un jour repris de quelqu’un quelque part une information pour la pertinence de leur livre. Nous (désolé l’expression) copions certaines œuvres pour la raconter à notre façon. Nous tentons avec ce qui est à notre portée de créer un monde nouveau, mieux ou pire. L’artiste est libre. L’artiste brise des tabous ou les met comme acteur principal de ses écrits pour sensibiliser les gens.

Non seulement, en tant qu’artiste cette question me met mal à l’aise, mais aussi en tant qu’individu. J’ai peur de faire un faux pas. J’ai peur d’insulter quelqu’un. Peur qu’on me pointe et on me dit : tiens celle-là fait de l’appropriation culturelle! Et l’art, dans mon cas l’écriture, si elle veut être créer ne peut pas vivre dans la peur.

La question ne se pose pas juste dans le métier d’écrivain, mais dans la vie de tous les jours. Les costumes d’Halloween…même l’Halloween est un concept mexicain! Devons-nous l’abolir pour autant? Le yoga! Saviez-vous qu’en faisant du yoga vous vous appropriez la culture indienne? Devons-nous empêcher toutes personnes non indiennes de faire du yoga?

Le métissage, le partage, la communion sont essentiels pour cesser la catégorisation des gens. Cesser de se battre entre nous pour une couleur, un code vestimentaire ou un choix religieux. Je crois que c’est noble de démocratiser la culture, de la permettre au non-initié. Connaître n’est-ce pas la solution à l’ignorance? Mais est-ce la bonne façon de connaitre? Je ne sais pas.

Prenons les autochtones…ont les a déporté, on les a violé, on leur a arraché leur vêtement, leur terre, leur culture, leur croyance…on les dompter, on les assimilé, on les déculturé…aujourd’hui, bien des années plus tard…il y a une lueur d’espoir…un regain, une emprise sur leur vie plus grande, un nouveau souffle…Imaginez revenir à vous et voir que votre culture est devenue une mode, votre langue vous est apprise par ceux qui vous l’ont enlevé, vos vêtements sont portés…ces vêtements de cérémonie dans un lieu inapproprié. Seriez-vous fâché? Réclamerez-vous justice? Oui….Évidemment.

Quand un bandeau est une mode pour un blanc et représente l’archétype du voyou pour un noir…voilà ou nous pouvons parler d’appropriation culturelle. On ne peut pas empêcher quelqu’un de porter et imiter notre culture…On ne pourra jamais ni restreindre un être humain ni demander la permission à tout un chacun.  Il y a cependant des responsabilités liées à une mode, à une culture, à une expérience…Il y a une responsabilité qui appartient à l’être humain de sortir de l’ignorance. Cesser de couvrir ses yeux face aux préjugés, aux racismes et à la maltraitance. Voilà le problème de fond…porte cette coiffe…marche à l’Halloween en monstre, mais va te renseigner. Va dans ton esprit et ton cœur ouvrir la raison de ce que tu es entrain de faire, entrain de vivre, entrain t’interpréter. Il n’y a que comme ça que nous apprendrons de l’autre et nous nous améliorerons en tant qu’être humain.

 

Si vous désirez d’avantage information sur l’appropriation culturelle :

 

Qui s’approprie le concept d’appropriation culturelle?

Maitee Labrecque

I invoked cultural appropriation in the context of literature and writing only: Hal Niedzviecki

Saganash

Définition wikipédia

Radio-Canada- Qu’est-ce que l’appropriation culturelle?

Amandla Stenberg: Don’t Cash Crop On My Cornrows

« HANDS OFF MY CULTURE! » | The Myth of Cultural Appropriation

 

 

Actualités Autochtones :

«Nipekiwan : je reviens» : entrevue avec Marcel Pititkwe

Les archives de Radio-Canada

Réalité Autochtone UQAM

 

Le vieux qui criait après la patate en poudre

Non nous n’affamons pas nos vieux. Non il n’y a pas qu’un seul choix au menu. Oui parfois c’est mou. Oui parfois ça n’a pas l’air appétissant. Oui parfois ce n’est pas top santé. Même que des fois c’est trop pro vert.

Il y a quelques mois un résident en voulait à la cuisine de lui servir des patates en poudre. Il avait bien raison d’être scandalisé. Monsieur a toute sa tête, il a encore toutes les facultés gustatives et ne porte possiblement pas de dentier. Ce qui est, pardonner si j’en choc certain, bien malheureux pour lui. Si vous vous attendez à manger de la gastronomie en centre d’hébergement, vous serez déçus. La réalité est que ce sont de vieilles personnes qui mangent peu, qui sont souvent très difficiles, qui ne goûtent plus rien, que tout est soit trop salée ou avec aucun goût.

J’admets par contre que la bouffe icitte a tendance à être fade. Après quelques sachets de sels, ça va mieux. Il n’y a pas non plus de superbe présentation. Et mise à part les restrictions complexes des bénéficiaires, le personnel de la cuisine doit gérer les goûts personnels, les choix religieux et/ ou nutritif, la quantité de nourriture pour parfois 12 étages à 25 personnes par étage ET de belles conditions budgétaires imposées.

Alors oui il y a probablement des patates en poudre qui se glisse sur le menu. Oui ce n’est pas le top. Je suis allée discuter avec le cuistot où je travaille et ce dernier m’a avoué que certains centres le faisaient, parfois, quand il était pris de court ou que le prix de la patate avait considérablement augmenté. Est-ce vrai ou pas? Est-ce justifié ou non? Je vous laisse le soin de valider votre prise de position. Cependant, taper sur les employés ce n’est pas la chose à faire.

Nous avons fait un choix de société qui est d’accorder plus d’attention à un autre groupe de personne plutôt que la nourriture de nos petits vieux. C’est triste, mais c’est de même au Québec! Si vous avez la chance de garder vos aînés prêts de vous, les dorloter, leur faire de la bonne popote, d’aller leur rendre visite fréquemment ou de les héberger chez vous…tant mieux. La réalité ici c’est la maladie, des pertes physiques et cognitives et malheureusement des familles dysfonctionnelles…et ces gens aboutissent inévitablement dans le cercle gouvernemental de la gestion des p’tits vieux.

Cependant, il est important de noter que notre cher gouvernement s’en lave effectivement les mains. On coupe! On coupe! On coupe! Mais nous l’avons élu ce gouvernement et nous le laissons faire. Notre seule solution est:  Modifier nos valeurs de société et l’orienter non vers l’économie, mais vers des alliances sociales plus prospèrent, dont le maintient de la dignité humaine ( Pis ça, ben! Ça inclut les p’tits vieux! )

Nous parlons tous d’écriture, mais à qui se fier?

Depuis un moment déjà, je m’intéresse à tout ce qui attrait à l’écriture. Je lis les ouvrages et les blogues. Je consulte Statistiques Canada et les journaux d’affaires. Je pose des questions à des auteurs et aux gens de mon entourage. Je prends des notes, je griffonne, je me casse la tête. Tout ça, dans le but de maitriser  LE sujet. Écrire, comment est-ce que ça marche c’te patente-là?

On m’a offert récemment, le Guide pratique de l’ABC de l’écrivain par Nadège Devaux. Ce livre a paru en 2006 aux Éditions du Cram. Cette écrivaine que je croyais ne pas connaître, c’est en lisant sa bibliographie que je constate que je mettais fourvoyé. Je connais au moins une œuvre écrite de sa main! Cauchemar d’amour la télésérie jouée par Marina Orsini et Pierre Brassard. Une trame amoureuse et humoristique entre deux personnages qui sont franchement épuisés des rencontres sur internet. (Ça vous dit quelque chose?). Une série qui m’a tenu en haleine et m’a fait miroiter cette belle histoire d’amour.

Ainsi, je feuillette ce guide afin d’y élucider quelques-unes de mes nombreuses questions. L’auteure nous offre un bon aperçu  des différentes sections du roman (préface, dédicace, avertissement…), nous offre plusieurs définitions, un essai sur la communication avec notre lecteur à travers notre style d’écriture et nous propose plusieurs exercices d’écriture pour nous familiariser avec ce gros monstre. Elle nous conseille même sur les dialogues, le titre de notre futur roman et quelques phrases à éviter ( par exemple: s’esclaffer de rire, quand s’esclaffer sous-entend déjà que la personne rigole.)

Ce livre pose de bonnes questions, englobe le métier d’écrivain et offre plusieurs pistes d’exemple pour les définitions. Toutefois, je reste sur ma faim.

Tout d’abord, j’ai accroché à son introduction où elle nous souligne de devoir se « conditionner à avoir un moral d’acier en vous répétant plusieurs fois par jour : J’ai décidé d’écrire mon premier livre et j’irai jusqu’au bout parce que je crois en moi. »

Pense que t’es bon et comme ça tu vas être bon. On peut parler d’un effort joyeux. On peut parler d’ignorer nos voix destructrices, notre égo qui nous dit sans cesse «tu n’es qu’un bon à rien». Oui…mais quel être humain veut délibérément se conditionner ainsi? Peut-on se conditionner à croire que nous sommes bons…quand des fois, nous ne le sommes pas vraiment…

Sans décourager les passionnés d’écriture que je coache, je vous dis plutôt connaissez-vous. N’ayez pas peur. Allez-y, lancez-vous dans le vide. C’est ça écrire. On ne se conditionne pas à écrire. Au plus, on se discipline. Mais la peur, la trouille, nos pensées bonnes ou non, sont là et sont exploitables. Prétendre et se conditionner ne résout rien. Au final, le terme était mal choisi?! Suis-je trop dur? Peut-être. Enfin, l’écriture n’est pas un automatisme. Se mettre réceptif et avoir les bonnes conditions d’écriture ça ne s’oblige pas. Il faut y mettre du temps, de l’énergie et du vouloir.

N’empêche qu’en poursuivant ma lecture, je tombe sur le chapitre qui résume le compte d’auteur, ce qui m’intéresse particulièrement ( je suis en auto-édition moi-même! ). Rappelons qu’il n’existe pas juste une forme pour se publier. Il y a avec un éditeur (maison d’édition), à compte d’auteur et en auto-édition. Avec l’édition, inutile de vous faire un dessin. C’est la grosse boîte qui chemine avec vous et vous avez au final 10%. En échange ces derniers prennent à charge tout et tous les risques.  Tandis qu’à compte d’auteur, cela permet à l’auteur de choisir aux différentes étapes du processus (Correcteur, graphiste, imprimeur, etc), mais en allant négocier avec un ou plusieurs intervenants lesquels vous financer en totalité. On ne se cachera pas, faut avoir les reins solides et il faut choisir avec soin avec qui on voudra faire affaire. Finalement, l’auto-édition ressemble beaucoup au compte d’auteur, à la différence qu’on ne choisit pas le clé en main comme le précédent. Les intervenants seront soient joués par nous-mêmes si nous avons les compétences, par un proche ou un autre tierce partie. Encore une fois, il faut avoir les reins solides et de l’argent à investir. Madame Nadège nous parle de 5 000$. Ce qui selon moi est abstrait. Ça dépend avec qui et quoi? Un graphiste de fou avec 150 couleurs…oui. Noir et blanc selon votre thématique…on ne s’élève pas à 5 000$. Mais à la différence des deux autres, on a un droit de regard, un droit de négociation et un travail de recherche à faire encore plus grand. Investissement monétaire, mais surtout personnel!  Il y a une liberté et une expérience de l’entrepreneuriat très valorisante! Mais attention, tout n’est pas blanc ou noir. Il faut faire nos devoirs et se poser des tas de questions sur les différents sujets.

 

Les photos suivantes sont tirées du guide pratique de l’ABC de l’écrivain de Madame Nadège. Prenez bien le temps de les lire. Prenez bien le temps de comprendre le message qui est envoyé.

C’est fait?

Alors on poursuit. Je dois vous avouer que j’ai eu un malaise rendu à ce chapitre. Non qu’il était mal écrit et qu’il posait une vraie question, mais plutôt que j’ai senti que ce chapitre, ce guide au final qui était commandité par la maison d’édition de l’auteure. Reprenant ses paroles : «Caprice égocentrique…être vaniteux…aucune expérience reconnue…un véritable écrivain…uniquement là…s’il est édité c’est la récompense suprême…»

Donc, si je comprends bien, il n’y a qu’une façon unique et stérile de voir l’édition au Québec? Les personnes qui choisies le compte d’auteur ou l’auto-édition vont nécessairement échouer et être…comment dîtes-vous déjà? Ah oui! Des égocentriques et des personnes vaniteuses qui jouent à la petite vedette! Donc les personnes égocentriques et vaniteuses, les entrepreneurs de ce pays sont, les innovants, ceux qui on oser, ceux qui essaye quelque chose de différent, au final, sont dans le tort?

Je ne sais pas pour vous, mais moi, je suis terrorisée d’un tel langage! Ça, les amis, c’est du dogme. Une seule et unique façon de faire. Une seule pensée. Une seule voie de rédemption. L’édition au Québec a été tenue par les mêmes têtes…ne serait-il pas temps qu’émerge de nouvelles personnes, de nouvelles idées, de nouvelles façons de faire? Non pas parfaite, non pas le même budget, mais une unicité propre à l’auteur. Un auteur qui ne sera évidemment pas révisé par un groupe de 10 personnes afin de le rendre standard à tout le reste. Ça ne sera jamais parfait, entendons-nous, mais ça sera unique et vrai!

Il y a au moins une chose de vraie dans ce qu’elle dit. Allez en auto-édition, il faut savoir vendre. Si votre intérêt est de maitriser et apprendre les étapes de la production d’un livre, allez-s’y foncez! Posez des questions! Ouvrez des romans déjà publier, regarder ce qui est fait! Intéressez-vous! Pas capable de vendre, suivez des cours! Je n’aime pas parler aux gens, engagez quelqu’un d’extraverti. Vous avez entre vos mains un art fabuleux, des écrits uniques, bourrer de fautes peut-être, mais qui peuvent se corriger en débloquant un budget. L’échec fait partie de l’apprentissage du métier. Madame Nadège a essayé 24 fois avant de se tourner et aller voir des producteurs de films. Ben ç’a marché!

Seuls votre cran et votre confiance en votre projet vont vous permettre de pousser toujours plus loin, mais méfiez-vous de ce que vous lisez sur le sujet. Du dogme. L’unique façon de voir les choses. Et si vous êtes le seul de votre domaine ? Eh bien! Quelle chance! Gardez cette avance et foncez. Quand vous regarderez derrière votre épaule, des tas de personnes vous suivront! Mais ça, ce n’est pas en se conditionnant que tout va bien et s’illusionnant qu’on est bon. Non plus en se disant que la seule façon d’écrire et que le but ultime est la publication par la maison d’édition.

Les gens avec un peu d’introspection…ceux qui rêvent et ne s’arrêtent pas à leur échec vous diront qu’il faut persévérer. Voilà un conseil parmi tant d’autres!

Alors, permettez-moi de vous dire que la lecture de cet ABC de l’écrivain n’était rien de plus que du placement et de la commandite. Je vous invite toutefois à le lire pour vous en faire votre propre opinion. La mienne étant déjà faite, je vous cherche désormais le sujet du prochain éditorial!

 

La culture du Tips

«Le pourboire comprend les sommes remises volontairement par les clients au salarié»

Pour ceux qui me connaissent très bien, vous comprendrez mon exaspération vis-à-vis la loi sur le pourboire. Nombres d’expériences désagréables que j’ai eues avec le Tips et le salarié en question. Nombres de vendettas  que j’ai reçues quand, le pourboire ne suffisait pas.

J’ai été crié après, insulté, on a même osé saboter un breuvage pour me faire payer ma soi-disant avarie. Je ne m’en remets toujours pas, vous savez! Chaque fois que le moment de payer vient, je me questionne à savoir si cette fois-ci l’employé serait sympathique avec moi. Ils le sont en général jusqu’au moment ultime du client qui remet volontairement le pourboire.

Enfin, c’est leur gagne-pain alors c’est normal qu’ils soient féroces et arrogants! Cependant, je me questionne sur la validation d’une telle culture…

Prenons par exemple deux cas bien distincts qui exécutent la même tâche.

  1. Un préposé aux bénéficiaires qui amène un verre d’eau à son client.
  2. Une barmaid qui apporte la bouteille d’eau à son client.

Le client dans la situation 1 sera redevable au PAB, mais ne cherchera pas à s’en faire récompenser par une somme X. Travaillant dans le domaine de la santé, j’ai entendu souvent les préposés dirent: « Merci Madame, mais ça fait partie de mon emploi vous amenez de l’eau. »

Alors que dans la situation 2, la barmaid va se retourner, ouvrir le réfrigérateur, vous tendre la bouteille à 4.50$ et laisser sa paume ouverte en vous exigeant un pourboire.

D’accord, les salaires et les conditions ne sont pas pareils. C’est un problème de société et les barmaids ou autres serveurs ont un salaire misérable. Mais est-il justifié d’user de manipulation, de poitrines suggestives et de rancune pour nous faire passer le message quand la personne à la base n’est pas sympathique et que c’est son emploi de te donner une bouteille d’eau quand tu as déjà payé ta consommation?

Vous savez ce qui me scandalise encore plus? C’est les commerces qui incluent déjà le pourboire à la facture! Ou nous n’avons aucun choix du pourcentage sur la machine Intéract / visa.

La loi le dit bien: volontairement. Alors pourquoi dois-je subir la colère d’un employé mal payé par son employeur? Mais là nous entrons dans un autre débat… Revenons sur le pourboire. Ainsi la loi dit que c’est un geste volontaire du client envers le salarié. Donc nécessairement il doit y avoir des critères pour vouloir volontairement donner de l’argent. Quels sont ces critères? Ayant étudier la vente et travailler dans le domaine de la vente au détail je peux répondre à ses questions.

Premièrement il vous faut un employé gentil, aimable et présent. C’est-à-dire que la chix du bar ne vous laissera pas tomber pour aller mettre son corps sublime à l’oeuvre à la table des mecs qui viennent d’arriver.

Deuxièmement, elle offrira différentes options de ce que propose la maison. Une serveuse, un barman connait ses produits et ils doivent faire vivre une expérience client, permettre la dégustation, l’envie de consommer davantage. Si nous sommes accueillis froidement par un : Ouin. Ça va être quoi pour vous?

Troisièmement, si son service est ciblé juste sur le Tips ça ne marchera pas. Si à chaque consommation tu dois débourser 1$ ou 2 $,  ça devient royalement emmerdant. J’ai déjà vu des employés rester la paume vers le haut, restant devant moi jusqu’à tant que j’ai gratté le fond de mon portefeuille. Sérieusement? Oui. Un ami m’a déjà raconté qu’un serveur refusait de lui donner sa bouteille d’eau tant et aussi longtemps que le pourboire ne lui était pas glissé sur la table.

Je suis exaspérée de sortir! Exaspéré de prévoir le pourboire quand je sais pertinemment que la personne devant moi ne fera pas un bon service à la clientèle…Mais nous sommes pris au piège de ce système, de cette culture…

Ai-je raison de me scandaliser? J’ose espérer! Lorsqu’un visiteur viendra dans mon centre d’hébergement et que je lui offrirais des indications ou des informations, je lui exigerais un pourboire…nous allons bien voir sa réaction!  Enfin, le tour de la question ne sera jamais pleinement fait dans un petit éditorial comme celui-ci, mais je souhaite que dans les prochaines années que  notre société la regarde de plus près.