Diffuser. Diffuser. Diffuser.

S’il y a une chose que j’ai apprise à force de patauger dans l’écriture c’est de diffuser mes écrits. Peu importe qu’ils me paraissaient parfaits ou non, peu importe ce que les autres pourraient en penser, peu importe s’il y a des Kekun qui me lit. Vous savez pourquoi ?

Je le fais pour moi en premier.

Il y a vos textes qui prennent du temps à composer. Des histoires qui vous prendront des années parfois à terminer et diffuser inclut que vous pouvez reprendre et retravailler plus tard votre texte. Mais je vais vous dire pourquoi je conseille de diffuser vos écrits. Parce que tant et aussi longtemps que vous vous attachez à cette histoire, à ce texte imparfait, à l’idée de le rendre parfait et digne de votre meilleur auteur…eh bien! Vous n’avancez pas! Vous n’osez pas autre chose. Vous ne progressez pas ! Vous ne risquez pas la critique.

Nous sommes attachés à nos écrits. Nous les tenons fermement et nous voulons les préserver de l’œil extérieur le plus longtemps possible, mais ce regard peut être votre meilleure chose. Vous avez peur de la critique. Peur de la bonne et de la mauvaise critique. Je comprends. J’ai passé par là moi aussi. Mes premiers commentaires m’ont fait mal. Et les silences aussi. Mais ça…c’est un autre sujet : Comment prendre une critique ?

Revenons à notre diffusion. Comment faire ça ? Où ? Avec qui ? À quelle fréquence ?

Ce sont toutes des questions très légitimes et je vous invite à vous asseoir et vous les poser. Mais ne le faites pas pendant cent ans. En faisant une recherche google vous trouverez nombreux sites gratuits pour diffuser vos écrits. Regardez-les, inspectez les commentaires et les textes déjà présents, qui sont sur ce genre de site, est-ce que ça vous convient ? Blogue, forum, site web, groupe Facebook, etc.  Il y a de tout suffi de chercher. Si vous êtes un peu plus autonome et entrepreneur, pourquoi ne pas vous ouvrir un blogue, un site web, une page Facebook à votre nom ? Vous pouvez aussi imprimer vos textes, en faire des feuillets et les proposer à votre bibliothèque locale. Vous avez d’autres endroits ? Allez-y ! Osez! N’oubliez pas de mettre votre nom et vos coordonnées si vous désirez des retours des gens qui vous liront.

Personnellement, je me suis donnée un horaire pour diffuser mes textes. J’ai plusieurs types de textes : blogue, nouvelle, roman. Mon blogue je l’y travaille et l’y diffuse régulièrement ( 3- 4 fois par semaine) dans l’idéal j’aimerais écrire un article tous les jours. Mes nouvelles, j’en sors une par année à l’automne. Mes romans qui sont en cours continuent d’être en cours. Je diffuse auprès de mes bêta-lecteurs et mes collaborateurs d’écriture ou ce qu’on peut appeler mes compagnons d’écriture.

Diffuser vous force à améliorer votre qualité certainement. Diffuser vous oblige à tenir vos engagements. Vous donne des objectifs. Des échéanciers. Vous entraine à être conséquent avec le vous intime, le vous publique, le vous écrivain. Diffuser vous obliger à risquer. À risquer d’être critiqué. Diffuser, il est possible de le faire même si nous sommes amateurs. Même si on croit fermement à l’imperfection de nos histoires.

Comment prendre la critique ?

Qu’est-ce que la critique ?

« Porter sur quelqu’un, quelque chose un jugement défavorable en en faisant ressortir les défauts, les erreurs, etc. ; blâmer, désapprouver, censurer, condamner : Se faire critiquer pour sa négligence. Porter sur une œuvre littéraire ou artistique un jugement, l’examiner en détail, en faire la critique. »

– Dictionnaire Larousse

Une définition plutôt sombre qui ne donne pas vraiment envie d’oser diffuser nos écrits. Cependant, la critique peut être apprécié, constructive, peu être déplacer comme elle peut être destructrice. En fait, avant même de lancer un texte sur le web ou le mettre en les mains de quelqu’un pour recevoir une critique, il vous faut comprendre certaines bases. Les bases les voici :

La vraie définition

Vous avez sûrement compris, une critique ne se limite pas à c’est bon ou ce n’est pas bon. Positif ou négatif. Ça passe ou ça casse. Il y a des nuances évidentes à prendre en compte pour une critique. Selon va dépendre de ce que vous recherchez, à qui vous demandez, de comment vous diffuser votre texte. Le résultat nous est davantage prioritaire que ça définition. Quel résultat cherchons-nous dans la diffusion de notre manuscrit ?

Se poser les questions nécessaires

Il ne s’agit pas de jeter son texte sur la table et de dire à notre copain lit-le s.v.p et dis-moi ce que tu en penses. Il y a de fortes chances si vous faites ainsi que vous en ressortez frustré. Il y a des questions à se poser avant :

  1. Quelles sont mes attentes après la lecture de mon texte ? Un résumé, soulever les incohérences, me rassurer sur mon chemin, un soutien et un coaching quotidien, l’approbation. Établir ses objectifs et les transmettre à la personne choisie va éviter des malentendus et des frustrations.
  2. À qui je le demande ? Un professionnel ? Un ami ? Mon copain ? Ma copine ? etc. Est-ce la meilleure personne pour répondre à mes attentes répondues à la question # 1. Vous pouvez choisir plusieurs personnes qui inspectent votre texte sur des angles que vous leur aurez attribué selon leur capacité, leur intérêt et leur disponibilité.
  3. Où et quand je transmets mon texte ? Cela un impact sur la disponibilité et la réceptivité de la personne à qui on demande de lire notre texte.
  4. Pour quand je le veux ? Soyez clair : je le veux pour dans deux semaines, peux-tu me faire ça ? Cela vous évitera de l’avoir dans trois ans, après lui avoir rappelé dix fois…

S’accueillir

Assoyez-vous un moment. Fermez les yeux et écoutez votre respiration. La critique n’est pas vous. La critique souligne les incohérences, le manque peut-être de technique et une certaine immaturité créative, mais elle n’est pas vous. Vous êtes toujours cette personne admirable qui désire s’améliorer dans son écriture. Rappelez-vous de votre passion. Rappelez-vous de la sensation agréable lorsque vous écrivez. Rappelez-vous cela.

Faire le tri

Oui je prends. Non je n’accepte pas ce commentaire. Inutile d’en débattre avec vos lecteurs. C’est vous Dieu. C’est vous qui décidez si oui ou  non le changement proposé s’impose à votre histoire. Triez ce qui améliore votre manuscrit et refuser le reste. À la limite, essayez-les, prenez des notes et prenez votre décision.

Ce qui nous amène à nous autovalider…

S’autovalider

« valider (v. trans.)

entérinerhomologuerratifiersanctionnertitulariserviser,

 confirmer »

Je suis valable. J’ai le droit de choisir. C’est immense comme prise de conscience et dans l’écriture, au moment de diffuser vos écrits, le concept de validation va de soi. Il émerge à la surface et vous sentez soudainement que vous manquez d’air. Si c’est votre cas, vous êtes mal à l’aise de valider votre travail, de confirmer ou non un commentaire pour votre histoire c’est qu’il y a autre chose derrière. Par exemple, l’estime, le complexe d’infériorité, le syndrome de l’imposteur. Ce sont  tous des blocages et résistances naturelles que nous rencontrons dans l’écriture. Des éléments qui seront traités sur ce blogue. Mais revenons-en à la validation. Faire le tri, suivez votre instinct, essayez les différents commentaires, ceux qui travaillent dans le sens de votre histoire et vous rend fier, en général vous êtes sur le bon chemin.

Continuer

Après des commentaires on se sent souvent vider de toute énergie. On a le moral à Zéro. On ferme nos calepins ou le portable. On va se coucher et on dort le reste de la journée. Moi ça m’arrive encore quelquefois. C’est normal. C’est correct. Vous avez le droit de vous sentir triste, en colère, mal compris. Vous avez le droit de vivre votre manque d’énergie. Ou au contraire votre surplus d’énergie! Votre brillance nouvelle vis-à-vis ses commentaires qui vous stimule et encourage la poursuite de votre rêve.

La seule chose à se souvenir, ici, dans ce texte, pour tous les autres conseils à venir de moi ou de quelqu’un d’autre c’est : continuez. Continuez  de risquer. Continuez d’écrire. Continuez de diffuser. Continuez de créer. Continuez d’être inspiré. Continuez de rêver.

Compagnons d’écriture

 

Constat jusqu’à maintenant : Nous sommes rendues à la cinquième journée sur un défi totalisant 30 jours. J’ai écrit quatre articles et j’ai réussi à terminer l’écriture d’un premier jet d’un projet sur lequel je travaille actuellement. Au total 5921 mots.

C’est lourd écrire tous les jours. Trouver un moment, essayer un paragraphe ou pire quelques mots. Chaque jour, s’isoler et s’asseoir et se convaincre que ce que nous faisons en vaut la peine.

En ce qui me concerne, je suis déjà convaincu à l’acte d’écrire à ce que je dois faire pour performer, ou je m’en vais avec tout ça. Pour certain, ce n’est qu’encore qu’un chemin approximatif tenant par la ficèle d’un rêve. Mais voici ce défi qui pourrait en aider plus qu’un. Dans notre groupe nous sommes trois, toutefois à la base quand l’Échangeoir d’écriture en a parlé c’était pour un duo. Un en un. Face à face. L’idée est simple pendant un délai que vous vous fixez, vous et votre binôme, idéalement trente jours, vous vous envoyez tous les soirs vos résultats d’écriture. Un mot, une phrase, une correction, un synopsis…bref, quelque chose! L’important ici est de réaliser qu’en travaillant tous les soirs sur un projet, eh bien! On avance! En plus si votre compagnon et vous manquez de motivation c’est l’idéal entre vous de vous lire, vous commenter et voire même, eh oui, vous encouragez!

Je ne suis pas toujours motivée. Mes collègues doivent sentir tranquillement le poids sur leur épaule. Mais je suis fière qu’elles tiennent bon. Nous nous demandons pour un mot, nous demandons l’avis de l’autre, etc. c’est très enrichissant! Mon but était d’ajouter du contenu à mon site web. Croyez-le ou non, depuis le début de cette aventure, mon objectif continu d’être atteint et vous lisez présentement la preuve.

Alors, n’hésitez plus! Un compagnon d’écriture que ça soit pour un mois, trois mois ou un an ceci est un très beau défi rempli de surprises incroyables. Vous trouverez peut-être ça fou, mais mes deux compagnons sont des filles que je n’ai jamais vues de mes yeux vus. Ce sont des correspondantes avec qui j’ai noué une amitié extraordinaire et qui grâce à ce défi j’apprends encore plus sur elles et sur leur Univers.

Voici mes deux compagnons et je vous invite à les rencontrer à votre tour:

Judith Gagnon Auteure

Léa Mathis, Auteure

 

Écrire moins, mais mieux

Je me rappelle mes débuts. Tout était gauchement écrit, mais j’écrivais beaucoup. Des pages et des pages d’idées. Des idées facilement reçues et conçues par mon esprit. Tout semblait aller à merveille, j’étais prête à ma première critique. Puis, quand vint enfin ce moment incroyable où j’imaginais une foule d’amateur m’applaudir il ne se passa rien. Au contraire, de la réussite, j’avais échoué. Mes phrases étaient drôlement composées, des mots inutiles remplissaient l’écran, trop volumineux, gauche et incompréhensible. Je me relisais et c’était vrai. Les premiers commentaires m’avaient dévasté, mais c’était vrai. Plutôt que d’abandonner ma passion d’écrire, j’ai craqué mes jointures, but un verre d’eau glacée et je me suis attablée au travail. Qui a dit qu’être écrivaine était facile? Évidemment. Personne.

Avant même de tomber dans la technique, avant même d’aller faire un certificat en création littéraire, avant même d’espérer percer comme votre auteur préféré…il faut écrire. Bien écrire. Je ne parle pas d’orthographe (mais essentiel celle-ci se posera tôt ou tard). Avant même de faire le meilleur plan, il vous faut considérer d’écrire moins, mais mieux.

Qu’est-ce que j’entends par là? N’attaquez pas un roman tout de suite. C’est gros et ça demande une bonne préparation. Si vous débutez dans l’écriture, faites de courtes histoires. Penser les mots. Chercher les mots. Construisez une phrase à la fois. Une idée à la fois. Ce mot remplit-il son rôle? Cette phrase complète-t-elle mon idée? Ce paragraphe est-il clair?

Écrire moins, mais mieux c’est se concentrer et être présent sur chaque élément. Les écrivains aiment les mots. Ils jouent avec. Inutile d’utiliser des styles poétiques ou autres complications françaises de la langue. Ouvrir un dictionnaire, regarder la signification et essayer d’entrer ce mot dans un contexte. Plutôt que d’utiliser sans fin les mêmes expressions, ouvrez le dictionnaire de synonyme et de cooccurrence et explorez de nouvelles pistes.

Trop de mots. Trop de pages. Quand on est débutant, c’est risqué. Atteindre un objectif de mots ou de pages au début c’est risqué. Oui, une page, deux pages par jour pour vous encourager à vous asseoir et écrire c’est bien. Mais ce n’est pas cet objectif qui fera de vous un bon écrivain. Il vous suffit juste d’une phrase au final. Une phrase qui a été cherchée en sens et en authenticité. Une phrase qui a les bons mots. Une phrase qui vous parle.

C’est pour ça que j’ai commencé par des nouvelles. Je me suis dit : un petit format est l’idéal pour concevoir et apprendre une trame psychologique. Découvrir les éléments essentiels pour faire une histoire. Je ne débattais pas avec des actions interminables, mais juste des scènes dont j’avais cherché le sens exact. Sans sous-entendus. Sans confusion. Je n’aime pas le flou dans un livre. Mais pour savoir comment ne pas reproduire ce que nous n’aimons pas, faut l’essayer. Faut le travailler. Faut prendre son temps. Comme un jardin sans entretien depuis des semaines, l’écriture peut se voir pousser de la mauvaise herbe. Des mots et des phrases inutiles à son avancement lourd à la lecture.

Faites confiance à votre jugement. Prenez votre temps. Explorez différentes solutions. Les mots ne demandent que nous les associons, construisions et les détruisions.  Ils demandent à prendre vie. Composer votre idée. Prendre parole au nom de votre esprit.

L’autodestruction

 

Je ne dors pas beaucoup ces derniers jours. Je suis remplie d’appréhension et de tourments de toutes sortes. Beaucoup sont dus à mes nombreux questionnements sur l’écriture. Ai-je du talent? Serais-je lu un jour? Est-ce que je perds, au final, mon temps? Je réalise cependant que cela n’a jamais concerné les autres ni mon talent. C’est moi. Moi tout simplement le précurseur de mon malheur. L’autodestruction, vous connaissez?

Il arrive un moment, dans notre lancée hyper positive de notre projet d’écriture (ou un autre) de se mettre à douter. Un doute si insidieux que nous nous dotons de protection contre la peur d’échouer sans le savoir. La fatigue, le temps, l’attente de l’inspiration. Mais l’inspiration ne vient pas du ciel, elle s’assoit sur une chaise et doit travailler pousser pas nous-mêmes. La fatigue est un état passager, un blocage qui nous empêche d’utiliser ce ressenti dans notre œuvre. Le temps ? Le temps se trouve toujours, il nous faut seulement le placer dans notre horaire surchargé.

Mais l’autodestruction va bien au-delà de ça! Il nous fait nous asseoir devant la télévision, faire le ménage plutôt que travailler et même tourner notre esprit dans tous les sens, dans le remords, la peur et la paralysie.

L’autodestruction vous empêche d’avancer et vous donne des excuses. Des raisons valables de ne pas être héros dans la propre histoire de votre vie. L’autodestruction se manifeste toujours par la honte, la peur, la culpabilité. Elle est là vous rendant coupable de tout. D’être et de ne pas être. Faire et ne pas faire. Elle vous envoie plusieurs signaux contradictoires en vous disant de vous débrouiller.

Comment se sortir de l’autodestruction? La seule réponse que j’ai réussi à trouver c’est de se lever. Se lever et faire ce que nous sommes censés faire. L’autodestruction n’aime pas que vous atteigniez vos buts. N’aime pas la réussite. N’aime pas votre autonomie et votre libre arbitre. Elle vous piège et vous fait dépendant. Mais vous êtes au-delà de ça quand vous comprenez son jeu.

Il suffit simplement de commencer. Une phrase, un mot…prendre votre énergie et vous extirpez de votre lit, laissé trainer la vaisselle un jour ou deux, ouvrir la porte et courir pour la fuir. Fuir la monotonie. Fuir l’inaction de vivre. Elle qui vous engouffre et vous pollue l’esprit.

Ce matin, levez-vous et soyez. Exister. Créer. Briser le cercle pervers de votre propre autodestruction.

 

La phase d’exploration de son sujet d’écriture

 

Vos doigts effleurent le clavier. Votre tête a amassé plein d’informations pertinentes. Ces dernières sont mélangées, mais au moins vous savez de quoi votre histoire va parler. Le tri sera fait au fur et à mesure que la poésie vous emportera. Le sujet, ce mot intangible est devenu de la matière vivante. Il est dur et invincible. Vous savez vers quoi vous vous enlignez et personne ne vous fera dévier de votre chemin.

Comment arriver à connaitre parfaitement votre sujet d’écriture? Cela sous-entend que vous avez déjà passé la phase d’exploration (celle qui consiste à trouver un sujet). Alors vous êtes rendu à l’étape de le connaitre dans ses moindres détails ce sujet. Lui trouver des alternatives. Le tourner dans tous les sens pour voir et reconnaitre toutes ses failles possibles, visiter toutes les angoisses qui y sont associées, recherché dans ses profondeurs l’unicité de ce sujet. Mais…comment on a fait ça? Est-ce que c’est en allant bouquiner tous les livres de la rangée qui porte le nom de ce sujet qui nous fait spécialistes du sujet? Est-ce que c’est en allant à l’université, étudier et interroger nos enseignants? Est-ce que c’est en interrogeant tous les spécialistes de notre région? À ça je réponds oui, oui, oui, mais…il y a autre chose à soulever sous le tapis. Et c’est ce que je vais vous expliquer maintenant.

Pour connaitre votre sujet, il vous faudra vous armer de papiers et de crayons et aussi vous transformez en éponge. Cela vous permettra de tout absorber et ne pas filtrer les connaissances que vous allez acquérir, car le tri se fait après. Il est important dans la phase d’exploration de se garder toutes les fenêtres ouvertes. Si vous dirigez trop les connaissances que vous voulez ou pas à cette première étape, il se peut que plus tard dans votre écriture, vous arrivez à une impasse et il vous faudra revisiter vos notes sur votre sujet. Donc, ouverture d’esprit.

Ensuite, il vous faudra éplucher de ce sujet tout ce qui est technique. Alors, rendez-vous dans les bibliothèques,  les librairies spécialisées,  poser des questions dirigées à des professionnels, interrogez-vous sur ce que vous ne savez pas de ce sujet, ce que vous voulez savoir, qu’on vous explique. La technique du sujet est neutre, c’est un cadre. C’est de déterminer tout ce qui s’est fait jusqu’à maintenant à ce propos. Vous pouvez vous tourner vers des capsules YouTube aussi. Beaucoup de gens mettent des choses intéressantes en ligne. Peu importe la source, surtout si vous écrivez de la fiction vous pouvez tricher un peu sur la véracité des liens et pourquoi pas…inventer de nouvelles théories en vous inspirant de ce qui existe ou ce qui manque actuellement dans le domaine. Les magazines, les revues, les journaux, les blogues…

Vous aurez amassé une bonne quantité d’information, mais ce n’est pas encore le moment de trier ce que vous avez ou non besoin. Il est temps maintenant d’aller vous asseoir dans un endroit tranquille (toujours avec un papier et un crayon) et vous installer confortablement pendant plusieurs heures. La tâche la plus difficile est en chemin. Vous allez, à la lumière des connaissances techniques accumulées, vous interroger. Mais il ne s’agit pas de n’importe quelle interrogation! Interrogez votre conscience, vos sensations (les cinq sens) et vos émotions.

  • Comment je me sens à la lumière de ces découvertes?
  • Qu’est-ce que ça goute?
  • Qu’est-ce que je vois?
  • Qu’est-ce que je touche?
  • Qu’est-ce que je sens?
  • Je me sens en sécurité? Insécurisé? Apeuré? Terrifié? En paix? En joie? De quelle façon? Qu’est-ce qui déclenche ça?
  • Comment? Pourquoi ces émotions? Décrivez vos ressentis.

Vous avez besoin d’aller dans les abîmes de votre âme. Vous avez choisi ce sujet pour une raison. Une raison qui vous appartient et qui va vous aider à propulser votre histoire. Renforcer là de vos sensations. Renforcé là de votre histoire, de votre mémoire, de votre questionnement, de votre pensée, de vos projections, de vos douleurs et vos joies. Ce sujet c’est le vôtre, conter par vous…rendez-le unique.

La prochaine recherche, que je fais toujours en dernier c’est d’interroger les gens à propos de mon sujet de prédilection. Qu’est-ce qu’eux (famille, amis, inconnus, autres auteurs, etc) pensent et disent à son sujet. Je le fais en dernière étape parce que je ne veux pas influencer l’étape ou je me questionne personnellement. Cette recherche que j’appelle de l’autre côté de la rivière c’est de sortir les préjugés, les méchancetés, les stéréotypes, le racisme et toutes idées préconçues et non justifiées bonnes, moins bonnes ou déplorables. Ça, cela aide à construire vos opposants dans votre histoire. Le méchant, l’anti-héros, les épreuves de votre héro. ET c’est aussi important sinon plus que vos recherches plus scientifiquement prouvables. Car ça vient chercher tout comme vos propres impressions, l’état et le sentiment pur dans l’individu, dans l’humain. Et si vous cherchez à faire un livre qui touche…il faut partir de vous bien entendu (de ce que vous êtes) et vous confrontez à ce qui fait que les autres ne sont pas vous.

Finalement, vous faites le tri dans vos connaissances. Ce dont vous voulez conserver, ce que vous n’avez pas besoin, les peut-être, les au cas où et les assurément je vais le mettre dans mon histoire! Comme je le dis souvent, vous êtes Dieu. Vous avez un droit de tout. Alors, amusez-vous, surprenez-vous et sur ce…

Bonne écriture !

Projet Bradbury

Le Projet Bradbury vient originairement de l’écrivain américain Raymond Douglas « Ray » Bradbury (22 Août 1920 – 5 juin 2012). Sur Wikipédia nous pouvons lire que Monsieur Bradbury :« … est particulièrement connu pour ses Chroniques martiennes, écrites en 1950, L’Homme illustré, recueil de nouvelles publié en 1951, et surtout Fahrenheit 451, roman dystopique publié en 1953. »

En ce qui me concerne, j’ai connu ce projet par hasard sur le Blogue Page 42 de Neil Jomousi. D’ailleurs, je vous invite à visiter le site web afin d’avoir la chance de connaître les raisons qui ont poussé l’auteur à se lancer à son tour dans ce projet fou et de lire le bilan de son année!

Donc, l’explication de ce fameux projet est fort simple. Le participant s’avance sur un territoire inconnu afin de réaliser un marathon d’écriture de 52 nouvelles étalé sur 52 semaines. Ainsi, au bout d’une année complète, nous avons un roman de 52 nouvelles à notre disposition et nous nous sommes permis d’apprendre notre art, de nous y exercer dans la discipline et de nous améliorer en rencontrant toute sorte d’obstacle.

Non seulement nous devons nous plonger physiquement sur l’exercice, mais nous devons le répéter durant 52 semaines entières! Trouver de nouvelles histoires, de nouveaux personnages et de nouveaux territoires. Peut-être, s’agit-il d’un bon moment pour explorer aussi différents styles d’écriture (Narrateur présent/ absent) ou les différents genres (Sciences-fiction, fantasy, policier, romance, etc). Notre seule limite est la production durant 52 semaines!

Évidemment, ce projet est non seulement là pour nous éprouver, nous faire réussir, mais surtout afin d’apprendre notre métier celui de l’écrivain. Ce qui m’amène à insérer la phrase de Ray Douglas Bradbury qui a inspiré et m’inspire à mon tour pour ce défi gigantesque:

“Écrire un roman, c’est compliqué: vous pouvez passer un an, peut-être plus, sur quelque chose qui au final, sera raté. Écrivez des histoires courtes, une par semaine. Ainsi vous apprendrez votre métier d’écrivain. Au bout d’un an, vous aurez la joie d’avoir accompli quelque chose: vous aurez entre les mains 52 histoires courtes. Et je vous mets au défi d’en écrire 52 mauvaises. C’est impossible.” –Raymond Bradbury-

Je vous invite à écouter ce vidéo. Cet auteur est vraiment incroyable.

An Evening with Ray Bradbury 2001

Et si tu ne les écoutais pas ?

Je travaille sur une mise en situation d’une histoire commune pour mon Groupe d’Entraide à l’écriture. Les idées sont fluides et je suis contente de moi. Mon groupe va adorer! Ma pause arrive et à son habitude, un collègue vient me remplacer. Sans faire attention, je laisse mon fichier Word ouvert. À mon retour, je constate que ce dernier a regardé mon travail. Il me dit: «Loin de moi le désir de fouiller dans tes affaires, mais tu es bourrée de faute…et ce mot ne s’écrit pas comme ça et tu as oublié un ne-pas. »

Vous savez quelle a été ma première réaction? Être blessée. Ensuite est venu le remords d’avoir laissé mon fichier ouvert, de laisser aux yeux indiscrets de mes collègues un travail inachevé.

J’ai inspiré profondément et me suis rappelé mes valeurs en matière d’écriture. Premièrement, il y a un temps d’écriture et un temps pour la correction. Deuxièmement, nous ne sommes pas tous ferrer pour être des Dictionnaires sur pattes et il existe des professionnels heureux de nous offrir leur service. Troisièmement,  des commentaires comme ceux-là, qui n’apportent rien sauf le découragement, des gens qui n’ont aucune espèce d’idée de ce que vous faites et pourquoi vous le faites…Et si on ne les écoutait pas?

– Alors Karine tu n’es pas pour un bon texte écrit?

Ai-je dit que je condamnais la correction? Non! Éventuellement nous aurons à nous pencher sur notre texte et déterminer avec justesse sa qualité.

– Tout le monde peut écrire?

Bien sûr! Leur passion et leur rêve ainsi qu’une bonne dose de courage et d’audace les amèneront très loin! S’arrêter au détail, au contenant d’une œuvre d’art c’est en soit quelque chose de superflu quand nous sommes à la phase créatrice. Et ça peu importe notre art. Il y a un temps pour laisser les idées venir, les laisser macérer et ensuite la difficulté que ça implique pour chacun de le transposer dans sa forme artistique.

– Et si tu t’étais arrêté à chacune de tes erreurs de français?

Eh bien! Je n’aurais jamais écrit pardi! Je me serais découragé dès les premiers mots, mon rêve détruit et mon estime personnelle aurait été retrouvée dans un tout petit coffre sombre entrain de pleurer. Déjà qu’écrire l’avait fragilisé…

Et si le professeur de français on lui pointait la porte le temps qu’on écrit? Et si tous ces gens qui prétendent connaître, qui sont certes meilleurs, mais d’aucune aide… on les renvoyait loin de notre zone de création ?  Que cela soit un père, une mère, un frère, une soeur, un ami, un collègue, un prof…Bordel! Foutez-les-moi dehors au plus vite!

– L’écriture te fragilise ? Comment ça se fait?

Tout art va nous fragiliser. Nous allons chercher au plus profond de notre être notre essence vitale. Ce qui nous fait sourire, ce qui nous fait pleurer. Nos sentiments à leur état le plus pur même si nous n’en avons pas conscience. Nos peurs, nos victoires, notre vécu, nos appréhensions tout cela va se mélanger au processus de création. Un artiste et je parle en connaissance de cause de l’écriture, devra se mettre totalement à nu et accepter de vivre avec cette vulnérabilité. Imaginez maintenant qu’une personne vienne y poser sa méfiance, sa méchanceté, son honnête et froide analyse de votre écrit, imaginez si une personne vous fait un mauvais retour sur votre histoire…Comment se protéger contre cela? Comment éviter de prendre le coup de gueule du siècle? L’unique façon est de vous accueillir. Tout simplement, prendre ce que l’autre vous dit et la regarder passer à côté de vous en prenant soin de vous.

– Et si les commentaires étaient justifiés?

Avec l’accueil de votre vulnérabilité et la maturité dans votre processus créatif, vous allez apprendre à réagir, à prendre et à laisser un commentaire/ un retour qu’il soit constructif ou non.

Il n’y a pas autre juge que vous au moment de l’écriture. Il y a que vous qui décider qui laisser entrer et qui laisser sortir. Je sais par expérience que ce juge, soi-même, est le plus terrible, le plus tranchant et il faut apprendre à le dompter tranquillement et avec amour pour l’amener à prendre, dans le futur, de bonnes décisions.

Sur ce dernier encouragement, je vous souhaite une bonne créativité!

 

 

 

Écrire avec les bons outils

Vous voulez écrire ? Peaufiner votre art et métier d’écrivain à son plein potentiel ? Parfait! Maintenant, cessons de rêver et voyons la réalité en face ; nous ne sommes pas tous des grammaires sur deux pattes. Nous sommes la plupart des débutants dans le domaine et il est facile de se décourager ( Ho que oui !). Plusieurs partent de très loin pour ce qui est de la langue française et nous n’avons pas tous l’argent ni le temps de suivre des formations qui nous promettent la lune. Mais une chose est sûre c’est qu’il existe des outils pour nous aider. Cela demandera quelques efforts de notre part, toutefois cela en vaudra le coût.

À quinze ans j’écrivais à mon auteur préféré (Mario Francis, auteur de la série jeunesse Léonis ) et il m’a dit la chose suivante : « C’est bien beau avoir des idées, mais il faut savoir écrire.» Aujourd’hui je ne vois pas encore toute l’ampleur de sa révélation. ET il a parfaitement raison. Nous pouvons passer des années à travailler un texte et si nous ne nous attardons jamais à l’une des bases essentielles de notre travail d’écrivain (je parle ici du français évidemment), plusieurs bons textes couleront de l’encre inutilement.

Alors j’ai décidé dans l’optique d’offrir à mes passionnées d’écriture, ce qui m’a amené à m’amélioré en tant qu’écrivaine jusqu’à maintenant. Donc oui, c’est sans surprise que le sujet de cet article sera les fautes de grammaires, de verbe, d’orthographe, etc. Ne vous endormez pas tout de suite mesdames et messieurs le Party ne fait que commencer !

Cependant, sachez, ce que je vous propose dans cet article est ma vision personnelle et non une norme à adopter. Il est très important de trouver des outils et des ouvrages qui vous aident vous et non le voisin ! C’est par le partage de nos visions respectives que nous aiderons nos frères et sœurs écrivaines en devenir ! Alors, mettez votre orgueil de côté et soyons logique et froid dans notre analyse, car une faute c’est une faute !

Logiciel Antidote

 Si vous êtes comme moi, vous écrivez beaucoup avant de vous corriger. Lorsque vous êtes rendus à cette étape fastidieuse, être découragé est rendu comme une seconde nature. Cependant, l’outil que je vous parle ici est rapide, facile d’utilisation, efficace et de grande qualité. Il existe quelques outils pour corriger les fautes de vos textes, mais Antidote connait une grande notoriété au Québec et grâce à mon statut d’étudiante j’ai eu un rabais intéressant. (Merci à mon grand frère qui m’a offert la balance en cadeau).

Donc en gros, le logiciel après avoir modifier les paramètres (débutant, intermédiaire, avancée, etc.) Vous écrivez, vous sélectionnez votre texte une fois terminé, cliquer sur Antidote et une fenêtre s’ouvre. Toutes vos erreurs passant des verbes à la syntaxe jusqu’à l’orthographe (et j’en passe) sont soulignées. L’étape de choisir ou non l’option proposée est la plus longue ( si vous faîtes beaucoup de faute), sinon un double clique rapide avec votre souris d’ordinateur sur le mot à corrigé et la faute n’existe plus. Magique? Non ! Technologique. Cela remplace à merveille nos dictionnaires papier traditionnels (et du coup une panoplie d’autres ouvrages de correction).

Je vous laisse les liens à consulter si cet ouvrage vous intéresse  et quelques photos prises pour compléter l’expérience :

Site officiel

Acheter le logiciel

 

 Multi Dictionnaire

Inutile de m’étendre sur cet outil, tout le monde ou presque le connait. Maintenant que j’ai le logiciel Antidote, j’utilise moins la version papier. Cependant, à choisir entre deux dictionnaires, le Multi est un niveau plus avancé ( Plus de mots, explications, etc.)

Mon  conseil sera le suivant : choisissez avec votre cœur  et non avec votre portefeuille !

Le petit druide des synonymes

Très utile! Au lieu de répéter sans cesse les mêmes mots, offrons-nous la chance d’être innovant. Les synonymes créent une qualité de vocabulaire, une richesse au texte. La répétition est l’ennemi numéro un de celui qui désire se faire publier, car pour un éditeur il s’agit d’un travail de correction inutile. Vous ne devriez pas utiliser par exemple la maison sur chaque ligne. Vous êtes écrivains, la recherche de mots diversifiés est votre job ! Alors si vous n’avez pas encore un dictionnaire des synonymes, dépêchez-vous de remédier à la situation.

Si vous prenez le temps d’apprendre de ces outils vous réaliserez à quel point ils sont indispensables. Même (là nous frôlons la folie) que vous serez enjouer et émerveiller d’apprendre de nouveaux mots! (Oui! Oui! Le français deviendra votre ami ).

 Bescherelle

Corrigez ces verbes que je ne saurais voir! Je suis nulle en temps de verbe et vous ?

 Cooccurrences

Ceci est l’outil que je préfère par-dessus tout ! C’était une enseignante du secondaire qui nous avait proposé le dictionnaire de cooccurrences et depuis je ne peux m’en passer. Ce dictionnaire permet d’offrir des suggestions de mots pour l’écriture.

Par exemple : La vieille dame entrant difficilement dans la maison

Hum. La maison est comment? Grande? Petite? Vieille ?  Moderne? Les mots ne sortent pas nécessairement de notre tête en créant du Molière systématiquement. Donc, c’est ici que les cooccurrences embarquent!

La liste orthographique

Bon! Cet outil est un peu gênant selon moi à vous révéler. Depuis que j’ai commencé à écrire, j’ai pris l’habitude de mettre sur papier certains mots qui m’attirent dans les lectures que je fais. Par exemple : Rétorqua, racler, subitement, médusé, s’enquit-il, etc. Tout ça étant dans deux buts bien importants : éviter la répétition lors de dialogue ou l’expression d’un personnage et m’enrichir. Après tout, apprendre de nouveaux mots c’est utile, mais tellement amusant aussi!

The snowflake method

J’ai découvert récemment une méthode intéressante pour me structurer pour un roman : La méthode flocon de neige (snowflake method en anglais). La méthode est en fait une technique de planification d’écriture.

Ainsi, en  dix étapes, nous créons les branches de notre flocon de neige jusqu’à ce que le schéma devienne entier. Notre monde créer nous pouvons débuter l’écriture de notre roman tout en connaissant jusqu’à ses entrailles notre univers, ses personnages, ses intrigues, etc.

Moi qui suis plutôt adepte de l’écriture du chaos. Je me laisse parfois trop aller à la dérive…La création s’est bien, mais savoir où l’on s’enligne l’est davantage. L’une des raisons qui me poussent à appliquer cette méthode est justement ne pas arriver à des impasses dans mon histoire. Bon tel personnage aurait dû être rendu à Rome, pourquoi diable l’ai-je envoyé en Australie ? Vous voyez le genre ?!

Des logiciels tels que Ywriter et Scivener peuvent vous suivre dans l’élaboration de votre méthode de flocon de neige. Cependant, ces logiciels d’écriture sont encore juste anglais.

 

 

Toutefois, après avoir lu suffisamment sur le sujet, vous serez comme moi : en mesure d’appliquer les étapes sans l’aide de ses logiciels.

Je crois avoir bien résumé la grande ligne de cette méthode, mais pour avoir des explications plus détaillées je vous invite à consulter les liens que je mets ci-dessous. Il est inutile de vous faire le topo, car chacun devra personnellement faire des efforts pour comprendre et essayer cette méthode.

Dans tous les cas, je vous invite à m’écrire pour me poser des questions ou simplement m’indiquer votre appréciation de cette méthode. Sachez que je me bats encore avec mon écriture du chaos et je suis moi aussi encore en apprentissage de mon métier d’écrivaine.

Bonne pratique!

Karine Vienneau

Voici quelques liens qui pourront vous aider à compléter votre intérêt de cette méthode :

Snowflake Method… Ou la Méthode Flocon

Les logiciels Ywriter et Scievener 

Le site web scribbook

The Snowflake Method for Aspiring Fiction Writers