Avoir la meilleure idée d’histoire

Une personne publiée est forcément un écrivain.

Structurer son histoire est nécessairement la meilleure façon d’écrire.

Si tu ne l’as pas vécu, tu ne peux pas raconter cette histoire.

Pour être lu, il faut avoir la meilleure idée possible.

Ces phrases sont répétées sans cesse et je les trouve tout simplement vulgaires. Il semble que plusieurs personnes veulent en faire une compétition à tout prix, ce qui est vraiment triste selon moi. L’écriture a toujours été une question de partage et d’échange. Encore selon moi, écrire n’a jamais été la prétention d’avoir L’IDÉE du siècle, mais de développer notre capacité d’observation et notre habileté à rendre compte de ce qu’on apprend de la nature et de tout le reste.

Je ne renie pas qu’il y a des écrivains talentueux, avec une expertise, avec un langage recherché et que des lecteurs s’attachent rapidement. Ça existe vraiment ! Et si vous persistez dans l’écriture, que vous cherchez ce qui vous rend unique et vous fait persévérés vous pourrez certainement vous vanter d’être aussi une personne de talent !

L’écrivain est souvent le trait entre deux univers. Il observe et doit écrire ce qu’il voit. Il écrit pendant des heures dans le silence et la solitude, mais pour être connu il doit faire face à des foules ( même une seule personne à qui parler de son histoire est une idée terrifiante). Il crée des personnages qui l’exaltent et ressortent de son imaginaire et l’écrivain (e) doit faire progresser ces personnages dans une dimension qui lui est totalement inconnue. Il doit arriver à ne pas trop se juger avec son manque de vocabulaire et ses nombreuses fautes pour terminer son projet de manuscrit ( et encore ce n’est jamais réellement terminer).

Alors, non, avoir la meilleure idée possible est le dernier de nos soucis en tant qu’écrivain(e). Avoir des idées est important toutefois. Et je ne me suis jamais fié à ma tête seule pour en trouver. Je sors dehors, je marche et j’observe. Je contemple le ciel et je divague. J’écoute stargate et je prends des notes de tout ce qui me plait dans cette télésérie. Je me plante sur le balcon et j’espionne mes voisins. Je lis. Je lis encore plus de livres. Je lis beaucoup de livres.

Observez votre environnement.

Trouver une idée.

Oui, la première que vous visualiserez dans votre esprit.

Elle fera l’affaire, ne vous inquiétez pas.

Regardez là dans son état naturel.

Maintenant, déformez là.

Comment ne pas se décourager ?

Si vous êtes foudroyé par une passion, vous avez compris la douleur de ne pas la suivre. Par moment, souvent même, c’est hors de votre contrôle. Nous sommes déchirés entre le bon chemin à prendre influencé de toutes sortes d’interférences et parfois, la voie qui se présente à nous est trop belle pour être vrai… Que faisons-nous ? Nous continuons.

Je me suis toujours questionné pourquoi les artistes, ces grands sensibles, ces curieux observateurs et les créateurs, que possèdent-ils comme force intérieure pour continuer malgré tout ? Comment arrivons-nous après des mois d’absence créatifs à retrouver cette joie simple que de retourner à notre crayon, à nos pinceaux, à nos claviers ? Si le rêve est si grand, pourquoi continuons-nous de croire qu’un jour, peut-être, y va se passer quelque chose.

I definitely wanted to become a musician
It was almost impossible because, it was
The dream was so big
That I didn’t see any chance

-Giorgio moroder

 C’est facile de lire dans les blogues de ne pas se décourager. Faites ceci plutôt que cela. Les 7 trucs pour avoir des matins plus extraordinaires ! Ou les habitudes à développer pour whatever !

S’il y a une chose que j’ai apprise, c’est que les personnes à forte personnalité créative ne sont pas contrôlables ! Ce ne sont pas des technocrates qui suivent et appliquent les règles. Je dis, peut-être pour mettre le pain sur la table, mais ce qu’il transpire est une onde de choc et une envie de piraterie !

L’envie de construire des ponts au-dessus d’eaux troubles, prendre un avion et s’assurer de capter toutes les couleurs de l’univers en un clic, si la navette spatiale était à leur porter, les artistes seraient les premiers à foncer.

Autrement, nos aventures à nous, se passent en général dans notre tête et une influence externe propice. Comment garder un artiste motiver quand rien de tout ce qu’on rêve n’est atteignable ? Comment faîtes-vous ?

Comme par magie d’Élisabeth Gilbert m’a révélé une puissance positive que nous avions tous. Je n’avais pas besoin d’être pauvre et déprimé pour être artiste !  ( comme c’est inquiétant comme pensée, mais je pensais sérieusement qu’un artiste devait être malmenée par la vie !) Certains artistes utilisent une force plus sombre, plus dangereuse pour créer, c’est vrai, un vécu, une histoire particulière qui nous touche. N’avons-nous pas les deux opposés au final ? N’avons-nous pas la chance d’utiliser la lumière et la noirceur dans nos créations comme notre nature humaine nous a voulu ?

Alors comment les artistes continuent-ils de faire des œuvres que personne ne lie ou n’écoute ? Comment se fait-il qu’une auteure fasse le tome 2, tome 3 d’une série à peine connue ?

Vous pensiez peut-être trouver une réponse dans cet article, mais je n’en ai pas. Pas de réponse unique en tout cas à l’exception de continuer quand même, d’essayer autrement ! De voir des guides où vous le pouvez, de croire que parfois les trucs ça marchent pour un et pas toujours pour vous-mêmes. De créer vos astuces et les partager !

Après tout, les artistes ne vont-ils pas dans les coins les plus sombres et les plus lumineux de notre univers et au-delà, alors pourquoi y aurait-il une seule façon ?

Ou peut-être de ne pas le faire seule nous aide à faire un pas de plus.

Commence quelque chose… N’importe quoi ! Et souris.

Prendre action. Débuter. Se lever.

J’ai toujours de la difficulté à entamer quelque chose. Qu’il s’agit d’une tâche quelconque ménagère ou d’un projet d’écriture, pour moi la débuter est ce qui me demande le plus d’énergie (pour m’activer) et de confiance ( pour dire fuck you à M. Sabotage qui loge indéfiniment dans mon cerveau).

Sachez qu’écrire est de s’aligner avec la partie la plus intime de notre corps et de notre esprit. Pour parler de personnage, on parle de nos sentiments, de nos épreuves, de notre vécu… de ce qui nous appartient pour ensuite l’adapter, le déformer, le romancer.

Quand on veut se discipliner, quand on veut travailler c’est tout ce que nous sommes qui bouge avec nous.

Mettre l’interrupteur à off pour redémarrer le système le temps qu’on ne pense pas à la tâche et après tout allumer pour utiliser ce que nous sommes pour le projet avec les erreurs, les défis et les peurs qui sont au démarrage. C’est dur.

J’ai trouvé dans ma très courte pratique de la méditation tibétaine, une qualité que je ne croyais jamais pouvoir développer. (Loin de moi l’idée de vous convertir). Il y a dans cette philosophie de vie, des éléments qui m’aident quotidiennement et dans l’avancement de mes projets d’écriture.

L’effort joyeux.

Au détriment du résultat, de la paresse qui nous envahit, de nos peurs, de notre charge de boulot, il suffit juste de remplir son être de joie, d’exécuter la tâche dans cet état et de la remercier d’exister.

Par exemple, j’ai une idée en tête pour une histoire. Elle me turlupine depuis des jours ! J’ai cent projets en cours (exagération) ou mon dernier manuscrit a été recycler par une ME (dramatisation)… Je ne veux même plus essayer quelque chose !

Lève-toi. Souris (essaye fort fort fort). Même si tu as l’air idiot (e), même si tout t’empêche d’avancer…

Pense.

Mets-le sur papier.

Ne te critique pas.

Continue de sourire.

Continue de t’inonder de la joie d’être là.

Tu es en train de faire ce quelque chose.

N’importe quoi. Mais c’est là. Ça existe en dehors de toi maintenant.

Le simple fait d’avancer un petit peu plus aujourd’hui goûte bon.

Alors le remède miracle pour commencer, c’est quoi ?

Il n’y en a pas.

S’il te plait, ne grogne pas.

Souris.

Même si cela t’enrage.

Même si tu doutes de toi.

Même si tu recommences, pis tu recommences…

Commencer veut dire aussi, faire exister… Alors, existe dans l’action. Et je te jure qu’après ces actions dans la joie candide, tes manœuvres mentales changeront ( tes évitements, tes frustrations). Ton attitude face aux choses angoissantes ou ennuyantes changera.

Je veux commencer un projet artistique

Pas de panique.

Respire.

Tu as le goût de faire des affaires, n’est-ce pas ? Une chose à la fois.

Notre temps est précieux. C’est pour ça qu’on l’échange contre de l’argent et qu’on négocie notre disponibilité. Si tu es dans la même situation que moi, j’ai 35 heures de réservées déjà. Je fais quoi du reste à part rêver ?

Déjà, ça ne sert à rien de te sentir coupable. Oui, mais Karine, il y a… Ts! Ts! je t’arrête ici. Peu importe,  tu te sens coupable présentement. Arrête d’y penser maintenant. Que tu sois sur un projet artistique comme écrire un livre ou autre envie de réalisation, tout commence par cette étape. Arrêter la machine mentale. S’asseoir et planifier.

Je viens d’un enseignement de commerces. Le PODC c’est mon quotidien. Qu’est-ce que ça veut dire ? Grossièrement, voici ton parcours à faire :

  • Planifier : Brainstorm, qu’est-ce qu’on a faire, fixer des objectifs…
  • Organiser: répartir le travail, coordonner
  • Diriger : prendre action, se mobiliser, terminer des tâches, trouver des alliés
  • Contrôler: prendre des décisions, valider si on répond à nos objectifs, tracker notre progression

La gestion peut paraitre complexe, ennuyante, sévère… Moi je trouve ! J’étudie enore pourtant, parce que jusqu’à maintenant, elle demeure une force dans ma sphère artistique. Et il se trouve, qu’au final, j’aime ça planifier !

Là, nous deux, on est à la première étape. On va brainstormer. Pour faire un remue-méninge, il faut savoir comment arriver à s’extraire tout ça de la tête, de façon un peu mieux ordonné.

Je vais te demander de répondre à trois questions:

  • Qui je suis ?
  • Quels sont mes besoins ?
  • Quels sont mes désirs ?

Va s’y, réponds instinctivement. Ce n’est pas en lien avec ton projet ces questions. C’est par rapport à toi. Qui es-tu, toi ? Que vaux-tu ? Que désires-tu ? Que te faut-il pour être toi, mis à part le toit et la nourriture ?

Pour l’écriture, Anaël Verdier nous demandait ce qu’on voulait ressentir en écrivant  et qu’est-ce que nous voulions faire ressentir aux autres ? Qui était l’auteur que nous voulions être. C’est la même chose. Donc, qui es-tu, toi ?

Ça ne se fait pas aussi aisément. Peut-être que tu es rendu à une étape de la vie où tu démarres ce genre de cheminement, de réflexion… C’est normal.

Prends le temps.

Fais-le sérieusement.

Puisqu’en temps de découragement, c’est à cette base que tu vas pouvoir t’accrocher. Car c’est toi et rien d’autre. Cela va te rappeler qui tu es et d’où tu viens.

Ensuite, il faut comprendre que ce n’est pas une course, mais un marathon. Il y a plusieurs obstacles, qu’on prend par séquence. N’essaye pas de tout faire en même temps, tu te brûles inutilement.

La planification consiste à prévoir ton projet. Certainement, il y aura des imprévus, mais de te faire une réflexion avant, permet d’en laisser moins échapper. Par exemple pour mon projet graphisme qui passe de comment trouver une image à concevoir une couverture hyper cool, il y a tout un monde. Alors j’ai débuté par rechercher et écouter des vidéos ( n’importe quoi !) pour me faire une tête de c’est quoi c’te bête-là. Juste pour me donner des idées, me permettre de visualiser dans quoi je m’embarque.

J’ai fait une Master list. J’y ai noté au fil de mes visionnements toutes les activités que j’ai à réaliser, toutes les connaissances que je veux acquérir, j’ai brouillonné des résultats que je voudrais avoir, etc.

Finalement, il faut prendre chaque activité et la décortiquer, puis passer à l’action. Passer à l’action insinue de mettre à notre agenda quand et où je peux exécuter la tâche. En plus pour mon plaisir, je marque mes séances et mes apprentissages dans mon Bujo. Ça fais jolie et je suis capable de dire, voilà, j’ai progressé ce mois-ci. C’est motivant et rassurant. Je me dis que j’ai vaincu l’inertie une fois de plus.

Et vous, comment se passent vos départs ? Planifiez-vous ? Sur quoi bûchez-vous ?

De petits objectifs à grands objectifs

Une tête pleine d’idées ? Au point où ne plus savoir quoi faire en premier. Peur de délaisser un projet pour un autre ? Trop à faire, ce qui vous amène à stagner ?

Si vous êtes comme moi, vous gerbez à l’idée du mot productivité parce que cela a comme une connotation de devoir toujours en donner plus, au point de finir épuisé. Le burn-out semble toujours accompagner chacun de vos pas, je sais, je l’ai vécu aussi.

C’est pour l’avoir vécu une fois, le burn-out, que je sais que je ne veux plus jamais vivre cela. Je suis restée des mois accrochée et fatiguée, incapable de me reprendre en main. Même si j’ai cette crainte à me demander si je fonce droit encore dans le mur, j’ai pris le temps de me poser de bonnes questions et ressentir mes besoins plutôt que de les étouffer.

Qu’est-ce que je suis capable de faire ?

Est-ce que j’ai négligé mon temps de repos, mon alimentation, mon entrainement ?

Comment je me sens, là, maintenant ?

Ça, c’est la première étape. Pour tout le monde.

Ensuite, il faut savoir s’organiser. Et productivité ne veut pas dire, mourir à la tâche. ( oui ! oui ! Moi aussi je l’ai apprise à la dure).

Après avoir regardé des Youtubeurs et des coachs de vie ( et mon dieu qu’il y a des charlatans dans ces gangs-là). Je crois avoir trouvé un juste milieu qui pour le moment, me convient.

Conseil: Un truc c’est un truc. Il peut marcher pour un et ne pas fonctionner pour l’autre. Il peut augmenter votre productivité pour une période. Les trucs ne sont pas éternels. Vous, vous n’êtes pas des individus coulé dans le béton le reste de votre vie. Alors c’est normal que  « ces trucs » évoluent autant que vous.

J’ai une master liste de choses à faire, d’étape de réalisation, d’objectif… Cette master liste est dans un cahier sur mon bureau à la maison que j’oublie la plupart du temps. Elle n’a pas à me suivre.

L’idée est de prévoir un moment dans votre semaine ( moi je le fais le samedi matin avec un thé chaud ) et d’ouvrir cette master liste.

Est-ce que des tâches de la master liste peuvent être regroupé pour un objectif ?

Quelles sont les tâches les plus importantes ?

Une fois que j’ai fait un tri, je mets entre 2 à 10 tâches dans mon calendrier hebdomadaire.

Je vous donne un exemple:

Je cherche à me renforcir côté graphisme. Mon objectif est de réaliser par moi-même la couverture de mon prochain livre. Plutôt que de voir toutes les étapes à franchir comme un bloc je le décortique.

Dimanche: Recherche d’ouvrage et de liens qui traitent sur le graphisme des livres

Lundi: Je me place 1h à 2h de lecture de ces liens

Mardi: Je fais la recherche des sites / support pour concevoir des livres

Mercredi: Je me place 2-3h pour des capsules de formation

ETC.

Je ne suis pas à temps plein dans mes démarches ( boulot 35h/semaine et  deux cours cette session) donc je dois partager le temps qu’il me reste avec mon écriture, mes autres projets, mon entrainement, mes repas et mes moments de relaxation. Alors il était naturel pour moi de m’organiser, mais en fragmentant ( à l’avance) mes tâches, je réalise qu’au bout de quelques jours, un projet énorme prend une grosseur normale (et viable ).

Petits conseils en rafale !

  • N’oubliez pas de vous ajouter des moments de détentes ! C’est très important ! Oui, avancez ces projets, mais il faut récupérer et vous amuser.
  • Ne mettez pas des tâches un jour si vous savez pertinemment que cette journée est trop surchargée pour vous. Mettez-y plutôt un moment télévision ou un bain chaud (accompagné de netflix).
  • Commencer petite tâche à la fois ! Rien ne sert de vous remplir la semaine pour ne rien réaliser du tout !
  • Planifier pendant un moment calme ! ( Moi je le fais le samedi matin ! )
  • Apprécier vos victoires ! Ne vous tapez pas sur la tête pour les défaites ! C’est un apprentissage.
  • Éclater vos tâches pour les fragmentées à leur plus petite expression.
  • Prenez votre moment de planification pour comptabiliser ce qui a été fait pendant la semaine / ce qui a bien fonctionné / ce qui a moins bien fonctionné. Apprenez et améliorez-vous.

Utilisez les autres !

J’ai une rage d’apprendre. Je l’ai depuis toujours. Il y a toutefois toujours un mais en ce qui me concerne. Quand c’est un apprentissage, trop théorique, je perds rapidement la notion du temps puisque je tombe rapidement dans mes pensées. Je suis ainsi. Ça fait mon charme. Ça m’aide dans ma créativité. Par contre, faut que j’apprenne à me ramener et quand c’est fait, j’ai du plaisir !

Le titre ne sous-entend pas de prendre pour acquis les autres ou de faire parti d’un quelconque groupe de manipulateurs abject.

Utiliser les autres dans ce qu’ils sont bons, cela revient à dire, écoutez-les. Il y a des milliers de personnes qui aiment être conférencier, qui ont quelque chose à dire. Parfois, ils s’y prennent plus ou moins bien, mais il y a un message… Du moins, pour chacun de nous, à l’occasion des vérités puissantes et touchantes.

D’un doigt nous avons accès sur nos téléphones, nos tablettes… des univers par centaine. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi, j’en raffole ! C’est gratuit ! On suit des personnalités avec intérêt, on apprend d’un blogueur, on a des astuces d’une blogueuse, sur la science, l’alimentation, le cosmos, la randonnée, sur comment entrainer son chat à donner la patte.

N’est-ce pas incroyable, pareil ?

On aperçoit tous nos savoirs humains qui se complètent et s’additionnent. À tous les niveaux. À toutes les sauces salées et sucrées, voire pimentées.

La curiosité ne vient pas juste du fait que nous sommes des écrivains / des artistes, mais qu’à l’intérieur de chacun de nous, il y a ce goût pour comprendre ce qui nous entoure. Pas besoin de toujours retourner sur les bancs d’étude, c’est là, à porter de main. ( Je ne condamne pas la scolarité non plus ! )

Foncez vers l’inconnu !

Mais si je ne fais que vous parlez de mon aventure d’écrivaine, j’aime farfouillé la toile complexe d’internet pour apprendre mieux ce métier, me connaitre plus…

Pour essayer autrement

Pour faire des tests

Pour améliorer mon sort

Pour être heureuse

Et m’amuser

Alors je vous laisse les liens que je consulte régulièrement qui m’aident à poursuivre mes rêves. Peut-être ils vous aideront comme ils m’aident à tous les jours !

Ted- pour des idées et apprendre sur plein d’affaires

https://www.ted.com/

UNEQ- Voir les formations pour écrivain disponibles et les actualités dans le domaine

https://www.uneq.qc.ca/

Fourmiztory- Pour des conseils en auto-édition

https://www.fourmiztory.com/

Anaël Verdier- Pour devenir l’écrivain que vous rêvez d’être

https://anaelverdier.com/

Les astuces de Margaux- Prise de notes, productivité, bullet journal, végétarisme, cosmétique et bien plus !

http://www.lesastucesdemargaux.com/

Marie Kondo- Pour faire de la place à l’essentiel

https://konmari.com/

Partagez les vôtres !

Bêta-lecture

Quand je prends un contrat en bêta-lecture, la première question que je pose c’est à quoi la personne s’attend en faisant affaire avec moi.

Pour savoir si je peux répondre à son besoin.

Pour savoir quel espoir se cache derrière ce client pour éviter d’alimenter (parfois) une fausse perception.

Lire et commenter un texte va au-delà de dire j’aime et je n’aime pas. Il demande une petite introspection du lecteur /trice. Surtout, si on réclame de ce lecteur, qu’il soit notre bêta donc qui aide à faire l’analyse de notre manuscrit de façon transparente et constructive avant la publication.

On ne naît pas expert, sachez-le.

Et quand je me place comme lectrice, je suis plutôt directe, mais je reconnais la difficulté de ne blesser personne. Alors qu’en tant d’auteure, ai-je un rôle à jouer dans cet échange ? Qu’en est-il de mes bêta-lecteurs ? Pouvons-nous, en tant qu’auteur(e), les guider ?

La réponse est oui.

Je dirais même, ne demandez pas de commentaire si vous ne savez pas ce que vous cherchez exactement comme commentaire.

Je m’explique.

L’objectif d’un bêta-lecteur au sens large est de repérer les incohérences, les temps morts, les rythmes décousus, le niveau de langage qui joue au yoyo, les erreurs de grammaire, vocabulaire, de lieu, améliorer l’aspect d’un personnage et j’en passe.

Ce bêta-lecteur se base sur ses qualités vis-à-vis sa compréhension de la langue évidemment, mais cela n’est pas le plus important. Le but ultime est d’aller chercher ses ressentis.

Une amie m’a déjà dit un jour : « C’est bon, mais ce n’est pas mon genre. »

Qu’est-ce que cela veut dire ? Qu’est-ce que je suis censée faire de cette réaction ? Comment dois-je l’analyser ? Est-ce que cela m’aide ? Pas vraiment. C’était même limite insultant.

Maintenant, je respire.

Je me calme.

Je trouve des solutions.

Comment faire autrement et mieux ?

Pour les lecteurs de notre produit fini, on a pas beaucoup d’impact ( à part de prendre les commentaires, faire les modifications, poser des questions, sonder, faire mieux la prochaine fois, etc). De plus, ce travail peut être fait en amont ( Bêta-lecture).

Notre rôle en tant qu’auteur est de baliser l’échange.

Mon conseil est le suivant: si vous demandez à quelqu’un de vous faire une rétroaction sur votre texte, imposez-lui des catégories. Imposez-lui des règles. Refusez (mentalement) tout ce qui ne vous apporte pas dans l’immédiat. Prenez note et retournez-sy plus tard. Ou jetez. Vous êtes seul (e) maître à bord !

Exemples de catégories:

  • Vocabulaire
  • Grammaire
  • Orthographe
  • Syntaxe
  • Descriptions des lieux
  • Descriptions des personnages
  • Cohérence
  • Fluidité
  • Niveau de langage
  • etc.

Qu’espérez-vous en faisant lire votre texte ?

Que voulez-vous gagner avec cet échange ?

Si vous utilisez des services de professionnels, assurez-vous d’avoir un devis et un contrat. Exigez de cette personne une liste exhaustive des points qu’il abordera avec vous. Est-ce qu’il y a seulement un rapport ou en plus, un appel téléphonique de suivi ?

Dans le cas où vos bêta-lecteurs sont ces gentilles personnes de votre entourage (ami, famille, job…) qui aiment lire et veulent vous soutenir dans votre passion, aidez-les à vous aider.

Voici quelques idées:

  • Créer une légende pour annoter le texte (par exemple:  Encercle les fautes de français en indiquant  dans la marge : V pour verbe, O pour orthographe, etc.)
  • Proposer des astuces visuelles, d’organisation, des exemples
  • Faites un questionnaire pour une lecture générale
  • Accommoder votre bêta (fichier numérique, document broché, cartable)
  • Etc.

L’erreur fréquente est de donner son manuscrit ( remplis d’espoir d’avoir de bons commentaires sur notre histoire) et de laisser une personne ( un bon lecteur ou un aimant de la lecture) se débattre entre ce qu’il ressent vraiment et ce qu’il ne veut pas vous dire par peur de vous blesser.

Si toutefois, vous savez moins bien gérer une dimension de l’écriture, invitez vos bêta-lecteurs qui le veulent à vous aider en ce sens.

Je dis souvent à mon bêta par exemple de ne pas corriger le français, car c’est une professionnelle qui le fait en général. S’ils veulent souligner les fautes d’orthographes, grand bien leur fasse, mais ce n’est pas ce que je demande.

Le moment où vous donnez votre texte en lecture est aussi important. Assurez-vous de les ménager un peu. Si vous savez que X personne saigne des yeux en voyant des fautes d’orthographe, donnez-lui le manuscrit après quelques relectures. Même que, je vous suggère d’avoir plus d’un bêta et de cibler leur travail et le moment opportun pour chacun.

Rappelez-vous que le plus beau commentaire qu’un lecteur peut faire à un écrivain c’est celui qu’il fait. Le plus beau cadeau pour un écrivain c’est celui d’être lu, alors aidons-le à mieux transmettre son message.

Et si j’écrivais à temps plein

Au Québec, si tu dis à tes proches que tu veux devenir écrivain, en général ils te donnent leurs condoléances. Ouais ! Ce n’est pas très payant. Il y a peu d’élus pour le nombre de passionnées. Peu de lecteur pour le nombre d’auteur ! Si je m’arrêtais à ça, je ne ferais pas grand-chose de ma vie. Vous non plus d’ailleurs. Nous avons une très grande capacité à s’autodétruire ou échouer avant même d’essayer. D’accord, pour faire de l’argent avec nos manuscrits, il faut bucher et piocher… encore et encore !

Conseil à venir ! Attention !

Si vous vous laissez envahir par une telle pensée, elle deviendra votre quotidien. Acceptez les conditions dans lesquelles vous êtes présentement, améliorez-les et cessez votre inertie.

Quand je suis au travail, je veux écrire. Quand je suis enfin chez moi, je n’écris pas. Si j’étais à temps plein dans l’écriture, j’aurai des romans et j’en ferais mon métier. Je veux vivre par mon écriture.

Dans la magie des mots de Julia Cameron, elle a fait résonner en moi cette pensée, de mettre le poids financier sur notre passion est dangereux et cruel. Il est là le véritable problème. À tenter d’espérer le tout ou le rien par l’écriture ne vous mènera à rien.

Regardez votre situation comme un gestionnaire. Analysez votre horaire. Détectez vos temps « morts », utilisez-les pour vous reposer ou pour travailler une partie de votre écriture. Selon vos moyens évidemment, prévoyez vos déplacements, vos pauses, vos journées off ou vos weekend avec séance d’écriture. Par exemple, j’ai réalisé que je passais une heure à deux heures dans le transport en commun. Je ne suis pas toujours assise, mais quand je le suis, je gaspille des minutes de mon forfait sur mon cellulaire. J’ai passé à l’acte et je me suis acheté un ordinateur portable tout riquiqui, le plus bas prix possible. Juste pour avancer des petits textes ici et là. Si c’était une phrase, c’était une phrase de plus à mon histoire ! Pas d’argent pour un ordinateur portable, un calepin et un crayon sont bon marché en général.

Oui l’argent. Oui le temps. Oui les enfants, la famille, les diners, les nids de poule, le trafic, la voiture, le voisin, le gazon, l’arrosage, la pluie, le collègue trop bavard… et j’en passe. Dans les excuses on a déjà compris que les humains sont experts, mais quand est-il de la prise de décision et de l’action ? Pourquoi attendre d’être à la retraite pour décider de vivre ? L’écriture, moi, j’en vis déjà en temps plein. Dans ma tête. Dans mes veines. Dans mon travail. Dans mes interactions sociales… En effet, il n’y a pas une seule seconde que je n’y pense pas.

Qu’est-ce qui vous empêche d’écrire ? Qu’est-ce que vous fabulez sans jamais dire « stop » ? Comment est votre horaire ? Avez-vous des plages réservées à votre passion ? Parlez- en ! Donnez vos trucs ! Parlez-moi de vos arrangements.

Où écrire

Crémazie est, et de loin, une station à l’opposée de ma destination normale. La ligne orange comme on la nomme pour le métro Montréal est pour moi un vaste territoire inexploré. J’émerge des tunnels et une brume opaque enveloppe l’autoroute. Je regarde à droite, puis à gauche en quête d’un refuge. J’avance timidement. Je trouve enfin un café hospitalié: Van houtte. C’est une franchise. Donc, fréquentation et hygiène convenable pour la non-aventurière que je suis. J’ai deux heures à tuer, ceci entraine cela, je commence à écrire…

Dans le café, il y a un doux clapotit d’une chutte d’eau. Les bruits des klaxons et l’odeur de la rue ne m’atteind plus. Je suis enfin en sécurité. Je laisse mon imagination me transporter là où bon lui semble. Il y a longtemps que j’ai perdu contre sa puissance enigmatique. Il y a cent histoires dans ce bassin qui me traverse:  des batailles de sireines, des pollueurs aliens et j’en passe. J’observe le vieux qui lit un journal et j’analyse ses mimiques. Je pense à ce caissier sympathique qui m’a rendu de bonne humeur ce matin. Une gorgée de café et mon esprit s’emballe de nouveau. Je croise des yeux une collègue, on se parle un moment. Elle repart et me souhaite une journée de formation agréable. Je replonge dans mon univers. Je continue de tapocher quelques mots. Et si l’écriture pouvait toujours croiser un lieu comme celui-là, il me semble que je serai bien… 

Alors je réalise qu’il le peut et vous le pouvez aussi. Parfois on sent que nous n’avons pas notre petit coin à nous, entre notre partenaire et les enfants. La famille grouille trop et le calme ne s’impose jamais. Au contraire, peut-être le chaos et le bruit sont sources d’inspiration. En ce qui me concerne, j’ai travaillé très dur à construire cette place spéciale pour construire mes histoires et même là, je suis parfois incapable de le faire. Et voilà que je dois allée à X endroit, j’amène mon ordinateur portable « juste au cas où » et je me mets à écrire. Quels sont les facteurs qui ont influençé ma création ? L’endroit peut-il impacter considérablement ?

Je crois que cela dépend du moment, de nos moyens et de la façon dont ont voit l’écriture. Voulez-vous la voir comme une institution régide par exemple à  un bureau sans artifice avec une lumière tamisée ou à la chandelle et comme seul paysage un mur blanc ? Ou voulez-vous la voir indomptable, étourdissante et incohérente ?

L’important je crois c’est de rester attentif à vos réactions. Quel est l’environnement qui vous soulève jusqu’à l’écriture ? Quelles émotions apparaissent quand vous prenez votre crayon à X ou Y endroit ? Voyez-vous une différence avant, pendant et après ? Est-ce qu’il y a des éléments qui sont ressemblants ou différents d’une séance à l’autre ?

Vous penchez sur votre lieu d’écriture va vous permettre de mieux vous connaitre et mieux établir ce qui fonctionne pour vous. D’appliquer de fois en fois, vos critères qui déterminent une progression plutôt qu’une frustration.

Les excuses

Je me demande aujourd’hui quelles excuses je vais me trouver pour ne pas écrire. La vaisselle qui déborde du lavabo ? Le lavage encore défait ? La litière du chat ? La poussière qui roule sur le plancher ? Et pourquoi pas la température ? Foutu temps ensoleillé, s’il pleuvait j’écrirais sûrement ! Tiens … De la pluie.

Écrire vient avec des sacrifices, mais le sont-ils nécessairement ? Ne pourrais-je prévoir le coup ? J’ai demandé à ma co-auteure si elle se sentait coupable quand elle avait du temps, mais qu’elle n’écrivait pas. Elle m’a répondu : « J’essaie toujours d’écrire une phrase par jour. » Une phrase… Je ne suis donc pas capable de faire une toute petite phrase par jour ?

Je me suis donc levée, j’ai été me préparer un café. Pendant que l’eau chaude coulait de la cafetière imbibée de caféine, j’ai fait ma vaisselle et j’ai même balancé le linge dans la laveuse. J’ai flatté minou et j’ai nettoyé sa litière. Voilà, quinze plus minutes plus tard, rien n’obstruait mon désir d’écrire. Sauf, moi-même.

Quand je ne sens pas que j’ai la force d’écrire, je me lève et je vais dans mon bureau. C’est la seule façon de briser l’inertie. Même s’il fait chaud, j’ai mis le ventilateur. Je me se suis retrouvée ensuite devant un autre obstacle : Lequel de mes projets allais-je faire ? Je n’ai pas le goût d’aucun d’entre eux.

Quand ma tête décide de trop réfléchir, je me dis que c’est le bon moment pour un article pour mes blogues. Même une feuille blanche pour une écriture automatique fait l’affaire. Il faut juste faire. L’objectif est de commencer par écrire quelque chose. N’importe quoi ! Juste remettre en branle nos doigts et enclencher nos mécanismes d’artisan de l’écriture. Une fois assis, devant l’ordinateur c’est plus difficile après de prendre la fuite.

Mais après cet article, mon problème ne sera pas résolu. Lequel de mes projets vais-je avancer dans les prochaines heures ? Et s’il y avait un temps pour créer un autre pour corriger ? Faire la correction de ses manuscrits demande de la concentration, mais il vient chercher une autre partie du cerveau, plus logique, plus analytique. J’ai besoin de ça en ce samedi matin.

Alors je vais me plonger dans ce roman que j’ai écrit pendant deux ans alors que je change tranquillement les temps de verbe et je peaufine ma pépite d’or, il me viendra d’autres idées… Dont, la permission, aujourd’hui, d’écrire seulement une phrase sans m’en sentir coupable. Non seulement les excuses nous ralentissent, mais sabote notre vie à petit feu et d’un seul coup on réalise que les années ont passé et que nous n’avons rien réalisé.

Et vous, combattrez-vous vos mécanismes internes d’autosabotage pour vaincre l’inertie et accomplir votre destinée ?