Écrire tous les jours Part 2: L’art de se mettre en action et le rester

Je me suis secouée les puces! Parfait! Maintenant il est important de savoir où je vais. Je n’ai pas de misère à m’organiser. J’adore organiser. J’adore bardasser ( pour reprendre l’expression acadienne). Mon gros plaisir est de m’acheter un agenda et de commencer à le décorer. Je n’ai pas encore pris l’initiative de faire un bullet journal, mais par tous les dieux j’y pense souvent! J’aime voir les to do list et leur petit crochet. J’adore voir une tâche notée et terminée dans le temps accordé. Hélas! on est pas tous des pros du calendrier. On a nos réfractaires et nos procrastineurs. Mais à moins qu’on soit pathologiquement atteint et encore là, je crois que quelqu’un peut s’enligner. On le fait tous. Un moment donné.

Outils

Écrire est pour moi l’opportunité de m’acheter du matériel de bureau. Une autre chose que je raffole maladivement. Les crayons. Les cahiers. Les feuilles de couleur! Il y a un réel plaisir à m’équiper. Comme faire du bicycle, on a besoin d’Accessoire. On a besoin de connaitre la mécanique, de huiler un peu notre chaîne… Concevoir une histoire ou du moins ce qui entoure cet acte, ce n’est pas vraiment différent. Sans tomber dans la démesure et dans le luxe, parfois, s’outiller peut renforcir notre envie de s’asseoir pendant des heures devant l’écran.

Il y a d’autres outils comme les dictionnaires, les cooccurrences, etc. Ceux-là sont plus techniques, plus essentiel à la qualité d’écriture.

Calendrier ou pas calendrier telle est la question

Pour tous mes projets d’écriture, je leur fait un calendrier. J’aime que les choses soient claires. J’aime savoir où je m’en vais. Voir les étapes de ma démarche. Je n’apprécie pas toujours me demander où j’en suis et d’où je viens. Attention! On a pas besoin d’être un calendar crack head ! Je ne vous proposes pas de tout noter et en tout temps. Mais savoir que nous progressons, que notre objectif est à 60% ou à 10% fait une différence. Ce donner des échéances nous évitent de prendre trop de temps là où ce n’est pas nécessaire. Par exemple, créer un personnage ou trouver la thématique de son histoire demande un temps différent. Plus ou moins longue selon chaque individu. Le calendrier me permet aussi essentiellement de savoir à quelle étape je suis rendue. Je me rappelle d’être patiente avec moi. Ici je suis en train de mettre en place le squelette de mon histoire = temps. Par contre là, je fais le résumé. une ligne ou deux maximum et je dois savoir globalement qu’est-ce que je m’en vais raconter.

Prendre des notes

Mon calendrier possède beaucoup de notes sur mes séances, sur mes améliorations à faire, vers l’atteinte de mon objectif, vers le peaufinage de mon histoire. Restez actif! Restez présent! Prenez des notes sur votre période d’écriture. Améliorez-vous.

Lire, découvrir, rencontrer, exercices

Ne restez pas dans votre tour d’ivoire. Vivez! Sortez! Allez à des conférences. Rencontrez vos auteurs favoris si c’est possible. Allez prendre un café avec d’autres passionnées d’écriture de votre région, faîtes des activités d’exploration artistique.

Cette découverte, chaque pas que vous ferez en direction de votre choix d’écrire tous les jours, vous bénéficierez de l’aide des autres, leur support, leur nouvelle façon de voir cette montagne.

Joie et plaisir

Quand je suis écœurée. Vraiment tannée. Épuisée. C’est le temps d’une pause. Je veux me garder dans le jeu et le plaisir. Écrire me remplis de joie. Oui! même dans les impasses chronologiques!

Tous les jours

Ne grincez pas des dents! Je sais! Je sais! Tous les jours! J’ai tellement de choses à faire! Je n’ai pas le temps, de m’asseoir et écrire à tous les jours, pendant la même période… Pourtant! C’est comme allez au Gym ou plutôt sauter une journée d’exercice, revenir dans vos bonnes habitudes est plus difficiles. Nous l’avons tous vécu. Alors j’insiste, trouvez-vous du temps! c’est un moment privilégier avec votre historie, votre passion, vous-mêmes. 6h, 1h, 10 minutes par jour peu importe! En autant que vous continuer votre mouvement. Je ne prétends pas à un assiduité digne d’un miliaire, mais c’est important d’y plonger un œil fréquemment.

Écrire tous les jours Part 1: Se réchauffer

L’écriture n’est pas une course. Ce n’est pas le premier arriver, le premier à gagner.  Des œuvres prennent parfois des années à terminer et d’autres non. Toutefois, il nous faut créer une routine similaire à un athlète. Ne pas perdre le pied et ne pas se décourager. Comment? Prenons un exemple pour nous mettre en contexte. Je décide enfin de m’entrainer ( ouf!) et je décide de faire du bicycle (parce que avouons-le, je ne suis pas très douée dans d’autre sport). J’ai besoin de me réchauffer, d’avoir bien mangé, mais pas trop, d’avoir de l’eau pour m’hydrater, mes protecteurs, mes outils si j’ai un pépin, d’un bon véhicule pour partir loin loin loin….

Initier le mouvement

L’écriture s’est la même chose. Je constate que m’asseoir et attendre l’inspiration ne m’a jamais vraiment rien apporter. J’aime être préparer et savoir où je m’en vais. La bicyclette sans but s’est un peu moyen. Surtout quand tu réalises le kilométrage parcouru et qu’une envie de pipi soudaine te prend et il n’y a pas de salle d’eau à proximité ( désolé petit arbuste)  Avant même de penser vous rendre à  Tombouctou , sachez faire le voyage intelligemment. J’ai séparé ce sujet en quelques articles pour m’aider à focaliser sur l’essentiel. Encore une fois, je ne me prétends pas la génie de l’écriture. Je ne vous parles de Kosser que moé j’en pense.

L’échauffement me semble un élément essentiel de la pratique d’écriture. Avant tous le reste, avant de plonger dans une histoire, avant de prétendre quoi que ce soit sur notre tâche à venir. Se réchauffer initie le mouvement: physique, mental et émotif. Ces trois axes font partis de l’écriture et je crois que c’est bien de les scruter plus attentivement.

1.S’échauffer physiquement

Tous les axes se complètent. Si je n’arrive pas à me concentrer, prendre une marche ou pédaler quelques mètres m’aide. Les hyper actifs comprendront cela. Pour les autres qui manquent un peu d’énergie, l’entrainement physique vous oxygène, nous assouplis, vous rend alerte. Penser à un sport que vous aimez, méditation, marche, yoga, pilates…  Si vous n’êtes pas du type monsieur et madame muscle, l’étirement peut être une solution.

Avant d’écrire, je fais toujours du Yoga de doigt. J’ai des tunnels carpiens et des petits doigts qui ont tendance à casser quand je les regarde, donc en appuyant sur la première phalange, je plis un peu vers l’arrière mon doigt. Je répète pour chaque main. J’apprécie aussi étiré mes épaules, mes bras, mon cou, mon dos et mes jambes. Je sais que je serai assise longtemps à mon bureau.

Concrètement, plus activement  »écriture » il y a plusieurs exercices comme l’écriture automatique qui peuvent vous aidez à démarrer votre séance. En gros, je prends une feuille et j’écris tous ce qui me passe par la tête. Ça réchauffe vos doigts, mais aussi libère votre esprit de toute pollution mentale.

2. S’échauffer mentalement

Comme dit plus haut: l’écriture automatique est un bon outil. Vous n’aimez pas? Pas de soucis sur Internet il y a des centaine si ce n’est plus des activités d’échauffement.

Une autre idée que j’aime bien, marcher et regarder les gens. Je leur trouve des histoires, des qualités, des défauts…¸Il m’arrive parfois de trouver ainsi des personnages! Mais inévitablement quand je suis dehors, j’ai le goût d’être en dedans pour écrire!

3.S’échauffer émotivement

Non, je ne dis pas de vivre votre éventail d’émotion. Ni de vous prendre un rendez-vous chez le psychologue. Regardez dans quel état vous êtes avant d’écrire. Cela influence votre séance. Soyez-en conscient. Ce n’est pas une mauvaise chose, au contraire! Toutefois, si vous venez d’être rejeter par la fille de vos rêves, il se peut que vous ayez envie de tuer du monde dans vos histoires… C’est une thérapie en soi, non?

Explorer vos émotions à travers des activités. Qu’est-ce que je vois? Qu’est-ce que j’entends? Qu’est-ce que je sens? Décrivez-le. Ressentez-le. Exprimez-le. Papier, oralement, en musique, en chant, en poésie. Explorez votre potentiel émotif. Votre histoire vous dira plus tard merci. Prenez un sentiment dans le dictionnaire et mettez-le en scène sur une page. Parlez à ce ressentis. Que vous dit-il?

Tous les jours

Ho! Je me suis battu corps et âme contre cette notion. Tous les jours. Écrire tous les jours. Éviter de perdre le fil. Éviter de perdre le pied. Se démotiver. Je me rendais coupable si je n’avançais pas mon écriture. Nous savons ce que ça vaut cette culpabilité, n’est-ce pas? Pas grand chose de bon! Ça parait gros. Moi? écrire tous les jours? voyons! J’ai une vie.

Oui il y a des gens qui n’écrivent que pour le plaisir sans stress. D’autre comme moi qui veulent en faire une carrière et accepte tous les défis ( ou presque hein?!). J’ai validé cette notion. Je sais qu’il m’est beaucoup plus facile d’entamer le mouvement si j’ai écris hier qu’il y a six mois. Car ( attention petit secret)  nous dépensons plus d’énergie à aller s’asseoir pour commencer que de réellement faire le travail. Écrire s’est amusant! Écrire s’est léger ! À par quelque moments durs ( que je vais parler un peu plus tard) en général, initier le mouvement, commencer quelque chose demeure le plus difficile. Le rendre régulier, c’est le deuxième défi.

Alors même si vous n’avancez pas votre histoire, échauffez-vous! Faîtes des exercices, consulter des blogues, lisez, allez sur youtube… cherchez vos idoles, vos coachs, vos gourous de l’écriture. Attachez-vous à eux et persévérez!

Mon blogue est mon exercice, celui qui initie le mouvement pour moi. Quand je suis ici je me libère de toutes contraintes. Je suis libre de dire ce que je veux ici. Je suis libre de donner les conseils ou de parler de moi. Ça m’aide! Sincèrement! Je vous jure! Si c’est cela qu’il faut, partez-vous en un blogue aussi!

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Besoin d’un petit coup de pouce supplémentaire?

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L’artiste est un athlète comme les autres – Anaël Verdier

Écrire tous les jours Part 3 : Les montagnes russes

Il y a des jours qui seront plus faciles. D’autres, vous vous arracherez les cheveux sur la tête. On ne peut pas être toujours en maîtrise de notre séance d’écriture, il y a tellement de chose qui peuvent survenir… L’idée est de ne pas laisser les événements extérieurs nous perturbés ( pas trop longtemps en tout cas). Bref, vous vivrez les montagnes russes. Haut et bas. Parfois un plateau. C’est ainsi, mais on peut s’en sortir.

Une auteure jeunesse que j’ai été chez elle pour un travail scolaire Que vouliez-vous faire plus tard? demandait le travail pratique. À 13 ans, j’ai demandé à deux auteurs de me rencontrer.  Je voulais être écrivaine. Je le sentais dans mes tripes. Le premier conseil qu’un auteur que j’apprécie m’a dit en prenant un café avec moi : «c’est bien beau avoir des idées, mais faut savoir écrire.» Au début, je croyais je ne saurais jamais écrire. Que je faisais trop de faute! Les enseignants le disaient ; Karine a de la difficulté. Comment on fait alors? Cela n’est pas aussi simplet que juste apposer des mots sur une pages. Et pourtant, oui! C’est d’entamer une phrase, un paragraphe… C’est construire petit à petit. Reculer. Avancer. Stopper. Poursuivre. Apprendre. Échouer. Continuer malgré les épreuves. Mon deuxième conseil avec le deuxième auteure a été de prendre le temps de regarder la scène. De voir dans ma tête le film. Et de lire beaucoup. J’ai eu la chance de rencontrer un troisième auteur en atelier et il nous a dit : « prend ton inspiration et assis là sur une chaise.» Il n’avait pas tort. J’ai ensuite connu un auteur et coach français… Qui lit la pratique à notre état d’être. Oui la technique, mais toi, artiste, te connais-tu? Te regardes-tu aller? Que veux-tu? Transformation. Vent frais. Je continu. J’avance.

Aujourd’hui cela me frappe de plein fouet. Petite anecdote à petit conseil, me voilà mieux équipée qu’à mes 13 ans. Je suis outillée pour avancer. Quand je ne sais pas, quand j’hésite, quand je suis découragée je retourne vers mes sages de l’écriture. Je lis leur message. Je relis. Chaque fois, un nouveau mot, une phrase m’accroche. Aujourd’hui, j’avais juste besoin d’entendre ça et vlan! Me revoilà requinquée au max!

Qu’est-ce qui est différent maintenant qu’avant? Suis-je meilleure? Est-ce que je sais écrire plus et mieux? La montagne est-elle moins haute?

Pas pantoute. Désolé pour ceux qui avaient espoir. À chaque nouveau projet, les doutes, la peur.. tout reviens. Je sais quand je suis confiante et quand je ne le suis pu. Voilà la différence. Je me sens. Je me vis. Je sais qui je suis quand je suis en création ou à une autre étape. J’accepte mes fautes. J’apprends de mes échecs. Je ris de mes erreurs et je continus.

C’est normal. Ce n’est pas facile écrire une histoire. C’est amusant par contre! Et on apprend plein de nouvelle chose sur nous, sur nos aptitudes, nos contraintes, nos limites, notre résignation et notre obstination.

Écrire tous les jours vous ne serez pas en mesure de le faire. Pas tout de suite. Pas du premier coup. Pas toujours à long terme. Mais écrire ou n’importe quel art demande de s’y consacrer ( non se sacrifier nuance). Si c’est une corvée pour vous ( donc un sacrifice douloureux), il y a des chances que l’idée d’être romancier/ière est un fantasme du but et non du réel désir d’implication personnelle. Voir alors, à changer la direction de votre vie. Si au contraire, vous sentez votre coeur battre, que vous bouillonnez, êtes agité à l’idée de continuer, de poursuivre, d’atteindre un but flou ou non… Continuez et apprenez de ce chemin. La colère, la fatigue, la joie, l’espoir et l’échec sont l’un des sommets montagneux que vous allez franchir tôt ou tard. Si vous êtes toujours épuisés, demandez-vous pourquoi? Comment? Résolvez les problèmes un à un. Le plaisir est dans l’accomplissement, sur le chemin et vous apprenez quel genre d’artiste vous êtes et ce qui vous émerveille. Vous apprenez quels sont les thèmes qui vivent en vous. Qu’est-ce qui est le moteur de votre créativité. Vous saurez qu’est-ce que vous voulez transmettre dans vos histoires.

Écrire tous les jours, pas à pas avec patience, vulnérabilité et amour envers vous-même.

 

Ce chapitre qui donne du fil à retorde

Je suis découragée. Clairement accablée et sans énergie. Pourquoi est-ce si dur de passer au travers de ce chapitre? Il est évidemment une pièce importante de l’histoire. Ma relecture allait si bien jusque là! Punaise! Mon personnage arrive enfin à progresser dans la connaissance d’elle-même, mais voilà que ça devrait être si simple, je sens la tâche plus lourde que jamais et j’ai l’impression de faire juste de la bouette.

Ci-dessous, l’image de moi en train d’essayer de faire de quoi avec mon chapitre.

Mieux vaut en rire que d’en pleurer! Toutefois, même si je ris à gorge déployée il demeure pas moins que j’ai toujours ce blocage. J’ai l’impression d’écrire un cliché ou pire une quétainerie immonde. Un fantastique plate et sans emphase. Ce moment qui devrait être le summum de la révélation devient linéaire et platonique. Un dialogue qui n’enflamme pas.

Mon premier réflexe à été de mettre de côté le chapitre et la relecture totale de mon histoire. Je bloquais. Et je ne voulais plus souffrir en y retournant. Alors mon petit maudit, cette petite voix destructrice dans ma tête à commencer à m’accabler. Tu es nulle. Tu n’es pas une vraie écrivaine. Tu fais tellement de faute. Personne un jour ne voudra te lire.

Mon deuxième réflexe a été de me retourner vers mon coach d’écriture. Aller lire son blogue, lire ses conseils gratuits, retourner à son livre, relire les anciens messages… Plus je le lisais, plus j’avais le goût de retourner écrire. D’approfondir ma compréhension de ce chapitre. Le protagoniste a des supers pouvoirs, comment je réagirais? Comment je me sentirais? Oui d’accord, je reçois la fameuse lettre ( Harry Potter) qui me dit que je suis légitime et je m’en vais dans une école de sorcellerie… ce n’est pas bidon comme action. C’est immense! Tout l’univers se transforme/ s’écroule. Nécessairement, mon personnage selon sa personnalité va avoir une réaction à cette vérité. Bref, je n’ai pas encore trouver la solution. Je me creuse encore les méninges. Je laisse le temps à mon cerveau de faire des connexions. Il y a des pauses nécessaire. Je relis avant et après. Je m’en vais là, comment puis-je l’amener dans cette direction? dois-je accélérer le rythme ou le décélérer? Est-ce que à la première lecture, c’est bon je le laisse et je reviens plus tard? Va s’y Karine, lèves-toi et marche. Ça va te faire du bien. Le chapitre sera là à ton retour.

Mon troisième réflexe a été de venir sur mon blogue et d’écrire. Juste reprendre contact avec le clavier et mon esprit qui bouillonne. Juste me remettre en mouvement. Laisser tomber une à une les pensées mauvaises qui me tourmentent. Je réalise alors que je ne suis pas la seule à vivre ce genre de dépassement. J’ai une amie écrivaine qui n’est pas à son premier livre et elle vivait la même situation que moi quelques mois plus tôt. C’est normal d’arriver à ce genre de plateau. Mon seul conseil est de vous posez un moment et ne pas oublier de vous remettre en mouvement, griffonner quelque chose, même si cela n’a pas de sens. Poser des mots même si c’est de la bouette et que vous ressembler au petit chien plus haut. Le nuage va passer, ne vous en faîtes-pas.

Savoir s’arrêter

Je consulte plusieurs sites pour capter un maximum d’information. Je recherche le plus possible des outils pour me perfectionner dans  mon écriture à tous les nouveaux, pour tous les chapitres, pour chaque étape de la structure. Je jongle avec mon horaire, je suis des coachs sur les réseaux sociaux, j’écris, j’écris, je pratique, je fais mes exercices, je suis proactive dans ma correction, je trouve des bêta-lecteurs, je peaufine, je relis… Bref, quand est-ce qu’on parle de souffler un peu?

Le monde tel que nous le vivons perçoit la pause comme un bris de service. L’art qui se veut de plus en plus compétitif, qui se dévoile agressif et met les auteurs en concurrence… Mais l’art, la création, l’expérimentation, cette recherche de la bonne histoire ne sont pas une course à finir au plus vite! Je ne dis pas de répugner tout l’aspect économique! On nous parle d’écrire tous les jours, de ne pas désespérer, de faire tous nos exercices… oui en effet ! Un écrivain qui a du succès se lève pour son rêve. Il accepte la fatigue. Il accepte de mettre sur hold d’autre plan de sa vie. Parce que le temps ne peut être scindé en deux. Persévère. Continue. Un peu tous les jours…

D’accord ! Je suis pour cette philosophie. Écrire est comme être au boulot ( avec quelques plus évidemment)  n’avez-vous pas tendance à vous mettre trop la pression par contre? Ne ressentez-vous pas une lourdeur s’accumuler sur vos épaules? Votre posture est-elle la bonne? L’importance de la pause dans cette course folle est primordiale! Avant que je ne commence à me regarder aller, je réalisais que je me poussais beaucoup, mais je ne m’accordais pas suffisamment de pauses dans la période d’écriture. Quand je m’installais au bureau, je pouvais y rester accrocher des heures. J’en ressortais étourdie, courbaturée et déprimée. N’y avait-il pas d’alternative? C’en était rendu déplaisant à la longue. Chaque fois que je prévoyais écrire, j’appréhendais déjà la fin… Au revoir le plaisir d’écrire!

Il faut réaliser que nous sommes assis, parfois sur un bureau à une chaise ergonomique ou même évêché sur le tapis de verdure ou un canapé plus ou moins confortable ( ou peut-être trop). Demeurer dans cette position pendant une journée complète? Non merci! Chaque heure, il est conseillé de se lever, marcher voire même s’étirer. Votre corps saluera votre initiative. Le cou, le dos, les mains sont des endroits vulnérables à prendre soin. Vous n’y pensez jamais? Mettez-vous une alarme! Sortez de la pièce, faites du yoga, prenez votre vélo ou marchez dehors.  Votre cerveau bouillonne, laisse le refroidir un peu.

Il faut comprendre que même si je me lève et je marche, je continue de réfléchir sur mon histoire. Elle ne me quitte pas aussi aisément. Parfois, une solution sur laquelle je bûchais depuis des heures m’apparait. Vous conviendrez que du  côté santé les arguments sont logiques. Du côté productivité c’est indéniable! Mais j’ai ce besoin de plus en plus important de mettre l’interrupteur à off. Totalement. Déconnecter. Faire autre chose. Ne pas juste prendre une pause. Faire et réussir autre chose. Avoir d’autres passe-temps, d’autres passions. J’ai besoin par exemple d’écouter la télévision, jouer avec mon chat, sortir et prendre un verre, de me retrouver seule et regarder le Fleuve devant chez nous, entendre les oiseaux, m’enthousiasmer de tout et de rien, être en nature,  vivre… Attendre entre deux romans. Briser totalement ma chaîne de production. J’en ai besoin pour continuer d’aimer me retrouver devant mon ordinateur, aimer griffonner, créer, penser, structurer et corriger…

En conclusion, Bernard Werber vous dirait qu’un auteur ne peut rester dans sa tour d’ivoire. Autrement dit: Sortez et vivez!

Dieu de création

Ce concept pourra paraitre bien idiot à certain, mais ceux qui cherche à se libérer de toutes les idées préconçues de l’écriture le trouverons intéressant, j’ose espérer!

Oublier votre représentation de dieu. Il n’est pas question de religion ici. Je parle de la force de ce mot: Dieu, toute puissance. Zeus qui fait gronder le tonnerre. Dieu qui a le pouvoir du tout. Quel est le lien avec l’écriture? Et si je vous disais qu’accepté votre rôle d’écrivain était comme prendre le siège de dieu? Ne m’insultez pas s’il vous plaît… Restez avec moi et l’image que je veux vous donnez! De plus, cette théorie je ne l’ai pas inventer. C’est à force de recherches et de conférences et de questions à des auteurs plus expérimentés que j’ai finalement accepté d’essayer l’image…

Quand nous créons nos histoires, nous décidons de tout. Peu importe le sujet, vos valeurs, vos idéologies… écrire est un acte puissant qui demande que vous vous donnez le droit d’être légitime dans ce que vous faîtes. Dieu sait-il un jour demander s’il avait le droit d’être Dieu? Non, il est ce qu’il est et il fait ce qu’il doit faire. Lorsque nous débutons et même ceux qui sont déjà avancé, on se questionne beaucoup, on doute énormément et on se sabote. Croire au contraire que vous avez votre mot à dire, que ce que vous faîtes est correct, que vous avez le droit de parole, que vous avez le droit d’imaginer les scènes de vos choix, que vous avez le droit à la prétention d’auteur…ça nous permet d’arrêter de focuser sur l’inutile ( le négatif et le doute) et se tourner vers ce qui compte vraiment pour nous: Faire une bonne histoire.

Choisir son correcteur

Vous êtes arrivés à cette étape fatidique. Celle-là qui vous angoisse au plus au point. Ce moment de jugement, de remord et de grande sueur. C’est-à-dire, la correction! Certain on la chance d’avoir du talent, une facilité ou voire même une bonne capacité d’apprentissage en la matière. Cependant, il y en a d’autre qui sont des désastres sur deux pattes. Alors, vous faîtes le choix d’aller chercher de l’aide. Et si trouver un bon correcteur pouvait être une tâche agréable dans votre processus artistique? N’est-ce pas le moment de faire regarder votre texte par un œil avertie? Je souhaite avec ce petit article très humble permettre d’éclairer quelques anxieux qui ne savent pas où donner de la tête.

Suis-je rendue à la correction?

Selon moi, la première étape de ce processus est de vous demandez si vous êtes en effet rendu à cette étape. Il est facile de le déterminer. JE vous parles évidemment de mon propre processus de correction qui comporte plusieurs phases afin qu’une fois arrivé avec le correcteur(trice) je suis sûre de ne pas débourser de l’argent inutilement. En auto-édition, l’importance de diminuer ses coûts est primordiale. Au niveau d’une maison d’édition en général, le correcteur est fournie. Mais vous pouvez être de ceux qui veulent mettre au maximum leur texte en valeur ( qualité de la langue par exemple) avant de demander le soutient de votre éditeur.

Normalement, quand j’ai écris mon histoire, je la dépose pour un temps. Dépendamment de la longueur du texte, je peux varié entre deux semaines et un mois. Ensuite, je le reprends, rafraichis et énergique et j’exécute ma première relecture afin de voir les erreurs de chronologie, de personnage, de personnalité, d’atmosphère, etc. Est-ce que c’est bien ça que je voulais? Est-ce que c’est monotone? La poésie est-elle belle? Une vue d’ensemble en bref. Ensuite je la relis une seconde fois pour voir les problèmes de syntaxes et les fautes qui à mon niveau son possible d’être remarquer. Par exemple, des s, des temps de verbes, des problèmes de syntaxes, le vocabulaire. Je me dirige ensuite vers mon béta-lecteur attitré qui est en soi une étape très souffrante. C’est là que le sens que je croyais et le sens que j’ai écris doivent corresponde. C’est à ce moment-là que mon lecteur me dit, ajoute ça ou enlève ça. Met plus de poésie et ici je ne comprends rien… Des fois, un lecteur ou deux lecteurs différents peuvent être d’une grande utilité! Finalement, je reprends mon texte pour la troisième fois, le corrige de nouveau, améliore ce que mon béta-lecteur m’a suggéré ( ce qui est très pertinent en général) et alors…seulement là, je crois que je suis mûre pour aller chercher un correcteur professionnel.

 Trouver des correcteurs:

Il y a plusieurs endroits où les dénicher. Facebook et internet offrent une grande facilité à communiquer avec eux et voir rapidement leur sérieux. Vous pouvez aussi vous adressez aux facultés en éducation, des jeunes aux études, qui vont devenir professeur. Vous pouvez poser des affiches, passer des messages dans les journaux, etc.

Parfois, le bouche à oreille peut faire des miracles.

Choisir son correcteur:

Première, il n’y a pas de presse! Alors prenez votre temps de parler avec la personne et de comprendre son mode de fonctionnement. ( correction ou réécriture? ). Il est important d’avoir un contrat clair, le montant chargée et les retouches possibles ( au mot, à la page ou à l’heure).

J’ai fait l’expérience de trois correcteurs et je dois dire que je suis complètement en amour avec celle qui a élevé ma nouvelle le bateau fantôme. Non seulement, elle était compétente, mais elle a pris par au projet de façon inattendue en travaillant avec moi plutôt qu’uniquement sur le texte. Nous avons, à la fin de sa correction, vu ensemble les détails de mes erreurs ce qui me permet de m’améliorer pour la prochaine fois. Donc, quel genre de relation auteur-correcteur avez-vous besoin?

Le choix de la personne doit aussi s’arrêter sur sa capacité à vous comprendre. C’est-à-dire une correctrice française ou québécoise? Votre texte est-t-il en français international ou très local de votre quartier? Ceci peu avoir un incident important dans la correction. Pour l’avoir vécu, ce n’est pas très agréable… Il faut être en mesure de vous comprendre!

Si vous êtes incertain à l’idée de faire corriger trois cent page, vous pouvez donner les 20 premières pages de votre manuscrit. En général, elles sont représentatives de votre qualité de français. En demandant la correction de ces pages vous avez une idée claire pour le reste du texte. Alors il vous suffit de corriger le restant avant de donner l’entièrement de l’œuvre au correcteur.

Un autre petit truc si vous êtes incertain du votre choix, vous pouvez demander avant toute signature et dépôt monétaire, un exemple d’une page de votre manuscrit. En général, si le correcteur est de bonne fois, va accepter. Cette seule page de test vous permettra de voir sa façon de travailler avec votre manuscrit. Il y a certain professionnel qui peuvent vous soumettre des exemples de contrat passé. Le mot d’ordre ici est: pouvons-nous bien travailler ensemble et être tous les deux satisfaits?

Les coûts peuvent varier, mais il n’est pas un indicateur de bonne ou de mauvaise qualité. Avant même de négocier ce point, assurez-vous que sa personnalité, sa façon de travailler et son interaction vous mettent en confiance. Même s’il a un diplôme, si vous ne pouvez pas le sentir… On passe au suivant!

Finalement, peu importe le correcteur choisit, il ne faut pas espéré que votre texte soit un chef-d’œuvre ou systématiquement accepté par une maison d’édition par la suite. Il faut voir cette étape en tant que formation pour votre métier d’auteur.  Plus vous prendrez soin de votre propre texte, plus la correction sera allégée… Alors au moment de faire le pas en cette direction, assurez-vous que vous êtes sincèrement rendus à cette étape.

Les mots-clés de la recherche d’un correcteur/trice:

  • S’assurer d’être rendu à cette étape;
  • Analyser ses besoins ( correction, réécriture, juste les verbes, un avis, etc);
  • Prendre son temps pour choisir;
  • Vous devez être en confiance avec cette personne;
  • La communication et la compréhension doivent être évidentes entre vous;
  • Sentir que sa façon de travailler est bonne pour votre objectif recherché;
  • Prévoir un contrat clair entre vous pour éviter des frustrations futures, des mésententes et autres problématiques;
  • Rechercher une relation à long terme plutôt qu’une rapide correction.

Pourquoi écrire

Ai-je le goût des mots? Suis-je un poète? Ai-je le talent? Comment me qualifier si ce n’est qu’écrivainE puisque je fais l’acte d’écrire? Pourquoi est-ce que je fais ça? Suis-je bonNE dans autre chose?

Une question qui tombe banalement au bout de la langue; Pourquoi écrire? La simplicité de cette interrogation a elle-seule est d’un ridicule! Peut-être trépignant comme vous l’êtes à l’énoncé de ce sujet, vous me faîtes de grands signes de la main sachant la vérité ultime. Toutefois une multitude de réponses et encore plus de matières à réflexion suivent, n’est-ce pas? Alors descendez votre main évitant ainsi de cacher les autres. Et si vous êtes de ceux qui ne pouvez trouver sur le coup  un résultat, il vous faudra creuser… Et vous constatez que la terre est dure et inhospitalière!

Comprendre pourquoi  nous prenons acte est bien utile. La pertinence d’une telle question ne devrait donc pas être mise en doute. Quoi de mieux que de répondre à cette dernière en la fragmentant. Mais avant… Laissez-moi ouvrir une petite parenthèse:

Pourquoi je vous invites à ce questionnement?

Pourquoi se demander pourquoi?

Pour ma part, l’écriture a été longtemps une chose lointaine, abstraite et immatériel. Je ne publiais pas donc je n’avais aucune raison de prétendre à cette vocation. Plus j’avançais dans l’écriture, je réalisais le bien-être que j’avais : la réalisation de soi, l’expression de soi, guérir, l’art, apprendre, etc. C’était de très bonnes pistes, mais elles s’effilochaient à chacun des contretemps, des frustrations, des échecs que je vivais… Alors j’ai dû réfléchir à la raison primaire, l’ultime vérité qui vit en moi qui fait en sorte que je continuais sur ce chemin. Sans cette vérité qui fait de moi qui je suis et que je fais, ce que je fais l’écriture n’avait pas de sens.

Qu’est-ce que je veux ressentir quand j’écris?

Qu’est-ce que je veux apprendre quand j’écris?

Quelle est la raison qui me pousse à continuer d’écrire/persévérer sur ce chemin?

Comment je me sens quand j’écris?

Qu’est-ce que je veux transmettre à travers mon écriture?

Ces questions je me les suis posé. Je me suis mise en retrait de toute mauvaise vibration et de tout dérangement. J’ai fermé les yeux et j’ai fait défilé la première question. La réponse n’est pas venu naturellement. J’y ai buché un moment… Une fois que ma vérité était trouvé, ce qui faisait de moi l’être la plus heureuse quand elle écrivait, je les ai noté sur un papier, j’ai bricolé un peu et affiché à mon bureau. Ainsi, chaque fois que j’ai un doute, une critique, qu’on se fout carrément de ce que je fais, je relis mes propres mots. Ils sont gravés là, devant mon visage, et témoigne de la puissance qui m’habite quand il s’agit de l’écriture.

Cherchez cette puissance en vous. Prenez le temps, l’espace et l’énergie nécessaire à accomplir cette quête. Puisque désormais, plus rien ne pourra ébranler votre conviction et votre droit à l’écriture.

La fatigue

Une grande lassitude m’a gagné. Évidemment c’est sans surprise vu que j’ai eu une extraction de quatre dents de sagesse et d’avoir été prise pour cible par un virus violent et motonneux (désolé pour l’image). Ces deux éléments  n’ont pas aidé mon baromètre d’énergie, mais cette fatigue accumulée a eu pour conséquence de créer du retard dans mes projets.  Aujourd’hui j’ai mis le point final à une correction hasardeuse de plusieurs semaines. Tout ce que j’avais envie de faire ensuite était de m’écrouler sur mon lit et dormir! Toutefois, je me suis reprise. Je me suis préparé une salade de thon que j’ai mangée devant une série Netflix ennuyante (vu que mon objectif n’était pas de rester planté le reste de la journée devant le téléviseur; j’avais donc besoin d’une émission bouche-trou pendant que je mangeais.) Puis j’ai rempli ma cafetière d’eau et je me suis fait un café noir.

 J’étais désormais assise sur mon divan, sirotant mon breuvage chaud à me questionner sur la fatigue. Comment venir à bout de la fatigue? Comment continuer de travailler quand nos muscles endoloris refusent? Les yeux qui ferment, la mâchoire douloureuse à trop souvent bâiller.  Et notre fameux cerveau prit dans les brumes sans chance de trouver une idée brillante. Notre hamster a fait une crise cardiaque dans sa roue et nous sommes à la dérive, sans son guide.

Les gens parlent souvent de « la bonne fatigue » qui au final me rend perplexe. Je ne vais pas me réjouir à être fatigué, on s’entend là-dessus? Cependant, la subtilité de cette expression raconte plutôt une journée forte occupée, normalement épuisante qui permet au final de se coucher aisément l’heure venue. C’est-à-dire, dormir sans tracas ou sans trop de réflexions nuisibles.

Comment se manifeste alors la fatigue dans l’écriture? Est-ce que l’image d’un écrivain somnolant sur son clavier vous interpelle? En ce qui me concerne, c’est ma grande incapacité à me concentrer. Je ne suis pas crevée, mais plutôt agitée. Je suis incapable de rester sur place et fixer mon attention sur le travail à faire. Malgré mes plans et mon horaire de béton, je suis juste dans l’incapacité de m’asseoir sur ma chaise. Tout sauf ce que je dois faire devient automatiquement plus attrayant. Cette vaisselle qui traine depuis une semaine plus que jamais! Cette litière malodorante, changeons-la maintenant! Ainsi de suite…

Avec l’expérience j’ai compris que j’avais trois sortes de fatigue à repérer afin d’y poser le bon diagnostic. Ma première fatigue, la vraie qui me vient d’un rhume, d’une opération, d’une convalescence quelconque, d’un manque de sommeil, d’un stresse lié à xyz chose est fondé. Je dois m’en occuper dans les plus brefs délais afin d’éviter de creuser plus profond le problème. Comment? En mangeant bien, en dormant, en résolvant les problèmes de ma vie sentimentale, familiale ou professionnelle un à la suite de l’autre et de ce fait, diminuer le stresse. C’est normal d’être fatigué! C’est normal aussi de se reposer et de reprendre du mieux! C’est même plus que normal c’est recommandé! Écoutez-vous un peu!

Ma deuxième fatigue que je nomme : ma fatigue d’exister. Le fait de me lever chaque matin à 5h00, travailler 35 heures semaine, faire toutes mes corvées, l’épicerie, le manger… me fatigue! Je vis, donc je suis crevée. C’est une fatigue mentale et physique qui ne peut être si facilement retirée, mais qui devient rapidement une excuse de juste m’écraser sur le divan et zapper les canaux Netflix. Ma fatigue d’exister revient de moins en moins souvent, car après avoir connu l’effort joyeux bouddhiste j’ai réussi à concentrer mon énergie. En fait, en terme simple sans connotation religieuse, il nous suffit d’accepter les tâches quotidiennes, de lâcher prise, d’abolir nos résistances et d’y voir une gratification plutôt qu’une condamnation. Comme la neige tombant en hivers, nous n’avons aucun contrôle sur la météo. Ma fatigue est réelle et je ne peux la combattre en restant assis. Cela va me prendre plus de temps à finaliser tout ce que j’ai à faire et je vais retarder l’heure de l’écriture, mais j’ai besoin de vivre mon quotidien et de pas juste le zapper. La fatigue après avoir récuré ses toilettes devient alors plus acceptable.

Ma troisième fatigue est insidieuse et intelligente. C’est une petite voix de tricheuse à l’intérieur de ma tête qui essaye de me saboter. Tu mérites bien un repos! Arrête tu es fatiguée! Pourquoi est-ce à toi de faire ça? De toute façon tu es nulle! Tu n’y arriveras jamais! Cette fatigue est une menteuse et m’empêche de réaliser mes rêves. Chaque moment d’hésitation, elle est là pour me faire culpabiliser ou me perdre. Elle remet tout en doute! C’est elle qui me dit que je suis trop fatiguée aujourd’hui pour écrire… Mais c’est elle que je ne dois pas écouter puisque de toute façon, fatiguée ou non, elle ne veut pas travailler. Elle parle à mon côté paresseux et je ne peux lui permettre de gagner plus de terrain. Une fois que je l’ai identifié, je sais alors que j’ai une chose à faire : m’asseoir et écrire.

Reconnaitre ses fatigues demande une auto-analyse de soi. Pour cela, il faut vous écouter et être attentif à vos signaux. Par exemple, il m’arrive souvent que je sois lasse et sans énergie… et souvent c’est justifié vu que je n’ai rien mangé depuis des heures! D’autres fois, je suis enrhumée et je me dois d’arrêter. Encore, ma petite voix tricheuse me murmure des niaiseries et je me dois de me mesurer à elle, m’asseoir et travailler. En général, quelques minutes plus tard, la fausse fatigue s’est estompée et je réalise que j’ai un regain d’énergie important. Des fois, j’ai juste besoin d’un bon café pour tenir à jour mes objectifs… Et même si je vous donnais des centaines d’exemples il est important toutefois d’être à votre écoute afin de reconnaitre si la fatigue qui monte en vous est une bonne ou une sournoise qui essaye de vous saboter.