Je suis une criminelle

Va s’y. Assis-toi. Il faut qu’on se jase. Tu vas voir, après on va se sentir bien tous les deux. Il faut parfois, prendre un temps d’arrêt et s’expliquer les choses dans le blanc des yeux. Dans ce cas-ci dans la réflexion de nos écrans d’ordinateur. Il y a des sujets ultra importants dans la vie et… celui dont j’ai besoin de te parler c’est… n’en fait pas parti du tout!

Si tu lis ce blogue, tu as probablement déjà remarqué. Je n’ai pas toujours le temps et je ne suis pas parfaite non plus. Je ne veux pas passé ma vie à chercher la perfection non plus. Toi non plus tu ne devrais pas. Ça rend simplement malheureux. Donc…cette chose… Quand j’écris, il m’arrive parfois… ho mon dieu… Je suis anxieuse en ce moment! Ben… des fois.. souvent… Je fais des fautes…

Bah! Ouais! Je ne pige pas toutes les règles de français. Ça ou sa. c’est ou s’est. Quel calvaire! Et ouais! Il m’arrive qu’un S se perde, il est peut-être aller me chercher un café et il s’est perdu en chemin, qui sait? Un mot peut aussi avoir eu un hoquet et il en résulte qu’il est  horriblement écrit. J’en est fait saigner des yeux des pauvres diables qui supportent pas le mot mal écrit. Plusieurs même à cause de mes erreurs… Peut-être est-ce même arrivé toi aussi? On a du souvent te le dire… Le participe passé avoir s’accorde avec le complément d’objet direct! Au travail ce n’est pas professionnel les fautes! Ben quin toé, je ne fais pas un mauvais service tout de même? Bon sang! Les réactions… Comme une boîte de pandore qu’on ouvre, quand tu parles d’orthographe à un accro d’la langue, tu ne sais pas quels maux te tomberont dessus! Tant mieux qu’il y est ces types de gens qui oeuvre à libérer le français des entraves érigés par les écrivains comme toi et moi qui s’amusent parfois à trop décorer le sapin de noël avec des e, des s, pis des t en trop… Le tournis te pogne vite! Mais il y a heureusement ces braves qui combattent le mal…

Mais tu sais quoi, même si tu désirs devenir écrivain c’est pas ben ben grave. Tu vas finir par t’améliorer tiens! Si t’aime les mots… un moment donné, tu vas savoir comment les écrire à force!  Sté! Cette chose publique (mon blogue) que je laisse livré à lui-même dans un océan de critiques et aux regards intransigeants de certains Templiers du vocabulaire… Il y en a eu des erreurs. Et ça continue. Il y en aura toujours. Même après antidote. Je me mets le pieds dans la bouche encore. Mais j’continue d’écrire parce que j’aime ben ça. Et j’ai fini par abandonner la grande route pour me dire que j’vais bien aimer me promener sur les petites routes de campagne dans garnotte.

Dans mon blogue je suis moins inquiète maintenant je me dis au pire, il n’y a que moi qui le lit! Mais si tu lis et tu t’offusques, faut pas me jeter en prison. Je fais de mon mieux. Pour mes romans, je fais appels à des pro’ qui connaissent la langue dans tous ses caprices, je veux dire… dans toutes ses règles! Je me dis qu’au final, à chacun son métier! Pis tu devrais penser aussi à ça quand tu débutes dans cette passion pis que t’es plus ou moins doué. Faut pas s’arracher les cheveux de la tête pour un mot mal écrit! Un jour, si c’est vraiment ta vocation d’être écrivain(e) tu te trouveras des outils pour t’améliorer. Il y aura des gens en chemin pour te soutenir. Il faut juste pas baisser les bras parce qu’il y a des coquilles ou des phrases qui ne veulent rien dire. Ça arrive à tout le monde de réaliser qu’au lieu de deux mains tu as taper avec ta trompe d’éléphant. Faque relaxe. Relis. Courage.

Faire des fautes ce n’est pas le plus important. C’est inutile de te rendre coupable. Ça ne fait que nous décourager et l’écriture devient pénible. Pis oublie pas de continuer à t’amuser. Parce qu’au final, c’est pour ça que tu écris, tu aimes le bien-être que cela te procure, non?

 

Faire de son mieux

Je ne suis pas une experte en écriture. C’est un fait et je ne prétendrais jamais le contraire. Toutefois, j’ai appris certaine chose à force d’écrire et de me renseigner. Vous aussi, vous le pouvez; Apprendre et acquérir à votre simple volonté de nouvelles connaissances sur l’écriture. Il y a un élément qui revient sans cesse. Une notion qui demande d’être rappeler tout au long de notre processus créatif.

Faire de son mieux. 

Pour résumé les propos de Elizabeth Gilbert mieux vaut un livre bien ou simplement correct voire médiocre qu’un livre jamais écris. Vous êtes peut-être comme moi, avec une idée bien conçu de ce que devrait être un écrivain. Parfait. Je me bats contre cette pensée et parfois, des conversations avec d’autres auteurs sont houleuses parce que cette définition est acharnement réclamer par plusieurs. Qu’est-ce qu’un auteur? Un bon auteur? Faut-il être publié? Faut-il mériter l’acclamation des critiques? Faut-il vivre de son art?

Je ne penses pas que ce sont les bonnes questions à se poser. Je ne penses pas si nous voulons évoluer dans l’écriture qu’il faut s’enchaîner à ses positions. Effectivement, mes deux premières nouvelles ont leur bons et moins bons côtés. Tout le monde en a eu à redire. Mes parents, ma famille, mon frère, mes collègues… Tous avait un opinion. Nous sommes tous des critiques d’art. Et c’est réellement bien! Cela veut dire que quelque chose, quelqu’un, quelque part a susciter un intérêt ( minime, négatif ou positif- peu importe). Ce que je veux dire en fait, c’est qu’on s’en fout. Il faut… sinon on passerait notre temps à réécrire et corrigée et évaluer…. Sans jamais essayer de terminer un projet. Parfois, un seul mot, une seule critique nous détruit et plus jamais nous ne voulons jouer avec les mots malgré que cela nous remplis de joie.

Faire de son mieux qu’est-ce que ça veut dire? Bon sang! Dis-nous Karine où tu veux en venir?! Je crois que vous avez déjà compris mes cocos. Faire de son mieux c’est s’amuser avec les mots. Assumé d’être en connexion avec son moi profond. Accepté notre vulnérabilité. Accepté de prendre le risque. Accepté le défi. Créer. Regarder. Sentir. Toucher. Faire de son mieux, c’est dire au diable les autres, je le fais pour moi. Moi seul(e). La vie passe si vite alors, par pitié, ne perdez pas votre temps à faire les choses pour les autres. Vivez pour vous, une vie merveilleuse et créative, à votre rythme, avec amour. Puis, après, une fois un projet terminée dîtes-vous simplement, que vous avez fait de votre mieux et c’est bien comme cela parce que vous avez essayer. Et la vie c’est ça, tout simplement, essayer des patentes et d’en guosser d’autres.

Laisse vivre ton personnage

Mon chapitre 29 me pose problème. J’arrive au dernier quart de mon histoire. L’intrigue doit s’accélérer. J’ai le devoir de répondre aux questions / hypothèses émissent dans le premier quart. Du moins, y répondre en parti… Je sais d’où je viens et je sais où je m’en vais. Qu’y a-t-il entre les deux? Vous avez deviner! Les personnages.

Vous est-il arriver à un maillon important de l’histoire et de vous dire: « Putin! Je suis aller vraiment loin! Comment je fais pour que tout se tienne? » Probablement. Des fois on en dit trop et parfois… pas assez! Cela peut causer des problèmes de chronologies de l’histoire dans son ensemble ( la suite des chapitres). Mon coach d’écriture focus énormément sur les personnages. Au final, ce sont les moteurs de notre histoire. Ce sont eux qui décident d’aller à droite ou à gauche. Un peu aider par notre main, mais est-ce vraiment le cas? Une fois que la personnalité est comprise et qu’elle fusionne avec le cadre de ce que vous racontez, n’est-ce pas le personnage qui décide finalement? Quand je suis arrivée à ce chapitre 29, il me manquait des informations. Je pensais devoir ajouter un autre chapitre pour expliquer le détail que j’avais manquer. Je pensais détruire un autre parce qu’il était inutile. Ce n’était pas encore la bonne solution. Pas  encore. C’était trop définitif et effrayant. Je sentais que quelque chose clochait à mon histoire.

J’ai relu le chapitre avant et celui d’après. J’ai questionné mon personnage. Où tu vas? Que cherches-tu ici? Vas-tu y arriver? Que vas-tu rencontrer? Comment vas-tu réagir? Es-tu triste? As-tu faim? Comment te sens-tu?

J’ai réalisé que mon personnage avait toutes les réponses. Cela fait 28 chapitres qu’elle dirige l’histoire et fait des choix par rapport à sa personnalité… Il est logique que je poursuives sur cette voie, n’est-ce pas?

J’espérais ne pas être tomber sur un de mes caprices ou une réponse rapide pour camoufler un problème… Toutefois quand j’ai retravailler le chapitre en gardant l’objectif clair d’où cela allait aboutir et comment elle devait s’y prendre pour l’atteindre… Cela a été facile. Facile? On s’entend, c’était plutôt ardue. J’ai fini le chapitre 29 en me disant Wow! Comment tu as fait Karine? Toutefois, je n’ai rien fait. J’ai guider. Éliminer toutes les solutions jusqu’à une colle vraiment à mon personnage. D’ailleurs c’est une maudite entêtée celle-là! Un peu d’arrogance, un peu de réplique cinglante, un peu de magie et de l’émotion plus tard, je ressortais de ce combat satisfaite.

Il faut les laissé vivre par eux-mêmes. Vous avez passé des heures voire davantage de temps à peaufiner ce qu’ils sont, créer des êtres complexes qui semblent véridiques… Oui! vous êtes dieu, vous manipulez votre histoire comme bon vous semble, mais votre ressentis on s’en balance. C’est d’eux que vous parlez pas de vous. Acceptez que l’enchaînement de vos actions avec leur personnalité unique prenne leur pied et que vous y perdiez un peu la maîtrise. Plus vous laisserez leur personnalité se mettre en action( une phrase, une réplique, une émotion, un geste, un combat, un souvenir, etc) plus votre histoire s’enrichira et deviendra vrai. Vrai pour vous. Vrai pour le lecteur.

Frustration

Un blocage que je rencontre souvent: la frustration. Cette dernière s’accompagne souvent de son ami Désespéré. Quand je sens qu’un chapitre n’avance pas, que les personnages se rebellent contre moi, que le projet est loin d’être fini, que la correction s’alourdit, que les maisons d’édition refusent toujours mon texte… Qu’est-ce que je suis sensée faire?

La frustration me limite et m’empêche de progresser. Elle me scie les deux jambes et je tombe durement sur le sol. Je ne vois pas de solution. Je broie du noir. Et je me demande si j’ai eu raison de poursuivre mon rêve d’écriture.

J’ai réalisé que la solution vient avec la frustration à tout coup. Regarde dont la de plus près. Que nous dit-elle? Nous bloquons. Nous sommes engorgés dans notre écriture et physiquement les symptômes semblent être similaire : agitation, épuisement, aveuglement. J’ai beau me lever et faire les cent pas, cela ne marche pas. On peut bien me dire de me calmer, cela ne marche pas. Alors que suis-je sensée faire? Fermer l’ordinateur et passer à un autre rêve? Non. Je vis ma frustration. Je prends un papier et un crayon. J’expulse ma colère. Je sors mes contradictions. Je dois sortir du blocage, me remettre en mouvement, mais surtout, ne pas camoufler l’émotion. Car celle-ci reviendra davantage plus forte.

Il m’arrive de parler à mon chapitre et à mon personnage. Qu’essayez-vous de me dire? Qu’est-ce qui ne marche pas? Où? Comment y remédiez?

Hier, je finissais la dernière ligne droite de la correction d’un super projet qui sera en maison d’édition. Après avoir reçu le mauvais fichier ( une vieille version) et avoir réaliser une heure plus tard que je corrigeais pour rien… La frustration s’est emparée de moi. J’avais tellement bûché sur ce texte et je réalisais que ça ne se terminait pas encore! Maudit j’avais hâte d’en finir! Je ne supportais plus l’idée même de cette histoire. Je revivais des moments désagréables de mon expérience. J’ai dû faire le point. Allez manger un peu. Boire beaucoup d’eau et revenir cette fois avec le bon texte. Pourquoi j’étais frustrée au final? D’accord, j’ai perdu une heure. D’accord la correction a été dure depuis le début de ce projet… Mais bordel que j’ai appris! Ce n’est pas mon texte chouchou, mais cette expérience me reste coller à la peau. J’ai dû modifier mon sentiment de frustration en fierté. Car il faut se l’avouer on est bon pour se casser la tête sans jamais s’autoriser à avoir du succès ( même le plus infime). Je me suis rassis et j’ai parlé à mon texte:

Voilà ce qu’on va faire! Je sais que c’est la millième fois que je te corrige ( hyperbole), mais c’est l’étape la plus cruciale. Sans ça, mon petit, tu vas être difficile à digérer pour tout le monde. Faque s’te plait, coopère un peu et j’arrête de chialer!

Tout en corrigeant avec l’aide de ma coauteure, j’ai laissé la place à l’humour et à la joie innocente. Un effort joyeux malgré la tâche interminable. La frustration, il faut la voir comme un épouvantard ( Harry Potter). Elle pourra prendre plusieurs formes et même celle de vos peurs les plus profondes. Cependant, le rire pourra rendre la chose/situation ridicule.

 

Je sais que ce n’est pas toujours facile. La frustration non seulement est désagréable à vivre, mais elle nous fige sur place. Elle nous détourne de notre premier objectif: Essayer de faire une histoire.

Détectez-là.

Criez un bon coup.

Puis, laissez la joie vous inonder.

Retrouvez l’essence même de ce qui fait qu’écrire pour vous est un bien-être. Reprenez vos objectifs. Penchez -vous sur une autre partie si cela n’avance vraiment pas. Mais surtout, ne la laissez pas gagner cette frustration. Pas aujourd’hui.

Écrire tous les jours Part 2: L’art de se mettre en action et le rester

Je me suis secouée les puces! Parfait! Maintenant il est important de savoir où je vais. Je n’ai pas de misère à m’organiser. J’adore organiser. J’adore bardasser ( pour reprendre l’expression acadienne). Mon gros plaisir est de m’acheter un agenda et de commencer à le décorer. Je n’ai pas encore pris l’initiative de faire un bullet journal, mais par tous les dieux j’y pense souvent! J’aime voir les to do list et leur petit crochet. J’adore voir une tâche notée et terminée dans le temps accordé. Hélas! on est pas tous des pros du calendrier. On a nos réfractaires et nos procrastineurs. Mais à moins qu’on soit pathologiquement atteint et encore là, je crois que quelqu’un peut s’enligner. On le fait tous. Un moment donné.

Outils

Écrire est pour moi l’opportunité de m’acheter du matériel de bureau. Une autre chose que je raffole maladivement. Les crayons. Les cahiers. Les feuilles de couleur! Il y a un réel plaisir à m’équiper. Comme faire du bicycle, on a besoin d’Accessoire. On a besoin de connaitre la mécanique, de huiler un peu notre chaîne… Concevoir une histoire ou du moins ce qui entoure cet acte, ce n’est pas vraiment différent. Sans tomber dans la démesure et dans le luxe, parfois, s’outiller peut renforcir notre envie de s’asseoir pendant des heures devant l’écran.

Il y a d’autres outils comme les dictionnaires, les cooccurrences, etc. Ceux-là sont plus techniques, plus essentiel à la qualité d’écriture.

Calendrier ou pas calendrier telle est la question

Pour tous mes projets d’écriture, je leur fait un calendrier. J’aime que les choses soient claires. J’aime savoir où je m’en vais. Voir les étapes de ma démarche. Je n’apprécie pas toujours me demander où j’en suis et d’où je viens. Attention! On a pas besoin d’être un calendar crack head ! Je ne vous proposes pas de tout noter et en tout temps. Mais savoir que nous progressons, que notre objectif est à 60% ou à 10% fait une différence. Ce donner des échéances nous évitent de prendre trop de temps là où ce n’est pas nécessaire. Par exemple, créer un personnage ou trouver la thématique de son histoire demande un temps différent. Plus ou moins longue selon chaque individu. Le calendrier me permet aussi essentiellement de savoir à quelle étape je suis rendue. Je me rappelle d’être patiente avec moi. Ici je suis en train de mettre en place le squelette de mon histoire = temps. Par contre là, je fais le résumé. une ligne ou deux maximum et je dois savoir globalement qu’est-ce que je m’en vais raconter.

Prendre des notes

Mon calendrier possède beaucoup de notes sur mes séances, sur mes améliorations à faire, vers l’atteinte de mon objectif, vers le peaufinage de mon histoire. Restez actif! Restez présent! Prenez des notes sur votre période d’écriture. Améliorez-vous.

Lire, découvrir, rencontrer, exercices

Ne restez pas dans votre tour d’ivoire. Vivez! Sortez! Allez à des conférences. Rencontrez vos auteurs favoris si c’est possible. Allez prendre un café avec d’autres passionnées d’écriture de votre région, faîtes des activités d’exploration artistique.

Cette découverte, chaque pas que vous ferez en direction de votre choix d’écrire tous les jours, vous bénéficierez de l’aide des autres, leur support, leur nouvelle façon de voir cette montagne.

Joie et plaisir

Quand je suis écœurée. Vraiment tannée. Épuisée. C’est le temps d’une pause. Je veux me garder dans le jeu et le plaisir. Écrire me remplis de joie. Oui! même dans les impasses chronologiques!

Tous les jours

Ne grincez pas des dents! Je sais! Je sais! Tous les jours! J’ai tellement de choses à faire! Je n’ai pas le temps, de m’asseoir et écrire à tous les jours, pendant la même période… Pourtant! C’est comme allez au Gym ou plutôt sauter une journée d’exercice, revenir dans vos bonnes habitudes est plus difficiles. Nous l’avons tous vécu. Alors j’insiste, trouvez-vous du temps! c’est un moment privilégier avec votre historie, votre passion, vous-mêmes. 6h, 1h, 10 minutes par jour peu importe! En autant que vous continuer votre mouvement. Je ne prétends pas à un assiduité digne d’un miliaire, mais c’est important d’y plonger un œil fréquemment.

Écrire tous les jours Part 1: Se réchauffer

L’écriture n’est pas une course. Ce n’est pas le premier arriver, le premier à gagner.  Des œuvres prennent parfois des années à terminer et d’autres non. Toutefois, il nous faut créer une routine similaire à un athlète. Ne pas perdre le pied et ne pas se décourager. Comment? Prenons un exemple pour nous mettre en contexte. Je décide enfin de m’entrainer ( ouf!) et je décide de faire du bicycle (parce que avouons-le, je ne suis pas très douée dans d’autre sport). J’ai besoin de me réchauffer, d’avoir bien mangé, mais pas trop, d’avoir de l’eau pour m’hydrater, mes protecteurs, mes outils si j’ai un pépin, d’un bon véhicule pour partir loin loin loin….

Initier le mouvement

L’écriture s’est la même chose. Je constate que m’asseoir et attendre l’inspiration ne m’a jamais vraiment rien apporter. J’aime être préparer et savoir où je m’en vais. La bicyclette sans but s’est un peu moyen. Surtout quand tu réalises le kilométrage parcouru et qu’une envie de pipi soudaine te prend et il n’y a pas de salle d’eau à proximité ( désolé petit arbuste)  Avant même de penser vous rendre à  Tombouctou , sachez faire le voyage intelligemment. J’ai séparé ce sujet en quelques articles pour m’aider à focaliser sur l’essentiel. Encore une fois, je ne me prétends pas la génie de l’écriture. Je ne vous parles de Kosser que moé j’en pense.

L’échauffement me semble un élément essentiel de la pratique d’écriture. Avant tous le reste, avant de plonger dans une histoire, avant de prétendre quoi que ce soit sur notre tâche à venir. Se réchauffer initie le mouvement: physique, mental et émotif. Ces trois axes font partis de l’écriture et je crois que c’est bien de les scruter plus attentivement.

1.S’échauffer physiquement

Tous les axes se complètent. Si je n’arrive pas à me concentrer, prendre une marche ou pédaler quelques mètres m’aide. Les hyper actifs comprendront cela. Pour les autres qui manquent un peu d’énergie, l’entrainement physique vous oxygène, nous assouplis, vous rend alerte. Penser à un sport que vous aimez, méditation, marche, yoga, pilates…  Si vous n’êtes pas du type monsieur et madame muscle, l’étirement peut être une solution.

Avant d’écrire, je fais toujours du Yoga de doigt. J’ai des tunnels carpiens et des petits doigts qui ont tendance à casser quand je les regarde, donc en appuyant sur la première phalange, je plis un peu vers l’arrière mon doigt. Je répète pour chaque main. J’apprécie aussi étiré mes épaules, mes bras, mon cou, mon dos et mes jambes. Je sais que je serai assise longtemps à mon bureau.

Concrètement, plus activement  »écriture » il y a plusieurs exercices comme l’écriture automatique qui peuvent vous aidez à démarrer votre séance. En gros, je prends une feuille et j’écris tous ce qui me passe par la tête. Ça réchauffe vos doigts, mais aussi libère votre esprit de toute pollution mentale.

2. S’échauffer mentalement

Comme dit plus haut: l’écriture automatique est un bon outil. Vous n’aimez pas? Pas de soucis sur Internet il y a des centaine si ce n’est plus des activités d’échauffement.

Une autre idée que j’aime bien, marcher et regarder les gens. Je leur trouve des histoires, des qualités, des défauts…¸Il m’arrive parfois de trouver ainsi des personnages! Mais inévitablement quand je suis dehors, j’ai le goût d’être en dedans pour écrire!

3.S’échauffer émotivement

Non, je ne dis pas de vivre votre éventail d’émotion. Ni de vous prendre un rendez-vous chez le psychologue. Regardez dans quel état vous êtes avant d’écrire. Cela influence votre séance. Soyez-en conscient. Ce n’est pas une mauvaise chose, au contraire! Toutefois, si vous venez d’être rejeter par la fille de vos rêves, il se peut que vous ayez envie de tuer du monde dans vos histoires… C’est une thérapie en soi, non?

Explorer vos émotions à travers des activités. Qu’est-ce que je vois? Qu’est-ce que j’entends? Qu’est-ce que je sens? Décrivez-le. Ressentez-le. Exprimez-le. Papier, oralement, en musique, en chant, en poésie. Explorez votre potentiel émotif. Votre histoire vous dira plus tard merci. Prenez un sentiment dans le dictionnaire et mettez-le en scène sur une page. Parlez à ce ressentis. Que vous dit-il?

Tous les jours

Ho! Je me suis battu corps et âme contre cette notion. Tous les jours. Écrire tous les jours. Éviter de perdre le fil. Éviter de perdre le pied. Se démotiver. Je me rendais coupable si je n’avançais pas mon écriture. Nous savons ce que ça vaut cette culpabilité, n’est-ce pas? Pas grand chose de bon! Ça parait gros. Moi? écrire tous les jours? voyons! J’ai une vie.

Oui il y a des gens qui n’écrivent que pour le plaisir sans stress. D’autre comme moi qui veulent en faire une carrière et accepte tous les défis ( ou presque hein?!). J’ai validé cette notion. Je sais qu’il m’est beaucoup plus facile d’entamer le mouvement si j’ai écris hier qu’il y a six mois. Car ( attention petit secret)  nous dépensons plus d’énergie à aller s’asseoir pour commencer que de réellement faire le travail. Écrire s’est amusant! Écrire s’est léger ! À par quelque moments durs ( que je vais parler un peu plus tard) en général, initier le mouvement, commencer quelque chose demeure le plus difficile. Le rendre régulier, c’est le deuxième défi.

Alors même si vous n’avancez pas votre histoire, échauffez-vous! Faîtes des exercices, consulter des blogues, lisez, allez sur youtube… cherchez vos idoles, vos coachs, vos gourous de l’écriture. Attachez-vous à eux et persévérez!

Mon blogue est mon exercice, celui qui initie le mouvement pour moi. Quand je suis ici je me libère de toutes contraintes. Je suis libre de dire ce que je veux ici. Je suis libre de donner les conseils ou de parler de moi. Ça m’aide! Sincèrement! Je vous jure! Si c’est cela qu’il faut, partez-vous en un blogue aussi!

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L’artiste est un athlète comme les autres – Anaël Verdier

Écrire tous les jours Part 3 : Les montagnes russes

Il y a des jours qui seront plus faciles. D’autres, vous vous arracherez les cheveux sur la tête. On ne peut pas être toujours en maîtrise de notre séance d’écriture, il y a tellement de chose qui peuvent survenir… L’idée est de ne pas laisser les événements extérieurs nous perturbés ( pas trop longtemps en tout cas). Bref, vous vivrez les montagnes russes. Haut et bas. Parfois un plateau. C’est ainsi, mais on peut s’en sortir.

Une auteure jeunesse que j’ai été chez elle pour un travail scolaire Que vouliez-vous faire plus tard? demandait le travail pratique. À 13 ans, j’ai demandé à deux auteurs de me rencontrer.  Je voulais être écrivaine. Je le sentais dans mes tripes. Le premier conseil qu’un auteur que j’apprécie m’a dit en prenant un café avec moi : «c’est bien beau avoir des idées, mais faut savoir écrire.» Au début, je croyais je ne saurais jamais écrire. Que je faisais trop de faute! Les enseignants le disaient ; Karine a de la difficulté. Comment on fait alors? Cela n’est pas aussi simplet que juste apposer des mots sur une pages. Et pourtant, oui! C’est d’entamer une phrase, un paragraphe… C’est construire petit à petit. Reculer. Avancer. Stopper. Poursuivre. Apprendre. Échouer. Continuer malgré les épreuves. Mon deuxième conseil avec le deuxième auteure a été de prendre le temps de regarder la scène. De voir dans ma tête le film. Et de lire beaucoup. J’ai eu la chance de rencontrer un troisième auteur en atelier et il nous a dit : « prend ton inspiration et assis là sur une chaise.» Il n’avait pas tort. J’ai ensuite connu un auteur et coach français… Qui lit la pratique à notre état d’être. Oui la technique, mais toi, artiste, te connais-tu? Te regardes-tu aller? Que veux-tu? Transformation. Vent frais. Je continu. J’avance.

Aujourd’hui cela me frappe de plein fouet. Petite anecdote à petit conseil, me voilà mieux équipée qu’à mes 13 ans. Je suis outillée pour avancer. Quand je ne sais pas, quand j’hésite, quand je suis découragée je retourne vers mes sages de l’écriture. Je lis leur message. Je relis. Chaque fois, un nouveau mot, une phrase m’accroche. Aujourd’hui, j’avais juste besoin d’entendre ça et vlan! Me revoilà requinquée au max!

Qu’est-ce qui est différent maintenant qu’avant? Suis-je meilleure? Est-ce que je sais écrire plus et mieux? La montagne est-elle moins haute?

Pas pantoute. Désolé pour ceux qui avaient espoir. À chaque nouveau projet, les doutes, la peur.. tout reviens. Je sais quand je suis confiante et quand je ne le suis pu. Voilà la différence. Je me sens. Je me vis. Je sais qui je suis quand je suis en création ou à une autre étape. J’accepte mes fautes. J’apprends de mes échecs. Je ris de mes erreurs et je continus.

C’est normal. Ce n’est pas facile écrire une histoire. C’est amusant par contre! Et on apprend plein de nouvelle chose sur nous, sur nos aptitudes, nos contraintes, nos limites, notre résignation et notre obstination.

Écrire tous les jours vous ne serez pas en mesure de le faire. Pas tout de suite. Pas du premier coup. Pas toujours à long terme. Mais écrire ou n’importe quel art demande de s’y consacrer ( non se sacrifier nuance). Si c’est une corvée pour vous ( donc un sacrifice douloureux), il y a des chances que l’idée d’être romancier/ière est un fantasme du but et non du réel désir d’implication personnelle. Voir alors, à changer la direction de votre vie. Si au contraire, vous sentez votre coeur battre, que vous bouillonnez, êtes agité à l’idée de continuer, de poursuivre, d’atteindre un but flou ou non… Continuez et apprenez de ce chemin. La colère, la fatigue, la joie, l’espoir et l’échec sont l’un des sommets montagneux que vous allez franchir tôt ou tard. Si vous êtes toujours épuisés, demandez-vous pourquoi? Comment? Résolvez les problèmes un à un. Le plaisir est dans l’accomplissement, sur le chemin et vous apprenez quel genre d’artiste vous êtes et ce qui vous émerveille. Vous apprenez quels sont les thèmes qui vivent en vous. Qu’est-ce qui est le moteur de votre créativité. Vous saurez qu’est-ce que vous voulez transmettre dans vos histoires.

Écrire tous les jours, pas à pas avec patience, vulnérabilité et amour envers vous-même.

 

Ce chapitre qui donne du fil à retorde

Je suis découragée. Clairement accablée et sans énergie. Pourquoi est-ce si dur de passer au travers de ce chapitre? Il est évidemment une pièce importante de l’histoire. Ma relecture allait si bien jusque là! Punaise! Mon personnage arrive enfin à progresser dans la connaissance d’elle-même, mais voilà que ça devrait être si simple, je sens la tâche plus lourde que jamais et j’ai l’impression de faire juste de la bouette.

Ci-dessous, l’image de moi en train d’essayer de faire de quoi avec mon chapitre.

Mieux vaut en rire que d’en pleurer! Toutefois, même si je ris à gorge déployée il demeure pas moins que j’ai toujours ce blocage. J’ai l’impression d’écrire un cliché ou pire une quétainerie immonde. Un fantastique plate et sans emphase. Ce moment qui devrait être le summum de la révélation devient linéaire et platonique. Un dialogue qui n’enflamme pas.

Mon premier réflexe à été de mettre de côté le chapitre et la relecture totale de mon histoire. Je bloquais. Et je ne voulais plus souffrir en y retournant. Alors mon petit maudit, cette petite voix destructrice dans ma tête à commencer à m’accabler. Tu es nulle. Tu n’es pas une vraie écrivaine. Tu fais tellement de faute. Personne un jour ne voudra te lire.

Mon deuxième réflexe a été de me retourner vers mon coach d’écriture. Aller lire son blogue, lire ses conseils gratuits, retourner à son livre, relire les anciens messages… Plus je le lisais, plus j’avais le goût de retourner écrire. D’approfondir ma compréhension de ce chapitre. Le protagoniste a des supers pouvoirs, comment je réagirais? Comment je me sentirais? Oui d’accord, je reçois la fameuse lettre ( Harry Potter) qui me dit que je suis légitime et je m’en vais dans une école de sorcellerie… ce n’est pas bidon comme action. C’est immense! Tout l’univers se transforme/ s’écroule. Nécessairement, mon personnage selon sa personnalité va avoir une réaction à cette vérité. Bref, je n’ai pas encore trouver la solution. Je me creuse encore les méninges. Je laisse le temps à mon cerveau de faire des connexions. Il y a des pauses nécessaire. Je relis avant et après. Je m’en vais là, comment puis-je l’amener dans cette direction? dois-je accélérer le rythme ou le décélérer? Est-ce que à la première lecture, c’est bon je le laisse et je reviens plus tard? Va s’y Karine, lèves-toi et marche. Ça va te faire du bien. Le chapitre sera là à ton retour.

Mon troisième réflexe a été de venir sur mon blogue et d’écrire. Juste reprendre contact avec le clavier et mon esprit qui bouillonne. Juste me remettre en mouvement. Laisser tomber une à une les pensées mauvaises qui me tourmentent. Je réalise alors que je ne suis pas la seule à vivre ce genre de dépassement. J’ai une amie écrivaine qui n’est pas à son premier livre et elle vivait la même situation que moi quelques mois plus tôt. C’est normal d’arriver à ce genre de plateau. Mon seul conseil est de vous posez un moment et ne pas oublier de vous remettre en mouvement, griffonner quelque chose, même si cela n’a pas de sens. Poser des mots même si c’est de la bouette et que vous ressembler au petit chien plus haut. Le nuage va passer, ne vous en faîtes-pas.

Savoir s’arrêter

Je consulte plusieurs sites pour capter un maximum d’information. Je recherche le plus possible des outils pour me perfectionner dans  mon écriture à tous les nouveaux, pour tous les chapitres, pour chaque étape de la structure. Je jongle avec mon horaire, je suis des coachs sur les réseaux sociaux, j’écris, j’écris, je pratique, je fais mes exercices, je suis proactive dans ma correction, je trouve des bêta-lecteurs, je peaufine, je relis… Bref, quand est-ce qu’on parle de souffler un peu?

Le monde tel que nous le vivons perçoit la pause comme un bris de service. L’art qui se veut de plus en plus compétitif, qui se dévoile agressif et met les auteurs en concurrence… Mais l’art, la création, l’expérimentation, cette recherche de la bonne histoire ne sont pas une course à finir au plus vite! Je ne dis pas de répugner tout l’aspect économique! On nous parle d’écrire tous les jours, de ne pas désespérer, de faire tous nos exercices… oui en effet ! Un écrivain qui a du succès se lève pour son rêve. Il accepte la fatigue. Il accepte de mettre sur hold d’autre plan de sa vie. Parce que le temps ne peut être scindé en deux. Persévère. Continue. Un peu tous les jours…

D’accord ! Je suis pour cette philosophie. Écrire est comme être au boulot ( avec quelques plus évidemment)  n’avez-vous pas tendance à vous mettre trop la pression par contre? Ne ressentez-vous pas une lourdeur s’accumuler sur vos épaules? Votre posture est-elle la bonne? L’importance de la pause dans cette course folle est primordiale! Avant que je ne commence à me regarder aller, je réalisais que je me poussais beaucoup, mais je ne m’accordais pas suffisamment de pauses dans la période d’écriture. Quand je m’installais au bureau, je pouvais y rester accrocher des heures. J’en ressortais étourdie, courbaturée et déprimée. N’y avait-il pas d’alternative? C’en était rendu déplaisant à la longue. Chaque fois que je prévoyais écrire, j’appréhendais déjà la fin… Au revoir le plaisir d’écrire!

Il faut réaliser que nous sommes assis, parfois sur un bureau à une chaise ergonomique ou même évêché sur le tapis de verdure ou un canapé plus ou moins confortable ( ou peut-être trop). Demeurer dans cette position pendant une journée complète? Non merci! Chaque heure, il est conseillé de se lever, marcher voire même s’étirer. Votre corps saluera votre initiative. Le cou, le dos, les mains sont des endroits vulnérables à prendre soin. Vous n’y pensez jamais? Mettez-vous une alarme! Sortez de la pièce, faites du yoga, prenez votre vélo ou marchez dehors.  Votre cerveau bouillonne, laisse le refroidir un peu.

Il faut comprendre que même si je me lève et je marche, je continue de réfléchir sur mon histoire. Elle ne me quitte pas aussi aisément. Parfois, une solution sur laquelle je bûchais depuis des heures m’apparait. Vous conviendrez que du  côté santé les arguments sont logiques. Du côté productivité c’est indéniable! Mais j’ai ce besoin de plus en plus important de mettre l’interrupteur à off. Totalement. Déconnecter. Faire autre chose. Ne pas juste prendre une pause. Faire et réussir autre chose. Avoir d’autres passe-temps, d’autres passions. J’ai besoin par exemple d’écouter la télévision, jouer avec mon chat, sortir et prendre un verre, de me retrouver seule et regarder le Fleuve devant chez nous, entendre les oiseaux, m’enthousiasmer de tout et de rien, être en nature,  vivre… Attendre entre deux romans. Briser totalement ma chaîne de production. J’en ai besoin pour continuer d’aimer me retrouver devant mon ordinateur, aimer griffonner, créer, penser, structurer et corriger…

En conclusion, Bernard Werber vous dirait qu’un auteur ne peut rester dans sa tour d’ivoire. Autrement dit: Sortez et vivez!