Personne ne s’intéresse à mes écrits

Effectivement, il s’agit d’un sujet délicat. Qu’est-ce que je peux bien te dire, à toi qui te désespères d’être lut? Si je pouvais me projeter dans le futur et voir si oui ou non, tu trouveras ton lectorat, je le ferais. Pour toi, pour moi et pour tous ceux qui se désespère de voir sa carrière d’écrivain s’enflammer. Mais… parce qu’il y a toujours un mais. Ça ne se passe rarement comme cela. Il faut du temps et le temps, ça se gère difficilement. Du moins, ce que je veux dire, c’est qu’on ne peut le contrôler.

On contorsionne la question dans tous les sens? Et si? Est-ce que j’écris bien? Comment pourrais-je les intéresser? Je vais leur donner. Non! Je vais les faire payer. Je vais faire si et faire ça… Et la roue sans fin du désarroi tourne et tourne et tourne. Ouvrez vos petites oreilles bien grandes Écrivain de la relève. Taisez ces voix. Taisez-les le plus vite possible. Admettez pour aujourd’hui que personne ne vous lit et peut-être (je suis désolée ) que personne ne lira jamais vos écrits. Maintenant que vous vous êtes enfin débarrasser de tout ça, le vrai travail peut enfin commencer. Ce n’est pas les autres le problème c’est vous… Outch!

Si vous cherchez à être lu, vous manquez le plus beau de votre écriture. Si vous focalisez sur la gloire et l’admiration d’autrui sur votre brillante et lumineuse idée… Abandonnez, car vous ne serez jamais heureux sur ce chemin. Oui! Abandonnez vos rêves utopiques. Non… Ramenez votre manuscrit ici. Bon allez! Je vous donne quelques minutes pour le retirer de la corbeille virtuelle. Je vous dis d’abandonner ce rêve, pas l’écriture les amis. Si vous cherchez autant l’approbation, c’est que vos besoins d’amour, d’estime et de reconnaissance (votre validation de faire ce que vous faîtes) sont fissurés. Alors, relevez les manches et retournez bûcher sur votre manuscrit! Croyez en vous! Tournez votre idée dans tous les sens! Validez-vous! Abandonnez ces idées qui ne vous mènent nulle part. Levez-vous, marchez et revenez vous asseoir. Criez dans un oreiller s’il le faut.

Si votre histoire n’est pas lue c’est que ben… oui! On ne fait pas un chef-d’œuvre du premier coup. Lorsque la réalité m’a frappé, j’ai cherché à comprendre pourquoi. Pas pourquoi personne ne me lit, mais bien pourquoi mon histoire n’est pas intéressante. Suis-je simplement capable de la définir en quelques lignes? Suis-je capable de la résumer en cinq minutes? Je sais! Je sais! Un chef d’œuvre à tellement de détails…mais non… les conflits internes de votre personnage, son objectif et le but de votre livre devrait facilement sortir de votre bouche. Voilà une première piste à regarder. Ensuite, je me suis demandé si je ne savais pas quelque chose. Oui! Vous m’avez bien entendu! Est-ce qu’il y a quelque chose que j’ignore pour la conception d’un livre? Je suis donc allée chercher des ouvrages à la bibliothèque. J’ai fouillé. J’ai épluché le sujet et encore, je continue. Alors que puis-je faire? Allez me chercher un mentor? Allez chercher une personne qui a déjà fait le chemin avant moi? M’enligner? M’éclairer quand je suis dans les ténèbres? Oui et je suis allée en chercher. Nous avons plusieurs professionnels dans le domaine qui vous seront d’une grande utilité. Cherchez-les, trouvez-les, posez des questions et si cela vous parle, payez leur service. Chercher sur YouTube! Envoyez des courriels à vos auteurs préférés (les auteurs québécois sont hyper sympa pour ça). Après tout ça, reprenez votre manuscrit et relisez-le. Coupez ce qui ne va pas, améliorez davantage et relisez. Diffusez-le. Pas de commentaire? On s’en fout. Passez à votre prochaine idée et améliorez-vous. C’est seulement comme ça que vous arrêterez de focaliser sur les mauvaises indications de ce que c’est qu’un auteur. Acceptez que pour les prochaines années, vous êtes un apprenti. Soyez humble avec vous. Soyez confiant. Soyez doux. Lorsque j’ai commencé à travailler dans une imprimerie, je ne savais pas du tout de quoi il s’agissait. Je suis tombé de très haut. J’ai dû apprendre beaucoup de chose que je trouvais, dans ma petite vie confortable, bien ordinaire. Mais l’imprimerie comme le roman c’est un métier. Un métier qui salit. Alors salissez-vous.

Surtout, ne pas désespérer

Un rêve prend du temps. Un rêve artistique est tout simplement un chemin périlleux ou une grande majorité des gens vont se noyer. Et je parle par expérience. Quand j’ai déclaré  un matin : « Hey! Je vais écrire un livre» je n’avais aucunement imaginé la lourdeur de la tâche. Trouver une idée, savoir comment l’amener, savoir écrire, être confronté au français (verbe, structure, cohérence,etc.), être confronté à sa propre nullité, être confronté aux autres ou à l’absence des autres, êtres confronter aux refus, à l’énorme machine du livre et de ces élus minoritaires… Wouah! Et j’ai le goût de poursuivre ce rêve?

Vous pensez que tout se fait dès le premier mot? Qu’on devient un écrivain à succès instantanément? Non. Tout ça, c’est faux. Allez lire la biographie de vos auteurs favoris. Regarder le temps et l’énergie que cela a pris. Validez leurs choix de vie et de carrière et inspirez-vous ou créez la vôtre. Rien n’est gagné d’avance et dans l’art, il y a une grande marche à faire. Pourquoi? La technologie, les vieilles pensées, l’impression des gens qui regardent les artistes avec le nez levé. Oui, un bon livre, mais ces gens ne veulent pas payer. Oui ce musicien, mais ces gens achètent sur Itune les pires endroits pour exploiter les créateurs. Hélas… c’est ça. Certains sortiront plus vainqueurs. Certains trouveront leur lecteur et d’autres devront attendre un peu plus longtemps. Il est important de voir la réalité. De la connaître et de savoir que c’est une possibilité.

Alors je laisse tout tomber?

Non. Continuer d’écrire. Continuer parce que c’est seulement ainsi que vous allez améliorer votre technique et vous intéresserez davantage les gens à votre art. Mais surtout, continuez si cela vous fait vibrer, si vos veines sont faites d’encre noire, que votre plaisir à choisir un crayon et un calepin pour votre prochain manuscrit est plus tripant qu’une soirée de Monopoly avec vos amis. Continuez et faites fi pour l’instant du résultat.

Comment je suis arrivée à cette certitude et cette sérénité? Simplement en continuant de faire ce que j’aime faire. À partager sur les réseaux sociaux. À écrire et m’associer avec d’autres auteurs qui vivent les mêmes choses. Parler. Oser parler de votre passion. Ne gardez pas ça secret. Il y aura des gens qui vont froncer les sourcils, mais eux ne comprendront jamais alors laissez-les tomber. Oser dire à voix haute à vos collègues j’écris! Je suis écrivain-E. Je ne sais pas où cela va m’amener, mais pour l’instant, je suis ici et j’écris. Trouver un emploi qui vous permet d’être créatif, vous donne du temps pour écrire ou qui a un horaire flexible peut être intéressant aussi. Oui, vous ne serez sûrement pas indépendant financièrement tout de suite. Votre rêve d’aller en suisse, dans une petite cabane perdue en montagne pour écrire est peut-être utopique, mais vous pouvez vous levez plus tôt le matin, aménager une pièce d’écriture, aller dans des soirées poésies, continuer à envoyer vos manuscrits. Oui, vous pouvez le faire aujourd’hui.

Show, don’t tell !

Cette expression vous est inconnue ? Alors, laissez-moi vous en parler ! Montre-moi plutôt que de me le dire. Qu’est-ce que ça veut dire c’te patente-là ? Quand vient le temps de décrire les choses, l’environnement, les émotions, etc., l’écrivain a un devoir de développer son idée. Faire en sorte que le lecteur voit ce qu’il voit, sent ce qu’il sent, touche ce qu’il touche, goute ce qu’il goute. Prenez l’exemple suivant :

« Carole est mélancolique. »

Qu’est-ce que ça dit ici ? Ouais bon, la fille est mélancolique, mais encore ? C’est tout? On passe à une autre chose comme ça ? C’est un peu morne si toute l’histoire était ainsi sur toute sa longueur. Et si j’avais dit plutôt :

« Appuyée sur ses coudes sur le bord de la fenêtre de chênes, Carole avait le regard perdu à l’extérieur. Elle jouait avec une mèche rebelle. Tout semblait si gris. Le jardin et ses esprits. Elle se souvenait de l’été dernier où le soleil inondait la cour jour après jour. »

Il y a un dosage à faire bien évidemment ! Trop en dire, trop en montrer peut faire l’effet contraire et étouffer le lecteur. Je pense à Jules Vernes qui maîtrisait à fond la description et c’est avec une gêne immense que j’avoue avoir sauté plusieurs descriptions de poissons (ce qui n’empêche pas de souligner son talent incroyable à montrer plutôt que dire dans vingt mille lieues sous les mers !). La description est à manier avec modération sauf si vous en décidez autrement, mais au début… Retenir des informations pour mieux faire savourer la personnalité de vos personnages. Laisser tranquillement les détails parfumer votre histoire. Contrôler votre rythme. Planifiez vos éléments. Prévoyez-les au bon moment là où ils seront le plus pertinents.

Aimes-tu ce que j’écris ?

« Aimes-tu ce que j’écris ? »

La question qui décourage plus d’une personne à poursuivre ses rêves. Oui ! Oui! Cette question-là : aimes-tu ? Si la réponse a le malheur de tarder, le manuscrit est jeté par la fenêtre et nous avons tous pensé à changer d’identité par la honte d’avoir osé, seulement à travers quelques lignes, nous montrer à un autre être humain.

Vous reconnaissez-vous ? Avez-vous déjà posé cette question? Avez-vous déjà reçu une réponse qui ne convenait pas à vos attentes ?  Il y a une façon de prendre la critique, mais j’irais encore plus loin dans cet article en vous posant la question suivante : êtes-vous prêts à attendre une réponse ? Et si je vous disais que vous pouviez vous améliorer. Si je vous disais que le texte peut être amené beaucoup plus loin. Que feriez-vous ? Pensiez-vous sincèrement que le premier jet est perfection?

Moi j’y ai cru. J’y ai cru une partie de mon adolescence et mon bêta-lecteur m’a fait beaucoup souffrir en répondant à la question « aimes-tu » par la négation à tout coup. Bon ou mauvais. Bien ou mal. Correct ou à ch***. Votre texte mérite-t-il une réponse binaire ? Blanc. Noir. Vos heures de travaillent peuvent-ils être résumé à un malheureux j’aime ou je n’aime pas. Même si le lecteur développe ? Ah! Là! Si le lecteur y arrive…

[Attention ce paragraphe pourrait en choquer plusieurs] Il y a des amateurs d’écriture qui resteront des amateurs. Des gens qui aiment écrire et ne se compliquent pas. Ils ne veulent pas une carrière. Ils ont juste besoin quotidiennement de leur dose littéraire. C’est bien. Il y a des gens qui aiment le tennis, sans plus, sans vouloir devenir compétiteurs. Ils jouent le weekend et en sont heureux. Et c’est correct pour ce qu’ils veulent en faire. Mais toi ? Toi qui désires au plus profond de tes tripes devenir écrivain, tu ne peux te satisfaire, que dis-je! Tu ne peux réussir à avancer dans cette voie en demandant aux autres « aimes-tu ».

Alors, comment se défaire de ces mauvais réflexes ? Ah! Parlons donc solutions!

  1. Apprendre à s’autovalider : oui. Ça ne sera pas parfait tous les jours. Mais apprends de tes erreurs. Corrige-les. Valide des hypothèses.
  2. Valider des hypothèses : ouvre des romans, étudie-les, va suivre des cours, lis des guides pour écrivains, suis la carrière de tes écrivains préférés, regarde ce qu’ils ont fait, écoute leur discours.
  3. Trouve un bêta-lecteur de confiance : pas un ami. Un bêta lecteur professionnel. Oui parfois, il faut investir de sa poche. Tu n’as pas d’argent ? Donne-toi les moyens d’en avoir ! Je ne crois pas pour toute chose de la vie que les choses sont gratuites. Crée un lien de confiance avec une personne qui saura pointer tes forces et les éléments de la technique encore immature dans ton écriture.
  4. Comprends, sans vouloir te soustraire à cette idée, que oui, parfois voire même souvent c’est moche. Mais ce n’est pas une situation incontournable. Tu vas t’améliorer avec l’effort, le travail et l’énergie que tu y mets. 
  5. Donne-toi des défis. Ose les concours! Ose de nouveaux genres !
  6. Quand tout semble noir, que tu effaces pour la millième fois la même phrase et que tu es sur le point de balancer ton laptop par la fenêtre… Va prendre une marche. Ça ne sert à rien d’insister. T’es crevé! Va te dégourdir les jambes et reviens tantôt taper sur ton clavier.
  7. Sors dehors. La tour d’ivoire n’est pas une solution pour t’inspirer.
  8. Te poser des questions sur ton texte du type : qu’est-ce qui m’a ému ? Est-ce que c’est ce sentiment que j’ai voulu transmettre ? Quel est mon message ? Mes personnages aident-ils l’idée générale du texte ?  Où je vais ? D’où je viens ? Et ça, ça va t’aider à sortir du « aimes-tu ».

 

Diffuser. Diffuser. Diffuser.

S’il y a une chose que j’ai apprise à force de patauger dans l’écriture c’est de diffuser mes écrits. Peu importe qu’ils me paraissaient parfaits ou non, peu importe ce que les autres pourraient en penser, peu importe s’il y a des Kekun qui me lit. Vous savez pourquoi ?

Je le fais pour moi en premier.

Il y a vos textes qui prennent du temps à composer. Des histoires qui vous prendront des années parfois à terminer et diffuser inclut que vous pouvez reprendre et retravailler plus tard votre texte. Mais je vais vous dire pourquoi je conseille de diffuser vos écrits. Parce que tant et aussi longtemps que vous vous attachez à cette histoire, à ce texte imparfait, à l’idée de le rendre parfait et digne de votre meilleur auteur…eh bien! Vous n’avancez pas! Vous n’osez pas autre chose. Vous ne progressez pas ! Vous ne risquez pas la critique.

Nous sommes attachés à nos écrits. Nous les tenons fermement et nous voulons les préserver de l’œil extérieur le plus longtemps possible, mais ce regard peut être votre meilleure chose. Vous avez peur de la critique. Peur de la bonne et de la mauvaise critique. Je comprends. J’ai passé par là moi aussi. Mes premiers commentaires m’ont fait mal. Et les silences aussi. Mais ça…c’est un autre sujet : Comment prendre une critique ?

Revenons à notre diffusion. Comment faire ça ? Où ? Avec qui ? À quelle fréquence ?

Ce sont toutes des questions très légitimes et je vous invite à vous asseoir et vous les poser. Mais ne le faites pas pendant cent ans. En faisant une recherche google vous trouverez nombreux sites gratuits pour diffuser vos écrits. Regardez-les, inspectez les commentaires et les textes déjà présents, qui sont sur ce genre de site, est-ce que ça vous convient ? Blogue, forum, site web, groupe Facebook, etc.  Il y a de tout suffi de chercher. Si vous êtes un peu plus autonome et entrepreneur, pourquoi ne pas vous ouvrir un blogue, un site web, une page Facebook à votre nom ? Vous pouvez aussi imprimer vos textes, en faire des feuillets et les proposer à votre bibliothèque locale. Vous avez d’autres endroits ? Allez-y ! Osez! N’oubliez pas de mettre votre nom et vos coordonnées si vous désirez des retours des gens qui vous liront.

Personnellement, je me suis donnée un horaire pour diffuser mes textes. J’ai plusieurs types de textes : blogue, nouvelle, roman. Mon blogue je l’y travaille et l’y diffuse régulièrement ( 3- 4 fois par semaine) dans l’idéal j’aimerais écrire un article tous les jours. Mes nouvelles, j’en sors une par année à l’automne. Mes romans qui sont en cours continuent d’être en cours. Je diffuse auprès de mes bêta-lecteurs et mes collaborateurs d’écriture ou ce qu’on peut appeler mes compagnons d’écriture.

Diffuser vous force à améliorer votre qualité certainement. Diffuser vous oblige à tenir vos engagements. Vous donne des objectifs. Des échéanciers. Vous entraine à être conséquent avec le vous intime, le vous publique, le vous écrivain. Diffuser vous obliger à risquer. À risquer d’être critiqué. Diffuser, il est possible de le faire même si nous sommes amateurs. Même si on croit fermement à l’imperfection de nos histoires.

Comment prendre la critique ?

Qu’est-ce que la critique ?

« Porter sur quelqu’un, quelque chose un jugement défavorable en en faisant ressortir les défauts, les erreurs, etc. ; blâmer, désapprouver, censurer, condamner : Se faire critiquer pour sa négligence. Porter sur une œuvre littéraire ou artistique un jugement, l’examiner en détail, en faire la critique. »

– Dictionnaire Larousse

Une définition plutôt sombre qui ne donne pas vraiment envie d’oser diffuser nos écrits. Cependant, la critique peut être apprécié, constructive, peu être déplacer comme elle peut être destructrice. En fait, avant même de lancer un texte sur le web ou le mettre en les mains de quelqu’un pour recevoir une critique, il vous faut comprendre certaines bases. Les bases les voici :

La vraie définition

Vous avez sûrement compris, une critique ne se limite pas à c’est bon ou ce n’est pas bon. Positif ou négatif. Ça passe ou ça casse. Il y a des nuances évidentes à prendre en compte pour une critique. Selon va dépendre de ce que vous recherchez, à qui vous demandez, de comment vous diffuser votre texte. Le résultat nous est davantage prioritaire que ça définition. Quel résultat cherchons-nous dans la diffusion de notre manuscrit ?

Se poser les questions nécessaires

Il ne s’agit pas de jeter son texte sur la table et de dire à notre copain lit-le s.v.p et dis-moi ce que tu en penses. Il y a de fortes chances si vous faites ainsi que vous en ressortez frustré. Il y a des questions à se poser avant :

  1. Quelles sont mes attentes après la lecture de mon texte ? Un résumé, soulever les incohérences, me rassurer sur mon chemin, un soutien et un coaching quotidien, l’approbation. Établir ses objectifs et les transmettre à la personne choisie va éviter des malentendus et des frustrations.
  2. À qui je le demande ? Un professionnel ? Un ami ? Mon copain ? Ma copine ? etc. Est-ce la meilleure personne pour répondre à mes attentes répondues à la question # 1. Vous pouvez choisir plusieurs personnes qui inspectent votre texte sur des angles que vous leur aurez attribué selon leur capacité, leur intérêt et leur disponibilité.
  3. Où et quand je transmets mon texte ? Cela un impact sur la disponibilité et la réceptivité de la personne à qui on demande de lire notre texte.
  4. Pour quand je le veux ? Soyez clair : je le veux pour dans deux semaines, peux-tu me faire ça ? Cela vous évitera de l’avoir dans trois ans, après lui avoir rappelé dix fois…

S’accueillir

Assoyez-vous un moment. Fermez les yeux et écoutez votre respiration. La critique n’est pas vous. La critique souligne les incohérences, le manque peut-être de technique et une certaine immaturité créative, mais elle n’est pas vous. Vous êtes toujours cette personne admirable qui désire s’améliorer dans son écriture. Rappelez-vous de votre passion. Rappelez-vous de la sensation agréable lorsque vous écrivez. Rappelez-vous cela.

Faire le tri

Oui je prends. Non je n’accepte pas ce commentaire. Inutile d’en débattre avec vos lecteurs. C’est vous Dieu. C’est vous qui décidez si oui ou  non le changement proposé s’impose à votre histoire. Triez ce qui améliore votre manuscrit et refuser le reste. À la limite, essayez-les, prenez des notes et prenez votre décision.

Ce qui nous amène à nous autovalider…

S’autovalider

« valider (v. trans.)

entérinerhomologuerratifiersanctionnertitulariserviser,

 confirmer »

Je suis valable. J’ai le droit de choisir. C’est immense comme prise de conscience et dans l’écriture, au moment de diffuser vos écrits, le concept de validation va de soi. Il émerge à la surface et vous sentez soudainement que vous manquez d’air. Si c’est votre cas, vous êtes mal à l’aise de valider votre travail, de confirmer ou non un commentaire pour votre histoire c’est qu’il y a autre chose derrière. Par exemple, l’estime, le complexe d’infériorité, le syndrome de l’imposteur. Ce sont  tous des blocages et résistances naturelles que nous rencontrons dans l’écriture. Des éléments qui seront traités sur ce blogue. Mais revenons-en à la validation. Faire le tri, suivez votre instinct, essayez les différents commentaires, ceux qui travaillent dans le sens de votre histoire et vous rend fier, en général vous êtes sur le bon chemin.

Continuer

Après des commentaires on se sent souvent vider de toute énergie. On a le moral à Zéro. On ferme nos calepins ou le portable. On va se coucher et on dort le reste de la journée. Moi ça m’arrive encore quelquefois. C’est normal. C’est correct. Vous avez le droit de vous sentir triste, en colère, mal compris. Vous avez le droit de vivre votre manque d’énergie. Ou au contraire votre surplus d’énergie! Votre brillance nouvelle vis-à-vis ses commentaires qui vous stimule et encourage la poursuite de votre rêve.

La seule chose à se souvenir, ici, dans ce texte, pour tous les autres conseils à venir de moi ou de quelqu’un d’autre c’est : continuez. Continuez  de risquer. Continuez d’écrire. Continuez de diffuser. Continuez de créer. Continuez d’être inspiré. Continuez de rêver.

Compagnons d’écriture

 

Constat jusqu’à maintenant : Nous sommes rendues à la cinquième journée sur un défi totalisant 30 jours. J’ai écrit quatre articles et j’ai réussi à terminer l’écriture d’un premier jet d’un projet sur lequel je travaille actuellement. Au total 5921 mots.

C’est lourd écrire tous les jours. Trouver un moment, essayer un paragraphe ou pire quelques mots. Chaque jour, s’isoler et s’asseoir et se convaincre que ce que nous faisons en vaut la peine.

En ce qui me concerne, je suis déjà convaincu à l’acte d’écrire à ce que je dois faire pour performer, ou je m’en vais avec tout ça. Pour certain, ce n’est qu’encore qu’un chemin approximatif tenant par la ficèle d’un rêve. Mais voici ce défi qui pourrait en aider plus qu’un. Dans notre groupe nous sommes trois, toutefois à la base quand l’Échangeoir d’écriture en a parlé c’était pour un duo. Un en un. Face à face. L’idée est simple pendant un délai que vous vous fixez, vous et votre binôme, idéalement trente jours, vous vous envoyez tous les soirs vos résultats d’écriture. Un mot, une phrase, une correction, un synopsis…bref, quelque chose! L’important ici est de réaliser qu’en travaillant tous les soirs sur un projet, eh bien! On avance! En plus si votre compagnon et vous manquez de motivation c’est l’idéal entre vous de vous lire, vous commenter et voire même, eh oui, vous encouragez!

Je ne suis pas toujours motivée. Mes collègues doivent sentir tranquillement le poids sur leur épaule. Mais je suis fière qu’elles tiennent bon. Nous nous demandons pour un mot, nous demandons l’avis de l’autre, etc. c’est très enrichissant! Mon but était d’ajouter du contenu à mon site web. Croyez-le ou non, depuis le début de cette aventure, mon objectif continu d’être atteint et vous lisez présentement la preuve.

Alors, n’hésitez plus! Un compagnon d’écriture que ça soit pour un mois, trois mois ou un an ceci est un très beau défi rempli de surprises incroyables. Vous trouverez peut-être ça fou, mais mes deux compagnons sont des filles que je n’ai jamais vues de mes yeux vus. Ce sont des correspondantes avec qui j’ai noué une amitié extraordinaire et qui grâce à ce défi j’apprends encore plus sur elles et sur leur Univers.

Voici mes deux compagnons et je vous invite à les rencontrer à votre tour:

Judith Gagnon Auteure

Léa Mathis, Auteure

 

Écrire moins, mais mieux

Je me rappelle mes débuts. Tout était gauchement écrit, mais j’écrivais beaucoup. Des pages et des pages d’idées. Des idées facilement reçues et conçues par mon esprit. Tout semblait aller à merveille, j’étais prête à ma première critique. Puis, quand vint enfin ce moment incroyable où j’imaginais une foule d’amateur m’applaudir il ne se passa rien. Au contraire, de la réussite, j’avais échoué. Mes phrases étaient drôlement composées, des mots inutiles remplissaient l’écran, trop volumineux, gauche et incompréhensible. Je me relisais et c’était vrai. Les premiers commentaires m’avaient dévasté, mais c’était vrai. Plutôt que d’abandonner ma passion d’écrire, j’ai craqué mes jointures, but un verre d’eau glacée et je me suis attablée au travail. Qui a dit qu’être écrivaine était facile? Évidemment. Personne.

Avant même de tomber dans la technique, avant même d’aller faire un certificat en création littéraire, avant même d’espérer percer comme votre auteur préféré…il faut écrire. Bien écrire. Je ne parle pas d’orthographe (mais essentiel celle-ci se posera tôt ou tard). Avant même de faire le meilleur plan, il vous faut considérer d’écrire moins, mais mieux.

Qu’est-ce que j’entends par là? N’attaquez pas un roman tout de suite. C’est gros et ça demande une bonne préparation. Si vous débutez dans l’écriture, faites de courtes histoires. Penser les mots. Chercher les mots. Construisez une phrase à la fois. Une idée à la fois. Ce mot remplit-il son rôle? Cette phrase complète-t-elle mon idée? Ce paragraphe est-il clair?

Écrire moins, mais mieux c’est se concentrer et être présent sur chaque élément. Les écrivains aiment les mots. Ils jouent avec. Inutile d’utiliser des styles poétiques ou autres complications françaises de la langue. Ouvrir un dictionnaire, regarder la signification et essayer d’entrer ce mot dans un contexte. Plutôt que d’utiliser sans fin les mêmes expressions, ouvrez le dictionnaire de synonyme et de cooccurrence et explorez de nouvelles pistes.

Trop de mots. Trop de pages. Quand on est débutant, c’est risqué. Atteindre un objectif de mots ou de pages au début c’est risqué. Oui, une page, deux pages par jour pour vous encourager à vous asseoir et écrire c’est bien. Mais ce n’est pas cet objectif qui fera de vous un bon écrivain. Il vous suffit juste d’une phrase au final. Une phrase qui a été cherchée en sens et en authenticité. Une phrase qui a les bons mots. Une phrase qui vous parle.

C’est pour ça que j’ai commencé par des nouvelles. Je me suis dit : un petit format est l’idéal pour concevoir et apprendre une trame psychologique. Découvrir les éléments essentiels pour faire une histoire. Je ne débattais pas avec des actions interminables, mais juste des scènes dont j’avais cherché le sens exact. Sans sous-entendus. Sans confusion. Je n’aime pas le flou dans un livre. Mais pour savoir comment ne pas reproduire ce que nous n’aimons pas, faut l’essayer. Faut le travailler. Faut prendre son temps. Comme un jardin sans entretien depuis des semaines, l’écriture peut se voir pousser de la mauvaise herbe. Des mots et des phrases inutiles à son avancement lourd à la lecture.

Faites confiance à votre jugement. Prenez votre temps. Explorez différentes solutions. Les mots ne demandent que nous les associons, construisions et les détruisions.  Ils demandent à prendre vie. Composer votre idée. Prendre parole au nom de votre esprit.

L’autodestruction

 

Je ne dors pas beaucoup ces derniers jours. Je suis remplie d’appréhension et de tourments de toutes sortes. Beaucoup sont dus à mes nombreux questionnements sur l’écriture. Ai-je du talent? Serais-je lu un jour? Est-ce que je perds, au final, mon temps? Je réalise cependant que cela n’a jamais concerné les autres ni mon talent. C’est moi. Moi tout simplement le précurseur de mon malheur. L’autodestruction, vous connaissez?

Il arrive un moment, dans notre lancée hyper positive de notre projet d’écriture (ou un autre) de se mettre à douter. Un doute si insidieux que nous nous dotons de protection contre la peur d’échouer sans le savoir. La fatigue, le temps, l’attente de l’inspiration. Mais l’inspiration ne vient pas du ciel, elle s’assoit sur une chaise et doit travailler pousser pas nous-mêmes. La fatigue est un état passager, un blocage qui nous empêche d’utiliser ce ressenti dans notre œuvre. Le temps ? Le temps se trouve toujours, il nous faut seulement le placer dans notre horaire surchargé.

Mais l’autodestruction va bien au-delà de ça! Il nous fait nous asseoir devant la télévision, faire le ménage plutôt que travailler et même tourner notre esprit dans tous les sens, dans le remords, la peur et la paralysie.

L’autodestruction vous empêche d’avancer et vous donne des excuses. Des raisons valables de ne pas être héros dans la propre histoire de votre vie. L’autodestruction se manifeste toujours par la honte, la peur, la culpabilité. Elle est là vous rendant coupable de tout. D’être et de ne pas être. Faire et ne pas faire. Elle vous envoie plusieurs signaux contradictoires en vous disant de vous débrouiller.

Comment se sortir de l’autodestruction? La seule réponse que j’ai réussi à trouver c’est de se lever. Se lever et faire ce que nous sommes censés faire. L’autodestruction n’aime pas que vous atteigniez vos buts. N’aime pas la réussite. N’aime pas votre autonomie et votre libre arbitre. Elle vous piège et vous fait dépendant. Mais vous êtes au-delà de ça quand vous comprenez son jeu.

Il suffit simplement de commencer. Une phrase, un mot…prendre votre énergie et vous extirpez de votre lit, laissé trainer la vaisselle un jour ou deux, ouvrir la porte et courir pour la fuir. Fuir la monotonie. Fuir l’inaction de vivre. Elle qui vous engouffre et vous pollue l’esprit.

Ce matin, levez-vous et soyez. Exister. Créer. Briser le cercle pervers de votre propre autodestruction.

 

La phase d’exploration de son sujet d’écriture

 

Vos doigts effleurent le clavier. Votre tête a amassé plein d’informations pertinentes. Ces dernières sont mélangées, mais au moins vous savez de quoi votre histoire va parler. Le tri sera fait au fur et à mesure que la poésie vous emportera. Le sujet, ce mot intangible est devenu de la matière vivante. Il est dur et invincible. Vous savez vers quoi vous vous enlignez et personne ne vous fera dévier de votre chemin.

Comment arriver à connaitre parfaitement votre sujet d’écriture? Cela sous-entend que vous avez déjà passé la phase d’exploration (celle qui consiste à trouver un sujet). Alors vous êtes rendu à l’étape de le connaitre dans ses moindres détails ce sujet. Lui trouver des alternatives. Le tourner dans tous les sens pour voir et reconnaitre toutes ses failles possibles, visiter toutes les angoisses qui y sont associées, recherché dans ses profondeurs l’unicité de ce sujet. Mais…comment on a fait ça? Est-ce que c’est en allant bouquiner tous les livres de la rangée qui porte le nom de ce sujet qui nous fait spécialistes du sujet? Est-ce que c’est en allant à l’université, étudier et interroger nos enseignants? Est-ce que c’est en interrogeant tous les spécialistes de notre région? À ça je réponds oui, oui, oui, mais…il y a autre chose à soulever sous le tapis. Et c’est ce que je vais vous expliquer maintenant.

Pour connaitre votre sujet, il vous faudra vous armer de papiers et de crayons et aussi vous transformez en éponge. Cela vous permettra de tout absorber et ne pas filtrer les connaissances que vous allez acquérir, car le tri se fait après. Il est important dans la phase d’exploration de se garder toutes les fenêtres ouvertes. Si vous dirigez trop les connaissances que vous voulez ou pas à cette première étape, il se peut que plus tard dans votre écriture, vous arrivez à une impasse et il vous faudra revisiter vos notes sur votre sujet. Donc, ouverture d’esprit.

Ensuite, il vous faudra éplucher de ce sujet tout ce qui est technique. Alors, rendez-vous dans les bibliothèques,  les librairies spécialisées,  poser des questions dirigées à des professionnels, interrogez-vous sur ce que vous ne savez pas de ce sujet, ce que vous voulez savoir, qu’on vous explique. La technique du sujet est neutre, c’est un cadre. C’est de déterminer tout ce qui s’est fait jusqu’à maintenant à ce propos. Vous pouvez vous tourner vers des capsules YouTube aussi. Beaucoup de gens mettent des choses intéressantes en ligne. Peu importe la source, surtout si vous écrivez de la fiction vous pouvez tricher un peu sur la véracité des liens et pourquoi pas…inventer de nouvelles théories en vous inspirant de ce qui existe ou ce qui manque actuellement dans le domaine. Les magazines, les revues, les journaux, les blogues…

Vous aurez amassé une bonne quantité d’information, mais ce n’est pas encore le moment de trier ce que vous avez ou non besoin. Il est temps maintenant d’aller vous asseoir dans un endroit tranquille (toujours avec un papier et un crayon) et vous installer confortablement pendant plusieurs heures. La tâche la plus difficile est en chemin. Vous allez, à la lumière des connaissances techniques accumulées, vous interroger. Mais il ne s’agit pas de n’importe quelle interrogation! Interrogez votre conscience, vos sensations (les cinq sens) et vos émotions.

  • Comment je me sens à la lumière de ces découvertes?
  • Qu’est-ce que ça goute?
  • Qu’est-ce que je vois?
  • Qu’est-ce que je touche?
  • Qu’est-ce que je sens?
  • Je me sens en sécurité? Insécurisé? Apeuré? Terrifié? En paix? En joie? De quelle façon? Qu’est-ce qui déclenche ça?
  • Comment? Pourquoi ces émotions? Décrivez vos ressentis.

Vous avez besoin d’aller dans les abîmes de votre âme. Vous avez choisi ce sujet pour une raison. Une raison qui vous appartient et qui va vous aider à propulser votre histoire. Renforcer là de vos sensations. Renforcé là de votre histoire, de votre mémoire, de votre questionnement, de votre pensée, de vos projections, de vos douleurs et vos joies. Ce sujet c’est le vôtre, conter par vous…rendez-le unique.

La prochaine recherche, que je fais toujours en dernier c’est d’interroger les gens à propos de mon sujet de prédilection. Qu’est-ce qu’eux (famille, amis, inconnus, autres auteurs, etc) pensent et disent à son sujet. Je le fais en dernière étape parce que je ne veux pas influencer l’étape ou je me questionne personnellement. Cette recherche que j’appelle de l’autre côté de la rivière c’est de sortir les préjugés, les méchancetés, les stéréotypes, le racisme et toutes idées préconçues et non justifiées bonnes, moins bonnes ou déplorables. Ça, cela aide à construire vos opposants dans votre histoire. Le méchant, l’anti-héros, les épreuves de votre héro. ET c’est aussi important sinon plus que vos recherches plus scientifiquement prouvables. Car ça vient chercher tout comme vos propres impressions, l’état et le sentiment pur dans l’individu, dans l’humain. Et si vous cherchez à faire un livre qui touche…il faut partir de vous bien entendu (de ce que vous êtes) et vous confrontez à ce qui fait que les autres ne sont pas vous.

Finalement, vous faites le tri dans vos connaissances. Ce dont vous voulez conserver, ce que vous n’avez pas besoin, les peut-être, les au cas où et les assurément je vais le mettre dans mon histoire! Comme je le dis souvent, vous êtes Dieu. Vous avez un droit de tout. Alors, amusez-vous, surprenez-vous et sur ce…

Bonne écriture !