Pourquoi continuer

Pour moi, la recherche de la perfection est utopique. Parce que je me suis toujours trouver brouillon, irréfléchis voire même pas très intelligente. Naïve de croire que je faisais quelque chose de bon. Stupide d’avoir commencer ce quelque chose. Je soupirais devant mon travail, la tâche était trop grande pour moi et j’étais découragée. J’avais peut-être douze ans à l’époque et pourtant même à vingt-huit, je tourne dans ma tête toujours les mêmes questionnements. J’ai appris à mettre des mots sur mes sentiments, mais je suis toujours incertaine et surtout vulnérable. Suis-je légitime? Est-ce que c’est bon? Est-ce que j’arriverais à faire ma place? Est-ce que la passion va finir par me rendre folle?  Puis, éclaircissant mon sombre raisonnement éternel, la question tombe sans prévenir ; Pourquoi est-ce que je continus à écrire?

C’est vrai! Je m’embête, je me fâche, je pleure, je cherche des résultats, j’agite les mains, je travaille fort, je fainéante, je soupire et je me décourage plus d’une fois… Puis après je réclame la perfection, la gloire, LE sujet en sachant pertinemment que ce contrôle, cette tendance horrible à poser les mauvaises questions qui me rend malheureuse.

Alors, pourquoi je continus donc à faire ça? Pourquoi cette passion est le noeud au coeur de mon existence? Pourquoi je ne peux pas juste tout laisser tomber et passer à autre chose.

Du tricot par exemple. Je pourrais devenir experte du tricot. Au final, l’objet fini par apparaître concrètement entre nos mains. L’histoire, le produit c’est seulement quand un éditeur nous prend en charge ou qu’on dépense notre budget à la création du livre. C’est loin. C’est long. C’est tant de sacrifices personnelles, sociaux et mentaux! Alors… Pourquoi? Pourquoi je continus de me battre contre c’te patente-là qui est tellement difficile!

Mon explication

Je vais vous dire ceci, j’ai appris à me connaitre, à reconnaître mes cycles d’écriture, mes signaux d’alarmes pour sabotage et  j’ai compris ce que j’aimais de l’écriture et j’ai validé ma légitimité. Je sais que ce n’est pas facile. Je sais, novice ou expert, qu’il y aura toujours nos hésitations. Mais que fait un professionnel ( peu importe son domaine d’expertise)? Il regarde les causes et tente d’améliorer. Si nous ne pouvons améliorer par nous-mêmes, nous allons chercher d’autres experts pour nous soutenir. L’art ou l’écriture n’est pas bien différent.

J’apprends à me connaitre

Nous portons en nous des thèmes, des souvenirs, des émotions, des injustices et des rêves. Nous avons tous et toutes la capacité de les exprimer. Il faut d’abord les reconnaître, les comprendre puis les traduire ou les transposer dans notre art.

Pour se connaitre, il n’y a pas cent solutions possibles, sortez, regardez-vous aller ici et là, voyez vos agissements, analysez vos conversations ( pourquoi lui ai-je dit ceci? À oui, je suis une contrôle freak). Votre vie, votre expérience de la vie, vos cicatrices et vos bons coups sont les moteurs ( les muses) à votre créativité.

Je reconnais mes cycles d’écriture

Matin ou soir? Oiseau de nuit ou petit pinson de jour?

Est-ce que je suis une technique? Est-ce que j’ai une méthodologie? Est-ce que ma structure de roman, m’aide à traverser la tempête lorsque je la rencontre?

Est-ce que je respecte mes heures de repos? Ou au contraire, ma fatigue, mon énervement me rend plus productif? Est-ce que je brûle la chandelle par les deux bouts?

Est-ce que je prends le temps d’observer un thème, de le comprendre, de lui poser des questions, d’aller chercher des experts?

Est-ce que je sais où je suis en ce moment? Est-ce que j’ai sauté une étape? Est-ce que j’ai des étapes?

Mes signaux d’alarme de sabotages

Je n’ai pas manger ni bu. Je m’effondre sur mon clavier et je mets à pleurer. Voilà trois heures que je tente de faire quelque chose de décent avec ce paragraphe. 

Ma méthode est-elle la bonne?

Est-ce que je me suis flagellé mentalement pendant le temps que j’essayais? Ex: je ne peux pas écrire ça! Je suis ben stupide! C’est ben nul! Je suis nul(le)!

Est-ce que j’ai fait taire mon critique mental en lui disant qu’il pourra réagir quand je le déciderais?

Est-ce que j’ai été à l’écoute de mon corps et de ses besoins?

Est-ce que je suis à l’écoute de mon histoire?

Suis-je consciente des pas que je fais?

Quand je sais où je suis et vers où je vais, je sais que j’ai plus de chance de trouver mon chemin.

Est-ce que je sais quand je dérive de ma route? Est-ce que j’en connais la cause?

Ce que j’aime de l’écriture

 

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Ma légitimité

Il est dur d’accepter que nous avons notre place. Peu importe ce que vous faîtes, peu importe ce que vous voulez faire, il faut travailler sur votre être. Sur votre actuel présence sur cette terre et votre droit à vivre, votre droit d’essayer, votre choix d’habiter votre corps.

Voici un exercice très simple.

Parler à voix haute et dîtes ces mots : « Je suis légitime »

Répétez à chaque fois que vous sentirez le besoin ou du moins, chaque fois que vous pensez que votre place n’y est pas.

En conclusion…

Avoir cette passion c’est pareil à marcher dans un boisée dense. On sait qu’il y aura un moment où la route sera belle et éclairée. Nous savons aussi qu’il y aura de l’ombre, des passages plus abruptes et possiblement des bébittes fatiguantes qui sont attirer par notre sueur.

Il y a les randonneurs de groupe et les solitaires.

Nous savons qu’il faut s’amener de l’eau, s’équiper avec un bon sac à dos et y insérer tous nos outils pour faire face aux situations de la montagne.

Nous savons aussi que nous avons un but. Allez devant. Là. Sur la pointe. Au-dessus de la montagne.

Nous savons aussi qu’on ne devient pas un sportif du jour au lendemain. Que cela demande du temps, des efforts et de l’énergie.

Nous comprenons l’enjeu.

Nous aimons joué.

Et nous avons décidé de persévérer et de faire de notre mieux.

Créer c’est apprendre à échouer et recommencer

J’ai entamé ce projet au mois de décembre 2017. J’avais eu un rêve étrange et plus j’y réfléchissais, plus me disais qu’il y avait peut-être matière à en faire un roman. J’ai commencé à écrire sans plan, puis l’inévitable cul-de-sac est arrivé. Je me dirigeais dans le noir, à tâtons sans trop savoir où était ma sortie. Si j’allais réussir quelque chose. Au final, 365 jours plus tard, 600 pages ont été écrites, déconstruites, arracher, brûlé, pleuré et ragé… J’ai tenu bon. J’ai réussi à faire quelque chose. Bon ou mauvais, je m’en fiche. J’ai créée. J’ai échoué. J’ai appris et j’ai continué de nouveau. C’est ça l’important.

Vous entendrez souvent par vos mentors qu’écrire c’est réécrire. C’est vrai. Pour savoir écrire, surtout, il faut commencer à le faire. Il faut débuté au point un qui est d’enligner les mots et les phrases. Tenter quelque chose. Tenter de le faire différemment. Tenter de le faire de mieux en mieux.  J’ajouterais aussi qu’écrire c’est vivre avec l’insécurité, la vulnérabilité et notre très grande tendance à l’échec. Du simple : « C’est ben nul ce passage là» à  «j’y arriverais jamais» ou «Mautadine! Faudra je scrap le chapitre au complet ça marche pas mon affaire» il y a une certitude évidente ; Vous allez échouer. L’écrivain qui accepte sa faillibilité tout de suite saura une fois arriver à ce moment horrible qu’il n’est pas si grave. Il faut juste essayer autrement ( phrase louangée et de loin par Anaël Verdier). Ce n’est donc pas, au final, un échec. C’est une tentative qui dans les circonstances ne sont pas les meilleurs. Alors, il faut approfondir un peu plus notre réflexion. Qu’est-ce que j’ai sauté? Qu’est-ce que j’aurais pu faire? Ajouter un passage? Le retiré? Le recommencer? Tant de réponses multiples à un problème qui au fait relève de la chronologie, de la logique, de la description initiale des personnages ou voir de la cohérence.

Ce n’est pas grave! Parfois, oui, il est essentiel de s’arrêter, de reculer ou de recommencer. Mais au final, ce n’est pas la mort de votre projet. S’il vous tient à cœur et s’il vous parle autant, s’il arrive à vous dire, non ça ne marche pas, c’est que vous êtes au travail et vous écoutez la direction que prend le projet. Et ça c’est important. Écrire n’est pas juste écrire et puis bon, vite les séances de dédicaces. C’est une lutte acharnée contre soi-même, contre nos sabotages, contre les imprévus, contre le plan ou le non-plan. Écrire demande de la tête, du coeur et une sacrée pair de … Dents pour y mordre sans restriction. C’est une passion ou non?

J’écoutais Bob Russ l’autre jour et j’étais tout simplement fasciné par son calme et sa maîtrise. Je me suis tiens! Ça l’air tellement plus facile peindre qu’écrire. J’ai choisi la mauvaise passion! Mais non… Il dit dans un de ses vidéos… glisse le pinceau dans la joie, parce que c’est joyeux ce que nous faisons avec les couleurs. La peinture nous rend joyeux et nous devons faire ce qui nous remplis de joie. Sinon à quoi bon?

À quoi bon? Alors voici, s’accrocher à pleine dent. Installer notre putain de cul sur cette chaise, être prêt à ce que le projet dérape…. être prêt à lui permettre de nous questionner sur nos intentions. L’échec, oui, mais recommencer. Surtout apprendre à continuer malgré tout. Et vous allez vous rapprocher de votre montagne.

Courage

Comme tous les matins, je prends l’autobus pendant une vingtaine de minute, c’est long et je suis en sardine avec les autres usagers. J’entre ensuite dans le métro sombre, je me fais brassée, toujours entassé, je change de ligne, je débouche à ma station et… Ce matin toutefois, je suis accueillis par une musique vraiment sublime. Plus j’avance dans le sous-sol, plus le rythme est audible. Puis, je suis confronté à un jeune musicien. Systématiquement, sans réfléchir, sans me poser de question, je prends ma bourse et va y déposer un peu de monnaie dans son chapeau. C’était la première fois que je me sentais vibrée. Le mec était là à 7h00 du matin, à gratter sa guitare, tout sourire et avec talent! Alors j’ai pensé en mon for intérieur, il faut avoir un sacré courage pour choisir l’artiste en nous.

Vous a-t-on déjà décourager à écrire? Vous a-t-on poser des regards d’incompréhensions? Pourquoi tu fais ceci ou cela? Lorsque tu ose présenter un projet, à peine clair pour toi-même, chaque commentaire est similaire à des coups de poignards, n’est-ce pas? Que dire de ceux qui n’y accorde même pas un regard… Ces personnes qui comptent dans notre entourage et disons-nous le, s’en foutre carrément! C’est souffrant n’est-ce pas? Je vous transmets alors cette perle de sagesse que j’ai lu dans le livre de Anaël Verdier ( Bah! Oui! Encore lui!).

« Les autres ne comprendront pas toujours ta route. Ça ne fait rien, ça n’est pas la leur. »

Jour après jour, je me bats contre mes mécanismes de défense et de sabotage pour continuer l’écriture. Continuer mon rêve. La seule différence maintenant, c’est que je ne quémande plus. Je n’attends plus rien de personne sauf de moi-même. La phrase ci-haut le dit bien… c’est ma route. C’est votre chemin artistique. Le nôtre, pas celui de notre famille, de nos amis, de nos collègues, de tous ces inconnus qui soulèvent le nez sur vos œuvres. Il faut du courage pour se dire, je le fais pour moi avant-tout quoiqu’on en dis!

Il faut aussi une très bonne dose d’esprit combatif de vivre avec les échecs répétées. Nous avons espoir d’être un auteur de renom, d’être accepter dans ce cercle privilégier, d’être KEKUN, d’être artiste, d’être reconnu oui, mais vu et écouter… Et quand on commence à faire de l’art, on apprend vite qu’il y a plus d’une sphère à contrôler ( émotionnel, spirituel, physique…). On a des visions toutes différentes, nous les confrontons et nous croyons à tort que notre différence est mal vu, mais au contraire, c’est notre vérité qui fait de nous l’artiste, l’écrivain que nous sommes. Et ça, pour le reconnaître et vivre avec notre authenticité, il faut du courage.

Notre route est parsemée de doute, d’embûche, de blocage, de désespoir… Mais nous relevons la tête, nous acceptons notre vulnérabilité. Nous acceptons que nous devons jouer entre le contrôle et le chaos de la créativité. Nous acceptons nos angles morts et nous apprenons avec humilité à nous dépasser. Et nous continuons. Ça encore, ça s’appel le courage…

L’art est comme une grotte sombre où on s’aventure seul et parfois… on a oublier les allumettes et la torche… Mais on y pénètre tout de même. Parce que nous sommes courageux, nous, artistes et artisans… C’est notre terrain de jeu. Vierge. Sans balise. Même si un chemin cent fois utilisé nous est proposer, on a l’audace et le courage de s’en frayer un nouveau.

Où écrire

De mon salon, le paysage est sublime! Je me suis payé un appartement qui a la vue sur le fleuve st-Laurent. J’étais convaincu que cela allait me rééquilibrer, m’adoucir et m’offrir l’esprit méditatif tant espéré et pacifié. Après quelque mois, je ressens encore une grande fierté d’avoir fait ce choix. Chaque fois que j’ouvre une fenêtre, un vent frais et puissant souffle à l’intérieur. Je respire enfin. L’hiver est à ma porte et les arbres se dégarnissent de leurs feuilles encombrantes et je peux plonger encore plus loin mon regard sur l’eau et la rive. À part quelques automobiles qui circulent, cet endroit est très calme! Et c’est ce dont j’avais besoin… J’imagine souvent ma maison de rêve et elle est souvent perchée à la cime d’un arbre en contrebas, une rivière calme qui passent ça travers la forêt. Mais ce lieu, ma maison, mon repaire loin d’être l’exacte réplique de mon rêve est une cabane moderne plutôt bien foutue dans la ville. À savoir maintenant, est-ce que cela influence l’écriture?

 Pour moi, oui, certainement!  Cela influence l’écriture au point souvent de le déranger. Mais pour vous, peut-être est-ce autrement? J’ai besoin de calme, vous, peut-être d’écrire pendant qu’il y a de la musique et des gens autour de vous. Moi, j’ai besoin d’espace, pouvoir marcher et m’étirer, mimer des scènes. Vous, peut-être un endroit confiné, loin de toute distraction pour connecter avec votre esprit créatif. L’idée derrière ça, c’est d’apprendre à vous connaitre et meubler votre séance d’écrire comme vous l’entendez : personnalisé, sacré et intime. Et si mon lieu idéal est dans une maison sur une très haute montagne? Je n’ai pas les moyens…

Un lieu d’écriture n’est pas à meubler proprement parler. Oui il est clair que quelques dépenses sont nécessaires. On ne peut prétendre toutefois que d’acheter le bureau numéro un vous assura les idées du siècle. Vous auriez tout aussi bien pu l’acheter à une dizaine de dollars dans une brocante. Meubler son espace est plus intellectuel qu’autre chose. Qu’est-ce qui vous met en disposition et vous donne envie d’écrire? Qu’est-ce qui influence votre écriture? Est-ce que c’est ces figurines de Minecraft? Est-ce que c’est des rideaux légers et colorés? Est-ce que c’est dans votre salon, entouré du mari et des enfants qui jouent tranquillement? Je ne peux répondre à votre place! Et je ne peux prétendre que mon endroit d’écriture doit être comme le vôtre.

J’ai prétendu que changer d’appartement a changé mon écriture… En fait, il n’a pas influencé mon écriture, il m’a influencé moi. Moi à tous les jours. Moi qui reviens du travail. Moi qui avais envie de prendre ses ailes et vivre ailleurs que dans un immeuble à plusieurs. Il ne faut pas focaliser sur le fantasme du lieu idéal pour écrire, mais il faut statuer ce qui est bon pour-soi dans l’immédiat lié à toutes les autres sphères de notre vie. S’il vous faut un endroit tranquille, alors qu’il est de quelques pieds dans le salon, faites-le. Si vous avez une chambre à débarras qui ne sert à rien, emménagez là. S’il vous est insupportable d’écrire à la maison, sortez. Permettez à vos rendez-vous d’écriture d’être sacré et personnalité. Intime, parce que vous l’aurez décidé pour vous et vous seul.

 Par exemple, je n’écris pas mon blogue au même endroit que j’avance mes projets d’écriture dans la maison. Le blogue c’est le salon. Les projets au bureau. Le blogue je suis assise dans mon sofa, une couverture sur les cuisses et une vue incroyable pour me laisser envahir par la poésie et les mots que l’eau qui continu son cours fait vibrer en moi. Je suis aussi attaquée par mon chat quand je suis dans le salon. Tandis que mes projets, dans mon bureau, tout le confort y est ; livre, haut-parleurs, plantes, lumières différentes selon mon humeur, j’ai de l’espace et je suis bien. Je ne ressors que de ce bureau quand mon objectif est atteint. Tandis que dans le salon avec mon blogue, je me laisse déraper et déranger. Il y a un projet particulier que je fais à mes pauses au travail parce qu’il a besoin de bruit et de ma frustration quotidienne que j’obtiens là-bas.

Il y a tant de possibilités et ce que je vous dis là est une infime partie de ce qui m’appartient. Et si maintenant c’était à votre tour de déterminer l’endroit qui vous fait vous sentir bien? Et si c’était à vous de meubler vos séances d’écriture?

La constance de revenir vers soi

Un homme très sage m’a dit un jour « dix-huit pouces à la fois ». Dix-huit pouces c’est un pas. Un pas à la fois. Il faut savoir son rythme, mais au final, un pied se dépose après l’autre. Dans toutes les sphères de notre vie, nous n’avons qu’à faire un pas, puis un autre…

Je me questionnais pourquoi les gens retournaient irrémédiablement vers les gens qui leur faisait du tord. Pourquoi voulais-je à tout prix me faire reconnaitre par un groupe ou un tel? Pourquoi l’importance que j’accorde à cette personne est si grande au contraire de l’importance qui m’est accordée en retour? Pourquoi un enfant arrive à pardonner à un père\ une mère une violence quelconque à son endroit? Non seulement je me questionnais pour suivre l’évolution de ma quête personnelle, mais aussi pour apprendre à dépasser mes obstacles pour devenir une meilleure écrivaine. Certainement, les deux sont liés. Assurément, ils se complèteront et s’influenceront. La vie personnelle est le moteur, la muse, l’éclat qui fera vibrer notre art. Nous transposons tellement de choses! Notre vie quotidienne menacera (du moins c’est ce que je pense) notre attitude, mais aussi notre aptitude à faire de l’art!

Cependant, voilà quelque jour, il était difficile de juste m’asseoir à mon bureau (parfaitement aménager pour l’écriture), devant mon portable (finement personnalisé) et avec un café (fait avoir amour par mes soins). Pourquoi en étais-je incapable? Pourquoi sans cesse la honte, la peur, la fatigue et le découragement venaient systématiquement s’asseoir avec moi!?!! Et la réponse la voici aussi cruelle qu’elle puisse être : Parce que la honte, la peur, la fatigue et le découragement m’accompagnent tous les jours où que j’aille! Cela veut dire au boulot, dans mes rapports avec les autres, dans mes projets… dans mon écriture! Chaque jour, je me bats avant d’écrire le moindre mot avec tous mes démons et je dois valider ma légitimité.  Tous les jours, je dois valider auprès de ma famille et mes amis que je suis digne d’être aimé par eux. Et ça, vous le savez, c’est foutrement épuisant!

Nous arrivons donc à la même conclusion : pour m’épanouir dans mon écriture, suis-je censé m’épanouir dans ma vie de tous les jours? La réponse est oui! Du moins, si vous voulez accéder à votre vous profond, artistique, imaginatif, libre et transcendant plus rapidement. Je m’explique. Si toutes les fois que le désir d’écrire me prend, il est logique de penser que je me lève, me prépare un café, va m’asseoir au bureau, ouvre l’ordinateur, ouvre le fichier entamé de mon roman et enclenche l’écriture. C’est facile dit de cette façon, n’est-ce pas? C’est le planning qu’on a tous prévu évidemment, mais la réalité est tout autre. Voici la réalité :

J’ai le désir d’écrire qui germe dans mon esprit. Quand je dois me lever je me rappels le ménage que j’ai à faire, je me rappelle la méchanceté d’une collègue au boulot et j’entends les enfants qui crient dans la chambre voisine. Je me dis que je ne serais pas tranquille tant et aussi longtemps qu’ils ne seront pas couchés. Une fois que ceux-ci le sont, toutefois, je sens une énorme fatigue. Alors je décide d’écouter un épisode de ma série télévisée juste pour me détendre avant d’écrire. Toutefois quand j’en ai passé trois de suite, je suis toujours fatiguée et il se fait tard.  Je décide d’aller me coucher, ce soir, je n’ai pas eu le temps d’écrire. Le lendemain, le même scénario se produit… J’ai mal cette fois aux mains et au final je me dis à quoi bon? Même ma mère ne me lit pas. Les derniers commentaires de mes amis ont été horribles et j’ai honte de leur présenter quelque chose de nouveau. Ça, c’est quand ils me demandent comment vont mes projets. En général, ils s’en foutent. Leur vie est tellement plus intéressante que la mienne.

Le pire dans tout ça c’est que je pourrais décrire mille réalités et elles reviendraient toutes au même résultat : j’ai honte, j’ai peur, je suis nulle, je n’ai pas le temps, tout le monde s’en fout, je suis désespéré, je n’ai pas de talent… Alors on se déconnecte de notre désir parce que cela fait moins mal. Mais cela vient de tellement plus profondément en nous que ce simple texte que vous avez OSÉ présenter à une personne. Tous ses sentiments viennent de votre vécu, de votre expérience, de votre enfance… Des choses qu’on vous a dites ou qu’on ne vous a pas dit. Elles vous suivent et construisent cet égo que vous trainez comme un boulet vers votre passion.

Je me souviens de mon enseignante de théâtre qui nous obligeait à jeter nos gommes avant d’entrer dans le théâtre. Pourquoi? Parce que le sucre épaissit la salive et ça va mal ensuite pour dire son texte! Et vous savez quoi? Ces obstacles sont pareils! Il faut les jeter à l’entrer de votre bureau, faut les balancer par la fenêtre avant de faire de la musique, il faut les effacer avant de peindre. Par quoi sommes-nous sensés alors le remplacer alors? Parce que oui, votre peur, votre désespoir sont des éléments qui peuvent vous stimuler dans la créativité. Si vous vivez du harcèlement, écrire sur le harcèlement peut être libérateur, certes! Mais il ne faut pas que ce sentiment négatif vous contrôle. Il faut qu’il devienne extérieur à vous, comme un objet d’étude autonome à votre volonté. Et vous avez à vous pacifiez, être vous, tout simplement, et nu devant votre art.

Non les cocos! Habillez-vous! Nu veut dire vulnérable. Accepter d’être ce que vous êtes aujourd’hui sans vouloir changer pour plaire, sans vouloir être parfait dès les trois premiers mots. L’idée est de vous remplir de votre essence, de vos rêves et de vos pensées. Écrire tous les jours en sachant pertinemment que c’est un retour sans cesse sur soi. Avoir une méthode de travail, oui, mais une méthode de retour vers soi aussi. Jetez votre détresse à la grande poubelle cosmique et accueillez-vous avec bienveillance. L’art vous permet de vous toucher, vous, intimement. Il vous faut alors accepter votre être dans sa globalité et l’embrasser!

La constance de revenir vers soi, comment le faire au quotidien au juste?

Parlez-vous! Consolez-vous! Accueillez-vous! Aimez-vous! Groundez-vous! En ce qui me concerne avec mon cheminement personnel, j’ai appris à distinguer deux personnages en moi. La grande Karine et la petite Karine. La grande Karine porte la force, la fierté, l’adulte, la confiance, les conseils et la bienveillance en moi. La petite Karine, qui est toute aussi importante porte mes peurs, mes blessures, mes doutes, ma naïveté et mes réactions impulsives. C’est la petite Karine qui amène les obstacles de l’écriture dans le bureau. Toutefois, c’est la grande Karine qui lui dit : « Hey, je suis là. Ça va bien aller. Laisse Peur et Honte à la porte, il y a fierté et joueur qui nous attend. Tu viens on va aller s’amuser ensemble?» Je ne le fais pas toutes les fois, mais j’ai consciemment besoin de me parler, quand Peur, Honte et compagnies amènent le bout de nez dans les parages. C’est drôle, chaque fois que je veux écrire… Alors, je dois constamment revenir vers moi. Je dois me rappeler que si je veux un roman, je dois, m’asseoir tous les jours et écrire. Je dois, pour vivre une vie épanouie, constamment me demander si cela aide à me nourrir ou cela me détruit. Je dois, pour me pacifier, constamment revenir vers moi, pour m’accueillir avec bienveillance. Et ça les cocos, ça se fait dix-huit pouces à la fois.

Je suis une criminelle

Va s’y. Assis-toi. Il faut qu’on se jase. Tu vas voir, après on va se sentir bien tous les deux. Il faut parfois, prendre un temps d’arrêt et s’expliquer les choses dans le blanc des yeux. Dans ce cas-ci dans la réflexion de nos écrans d’ordinateur. Il y a des sujets ultra importants dans la vie et… celui dont j’ai besoin de te parler c’est… n’en fait pas parti du tout!

Si tu lis ce blogue, tu as probablement déjà remarqué. Je n’ai pas toujours le temps et je ne suis pas parfaite non plus. Je ne veux pas passé ma vie à chercher la perfection non plus. Toi non plus tu ne devrais pas. Ça rend simplement malheureux. Donc…cette chose… Quand j’écris, il m’arrive parfois… ho mon dieu… Je suis anxieuse en ce moment! Ben… des fois.. souvent… Je fais des fautes…

Bah! Ouais! Je ne pige pas toutes les règles de français. Ça ou sa. c’est ou s’est. Quel calvaire! Et ouais! Il m’arrive qu’un S se perde, il est peut-être aller me chercher un café et il s’est perdu en chemin, qui sait? Un mot peut aussi avoir eu un hoquet et il en résulte qu’il est  horriblement écrit. J’en est fait saigner des yeux des pauvres diables qui supportent pas le mot mal écrit. Plusieurs même à cause de mes erreurs… Peut-être est-ce même arrivé toi aussi? On a du souvent te le dire… Le participe passé avoir s’accorde avec le complément d’objet direct! Au travail ce n’est pas professionnel les fautes! Ben quin toé, je ne fais pas un mauvais service tout de même? Bon sang! Les réactions… Comme une boîte de pandore qu’on ouvre, quand tu parles d’orthographe à un accro d’la langue, tu ne sais pas quels maux te tomberont dessus! Tant mieux qu’il y est ces types de gens qui oeuvre à libérer le français des entraves érigés par les écrivains comme toi et moi qui s’amusent parfois à trop décorer le sapin de noël avec des e, des s, pis des t en trop… Le tournis te pogne vite! Mais il y a heureusement ces braves qui combattent le mal…

Mais tu sais quoi, même si tu désirs devenir écrivain c’est pas ben ben grave. Tu vas finir par t’améliorer tiens! Si t’aime les mots… un moment donné, tu vas savoir comment les écrire à force!  Sté! Cette chose publique (mon blogue) que je laisse livré à lui-même dans un océan de critiques et aux regards intransigeants de certains Templiers du vocabulaire… Il y en a eu des erreurs. Et ça continue. Il y en aura toujours. Même après antidote. Je me mets le pieds dans la bouche encore. Mais j’continue d’écrire parce que j’aime ben ça. Et j’ai fini par abandonner la grande route pour me dire que j’vais bien aimer me promener sur les petites routes de campagne dans garnotte.

Dans mon blogue je suis moins inquiète maintenant je me dis au pire, il n’y a que moi qui le lit! Mais si tu lis et tu t’offusques, faut pas me jeter en prison. Je fais de mon mieux. Pour mes romans, je fais appels à des pro’ qui connaissent la langue dans tous ses caprices, je veux dire… dans toutes ses règles! Je me dis qu’au final, à chacun son métier! Pis tu devrais penser aussi à ça quand tu débutes dans cette passion pis que t’es plus ou moins doué. Faut pas s’arracher les cheveux de la tête pour un mot mal écrit! Un jour, si c’est vraiment ta vocation d’être écrivain(e) tu te trouveras des outils pour t’améliorer. Il y aura des gens en chemin pour te soutenir. Il faut juste pas baisser les bras parce qu’il y a des coquilles ou des phrases qui ne veulent rien dire. Ça arrive à tout le monde de réaliser qu’au lieu de deux mains tu as taper avec ta trompe d’éléphant. Faque relaxe. Relis. Courage.

Faire des fautes ce n’est pas le plus important. C’est inutile de te rendre coupable. Ça ne fait que nous décourager et l’écriture devient pénible. Pis oublie pas de continuer à t’amuser. Parce qu’au final, c’est pour ça que tu écris, tu aimes le bien-être que cela te procure, non?

 

Faire de son mieux

Je ne suis pas une experte en écriture. C’est un fait et je ne prétendrais jamais le contraire. Toutefois, j’ai appris certaine chose à force d’écrire et de me renseigner. Vous aussi, vous le pouvez; Apprendre et acquérir à votre simple volonté de nouvelles connaissances sur l’écriture. Il y a un élément qui revient sans cesse. Une notion qui demande d’être rappeler tout au long de notre processus créatif.

Faire de son mieux. 

Pour résumé les propos de Elizabeth Gilbert mieux vaut un livre bien ou simplement correct voire médiocre qu’un livre jamais écris. Vous êtes peut-être comme moi, avec une idée bien conçu de ce que devrait être un écrivain. Parfait. Je me bats contre cette pensée et parfois, des conversations avec d’autres auteurs sont houleuses parce que cette définition est acharnement réclamer par plusieurs. Qu’est-ce qu’un auteur? Un bon auteur? Faut-il être publié? Faut-il mériter l’acclamation des critiques? Faut-il vivre de son art?

Je ne penses pas que ce sont les bonnes questions à se poser. Je ne penses pas si nous voulons évoluer dans l’écriture qu’il faut s’enchaîner à ses positions. Effectivement, mes deux premières nouvelles ont leur bons et moins bons côtés. Tout le monde en a eu à redire. Mes parents, ma famille, mon frère, mes collègues… Tous avait un opinion. Nous sommes tous des critiques d’art. Et c’est réellement bien! Cela veut dire que quelque chose, quelqu’un, quelque part a susciter un intérêt ( minime, négatif ou positif- peu importe). Ce que je veux dire en fait, c’est qu’on s’en fout. Il faut… sinon on passerait notre temps à réécrire et corrigée et évaluer…. Sans jamais essayer de terminer un projet. Parfois, un seul mot, une seule critique nous détruit et plus jamais nous ne voulons jouer avec les mots malgré que cela nous remplis de joie.

Faire de son mieux qu’est-ce que ça veut dire? Bon sang! Dis-nous Karine où tu veux en venir?! Je crois que vous avez déjà compris mes cocos. Faire de son mieux c’est s’amuser avec les mots. Assumé d’être en connexion avec son moi profond. Accepté notre vulnérabilité. Accepté de prendre le risque. Accepté le défi. Créer. Regarder. Sentir. Toucher. Faire de son mieux, c’est dire au diable les autres, je le fais pour moi. Moi seul(e). La vie passe si vite alors, par pitié, ne perdez pas votre temps à faire les choses pour les autres. Vivez pour vous, une vie merveilleuse et créative, à votre rythme, avec amour. Puis, après, une fois un projet terminée dîtes-vous simplement, que vous avez fait de votre mieux et c’est bien comme cela parce que vous avez essayer. Et la vie c’est ça, tout simplement, essayer des patentes et d’en guosser d’autres.

Laisse vivre ton personnage

Mon chapitre 29 me pose problème. J’arrive au dernier quart de mon histoire. L’intrigue doit s’accélérer. J’ai le devoir de répondre aux questions / hypothèses émissent dans le premier quart. Du moins, y répondre en parti… Je sais d’où je viens et je sais où je m’en vais. Qu’y a-t-il entre les deux? Vous avez deviner! Les personnages.

Vous est-il arriver à un maillon important de l’histoire et de vous dire: « Putin! Je suis aller vraiment loin! Comment je fais pour que tout se tienne? » Probablement. Des fois on en dit trop et parfois… pas assez! Cela peut causer des problèmes de chronologies de l’histoire dans son ensemble ( la suite des chapitres). Mon coach d’écriture focus énormément sur les personnages. Au final, ce sont les moteurs de notre histoire. Ce sont eux qui décident d’aller à droite ou à gauche. Un peu aider par notre main, mais est-ce vraiment le cas? Une fois que la personnalité est comprise et qu’elle fusionne avec le cadre de ce que vous racontez, n’est-ce pas le personnage qui décide finalement? Quand je suis arrivée à ce chapitre 29, il me manquait des informations. Je pensais devoir ajouter un autre chapitre pour expliquer le détail que j’avais manquer. Je pensais détruire un autre parce qu’il était inutile. Ce n’était pas encore la bonne solution. Pas  encore. C’était trop définitif et effrayant. Je sentais que quelque chose clochait à mon histoire.

J’ai relu le chapitre avant et celui d’après. J’ai questionné mon personnage. Où tu vas? Que cherches-tu ici? Vas-tu y arriver? Que vas-tu rencontrer? Comment vas-tu réagir? Es-tu triste? As-tu faim? Comment te sens-tu?

J’ai réalisé que mon personnage avait toutes les réponses. Cela fait 28 chapitres qu’elle dirige l’histoire et fait des choix par rapport à sa personnalité… Il est logique que je poursuives sur cette voie, n’est-ce pas?

J’espérais ne pas être tomber sur un de mes caprices ou une réponse rapide pour camoufler un problème… Toutefois quand j’ai retravailler le chapitre en gardant l’objectif clair d’où cela allait aboutir et comment elle devait s’y prendre pour l’atteindre… Cela a été facile. Facile? On s’entend, c’était plutôt ardue. J’ai fini le chapitre 29 en me disant Wow! Comment tu as fait Karine? Toutefois, je n’ai rien fait. J’ai guider. Éliminer toutes les solutions jusqu’à une colle vraiment à mon personnage. D’ailleurs c’est une maudite entêtée celle-là! Un peu d’arrogance, un peu de réplique cinglante, un peu de magie et de l’émotion plus tard, je ressortais de ce combat satisfaite.

Il faut les laissé vivre par eux-mêmes. Vous avez passé des heures voire davantage de temps à peaufiner ce qu’ils sont, créer des êtres complexes qui semblent véridiques… Oui! vous êtes dieu, vous manipulez votre histoire comme bon vous semble, mais votre ressentis on s’en balance. C’est d’eux que vous parlez pas de vous. Acceptez que l’enchaînement de vos actions avec leur personnalité unique prenne leur pied et que vous y perdiez un peu la maîtrise. Plus vous laisserez leur personnalité se mettre en action( une phrase, une réplique, une émotion, un geste, un combat, un souvenir, etc) plus votre histoire s’enrichira et deviendra vrai. Vrai pour vous. Vrai pour le lecteur.

Frustration

Un blocage que je rencontre souvent: la frustration. Cette dernière s’accompagne souvent de son ami Désespéré. Quand je sens qu’un chapitre n’avance pas, que les personnages se rebellent contre moi, que le projet est loin d’être fini, que la correction s’alourdit, que les maisons d’édition refusent toujours mon texte… Qu’est-ce que je suis sensée faire?

La frustration me limite et m’empêche de progresser. Elle me scie les deux jambes et je tombe durement sur le sol. Je ne vois pas de solution. Je broie du noir. Et je me demande si j’ai eu raison de poursuivre mon rêve d’écriture.

J’ai réalisé que la solution vient avec la frustration à tout coup. Regarde dont la de plus près. Que nous dit-elle? Nous bloquons. Nous sommes engorgés dans notre écriture et physiquement les symptômes semblent être similaire : agitation, épuisement, aveuglement. J’ai beau me lever et faire les cent pas, cela ne marche pas. On peut bien me dire de me calmer, cela ne marche pas. Alors que suis-je sensée faire? Fermer l’ordinateur et passer à un autre rêve? Non. Je vis ma frustration. Je prends un papier et un crayon. J’expulse ma colère. Je sors mes contradictions. Je dois sortir du blocage, me remettre en mouvement, mais surtout, ne pas camoufler l’émotion. Car celle-ci reviendra davantage plus forte.

Il m’arrive de parler à mon chapitre et à mon personnage. Qu’essayez-vous de me dire? Qu’est-ce qui ne marche pas? Où? Comment y remédiez?

Hier, je finissais la dernière ligne droite de la correction d’un super projet qui sera en maison d’édition. Après avoir reçu le mauvais fichier ( une vieille version) et avoir réaliser une heure plus tard que je corrigeais pour rien… La frustration s’est emparée de moi. J’avais tellement bûché sur ce texte et je réalisais que ça ne se terminait pas encore! Maudit j’avais hâte d’en finir! Je ne supportais plus l’idée même de cette histoire. Je revivais des moments désagréables de mon expérience. J’ai dû faire le point. Allez manger un peu. Boire beaucoup d’eau et revenir cette fois avec le bon texte. Pourquoi j’étais frustrée au final? D’accord, j’ai perdu une heure. D’accord la correction a été dure depuis le début de ce projet… Mais bordel que j’ai appris! Ce n’est pas mon texte chouchou, mais cette expérience me reste coller à la peau. J’ai dû modifier mon sentiment de frustration en fierté. Car il faut se l’avouer on est bon pour se casser la tête sans jamais s’autoriser à avoir du succès ( même le plus infime). Je me suis rassis et j’ai parlé à mon texte:

Voilà ce qu’on va faire! Je sais que c’est la millième fois que je te corrige ( hyperbole), mais c’est l’étape la plus cruciale. Sans ça, mon petit, tu vas être difficile à digérer pour tout le monde. Faque s’te plait, coopère un peu et j’arrête de chialer!

Tout en corrigeant avec l’aide de ma coauteure, j’ai laissé la place à l’humour et à la joie innocente. Un effort joyeux malgré la tâche interminable. La frustration, il faut la voir comme un épouvantard ( Harry Potter). Elle pourra prendre plusieurs formes et même celle de vos peurs les plus profondes. Cependant, le rire pourra rendre la chose/situation ridicule.

 

Je sais que ce n’est pas toujours facile. La frustration non seulement est désagréable à vivre, mais elle nous fige sur place. Elle nous détourne de notre premier objectif: Essayer de faire une histoire.

Détectez-là.

Criez un bon coup.

Puis, laissez la joie vous inonder.

Retrouvez l’essence même de ce qui fait qu’écrire pour vous est un bien-être. Reprenez vos objectifs. Penchez -vous sur une autre partie si cela n’avance vraiment pas. Mais surtout, ne la laissez pas gagner cette frustration. Pas aujourd’hui.

Écrire tous les jours Part 2: L’art de se mettre en action et le rester

Je me suis secouée les puces! Parfait! Maintenant il est important de savoir où je vais. Je n’ai pas de misère à m’organiser. J’adore organiser. J’adore bardasser ( pour reprendre l’expression acadienne). Mon gros plaisir est de m’acheter un agenda et de commencer à le décorer. Je n’ai pas encore pris l’initiative de faire un bullet journal, mais par tous les dieux j’y pense souvent! J’aime voir les to do list et leur petit crochet. J’adore voir une tâche notée et terminée dans le temps accordé. Hélas! on est pas tous des pros du calendrier. On a nos réfractaires et nos procrastineurs. Mais à moins qu’on soit pathologiquement atteint et encore là, je crois que quelqu’un peut s’enligner. On le fait tous. Un moment donné.

Outils

Écrire est pour moi l’opportunité de m’acheter du matériel de bureau. Une autre chose que je raffole maladivement. Les crayons. Les cahiers. Les feuilles de couleur! Il y a un réel plaisir à m’équiper. Comme faire du bicycle, on a besoin d’Accessoire. On a besoin de connaitre la mécanique, de huiler un peu notre chaîne… Concevoir une histoire ou du moins ce qui entoure cet acte, ce n’est pas vraiment différent. Sans tomber dans la démesure et dans le luxe, parfois, s’outiller peut renforcir notre envie de s’asseoir pendant des heures devant l’écran.

Il y a d’autres outils comme les dictionnaires, les cooccurrences, etc. Ceux-là sont plus techniques, plus essentiel à la qualité d’écriture.

Calendrier ou pas calendrier telle est la question

Pour tous mes projets d’écriture, je leur fait un calendrier. J’aime que les choses soient claires. J’aime savoir où je m’en vais. Voir les étapes de ma démarche. Je n’apprécie pas toujours me demander où j’en suis et d’où je viens. Attention! On a pas besoin d’être un calendar crack head ! Je ne vous proposes pas de tout noter et en tout temps. Mais savoir que nous progressons, que notre objectif est à 60% ou à 10% fait une différence. Ce donner des échéances nous évitent de prendre trop de temps là où ce n’est pas nécessaire. Par exemple, créer un personnage ou trouver la thématique de son histoire demande un temps différent. Plus ou moins longue selon chaque individu. Le calendrier me permet aussi essentiellement de savoir à quelle étape je suis rendue. Je me rappelle d’être patiente avec moi. Ici je suis en train de mettre en place le squelette de mon histoire = temps. Par contre là, je fais le résumé. une ligne ou deux maximum et je dois savoir globalement qu’est-ce que je m’en vais raconter.

Prendre des notes

Mon calendrier possède beaucoup de notes sur mes séances, sur mes améliorations à faire, vers l’atteinte de mon objectif, vers le peaufinage de mon histoire. Restez actif! Restez présent! Prenez des notes sur votre période d’écriture. Améliorez-vous.

Lire, découvrir, rencontrer, exercices

Ne restez pas dans votre tour d’ivoire. Vivez! Sortez! Allez à des conférences. Rencontrez vos auteurs favoris si c’est possible. Allez prendre un café avec d’autres passionnées d’écriture de votre région, faîtes des activités d’exploration artistique.

Cette découverte, chaque pas que vous ferez en direction de votre choix d’écrire tous les jours, vous bénéficierez de l’aide des autres, leur support, leur nouvelle façon de voir cette montagne.

Joie et plaisir

Quand je suis écœurée. Vraiment tannée. Épuisée. C’est le temps d’une pause. Je veux me garder dans le jeu et le plaisir. Écrire me remplis de joie. Oui! même dans les impasses chronologiques!

Tous les jours

Ne grincez pas des dents! Je sais! Je sais! Tous les jours! J’ai tellement de choses à faire! Je n’ai pas le temps, de m’asseoir et écrire à tous les jours, pendant la même période… Pourtant! C’est comme allez au Gym ou plutôt sauter une journée d’exercice, revenir dans vos bonnes habitudes est plus difficiles. Nous l’avons tous vécu. Alors j’insiste, trouvez-vous du temps! c’est un moment privilégier avec votre historie, votre passion, vous-mêmes. 6h, 1h, 10 minutes par jour peu importe! En autant que vous continuer votre mouvement. Je ne prétends pas à un assiduité digne d’un miliaire, mais c’est important d’y plonger un œil fréquemment.