Bonjour Décembre

Nous avons enfin traversé ce novembre gris et pluvieux. Ainsi que ces désespérantes hausses et baisses de température. Lorsque Décembre arrive, tout semble s’éclaircir. Les gens mettent leur décoration de Noël et d’un seul coup notre quartier morne est transformé. C’est sûr que l’approche du magasinage, des fêtes, des repas en familles et des cadeaux à de quoi nous ravirent… Mais ce n’est pas pour ça que j’aime ce mois.

Décembre quand tu viens, je dois m’enrouler dans mes foulards. J’adore porter des foulards. Je sors mes couleurs rouge et vert, bleu et argenté, dorées et rouges. Et j’ai l’impression d’être à nouveau moi-même coloré. Décembre quand tu viens, j’apprécie mon café davantage ou même avant ce dernier, mon lit et mes couvertures doublées. Elles sont lourdes et chaudes. Ma peau caresse doucement le textile et je me sens bien. J’aimerais m’accrocher à mon lit et y rester jusqu’en janvier. Décembre quand tu te pointes, tu arrives au galop et il te faut plusieurs essais infructueux pour réussir à t’installer. Ta première neige est toujours une chose magique qui rend le plus fermé des cœurs, heureux. Le soleil disparait et les nuages envahissent les cieux, mais décembre, tu es doux dans ces moments. Et j’attends, impatiente, que les flocons tapissent mon petit balcon pour aller y mettre mon chaton. Tu sais, Décembre, tu fais du bien aux gens. Il y a la joie qui nous envahit, mais pas seulement… On a les yeux qui brillent et on retrouve nos souvenirs d’enfants, à quatre pattes avec nos accessoires de cuisine dans la neige, avant le souper, les joues roses et le nez qui coule. On revoit nos premières tentatives sur la glace avec ces patins trop grands et la poubelle pour nous tenir en équilibre. On escalade de nouveau cette montagne de neige et de glace que nos pères ont construite pour glisser… Tu es aussi le dernier mois de l’année… le dernier passage et on espère tous que la prochaine sera meilleure. Tu amènes l’espoir et tu réunis les familles avec tes parfums de baie et de sapin, tes biscuits au four et ta traditionnelle dinde.

Je crois que je suis contente de te voir une année encore Décembre. Il y aura toujours des personnes qui te regarderont et penseront à cette fameuse pelte et ce froid de février, mais ils ont oubliés de rêver ces gens-là. Ils oublient de t’accompagner et ne penser qu’à cet instant plutôt qu’à demain. Moi, en tout cas, je suis bien heureuse de te voir Décembre.