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Bibliographie V.1

Après plusieurs  heures à ne pas écouter en classe, après la confusion que sa place n’était pas sur une route utilisée par plus d’un, la passion de Karine Vienneau se révèle enfin: L’écriture.

Depuis sa tendre enfance attirée par des mondes fantastiques, par des légendes et des personnages attachants. Elle découvre que le métier d’écrivain est fait pour elle. Karine fait des scénarios, elle se crée un univers bien à elle.  Elle veut partager et y imposer sa marque.

Mais selon elle, l’écriture s’est ardue. L’écriture fait du bien autant qu’il terrorise. Des auteurs comme Hubert Reeves, J.K. Rowling, Mario Francis, Louise Gauthier, Bradbury, Paulo Coelho, Micheal Crichton, Frank Krebs, Herbert George Wells, Jules vernes et bien d’autres viennent influencer son imaginaire.

«Écrire est une longue étape de destruction et de construction. Ici, je ne parle pas de l’histoire, mais bien de l’auteur.»

Cependant, il ne s’agit pas simplement d’être créative ou d’avoir des idées. Plusieurs auteurs ont façonné avec les années sa vision du métier d’écrivain. Des phrases qui la marqueront :

« C’est bien avoir des idées, mais faut savoir écrire.»

-Mario Francis-

« Prendre sa créativité et l’asseoir sur une chaise.»

-Jean Barbe-

Ce sont des phrases qui l’ont découragé et l’on fait rager. Mais, il fallait comprendre que l’écriture naitra du chaos et c’est à l’auteur d’y ajouter une technique, une façon de faire, un peu d’ordre dans ce désordre. Karine se dote d’une méthodologie, une structure d’écriture. De la discipline pour atteindre son objectif : Être publié.

Karine a toujours eu un profil entrepreneur et un talent certain pour la vente, alors elle se décide de se lancer le défi suivant : se publier soi-même passant par toutes les étapes. Recherche et développement d’œuvre littéraire, création, correction, Infographie/ graphisme, mise en page, impression, distribution, vente et représentation.

Elle refuse de perdre le monopole de son expertise au profil des grandes maisons d’édition. Son œuvre, Karine Vienneau, un produit fièrement bâti de A à Z.

Bien sûre, elle n’a pas l’expertise d’une maison d’édition, mais elle ne prétend pas à la perfection. L’écriture est une question posée, un sujet donné, une tentative de communication. Ce qu’il faut, c’est juste susciter l’intérêt.  Dans la vie et dans toute chose, la perfection est difficilement atteignable, utopique. L’auteur n’a pas peur de déplaire.

«J’écris d’abord pour moi. J’écris pour sortir de ma tête mes inquiétudes, mes angoisses, mes espoirs et ma façon de voir la vie et de m’y accrocher.»

Académiquement, Karine Vienneau est aussi titulaire d’une technique en gestion de commerces  et a complété le certificat en administration et le certificat en Ressources humaines à l’université.

«Pour faire ce qu’on aime, il faut être créatif et sans audace, on fait comme tout le monde. Sans discipline, on est un artiste frustré qui piétine ici et là. Ce n’est pas mauvais, mais l’accomplissement d’avoir terminer une œuvre, la fierté d’avoir fait quelque chose, d’avoir essayé une patente. Ça…ça vaut les heures de sommeil perdues. »

« J’ai compris que j’aimais m’exprimer et que j’aimais être confronté aux autres. Je suis une artiste, je mets en doute mon existence et celle des autres au regret des gens bien installés dans une routine.   »

L’auteure ouvre son groupe d’entraide à l’écriture en 2016 avec une amie. Son but est d’apprendre à parler d’écriture et de visiter l’intérieur des têtes de ses collègues écrivains. Un groupe gratuit avec les valeurs d’entraide.

«Tout le monde peut écrire, ça n’appartient pas uniquement à des auteurs qui publient ou aux grandes maisons d’édition qui marquent la ligne. L’écriture fait partie de notre expérience humaine.»

Karine Vienneau nous livre des histoires pouvant passer de la spiritualité (Amérindienne  et bouddhiste), aux oreilles en pointe d’une créature elfique, aux fonds étoilés du cosmos. Elle se différencie par la profondeur des questionnements, la trame psychologique des personnages, par l’intériorisation de la victimisation et sa place dans l’univers.

Acheri, la légende de l’enfant-squelette est la première nouvelle que livre l’auteure (décembre 2016) . L’écriture était un défi, mais cette courte histoire lui fait croire à son potentiel, renforcit ses valeurs et propose de le partager, pour la première fois, avec un autre humain.

Note: Je ne sais pas pourquoi j’ai choisi cette photo. Désolé….