Un sujet cent fois utilisé

Tous les auteurs sont des copieurs.

Avant de crier au scandale, lisez ce qui suit. Ce que je veux dire c’est que les sujets, les inspirations, les cultures, les combats intérieurs, les émotions, etc. sont tous des chemins cent fois empruntés. Dans l’écriture, il ya un paquet de ces charlatans d’écriture qui nous parle du terme de créativité sans cesse. « Sois plus original» ou « soit créatif» ou « tu devrais faire différemment ». Quand nous demandons comment? Ces gens haussent les épaules. L’originalité je n’en ai rien à ciré.  L’originalité n’existe pas. Nous innovons. Nous prenons un élément existant et nous l’utilisons à l’aide de notre vécu, notre histoire, notre culture et notre vérité, notre perception.

« Cette histoire a été racontée, mais n’a pas été racontée par toi tout simplement ». Tous les auteurs ont leurs auteurs fétiches qui lui a dit ça un jour. C’est tout cute et ahhhhhhhhhhhh. On se sent inspiré et capable de recréer le monde grâce à notre nous. On se sent bien. On croit en nous. Et on déchante vite! Ce n’est pas juste une histoire créée par vous. C’est votre histoire à vous. Mais j’écris sur la magie moi, ce n’est pas vrai! Tu crois que J.K. Rowling avait des détraqueurs à côté de chez elle qui vivaient? Eh bien! La réponse est oui. Elle a sorti ces créatures de son imaginaire au moment où elle était le plus en dépression. A-t-elle inventé la dépression? Non. Elle a utilisé son environnement et a innové. Est-ce qu’on me suit?

Les écrivains aiment les belles phrases. La belle poésie. Le mot juste. La tournure élégante et à couper le souffle grammaticalement parlant. C’est évident tout ça. On aime que nos auteurs ou nos artistes préférés nous réconfortent dans la beauté de la création. Dans la confection d’une toute petite et jolie histoire de notre crue qui se raconte avec nos mots. Et il y a ces auteurs qui vendent leur corps, qui parie avec le diable, met leur coeur sur la table et pleure comme un enfant qui aurait laissé tomber sa sucette sur le sol et que sa maman ne pourrait jamais consoler, car la poussette a écrasée le bonbon.

Ce que je dis c’est ne tenter pas d’être original. De tenter pas de trouver LE SUJET du prochain best-seller interplanétaire. Prenez un sujet. Lisez sur le sujet. Décortiquez-le. Rendez-le vrai à vos yeux. Interrogez-vous sur les situations. Interrogez-vous intérieurement. Les sujets doivent être cent fois utilisés pour que vos précédents puissent vous léguer de bonnes cartes pour le reste de votre voyage. Les sujets ne peuvent être épuisés, car il y aura toujours une vérité propre à chacun. L’originalité n’existe pas. L’humain n’est pas original même dans sa propre existence il n’est qu’une copie plus améliorer d’une autre ( Plus améliorer selon certaine croyance, hein! ).

« Mais je veux me distinguer des autres moi ». Tu es déjà différent des autres, le savais-tu?

« Comment puis-je intéresser quelqu’un à me lire sans être original? » Ne sois pas original. Écris. Tout simplement. Apprends. Joue avec les mots. Parle-moi. Parle-nous de ta vérité.

« Comment parle-t-on de sa vérité? » Dénude-toi( émotionnellement). Regarde ton passé. Regarde tes envies. Regarde tes frustrations. Regarde tes joies. Soi transparent vis-à-vis toi-même. Ose dire les choses qui se cachent en toi qui n’es jamais allé prendre du soleil.

« Si je n’ai rien en moi?» Alors je t’invite à te découvrir.

Détourner

Je n’ai pas eu une longue carrière d’étudiante. Pour tout dire, j’ai fait plus que certain et moins que d’autre. Cette angoisse qui me tenaillait à chaque nouvelle matière si j’allais finir ma vie dans ce domaine-là. Chaque enseignant qui partageait sa passion j’y croyais sincèrement. Au final, les illusions partaient et je restais seule avec un point d’interrogation à la case carrière. Je ne savais tout simplement pas ce que je voulais faire plus tard. Comment peut-on déterminer l’avenir avec certitude avec les moyens et les réalisations du moment? Comment savons-nous que nous nous dirigeons vers la «bonne» voie? Certains sont tellement assidus depuis la naissance à leur profil, mais moi, il n’y avait rien. Oh! si! Le théâtre. J’aimais le théâtre et le café. J’avais ce rêve silencieux et utopique. J’ai écouté les grands et j’ai été en administration. Ça sera ça de gagner. Ce que j’aimais pourtant faire? Ce que j’aimais, ce domaine artistique était le seul objectif de ma vie, mais je l’ai rendu lucratif. Je l’ai empoisonné et fais « maturé ». Ce qui m’a amené à l’opposé. Le détester au final par sa faible importance aux yeux des autres. Alors je me suis retrouvée avec ce seul choix au cégep et à l’université. La vente, le marketing, les ressources humaines, la gestion, etc. Un ramassis de connerie quand vient le temps de l’appliquer parce que tout est un stratagème vers la productivité et l’efficience. Dans cet univers de droiture et carriériste, je ne me trouvais pas! J’arrivais à la pratique et il y avait des montagnes qui me séparaient de la petite lumière que j’avais vu danser dans mes cours. Où était cette passion que m’avait inculpé les professeurs? Où étaient la chaleur et le jeu que je cherchais dans mes équipes de travail?

Aujourd’hui, je marche comme dans un cirque, m’arrêtant à chacune des cages. Je pourrais être ce singe me dis-je un jour quand le lendemain je me prendrais volontiers pour un éléphant. Mais si j’étais cette femme à barbe ou ce squelette vivant? Si j’étais cette souris chantante ou ce dompteur d’hippopotame? Une carrière payante dans un beau bureau et du stresse toute la journée et de la fatigue pour souper ou un emploi sans tâche ni promotion calme dans un monde dément débilisante. J’étais rendue là. Rien n’était gagné et les affichages de poste continuaient élégamment  leur promesse. Mais si j’avais à faire un choix lequel prendrais-je? Le poste facile ou celui plus compliqué? L’avancement ou la tranquillité? L’argent ou le temps? Ma décision m’amenait devant un précipice. Mauvaise réponse j’étais poussée. Bonne réponse je m’y jetais. J’étais en pleine guerre! Mon transporteur était piraté et toutes mes pensées étaient captives. Rien n’était joué et j’avais l’étrange impression que j’avais déjà perdu.

L’affaire que je ne disais pas était que j’aimais une seule et unique chose dans la vie. Une chose bien évidente qui se dévore des yeux et qui fait vivre mille émotions. Je voulais travailler à l’épanouissement de mon art. Je voulais un emploi qui me libérait du temps et tout ce qui se promenait en moi était l’affirmation des adultes que j’avais eus autrefois à pareille occasion. Je devais choisir moindre parce que je n’étais pas si douée. Je devais choisir les billets plutôt que le coeur. Prendre la décision de la tête plutôt que celle de mon âme. Que devrais-t-on faire quand notre âme était divisée? Quand notre coeur avait été détourné si tôt de son chemin? Que nos paroles n’étaient plus les nôtres, mais un texte cent fois avalé et recraché? Et pourtant ce n’est qu’un poste… un poste que je pourrais changer quand bon me semblerait. Je perdrais un autre, mais j’aurais celui-là et il y en aurait d’autre. Alors pourquoi cette décision qui n’était toujours pas entre mes mains me troublait à ce point? Au point que je ne dorme pas? Au point que ces scénarios dans ma tête tournent et tournent sans cesse comme ces manèges de foire. Oui. Non. Décidez! Vous! Je ne peux le faire moi-même. Qu’est-ce qui ne va pas chez moi? Je suis un freak sans son cirque. Je suis une étudiante sans diplôme. Une employée sans carrière. Une écrivaine sans mots… On m’a détourné de mon rêve et je ne sais plus quoi rêver désormais.

Thirteen reasons why

J’avais entendu beaucoup de potins au sujet de cette série. De bonnes choses comme de moins belles choses. J’ai décidé d’en avoir le coeur net et de me faire ma propre opinion sur le sujet.

Évidemment, j’ai été choquée sur le sujet. J’ai été choquée des scènes sur le harcèlement, sur celle des viols et la fameuse scène de suicide. Oups! J’ai dit le mot vilain. Suicide… Oui, je suis comme tout le monde j’ai les poils qui se dressent sur mon bras quand je prononce le mot. Mais comment réussir à en parler sans dire le mot? Sans donner l’impact à ce mot comme il convient? Ce qui me choque le plus c’est l’hypocrisie des gens qui veulent en parler sans vraiment en parler. Je crois qu’une série comme celle-ci permet de défaire les non-dits et les illusions que nous avons sur l’acte de s’autotuer. Pourquoi quelqu’un veut-il se tuer? Pourquoi quelqu’un veut-il disparaître? Désirer ne plus exister? Aurons-nous une vie humaine pour comprendre?

Ce qui m’a troublé le plus est la finale. Tout le monde est coupable. Tout le monde y a ajouté son grain de sel. Tout le monde aurait pu attacher cette personne à la vie. Les intervenants, les enseignants, les directeurs, les parents, les amis… Mais chacun a laissé mourir l’espoir. Des pancartes le suicide n’est pas une option ont-elles vraiment leur impact quand la personne aux prises avec son côté le plus sombre d’elle-même ne prend même pas la peine de lever les yeux du plancher? Tous ces beaux discours va voir un médecin, un psy…eux comprennent, sont-ils justifiés? C’est juste moi ou j’ai un énorme malaise de confronter la réalité que sincèrement… peu de personnes peuvent aider quand on décide de mettre un terme à la souffrance.

Alors non…cette série ne vous montre pas comment faire. Si vous l’avez pris comme tel le message n’a pas eu d’écho en vous. Vous devriez peut-être la regarder de nouveau ou… vous questionner sur votre propre sensibilité. Que craignez-vous au juste?

Un sourire. Une bonne blague. Une caresse sur l’épaule. Un bonjour. Un intérêt sincère vers l’autre, sa vie, ses passions… c’est cela la véritable cure. Avec la patience comme alliée évidemment. Je ne prétends pas connaître la solution ultime, il n’y en a pas. Les gens font ce qu’ils font parce qu’ils sont malades et sont dans les ténèbres, mais il suffit… parfois… de remettre la lumière.

Pourquoi la série m’a affectée autant? Je ne peux m’empêcher de penser à un ami qui a osé le faire… Sans rentrer dans les détails pour protéger sa mémoire et celle de ses amis proches… car je ne le connaissais pas vraiment. Comme dans cette série, j’ai eu un rôle difficile. Celui de continuer à parler méchamment. Celui de ne pas accepter la personne totalement. Sa différence. Son unicité. Pourquoi? Loin de dire qu’on fait tous des erreurs, j’étais jeune et stupide et ma conception du monde et de sa diversité était une grande déficience. Par chance, j’ai grandi et j’ai appris. Mais ce n’est pas seulement ça qui m’a affecté. Je ne peux pas prendre  simplement l’histoire de quelqu’un d’autre et me l’approprier. Je pense aussi à un collègue de travail qui a sauté du sixième étage et a fait éclater sa tête au bas des escaliers. Chaque fois que je passe là, je retiens mon souffle. Je ne le connaissais pas, mais j’ai mal parce que le prochain je pourrais le connaître. Toutefois, si la série m’a affecté autant c’est sûrement parce que j’y ai pensé un jour…plusieurs jours. Pendant longtemps, disons. Même si ma vie a été différente des protagonistes, l’émotion est la même. Le sentiment de profonde solitude… Incurable, indéniable et fatale je la connais que trop bien.

J’ai trouvé à temps l’écriture. J’ai trouvé à temps ma chandelle qui m’éclairait dans les ténèbres. Je me suis tuée par l’intermédiaire de mes personnages plus d’une centaine de fois. Au fond, mes livres, c’est moi en entier ou en partiel, mais il s’agit toujours de moi.  Alors cette série originale de Netflix a fait ressortir de sous mon lit quelques monstres qui s’y cachaient depuis longtemps. Et si, on cesse de voir nos héros comme des personnes en cape avec de super pouvoirs, mais plutôt comme des personnes vulnérables et sensibles… peut-être…je dis bien peut-être on arriverait, du moins, dans l’art à éveiller quelques âmes, à sauver des gens qui nous sont chers. Je crois que 13 raisons devraient être écoutées en famille afin d’ouvrir la discussion. Simplement l’ouvrir afin de briser l’isolement, briser les doutes, briser les pensées qui se noircissent.

Différente

Les deux amoureux étaient assis de biais à ma table. Ils parlaient un anglais parfait. La jeune femme buvait élégamment son thé pendant que son copain tendrement passait sa main contre sa cuisse. Je les regardais du coin de l’œil, incapable de me concentrer sur mon travail.  J’aurai bien aimé être cette jeune femme couverte de tendresse sous une table d’une maison de thé. J’aurai bien aimé être ce jeune homme qui écoutait attentivement son amoureuse entre deux gorgées. Lorsque des gens qui s’amourache devant vous et que vous, vous êtes célibataires depuis un bon moment, il vous vient plusieurs pensées étranges.

Ma première impression celle de l’envie c’était changer en une violente frustration. Je regardais à nouveau la fille et je l’enlaidis. Qu’avait-elle de plus que moi? N’était-ce pas un hasard que de tomber sur quelqu’un qui vous aime? En tout cas, après cinq minutes à la dévisager je le pensais. Puis est venue la tristesse. Un grand froid passa dans tout mon corps. J’étais seule. Seule et j’assistais avec impuissance à la plus simple tendresse entre un homme et une femme.

Mais ce n’était pas eux le problème c’était moi. Moi qui ai bien de la difficulté à tomber en amour. Moi qui n’ouvre plus son cœur. Moi qui pense à tous ses échecs passés et présents. J’étais rendue à haïr des étrangers! C’était un vrai délire. Je ne pouvais mesurer le fossé de différence qu’il y avait entre nous. Je ne parle pas en terme physique ou mental. Mais je n’étais pas elle  ni elle moi. Nous étions totalement opposés. Je ne parle pas de parole qu’elle aurait pu dire que moi j’étais trop gênée de dire. Il ne s’agissait pas non plus de la désolante réalité que j’étais seule et elle non.

Je constatai avec une grande frayeur que je ne croyais plus, au plus profond de moi que j’avais le droit d’être aimé à nouveau. Je ne pouvais pas imaginer que j’ai droit au bonheur. Je ne pouvais calculer mes statistiques et mes chances vu que je ne possédais ni un ni l’autre. J’étais fermée. Totalement recroqueviller vers l’intérieur sur mon potentiel séducteur.

Pendant que l’étrangère parlait sans cesse de tout et de rien. Elle parlait de son boulot emmerdant et que son mec la regardait avec désir, la rassurait et l’embrassait soudainement sur le coin de ses lèvres, je ne pouvais que frissonner. Que me fallait-il faire maintenant que je connaissais la vérité? À quoi devais-je m’appliquer désormais?

J’eus un sourire en coin. Je venais de trouver ma réponse.

Je devais commencer par apprendre à m’aimer.

Personne ne s’intéresse à mes écrits

Effectivement, il s’agit d’un sujet délicat. Qu’est-ce que je peux bien te dire, à toi qui te désespères d’être lut? Si je pouvais me projeter dans le futur et voir si oui ou non, tu trouveras ton lectorat, je le ferais. Pour toi, pour moi et pour tous ceux qui se désespère de voir sa carrière d’écrivain s’enflammer. Mais… parce qu’il y a toujours un mais. Ça ne se passe rarement comme cela. Il faut du temps et le temps, ça se gère difficilement. Du moins, ce que je veux dire, c’est qu’on ne peut le contrôler.

On contorsionne la question dans tous les sens? Et si? Est-ce que j’écris bien? Comment pourrais-je les intéresser? Je vais leur donner. Non! Je vais les faire payer. Je vais faire si et faire ça… Et la roue sans fin du désarroi tourne et tourne et tourne. Ouvrez vos petites oreilles bien grandes Écrivain de la relève. Taisez ces voix. Taisez-les le plus vite possible. Admettez pour aujourd’hui que personne ne vous lit et peut-être (je suis désolée ) que personne ne lira jamais vos écrits. Maintenant que vous vous êtes enfin débarrasser de tout ça, le vrai travail peut enfin commencer. Ce n’est pas les autres le problème c’est vous… Outch!

Si vous cherchez à être lu, vous manquez le plus beau de votre écriture. Si vous focalisez sur la gloire et l’admiration d’autrui sur votre brillante et lumineuse idée… Abandonnez, car vous ne serez jamais heureux sur ce chemin. Oui! Abandonnez vos rêves utopiques. Non… Ramenez votre manuscrit ici. Bon allez! Je vous donne quelques minutes pour le retirer de la corbeille virtuelle. Je vous dis d’abandonner ce rêve, pas l’écriture les amis. Si vous cherchez autant l’approbation, c’est que vos besoins d’amour, d’estime et de reconnaissance (votre validation de faire ce que vous faîtes) sont fissurés. Alors, relevez les manches et retournez bûcher sur votre manuscrit! Croyez en vous! Tournez votre idée dans tous les sens! Validez-vous! Abandonnez ces idées qui ne vous mènent nulle part. Levez-vous, marchez et revenez vous asseoir. Criez dans un oreiller s’il le faut.

Si votre histoire n’est pas lue c’est que ben… oui! On ne fait pas un chef-d’œuvre du premier coup. Lorsque la réalité m’a frappé, j’ai cherché à comprendre pourquoi. Pas pourquoi personne ne me lit, mais bien pourquoi mon histoire n’est pas intéressante. Suis-je simplement capable de la définir en quelques lignes? Suis-je capable de la résumer en cinq minutes? Je sais! Je sais! Un chef d’œuvre à tellement de détails…mais non… les conflits internes de votre personnage, son objectif et le but de votre livre devrait facilement sortir de votre bouche. Voilà une première piste à regarder. Ensuite, je me suis demandé si je ne savais pas quelque chose. Oui! Vous m’avez bien entendu! Est-ce qu’il y a quelque chose que j’ignore pour la conception d’un livre? Je suis donc allée chercher des ouvrages à la bibliothèque. J’ai fouillé. J’ai épluché le sujet et encore, je continue. Alors que puis-je faire? Allez me chercher un mentor? Allez chercher une personne qui a déjà fait le chemin avant moi? M’enligner? M’éclairer quand je suis dans les ténèbres? Oui et je suis allée en chercher. Nous avons plusieurs professionnels dans le domaine qui vous seront d’une grande utilité. Cherchez-les, trouvez-les, posez des questions et si cela vous parle, payez leur service. Chercher sur YouTube! Envoyez des courriels à vos auteurs préférés (les auteurs québécois sont hyper sympa pour ça). Après tout ça, reprenez votre manuscrit et relisez-le. Coupez ce qui ne va pas, améliorez davantage et relisez. Diffusez-le. Pas de commentaire? On s’en fout. Passez à votre prochaine idée et améliorez-vous. C’est seulement comme ça que vous arrêterez de focaliser sur les mauvaises indications de ce que c’est qu’un auteur. Acceptez que pour les prochaines années, vous êtes un apprenti. Soyez humble avec vous. Soyez confiant. Soyez doux. Lorsque j’ai commencé à travailler dans une imprimerie, je ne savais pas du tout de quoi il s’agissait. Je suis tombé de très haut. J’ai dû apprendre beaucoup de chose que je trouvais, dans ma petite vie confortable, bien ordinaire. Mais l’imprimerie comme le roman c’est un métier. Un métier qui salit. Alors salissez-vous.

Pièce détachée

Que cherches-tu? Un couple, un passe-temps ou un ami?

Après toutes ces années, je m’interroge toujours sur le bienfondé d’une nouvelle relation. Est-ce que c’est le bon? Vais-je devoir changer? Va-t-il me planter là quand il va voir qui je suis réellement? Plein de questions qui trouvent seulement leur réponse dans la noirceur et l’angoisse. Je conclus que je ne peux pas répondre à ça, car chaque individu est proprement différent. Dans une discussion animée avec mon meilleur ami, je lui demande si j’ai raison de poser toutes ses questions. Lui de me répondre tu peux poser toutes les questions que tu veux, mais qui dit que quand tu vas le voir, il ne va pas puer des pieds.

Alors, comment faire au juste pour faire le bon choix? S’assurer que le contrat soit respecté. Quel contrat? Eh bien celui de l’engagement éternel. Karine… Ça, c’est Disney. Ouais bon. Je rêve peut-être en couleur d’avoir la parfaite relation et je… Cela a raisonné. Avoir une parfaite relation. Je ne pense ni à l’unicité de la personne… je ne pense qu’au couple. Avoir un couple. Être en amour avec l’amour.

J’ai cette autre amie qui fait des pieds et des mains pour se changer physiquement. Le bien est pour elle évidemment et je ne peux qu’encourager mon entourage à faire de l’exercice, mais si c’est dans l’optique d’être plus attirant? Si c’est dans l’idée de recevoir plus d’amour d’autrui? Si c’est pour être en amour. N’est-ce pas à l’opposé de l’amour?

Je ne crois pas que l’amour est inconditionnel. L’amour à ses limites. L’amour accepte et consent, pardonne et répare. L’amour est s’accepter suffisamment pour vivre avec les défauts de l’autre ou non, mais d’avoir le choix. Aimer ce n’est pas changer c’est évoluer. Ensemble. Vers des objectifs et vers une plus grande camaraderie. Aimer c’est accepter l’autre en entier. Le partenaire idéal ne vient pas dans une boîte à assembler. C’est un individu entier que nous embrassons. Pas des pièces détachées.

L’amour, la relation, le couple dans sa forme la plus pure et innocente est une expérience. Une expérience souffrante, car tous nous mettent à penser que nous ne serons pas à la hauteur ou que tôt ou tard on fera une connerie. Mais l’amour n’est pas seulement ça… c’est un sentiment. Un truc étrange et un sentiment au niveau du cœur et non de la tête. Peu le savent. Aimer c’est laisser ton enfant intérieur dans sa plus grande vulnérabilité rencontrer l’enfant de l’autre personne tout aussi vulnérable. Se toucher, se goûter, se regarder, s’intimer. On ne parle pas de sexualité! Lance un conférencier que je vais voir fréquemment. Intime. Intimus. Le plus près possible. Laisser l’autre voir nos couleurs. Pas évident, n’est-ce pas?

Je remarque que je regarde les différentes facettes de ma vie comme si j’avais différents tiroirs. J’ouvre celui de l’emploi et j’y ajoute des choses. Puis je le referme. J’ouvre le tiroir de l’amour, n’y vois que de vieux bas sales et le referme. Etc. Mais je ne viens pas en pièce détachée et cette vision de moi-même et de la vie est erronée. Je suis toujours moi, entière et vulnérable au travail. Je suis toujours moi entière et vulnérable en amour. La question, la première et la dernière que je me pose maintenant, vais-je leur laisser la chance de me voir? Vais-je me dévoiler? Dynamiter les murs dressés et accepter qu’on immigre sur mon île?

Surtout, ne pas désespérer

Un rêve prend du temps. Un rêve artistique est tout simplement un chemin périlleux ou une grande majorité des gens vont se noyer. Et je parle par expérience. Quand j’ai déclaré  un matin : « Hey! Je vais écrire un livre» je n’avais aucunement imaginé la lourdeur de la tâche. Trouver une idée, savoir comment l’amener, savoir écrire, être confronté au français (verbe, structure, cohérence,etc.), être confronté à sa propre nullité, être confronté aux autres ou à l’absence des autres, êtres confronter aux refus, à l’énorme machine du livre et de ces élus minoritaires… Wouah! Et j’ai le goût de poursuivre ce rêve?

Vous pensez que tout se fait dès le premier mot? Qu’on devient un écrivain à succès instantanément? Non. Tout ça, c’est faux. Allez lire la biographie de vos auteurs favoris. Regarder le temps et l’énergie que cela a pris. Validez leurs choix de vie et de carrière et inspirez-vous ou créez la vôtre. Rien n’est gagné d’avance et dans l’art, il y a une grande marche à faire. Pourquoi? La technologie, les vieilles pensées, l’impression des gens qui regardent les artistes avec le nez levé. Oui, un bon livre, mais ces gens ne veulent pas payer. Oui ce musicien, mais ces gens achètent sur Itune les pires endroits pour exploiter les créateurs. Hélas… c’est ça. Certains sortiront plus vainqueurs. Certains trouveront leur lecteur et d’autres devront attendre un peu plus longtemps. Il est important de voir la réalité. De la connaître et de savoir que c’est une possibilité.

Alors je laisse tout tomber?

Non. Continuer d’écrire. Continuer parce que c’est seulement ainsi que vous allez améliorer votre technique et vous intéresserez davantage les gens à votre art. Mais surtout, continuez si cela vous fait vibrer, si vos veines sont faites d’encre noire, que votre plaisir à choisir un crayon et un calepin pour votre prochain manuscrit est plus tripant qu’une soirée de Monopoly avec vos amis. Continuez et faites fi pour l’instant du résultat.

Comment je suis arrivée à cette certitude et cette sérénité? Simplement en continuant de faire ce que j’aime faire. À partager sur les réseaux sociaux. À écrire et m’associer avec d’autres auteurs qui vivent les mêmes choses. Parler. Oser parler de votre passion. Ne gardez pas ça secret. Il y aura des gens qui vont froncer les sourcils, mais eux ne comprendront jamais alors laissez-les tomber. Oser dire à voix haute à vos collègues j’écris! Je suis écrivain-E. Je ne sais pas où cela va m’amener, mais pour l’instant, je suis ici et j’écris. Trouver un emploi qui vous permet d’être créatif, vous donne du temps pour écrire ou qui a un horaire flexible peut être intéressant aussi. Oui, vous ne serez sûrement pas indépendant financièrement tout de suite. Votre rêve d’aller en suisse, dans une petite cabane perdue en montagne pour écrire est peut-être utopique, mais vous pouvez vous levez plus tôt le matin, aménager une pièce d’écriture, aller dans des soirées poésies, continuer à envoyer vos manuscrits. Oui, vous pouvez le faire aujourd’hui.

Bonjour Décembre

Nous avons enfin traversé ce novembre gris et pluvieux. Ainsi que ces désespérantes hausses et baisses de température. Lorsque Décembre arrive, tout semble s’éclaircir. Les gens mettent leur décoration de Noël et d’un seul coup notre quartier morne est transformé. C’est sûr que l’approche du magasinage, des fêtes, des repas en familles et des cadeaux à de quoi nous ravirent… Mais ce n’est pas pour ça que j’aime ce mois.

Décembre quand tu viens, je dois m’enrouler dans mes foulards. J’adore porter des foulards. Je sors mes couleurs rouge et vert, bleu et argenté, dorées et rouges. Et j’ai l’impression d’être à nouveau moi-même coloré. Décembre quand tu viens, j’apprécie mon café davantage ou même avant ce dernier, mon lit et mes couvertures doublées. Elles sont lourdes et chaudes. Ma peau caresse doucement le textile et je me sens bien. J’aimerais m’accrocher à mon lit et y rester jusqu’en janvier. Décembre quand tu te pointes, tu arrives au galop et il te faut plusieurs essais infructueux pour réussir à t’installer. Ta première neige est toujours une chose magique qui rend le plus fermé des cœurs, heureux. Le soleil disparait et les nuages envahissent les cieux, mais décembre, tu es doux dans ces moments. Et j’attends, impatiente, que les flocons tapissent mon petit balcon pour aller y mettre mon chaton. Tu sais, Décembre, tu fais du bien aux gens. Il y a la joie qui nous envahit, mais pas seulement… On a les yeux qui brillent et on retrouve nos souvenirs d’enfants, à quatre pattes avec nos accessoires de cuisine dans la neige, avant le souper, les joues roses et le nez qui coule. On revoit nos premières tentatives sur la glace avec ces patins trop grands et la poubelle pour nous tenir en équilibre. On escalade de nouveau cette montagne de neige et de glace que nos pères ont construite pour glisser… Tu es aussi le dernier mois de l’année… le dernier passage et on espère tous que la prochaine sera meilleure. Tu amènes l’espoir et tu réunis les familles avec tes parfums de baie et de sapin, tes biscuits au four et ta traditionnelle dinde.

Je crois que je suis contente de te voir une année encore Décembre. Il y aura toujours des personnes qui te regarderont et penseront à cette fameuse pelte et ce froid de février, mais ils ont oubliés de rêver ces gens-là. Ils oublient de t’accompagner et ne penser qu’à cet instant plutôt qu’à demain. Moi, en tout cas, je suis bien heureuse de te voir Décembre.

Ségolène Chailley – La fabrique des histoires

Bibliographie :

Écrivain, formatrice, animatrice d’ateliers d’écriture littéraire à Lyon (Rhône Alpes) et metteur en scène, Ségolène CHAILLEY a un double parcours alliant l’écriture et le théâtre.

« L’avenir est aux curieux de profession » François Truffaut.

Diplômée d’école de commerce (EDC Paris Business School), Ségolène Chailley suit une formation de comédienne à la Escuela de Artes Teatrales de Buenos Aires, puis à Paris au Franco Americain Cinéma Théâtre (FACT) et à L’atelier A avec Philippe Naud (improvisations, actors studio). Elle poursuit sa formation à l’Ange Magnétic Théâtre sous la direction d’Antoine Campo, et étudie la prosodie avec Christian Rist (compagnie Le Voir Dit). A Lyon, elle participe au Chantier Nomade programmé à L’E.N.S.A.T.T, Transmettre le théâtre, sous la direction de Philippe Sire.Elle interprète des rôles issus des pièces de Molière, P. Handke, Beckett…et joue dans des créations (notamment Ophélie, l’espace des possibles, adaptation libre de la pièce Hamlet Machine d’Heiner Müller), avant de devenir à son tour enseignante. (…)

Site web

Résumé :

La fabrique des histoires, 50 ateliers d’écriture pour devenir auteur, éditions Ellipses

Ce livre vous présente 50 techniques d’écriture créative (exercices d’écriture, méthodologie). Vous cherchez des sujets, des exercices pour écrire, pour animer un atelier d’écriture, des outils pour développer une histoire, des conseils d’écriture? Ce livre sur les ateliers d’écriture vous propose 50 exercices d’écriture détaillés et documentés, pour (re)conquérir votre écriture.

Découvrez comment construire un personnage, travailler la notion de lieu, inventer un dialogue, ou encore développer une intrigue… Alternant trois domaines d’investigation (la mémoire, le réel, l’imaginaire), ces propositions d’écriture, plus que de simples jeux d’écriture, sont de réelles invitations à écrire des histoires.

Répondant à des attentes multiples (technique de l’écrit, création littéraire, développement personnel), ce manuel pédagogique rend accessible des techniques d’écriture mises au point lors des formations animées par l’auteure  auprès de publics variés pendant plus de dix ans. Ce livre s’adresse aussi bien aux formateurs et aux animateurs d’ateliers d’écriture, qui recherchent des exercices et des techniques d’écriture, qu’au grand public.

La Fabrique des histoires, Ségolène Chailley, Ellipses Édition Marketing S.A., 2017, ISBN 9782340017474

ÉLÉMENTS LITTÉRAIRES TRAVAILLÉS :

Apanages, flash-back, autofiction, portrait, coup de théâtre, intrigue, dialogues, description, écriture fragmentaire, ellipses, FLASH-BACK, hauteur d’œil,  place du lecteur,  chute fermée ou ouverte, la BASCULE, l’incident perturbateur, le message de l’auteur, monologue intérieur, NARRATEUR, narrateur omniscient, niveau de langage, PERSONNAGE, pierres d’attente, point de non retour, point de vue, Réminiscence, rebondissement, récit fictionnel, Récit factuel, RYTHME, rupture, schéma narratif, SUSPENSE, structure narrative, titre, tirade…

Mes impressions

Le livre porte biens on nom «La fabrique des histoires». Ces cinquante ateliers d’écriture en promettant de devenir auteur. À la limite je dirais meilleurs écrivains, car ce livre focus sur les exercices et non le métier comme tel ( routine, psychologie, blocage, etc,) Ce n’est pas non plus un livre qui vous dit étape par étape comment construire une histoire. Plutôt, l’expérience sous différentes concepts et différentes contraintes de votre potentiel créatif.

Chaque fin de chapitre vous explique la forme, différentes approches, des remarques sur un style particulier et offre des définitions sur ce que vous venez de faire.

Le livre se découpe en trois leçons : Série 1, 2, 3.

La série 1 parle de l’état initial, de l’évènement perturbateur, péripétie et résolution. Exemple d’exercice est la mise en scène d’n premier rendez-vous. Le point fort de ce premier chapitre est les exercices sur le mouvement (corps, limite, effort, muscle en action, etc). Souvent oublié des exercices sur les personnages. Malheureusement, je crois au niveau des apprentissages, le livre aurait pu être mieux coordonné. Parler de l’intrigue avant les personnages… C’est une question de goût. L’intrigue c’est la chose qu’on maitrise très difficilement qui demande beaucoup de pratique tandis que les personnages quoique complexes certainement demande pas autant d’énergie et de branstorming pour en composer. Les personnages auraient dû venir en premier lieu comme exercice d’introduction.

La série 2 passe du débutant à l’intermédiaire. TRanquilleent nous passons de la réalité ( ce que je vois, ce que je sens, touche…) à l’imaginaire. Par exemple : inventer une biographie, autoportrait d’un fantasme…

La série 3, on expérimente des styles on compose une histoire à partir d’un titre trouvé dans une librairie, on change de genre… Moins de condition et plus de liberté. Moi j’ai tripé sur cette dernière leçon parce que je suis à une étape de pure créativité. Je n’ai jamais été une fille de règle et si vous aimez que le point de départ, la série trois sera sûrement plus agréable pour vous.

En conclusion, il est bon de vous donnez la définition entre auteur et écrivain

Y a-t-il une différence entre Auteur et écrivain ?

50 ateliers pour devenir auteur? Est-ce que ce sous-titre est bien choisi selon vous?

Collection Écrire de la maison d’édition les trois pistoles

Daniel Gagnon – A contrario

Biographie

Né à Beauport sur le fleuve en 1946, Daniel Gagnon est romancier, nouvelliste et essayiste.

Auteur de douze romans, dont La fille à marier qui lui a valu le Prix Molson de l’Académie des lettres du Québec en 1985, il a aussi publié trois recueils de nouvelles et plusieurs essais biographiques sur des peintres québécois.

Résumé

Qu’arrive-t-il quand vos anciens professeurs, les maisons d’édition, votre famille vous tournent le dos? Quand plus personne ne croit en vous? Et tout ce que vous essayez c’est de survivre à votre écriture…

Un retour cru dans la réalité de l’auteur, de sa vie, de son passé.

Mes impressions

Un plongeon qui finit sur le ciment voilà ce qu’est A contrario. Il est difficile d’imaginer la vie d’écrivain dans une bulle rose indéfiniment. Daniel Gagnon nous amène dans un passé. Un lourd passé. Une famille qui ne le soutien pas convenablement, des professeurs qui lui tournent le dos et des médias qui critiques ses œuvres… Comment survivons-nous quand nous avons l’impression que le monde entier est contre nous?

La société qui encourage ses enfants à développer leur talent artistique, mais qui les critiques quand le rêve se prolonge à l’âge adulte. Année  70 – 80 au Québec, le réseau de l’édition est dur, froid, hautain. Mais Daniel Gagnon persiste.

L’auteur nous ouvre la porte de ses ténèbres, de ses démons, de ses peurs… Pour tout écrivain, il est important de voir l’autre côté de la médaille et Daniel Gagnon nous y guide avec douceur.

Un livre vrai. Un auteur de talent. Une histoire triste. Quoi demander de plus?

Lili Gulliver et Diane Boissonault – Amours, délices et orgasmes

Biographie

Après des études diverses en littérature, musique, photographie et scénarisation, Diane Boissonneault a été journaliste à la Presse, chroniqueure à C.K.A.C et C.I.B.L. Elle collabora également à divers magasines : Clin d’Oeil, Elle Québec, Écho des Savanes (France) et Playboy (France). Et a collaboré pendant des années à la revue Corps et Âmes, une chronique où elle répondait au « courrier de la cuisse légère.»


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Depuis 1990, sous le pseudonyme de Lili Gulliver, Diane a divulgué ses trucs sur : Comment s’amuser à séduire l’autre (éditions de L’Homme) Elle a livré les meilleures recettes de : Cocktails que me concoctaient mes amants, (éditions Québecor). Elle a voyagé à travers le monde à la recherche du meilleur amant et elle a réussi à en faire toute une saga :L’Univers Gulliver : Paris, Grèce, Bangkok, Australie(éditions V.L.B.)

Invitée souvent pour son expertise sur les choses de l’amour, elle a participé à diverses émissions-télé : Claire Lamarche, Éros et compagnie, Sexe et confidences, Liza, La fin du monde est à sept heures et Blablabla…

Résumé

Sous le pseudonyme de Lili Gulliver se cache Diane Boissonneault, épouse dévouée, mère affectueuse, journaliste chroniqueuse et ex-intermédiaire en relations amoureuses maintenant recyclée en aubergiste. Ce qui n’empêche par l’imaginaire délirant de l’auteure de L’univers Gulliver et de Cocktails que me concoctaient mes amants de fantasmer toujours à l’idée de se taper les plus séduisants mâles de la planète et du Cosmos. Dans cet ouvrage, vous découvrirez l’univers mental d’une auteure érotique aux prises avec les démons de la schizophrénie : la Diane est une personne fiable, travaillante et assez organisée; l’autre, la Lili, est bordélique, plutôt garce et aventurière. Dans ce récit, Diane tente d’exorciser la Lili en elle. Ce livre est comme une thérapie humoristique. L’une jouit, l’autre rit.

Mes impressions

Confuse. Oreilles écorchées. Charmée.

Comment deux personnalités peuvent écrire un livre? Comment une écrivaine qui se dit schizophrène peut arriver à se pacifier avec ses deux facettes? Eh bien! Diane Boissonneault que j’ai tenté de découvrir si elle avait véritablement cette maladie ( sans résultat), nous fait rire énormément dans le petit livre de poche.

À propos de la collection

La collection Écrire lancée à la toute fin de l’été 2001, la collection Écrire des Éditions Trois-Pistoles se met dans tous ses états pour célébrer sa sixième rentrée littéraire. Regroupant à ce jour une quarantaine d’écrivaines et écrivains du Québec qui ont accepté de dévoiler le comment et le pourquoi de leur écriture, cette collection unique dans le monde de l’édition québécoise fait figure d’entreprise littéraire sans précédent

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