Bonne fête Montréal

On m’a dit qu’un Indien, ça porte des plumes.

On m’a appris qu’ils troquaient de superbes fourrures contre des miroirs, des tissus et des peignes…des pacotilles quoi!

On m’a dit qu’ils ne sont pas bien malins ces Indiens.

On m’a dit qu’ils étaient paresseux et buvaient.

On m’a dit qu’ils ne travaillaient pas et vivaient sur les aides sociales.

On m’a dit qu’ils n’écrivaient pas et qu’ils gravaient des dessins sur la pierre.

On m’a dit qu’on devait leur enseigner les choses parce qu’ils ne savent pas.

On m’a enseigné qu’il y avait trois peuples : les Algonquiens, les Hurons et les Iroquois.

On m’a dit de me méfier de ces Indiens qu’on nomme Mohawks avec leur crête iroquoise.  Ils ont de gros fusils et ils sont dangereux.

 

J’ai été éduqué dans un bon système. Un système qui a fait de moi une bonne blanche. Une francophone. Une Québécoise.

Mais plus je vieillis, plus je me questionne.

De l’autre côté du pont, on m‘a dit qu’il y avait notre ennemi.

Mais je ne sais pas pourquoi nous les haïssons.

 

Est-ce que c’est parce que le méchant indien bloque les routes?

Est-ce parce que ces Peaux-Rouges n’acceptent pas la sainte modernité?

 

Et si on m’apprenait la vérité? Et si Montréal était battit sur les cadavres encore chauds de leurs ancêtres? Et si les lois opprimaient ces nations?

 

Je me sens menacée.

Mais je ne sais pas pourquoi.

On m’a élevé à les haïr.

Mais je ne sais pas pourquoi.

 

On m’a raconté l’histoire du blanc sur le sauvage.

Mais elle est incohérente.

Mais elle est fausse.

Mais elle est cachotière.

 

Je suis blanche. Je suis francophone. Je suis Québécoise.

Mais je ne sais pas ce que cela veut dire.

Mais je vous souhaite à tous un bon 375e.

 

Je me lève et je ne ressens rien

 

Avez-vous déjà eu cette drôle d’impression d’être vide? Je veux dire…Vous émergez d’un long sommeil sans rêves, vos membres s’étirent, ils sont tendus d’une longue nuit d’immobilisation. Quant à votre tête il n’y a aucune image, aucune pensée, aucun remord, rien! Nada! C’est le néant. Et pourtant…

Vous ne ressentez rien, sauf le malaise d’être imprégné d’aucune substance. Vous tentez de vous remémorer votre soirée de la veille. Coudonc j’ai tu bus moé?  Ben non, tu n’as pas bu Karine. Cela fait bien longtemps que ce liquide amer n’est plus la priorité de ta vie.

C’est samedi matin et hier j’ai écouté kung-fu panda pour la millième fois…je ne suis pas sortie, je n’ai rien fêté, je n’ai vu aucun ami, je n’avais aucun projet…juste finir ma semaine écrasée sur le sofa. C’est samedi matin et je ne feel pas bien. Comme si, j’aurai dû réaliser quelque chose. Comme si j’ai manqué une action la nuit précédente. Comme si je devrais être hangover ou je ne sais pas moi, être étendu avec un beau mec dans mon lit ce matin…mais rien.

Le malaise est étrange. Il commence par me faire réaliser que je ne ressens rien tout sauf que le cœur bat encore. Je bouge légèrement sous mes couvertures, j’émerge de je ne sais où. Je suis désorientée. Bizarre en dedans. Je tourne ma tête vers la fenêtre illuminée. Le soleil brille dehors et je vois les feuilles danser au rythme du vent. Cette image aurait dû me rendre heureuse…me remplir de quelque chose au moins. Mais non. Je suis toujours vide.

Je me mets soudainement à pleurer. Sans raison apparente. Qu’est-ce qui m’arrive? Je ne suis ni blessé, ma vie est tranquille, je réussis plutôt bien ce que j’entreprends…alors …pourquoi?

Je ne veux pas sortir de mon lit. Me semble que je suis au chaud et en sécurité ici. En sécurité? Est-ce que j’ai peur de l’extérieur? Comme ça sans raison? Pourquoi on me ferait mal si je sors de mon lit? Peut-être…en fait, je ne le sais pas. Sûrement, les gens ne sont pas toujours gentils…Ça fait six ans que je me débats avec les amis, la famille, les copains…peut-être que ce matin tout à décider de remonter à la surface? Peut-être que ce matin c’est l’heure des comptes.

Les larmes arrêtent aussi brusquement qu’elles sont venues. Ça va un peu mieux. La tension étrange est sortit de mon corps. Me semble que j’irais courir ce matin. Ouais! Prendre mes jambes et sentir mes muscles s’activer. Ça va sûrement me faire du bien de bouger un peu. J’serais plus en forme, plus mince, plus belle. Ah pis non! Ça ne me tente pas…qu’on m’aime comme je suis au fond.

Je reste dans mon lit. Clouée au confort. Mais mon matelas est dur soudainement. J’ai chaud. Je sus. J’suis pu bien moé icitte.

Je devrais aller faire un voyage. Ou juste sortir de Montréal un peu. Voir du vert…me promener nu-pieds dans le sable. Ou Cuba? Tout le monde aime Cuba…Je ne sais pas pourquoi d’ailleurs…à part l’open-bar qu’est-ce que Cuba a que le Canada n’a pas? Pourquoi les gens préfèrent s’enivrer plutôt que vivre? Faut toujours être dans l’activité, dans l’action, dans le mouvement…si tu t’écrases, t’es rien qu’un paresseux.

On a sûrement quelque chose à cacher, nous les humains. C’est peut-être ce vide intérieur qui me pogne ce matin. Sans solution, sans ambition, sans saveur ni couleur.

Ouais! La vie s’est comme le tofu dans le fond…si tu ne fais rien avec, c’est fade en c*****.  Même les médicaments anti-dépression ne peuvent rien si tu ne mets pas des épices à ton tofu. Si tu ne fais rien de ta peau et tu restes dans ton lit à continuer d’admirer ton vide profond.

Faque, je fais quoi maintenant? Je me lève ou je reste couché? Pis cette question-là est tellement puissante que c’est comme si je me demandais si je décide de vivre ou de mourir. ..

 

L’appropriation culturelle

« L’appropriation culturelle est un concept universitaire originaire des États-Unis selon lequel l’adoption ou l’utilisation d’éléments d’une culture par les membres d’une culture « dominante » serait irrespectueuse et constituerait une forme d’oppression et de spoliation. La culture « minoritaire » se trouverait ainsi dépouillée de son identité, ou réduite à une simple caricature raciste »

Voilà plusieurs mois que je me questionne sur l’appropriation culturelle. Je me suis tournée vers plusieurs liens youtube, lu plusieurs articles, demandés à de tierces personnes de cultures différentes et il s’agirait d’un terme plutôt nouveau sans véritablement de balise ou tout le monde a son opinion, mais ne se mouille pas trop.

C’est important pour moi de comprendre ce concept vu que j’écris et que je m’inspire de contes, de légendes, de cultures, d’objet à caractère spirituel et bien d’autres choses du monde. Je m’interroge à chaque fois si je ne suis pas entrain de faire de mon histoire une appropriation? Tous les écrivains ont un jour repris de quelqu’un quelque part une information pour la pertinence de leur livre. Nous (désolé l’expression) copions certaines œuvres pour la raconter à notre façon. Nous tentons avec ce qui est à notre portée de créer un monde nouveau, mieux ou pire. L’artiste est libre. L’artiste brise des tabous ou les met comme acteur principal de ses écrits pour sensibiliser les gens.

Non seulement, en tant qu’artiste cette question me met mal à l’aise, mais aussi en tant qu’individu. J’ai peur de faire un faux pas. J’ai peur d’insulter quelqu’un. Peur qu’on me pointe et on me dit : tiens celle-là fait de l’appropriation culturelle! Et l’art, dans mon cas l’écriture, si elle veut être créer ne peut pas vivre dans la peur.

La question ne se pose pas juste dans le métier d’écrivain, mais dans la vie de tous les jours. Les costumes d’Halloween…même l’Halloween est un concept mexicain! Devons-nous l’abolir pour autant? Le yoga! Saviez-vous qu’en faisant du yoga vous vous appropriez la culture indienne? Devons-nous empêcher toutes personnes non indiennes de faire du yoga?

Le métissage, le partage, la communion sont essentiels pour cesser la catégorisation des gens. Cesser de se battre entre nous pour une couleur, un code vestimentaire ou un choix religieux. Je crois que c’est noble de démocratiser la culture, de la permettre au non-initié. Connaître n’est-ce pas la solution à l’ignorance? Mais est-ce la bonne façon de connaitre? Je ne sais pas.

Prenons les autochtones…ont les a déporté, on les a violé, on leur a arraché leur vêtement, leur terre, leur culture, leur croyance…on les dompter, on les assimilé, on les déculturé…aujourd’hui, bien des années plus tard…il y a une lueur d’espoir…un regain, une emprise sur leur vie plus grande, un nouveau souffle…Imaginez revenir à vous et voir que votre culture est devenue une mode, votre langue vous est apprise par ceux qui vous l’ont enlevé, vos vêtements sont portés…ces vêtements de cérémonie dans un lieu inapproprié. Seriez-vous fâché? Réclamerez-vous justice? Oui….Évidemment.

Quand un bandeau est une mode pour un blanc et représente l’archétype du voyou pour un noir…voilà ou nous pouvons parler d’appropriation culturelle. On ne peut pas empêcher quelqu’un de porter et imiter notre culture…On ne pourra jamais ni restreindre un être humain ni demander la permission à tout un chacun.  Il y a cependant des responsabilités liées à une mode, à une culture, à une expérience…Il y a une responsabilité qui appartient à l’être humain de sortir de l’ignorance. Cesser de couvrir ses yeux face aux préjugés, aux racismes et à la maltraitance. Voilà le problème de fond…porte cette coiffe…marche à l’Halloween en monstre, mais va te renseigner. Va dans ton esprit et ton cœur ouvrir la raison de ce que tu es entrain de faire, entrain de vivre, entrain t’interpréter. Il n’y a que comme ça que nous apprendrons de l’autre et nous nous améliorerons en tant qu’être humain.

 

Si vous désirez d’avantage information sur l’appropriation culturelle :

 

Qui s’approprie le concept d’appropriation culturelle?

Maitee Labrecque

I invoked cultural appropriation in the context of literature and writing only: Hal Niedzviecki

Saganash

Définition wikipédia

Radio-Canada- Qu’est-ce que l’appropriation culturelle?

Amandla Stenberg: Don’t Cash Crop On My Cornrows

« HANDS OFF MY CULTURE! » | The Myth of Cultural Appropriation

 

 

Actualités Autochtones :

«Nipekiwan : je reviens» : entrevue avec Marcel Pititkwe

Les archives de Radio-Canada

Réalité Autochtone UQAM

 

Le fou du palais de glace

 

C’était une soirée d’hiver agréable. Oh! Il faisait toujours froid! Le manteau était toujours de mise. Toutefois, contrairement au grand froid connu des derniers jours, les mitaines et le foulard jusqu’aux oreilles étaient désormais futiles. Disons simplement, par souci de clarté, que les narines avaient cessé de coller aux parois du nez. L’air était de nouveau respirable, frais, mais respirable. Les coeurs ne risquaient plus de s’arrêter à la seconde ou le pied se posait à l’extérieur du chaud domicile.  Les bras glacés de la saison s’allongeraient encore pour quelques semaines, mais il était possible d’espérer à nouveau la chaleur estivale et les rayons du soleil réconfortants.

***

Un immense château de glace avait été construit au centre des festivités. Un énorme carré translucide s’imposait parmi plusieurs attractions qui paraissaient bien piteuses à côté de ce dernier. Les remparts gigantesques étincelaient de plusieurs couleurs grâce aux projecteurs de lumières. Il y avait du bleu, du rouge, de l’orange et du jaune. Toutes s’entremêlant et créant à elles seules, une danse enivrante. D’autres projecteurs ciblaient la façade extérieure, juste au-dessus de l’entrée principale. Ces derniers n’étaient pas de simple point flou décoratif, mais ils indiquaient visiblement  «Palais de glace ».

***

À l’intérieur du palais, plus de cent personnes s’entassaient sur une piste de danse complètement blanche. Une neige légère était déposée sur le sol, virevoltant à quelque centimètre à tous mouvements. Bonhomme était sur l’estrade vêtue de sa ceinture fléchée, ses boutons démesurés et sa tuque rouge. Il dansait, lui aussi au rythme de la musique électronique. La mascotte était en forme et son énergie se répercuta sur tous les participants.

***

Au centre de la foule, un jeune homme, qui au premier coup d’oeil paraissait tout ce qu’il y avait de plus normal. Il avait une caméra go pro attaché à sa tuque bleue. Un moment il tournait sur lui-même avec l’engin sur sa tête et la seconde d’après il l’a prenait dans ses mains et captait le plus d’images de cette soirée magique. Il approchait enfin l’appareil contre un oeil et s’arrêtait soudainement sur place pour regarder les captures. Un moment rempli d’intensité où il était statufié sur place, concentré à l’exécution de son appareil. Il pouvait voir, enfin, les détails que ses yeux lui refusaient. Ensuite, il replaçait ce dernier sur sa tête en étirant l’élastique et l’agrippant solidement à sa tuque. Et il reprenait vie dans ce carré blanc bondé de gens. Il reprit sa danse comme s’il était un chaman autour du feu sacré.

***

Les regards se tournaient vers lui, étrange personnage dansant comme un homme possédé. Ses mains s’agitaient dans tous les sens et ses jambes semblaient courir un marathon.

– Regardez-le, ce pauvre fou.

Les rires, malgré qu’ils furent discrets, étaient dirigés vers lui. La méchanceté s’invitant à la fête. Regardez-le, ce fou, disaient-ils le pointant d’un doigt accusateur.  Il n’est pas comme nous, continuaient les autres. Ni danse lascive ni danse pour impressionner. Un pauvre diable perdu.

***

Il était dans un monde lointain. Très loin.

Loin du jugement physique. Loin de ce qui doit et de ce qu’il faut. Loin de l’ordre établi, de la bonne façon et du mimétisme des moutons. Ici, dans son univers, il y avait le mouvement à l’état pur. Le rythme comme seul guide pour mouvoir un corps. Sans restriction. Sans obéissance. Danser ? Non il ne dansait pas! Il flottait. Il découvrait l’enveloppe charnelle de l’être humain. Il n’y avait que ses sens et sa sensation. Des battements dans le sol qui vibraient jusqu’à ses pieds. Le chatouillement dans ses jambes le faisait rire. La musique bondissait dans l’air avec force et ce fut comme s’il pouvait la voir. La chaleur de la proximité des autres. Ce moment incroyable où les éclats de rire d’inconnu se mélangent aux conversations lointaines qui s’évanouissaient derrière le mur du son. Une joie qui caressait son coeur…

Non, il ne dansait pas. Le jeune homme était la légèreté. Il était la rapidité. Il était l’énergie. Il était la foule et son excitation. Il expulsait littéralement de lui la frustration de son handicap. Le jeune homme était connecté à l’expérience de la vie.

***

Voilà une heure déjà qu’ il avait rangé sa canne blanche et rouge dans son sac à dos trop gros pour son frêle corps et que le jeune homme s’était engagé dans le palais de glace. Tandis que les gens quittaient la place centrale du Carnaval de Québec, épuisés, s’accrochant au premier bar, le fou continuait à se déhancher drôlement sous les regards moqueurs de ce qui représentait la normalité. Toutefois, pour lui, ces regards étaient invisibles. Ils le seraient à jamais.

***

La bouteille bleue

Une bouteille. Deux bouteilles. Trois bouteilles.


Non celle-ci est fissurée. J’actionne la manette de renvoi automatique. La bouteille bleue entre dans une trappe, fait une chute sur 90 degrés et percute le fond du baril. Ça résonne et mon poste de travail s’agite. Voici mon quotidien. Pauvre inspecteur de qualité de bouteille. Les jours se ressemblent tous. Je ne vois plus la couleur. Je crois devenir daltonien.


Mon seul plaisir est de compter combien il y a de bonnes bouteilles avant qu’une soit défectueuse.


Une bouteille. Deux bouteilles. Trois bouteilles. Quatre bouteilles. Cinq bouteilles… Dix… vingt.


Un jour j’ai déjà compté jusqu’à cinquante bouteilles en bons états avant de rejeter la cinquante et unième.

C’était une journée intéressante.

Enfin, différente…


Une bouteille. Deux bouteilles…

IglooFest- Fêtons l’hiver

21 Janvier 20h00

L’hiver perdure? Il fait froid? Nos os ne se réchauffent plus? La déprime saisonnière?

Pourquoi ne pas aller danser, dehors, dans la neige ? Oui vous m’avez bien lu.

La danse hivernale traditionnelle, mais tellement moderne de Igloofest est arrivée. Musique électronique, artistes connus, moins connus sur scène vous offrant un spectacle qui vous fera dire  « j’aime l’hiver! »

scène saporo

 

feu et saucisses!

Si vous êtes de Montréal ou simplement de passage, dirigez-vous au vieux port c’est une obligation!

C’est fêter l’hiver! Se réjouir, se rencontrer, manger des saucisses autour d’un feu et s’en mettre plein la bouche avec de la tire d’érable. Sans compter, la bonne bière et le vin !

Les gens sont drôles, de bonne humeur et festifs! Tous sourires! Il y a même des étranges habillé en Kit de skidoo ou en animaux! Les hippies modernes, mais oh combien agréable.

Petit conseil: Venez à l’avance pour repérer les lieux, visiter les attractions, ne pas s’embourber dans la foule. Vers dix heures, onze heures, il y a foule!

Site officiel

 

KeBaTeK, un son différent

Il n’est ni le chasseur, ni la proie.

Il est le lien entre ces deux choses.

Il est la question entre la vie et la mort.

Producteur de sons, artiste indépendant et musique électronique. KeBaTek est un nom étrange. Mais cela sonne bien sur la langue. KeBa, Québec…TeK, techno, Technique, Technologie…Un nom qui parle de lui même. Dur par les K mais d’une sonorité plus douce une fois prononcée.

KeBaTeK trace une ligne entre le bien et le mal. Une ligne dans lequel le personnage scénique se déplace. La direction artistique de l’artiste veut une question existentielle sur la vie et la mort. Bambie ou le Chasseur? Voici un choix difficile. Voilà un jugement lourd de conséquences.  Mais toutefois très imagé. C’est-à-dire que nous saisissons aussitôt le dilemme.

L’artiste recherche la qualité du son. On distingue aussi dans sa musique le grain des synthétiseurs. Poésie musicale oscillant entre jovialité et agonie. La chasse, le faon qui court, la traque, la mort…

Pour écouter du KeBaTeK, il faut cesser ce que nous faisons, mettre ses écouteurs à fond et se laisser porter par l’histoire musicale. Rester attentif aux variations, aux aigus et aux notes plus graves. Son qui d’ailleurs, le  violon semble être majoritairement apprécier par ceux qui on l’album…

Site Web

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Vidéo Clip

Achat de l’album

( possibilité achat de l’album en digipak)

Medecine Groove Trio

Groupe Rock, revendicateur, voix et message autochtone. Medecine Groove Trio était à l’Escalier le jeudi 02 février 2017 à l’occasion de la Soirée Art-Culture autochtone organisée par le Cercle des Premières Nations. Cet évènement est tous les premiers jeudi du mois. Les participants sont des artistes autochtones qui nous offrent sur scène leur art et leur culture.

Je ne connaissais pas Medecine Groove Trio avant cette soirée. Je n’écoute pas particulièrement le rock. Cependant le message est venu me chercher. Un homme portant l’histoire d’un prisonnier Lakota. Un homme debout, revendicateur et anarchiste pour faire passer le message.

Born poor, Born Indian, Born Native. Born Guilty.

«Parle de nous les prisonniers Natifs et raconte notre histoire, c’est le seul moment où nous existons» Cette phrase fut criée par un jeune détenu Lakota Sioux, à l’attention de Jean Michel Wizenne, lors de sa première expérience en tant qu’invité, à participer aux cérémonies Lakota au sein du Pénitencier de Sioux Falls, Dakota du Sud. Ce fut le véritable déclic qui allait engendrer la naissance de Medicine Groove trio.

L’Escalier est un café/ bar végétarien. L’alcool coule à flots, les plats sont succulents, l’ambiance chaude et agréable. Les employés sont sympathiques et la clientèle festive. On passe sur la rue Sainte-Catherine Est sans voir cet endroit caché au coeur de Montréal. Et si cela n’avait pas été du Cercle des Premières Nations et leur évènement, je ne serais jamais venu.

Alors je passe le mot de cet endroit mystérieux.

Alors je passe le message de ces prisonniers Natifs.

 

Soirée Art et culture autochtone

Cercle des premières Nations

L’Escalier 

Évènement du 02 février 2017

Le vieux qui criait après la patate en poudre

Non nous n’affamons pas nos vieux. Non il n’y a pas qu’un seul choix au menu. Oui parfois c’est mou. Oui parfois ça n’a pas l’air appétissant. Oui parfois ce n’est pas top santé. Même que des fois c’est trop pro vert.

Il y a quelques mois un résident en voulait à la cuisine de lui servir des patates en poudre. Il avait bien raison d’être scandalisé. Monsieur a toute sa tête, il a encore toutes les facultés gustatives et ne porte possiblement pas de dentier. Ce qui est, pardonner si j’en choc certain, bien malheureux pour lui. Si vous vous attendez à manger de la gastronomie en centre d’hébergement, vous serez déçus. La réalité est que ce sont de vieilles personnes qui mangent peu, qui sont souvent très difficiles, qui ne goûtent plus rien, que tout est soit trop salée ou avec aucun goût.

J’admets par contre que la bouffe icitte a tendance à être fade. Après quelques sachets de sels, ça va mieux. Il n’y a pas non plus de superbe présentation. Et mise à part les restrictions complexes des bénéficiaires, le personnel de la cuisine doit gérer les goûts personnels, les choix religieux et/ ou nutritif, la quantité de nourriture pour parfois 12 étages à 25 personnes par étage ET de belles conditions budgétaires imposées.

Alors oui il y a probablement des patates en poudre qui se glisse sur le menu. Oui ce n’est pas le top. Je suis allée discuter avec le cuistot où je travaille et ce dernier m’a avoué que certains centres le faisaient, parfois, quand il était pris de court ou que le prix de la patate avait considérablement augmenté. Est-ce vrai ou pas? Est-ce justifié ou non? Je vous laisse le soin de valider votre prise de position. Cependant, taper sur les employés ce n’est pas la chose à faire.

Nous avons fait un choix de société qui est d’accorder plus d’attention à un autre groupe de personne plutôt que la nourriture de nos petits vieux. C’est triste, mais c’est de même au Québec! Si vous avez la chance de garder vos aînés prêts de vous, les dorloter, leur faire de la bonne popote, d’aller leur rendre visite fréquemment ou de les héberger chez vous…tant mieux. La réalité ici c’est la maladie, des pertes physiques et cognitives et malheureusement des familles dysfonctionnelles…et ces gens aboutissent inévitablement dans le cercle gouvernemental de la gestion des p’tits vieux.

Cependant, il est important de noter que notre cher gouvernement s’en lave effectivement les mains. On coupe! On coupe! On coupe! Mais nous l’avons élu ce gouvernement et nous le laissons faire. Notre seule solution est:  Modifier nos valeurs de société et l’orienter non vers l’économie, mais vers des alliances sociales plus prospèrent, dont le maintient de la dignité humaine ( Pis ça, ben! Ça inclut les p’tits vieux! )

Projet Bradbury

Le Projet Bradbury vient originairement de l’écrivain américain Raymond Douglas « Ray » Bradbury (22 Août 1920 – 5 juin 2012). Sur Wikipédia nous pouvons lire que Monsieur Bradbury :« … est particulièrement connu pour ses Chroniques martiennes, écrites en 1950, L’Homme illustré, recueil de nouvelles publié en 1951, et surtout Fahrenheit 451, roman dystopique publié en 1953. »

En ce qui me concerne, j’ai connu ce projet par hasard sur le Blogue Page 42 de Neil Jomousi. D’ailleurs, je vous invite à visiter le site web afin d’avoir la chance de connaître les raisons qui ont poussé l’auteur à se lancer à son tour dans ce projet fou et de lire le bilan de son année!

Donc, l’explication de ce fameux projet est fort simple. Le participant s’avance sur un territoire inconnu afin de réaliser un marathon d’écriture de 52 nouvelles étalé sur 52 semaines. Ainsi, au bout d’une année complète, nous avons un roman de 52 nouvelles à notre disposition et nous nous sommes permis d’apprendre notre art, de nous y exercer dans la discipline et de nous améliorer en rencontrant toute sorte d’obstacle.

Non seulement nous devons nous plonger physiquement sur l’exercice, mais nous devons le répéter durant 52 semaines entières! Trouver de nouvelles histoires, de nouveaux personnages et de nouveaux territoires. Peut-être, s’agit-il d’un bon moment pour explorer aussi différents styles d’écriture (Narrateur présent/ absent) ou les différents genres (Sciences-fiction, fantasy, policier, romance, etc). Notre seule limite est la production durant 52 semaines!

Évidemment, ce projet est non seulement là pour nous éprouver, nous faire réussir, mais surtout afin d’apprendre notre métier celui de l’écrivain. Ce qui m’amène à insérer la phrase de Ray Douglas Bradbury qui a inspiré et m’inspire à mon tour pour ce défi gigantesque:

“Écrire un roman, c’est compliqué: vous pouvez passer un an, peut-être plus, sur quelque chose qui au final, sera raté. Écrivez des histoires courtes, une par semaine. Ainsi vous apprendrez votre métier d’écrivain. Au bout d’un an, vous aurez la joie d’avoir accompli quelque chose: vous aurez entre les mains 52 histoires courtes. Et je vous mets au défi d’en écrire 52 mauvaises. C’est impossible.” –Raymond Bradbury-

Je vous invite à écouter ce vidéo. Cet auteur est vraiment incroyable.

An Evening with Ray Bradbury 2001