Reprendre l’écriture quand cela fait longtemps

Tranquillement, nous cessons d’y croire

Plusieurs raisons nous font arrêter d’écrire ; problèmes personnels, perte d’emploi, doutes, peurs, Covid… Nous analyserons chaque détails, scénarios, embûches et autres éléments qui nous ont détournés de notre goût pour l’écriture. Nous avons oublié la joie que nous éprouvions quand nous prenions le temps d’écrire, d’effectuer nos recherches, de concevoir des personnages. Nous avons oublié le plaisir d’aller à la rencontre de notre imagination et de notre pouvoir créatif. Alors on arrête juste pour aujourd’hui, puis on oublie petit à petit.

C’est vrai, les conditions actuelles ne sont pas idéales. Elles ne le sont presque jamais en fait, n’est-ce pas ? Nous luttons contre nous-mêmes, notre solitude et contre les idées préconçues arrivant de partout à la fois. Nous avons un boulet à notre cheville, peut-être même aux deux jambes et ont fini par s’arrêter, demeurer immobile, car c’est beaucoup moins douloureux.

Certains vous parleront d’une recette, d’un mindset, du positivisme ( vous ne me croyez pas ? Passer deux minutes sur LinkedIn). À vrai dire, je me noie dans cette cacophonie, moi, qui est en phase avec soi-même seulement dans le silence le plus total. J’avoue ! Je prends ici et là des idées, des astuces, j’en essaye et je me dis que, cette fois, c’est la bonne ! Ce truc, c’est LE truc. Mais non… Ça ne fonctionne pas à tous les coups !

 La source

Je me demande souvent : « Pourquoi écrire, qui est la chose qui me passionne le plus au monde, est la chose que je fais le moins ? »

Je sais que l’écriture me demande de l’énergie pour atteindre un niveau de concentration et me demande de l’énergie pour m’en extirper ( et cela fait un peu mal, par moment, de quitter ce monde qui est le mien).

Gérer mon énergie et ma concentration est ce qui me bloque quotidiennement. D’autres personnes, les obstacles seront différents comme la peur, le syndrome d’imposteur, la censure, les idées préconçues du métier d’écrivain, etc. On tourne en rond, on évite, on se sabote et parfois jusqu’à complètement abandonner l’idée d’écrire (parce que si parce que ça).

C’est important de connaitre la ou les sources qui vous tirent vers le fond, qui retire votre envie d’écrire. Renoncer à ce qui nous fait du bien n’est pas une solution et l’ignorer non plus. Accepter que vous n’écriviez pas parce vous n’avez par le droit ou qu’il vous manque un quelconque talent, ça aussi, ça ne va pas.

Connaitre la source, vous permet de l’accueillir et de lui retirer son pouvoir sur vous.

Retrouver le goût d’écrire

(Retrouver goût à cette activité que vous avez oublié que vous aimiez)

Bon ! Voilà une chose de réglée, nous avons ce qui nous fait arrêter d’écrire.  Maintenant, savons-nous ce qui nous faire reprendre ? Je dirais que connaitre la source, vous permets de travailler sur cet élément précis et trouver des solutions sur le long terme.

Aussi important, pour retrouver le goût de l’écriture ( ou votre art), c’est d’aller à la rencontre de ce qui vous fait du bien dans cette activité. Vous avez cessé de jouer de vous amuser. Même en portant différents chapeaux comme la relecture, la correction, etc. Il est possible de renouer avec ce sentiment candide.

Construisez une base solide de l’artiste que vous êtes. Par votre esprit créatif, partez à votre propre recherche. Qui êtes-vous quand vous écrivez et qu’est-ce que vous voulez ressentir ? Quelles sont les histoires que vous portez ?

Prenez du temps avec vous-mêmes et accueillez vos ressentis. S’il vous faut vider votre esprit, faites des exercices d’écriture créative, tenez un journal de bord, dessinez sans but, prenez une marche vers nulle part.

Être soutenu

Sachez que ma porte est toujours ouverte aux écrivains agités, qui trépignent sur place, qui ont mille idées sans savoir quoi faire. Si vous bloquez, c’est important d’aller chercher des alliés (es).

Dans la rencontre que j’animerais en août, nous userons d’outils créatifs pour construire la base de l’artiste que vous êtes. Si cela vous dit, communiquez avec moi pour vous inscrire.

Et vous ne serez plus seul (e) pour traverser le désert.

Nouvelle stratégie

Une question de mindset ?

Voilà une affaire de réglée : sans régularité, tu n’avances pas. L’écriture est discontinue, les idées sont perdues par ces périodes d’inactivité et la motivation, une bébitte bipolaire, est comme ce vieux jouet tamagotchi, elle meurt vite !

C’est sur un beat rock de April Wine que j’écris cet article et, je me sens étrangement, revigorée. Le changement d’ambiance est important et pour le faire, une action de la part de l’écrivain (e )  est obligatoire. Comme l’imagination, comme la créativité, comme les idées, comme la motivation… il faut une première action. Cette action te donne le coup d’envoi, mais après ? Après, c’est la régularité. La répétition. Les essais. Les apprentissages.

Une pensée qui mène partout

Ma pensée arborescente m’oblige à faire de long détour, atteindre un cul-de-sac et faire demi-tour. Je me perds souvent. Toutefois, j’arrive toujours à bon port avec plus ou moins des chemins maladroits et erratiques. Ainsi, l’article aujourd’hui s’inscrit dans une autre pensée que j’ai eue plus tôt.

Vois-tu, j’ai un examen d’anglais à réussir en août pour compléter un requis de mon diplôme universitaire. ( Ce qui m’amène à vous mentionner ma fierté d’écouter par choix des films en anglais  et de lire au moins un livre dans cette langue !- Que je ne crus jamais faire un jour ! ). Pour réussir, je sais que je dois revenir à la base, faire quelques exercices afin de me permettre de me réchauffer pour ce test. Si je fais tout quelques jours avant, je vais angoisser inutilement. Après, je me reprocherai d’avoir eu deux mois d’inactivité quand j’aurai pu organiser mon temps.

La motivation ne survit pas par elle-même.

J’ai décidé de mettre un soir par semaine à mon horaire dédié à ce réchauffement d’une heure et demie : 30 minutes de lecture en anglais ( que je fais déjà sté veut dire ! ), 30 minutes d’exercices en ligne gratuits, 30 minutes pour rédiger un court texte de 500 mots (avec correction, recherche de mot, etc).

Ma pensée a bondi. Je me disais qu’il serait important d’avoir cette régularité dans mes projets d’écriture. Maudit ! Pourquoi je réussirais pour l’anglais et pas dans le reste ?

C’est là que j’ai mis du April Wine.

La base

C’est quoi la base pour avancer des projets ?

Je réfléchis à ces moments dans la journée, dans la semaine, dans le mois que je suis le plus en forme ou du moins, je semble avoir plus d’énergie. ( Comment on génère plus d’énergie ? ) Je me suis questionnée sur ma routine de rêve pour me permettre d’accomplir mes projets ( qu’est-ce qui goûte bon pour moi tous les jours ?)

Vous voyez de plus en plus clair dans ma tête, n’est-ce pas ? Foutu bordel, oui !

Anaël Verdier me disait dans un échange par courriel que si j’étais mal à l’aise de présenter mon œuvre, c’est que j’avais seulement effleuré mon sujet. Je les mise de côté pour faire des recherches et préparer un plan d’action pour que ma réécriture soit plus en profondeur.

Voici la finale de cette histoire!

Je suis mal à l’aise dans mes projets. Novice, irrégulière, idées perdues… C’est quoi la base pour avancer mes projets ? 

Quand tu as cette impression de tourner en rond, arrête-toi. 

La régularité c’est la clé. 

Prend action

Pour revenir à la base, il faut se connaitre. Je me suis outillée pour continuer à me connaitre et créer du mouvement et de l’énergie. Ma stratégie est d’utiliser de nouvelles stratégies. 

  • Investir en moi par des coachs m’oblige à prendre action dans un délai et atteindre les cibles que je me fixe avant les prochains rendez-vous.
  • Demander du soutien à mes amies auteures.
  • Réorganiser mon sanctuaire d’écriture.
  • Me rappeler tous les jours que ma richesse est mon temps.
  • Chaque action s’inscrit maintenant dans un concept d’actif et de passif ( Rich dad, poor dad)
  • Structurer mon action avec valeur et impact.
  • Dans mon bujo dix tâches par semaine : une combinaison de tâche personnelle, d’écriture, de projets. ( parce que j’aime faire des listes et dessiner)
  • Je comptabilise mon temps, je tiens mon journal d’écriture et mon carnet professionnel.
  • Je passe à l’action TOUS LES JOURS.

Apprendre avec passion ? Non. Apprendre avec courage.

Voici ce que j’ai appris dans ma courte existence d’écrivaine ; J’apprends en permanence. Chaque idée, chaque rêve et potentiel de projet m’oblige à comprendre quelque chose que je ne savais pas la minute précédente. Et ça, ça remplit une tête quand elle est réceptive d’apprendre les leçons de la vie, des autres, de ses propres échecs.

Dans la volonté d’améliorer mon existence d’écrivaine que je chéris, j’ai appris que résister à la curiosité qui m’habite me rend malheureuse.  Refuser de vivre mon multipotentiel avec passion, créativité et courage  me cause des souffrances.

Parenthèse. Qu’est-ce que la passion ? Est-ce que c’est une énergie divine qui nous pousse vers l’action ? Est-ce que c’est créer de toute pièce par des gens qui se disent ho combien passionné que si tu ne t’élèves pas à leur standard, tu n’es pas S-u-f-f-i-s-a-m-m-e-n-t motivée ? On entend souvent ça, être suffisant ou méritant, n’est-ce pas ? Vous l’êtes. Point final. Fin de la parenthèse.

Quand je vous dis alors que j’aime apprendre, mais est-ce que c’est une passion ? Alors, vraiment pas. Je ne décroche pas de bourse scolaire par mon effort ou par mes notes. Je suis même dans la moyenne ou sous la cote même. J’ai hâte de finir mon diplôme universitaire d’ailleurs, que je tarde et tarde depuis tellement d’années. Un ami Linkedin m’a dit, qu’est-ce que tu as retenu de ton bac ? ( silence) mon coach m’a dit que ce n’est pas le seul chemin pour atteindre mes objectifs. ( silence) Mais j’aime apprendre moi ! Pas vous ? Il semble que l’apprentissage n’est pas nécessairement synonyme d’un diplôme ( Bravo championne, à 30 ans il était temps de le comprendre ). Apprendre à son rhytme, avec curiosité, avec espièglerie.

Ma première semaine à l'Université en GIF – Así es Léa

J’aime avoir une conversation franche avec une personne. Parle-moi de tes échecs. Parle-moi de ce que tu ressens, là et maintenant. Alors là, j’apprends.

En y réfléchissant bien, on puisse dans une conversation des idées concrètes de personnages.

J’aime lire sur tous les sujets : psychologie, science-fiction, finance ( très récent si vous voulez mon avis).

Tu vas réaliser assez vite qu’écrire un manuscrit et en faire un roman potable, tu devras parler finance. 

J’apprécie le coaching que je fais. J’ai un mentor qui m’apprend un tas de trucs sur moi, sur la vie, sur son parcours, sur le potentiel de ma vie.

Je ne sais pas tout. Des gens en connaissent un peu plus. Il m’aide à progresser. Allez plus loin. Construire des fondations solides. 

Et l’écriture dans tout ça ?

C’est bien pour ça que tu me lis, pour écrire, non ?

Mario Francis m’a dit un jour : si tu veux écrire, apprends à écrire.

J’ai lu des ouvrages, certains que j’ai pprécié d’autre pas du tout, j’ai surligné des passages, cherché des mots dans le dictionnaire, regardez des vidéos YouTube, je me suis inscrite à des formations offertes aux écrivains, j’ai perdu des vendredi soir et des weekends pour comprendre des affaires. J’ai fait deux premiers livres en autoédition, formatage, négocier mes contrats de graphismes et de correction, je me suis relue, j’ai fait des recherches sur les meilleurs logiciels de traitement de texte, j’ai publié en maison-d’édition,  j’ai…. JE N’AI PAS FINI D’APPRENDRE.

Toothless-cute.gif GIF by Streamlabs | Gfycat

La vérité c’est celle-ci, si tu penses écrire une histoire et croire que tout s’arrête au mot fin, tu vas avoir une petite surprise dans l’épilogue de ta carrière d’écrivain. C’est qu’il y a une suite. C’est que tu n’es pas au bout de vivre mille émotions que tu choisis l’auto-édition, à compte d’auteur ou à compte d’éditeur… Tu vas devoir te retrousser les manches et apprendre davantage.

Apprendre avec passion est un mythe.

Ce que j’en pense c’est que tu peux avoir de l’énergie et des ressources internes et externes qui t’alimentent par contre ou tu peux apprendre à les développer ! ( c’est mon opinion, mais réfléchis-y deux secondes à tous ces gens qui ont une passion vorace et que seul ça les anime, pourras-tu leur faire concurrence ou faire mieux qu’eux ? Dans cette logique, si tu n’es pas passionné, tu pars perdant. Vous pensez que les étudiants, 4 ans, 5 ans, 6 ans sur les bancs d’école ne vivent que de passion. Je préfère croire qu’ils aprennent sur eux et sur leurs ressources internes et puissantes !)

Apprendre avec courage, rigueur et patience.

C’est plus dans tes cordes, n’est-ce pas ? De te rappeler qu’apprendre peut être ardue, mais que si tu poursuis, un peu tous les jours, pour créer un effet cumulé de tes actions et tes apprentissages, ayant de la patience de vivre les échecs et le front de bœuf de montrer au monde tes succès… eh bien, ton chemin sera beaucoup plus passionnant !

 

Créatrice de sens

Depuis que je suis jeune, l’écriture m’a toujours attirée. Tout d’abord confronté aux mots dans les histoires qu’on me lisait. Ils dansaient sur les pages blanches formant des blocs d’idées qui ne m’étaient pas accessibles. J’entendais les sons dans les mots et ils vibraient en moi comme une douce chanson, ils prenaient un sens et une puissance. J’ai voulu recopier l’écriture et j’ai été vite confronté à la complexité du langage, des connaissances que je n’avais pas à cet âge. Si je pouvais seulement décoder ce langage…

Étrangement, mon intérêt vers le français a commencé brutalement à l’école. Je n’avais pas la plus fine des écritures, j’étais lente et brouillonne. Dans ma tête pourtant c’était limpide, aussi propre que dans les livres que je lisais maintenant à une vitesse phénoménale. Je redoutais l’écriture, mais en était toujours autant fascinée. Je pouvais faire mieux. Toujours mieux, même je n’étais pas très bonne élève.

Un jour, j’ai eu un cauchemar puissant qui m’a donné envie de l’écrire, de me souvenir, d’ordonner mes terreurs nocturnes. J’avais 11 ans peut-être 12 ans. J’ai écrit sur des centaines de feuilles. J’ai recopié cette histoire jusqu’à avoir mal aux mains. J’ai enfin troqué les feuilles lignées pour la vieille machine à écrire de ma mère. Quel son poignant le ding de l’appareil. J’ai cru que mon monde s’écroulait devant cette merveille. Je restais des heures avec elle, parfaire mon histoire jusqu’à l’arrivé de l’ordinateur.

L’écriture a encore une étrange fascination pour moi. J’ai utilisé les mots pour mettre du sens dans ce que je vivais, ordonner ma pensée, traduire les images qui flottaient en électrons libres dans ma tête. Ce monde que j’ai découvert m’appartenait et il n’était pas désireux de voir des prouesses, simplement exister à l’extérieur de la conscience, essayer d’être quelque chose.

La curiosité a toujours bien servi cette passion vorace. Tant que je déchargeais mon esprit par les mots, d’autres idées venaient pour les remplacer. Je n’ai jamais connu la page blanche. La fatigue oui. Les émotions vives, oh que oui ! L’impatience contre la technologie, je n’en parle même pas.

L’écriture me permet toujours d’aller là où je ne suis pas la bienvenue. L’écriture me permet de m’aventurer au-delà de ma capacité physique et parfois éthique. L’écriture construit et déconstruit les mythes et les préconçues. Elle imagine le pire et le meilleur. Elle a du sens où il n’y en a pas. Permets l’hésitation, là où c’est nécessairement figé dans le temps. Les mots sont des armes redoutables que peu s’emploie à respecter ou use avec méchanceté.

L’écriture est pour moi une source infinie de questions et de création, où aucune boucle ne se referme jamais. On prétend savoir le début d’une bonne histoire ou comprendre la fin d’une autre, la vérité c’est que dans l’écriture rien n’est sûr. Aujourd’hui ceci plaira, mais la journée suivante tout sera à jeter. Comme un fauve dans une cage, l’écrivain n’a que le livre pour le contraindre de se déchaîner, de donner un sens, d’arriver à conclure, de lâcher le morceau et créer autrement.

Avoir la meilleure idée d’histoire

Une personne publiée est forcément un écrivain.

Structurer son histoire est nécessairement la meilleure façon d’écrire.

Si tu ne l’as pas vécu, tu ne peux pas raconter cette histoire.

Pour être lu, il faut avoir la meilleure idée possible.

Ces phrases sont répétées sans cesse et je les trouve tout simplement vulgaires. Il semble que plusieurs personnes veulent en faire une compétition à tout prix, ce qui est vraiment triste selon moi. L’écriture a toujours été une question de partage et d’échange. Encore selon moi, écrire n’a jamais été la prétention d’avoir L’IDÉE du siècle, mais de développer notre capacité d’observation et notre habileté à rendre compte de ce qu’on apprend de la nature et de tout le reste.

Je ne renie pas qu’il y a des écrivains talentueux, avec une expertise, avec un langage recherché et que des lecteurs s’attachent rapidement. Ça existe vraiment ! Et si vous persistez dans l’écriture, que vous cherchez ce qui vous rend unique et vous fait persévérés vous pourrez certainement vous vanter d’être aussi une personne de talent !

L’écrivain est souvent le trait entre deux univers. Il observe et doit écrire ce qu’il voit. Il écrit pendant des heures dans le silence et la solitude, mais pour être connu il doit faire face à des foules ( même une seule personne à qui parler de son histoire est une idée terrifiante). Il crée des personnages qui l’exaltent et ressortent de son imaginaire et l’écrivain (e) doit faire progresser ces personnages dans une dimension qui lui est totalement inconnue. Il doit arriver à ne pas trop se juger avec son manque de vocabulaire et ses nombreuses fautes pour terminer son projet de manuscrit ( et encore ce n’est jamais réellement terminer).

Alors, non, avoir la meilleure idée possible est le dernier de nos soucis en tant qu’écrivain(e). Avoir des idées est important toutefois. Et je ne me suis jamais fié à ma tête seule pour en trouver. Je sors dehors, je marche et j’observe. Je contemple le ciel et je divague. J’écoute stargate et je prends des notes de tout ce qui me plait dans cette télésérie. Je me plante sur le balcon et j’espionne mes voisins. Je lis. Je lis encore plus de livres. Je lis beaucoup de livres.

Observez votre environnement.

Trouver une idée.

Oui, la première que vous visualiserez dans votre esprit.

Elle fera l’affaire, ne vous inquiétez pas.

Regardez là dans son état naturel.

Maintenant, déformez là.

Commence quelque chose… N’importe quoi ! Et souris.

Prendre action. Débuter. Se lever.

J’ai toujours de la difficulté à entamer quelque chose. Qu’il s’agit d’une tâche quelconque ménagère ou d’un projet d’écriture, pour moi la débuter est ce qui me demande le plus d’énergie (pour m’activer) et de confiance ( pour dire fuck you à M. Sabotage qui loge indéfiniment dans mon cerveau).

Sachez qu’écrire est de s’aligner avec la partie la plus intime de notre corps et de notre esprit. Pour parler de personnage, on parle de nos sentiments, de nos épreuves, de notre vécu… de ce qui nous appartient pour ensuite l’adapter, le déformer, le romancer.

Quand on veut se discipliner, quand on veut travailler c’est tout ce que nous sommes qui bouge avec nous.

Mettre l’interrupteur à off pour redémarrer le système le temps qu’on ne pense pas à la tâche et après tout allumer pour utiliser ce que nous sommes pour le projet avec les erreurs, les défis et les peurs qui sont au démarrage. C’est dur.

J’ai trouvé dans ma très courte pratique de la méditation tibétaine, une qualité que je ne croyais jamais pouvoir développer. (Loin de moi l’idée de vous convertir). Il y a dans cette philosophie de vie, des éléments qui m’aident quotidiennement et dans l’avancement de mes projets d’écriture.

L’effort joyeux.

Au détriment du résultat, de la paresse qui nous envahit, de nos peurs, de notre charge de boulot, il suffit juste de remplir son être de joie, d’exécuter la tâche dans cet état et de la remercier d’exister.

Par exemple, j’ai une idée en tête pour une histoire. Elle me turlupine depuis des jours ! J’ai cent projets en cours (exagération) ou mon dernier manuscrit a été recycler par une ME (dramatisation)… Je ne veux même plus essayer quelque chose !

Lève-toi. Souris (essaye fort fort fort). Même si tu as l’air idiot (e), même si tout t’empêche d’avancer…

Pense.

Mets-le sur papier.

Ne te critique pas.

Continue de sourire.

Continue de t’inonder de la joie d’être là.

Tu es en train de faire ce quelque chose.

N’importe quoi. Mais c’est là. Ça existe en dehors de toi maintenant.

Le simple fait d’avancer un petit peu plus aujourd’hui goûte bon.

Alors le remède miracle pour commencer, c’est quoi ?

Il n’y en a pas.

S’il te plait, ne grogne pas.

Souris.

Même si cela t’enrage.

Même si tu doutes de toi.

Même si tu recommences, pis tu recommences…

Commencer veut dire aussi, faire exister… Alors, existe dans l’action. Et je te jure qu’après ces actions dans la joie candide, tes manœuvres mentales changeront ( tes évitements, tes frustrations). Ton attitude face aux choses angoissantes ou ennuyantes changera.

Brené Brown

J’aime apprendre. Je me suis donc donné un objectif d’écouter au moins deux documentaires par mois où j’y note mes apprentissages et mon impression du sujet. Dernièrement sur Netflix, j’ai visionné la conférence de Brené Brown: Appel au courage.

Déjà son énergie nous interpelle ! Madame Brown nous parle de l’arène, d’y plonger et ne pas craindre de se salir les mains, d’être vivant et prendre notre chance. Show up ! dit-elle, même si on ne contrôle pas ce qui viendra.

Mais il y a autre chose dans son discours. De plus, oser… De plus menaçant qui a fait vibrer l’artiste en moi. Faire le choix de parler de la vulnérabilité. Elle ose parler de vulnérabilité au travail ! D’accord un domaine artistique, mais les autres ? Brené conseille des gestionnaires de tout horizon.

No vulnerability. No creativity.

No tolerance for failure.

No Innovation !

Dans un monde où l’innovation est une porte d’entrée d’une carrière florissante, créer sa chance, il faut avoir l’espace pour y arriver. Pour posséder cette espace, il faut revisiter nos valeurs de gestion. Il faut revoir notre approche du genre humain ( de l’employé). Juste avec l’actualité du Covid-19, on voit déjà le mouvement du télétravail faire un coup de poing au modèle traditionnel du 9h à 17h00 du bureau. Qu’en saura-t-il de cette vulnérabilité ? De ce combat contre la honte et la peur de l’échec qui est véhiculé dans une grande majorité des entreprises ? Du professionnel qui s’invite dans le personnel ? Est-ce que la cartographie changera dans les prochains mois ? Assurément. Retournerons-nous plutôt dans nos vieilles habitudes ? Des gestionnaires avisés devront peser le pour et le contre.

C’est un pensez-y-bien, n’est-ce pas ?

Dans tous les cas, si vous avez Netflix sautez sur cette conférence et comme elle le dit si bien « si tu n’es pas dans l’aréna avec moi, je ne veux pas de tes jugements sur mon travail. » Cette arène, d’après ce que j’en interprète, c’est notre mise à nue ( notre vulnérabilité) et le risque qu’on prend, chacun de nous, à ne pas se trahir pour les autres relève presque de l’interdit. Mais elle soutient que c’est la base à l’innovation. C’est la clé du remaniement vers des personnes plus heureuses, plus connecté à elle-même. Notre temps est trop précieux pour faire autrement.

Voici un TED sur la vulnérabilité de Brené Brown si vous n’avez pas Netflix et que vous voulez la connaitre :

Je veux commencer un projet artistique

Pas de panique.

Respire.

Tu as le goût de faire des affaires, n’est-ce pas ? Une chose à la fois.

Notre temps est précieux. C’est pour ça qu’on l’échange contre de l’argent et qu’on négocie notre disponibilité. Si tu es dans la même situation que moi, j’ai 35 heures de réservées déjà. Je fais quoi du reste à part rêver ?

Déjà, ça ne sert à rien de te sentir coupable. Oui, mais Karine, il y a… Ts! Ts! je t’arrête ici. Peu importe,  tu te sens coupable présentement. Arrête d’y penser maintenant. Que tu sois sur un projet artistique comme écrire un livre ou autre envie de réalisation, tout commence par cette étape. Arrêter la machine mentale. S’asseoir et planifier.

Je viens d’un enseignement de commerces. Le PODC c’est mon quotidien. Qu’est-ce que ça veut dire ? Grossièrement, voici ton parcours à faire :

  • Planifier : Brainstorm, qu’est-ce qu’on a faire, fixer des objectifs…
  • Organiser: répartir le travail, coordonner
  • Diriger : prendre action, se mobiliser, terminer des tâches, trouver des alliés
  • Contrôler: prendre des décisions, valider si on répond à nos objectifs, tracker notre progression

La gestion peut paraitre complexe, ennuyante, sévère… Moi je trouve ! J’étudie enore pourtant, parce que jusqu’à maintenant, elle demeure une force dans ma sphère artistique. Et il se trouve, qu’au final, j’aime ça planifier !

Là, nous deux, on est à la première étape. On va brainstormer. Pour faire un remue-méninge, il faut savoir comment arriver à s’extraire tout ça de la tête, de façon un peu mieux ordonné.

Je vais te demander de répondre à trois questions:

  • Qui je suis ?
  • Quels sont mes besoins ?
  • Quels sont mes désirs ?

Va s’y, réponds instinctivement. Ce n’est pas en lien avec ton projet ces questions. C’est par rapport à toi. Qui es-tu, toi ? Que vaux-tu ? Que désires-tu ? Que te faut-il pour être toi, mis à part le toit et la nourriture ?

Pour l’écriture, Anaël Verdier nous demandait ce qu’on voulait ressentir en écrivant  et qu’est-ce que nous voulions faire ressentir aux autres ? Qui était l’auteur que nous voulions être. C’est la même chose. Donc, qui es-tu, toi ?

Ça ne se fait pas aussi aisément. Peut-être que tu es rendu à une étape de la vie où tu démarres ce genre de cheminement, de réflexion… C’est normal.

Prends le temps.

Fais-le sérieusement.

Puisqu’en temps de découragement, c’est à cette base que tu vas pouvoir t’accrocher. Car c’est toi et rien d’autre. Cela va te rappeler qui tu es et d’où tu viens.

Ensuite, il faut comprendre que ce n’est pas une course, mais un marathon. Il y a plusieurs obstacles, qu’on prend par séquence. N’essaye pas de tout faire en même temps, tu te brûles inutilement.

La planification consiste à prévoir ton projet. Certainement, il y aura des imprévus, mais de te faire une réflexion avant, permet d’en laisser moins échapper. Par exemple pour mon projet graphisme qui passe de comment trouver une image à concevoir une couverture hyper cool, il y a tout un monde. Alors j’ai débuté par rechercher et écouter des vidéos ( n’importe quoi !) pour me faire une tête de c’est quoi c’te bête-là. Juste pour me donner des idées, me permettre de visualiser dans quoi je m’embarque.

J’ai fait une Master list. J’y ai noté au fil de mes visionnements toutes les activités que j’ai à réaliser, toutes les connaissances que je veux acquérir, j’ai brouillonné des résultats que je voudrais avoir, etc.

Finalement, il faut prendre chaque activité et la décortiquer, puis passer à l’action. Passer à l’action insinue de mettre à notre agenda quand et où je peux exécuter la tâche. En plus pour mon plaisir, je marque mes séances et mes apprentissages dans mon Bujo. Ça fais jolie et je suis capable de dire, voilà, j’ai progressé ce mois-ci. C’est motivant et rassurant. Je me dis que j’ai vaincu l’inertie une fois de plus.

Et vous, comment se passent vos départs ? Planifiez-vous ? Sur quoi bûchez-vous ?

J’ai raté ma carrière

Je discutais avec un collègue ce matin au sujet de mon site web et de mon envie de faire moi-même la couverture de mon prochain livre. Je me suis exclamée en rigolant que j’avais raté ma carrière parce que c’était ça au fond qui m’anime vraiment.

Que le boulot, le 9h à 17h, c’est en attendant.

Que c’est juste une impression d’être dans une petite boite, espérant qu’on ouvre le couvercle, pour me laisser respirer.

Et lui de me répondre : « Au contraire, tu es peut-être en train de la bâtir ta carrière. » Son discours expliquait qu’on ne sait jamais ce qui va nous servir plus tard. Un boulot c’est un boulot et à moins d’être de ceux qui aiment leur petit carré, on peut changer. Ce n’est pas figé dans le temps.

Ce genre de conversation est poignant. Du moins, pour moi. J’ai tellement peur que tout soit coulé dans le béton, que rien ne change, mais en même temps, je suis terrifiée par le changement. Puisque dans le changement, il y a nécessairement le sacrifice de quelque chose. Encore des preuves à fournir, encore des amis à se faire…

Je m’entends dire : « Ça serait vachement bien pareil d’être l’artiste que je désirs. Avoir mon horaire établi, mes tâches que je détermine, mon choix de client, aucune pression ne venant d’un patron… »

Une grande partie de moi rêve que de ça.

En même temps, j’ai la chance d’avoir un emploi payant, avec horaire flexible ( qui est mieux que rien), de pouvoir continuer d’aller aux études et d’avoir du temps pour mes projets. J’ai la chance d’avoir un terrain de jeu au travail. Essayer et challenger. Ce n’est pas rien, non ? Je run deux carrières sans m’en rendre compte et je me demande pourquoi je suis toujours fatiguée.

Ce n’est pas le plus important toutefois.

Pas pour moi.

Et c’est au détour d’un placotage matinal que je le réalise.

C’est d’avancer et continuer de rêver.

De prendre action et expérimenter un tas de truc !

Alors même si je fais des contrats de jour et que j’écris le soir, je suis sur mon chemin. Le mien. Celui que je décide tous les jours d’emprunter ou de rebrousser.

De petits objectifs à grands objectifs

Une tête pleine d’idées ? Au point où ne plus savoir quoi faire en premier. Peur de délaisser un projet pour un autre ? Trop à faire, ce qui vous amène à stagner ?

Si vous êtes comme moi, vous gerbez à l’idée du mot productivité parce que cela a comme une connotation de devoir toujours en donner plus, au point de finir épuisé. Le burn-out semble toujours accompagner chacun de vos pas, je sais, je l’ai vécu aussi.

C’est pour l’avoir vécu une fois, le burn-out, que je sais que je ne veux plus jamais vivre cela. Je suis restée des mois accrochée et fatiguée, incapable de me reprendre en main. Même si j’ai cette crainte à me demander si je fonce droit encore dans le mur, j’ai pris le temps de me poser de bonnes questions et ressentir mes besoins plutôt que de les étouffer.

Qu’est-ce que je suis capable de faire ?

Est-ce que j’ai négligé mon temps de repos, mon alimentation, mon entrainement ?

Comment je me sens, là, maintenant ?

Ça, c’est la première étape. Pour tout le monde.

Ensuite, il faut savoir s’organiser. Et productivité ne veut pas dire, mourir à la tâche. ( oui ! oui ! Moi aussi je l’ai apprise à la dure).

Après avoir regardé des Youtubeurs et des coachs de vie ( et mon dieu qu’il y a des charlatans dans ces gangs-là). Je crois avoir trouvé un juste milieu qui pour le moment, me convient.

Conseil: Un truc c’est un truc. Il peut marcher pour un et ne pas fonctionner pour l’autre. Il peut augmenter votre productivité pour une période. Les trucs ne sont pas éternels. Vous, vous n’êtes pas des individus coulé dans le béton le reste de votre vie. Alors c’est normal que  « ces trucs » évoluent autant que vous.

J’ai une master liste de choses à faire, d’étape de réalisation, d’objectif… Cette master liste est dans un cahier sur mon bureau à la maison que j’oublie la plupart du temps. Elle n’a pas à me suivre.

L’idée est de prévoir un moment dans votre semaine ( moi je le fais le samedi matin avec un thé chaud ) et d’ouvrir cette master liste.

Est-ce que des tâches de la master liste peuvent être regroupé pour un objectif ?

Quelles sont les tâches les plus importantes ?

Une fois que j’ai fait un tri, je mets entre 2 à 10 tâches dans mon calendrier hebdomadaire.

Je vous donne un exemple:

Je cherche à me renforcir côté graphisme. Mon objectif est de réaliser par moi-même la couverture de mon prochain livre. Plutôt que de voir toutes les étapes à franchir comme un bloc je le décortique.

Dimanche: Recherche d’ouvrage et de liens qui traitent sur le graphisme des livres

Lundi: Je me place 1h à 2h de lecture de ces liens

Mardi: Je fais la recherche des sites / support pour concevoir des livres

Mercredi: Je me place 2-3h pour des capsules de formation

ETC.

Je ne suis pas à temps plein dans mes démarches ( boulot 35h/semaine et  deux cours cette session) donc je dois partager le temps qu’il me reste avec mon écriture, mes autres projets, mon entrainement, mes repas et mes moments de relaxation. Alors il était naturel pour moi de m’organiser, mais en fragmentant ( à l’avance) mes tâches, je réalise qu’au bout de quelques jours, un projet énorme prend une grosseur normale (et viable ).

Petits conseils en rafale !

  • N’oubliez pas de vous ajouter des moments de détentes ! C’est très important ! Oui, avancez ces projets, mais il faut récupérer et vous amuser.
  • Ne mettez pas des tâches un jour si vous savez pertinemment que cette journée est trop surchargée pour vous. Mettez-y plutôt un moment télévision ou un bain chaud (accompagné de netflix).
  • Commencer petite tâche à la fois ! Rien ne sert de vous remplir la semaine pour ne rien réaliser du tout !
  • Planifier pendant un moment calme ! ( Moi je le fais le samedi matin ! )
  • Apprécier vos victoires ! Ne vous tapez pas sur la tête pour les défaites ! C’est un apprentissage.
  • Éclater vos tâches pour les fragmentées à leur plus petite expression.
  • Prenez votre moment de planification pour comptabiliser ce qui a été fait pendant la semaine / ce qui a bien fonctionné / ce qui a moins bien fonctionné. Apprenez et améliorez-vous.