Créatrice de sens

Depuis que je suis jeune, l’écriture m’a toujours attirée. Tout d’abord confronté aux mots dans les histoires qu’on me lisait. Ils dansaient sur les pages blanches formant des blocs d’idées qui ne m’étaient pas accessibles. J’entendais les sons dans les mots et ils vibraient en moi comme une douce chanson, ils prenaient un sens et une puissance. J’ai voulu recopier l’écriture et j’ai été vite confronté à la complexité du langage, des connaissances que je n’avais pas à cet âge. Si je pouvais seulement décoder ce langage…

Étrangement, mon intérêt vers le français a commencé brutalement à l’école. Je n’avais pas la plus fine des écritures, j’étais lente et brouillonne. Dans ma tête pourtant c’était limpide, aussi propre que dans les livres que je lisais maintenant à une vitesse phénoménale. Je redoutais l’écriture, mais en était toujours autant fascinée. Je pouvais faire mieux. Toujours mieux, même je n’étais pas très bonne élève.

Un jour, j’ai eu un cauchemar puissant qui m’a donné envie de l’écrire, de me souvenir, d’ordonner mes terreurs nocturnes. J’avais 11 ans peut-être 12 ans. J’ai écrit sur des centaines de feuilles. J’ai recopié cette histoire jusqu’à avoir mal aux mains. J’ai enfin troqué les feuilles lignées pour la vieille machine à écrire de ma mère. Quel son poignant le ding de l’appareil. J’ai cru que mon monde s’écroulait devant cette merveille. Je restais des heures avec elle, parfaire mon histoire jusqu’à l’arrivé de l’ordinateur.

L’écriture a encore une étrange fascination pour moi. J’ai utilisé les mots pour mettre du sens dans ce que je vivais, ordonner ma pensée, traduire les images qui flottaient en électrons libres dans ma tête. Ce monde que j’ai découvert m’appartenait et il n’était pas désireux de voir des prouesses, simplement exister à l’extérieur de la conscience, essayer d’être quelque chose.

La curiosité a toujours bien servi cette passion vorace. Tant que je déchargeais mon esprit par les mots, d’autres idées venaient pour les remplacer. Je n’ai jamais connu la page blanche. La fatigue oui. Les émotions vives, oh que oui ! L’impatience contre la technologie, je n’en parle même pas.

L’écriture me permet toujours d’aller là où je ne suis pas la bienvenue. L’écriture me permet de m’aventurer au-delà de ma capacité physique et parfois éthique. L’écriture construit et déconstruit les mythes et les préconçues. Elle imagine le pire et le meilleur. Elle a du sens où il n’y en a pas. Permets l’hésitation, là où c’est nécessairement figé dans le temps. Les mots sont des armes redoutables que peu s’emploie à respecter ou use avec méchanceté.

L’écriture est pour moi une source infinie de questions et de création, où aucune boucle ne se referme jamais. On prétend savoir le début d’une bonne histoire ou comprendre la fin d’une autre, la vérité c’est que dans l’écriture rien n’est sûr. Aujourd’hui ceci plaira, mais la journée suivante tout sera à jeter. Comme un fauve dans une cage, l’écrivain n’a que le livre pour le contraindre de se déchaîner, de donner un sens, d’arriver à conclure, de lâcher le morceau et créer autrement.

Avoir la meilleure idée d’histoire

Une personne publiée est forcément un écrivain.

Structurer son histoire est nécessairement la meilleure façon d’écrire.

Si tu ne l’as pas vécu, tu ne peux pas raconter cette histoire.

Pour être lu, il faut avoir la meilleure idée possible.

Ces phrases sont répétées sans cesse et je les trouve tout simplement vulgaires. Il semble que plusieurs personnes veulent en faire une compétition à tout prix, ce qui est vraiment triste selon moi. L’écriture a toujours été une question de partage et d’échange. Encore selon moi, écrire n’a jamais été la prétention d’avoir L’IDÉE du siècle, mais de développer notre capacité d’observation et notre habileté à rendre compte de ce qu’on apprend de la nature et de tout le reste.

Je ne renie pas qu’il y a des écrivains talentueux, avec une expertise, avec un langage recherché et que des lecteurs s’attachent rapidement. Ça existe vraiment ! Et si vous persistez dans l’écriture, que vous cherchez ce qui vous rend unique et vous fait persévérés vous pourrez certainement vous vanter d’être aussi une personne de talent !

L’écrivain est souvent le trait entre deux univers. Il observe et doit écrire ce qu’il voit. Il écrit pendant des heures dans le silence et la solitude, mais pour être connu il doit faire face à des foules ( même une seule personne à qui parler de son histoire est une idée terrifiante). Il crée des personnages qui l’exaltent et ressortent de son imaginaire et l’écrivain (e) doit faire progresser ces personnages dans une dimension qui lui est totalement inconnue. Il doit arriver à ne pas trop se juger avec son manque de vocabulaire et ses nombreuses fautes pour terminer son projet de manuscrit ( et encore ce n’est jamais réellement terminer).

Alors, non, avoir la meilleure idée possible est le dernier de nos soucis en tant qu’écrivain(e). Avoir des idées est important toutefois. Et je ne me suis jamais fié à ma tête seule pour en trouver. Je sors dehors, je marche et j’observe. Je contemple le ciel et je divague. J’écoute stargate et je prends des notes de tout ce qui me plait dans cette télésérie. Je me plante sur le balcon et j’espionne mes voisins. Je lis. Je lis encore plus de livres. Je lis beaucoup de livres.

Observez votre environnement.

Trouver une idée.

Oui, la première que vous visualiserez dans votre esprit.

Elle fera l’affaire, ne vous inquiétez pas.

Regardez là dans son état naturel.

Maintenant, déformez là.

Comment ne pas se décourager ?

Si vous êtes foudroyé par une passion, vous avez compris la douleur de ne pas la suivre. Par moment, souvent même, c’est hors de votre contrôle. Nous sommes déchirés entre le bon chemin à prendre influencé de toutes sortes d’interférences et parfois, la voie qui se présente à nous est trop belle pour être vrai… Que faisons-nous ? Nous continuons.

Je me suis toujours questionné pourquoi les artistes, ces grands sensibles, ces curieux observateurs et les créateurs, que possèdent-ils comme force intérieure pour continuer malgré tout ? Comment arrivons-nous après des mois d’absence créatifs à retrouver cette joie simple que de retourner à notre crayon, à nos pinceaux, à nos claviers ? Si le rêve est si grand, pourquoi continuons-nous de croire qu’un jour, peut-être, y va se passer quelque chose.

I definitely wanted to become a musician
It was almost impossible because, it was
The dream was so big
That I didn’t see any chance

-Giorgio moroder

 C’est facile de lire dans les blogues de ne pas se décourager. Faites ceci plutôt que cela. Les 7 trucs pour avoir des matins plus extraordinaires ! Ou les habitudes à développer pour whatever !

S’il y a une chose que j’ai apprise, c’est que les personnes à forte personnalité créative ne sont pas contrôlables ! Ce ne sont pas des technocrates qui suivent et appliquent les règles. Je dis, peut-être pour mettre le pain sur la table, mais ce qu’il transpire est une onde de choc et une envie de piraterie !

L’envie de construire des ponts au-dessus d’eaux troubles, prendre un avion et s’assurer de capter toutes les couleurs de l’univers en un clic, si la navette spatiale était à leur porter, les artistes seraient les premiers à foncer.

Autrement, nos aventures à nous, se passent en général dans notre tête et une influence externe propice. Comment garder un artiste motiver quand rien de tout ce qu’on rêve n’est atteignable ? Comment faîtes-vous ?

Comme par magie d’Élisabeth Gilbert m’a révélé une puissance positive que nous avions tous. Je n’avais pas besoin d’être pauvre et déprimé pour être artiste !  ( comme c’est inquiétant comme pensée, mais je pensais sérieusement qu’un artiste devait être malmenée par la vie !) Certains artistes utilisent une force plus sombre, plus dangereuse pour créer, c’est vrai, un vécu, une histoire particulière qui nous touche. N’avons-nous pas les deux opposés au final ? N’avons-nous pas la chance d’utiliser la lumière et la noirceur dans nos créations comme notre nature humaine nous a voulu ?

Alors comment les artistes continuent-ils de faire des œuvres que personne ne lie ou n’écoute ? Comment se fait-il qu’une auteure fasse le tome 2, tome 3 d’une série à peine connue ?

Vous pensiez peut-être trouver une réponse dans cet article, mais je n’en ai pas. Pas de réponse unique en tout cas à l’exception de continuer quand même, d’essayer autrement ! De voir des guides où vous le pouvez, de croire que parfois les trucs ça marchent pour un et pas toujours pour vous-mêmes. De créer vos astuces et les partager !

Après tout, les artistes ne vont-ils pas dans les coins les plus sombres et les plus lumineux de notre univers et au-delà, alors pourquoi y aurait-il une seule façon ?

Ou peut-être de ne pas le faire seule nous aide à faire un pas de plus.

Commence quelque chose… N’importe quoi ! Et souris.

Prendre action. Débuter. Se lever.

J’ai toujours de la difficulté à entamer quelque chose. Qu’il s’agit d’une tâche quelconque ménagère ou d’un projet d’écriture, pour moi la débuter est ce qui me demande le plus d’énergie (pour m’activer) et de confiance ( pour dire fuck you à M. Sabotage qui loge indéfiniment dans mon cerveau).

Sachez qu’écrire est de s’aligner avec la partie la plus intime de notre corps et de notre esprit. Pour parler de personnage, on parle de nos sentiments, de nos épreuves, de notre vécu… de ce qui nous appartient pour ensuite l’adapter, le déformer, le romancer.

Quand on veut se discipliner, quand on veut travailler c’est tout ce que nous sommes qui bouge avec nous.

Mettre l’interrupteur à off pour redémarrer le système le temps qu’on ne pense pas à la tâche et après tout allumer pour utiliser ce que nous sommes pour le projet avec les erreurs, les défis et les peurs qui sont au démarrage. C’est dur.

J’ai trouvé dans ma très courte pratique de la méditation tibétaine, une qualité que je ne croyais jamais pouvoir développer. (Loin de moi l’idée de vous convertir). Il y a dans cette philosophie de vie, des éléments qui m’aident quotidiennement et dans l’avancement de mes projets d’écriture.

L’effort joyeux.

Au détriment du résultat, de la paresse qui nous envahit, de nos peurs, de notre charge de boulot, il suffit juste de remplir son être de joie, d’exécuter la tâche dans cet état et de la remercier d’exister.

Par exemple, j’ai une idée en tête pour une histoire. Elle me turlupine depuis des jours ! J’ai cent projets en cours (exagération) ou mon dernier manuscrit a été recycler par une ME (dramatisation)… Je ne veux même plus essayer quelque chose !

Lève-toi. Souris (essaye fort fort fort). Même si tu as l’air idiot (e), même si tout t’empêche d’avancer…

Pense.

Mets-le sur papier.

Ne te critique pas.

Continue de sourire.

Continue de t’inonder de la joie d’être là.

Tu es en train de faire ce quelque chose.

N’importe quoi. Mais c’est là. Ça existe en dehors de toi maintenant.

Le simple fait d’avancer un petit peu plus aujourd’hui goûte bon.

Alors le remède miracle pour commencer, c’est quoi ?

Il n’y en a pas.

S’il te plait, ne grogne pas.

Souris.

Même si cela t’enrage.

Même si tu doutes de toi.

Même si tu recommences, pis tu recommences…

Commencer veut dire aussi, faire exister… Alors, existe dans l’action. Et je te jure qu’après ces actions dans la joie candide, tes manœuvres mentales changeront ( tes évitements, tes frustrations). Ton attitude face aux choses angoissantes ou ennuyantes changera.

Brené Brown

J’aime apprendre. Je me suis donc donné un objectif d’écouter au moins deux documentaires par mois où j’y note mes apprentissages et mon impression du sujet. Dernièrement sur Netflix, j’ai visionné la conférence de Brené Brown: Appel au courage.

Déjà son énergie nous interpelle ! Madame Brown nous parle de l’arène, d’y plonger et ne pas craindre de se salir les mains, d’être vivant et prendre notre chance. Show up ! dit-elle, même si on ne contrôle pas ce qui viendra.

Mais il y a autre chose dans son discours. De plus, oser… De plus menaçant qui a fait vibrer l’artiste en moi. Faire le choix de parler de la vulnérabilité. Elle ose parler de vulnérabilité au travail ! D’accord un domaine artistique, mais les autres ? Brené conseille des gestionnaires de tout horizon.

No vulnerability. No creativity.

No tolerance for failure.

No Innovation !

Dans un monde où l’innovation est une porte d’entrée d’une carrière florissante, créer sa chance, il faut avoir l’espace pour y arriver. Pour posséder cette espace, il faut revisiter nos valeurs de gestion. Il faut revoir notre approche du genre humain ( de l’employé). Juste avec l’actualité du Covid-19, on voit déjà le mouvement du télétravail faire un coup de poing au modèle traditionnel du 9h à 17h00 du bureau. Qu’en saura-t-il de cette vulnérabilité ? De ce combat contre la honte et la peur de l’échec qui est véhiculé dans une grande majorité des entreprises ? Du professionnel qui s’invite dans le personnel ? Est-ce que la cartographie changera dans les prochains mois ? Assurément. Retournerons-nous plutôt dans nos vieilles habitudes ? Des gestionnaires avisés devront peser le pour et le contre.

C’est un pensez-y-bien, n’est-ce pas ?

Dans tous les cas, si vous avez Netflix sautez sur cette conférence et comme elle le dit si bien « si tu n’es pas dans l’aréna avec moi, je ne veux pas de tes jugements sur mon travail. » Cette arène, d’après ce que j’en interprète, c’est notre mise à nue ( notre vulnérabilité) et le risque qu’on prend, chacun de nous, à ne pas se trahir pour les autres relève presque de l’interdit. Mais elle soutient que c’est la base à l’innovation. C’est la clé du remaniement vers des personnes plus heureuses, plus connecté à elle-même. Notre temps est trop précieux pour faire autrement.

Voici un TED sur la vulnérabilité de Brené Brown si vous n’avez pas Netflix et que vous voulez la connaitre :

Je veux commencer un projet artistique

Pas de panique.

Respire.

Tu as le goût de faire des affaires, n’est-ce pas ? Une chose à la fois.

Notre temps est précieux. C’est pour ça qu’on l’échange contre de l’argent et qu’on négocie notre disponibilité. Si tu es dans la même situation que moi, j’ai 35 heures de réservées déjà. Je fais quoi du reste à part rêver ?

Déjà, ça ne sert à rien de te sentir coupable. Oui, mais Karine, il y a… Ts! Ts! je t’arrête ici. Peu importe,  tu te sens coupable présentement. Arrête d’y penser maintenant. Que tu sois sur un projet artistique comme écrire un livre ou autre envie de réalisation, tout commence par cette étape. Arrêter la machine mentale. S’asseoir et planifier.

Je viens d’un enseignement de commerces. Le PODC c’est mon quotidien. Qu’est-ce que ça veut dire ? Grossièrement, voici ton parcours à faire :

  • Planifier : Brainstorm, qu’est-ce qu’on a faire, fixer des objectifs…
  • Organiser: répartir le travail, coordonner
  • Diriger : prendre action, se mobiliser, terminer des tâches, trouver des alliés
  • Contrôler: prendre des décisions, valider si on répond à nos objectifs, tracker notre progression

La gestion peut paraitre complexe, ennuyante, sévère… Moi je trouve ! J’étudie enore pourtant, parce que jusqu’à maintenant, elle demeure une force dans ma sphère artistique. Et il se trouve, qu’au final, j’aime ça planifier !

Là, nous deux, on est à la première étape. On va brainstormer. Pour faire un remue-méninge, il faut savoir comment arriver à s’extraire tout ça de la tête, de façon un peu mieux ordonné.

Je vais te demander de répondre à trois questions:

  • Qui je suis ?
  • Quels sont mes besoins ?
  • Quels sont mes désirs ?

Va s’y, réponds instinctivement. Ce n’est pas en lien avec ton projet ces questions. C’est par rapport à toi. Qui es-tu, toi ? Que vaux-tu ? Que désires-tu ? Que te faut-il pour être toi, mis à part le toit et la nourriture ?

Pour l’écriture, Anaël Verdier nous demandait ce qu’on voulait ressentir en écrivant  et qu’est-ce que nous voulions faire ressentir aux autres ? Qui était l’auteur que nous voulions être. C’est la même chose. Donc, qui es-tu, toi ?

Ça ne se fait pas aussi aisément. Peut-être que tu es rendu à une étape de la vie où tu démarres ce genre de cheminement, de réflexion… C’est normal.

Prends le temps.

Fais-le sérieusement.

Puisqu’en temps de découragement, c’est à cette base que tu vas pouvoir t’accrocher. Car c’est toi et rien d’autre. Cela va te rappeler qui tu es et d’où tu viens.

Ensuite, il faut comprendre que ce n’est pas une course, mais un marathon. Il y a plusieurs obstacles, qu’on prend par séquence. N’essaye pas de tout faire en même temps, tu te brûles inutilement.

La planification consiste à prévoir ton projet. Certainement, il y aura des imprévus, mais de te faire une réflexion avant, permet d’en laisser moins échapper. Par exemple pour mon projet graphisme qui passe de comment trouver une image à concevoir une couverture hyper cool, il y a tout un monde. Alors j’ai débuté par rechercher et écouter des vidéos ( n’importe quoi !) pour me faire une tête de c’est quoi c’te bête-là. Juste pour me donner des idées, me permettre de visualiser dans quoi je m’embarque.

J’ai fait une Master list. J’y ai noté au fil de mes visionnements toutes les activités que j’ai à réaliser, toutes les connaissances que je veux acquérir, j’ai brouillonné des résultats que je voudrais avoir, etc.

Finalement, il faut prendre chaque activité et la décortiquer, puis passer à l’action. Passer à l’action insinue de mettre à notre agenda quand et où je peux exécuter la tâche. En plus pour mon plaisir, je marque mes séances et mes apprentissages dans mon Bujo. Ça fais jolie et je suis capable de dire, voilà, j’ai progressé ce mois-ci. C’est motivant et rassurant. Je me dis que j’ai vaincu l’inertie une fois de plus.

Et vous, comment se passent vos départs ? Planifiez-vous ? Sur quoi bûchez-vous ?

J’ai raté ma carrière

Je discutais avec un collègue ce matin au sujet de mon site web et de mon envie de faire moi-même la couverture de mon prochain livre. Je me suis exclamée en rigolant que j’avais raté ma carrière parce que c’était ça au fond qui m’anime vraiment.

Que le boulot, le 9h à 17h, c’est en attendant.

Que c’est juste une impression d’être dans une petite boite, espérant qu’on ouvre le couvercle, pour me laisser respirer.

Et lui de me répondre : « Au contraire, tu es peut-être en train de la bâtir ta carrière. » Son discours expliquait qu’on ne sait jamais ce qui va nous servir plus tard. Un boulot c’est un boulot et à moins d’être de ceux qui aiment leur petit carré, on peut changer. Ce n’est pas figé dans le temps.

Ce genre de conversation est poignant. Du moins, pour moi. J’ai tellement peur que tout soit coulé dans le béton, que rien ne change, mais en même temps, je suis terrifiée par le changement. Puisque dans le changement, il y a nécessairement le sacrifice de quelque chose. Encore des preuves à fournir, encore des amis à se faire…

Je m’entends dire : « Ça serait vachement bien pareil d’être l’artiste que je désirs. Avoir mon horaire établi, mes tâches que je détermine, mon choix de client, aucune pression ne venant d’un patron… »

Une grande partie de moi rêve que de ça.

En même temps, j’ai la chance d’avoir un emploi payant, avec horaire flexible ( qui est mieux que rien), de pouvoir continuer d’aller aux études et d’avoir du temps pour mes projets. J’ai la chance d’avoir un terrain de jeu au travail. Essayer et challenger. Ce n’est pas rien, non ? Je run deux carrières sans m’en rendre compte et je me demande pourquoi je suis toujours fatiguée.

Ce n’est pas le plus important toutefois.

Pas pour moi.

Et c’est au détour d’un placotage matinal que je le réalise.

C’est d’avancer et continuer de rêver.

De prendre action et expérimenter un tas de truc !

Alors même si je fais des contrats de jour et que j’écris le soir, je suis sur mon chemin. Le mien. Celui que je décide tous les jours d’emprunter ou de rebrousser.

De petits objectifs à grands objectifs

Une tête pleine d’idées ? Au point où ne plus savoir quoi faire en premier. Peur de délaisser un projet pour un autre ? Trop à faire, ce qui vous amène à stagner ?

Si vous êtes comme moi, vous gerbez à l’idée du mot productivité parce que cela a comme une connotation de devoir toujours en donner plus, au point de finir épuisé. Le burn-out semble toujours accompagner chacun de vos pas, je sais, je l’ai vécu aussi.

C’est pour l’avoir vécu une fois, le burn-out, que je sais que je ne veux plus jamais vivre cela. Je suis restée des mois accrochée et fatiguée, incapable de me reprendre en main. Même si j’ai cette crainte à me demander si je fonce droit encore dans le mur, j’ai pris le temps de me poser de bonnes questions et ressentir mes besoins plutôt que de les étouffer.

Qu’est-ce que je suis capable de faire ?

Est-ce que j’ai négligé mon temps de repos, mon alimentation, mon entrainement ?

Comment je me sens, là, maintenant ?

Ça, c’est la première étape. Pour tout le monde.

Ensuite, il faut savoir s’organiser. Et productivité ne veut pas dire, mourir à la tâche. ( oui ! oui ! Moi aussi je l’ai apprise à la dure).

Après avoir regardé des Youtubeurs et des coachs de vie ( et mon dieu qu’il y a des charlatans dans ces gangs-là). Je crois avoir trouvé un juste milieu qui pour le moment, me convient.

Conseil: Un truc c’est un truc. Il peut marcher pour un et ne pas fonctionner pour l’autre. Il peut augmenter votre productivité pour une période. Les trucs ne sont pas éternels. Vous, vous n’êtes pas des individus coulé dans le béton le reste de votre vie. Alors c’est normal que  « ces trucs » évoluent autant que vous.

J’ai une master liste de choses à faire, d’étape de réalisation, d’objectif… Cette master liste est dans un cahier sur mon bureau à la maison que j’oublie la plupart du temps. Elle n’a pas à me suivre.

L’idée est de prévoir un moment dans votre semaine ( moi je le fais le samedi matin avec un thé chaud ) et d’ouvrir cette master liste.

Est-ce que des tâches de la master liste peuvent être regroupé pour un objectif ?

Quelles sont les tâches les plus importantes ?

Une fois que j’ai fait un tri, je mets entre 2 à 10 tâches dans mon calendrier hebdomadaire.

Je vous donne un exemple:

Je cherche à me renforcir côté graphisme. Mon objectif est de réaliser par moi-même la couverture de mon prochain livre. Plutôt que de voir toutes les étapes à franchir comme un bloc je le décortique.

Dimanche: Recherche d’ouvrage et de liens qui traitent sur le graphisme des livres

Lundi: Je me place 1h à 2h de lecture de ces liens

Mardi: Je fais la recherche des sites / support pour concevoir des livres

Mercredi: Je me place 2-3h pour des capsules de formation

ETC.

Je ne suis pas à temps plein dans mes démarches ( boulot 35h/semaine et  deux cours cette session) donc je dois partager le temps qu’il me reste avec mon écriture, mes autres projets, mon entrainement, mes repas et mes moments de relaxation. Alors il était naturel pour moi de m’organiser, mais en fragmentant ( à l’avance) mes tâches, je réalise qu’au bout de quelques jours, un projet énorme prend une grosseur normale (et viable ).

Petits conseils en rafale !

  • N’oubliez pas de vous ajouter des moments de détentes ! C’est très important ! Oui, avancez ces projets, mais il faut récupérer et vous amuser.
  • Ne mettez pas des tâches un jour si vous savez pertinemment que cette journée est trop surchargée pour vous. Mettez-y plutôt un moment télévision ou un bain chaud (accompagné de netflix).
  • Commencer petite tâche à la fois ! Rien ne sert de vous remplir la semaine pour ne rien réaliser du tout !
  • Planifier pendant un moment calme ! ( Moi je le fais le samedi matin ! )
  • Apprécier vos victoires ! Ne vous tapez pas sur la tête pour les défaites ! C’est un apprentissage.
  • Éclater vos tâches pour les fragmentées à leur plus petite expression.
  • Prenez votre moment de planification pour comptabiliser ce qui a été fait pendant la semaine / ce qui a bien fonctionné / ce qui a moins bien fonctionné. Apprenez et améliorez-vous.

Utilisez les autres !

J’ai une rage d’apprendre. Je l’ai depuis toujours. Il y a toutefois toujours un mais en ce qui me concerne. Quand c’est un apprentissage, trop théorique, je perds rapidement la notion du temps puisque je tombe rapidement dans mes pensées. Je suis ainsi. Ça fait mon charme. Ça m’aide dans ma créativité. Par contre, faut que j’apprenne à me ramener et quand c’est fait, j’ai du plaisir !

Le titre ne sous-entend pas de prendre pour acquis les autres ou de faire parti d’un quelconque groupe de manipulateurs abject.

Utiliser les autres dans ce qu’ils sont bons, cela revient à dire, écoutez-les. Il y a des milliers de personnes qui aiment être conférencier, qui ont quelque chose à dire. Parfois, ils s’y prennent plus ou moins bien, mais il y a un message… Du moins, pour chacun de nous, à l’occasion des vérités puissantes et touchantes.

D’un doigt nous avons accès sur nos téléphones, nos tablettes… des univers par centaine. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi, j’en raffole ! C’est gratuit ! On suit des personnalités avec intérêt, on apprend d’un blogueur, on a des astuces d’une blogueuse, sur la science, l’alimentation, le cosmos, la randonnée, sur comment entrainer son chat à donner la patte.

N’est-ce pas incroyable, pareil ?

On aperçoit tous nos savoirs humains qui se complètent et s’additionnent. À tous les niveaux. À toutes les sauces salées et sucrées, voire pimentées.

La curiosité ne vient pas juste du fait que nous sommes des écrivains / des artistes, mais qu’à l’intérieur de chacun de nous, il y a ce goût pour comprendre ce qui nous entoure. Pas besoin de toujours retourner sur les bancs d’étude, c’est là, à porter de main. ( Je ne condamne pas la scolarité non plus ! )

Foncez vers l’inconnu !

Mais si je ne fais que vous parlez de mon aventure d’écrivaine, j’aime farfouillé la toile complexe d’internet pour apprendre mieux ce métier, me connaitre plus…

Pour essayer autrement

Pour faire des tests

Pour améliorer mon sort

Pour être heureuse

Et m’amuser

Alors je vous laisse les liens que je consulte régulièrement qui m’aident à poursuivre mes rêves. Peut-être ils vous aideront comme ils m’aident à tous les jours !

Ted- pour des idées et apprendre sur plein d’affaires

https://www.ted.com/

UNEQ- Voir les formations pour écrivain disponibles et les actualités dans le domaine

https://www.uneq.qc.ca/

Fourmiztory- Pour des conseils en auto-édition

https://www.fourmiztory.com/

Anaël Verdier- Pour devenir l’écrivain que vous rêvez d’être

https://anaelverdier.com/

Les astuces de Margaux- Prise de notes, productivité, bullet journal, végétarisme, cosmétique et bien plus !

http://www.lesastucesdemargaux.com/

Marie Kondo- Pour faire de la place à l’essentiel

https://konmari.com/

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Bilan 2019

Premier janvier 2020, l’heure des comptes. Je repousse le bilan. J’écarte la vérité avec force. Procrastination, pourquoi me suis-tu encore dans cette nouvelle année ?

En 2018, il me semble que je m’en étais mieux sortie. Tout n’était pas facile, mais j’avançais. Mes luttes étaient saines et je m’affranchissais de plusieurs peurs.  J’ai l’impression que j’avais progressé dans mes projets…

Par contre, pour 2019, j’angoisse à l’idée de défricher mes actions et mes attitudes. Pourquoi ? Pour un tas de raison. Les épreuves étaient plus difficiles, les projets aux ralenties, les émotions bondissantes, les mauvaises nouvelles qui s’accumulaient…

Si vous êtes comme moi, c’est d’autant plus primordial de regarder derrière son épaule une dernière fois pour 2019 et s’offrir toutes nos chances pour 2020.  Ce n’est pas la fin, mais une continuité.

Et ! Ce n’est probablement pas aussi pire que notre tête le croit… Qu’en pensez-vous ?

Résultats de recherche d'images pour « star trek gif black guy »

Donc mis à part que j’ai perdu en effet beaucoup de temps de ma vie sur Netflix a écouter Star Trek ( DS9 surtout… honte à moi ! ), voici le bilan de l’année qui vient de s’écouler.

Collaboration pour le blogue les trois inconnues avec Judith Gagnon et Myriam Plante

Ces deux filles sont extraordinaires ! Au détour d’une passion commune, on se trouve, se rencontre et on fini par travailler sur des projets ensembles. Trouver sa communauté d’entraide, pas juste pour l’écriture, c’est important. Pour ça, il faut s’ouvrir aux univers des autres et les laisser entrer dans le notre ( oui ça fait peur), mais si cela permettait quelque chose de plus beau d’en ressortir ?

Point de publication, mais un flot de mots

Je n’ai sorti aucun livre cette année. J’ai écrit. Tant bien que mal. Avec les hauts et les bas. Avec les départs et les arrêts. C’était difficile. Beaucoup de remises en question. Beaucoup d’interrogations et de doutes. Mais j’ai repris mes documents Word et j’ai osé regarder les statistiques et je réalise que je suis quand même fière. J’étais au finale en 2019 en écriture et le mot est faible. J’ai avancé plusieurs romans en parallèle.

  • Projet futuriste / psychologique : 18 223 mots
  • Projet romance FF : 18 784 mots
  • Projet conte FF : 58 214 mots
  • Projet trilogie fantastique : 171 998 mots

Je totalise donc 267 219 mots. Ouf ! Je suis épuisée juste à y penser ! Mon projet conte FF est en bêta-lecture (avec 3 collaborateurs géniaux !), mon projet fantastique est terminée, mais a un problème de temps de verbe (beaucoup de décisions à venir)  et avant de le publier, je veux écrire les trois tomes au complet ( donc on se revoit pour ce projet dans une couple d’années). Mes deux autres sont toujours en création ( et je suis encore très motivée à les mener à terme !)

Poste de technicienne aux achats

Même si l’écriture est au cœur de ma vie, j’ai une autre carrière qui prend doucement son envol. J’ai eu un nouveau poste et mon quotidien m’amène son lot de défis.

Réinscription à l’université

Bah oui ! J’ai encore fait cette erreur ! Deux cours pour la session d’hiver en gestion des opérations ! J’ai besoin d’apprendre. Ça me manquait.  Je veux finir mon BAC par cumul. À suivre…

Alors, qu’ai-je appris ?

Je suis plus patiente que je l’aurais cru, que j’arrive à me pardonner, que j’ai soif de connaissances et de projets d’auto-édition et d’indépendance. Aussi, que sans des gens attentionnés et accueillants à mes côtés, je me décourage. J’ai appris à mieux m’organiser, à me rendre des comptes (j’ai un beau calendrier mensuel qui traine sur mon bureau à la maison et j’indique ce que je fais quotidiennement. À la fin du mois, je suis réaliste sur ce que j’ai fait et ce que j’attends de moi. ) J’aime écouter les youtubeurs et lire des blogueurs. Que ça ne sert à rien de me sentir coupable. Que mes émotions sont mon arme de prédilection. Que je peux essayer autrement. Finalement, je sais que l’échec est une bonne chose.

Ce que je me souhaite pour 2020

Une paix d’esprit, une alimentation plus saine, du plaisir dans mes études, de nouvelles connaissances, de l’affirmation de soi et la conclusion de mes projets. Je veux m’offrir plus de temps de lecture ! Régulariser mon cheminement artistique. Sans oublier, plein de nouvelles collaborations artistiques !!!