Lumière sur une blogueuse qui dévore les livres

Facebook ne serait pas pareil sans elle… Tous les matins, avec un décalage horaire Québec-France, je regarde la notification quotidienne de cette blogueuse sur le réseau social. Je n’y peux rien, je dois y jeter un coup d’œil. Intrigue, folie ou habitude? En fait, je me demande quelle blague elle va nous sortir encore aujourd’hui.

Colorée, énergique, vivante. Magali transmet des kilowatts d’énergie à tous ceux qui croisent son chemin.

Son blogue a commencé il y a trois ans. Je crois que le détour vaut le coup! Vous cherchez un livre, un auteur ou vous évadez? Je crois que Magali a de quoi pour vous. Elle a dévorée des centaines de livres édités comme indés. Lectures familiales rassemble et chaque nouvelle découverte est une porte sur le monde de cette femme intéressante!

  1. Dis-moi, si ton blogue n’avait qu’un mot pour être décrit quel serait-il?

Partage

  1. Comment on attrape la piqûre du blogue?

Avec des enfants qui s’y connaissent en informatique et un Monsieur qui veut faire de la place dans la bibliothèque…. Effet inverse garanti pour Monsieur (lol)

  1. Combien de livres lu jusqu’à maintenant? Tiens-tu le compte?

Je n’en sais absolument rien …. je lis en moyenne 10 livres par mois et mon blog a un peu plus de 3 ans …. J’suis nulle en math alors je te laisse faire le compte:D

  1. Papier ou numérique?

Les 2 avec une préférence pour le papier. Par respect pour les finances des auteurs indépendants qui sont aussi fauchés que moi, je prends ou plutôt prenais leurs services presses en numérique. Maintenant la donne a changé car avec mon projet de café culturel, les avoir en papier me permettra de les faire découvrir plus facilement.

  1. Derrière un écran, mais qui est Magali?

Un poisson que beaucoup appelle Dory.

  1. Entre nous, comment sont les auteurs? Anecdote croustillante?

Franchement j’ai toujours eu beaucoup de chance avec les auteurs que j’ai rencontré virtuellement ou IRL …. La seule anecdote croustillante que je peux te raconter, c’est la seule et unique crise de jalousie de Monsieur à cause d’un auteur. Nous discutions souvent avec Guillaume Lecler (auteur de Deux zéros et demi et de Bons Baisers de Goscranie….que je recommande fortement pour éviter toute dépression ou commencer la journée avec le sourire) …. En soit ça ne dérange pas Monsieur, sauf que je riais trop et si l’on prend en considération le dicton « Femme qui rit à moitié dans son lit » ben ça convenait pas trop à mon cher et tendre.(mdr) Je tiens toutefois à préciser que Guillaume habite à l’autre bout de la France.

  1. Pivot d’une passion familiale, comment on coordonne le tout?

On coordonne pas, on laisse à chacun le libre choix d’écrire ou pas …. en fonction du temps et de l’envie. C’est d’ailleurs pour ça que mes têtes blondes sont moins présentes, leur vie sociale est très chargée. Quand à Monsieur ben il est là sans être là, il me lit, me corrige quand c’est nécessaire mais je n’ai pas encore réussi à le motiver pour écrire. Par contre au repas, tu peux être sûre qu’à un moment ou un autre on parle lecture. On peut même passer des soirées assis tous les quatre sur le canapé à lire nos livres respectifs.

  1. «Lire n’est pas un acte solitaire, c’est un moment de partage !» explique-nous ton slogan.

Chez nous la lecture est source de débat et d’échange…soit parce que le thème d’un livre s’y prête (nous avons souvent des lectures communes) soit parce qu’un livre nous marque et que l’on veut absolument donner l’envie aux autres de le lire pour pouvoir en discuter. Nous avons rarement les mêmes opinions et les mêmes visions …. du coup les échanges sont intéressants et on extrapole souvent.

Le partage c’est aussi les publications d’articles pour donner envie, avec des mots, une passion, à des inconnus de franchir le pas et de découvrir l’univers et la richesse des auteurs indépendants. Depuis que j’ai mon blog, deux choses satisfont mon égo … lorsqu’un inconnu me dit que ma chronique lui donne envie, et d’avoir réussi que ma famille ne prête pas attention à savoir si un auteur à une ME ou pas.

  1. À bannir absolument du monde du blogue?

Heu …. j’en sais rien. Surtout que ça impliquerait un jugement que je ne me permettrais pas.

  1. Que manque-t-il dans le monde du blogue?

Plus de blogueurs honnêtes qui osent dire qu’un livre ne leur a pas plu et pourquoi. Il est tout à fait possible de donner un avis négatif sans pour autant remettre en question le travail de l’auteur. Nous avons tous des visions différentes d’une histoire… seul le respect compte!!

  1. Ta vision de ton blogue dans cinq ans?

Au service de mon projet, un lien pour présenter les auteurs présents dans ma boutique et donner envie aux clients de venir se les procurer sur place plutôt que de passer par Amazon.

  1. Si tu étais un livre, lequel serais-tu?

Un livre voyageur pour voir du pays et donner du rêve à plein de lecteurs.

  1. Quel est ton meilleur coup?

Mon Homme quelle question!!! (mdr)

 

Se connecter à l’univers de Magali, c’est par ici.

 

 

Lectures familiales

Facebook

Société en déroute, achetez-vous donc des artistes

Le monde devient fou!!!!!!

En fait, je crois qu’il l’est depuis que le monde se dit monde. C’est-à-dire depuis toujours. Ce n’est pas une idée fataliste, je crois que c’est la vérité. Le bipède n’a pas cesser de se combattre, de s’arracher à coup de dents nourriture, objet précieux et d’autres humains. Voilons les uns, dévoilons les autres. Habillons l’un et déshabillons l’autre. Génocidons les uns et garantissons la richesse aux autres. Acceptant pour un et refusant à l’autre. Jalousie, guerre, sceau d’acide, violence, harcèlement, travailler, l’économie du riche, le labeur du pauvre… Qui décide? Qui s’oppose? Une lutte sans cesse vers le sommet. Le sommet de quoi? Sûrement du poteau de téléphone du quartier. Je vois ce chauffeur au visage sombre et aux yeux globuleux. Sérieux il a l’air d’un idiot. Il descend sa vitre et jette par-dessus celle-ci deux contenants de cafés… Nous suremballage. Nous légalisons. Nous restreignons. Nous exigeons. Qu’est-ce qui nous arrive? Êtes-vous heureux, vous? Parce que moi je ne le suis pas. Mais je ne suis qu’une voix parmi l’Océan. Un élément négatif parmi toutes les pensées magiques. Où va le monde? Le monde va exactement dans la direction qu’il a toujours pris: Dans l’indifférence et la pauvreté de coeur. Notre race va s’éteindre et je ne serais pas triste.

Je réalise que le seul chemin envisageable est celui de l’art. Il est dur, hargneux, arrogant et prétentieux. Mais il est beau, poétique, rassurant, spirituel. Si chaque être humain pouvait regarder au fond de lui et voir ce qui le fait vibrer et permettre à sa vérité de s’exprimer… Je crois que cette société en serait plus heureuse. Mais l’art se fait à coup de subvention. Notre art est sur le respirateur artificiel. On donne trop de place à certain et on étouffe les autres. L’émergence n’existe pas sans formatage préétablis par l’industrie. Au final tout se ressemble et l’économie gagne en puissance. L’art ne s’achète pas. Oui bien sûr notre système de troc le veut ainsi, mais ce qu’il est vraiment est une chance de vivre, expérimenter, transmettre, véhiculer, pousser…. Mais il est dollars à présent. Qui achète un livre numérique à 2$ maintenant? Personne. 0.99 encore trop cher.  Trop cher? Des centaines d’heure, de détresse, de recherche, de correction, d’argent investie!!! Tiens ta cent artiste et ne m’écœure plus! C’est tout ce que tu mérite. Car moi je sais et je te l’exige. Et nous acceptons. Et nous comprenons. Et nous continuons. L’art n’a pas sa place et ça depuis que le monde est monde. Depuis que l’Humain décide ce qui est et ce qui n’est pas plutôt que de se laisser enivrer par la nature de ce qu’il est vraiment; Une lutte sans cesse entre l’émotion et la logique. Il dédaigne ceux qui cherche, ceux qui se perd, ceux qui sont indécis, ceux qui tente de trouver un sens et l’expliquer par la seule pensée qui émerge d’eux. Le monde dédaigne le penseur, le philosophe et le peintre qui tente par tous les moyens d’immortaliser l’étincelle de vie sur la goutte de pluie.

Pourquoi lève-t-on le nez à l’art? À l’expression intime d’un individu qui ressent un malaise ou de la beauté de ce monde? Personne ne veut vivre ça? Voir à travers ses yeux uniques la vérité de cet univers? Même Transformer est poésie ( et ceux qui me connaissent savent comme quoi c’est le parfait exemple de ce que je hais de l’art). C’est comme un mcdonald indigeste. Ça se bouffe vite et après on oublie ce qu’on a goûter, mais on a le sentiment que quelque chose ( on ne sait pas trop quoi) s’est passé.

On lutte pour agrandir le fossé qui séparent les différents peuples, au lieu de concentrer notre énergie dans l’échange. N’est-ce pas le meilleur lieu, lui de la scène, de l’humour, de la peinture, de l’écriture, du chant…. pour parler de soi, de nous, de vous, de nos angoisses et nos succès? N’est-ce pas le tremplin idéal pour asseoir notre humanité, nos émotions, notre philosophie et notre logique que celle dans les livres et la culture? N’est-ce pas là, le coeur et l’âme de l’Humain de ce qu’il a de plus beau dans sa création?

Va s’y jette au sol ta merde. Cette terre qui te nourrit, qui colore tes yeux de beauté qui t’aide à respirer et te sentir en vie. Va s’y refuse l’or et pris ton dieu d’économie, il te remplira les poches, mais ne nourriras pas ton âme. Accepte ta différence comme défense contre les autres et enferme-toi dans ton corps… Tu réaliseras qu’il y a une seule façon de reprendre contact avec ce que tu as perdu… et ce sera par l’art.

Format nouvelle

J’adore ce format d’écriture! La nouvelle peut être courte ou longue! On sélectionne avec soin les informations à y insérer et au final, d’après ce que j’ai vécu moi-même par le biais de d’autres auteurs, c’est qu’en tant que lecteur il nous reste toujours un tas de question. Étirer la sauce n’est pas mieux, mais la nouvelle est-elle à ce point répugnante? Non. Je ne crois pas.

“Écrire un roman, c’est compliqué: vous pouvez passer un an, peut-être plus, sur quelque chose qui au final, sera raté. Écrivez des histoires courtes, une par semaine. Ainsi vous apprendrez votre métier d’écrivain. Au bout d’un an, vous aurez la joie d’avoir accompli quelque chose: vous aurez entre les mains 52 histoires courtes. Et je vous mets au défi d’en écrire 52 mauvaises. C’est impossible.”

Raymond Bradbury-

J’ai écris deux nouvelles avec cette phrase claire de Ray dans mon esprit.Je me suis dis essayons petit au début! Je suis rendue à trois nouvelles dont deux de publier et d’autres merveilleuses en réserve! Ce n’est pas aussi facile qu’on le dis écrire une nouvelle… On doit se soumettre, comme le roman, à un exercice de discipline. Accepter de voir plus petit ( en nombre de page) peut être décourageant au début. Voire même insultant. Le Novel c’est la crème de la crème de l’artiste. Un vrai écrivain. Pour de vrai m’sieur m’dame. J’vous jure.

Comment arriver en une centaine de page à synthétiser une idée, un flash, une image et gardez cela intéressant? Sérieux! Je me le demande encore. J’essayes. Je travailles. Je tente. J’expérimente. J’avoue pendant longtemps avoir penser n’être rien sans un bon vieux roman écris à l’encre rouge de mon sang. J’ai essayé même de faire une série… Elle est dans mon tiroir. En attente que l’écrivaine que je suis accepte d’y plonger. Avant, cependant, cette dernière veut prendre des galions. Mais je ne fais pas des nouvelles comme un terrain d’entrainement à balayer du revers de la main sans plus. C’est oui, de l’expérience, des tentatives, mais au final… ces histoires… ce sont les miennes. Mes thèmes. Mes vérités.

Je pense même maintenant faire un recueil de toutes mes nouvelles, une fois que j’en aurais quelques une sous la main. C’est merveilleux! tant de projet! Tant d’idée exploitée! Tant d’idée qui termine sur le papier à le couvrir d’aventure et d’émotion! Qui sait peut-être deviendront-ils eux-mêmes des romans? Mais pour l’heure, j’accepte d’être une auteure de nouvelle. Petite et pas moins importante. Et vous? Des nouvelles vous ont-ils terrasser l’âme? Soulevez vers le ciel? Aidez à prendre des décisions? Vous ont-ils fait voyager comme un roman? Le lecteur comme l’écrivain à tout à apprendre de ces chefs d’œuvres.

Laisse vivre ton personnage

Mon chapitre 29 me pose problème. J’arrive au dernier quart de mon histoire. L’intrigue doit s’accélérer. J’ai le devoir de répondre aux questions / hypothèses émissent dans le premier quart. Du moins, y répondre en parti… Je sais d’où je viens et je sais où je m’en vais. Qu’y a-t-il entre les deux? Vous avez deviner! Les personnages.

Vous est-il arriver à un maillon important de l’histoire et de vous dire: « Putin! Je suis aller vraiment loin! Comment je fais pour que tout se tienne? » Probablement. Des fois on en dit trop et parfois… pas assez! Cela peut causer des problèmes de chronologies de l’histoire dans son ensemble ( la suite des chapitres). Mon coach d’écriture focus énormément sur les personnages. Au final, ce sont les moteurs de notre histoire. Ce sont eux qui décident d’aller à droite ou à gauche. Un peu aider par notre main, mais est-ce vraiment le cas? Une fois que la personnalité est comprise et qu’elle fusionne avec le cadre de ce que vous racontez, n’est-ce pas le personnage qui décide finalement? Quand je suis arrivée à ce chapitre 29, il me manquait des informations. Je pensais devoir ajouter un autre chapitre pour expliquer le détail que j’avais manquer. Je pensais détruire un autre parce qu’il était inutile. Ce n’était pas encore la bonne solution. Pas  encore. C’était trop définitif et effrayant. Je sentais que quelque chose clochait à mon histoire.

J’ai relu le chapitre avant et celui d’après. J’ai questionné mon personnage. Où tu vas? Que cherches-tu ici? Vas-tu y arriver? Que vas-tu rencontrer? Comment vas-tu réagir? Es-tu triste? As-tu faim? Comment te sens-tu?

J’ai réalisé que mon personnage avait toutes les réponses. Cela fait 28 chapitres qu’elle dirige l’histoire et fait des choix par rapport à sa personnalité… Il est logique que je poursuives sur cette voie, n’est-ce pas?

J’espérais ne pas être tomber sur un de mes caprices ou une réponse rapide pour camoufler un problème… Toutefois quand j’ai retravailler le chapitre en gardant l’objectif clair d’où cela allait aboutir et comment elle devait s’y prendre pour l’atteindre… Cela a été facile. Facile? On s’entend, c’était plutôt ardue. J’ai fini le chapitre 29 en me disant Wow! Comment tu as fait Karine? Toutefois, je n’ai rien fait. J’ai guider. Éliminer toutes les solutions jusqu’à une colle vraiment à mon personnage. D’ailleurs c’est une maudite entêtée celle-là! Un peu d’arrogance, un peu de réplique cinglante, un peu de magie et de l’émotion plus tard, je ressortais de ce combat satisfaite.

Il faut les laissé vivre par eux-mêmes. Vous avez passé des heures voire davantage de temps à peaufiner ce qu’ils sont, créer des êtres complexes qui semblent véridiques… Oui! vous êtes dieu, vous manipulez votre histoire comme bon vous semble, mais votre ressentis on s’en balance. C’est d’eux que vous parlez pas de vous. Acceptez que l’enchaînement de vos actions avec leur personnalité unique prenne leur pied et que vous y perdiez un peu la maîtrise. Plus vous laisserez leur personnalité se mettre en action( une phrase, une réplique, une émotion, un geste, un combat, un souvenir, etc) plus votre histoire s’enrichira et deviendra vrai. Vrai pour vous. Vrai pour le lecteur.

Frustration

Un blocage que je rencontre souvent: la frustration. Cette dernière s’accompagne souvent de son ami Désespéré. Quand je sens qu’un chapitre n’avance pas, que les personnages se rebellent contre moi, que le projet est loin d’être fini, que la correction s’alourdit, que les maisons d’édition refusent toujours mon texte… Qu’est-ce que je suis sensée faire?

La frustration me limite et m’empêche de progresser. Elle me scie les deux jambes et je tombe durement sur le sol. Je ne vois pas de solution. Je broie du noir. Et je me demande si j’ai eu raison de poursuivre mon rêve d’écriture.

J’ai réalisé que la solution vient avec la frustration à tout coup. Regarde dont la de plus près. Que nous dit-elle? Nous bloquons. Nous sommes engorgés dans notre écriture et physiquement les symptômes semblent être similaire : agitation, épuisement, aveuglement. J’ai beau me lever et faire les cent pas, cela ne marche pas. On peut bien me dire de me calmer, cela ne marche pas. Alors que suis-je sensée faire? Fermer l’ordinateur et passer à un autre rêve? Non. Je vis ma frustration. Je prends un papier et un crayon. J’expulse ma colère. Je sors mes contradictions. Je dois sortir du blocage, me remettre en mouvement, mais surtout, ne pas camoufler l’émotion. Car celle-ci reviendra davantage plus forte.

Il m’arrive de parler à mon chapitre et à mon personnage. Qu’essayez-vous de me dire? Qu’est-ce qui ne marche pas? Où? Comment y remédiez?

Hier, je finissais la dernière ligne droite de la correction d’un super projet qui sera en maison d’édition. Après avoir reçu le mauvais fichier ( une vieille version) et avoir réaliser une heure plus tard que je corrigeais pour rien… La frustration s’est emparée de moi. J’avais tellement bûché sur ce texte et je réalisais que ça ne se terminait pas encore! Maudit j’avais hâte d’en finir! Je ne supportais plus l’idée même de cette histoire. Je revivais des moments désagréables de mon expérience. J’ai dû faire le point. Allez manger un peu. Boire beaucoup d’eau et revenir cette fois avec le bon texte. Pourquoi j’étais frustrée au final? D’accord, j’ai perdu une heure. D’accord la correction a été dure depuis le début de ce projet… Mais bordel que j’ai appris! Ce n’est pas mon texte chouchou, mais cette expérience me reste coller à la peau. J’ai dû modifier mon sentiment de frustration en fierté. Car il faut se l’avouer on est bon pour se casser la tête sans jamais s’autoriser à avoir du succès ( même le plus infime). Je me suis rassis et j’ai parlé à mon texte:

Voilà ce qu’on va faire! Je sais que c’est la millième fois que je te corrige ( hyperbole), mais c’est l’étape la plus cruciale. Sans ça, mon petit, tu vas être difficile à digérer pour tout le monde. Faque s’te plait, coopère un peu et j’arrête de chialer!

Tout en corrigeant avec l’aide de ma coauteure, j’ai laissé la place à l’humour et à la joie innocente. Un effort joyeux malgré la tâche interminable. La frustration, il faut la voir comme un épouvantard ( Harry Potter). Elle pourra prendre plusieurs formes et même celle de vos peurs les plus profondes. Cependant, le rire pourra rendre la chose/situation ridicule.

 

Je sais que ce n’est pas toujours facile. La frustration non seulement est désagréable à vivre, mais elle nous fige sur place. Elle nous détourne de notre premier objectif: Essayer de faire une histoire.

Détectez-là.

Criez un bon coup.

Puis, laissez la joie vous inonder.

Retrouvez l’essence même de ce qui fait qu’écrire pour vous est un bien-être. Reprenez vos objectifs. Penchez -vous sur une autre partie si cela n’avance vraiment pas. Mais surtout, ne la laissez pas gagner cette frustration. Pas aujourd’hui.

Bonheur où es-tu?

Belana repousse tout le monde. Elle vocifère contre l’un et l’autre. Une klingonne en action, bouillonnante et indomptable. Je comprends, du moins, je crois comprendre les émotions qui tournent sans arrêt en elle. Privée de ses origines,  de sa culture, de ses rites de passage et parachuter dans une galaxie loin de chez elle… Où est-ce chez elle au juste? Où suis-je moi-même? En train d’arriver ou sur le point de repartir? Chancelante. Incertaine. Mal à l’aise. Est-ce que c’est ça la vie?

Je me sens toute drôle et non, à la déception générale, mon obsession de star trek n’est pas en cause. Je me sens étrange et mon premier réflexe après une lutte mentale et physique a été d’aller m’asseoir à l’ordinateur et ouvrir mon blogue. Ne sens-tu pas mieux Karine quand tu écris? N’est-ce pas l’équilibre que tu viens chercher? Alors… dis-moi, pourquoi le repousses-tu sans cesse?

Un jour le bonheur va cogner à ma porte. Je vais ouvrir et il s’écria:  »Hey! C’est ton tour! Je suis là pour toi. Tu es désormais dans la joie et le bonheur total. » Voilà ce qui ne va pas. Ces temps-ci j’attends la facilité. J’attends qu’on m’offre ce que je mérite, là, devant ma porte. Idiot peut-être, mais je ne suis pas la seule dans ce cas. Comme une méchante gang, j’ai des jours moyens à catastrophiques au travail, déprimant, et carrément cynique. Comme tout un chacun, ma vie sociale est un désert plat et aride. Et comme certains d’entre vous l’ont déjà vécu, le retour du balancier d’une totale indifférence  des autres de ce qui nous tient à coeur. Je le prends pour la plupart. J’accepte qui je suis pour aujourd’hui et j’accepte de m’aimer dans tout ce chaos. Mais il y a des jours, des soirs et des nuits que m’aimer est plus difficile. Plus ardu. Plus impossible.

Sérieusement? C’est ça être adulte? Une lutte continuelle a freiné nos ardeurs? Oublier nos passions? Payer nos comptes pour ressentir un peu qu’on est en vie grâce au matérialiste, plutôt que de glisser nos pieds nus dans la terre et regarder le temps passer? Travailler. S’acharner. Monter des systèmes qui dépassent l’humanité. Frôler l’hystérie. Être fataliste et croire au final que c’est de même qu’il faut vivre? Se chicaner. Chialer. Pleurer par trop-plein. Pleurer par impuissance. Hurler et déchirer notre âme d’impuissance.

Je suis sûrement incompréhensible. Ce soir, parmi d’autres soirs horribles, je regarde mes pensées et j’ai de la peine pour moi. De la peine d’être incapable de m’aimer. J’aimerais hurler, mais je suis trop fatiguée de mon labeur quotidien. J’aimerais pleurer, mais je suis asséchée. J’aimerais accepter que les choses prennent du temps. J’ai de la peine de voir que le bonheur n’est ni un lieu, ni un fait, ni un objet… c’est un état d’esprit. C’est un mouvement. Un souffle chaud. La caresse du vent. J’oublie que le bonheur n’est ni un mot ni une définition et surtout encore moins une finalité. Que la joie qui submerge n’arrivera pas au pas de ma porte. Ce n’est pas un autre qui pourra me l’amener non plus…  Est-ce un fait de la race humaine cette peur qui vous pogne dans les tripes? Est-ce ancré dans notre code génétique la quête du bonheur? Ou du moins, la recherche d’un plan, d’une stratégie, d’un algorithme qui nous mènerait jusqu’à ce point culminant comme un orgasme ou des feux d’artifice éblouissants?

Et si en effet ceci est notre quête, ma quête, sous quelle roche, Bonheur, dois-je te chercher au juste? Comment savoir si je te vois enfin? Te ressentirais-je? Je me sens tellement agitée. Impuissante. Furieuse. A-t-on caché à ma nature profonde la possibilité de détecter la pureté de ce sentiment?

Écrire tous les jours Part 2: L’art de se mettre en action et le rester

Je me suis secouée les puces! Parfait! Maintenant il est important de savoir où je vais. Je n’ai pas de misère à m’organiser. J’adore organiser. J’adore bardasser ( pour reprendre l’expression acadienne). Mon gros plaisir est de m’acheter un agenda et de commencer à le décorer. Je n’ai pas encore pris l’initiative de faire un bullet journal, mais par tous les dieux j’y pense souvent! J’aime voir les to do list et leur petit crochet. J’adore voir une tâche notée et terminée dans le temps accordé. Hélas! on est pas tous des pros du calendrier. On a nos réfractaires et nos procrastineurs. Mais à moins qu’on soit pathologiquement atteint et encore là, je crois que quelqu’un peut s’enligner. On le fait tous. Un moment donné.

Outils

Écrire est pour moi l’opportunité de m’acheter du matériel de bureau. Une autre chose que je raffole maladivement. Les crayons. Les cahiers. Les feuilles de couleur! Il y a un réel plaisir à m’équiper. Comme faire du bicycle, on a besoin d’Accessoire. On a besoin de connaitre la mécanique, de huiler un peu notre chaîne… Concevoir une histoire ou du moins ce qui entoure cet acte, ce n’est pas vraiment différent. Sans tomber dans la démesure et dans le luxe, parfois, s’outiller peut renforcir notre envie de s’asseoir pendant des heures devant l’écran.

Il y a d’autres outils comme les dictionnaires, les cooccurrences, etc. Ceux-là sont plus techniques, plus essentiel à la qualité d’écriture.

Calendrier ou pas calendrier telle est la question

Pour tous mes projets d’écriture, je leur fait un calendrier. J’aime que les choses soient claires. J’aime savoir où je m’en vais. Voir les étapes de ma démarche. Je n’apprécie pas toujours me demander où j’en suis et d’où je viens. Attention! On a pas besoin d’être un calendar crack head ! Je ne vous proposes pas de tout noter et en tout temps. Mais savoir que nous progressons, que notre objectif est à 60% ou à 10% fait une différence. Ce donner des échéances nous évitent de prendre trop de temps là où ce n’est pas nécessaire. Par exemple, créer un personnage ou trouver la thématique de son histoire demande un temps différent. Plus ou moins longue selon chaque individu. Le calendrier me permet aussi essentiellement de savoir à quelle étape je suis rendue. Je me rappelle d’être patiente avec moi. Ici je suis en train de mettre en place le squelette de mon histoire = temps. Par contre là, je fais le résumé. une ligne ou deux maximum et je dois savoir globalement qu’est-ce que je m’en vais raconter.

Prendre des notes

Mon calendrier possède beaucoup de notes sur mes séances, sur mes améliorations à faire, vers l’atteinte de mon objectif, vers le peaufinage de mon histoire. Restez actif! Restez présent! Prenez des notes sur votre période d’écriture. Améliorez-vous.

Lire, découvrir, rencontrer, exercices

Ne restez pas dans votre tour d’ivoire. Vivez! Sortez! Allez à des conférences. Rencontrez vos auteurs favoris si c’est possible. Allez prendre un café avec d’autres passionnées d’écriture de votre région, faîtes des activités d’exploration artistique.

Cette découverte, chaque pas que vous ferez en direction de votre choix d’écrire tous les jours, vous bénéficierez de l’aide des autres, leur support, leur nouvelle façon de voir cette montagne.

Joie et plaisir

Quand je suis écœurée. Vraiment tannée. Épuisée. C’est le temps d’une pause. Je veux me garder dans le jeu et le plaisir. Écrire me remplis de joie. Oui! même dans les impasses chronologiques!

Tous les jours

Ne grincez pas des dents! Je sais! Je sais! Tous les jours! J’ai tellement de choses à faire! Je n’ai pas le temps, de m’asseoir et écrire à tous les jours, pendant la même période… Pourtant! C’est comme allez au Gym ou plutôt sauter une journée d’exercice, revenir dans vos bonnes habitudes est plus difficiles. Nous l’avons tous vécu. Alors j’insiste, trouvez-vous du temps! c’est un moment privilégier avec votre historie, votre passion, vous-mêmes. 6h, 1h, 10 minutes par jour peu importe! En autant que vous continuer votre mouvement. Je ne prétends pas à un assiduité digne d’un miliaire, mais c’est important d’y plonger un œil fréquemment.

Écrire tous les jours Part 1: Se réchauffer

L’écriture n’est pas une course. Ce n’est pas le premier arriver, le premier à gagner.  Des œuvres prennent parfois des années à terminer et d’autres non. Toutefois, il nous faut créer une routine similaire à un athlète. Ne pas perdre le pied et ne pas se décourager. Comment? Prenons un exemple pour nous mettre en contexte. Je décide enfin de m’entrainer ( ouf!) et je décide de faire du bicycle (parce que avouons-le, je ne suis pas très douée dans d’autre sport). J’ai besoin de me réchauffer, d’avoir bien mangé, mais pas trop, d’avoir de l’eau pour m’hydrater, mes protecteurs, mes outils si j’ai un pépin, d’un bon véhicule pour partir loin loin loin….

Initier le mouvement

L’écriture s’est la même chose. Je constate que m’asseoir et attendre l’inspiration ne m’a jamais vraiment rien apporter. J’aime être préparer et savoir où je m’en vais. La bicyclette sans but s’est un peu moyen. Surtout quand tu réalises le kilométrage parcouru et qu’une envie de pipi soudaine te prend et il n’y a pas de salle d’eau à proximité ( désolé petit arbuste)  Avant même de penser vous rendre à  Tombouctou , sachez faire le voyage intelligemment. J’ai séparé ce sujet en quelques articles pour m’aider à focaliser sur l’essentiel. Encore une fois, je ne me prétends pas la génie de l’écriture. Je ne vous parles de Kosser que moé j’en pense.

L’échauffement me semble un élément essentiel de la pratique d’écriture. Avant tous le reste, avant de plonger dans une histoire, avant de prétendre quoi que ce soit sur notre tâche à venir. Se réchauffer initie le mouvement: physique, mental et émotif. Ces trois axes font partis de l’écriture et je crois que c’est bien de les scruter plus attentivement.

1.S’échauffer physiquement

Tous les axes se complètent. Si je n’arrive pas à me concentrer, prendre une marche ou pédaler quelques mètres m’aide. Les hyper actifs comprendront cela. Pour les autres qui manquent un peu d’énergie, l’entrainement physique vous oxygène, nous assouplis, vous rend alerte. Penser à un sport que vous aimez, méditation, marche, yoga, pilates…  Si vous n’êtes pas du type monsieur et madame muscle, l’étirement peut être une solution.

Avant d’écrire, je fais toujours du Yoga de doigt. J’ai des tunnels carpiens et des petits doigts qui ont tendance à casser quand je les regarde, donc en appuyant sur la première phalange, je plis un peu vers l’arrière mon doigt. Je répète pour chaque main. J’apprécie aussi étiré mes épaules, mes bras, mon cou, mon dos et mes jambes. Je sais que je serai assise longtemps à mon bureau.

Concrètement, plus activement  »écriture » il y a plusieurs exercices comme l’écriture automatique qui peuvent vous aidez à démarrer votre séance. En gros, je prends une feuille et j’écris tous ce qui me passe par la tête. Ça réchauffe vos doigts, mais aussi libère votre esprit de toute pollution mentale.

2. S’échauffer mentalement

Comme dit plus haut: l’écriture automatique est un bon outil. Vous n’aimez pas? Pas de soucis sur Internet il y a des centaine si ce n’est plus des activités d’échauffement.

Une autre idée que j’aime bien, marcher et regarder les gens. Je leur trouve des histoires, des qualités, des défauts…¸Il m’arrive parfois de trouver ainsi des personnages! Mais inévitablement quand je suis dehors, j’ai le goût d’être en dedans pour écrire!

3.S’échauffer émotivement

Non, je ne dis pas de vivre votre éventail d’émotion. Ni de vous prendre un rendez-vous chez le psychologue. Regardez dans quel état vous êtes avant d’écrire. Cela influence votre séance. Soyez-en conscient. Ce n’est pas une mauvaise chose, au contraire! Toutefois, si vous venez d’être rejeter par la fille de vos rêves, il se peut que vous ayez envie de tuer du monde dans vos histoires… C’est une thérapie en soi, non?

Explorer vos émotions à travers des activités. Qu’est-ce que je vois? Qu’est-ce que j’entends? Qu’est-ce que je sens? Décrivez-le. Ressentez-le. Exprimez-le. Papier, oralement, en musique, en chant, en poésie. Explorez votre potentiel émotif. Votre histoire vous dira plus tard merci. Prenez un sentiment dans le dictionnaire et mettez-le en scène sur une page. Parlez à ce ressentis. Que vous dit-il?

Tous les jours

Ho! Je me suis battu corps et âme contre cette notion. Tous les jours. Écrire tous les jours. Éviter de perdre le fil. Éviter de perdre le pied. Se démotiver. Je me rendais coupable si je n’avançais pas mon écriture. Nous savons ce que ça vaut cette culpabilité, n’est-ce pas? Pas grand chose de bon! Ça parait gros. Moi? écrire tous les jours? voyons! J’ai une vie.

Oui il y a des gens qui n’écrivent que pour le plaisir sans stress. D’autre comme moi qui veulent en faire une carrière et accepte tous les défis ( ou presque hein?!). J’ai validé cette notion. Je sais qu’il m’est beaucoup plus facile d’entamer le mouvement si j’ai écris hier qu’il y a six mois. Car ( attention petit secret)  nous dépensons plus d’énergie à aller s’asseoir pour commencer que de réellement faire le travail. Écrire s’est amusant! Écrire s’est léger ! À par quelque moments durs ( que je vais parler un peu plus tard) en général, initier le mouvement, commencer quelque chose demeure le plus difficile. Le rendre régulier, c’est le deuxième défi.

Alors même si vous n’avancez pas votre histoire, échauffez-vous! Faîtes des exercices, consulter des blogues, lisez, allez sur youtube… cherchez vos idoles, vos coachs, vos gourous de l’écriture. Attachez-vous à eux et persévérez!

Mon blogue est mon exercice, celui qui initie le mouvement pour moi. Quand je suis ici je me libère de toutes contraintes. Je suis libre de dire ce que je veux ici. Je suis libre de donner les conseils ou de parler de moi. Ça m’aide! Sincèrement! Je vous jure! Si c’est cela qu’il faut, partez-vous en un blogue aussi!

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Besoin d’un petit coup de pouce supplémentaire?

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L’artiste est un athlète comme les autres – Anaël Verdier

Écrire tous les jours Part 3 : Les montagnes russes

Il y a des jours qui seront plus faciles. D’autres, vous vous arracherez les cheveux sur la tête. On ne peut pas être toujours en maîtrise de notre séance d’écriture, il y a tellement de chose qui peuvent survenir… L’idée est de ne pas laisser les événements extérieurs nous perturbés ( pas trop longtemps en tout cas). Bref, vous vivrez les montagnes russes. Haut et bas. Parfois un plateau. C’est ainsi, mais on peut s’en sortir.

Une auteure jeunesse que j’ai été chez elle pour un travail scolaire Que vouliez-vous faire plus tard? demandait le travail pratique. À 13 ans, j’ai demandé à deux auteurs de me rencontrer.  Je voulais être écrivaine. Je le sentais dans mes tripes. Le premier conseil qu’un auteur que j’apprécie m’a dit en prenant un café avec moi : «c’est bien beau avoir des idées, mais faut savoir écrire.» Au début, je croyais je ne saurais jamais écrire. Que je faisais trop de faute! Les enseignants le disaient ; Karine a de la difficulté. Comment on fait alors? Cela n’est pas aussi simplet que juste apposer des mots sur une pages. Et pourtant, oui! C’est d’entamer une phrase, un paragraphe… C’est construire petit à petit. Reculer. Avancer. Stopper. Poursuivre. Apprendre. Échouer. Continuer malgré les épreuves. Mon deuxième conseil avec le deuxième auteure a été de prendre le temps de regarder la scène. De voir dans ma tête le film. Et de lire beaucoup. J’ai eu la chance de rencontrer un troisième auteur en atelier et il nous a dit : « prend ton inspiration et assis là sur une chaise.» Il n’avait pas tort. J’ai ensuite connu un auteur et coach français… Qui lit la pratique à notre état d’être. Oui la technique, mais toi, artiste, te connais-tu? Te regardes-tu aller? Que veux-tu? Transformation. Vent frais. Je continu. J’avance.

Aujourd’hui cela me frappe de plein fouet. Petite anecdote à petit conseil, me voilà mieux équipée qu’à mes 13 ans. Je suis outillée pour avancer. Quand je ne sais pas, quand j’hésite, quand je suis découragée je retourne vers mes sages de l’écriture. Je lis leur message. Je relis. Chaque fois, un nouveau mot, une phrase m’accroche. Aujourd’hui, j’avais juste besoin d’entendre ça et vlan! Me revoilà requinquée au max!

Qu’est-ce qui est différent maintenant qu’avant? Suis-je meilleure? Est-ce que je sais écrire plus et mieux? La montagne est-elle moins haute?

Pas pantoute. Désolé pour ceux qui avaient espoir. À chaque nouveau projet, les doutes, la peur.. tout reviens. Je sais quand je suis confiante et quand je ne le suis pu. Voilà la différence. Je me sens. Je me vis. Je sais qui je suis quand je suis en création ou à une autre étape. J’accepte mes fautes. J’apprends de mes échecs. Je ris de mes erreurs et je continus.

C’est normal. Ce n’est pas facile écrire une histoire. C’est amusant par contre! Et on apprend plein de nouvelle chose sur nous, sur nos aptitudes, nos contraintes, nos limites, notre résignation et notre obstination.

Écrire tous les jours vous ne serez pas en mesure de le faire. Pas tout de suite. Pas du premier coup. Pas toujours à long terme. Mais écrire ou n’importe quel art demande de s’y consacrer ( non se sacrifier nuance). Si c’est une corvée pour vous ( donc un sacrifice douloureux), il y a des chances que l’idée d’être romancier/ière est un fantasme du but et non du réel désir d’implication personnelle. Voir alors, à changer la direction de votre vie. Si au contraire, vous sentez votre coeur battre, que vous bouillonnez, êtes agité à l’idée de continuer, de poursuivre, d’atteindre un but flou ou non… Continuez et apprenez de ce chemin. La colère, la fatigue, la joie, l’espoir et l’échec sont l’un des sommets montagneux que vous allez franchir tôt ou tard. Si vous êtes toujours épuisés, demandez-vous pourquoi? Comment? Résolvez les problèmes un à un. Le plaisir est dans l’accomplissement, sur le chemin et vous apprenez quel genre d’artiste vous êtes et ce qui vous émerveille. Vous apprenez quels sont les thèmes qui vivent en vous. Qu’est-ce qui est le moteur de votre créativité. Vous saurez qu’est-ce que vous voulez transmettre dans vos histoires.

Écrire tous les jours, pas à pas avec patience, vulnérabilité et amour envers vous-même.

 

Histoires d’un bloc #15

Mot de la fin

 

52 semaines. 12 mois. 1 an. J’ai franchi le bail d’un an pour ce logement. Gros bloc, troisième étage… Août je déménage dans un appartement. J’ai hâte comme jamais! Enfin, chez nous! un vrai. Non partager avec 100 autres voisins. Plus de fumée de cigarette qui remonte comme dans un tube jusqu’à ma chambre, plus de voisin qui s’ébat bruyamment la nuit, pu d’odeur de nourriture par millier, pu de voisin perdu, pu de concierge exaspérée et qui t’embarre à l’extérieur, pu chute de vidange nauséabonde, pu de concierge chez moi, pu de chien qui jappe, pu de voisin bruyant, pu de peur aux punaises de lit … Nada. Rien. Finito. Fini.

En conclusion, je suis bienheureuse de quitter. Je suis contente d’avoir expérimenter ce type de logement, mais ce n’est définitivement pas pour moi. Je m’en vais dans un endroit plus calme, vis-à-vis le fleuve st-Laurent. Plus cher, mais plus beau et plus calme. Ensoleiller et le vent, c’est tout ce qu’il manquait à mon bonheur!

J’ai eu un réel plaisir à faire ces petites anecdotes sur mon blogue, mais voilà c’est terminé! Cela laisse place à d’autres projets courts pour ce blogue! Je ne sais pas quoi encore… mais ça viendra! J’espère que vous avez aimé et vous vous avez un peu reconnu dans mes déboires…