Le déménagement

1er août je déménageais. En fait… Nous déménagions! Quelques mois plus tard, je réalise à quel point ce moment m’angoissais. Pas qu’il était difficile de déménager ( je l’avais fait trois fois avant- J’avais acquis quelques trucs depuis) mais cette fois-ci c’était différent. J’étais avec ma petite bête à poils.

Est-ce qu’il allait se plaire? Pas d’un  plan émotionnel, mais est-ce que le fait de trouver un nouveau territoire allait le rendre plus instable? Est-ce que j’allais créer de nouveau problème? J’étais aussi terrifiée par une anecdote  ( entendu d’un ami d’un ami d’un ami- donc la source n’est pas si fiable que ça) qu’un chat avait fini par se tuer par l’éboulement de boîtes. C’est horrible!

 

Ma première étape a été de sécuriser une pièce où j’allais mettre toutes les boîtes et les objets à déménager. Évidemment, comme vous pouvez le voir sur les photos ( déjà qu’il est très curieux de nature ce chat) il n’a pas manqué l’occasion de me rappeler sa participation à ce déménagement. J’ai gardé jusqu’à la dernière minute tous les accessoires de mon chat. Le jour du déménagement, j’ai été amené mon chaton dans la maison de mes parents. Je lui ai laissé quelques jouets là… Dans le nouvel appartement, j’ai attendu que toutes mes boîtes soient ouvertes, mes objets installés et les coins à chat emménager. Une fois que l’environnement était régler, j’ai mis de l’eau fraîche, de la nourriture et j’ai ouvert la cage.

J’étais seule à ce moment là. Je voulais permettre à l’animal de fouiner à sa guise sans avoir des gens tout autour. Alors je suis retournée à mes occupations du moment, tranquillement. J’ai respecté son temps d’adaptation! J’ai même laissé des couvertures pleine de poils traînées un peu partout, pour que son odeur/ l’ancien appartement soit présent. Pô courrait partout! Il sentait tout! Il miaulait surtout! Les nuits ont été difficiles… Mais il a fini par faire son territoire. J’avais les mêmes meubles, mais le chat n’avait plus les mêmes intérêts pour eux. J’ai caché des friandises dans toutes les pièces, en haut, en bas… pour le pousser à explorer et je crois que cela a porter fruit! Il ne se gêne pas ( comme si un chat demandait la permission en général) pour aller ici et là. Je craignais vraiment que mon chat, effrayé, termine sous le lit en permanence… Mais au contraire! Un beau passage d’une maison à l’autre.

Un autre avantage avec mon nouvel appartement c’est de lui permettre aussi de voir plus loin, d’avoir un meilleur accès aux fenêtres, à regarder les écureuils et les oiseaux, mon chat a redoubler d’énergie! Les meubles se sont déplacer sans problème et je lui ai donner ses coins.

J’ai mis un point d’honneur que chaque pièce me permet de cohabiter avec mon félin. Le chat a accès a un lieu calme pour dormir. En plus, d’avoir un emplacement de choix car où qu’il se met, il pourra observer une pièce sur son ensemble.

 

 

J’aime le voir prendre sa place, parce que c’est chez lui aussi. C’est son territoire! Avant par exemple, il n’allait jamais sur ce tapis aux poils longs. Regardez-le maintenant! Tout à l’aise! Tout confort sous la table du salon!

 

 

 

 

 

Toutefois, certaine place demeure encore en négociation, mais on accepte au final certain compromis pour conserver la paix…

 

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Courage

Comme tous les matins, je prends l’autobus pendant une vingtaine de minute, c’est long et je suis en sardine avec les autres usagers. J’entre ensuite dans le métro sombre, je me fais brassée, toujours entassé, je change de ligne, je débouche à ma station et… Ce matin toutefois, je suis accueillis par une musique vraiment sublime. Plus j’avance dans le sous-sol, plus le rythme est audible. Puis, je suis confronté à un jeune musicien. Systématiquement, sans réfléchir, sans me poser de question, je prends ma bourse et va y déposer un peu de monnaie dans son chapeau. C’était la première fois que je me sentais vibrée. Le mec était là à 7h00 du matin, à gratter sa guitare, tout sourire et avec talent! Alors j’ai pensé en mon for intérieur, il faut avoir un sacré courage pour choisir l’artiste en nous.

Vous a-t-on déjà décourager à écrire? Vous a-t-on poser des regards d’incompréhensions? Pourquoi tu fais ceci ou cela? Lorsque tu ose présenter un projet, à peine clair pour toi-même, chaque commentaire est similaire à des coups de poignards, n’est-ce pas? Que dire de ceux qui n’y accorde même pas un regard… Ces personnes qui comptent dans notre entourage et disons-nous le, s’en foutre carrément! C’est souffrant n’est-ce pas? Je vous transmets alors cette perle de sagesse que j’ai lu dans le livre de Anaël Verdier ( Bah! Oui! Encore lui!).

« Les autres ne comprendront pas toujours ta route. Ça ne fait rien, ça n’est pas la leur. »

Jour après jour, je me bats contre mes mécanismes de défense et de sabotage pour continuer l’écriture. Continuer mon rêve. La seule différence maintenant, c’est que je ne quémande plus. Je n’attends plus rien de personne sauf de moi-même. La phrase ci-haut le dit bien… c’est ma route. C’est votre chemin artistique. Le nôtre, pas celui de notre famille, de nos amis, de nos collègues, de tous ces inconnus qui soulèvent le nez sur vos œuvres. Il faut du courage pour se dire, je le fais pour moi avant-tout quoiqu’on en dis!

Il faut aussi une très bonne dose d’esprit combatif de vivre avec les échecs répétées. Nous avons espoir d’être un auteur de renom, d’être accepter dans ce cercle privilégier, d’être KEKUN, d’être artiste, d’être reconnu oui, mais vu et écouter… Et quand on commence à faire de l’art, on apprend vite qu’il y a plus d’une sphère à contrôler ( émotionnel, spirituel, physique…). On a des visions toutes différentes, nous les confrontons et nous croyons à tort que notre différence est mal vu, mais au contraire, c’est notre vérité qui fait de nous l’artiste, l’écrivain que nous sommes. Et ça, pour le reconnaître et vivre avec notre authenticité, il faut du courage.

Notre route est parsemée de doute, d’embûche, de blocage, de désespoir… Mais nous relevons la tête, nous acceptons notre vulnérabilité. Nous acceptons que nous devons jouer entre le contrôle et le chaos de la créativité. Nous acceptons nos angles morts et nous apprenons avec humilité à nous dépasser. Et nous continuons. Ça encore, ça s’appel le courage…

L’art est comme une grotte sombre où on s’aventure seul et parfois… on a oublier les allumettes et la torche… Mais on y pénètre tout de même. Parce que nous sommes courageux, nous, artistes et artisans… C’est notre terrain de jeu. Vierge. Sans balise. Même si un chemin cent fois utilisé nous est proposer, on a l’audace et le courage de s’en frayer un nouveau.

L’artiste est un athlète comme les autres par Anaël Verdier

« C’est à partir de cette idée de l’auteur comme un témoin du monde, de l’amour, de la tristesse, de la nostalgie, de la peur de l’autre et de sa rencontre enthousiaste, qu’Anaël écrit et vit.

Ses livres explorent la rencontre, la sexualité, le désir d’aventure et de découverte qui animent la vie. Ses personnages se lancent dans le monde avec leur vulnérabilité et leurs résistances mais animés de ce radical élan de vie, de ce profond désir d’être.

Auteur, coach d’écriture (« je transforme des gens qui écrivent en auteurs »), fondateur de sa propre académie d’écriture, blogger, Anaël Verdier touche à tous les genres. De la science-fiction à la romance érotique en passant par l’aventure, la romance et la fiction philosophique, il est aussi l’auteur de quelques guides pratiques. »

Source

Résumé

«Vous vous souvenez, quand votre rêve était de faire quelque chose de votre créativité ? Le temps a passé. Vous avez rangé vos stylos, vos pinceaux, vous avez tout mis dans une boîte entreposée au rayon des rêves naïfs. La créativité exige de plonger dans l’inconnu et d’en revenir avec un livre, un dessin, une mélodie, une peinture, une chorégraphie… Quelque part dans votre vie, vous avez oublié comment on plongeait dans ce monde avec curiosité. Vous avez laissé la peur gagner. Il est temps de reprendre les rênes. Il est temps de vous offrir la vie dont vous rêvez, une vie au contact de votre expression la plus authentique. Anaël Verdier, auteur et coach d’artistes, vous guide à travers les treize mouvements de la création, de l’étincelle de départ à la diffusion de l’œuvre () »

Mes impressions

« Vous êtes unique, vous êtes vivant, montrez la singularité de votre expérience et vous nous surprendrez»

C’est par hasard que je tombe sur ces liens youtube, il y a quelque année. Je cherchais désespérément à m’expliquer mes ressentis pendant ma création. Je cherchais des réponses et de l’aide dans mon processus créatif. Je cherchais une personne, un auteur, qui saurait m’expliquer simplement ce qui se passait dans ma tête et dans mon cœur. Cette personne est Anaël ; Calme, honnête, généreux et talentueux. Verdier nous accompagne toujours pas à pas et c’est où mettre l’emphase (sabotage, obstacle, ressentis, perception erronée, etc). Si vous aviez à suivre un auteur actuel, moderne et sympathique c’est à lui que je vous réfère sans hésitation.

Il est blogueur, écrivain, scénariste, mais aussi coach d’écriture et animateur d’atelier. Je  dois même en oublier! Du talent pour comprendre le métier d’écrivain il en a! Ce qu’il ne sait pas (encore), Anaël Verdier le cherche et nous le livre. Du conseil du dimanche, à ses vidéos, à ses ouvrages… l’auteur ne nous laisse jamais tomber. Mon seul regret jusqu’à maintenant est la distance, sinon assurément j’assisterais à ses séances au Québec.

Je me demandais s’il était trop tôt pour vous parler de ma lecture L’artiste est un athlète comme les autres étant donné que je n’ai même pas fini le livre! Mais vous savez, c’est ce qui m’a convaincu au final. Ce livre pose graduellement le pied sur ce qui nous fait hésiter quand nous écrivons. Les conseils se prennent au compte-goutte. Tranquillement avec l’esprit ouvert vers nos possibilités. Et surtout, quand vous le lirez, n’oubliez pas crayon surligneur et post-it, car vous aurez à prendre des notes et mettre en évidence les passages qui résonnent en vous. Pour y revenir, quand l’épuisement vous gagnera…

Ce livre ne vous parle pas d’une technique, mais d’un état d’esprit à avoir vis-à-vis l’écriture. Ce livre est ce qui se passe en vous pendant la créativité.  Il ose dévoiler le côté moins enjoliver du métier qui passe par la gamme émotionnelle de l’humain. Que nous ayons une première idée et ne sachons pas quoi faire au juste avec ça ou que nous soyons plus avancer dans notre processus d’écriture et qu’il faut, parfois (souvent) accepter notre faillibilité, ces conseils d’Anaël Verdier sont comme le second souffle, une pause, qu’il nous manque. L’étincelle nécessaire pour se révéler à soi-même tout notre potentiel. Anaël transforme les gens qui écrivent en auteurs et ce vœu l’honneur.

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Orpheline

J’ai posé des regards et des soupirs devant cette grande fenêtre;

Ici, barricadée entre quatre murs d’un quotidien gris et froid;

Les saisons défilent et je n’en ai manqué aucune;

Du tapis blanc aux chauds étés;

J’ai vu passé le temps;

De l’éclosion des pétales à la tombée des feuilles;

Croyez-moi quand je vous dis;

Le soleil rougeâtre qui se lève, je le connais aussi bien que ces milliards d’étoiles qui brillent dans la nuit;

Les filantes sont des menteuses auxquelles j’ai cessé de croire;

Il y a bien longtemps;

J’ai cessé de voir la magie;

Il n’y a que lumière et noirceur;

Et je suis cette oscillation  à peine perceptible parfaitement calqué à son environnement stérile;

L’épuisement m’a gagné, je suis désormais condamnée par la routine.

***

J’attends des heures, cet espoir que quelqu’un me reconnaisse;

Je suis orpheline, dit-on, mais je dois venir nécessairement de quelque part;

D’un père et d’une mère;

Deux êtres qui ont voulu au moins une fois être près l’un de l’autre;

Consommer par l’amour;

D’un homme et d’une femme;

Ou quoiqu’ils fussent;

Mené par un geste de rage ou de tendresse;

Malgré tout, je suis venue.

***

Je m’agite devant cette fenêtre;

Espérant qu’on me retrouve;

Qu’on me découvre un lien;

Une parenté;

Regardez-moi, dis-je aux passants

Me reconnaissez-vous?

***

Monsieur!

Madame!

Ces traits?

Ce visage rosé?

Ce bout de nez relevé?

Ces yeux tombants, émeraudes!

Les reconnaissez-vous?

***

Sans réponse;

Sans regard;

Le temps passe;

Les passants ignorent;

Qu’il y a ici, une fillette qui pleure;

Beaucoup moins jolie, car elle ne ressemble à personne.

Où écrire

De mon salon, le paysage est sublime! Je me suis payé un appartement qui a la vue sur le fleuve st-Laurent. J’étais convaincu que cela allait me rééquilibrer, m’adoucir et m’offrir l’esprit méditatif tant espéré et pacifié. Après quelque mois, je ressens encore une grande fierté d’avoir fait ce choix. Chaque fois que j’ouvre une fenêtre, un vent frais et puissant souffle à l’intérieur. Je respire enfin. L’hiver est à ma porte et les arbres se dégarnissent de leurs feuilles encombrantes et je peux plonger encore plus loin mon regard sur l’eau et la rive. À part quelques automobiles qui circulent, cet endroit est très calme! Et c’est ce dont j’avais besoin… J’imagine souvent ma maison de rêve et elle est souvent perchée à la cime d’un arbre en contrebas, une rivière calme qui passent ça travers la forêt. Mais ce lieu, ma maison, mon repaire loin d’être l’exacte réplique de mon rêve est une cabane moderne plutôt bien foutue dans la ville. À savoir maintenant, est-ce que cela influence l’écriture?

 Pour moi, oui, certainement!  Cela influence l’écriture au point souvent de le déranger. Mais pour vous, peut-être est-ce autrement? J’ai besoin de calme, vous, peut-être d’écrire pendant qu’il y a de la musique et des gens autour de vous. Moi, j’ai besoin d’espace, pouvoir marcher et m’étirer, mimer des scènes. Vous, peut-être un endroit confiné, loin de toute distraction pour connecter avec votre esprit créatif. L’idée derrière ça, c’est d’apprendre à vous connaitre et meubler votre séance d’écrire comme vous l’entendez : personnalisé, sacré et intime. Et si mon lieu idéal est dans une maison sur une très haute montagne? Je n’ai pas les moyens…

Un lieu d’écriture n’est pas à meubler proprement parler. Oui il est clair que quelques dépenses sont nécessaires. On ne peut prétendre toutefois que d’acheter le bureau numéro un vous assura les idées du siècle. Vous auriez tout aussi bien pu l’acheter à une dizaine de dollars dans une brocante. Meubler son espace est plus intellectuel qu’autre chose. Qu’est-ce qui vous met en disposition et vous donne envie d’écrire? Qu’est-ce qui influence votre écriture? Est-ce que c’est ces figurines de Minecraft? Est-ce que c’est des rideaux légers et colorés? Est-ce que c’est dans votre salon, entouré du mari et des enfants qui jouent tranquillement? Je ne peux répondre à votre place! Et je ne peux prétendre que mon endroit d’écriture doit être comme le vôtre.

J’ai prétendu que changer d’appartement a changé mon écriture… En fait, il n’a pas influencé mon écriture, il m’a influencé moi. Moi à tous les jours. Moi qui reviens du travail. Moi qui avais envie de prendre ses ailes et vivre ailleurs que dans un immeuble à plusieurs. Il ne faut pas focaliser sur le fantasme du lieu idéal pour écrire, mais il faut statuer ce qui est bon pour-soi dans l’immédiat lié à toutes les autres sphères de notre vie. S’il vous faut un endroit tranquille, alors qu’il est de quelques pieds dans le salon, faites-le. Si vous avez une chambre à débarras qui ne sert à rien, emménagez là. S’il vous est insupportable d’écrire à la maison, sortez. Permettez à vos rendez-vous d’écriture d’être sacré et personnalité. Intime, parce que vous l’aurez décidé pour vous et vous seul.

 Par exemple, je n’écris pas mon blogue au même endroit que j’avance mes projets d’écriture dans la maison. Le blogue c’est le salon. Les projets au bureau. Le blogue je suis assise dans mon sofa, une couverture sur les cuisses et une vue incroyable pour me laisser envahir par la poésie et les mots que l’eau qui continu son cours fait vibrer en moi. Je suis aussi attaquée par mon chat quand je suis dans le salon. Tandis que mes projets, dans mon bureau, tout le confort y est ; livre, haut-parleurs, plantes, lumières différentes selon mon humeur, j’ai de l’espace et je suis bien. Je ne ressors que de ce bureau quand mon objectif est atteint. Tandis que dans le salon avec mon blogue, je me laisse déraper et déranger. Il y a un projet particulier que je fais à mes pauses au travail parce qu’il a besoin de bruit et de ma frustration quotidienne que j’obtiens là-bas.

Il y a tant de possibilités et ce que je vous dis là est une infime partie de ce qui m’appartient. Et si maintenant c’était à votre tour de déterminer l’endroit qui vous fait vous sentir bien? Et si c’était à vous de meubler vos séances d’écriture?

La constance de revenir vers soi

Un homme très sage m’a dit un jour « dix-huit pouces à la fois ». Dix-huit pouces c’est un pas. Un pas à la fois. Il faut savoir son rythme, mais au final, un pied se dépose après l’autre. Dans toutes les sphères de notre vie, nous n’avons qu’à faire un pas, puis un autre…

Je me questionnais pourquoi les gens retournaient irrémédiablement vers les gens qui leur faisait du tord. Pourquoi voulais-je à tout prix me faire reconnaitre par un groupe ou un tel? Pourquoi l’importance que j’accorde à cette personne est si grande au contraire de l’importance qui m’est accordée en retour? Pourquoi un enfant arrive à pardonner à un père\ une mère une violence quelconque à son endroit? Non seulement je me questionnais pour suivre l’évolution de ma quête personnelle, mais aussi pour apprendre à dépasser mes obstacles pour devenir une meilleure écrivaine. Certainement, les deux sont liés. Assurément, ils se complèteront et s’influenceront. La vie personnelle est le moteur, la muse, l’éclat qui fera vibrer notre art. Nous transposons tellement de choses! Notre vie quotidienne menacera (du moins c’est ce que je pense) notre attitude, mais aussi notre aptitude à faire de l’art!

Cependant, voilà quelque jour, il était difficile de juste m’asseoir à mon bureau (parfaitement aménager pour l’écriture), devant mon portable (finement personnalisé) et avec un café (fait avoir amour par mes soins). Pourquoi en étais-je incapable? Pourquoi sans cesse la honte, la peur, la fatigue et le découragement venaient systématiquement s’asseoir avec moi!?!! Et la réponse la voici aussi cruelle qu’elle puisse être : Parce que la honte, la peur, la fatigue et le découragement m’accompagnent tous les jours où que j’aille! Cela veut dire au boulot, dans mes rapports avec les autres, dans mes projets… dans mon écriture! Chaque jour, je me bats avant d’écrire le moindre mot avec tous mes démons et je dois valider ma légitimité.  Tous les jours, je dois valider auprès de ma famille et mes amis que je suis digne d’être aimé par eux. Et ça, vous le savez, c’est foutrement épuisant!

Nous arrivons donc à la même conclusion : pour m’épanouir dans mon écriture, suis-je censé m’épanouir dans ma vie de tous les jours? La réponse est oui! Du moins, si vous voulez accéder à votre vous profond, artistique, imaginatif, libre et transcendant plus rapidement. Je m’explique. Si toutes les fois que le désir d’écrire me prend, il est logique de penser que je me lève, me prépare un café, va m’asseoir au bureau, ouvre l’ordinateur, ouvre le fichier entamé de mon roman et enclenche l’écriture. C’est facile dit de cette façon, n’est-ce pas? C’est le planning qu’on a tous prévu évidemment, mais la réalité est tout autre. Voici la réalité :

J’ai le désir d’écrire qui germe dans mon esprit. Quand je dois me lever je me rappels le ménage que j’ai à faire, je me rappelle la méchanceté d’une collègue au boulot et j’entends les enfants qui crient dans la chambre voisine. Je me dis que je ne serais pas tranquille tant et aussi longtemps qu’ils ne seront pas couchés. Une fois que ceux-ci le sont, toutefois, je sens une énorme fatigue. Alors je décide d’écouter un épisode de ma série télévisée juste pour me détendre avant d’écrire. Toutefois quand j’en ai passé trois de suite, je suis toujours fatiguée et il se fait tard.  Je décide d’aller me coucher, ce soir, je n’ai pas eu le temps d’écrire. Le lendemain, le même scénario se produit… J’ai mal cette fois aux mains et au final je me dis à quoi bon? Même ma mère ne me lit pas. Les derniers commentaires de mes amis ont été horribles et j’ai honte de leur présenter quelque chose de nouveau. Ça, c’est quand ils me demandent comment vont mes projets. En général, ils s’en foutent. Leur vie est tellement plus intéressante que la mienne.

Le pire dans tout ça c’est que je pourrais décrire mille réalités et elles reviendraient toutes au même résultat : j’ai honte, j’ai peur, je suis nulle, je n’ai pas le temps, tout le monde s’en fout, je suis désespéré, je n’ai pas de talent… Alors on se déconnecte de notre désir parce que cela fait moins mal. Mais cela vient de tellement plus profondément en nous que ce simple texte que vous avez OSÉ présenter à une personne. Tous ses sentiments viennent de votre vécu, de votre expérience, de votre enfance… Des choses qu’on vous a dites ou qu’on ne vous a pas dit. Elles vous suivent et construisent cet égo que vous trainez comme un boulet vers votre passion.

Je me souviens de mon enseignante de théâtre qui nous obligeait à jeter nos gommes avant d’entrer dans le théâtre. Pourquoi? Parce que le sucre épaissit la salive et ça va mal ensuite pour dire son texte! Et vous savez quoi? Ces obstacles sont pareils! Il faut les jeter à l’entrer de votre bureau, faut les balancer par la fenêtre avant de faire de la musique, il faut les effacer avant de peindre. Par quoi sommes-nous sensés alors le remplacer alors? Parce que oui, votre peur, votre désespoir sont des éléments qui peuvent vous stimuler dans la créativité. Si vous vivez du harcèlement, écrire sur le harcèlement peut être libérateur, certes! Mais il ne faut pas que ce sentiment négatif vous contrôle. Il faut qu’il devienne extérieur à vous, comme un objet d’étude autonome à votre volonté. Et vous avez à vous pacifiez, être vous, tout simplement, et nu devant votre art.

Non les cocos! Habillez-vous! Nu veut dire vulnérable. Accepter d’être ce que vous êtes aujourd’hui sans vouloir changer pour plaire, sans vouloir être parfait dès les trois premiers mots. L’idée est de vous remplir de votre essence, de vos rêves et de vos pensées. Écrire tous les jours en sachant pertinemment que c’est un retour sans cesse sur soi. Avoir une méthode de travail, oui, mais une méthode de retour vers soi aussi. Jetez votre détresse à la grande poubelle cosmique et accueillez-vous avec bienveillance. L’art vous permet de vous toucher, vous, intimement. Il vous faut alors accepter votre être dans sa globalité et l’embrasser!

La constance de revenir vers soi, comment le faire au quotidien au juste?

Parlez-vous! Consolez-vous! Accueillez-vous! Aimez-vous! Groundez-vous! En ce qui me concerne avec mon cheminement personnel, j’ai appris à distinguer deux personnages en moi. La grande Karine et la petite Karine. La grande Karine porte la force, la fierté, l’adulte, la confiance, les conseils et la bienveillance en moi. La petite Karine, qui est toute aussi importante porte mes peurs, mes blessures, mes doutes, ma naïveté et mes réactions impulsives. C’est la petite Karine qui amène les obstacles de l’écriture dans le bureau. Toutefois, c’est la grande Karine qui lui dit : « Hey, je suis là. Ça va bien aller. Laisse Peur et Honte à la porte, il y a fierté et joueur qui nous attend. Tu viens on va aller s’amuser ensemble?» Je ne le fais pas toutes les fois, mais j’ai consciemment besoin de me parler, quand Peur, Honte et compagnies amènent le bout de nez dans les parages. C’est drôle, chaque fois que je veux écrire… Alors, je dois constamment revenir vers moi. Je dois me rappeler que si je veux un roman, je dois, m’asseoir tous les jours et écrire. Je dois, pour vivre une vie épanouie, constamment me demander si cela aide à me nourrir ou cela me détruit. Je dois, pour me pacifier, constamment revenir vers moi, pour m’accueillir avec bienveillance. Et ça les cocos, ça se fait dix-huit pouces à la fois.

La chasse à la courge

L’automne! La fraîche, les couleurs,  la pluie, la bouette… Pourquoi ne pas faire les fous, nous salir et allez visiter une feme qui fait pousser des courges? Une activité pour toute la famille! Amenez-les enfants et faîtes-les courir dans le champs immense! Entre amoureux, c’est le remède à la routine. Mais attendez-vous messieurs à être le maître de la brouette!

Le centre d’interprétation de la courge

À moins de 45 minutes de Montréal, vous pourriez trouvé votre bonheur! Employé(e)s super gentils, expérience folle, grosse cueillette, prix raisonnable et surtout beaucoup de plaisir! On y entre gratuitement!

Une journée en images

Mon frère Pierre et moi, tout heureux de commencer! On ne savait pas ce qui nous attendait! Cardio pour la journée faîtes!

Une boutique intéressante pour toutes vos envies salées ou sucrées!

En boutique, vous trouvez ces petits pots ( 3 pour 20$). J’ai pas encore goûté la salsa, mais par tous les dieux le beurre de citrouille est juste jouissif!

Le promeneur de brouette! Le grand frère, ce héro de toujours!

Ce que vous cueillez, vous le payez! Ce que vous ne voulez pas faut le rapporter dans le champs !! ( Je vous jures qu’après avoir passer une heure à vous penchez et vous battre avec les racines des citrouilles, d’avoir trimballer la brouette sur ce terrain rocambolesque, vous allez la trouver bien drôle! )

Le stationnement de notre fameuse brouette. C’est beau un champ de brouette…

Vous pouvez aussi passer au Petit Bistro et y dégustez leur spécialité… Chips à la courge… sérieux! Ça vaut le coup! Pas trop salée, croustilante et délicieuse!

Leçons apprises de mon aventure

  1.  Une citrouille c’est une courge ( ouais… sérieux! je ne le savais pas avant… honte)
  2. Toujours avoir ses bottes!! ( Mais genre TOUJOURS)
  3. Ça va être salissant, donc #2, mais aussi des gants, une paire de ciseau, des sacs et des serviettes. Pourquoi pas du linge de rechange.
  4. Les enfants tripent à fond! Mais dîtes-leur surtout pas que des courges c’est des légumes… Ça risque de les traumatiser…
  5. Les courges, ça se concerne hyper longtemps ( 3 mois à huit mois)
  6. C’est hyper jolie sur une table

Bonne dégustation!!

Adresse pour s’y rendre

Centre d’interprétation de la courge

839, Chemin Principal,
Saint-Joseph-du-Lac, Qc, J0N 1M0

450.623.4894 | info@centredelacourge.com

Ouvrir les yeux

Merveilleuse ignorance. Oui! Oui! Je ne connais pas. Je ne comprends pas. Je doute même parfois! Et surtout, je pose un tas de questions. Qu’est-ce que je suis? Une femme de lettres!

Il y a tant à voir et à découvrir. À lire, sentir, vivre… Et ces temps-ci je me questionne sur deux choses en particulier: les élections au Québec et les Premiers Peuples. Comment arrimer les deux? Comment faire en sorte que des groupes de personnes qui sont clairement sous représenté émergent? Quoi comprendre d’eux? De leur façon de penser et agir? Faire la part des choses entre ce qui est et ce qui était et ce qui sera… Moi, Blanche et bien nanti, comment je peux me départir de mes préjugés, comment je peux apporter ma voix parmi celles qui ne peuvent s’exprimer librement encore? La réponse est évidente: poser des questions et transmettre. Dans mon cas, la transmission se fait par le biais de l’art. Par mes histoires, je tente de mettre mes personnages dans une situation et les faire vivre mon processus. Sur ce blogue aussi où je tente de mettre au clair toutes ses pensées qui défilent dans mon esprit…

Depuis quelques jours, je me promène dans différents groupes facebookiens majoritairement autochtone et je pose des questions. On me répond très poliment. Il me parle d’eux. Et j’écoute. Et je souhaite comprendre plus. C’est un précieux engagement.  Il y a certain groupe où je ne suis qu’observatrice et c’est bien comme cela. Il y a des endroits qui doivent rester vierge de l’intervention de la majorité. Comme un club de sport pour femme. Ou un club de sport pour homme seulement. Comme un bar pour femme seulement. Comme un bar pour homme seulement. J’accepterais de quitter sans protester. Il ne faut juste pas oublier par la suite de nous réunir et partager. Parler et écouter de nouveau ce que l’autre comprend et apprend.

Plus je m’interroge et plus j’en veux encore. Un cercle très sein! Je me suis même fait de nouveaux amis (es). La communication ne fait que commencer en ce qui me concerne. Il y a tant à entendre encore! Je réalise que mes préjugés m’ont asservis. Mon éducation m’a emprisonné. J’ai tant hésiter à m’approcher. J’ai tais en moi une colère refoulée, le désir de savoir et comprendre. J’ai voulu, admettre que ma réalité était celle dans ce mètre carré autour de moi. J’étais protégée et légitime. Mais, je suis loin de la réalité. Très loin. Comprendre permet de  repousser l’ignorance, de s’affranchir du racisme et de nos préjugés.

Ouvrir les yeux à cette histoire commune. Parler de ce que la colonisation à fait à nos deux peuples. Je ne veux plus voir le blanc comme le méchant. Je ne veux plus croire que nos gens et les leurs ne puissent pas être en harmonie. Je ne veux plus me sentir coupable du sang coulé par mes ancêtres. Je ne veux plus accepter l’irrémédiable, l’impossibilité et le silence. Je refuse la peur de l’autre. Je refuse que l’autre voit en moi l’envahisseur.

Toutes personnes à en lui ce message de l’univers. Sa quête personnelle voire même sa cause ou son combat. Chacun de nous, trépigne d’impatience à propos d’un sujet. Là où la justice est défaillante, la où la maladie nous arrache nos êtres chers, là où les balles sifflent au-dessus des têtes, là où nos voix sont opprimés nous avons tous/toutes ce message à livrer à notre prochain. Nous sommes tous cette partie vibrante qui appartient au noyau de la Terre-mère. Ouvrir nos yeux à l’extraordinaire apport de chacun à ce message planétaire de vie et d’espoir est tout ce qui est demandé aujourd’hui pour vaincre la peur.

 

Omerta

Je ne sais pas par où commencer cet article… Il y a tant de pensées qui défilent dans ma tête, mais j’ai l’impression que même si je parle…si j’arrive à coordonner tout ce flux de rage et de tristesse, je n’aurais quand même pas tout dit.

J’attends souvent qu’on est en 2018 et que la violence ne devrait plus exister. Toutefois, la seule question qui me vient c’est pourquoi 2018 est si important? Pourquoi, aujourd’hui, cette année, nous décrétons que la violence a été banni de notre planète? Pourtant, quand je regarde autour de moi, la violence ne partira jamais. C’est utopique! Elle change seulement de visage pour mieux s’adapter. Ceci étant dit, 2018 n’est pas spéciale, n’est pas une date, selon moi, commémoratif pour le droit à l’Humain d’être en paix avec les autres ( nature, animaux, autres humains compris dans cette paix universelle).

Il y a tant de choses qui ne tournent pas rond! J’étais dans l’autobus où une femme noire a été engueuler par une autre femme blanche pour une question de sac à dos. C’est important que je dis blanc ou noir ici, parce que la violence, l’échange qu’il y a eu entre les deux… Je me dis en tant que « blanche» je n’ai jamais vu un individu faire preuve d’autant de violence envers une autre personne de sa couleur. Ce moment me hante parce que j’aurais voulu me lever et lui dire de se fermer la gueule. De lui dire que oui, il y a des règles de civilité que certaine personne ne font pas… C’est humain. On est des petites bêtes rebelles, mais à lancer tous ces propos hargneux envers elle n’ont tellement rien arrangé! Et la conversation est allée à : « c’est mon pays», «retourne si tu n’es pas contente et tu ne peux pas vivre en société», « les autochtones étaient là avant toi le québécois» …Bon sang, guys! Pourquoi vous mêlez tout ensemble? Pourquoi n’êtes-vous pas en mesure de vous parlez? D’échangez? DE demandez? D’informez l’autre de votre malaise? Pourquoi en sommes-nous arrivés ( ou continuons-nous de) nous haïr entre nous? Pourquoi? Ça rime à quoi?

Un autre évènement qui me met hors de moi: La meute qui décide de se rassembler en  territoire Mohawk et qui se font refluer à l’entrée… First,  la meute là…Dans ce pays vous avez droits de parole (malgré la haine que vous mettez dans vos mots)… Qu’est-ce que vous faisiez là? Secondo, j’ai entendu déverser sur les autochtones tant de choses horribles… Allez regarder les vidéos, les gens y voient de la haine. Moi j’y vois de la colère. Une colère si longtemps refouler et banalisé…. Alors là j’ai compris. J’ai compris tout ce qui unissait ces événements…

Il est temps qu’on se parle dans le blanc des yeux. Il est temps qu’on s’assoit tous ensemble. Homme, femme, africain, indien, chinois, allemand, autochtones, animaux, végétaux, soleil et la rivière… Tous/ toutes. Il est temps de parler librement. Il est temps aussi d’écouter. Il est temps que le raciste s’arrête ici et maintenant. Il est temps que la tristesse soit exprimée. Il est temps que la colère soit exprimée. Il est temps que les gouvernements ( élus des peuples) écoutent et dirigent les pays conformément au coeur et aux valeurs humaines. Préservez la vie, la sécurité, être juste et soutenir les personnes ou les groupes souffrant en ce moment de ces absences de droit et pallier, rapidement, aux manques. Je suis dans un pays diversifié qui par conséquence aura différentes horizons différentes visions, différentes religions et cultures…mais au final, nous sommes tous sur la même planète. Nous sommes tous humains. Je n’ai pas plus d’importance ici que mon voisin à la vie. Il serait peut-être bon de se le rappeler…

Il y aura des élections dans ma province. Il y a longtemps que j’ai cessé de me lever et de voter parce qu’aucun groupe ne correspond à mes valeurs. Aucun des candidats font vibrer les manques de notre société- de notre planète avec un désir profond et honnête d’améliorer les choses sans un bénéfice personnel. Je me dis qu’aujourd’hui, je vais y aller. Juste pour vaincre l’inertie. L’absence de mouvement que j’ai créée en ne me levant pas pour faire mon crochet sur le papier. Mais au final, cela m’importe peu! Il n’y a pas que le vote et le gouvernement en place qui peut changer quelque chose a cette société. Trop souvent j’entends un québécois dire qu’il est lui-même victime de ce système et que c’est les anglais… Ce discours n’avance à rien. La justice n’est pas une affaire de juridiction fédérale. Et oui! Vous m’avez bien compris! C’est l’affaire de tous!  Le fait de ne pas réagir, de ne pas me porter défenderesse contre le raciste, contre le manque de justice… Le fait que je ne me lèves pas avec mes frères et soeurs des premiers peuples pour leur droit, pour leur terre, pour notre environnement, pour notre histoire commune, je continus l’inertie. Je continus l’omerta. Je continus d’être une victime. Je ne dis pas que cela sera facile. Je ne sais moi-même pas comment me rééduquer à ce processus… Mais la conscience est là. Bien réveiller et je surveille mes gestes et mes paroles. J’accepte de me taire de plus en plus avec raison, mais je fais un pas vers la réconciliation de parler et de dire stop!

C’est à chacun de nous, individuellement, qu’incombe le changement de valeurs, de pensées et d’actions. Que ferez-vous aujourd’hui pour défendre l’humain dans toute son intégralité et sa divinité? Que ferez-vous au nom de cette terre qui nous nourris? Pour ce soleil qui nous réchauffe? Que ferez-vous pour vos voisins qui souffrent? Que ferez-vous contre le raciste aujourd’hui? Que ferez-vous pour grandir votre âme et conscience aujourd’hui?

Je ne suis jamais seule

«T’en fais pas, tu vas le trouver le bon! »

« Le prince charmant y t’attend quelque part. Il a juste perdu son chemin!»

Et si c’était faux? Et s’il n’y avait pas un homme ou une femme pour chacun de nous? S’il n’y avait pas de douce moitié pour chambouler toute votre vie? Que feriez-vous? Passerons-nous une vie entière à attendre ou à le chercher désespérément dans chaque individu que nous croisons?

On va se le dire une bonne fois pour toutes: les célibataires n’ont jamais eu la cote en société. Sois tu te remets d’une rupture, sois tu en commences une nouvelle ou peut-être que tu as choisi de prendre une petite pause «volontairement» entre-deux. Mais les vrais, les endurcies…ceux qui sont célibataires depuis un bout. Les vieux gars et les vieilles filles Sté! Ceux-là sont dangereux. Font ce qu’ils veulent, quand ils veulent. Ils sont incapables de vivre quelque chose de «sérieux». J’ai même entendu dire une fois que c’était des gens égoïstes. Bon… Pour une célibataire endurcie qui a cherché sous plusieurs pierres pendant quelques années un mec qui lui convient vous dit aujourd’hui que tout ça, c’est de la merde. L’image du célibataire qui a du sexe tous les soirs…qui font le party tout le temps… Je ne sais pas! Peut-être! Tant mieux pour eux! Vraiment! Certains le choisis, d’autres le subis. Il y a un autre pourcentage que ça ne leur fait ni chaud ni froid. Mais ce n’est pas le procès de personne que je veux faire.

Ce que je veux dire c’est que ouais! Je l’ai accepté depuis. Pas comme une évidence que je vais finir toute seule. Juste que pour le moment, il n’y a personne.  Il n’y a que moi. Et effectivement, en ce qui me concerne j’en ai grandement besoin! J’ai eu deux longues relations. Rocambolesques, mais de belles relations que je garde un souvenir merveilleux( après un grand ménage dans ma tête et beaucoup de patience). Ces deux mecs m’ont fait avancer dans la vie, mais maintenant je deal avec moi-même. Juste moi. C’est effrayant comme pensée, vous ne trouvez pas? Et je ne savais pas qui j’étais…

Mais je ne suis pas vraiment seule. J’apprends à me connaitre. Ce que j’aime et ce que je déteste! Je prends du temps pour moi. M’asseoir et regarder le fleuve suivre son cours, lire un livre, boire un thé. Écrire… J’aime être avec moi. Me découvrir. Me surprendre! Jouer! Je suis quelqu’un de super intéressant, ce que je ne savais pas avant de me retrouver en face de mon propre moi. Je ne dis pas qu’il faut être seule pour savoir qui on est. Il y en a, en couple, bien sûr qui se définit très bien individuellement.

Alors je ne m’en fais pas trop. Je n’attends rien de personne. Je n’attends pas prince charmant. Et je vous conseille de faire pareil. Prenez du temps avec vous même. Donnez-vous cet amour que vous dévouer par dévotion voire obsession à quelqu’un d’autre. Apprenez qui vous êtes, vos envies, vos fantasmes… Obéissez à qu’une seule loi, la vôtre. Pis si mamie à Noël vous demande quand est-ce que vous allez ramener un(e)  petit(e) copain(e), dîtes-lui que vous êtes actuellement  avec la meilleure personne de la terre entière. Vous êtes avec vous-même. Être connecter à son centre, à son moi profond c’est de l’ivresse pour tous les sens.

Et  vous savez… si je dois rester seule pour un bout et bien une vie à apprendre qui je suis ne me déplait pas le moins du monde! C’est une idée qui donne la chair de poule, mais au final l’amour souffle tout et soulève que le bon en moi.